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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 novembre 2025 20 min

La taxe Zucman "détruirait une partie de l'outil de production", selon Thomas Cazenave

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Thomas Casnave. Bonjour. Le premier ministre Sébastien Lecornu déclare ce matin dans le Parisien aujourd'hui en France à propos de son gouvernement, on peut chuter à n'importe quel moment.

Il dit dans la tribune également ça peut dérailler 10 fois. Vous êtes aussi pessimiste que lui. C'est pas qu' on est pessimiste, que je suis pessimiste que dit Sébastien Lecornus et la réalité depuis le début.

Donc réaliste euh réaliste, on sait tout à fait qu'à un moment les oppositions peuvent ensemble décider de voter une motion de censure si les compromis ne sont pas trouvés. Et ça depuis le premier jour, j'ai envie de dire de de Sébastien Lacornu. Donc la donne n'a pas changé.

On voit que les débats sont un peu difficiles à l'assembler. Pour l'instant, personne n'a décidé, notamment pas le Parti socialiste, d'aller à la censure. Donc le chemin se poursuit, même si on voit bien que c'est un c'est des sauts de pas toujours très faciles, mais pour l'instant pas d'accident euh mais il reste encore quelques virages compliqués.

Vendredi, les députés macronistes ont refusé un compromis avec la gauche sur une question, celle de la taxe dubman, mais aussi sur l'impôt sur la fortune climatique. Vous préférez prendre le risque d'une censure plutôt que de taxer les très riches ? Non mais alors attendez alors sur la taxe Zucman, je pense qu'on a eu un moment de vérité un peu à l'Assemblée nationale.

Ça fait des mois qu'on nous parle de la de la taxe Zucman. Il y a pas de majorité sur la taxe Zucman. Pourquoi ?

Parce que parce que vous avez décidé de ne pas de ne pas voter ni cette version ni une version. Oui. Et et moi j'assume de ne pas l'avoir voté parce que ça aurait été la première fois qu'on taxait le ce qu'on appelle le patrimoine professionnel.

à l'époque de la création d'ailleurs de l'impôt sur la fortune, si on se rappelle bien, même François Mitteran avait refusé de mettre le patrimoine professionnel dans l'impôt sur la fortune. Il avait eu cette expression, il faut pas taxer le tracteur, je crois. Et donc il y a eu une majorité à l'Assemblée pour dire ce serait extrêmement euh euh difficile après pour notre économie si on crée la taxe duman.

Donc elle a été écartée. Il n pas de majorité. perd la tête dans ces débats budgétaires.

Roland l'escur parlait de sorcellerie fiscale ce matin dans dans la tribune. Euh il parlait précisément he de la taxe ce qui a été voté celle-ci qui impose les bénéfices sur les multinationales totalement inapplicable selon lui. Vous partagez cette expression, vous pourriez la reprendre.

Sorcellerie fiscale ? Oui. Sorcellerie ou ouragan ouragan fiscal, tempête fiscale sur l'assemblée.

Voilà parce que oui, c'était c'était Halloween. Non mais il y a il y a il y a une une passion, une obsession française pour la fiscalité. On nous a quand même fait croire pendant des mois, des semaines que finalement si on arrivait à voter une taxmane, on allait résoudre tous les problèmes de notre pays.

Enfin, moi j'ai l'impression que les les problèmes de notre pays ne se ne peuvent pas tous trouver une solution par la fiscalité. Mais est-ce qu'on n'est pas obligé d'en passer par là justement quand même aujourd'hui pour contraindre les ultra riches à payer ce qu'ils doivent payer ? Mais mais le problème c'est que on a eu des évolutions dans le projet de budget de compromis.

On a dit les multinationales vont être davantage mis à contribution. Le gouvernement a proposé une contribution sur les hauts revenus. C'est-à-dire que les hauts revenus paient davantage.

Donc vous avez une série de mesures mais il faut quand même qu'on soit clair sur notre ligne. L'attaque Zucman c'est pas nous qui le disons, c'est qu'elle détruirait une partie de l'outil de production parce que tous les tous les ans vous prendre 2 % de votre entreprise alors que c'est une réalité virtuelle. Mais on cherche aussi de l'argent Thomas Gaznav et on sait qu'on peut le trouver à travers ce qui s'échappe de France justement ou ce qui est ce qui passe par des contournements mais mais la taxe duman à un moment ils ont été avancés que ça ça allait rapporter 25 milliards ce qui n'est pas vrai à prendre on une nouvelle estimation à 5 milliards.

Ce que je veux dire c'est qu'il faut qu'on crée de la richesse. Après on peut débattre de la redistribution de cette richesse. D'où la taxation des bénéfices, la taxation des plus riches.

Mais quand vous commencez à vous attaquer au patrimoine professionnel alors vous avez un risque soit soit qu'il s'en aille. Soit que vous az moins de moins d'entrepreneur débat. Il a eu lieu, il a été tranché par ce qui a été adopté.

Vendredi, l'Assemblée a adopté un amendement transformant l'IFI impôt sur la fortune immobilière en impôt sur la fortune improductive. Alors pour que nos auditeurs comprennent, on sort la résidence principale en gros, mais on fait entrer les actifs comme les assurances villes, les yautes, tout ce qui est improductif. Un amendement qui vient du modem mais qui a été voté par le RN, le Parti socialiste par Renaissance.

Pourquoi ? Non, mais c'est peu ou prou euh le projet défendu par le Rassemblement national dans son programme. Euh c'est euh l'impôt sur la fortune.

Marine Le Pen s'est félicité. Effectivement, un impôt qui Mais Marc Fenot du modem dit pas du tout, c'est notre impôt, on le défend depuis longtemps. C'est un impôt de compromis.

Les autres n'ont rien compris. Ceux qui disent que c'est l'impôt de Marine Le Pen n'ont rien compris. Je je paraphrase mais c'est alors moi j'étais en séance pour tout vous dire hein et j'ai voté compte.

D'abord, c'est hallucinant la manière dont ça s'est passé. Si dire on invente la fiscalité comme ça à coup d'amendement de sous-amendement en séance d'interruption de séance et après c'est le débat budgétaire non c'est c'est pas la beauté un débat budgétaire normalement il est préparé avant si vous voulez il est préparé en commission donc là ça a été extrêmement confus et on arrive avec un nouvel accord entre le rassemblement national et le parti socialiste. Non mais imaginez imaginez l'état de nos débats.

On a eu quelques jours avant un accord entre le rassemblement national encore et la France insoumise sur la tête. Mais vraiment sur cette mal à comprendre si ça va rapporter plus ou moins que votre ancien impôt. C'est vous avez l'impression que c'est le retour de l'ISF.

On entend beaucoup cette phrase. Est-ce que vous avez chiffré concrètement combien ça va rapporter ? Mais non mais imaginez qu'on a même pas pu voter avec un chiffre.

H donc nous on on s'oppose aussi si vous voulez à cette créativité fiscale permanente. Un on est le pays le plus taxé d'Europe. Donc on dit c'estons peut-être cette course à la taxation.

Et d'autre part, on peut pas sans arrêt changer les règles. En fait, c'est extrêmement difficile pour les gens de se projeter si chaque année vous modifiez les règles. Donc on sait aussi fiscale finalement.

Bah c'est un peu ça quand même. Oui. de toujours toucher à à la fiscalité.

Autre annonce qui est intervenue vendredi, le renoncement au gel des pensions et des allocations pour 2025, annonce de Sébastien Lecornu, il l'a dit à l'Assemblée nationale. Ça veut dire quoi ? que l'année blanche est terminée, même si ça faisait partie des des plus grosses sources d'économie du projet de loi.

Bah, ça veut dire que une partie de l'année blanche est bien entamée en effet parce qu'elle consistait à tout geler geler effectivement les transferts sociaux, les retraites, le barême de l'impôt sur le revenu. Le barême de l'impôt sur le revenu sera indexé, ce qui va protéger celles et ceux qui travaillent de l'augmentation de l'inflation. Moi je pense qu'il y avait quand même dans cette mesure quelques difficultés notamment les petites retraites de ne pas les indexer.

Donc Sébastien Lecornu, il a pris acte cette mesure elle était difficilement applicable et nous nous soutenons Sébastien Lecnu aussi dans sa recherche de compromis. Comment on reste sous les 5 % de déficit ? C'était votre promesse si on lâche tout ce qui fâche.

Alors moi je suis d'accord. Il y a on aura la deuxième partie du du budget. Vous savez que le débat budgétaire, il est en deux parties.

D'abord les là, ce sont les recettes et après on passera au dépenser au dépenses et c'est censé s'arrêter mardi mais ça va sûrement déborder et ça va et ça va continuer parce qu'on est on n'est pas au bout. Donc il faudra aussi qu'au moment où on parle des dépenses, on ait le courage de tenir bon sur des économies parce que sinon à la fin il n'y aura que des augmentations d'impôts dans ce budget et ça nous le refuserons. Mais vous êtes prêt à lâcher quoi pour éviter une nouvelle dissolution ? parce qu'on sait qu'il y a des négociations.

Sébastien Lecnu a appelé les partis à discuter justement, il reprend le chemin des négociations hors de l'Assemblée nationale. D'ailleurs, ça fait un peu grincer des dents. Vous êtes prêt à lâcher quoi encore ?

Mais il y a quand même eu beaucoup de pas en avant pour trouver ce compromis. Je reviens parce que tout le monde a l'air de l'avoir oublié. Donc c'est au socialistes maintenant de faire des compromis, de faire le la suspension.

Ben oui, quand même la suspension de la réforme des retraites alors que tous les autres pays ont augmenté l'âge de départ à la retraite, c'est quand même sacré pas en avant pour trouver une main tendue, pour trouver ce compromis. Pas encore voté. pas mais elle sera elle sera votée.

Il y a aucun Non, ben oui, il y a aucun doute. Il y a une majorité à l'Assemblée pour le suspendre. Donc c'est quand même un peu en avant.

Euh le gouvernement Sébastien Lecornu dit "Bon euh on va mettre les multinationales à contribution, très bien, les plus riches à contribution avec euh cette cet impôt spécifique, la contribution différenciée sur Mais le compromis c'est pas accepter tout le programme de l'autre." Et parfois avec les socialistes, on comprend qu'il faudrait prendre toutes leur proposition de taxe. Donc il faut aussi qu'ils fassent des pas vers les autres, ce qui peut-être sont prêts à faire vu les discussions qui qui ont lieu et tant mieux parce qu'à la fin de l'année, il faut quand même qu'on ait un budget.

C'est ça l'objectif. Oui, et puis concrètement, on sait pas vraiment de quoi on parle parce qu'ensuite le texte va passer au Sénat et il faut qu'il passe à l'Assemblée nationale qu'il ait la bienveillance, l'abstention pas seulement des socialistes, mais aussi des écolos et ou ou des communistes. Concrètement, vous avez l'impression que sans le 493 déjà, est-ce que ça peut passer ?

Et et on parle dans le vent, on parle d'un truc qui va vraiment arriver finalement sur le bureau des Il y a encore beaucoup d'obstacles à franchir, je suis d'accord avec vous. On le voit d'abord est-ce que le 24 novembre, il y aura un vote à l'Assemblée sur la première partie du budget sur le budget ? Non, ce n'est pas sûr.

Et vous avez raison de dire que le Sénat défendra un autre budget. Donc soit on se mettra d'accord entre l'Assemblée, le Sénat et entre les différentes composantes politiques, soit il y aura un risque d'échec. Mais pour l'instant, il faut continuer, je crois, à se projeter dans ce débat parlementaire qui, même s'il est confus sur le plan fiscal, a le mérite d'avancer.

Sébastien Lecornu a dit ne pas recourir au 493. Tout le monde prend ses responsabilités. Thomas Casnavier, le président de la fondation pour le logement des défavorisés, Christophe Robert était ici même à votre place.

Il s'inquiétait lui de régression sur le budget. On l'écoute. J'ai peur que nous allions vers des régressions.

On voit par exemple dans les sujets qui nous tiennent à cœur la capacité à construire du logement social en France qui a chaque année une coupe de 1,3 milliards d'euros qui empêche de produire massivement du logement social et de rénover ce logement social. coupé sur le chèque énergie par exemple qui euh le chèque énergie c'est pour aider les personnes qui ont peu de ressources à se chauffer. C'est 150 € par an.

Et là on nous dit qu'il va y avoir une coupe de 250 millions d'euros. Vous vous entendez ces critiques Tom Casnav ? Mais euh j'entends ces critiques et vous savez euh quand on va rentrer dans les économies sur le budget de l'État euh vous aurez des critique sur tous les sujets en permanence parce que euh en France, je suis bien placé pour le savoir, c'est très difficile de faire des économies et y compris euh à l'Assemblée, tout le monde vous dit "Mais bien sûr qu'il faut redresser les finances publiques, qu'est-ce que c'est que ce déficit public ?

Qu'est-ce que c'est que cette dette ?" Et le lendemain, dès qu'on essaie de faire des économies, vous avez des levés de de bouclier. Donc c'est aussi un moment de de responsabilité.

Je pense qu'on ne peut pas redresser les finances publiques qu'en augmentant les impôts. Il y a déjà trop de hauses d'impôts dans ce budget et je pense qu'il faut qu'on soit un peu responsable et qu'on se disent qu'il est possible dans notre pays de faire des économies sur tout un tas de sujets. Thomas Casnav, député de Gironde, député Renaissance de Gironde, ancien ministre en charge des comptes publics.

Vous restez avec nous 8h45 sur France info. C'est l'heure du fil info avec Manon Lombard Brunel. Deux nouvelles personnes, un homme et une femme ont été mis en examen hier de semaines après le cambriolage au musée du Louvre.

L'homme est soupçonné d'avoir été l'un des membres du commando. C'est ce que confirme ce matin sur France info la procureur de [musique] la République de Paris. Leur béco qui donne également des précisions sur le profil de cet homme déjà connu de la justice. [musique] 11 condamnations au total notamment pour des faits de vol.

Il connaissait l'un des quatre autres mises en examen dans cette [musique] affaire. Chine lance une enquête interne. Le géant chinois du commerce en ligne est mise en cause par la répression des fraudes en France. [musique] Accusé d'avoir vendu des poupées à caractère pédopornographique sur son site.

Elles ont depuis été retirées de la plateforme. Un [musique] signalement a été fait au parquet de Paris. Le premier ministre britannique dénonce une attaque extrêmement préoccupante. [musique] Hier, 10 personnes ont été blessées dont neuf gravement attaquent au couteau dans un train [musique] en direction de Londres.

De personnes n'ont été interpellées. Puis en rugby, c'est une nouvelle qui doit ravir ce matin les fans du stade [musique] toulousain. Antoine Dupont prolonge chez les rouges et noirs. 4 saisons de plus pour le mé français.

La prolongation a été officialisée hier soir. [musique] France info le 830 France info [musique] Benjamin Fontaine Camille Vigon le quatnaf. Vous êtes toujours avec nous sur France député Renaissance de Gironde on le disait mais aussi compagnon de route d'Emmanuel Macron depuis le début toujours fidèle c'est pas le cas de tout le monde.

Emmanuel Macron justement qui lui s'occupe de l'international pendant qu'on débat du budget. Il a annoncé hier un grand plan d'aide pour la région des Lacs en Afrique. Vous êtes un de ses proches.

Euh est-ce qu'il n'est pas un peu loin du match le président de la République ? Ouais, je pense que le président de la République, il a pas à rentrer dans ces débats purement parlementaires. Il il a pu le faire par le passé.

Il y a un premier il y a un premier ministre, Sébastien Lecornu, qui a été nommé et c'est à lui euh de gérer la situation, amener euh le pays à avoir un budget à la fin de l'année. Je pense que chacun doit être dans dans son rôle et l'international, les questions européennes, c'est vraiment le champ dans lequel on attend euh le président de la République et d'ailleurs dans le champ dans lequel il y a beaucoup de sujets. On est très focalisé sur nos débats français sur le budget.

On a quand même euh un une menace par exemple sur notre industrie européenne très très forte avec un risque de décrochage par rapport aux États-Unis, par rapport à l'Asie pour lesquelle il faut encore de nouvelles impulsions européennes et pour lequelles le rôle du chef de l'État à mon avis est important. Une situation internationale très dure encore. La guerre en Ukraine n'est pas terminée.

Les menaces sont là. Donc donc il est sur ses dossiers chacun à sa place. On revient une bonne pratique de la 5e République.

Bah moi ça me va bien et je pense qu'on a un Sébastien Lecornu qui fait le le le premier ministre son travail de de premier ministre avec les différents groupes parlementaires. Pardonnez-moi mais c'est pas un peu de la langue de bois parce qu'Emmanuel Macron il est extrêmement impopulaire en ce moment plus que jamais. 11 % de popularité dans le baromètre du Figaro magazine publié il y a 2 jours.

C'est le pire score depuis toujours à égalité avec les plus mauvais chiffres de France Hollande. Les appels à la démission se multiplient également. Vous pensez que ça peut tenir comme ça jusqu'en 2027 ?

Ah, vous savez, moi je je suis de ceux qui sont très attachés au respect de nos institutions. Je vois mal demain par exemple euh un maire contesté sur une de ces euh mesures et dont on dirait "Ah bah il faut qu'il parte parce que il est très impopulaire." On fragiliserait toutes nos institutions.

Je pense qu'il y a des élections qui se sont déroulées sans aucun doute et maintenant il faut que chaque mandaille aille aille au bout. Maintenant nous le problème il est parlementaire. c'est parce que nous n'avons pas de majorité et donc à nous de trouver les voies et moyens pour donner cette stabilité.

C'est une crise parlementaire dont la solution, elle doit se trouver au parlement. Et c'est ce qu'on essaie de faire sous l'impulsion de Sébastien Lucornu avec des des non pas des accords d'ailleurs, mais des compromis avec différentes formations politiques. C'est la seule voix pour garder de la stabilité jusqu'en 2027.

Tom Casda, vous nous dites la suspension de la réforme des retraites va être adoptée. On a vu il y a quelques jours, il y a quelques jours pardon le retour d'une forme d'ISF. On a l'impression que c'est vraiment le le macronisme qui est en train de s'oler.

Qu'est-ce qui va rester de cet héritage ? D'abord, on ben on verra. Euh moi je regarde quand même que en matière économique, parle plus de chômage de masse dans notre pays.

Enfin, moi j'ai travaillé à Pôle Emploi maintenant ça s'appelle France travail du temps d'ailleurs de de France Hollande tous les jours, c'était l'inversion de la courbe du chômage. Aujourd'hui, plus personne ne parle de chômage de masse. Il a considérablement baissé.

On a créé des emplois, on a relancé l'apprentissage sur le plan, on a fait de la France un territoire très attractif. Il y a une précarité renforcé aussi pour les investissement. Attendez.

Et et lutter contre la précarité, c'est lutter contre le chômage. Donc je trouve que cette dynamique là économique, elle a profité tout le monde, elle a profité à notre pays. Et si on commence à recréer des taxes dans tous les sens qui rend du coup la capacité investir dans notre pays beaucoup moins intéressante et que nos entrepreneurs partent à l'étranger, on aura tout perdu.

Donc c'est pour ça que vraiment fonctionné. Reconnaissez-le Thomas Casnav aujourd'hui. Non je aujourd'hui le problème qui est le nôtre c'est une crise politique liée à l'absence de majorité.

Moi je considère que l'absence de majorité qui prononcé par le président. Je veux dire si on commence si on si à la fin là la taxe sur les multinationales devait être adoptée, la taxe sur les super dividend la taxe duman complètement écarté mais si tous les vous auriez un signal négatif envoyé à toutes les entreprises à tous les investisseurs catastrophiques pour notre payement mais les solutions proposées par le parlement pour le régler ne sont pas les bonnes non je dis juste que on aura le débat avec le Sénat et qu'à la fin d'abord nous on veut on veut qu'on ait un budget on veut avoir un budget avant la fin de l'année Je dis juste que c'est normal aussi que nous on défende notre idée sur notre notre vision et on dit attention la multiplication des taxes va se retourner contre nous et à la fin quand on aura plus rien à redistribuer parce qu'on aura d'une certaine ralenti la croissance ralenti les investissements on sera en plus grande difficulté encore. Il y a un autre point Thomas Casnav c'est que Emmanuel Macron s'est toujours présenté comme un un rempart face à l'extrême droite. l'avait évoqué tout à l'heure.

Cette semaine, pour la première fois de son histoire, le RN a réussi à faire passer un amendement sur la dénonciation des accords de 68 sur les visas avec l'Algérie. Si on ajoute à cela le fait que l'extrême droite n'a jamais été aussi forte à l'Assemblée nationale, est-ce que ce paris-là n'a pas été raté par Emmanuel Macron ? Bah, vous savez, moi je me bat je me bats tous les jours contre le rassemblement national.

Alors, d'abord en 2022 puis en 2024 chez moi à Bordeaux. Euh et je pense que les solutions qu'il proposent ne sont pas les bonnes et à nous de faire adopter à nous de les Mais attendez, par exemple l'impôt euh le nouvel ISF, il a été voté avec les voix du Parti socialiste quand même restendement qui en l'occurrence a été voté grâce aux voix d'horizon notamment Horizon votre allié à l'Assemblée nationale, le parti d'Edouard Philippe votre l'ancien premier ministre d'Emmanuel Macron. Comment est-ce que vous jugez ce vote de la part des élus d'Édouard Philippe ?

Je sais pas s'ils étaient très très nombreux à ce moment-là dans l'hémicycle. Ceux qui étaient le plus nombreux et qui ont fait la bascule, je le redis et d'ailleurs, ils étaient très ennuyés. Ah, ça s'est fait une voix donc chaque personne qui a voté pour accord.

Bien sûr, bien sûr. Nous, on a moi nous on a voté contre, on éétait pas assez nombreux dans l'hémisycles. Moi, moi je dis moi j'y étais j'ai regretté qu'une partie j'ai regretté qu'une partie de de nos collègues n'y était pas et que c'est pas anodin de voir un texte proposé par le Rassemblement national adopté.

Bon, mais je dis juste et je faisais le lien avec le le la procédure budgétaire, il y a aussi des propositions du Rassemblement national qui sont adoptées, y compris avec des voix d'autres formations modérées contre comme le Parti socialiste. Donc, il y a quand même une grande confusion euh actuellement euh au Parlement. Nous, notre ligne, elle est claire, moi je l'ai redit.

On défend effectivement une politique de développement économique, une politique proe européenne. On on est contre le repli et contre les mesures démagogique et on continue à le dire même si on est battu dans l'hémicycle et je crois qu'il faut assumer notre identité euh politique. Et quant au rassemblement national effectivement c'était la première fois mais j'étais responsable du texte du délit de séjour irrégulier qui est venu juste après.

On a réussi à le faire battre par la mobilisation large y compris des forces du bloc central. Mais très très clairement, est-ce que vous craignez que ces 10 ans de macronisme se terminent avec l'accession du du RN au pouvoir ? Ben moi, je vais tout faire pour que ça n'arrive pas.

Je me bat, je me bat quotidiennement, y compris dans ma circonscription à Bordeaux. Et puis il faut les débusquer pied à pied. On avait dit, ils sont formidables maintenant sur le plan économique.

J'entends des chefs d'entreprise en disant le RN finalement c'est pas si mal. Mais le RN, je suis désolé, ils nous ont voté la taxe sur les multinationales. 25 milliards de plus sur nos entreprises, ça va être une catastrophe.

Ils nous ont voté un nouvel impôt sur la fortune dite improductive qui est incompréhensible. Donc sur le plan économique, je continue à dire qu'il ne défendent pas les bonnes solutions et c'est à nous dans le débat parlementaire à le dénoncer. Merci beaucoup Thomas Casnav, député Renaissance de Géron d'avoir été avec nous ce matin.

Merci Camille Vigogne le quat. On vous lit évidemment dans les pages politiques du Nouvels. Bonne journée.

Cette interview est à retrouver en intégralité sur la page YouTube de France Info. L'info continue. [musique] Et voilà, tout juste 3 ans que Georgia Méloni préside le conseil des ministres italiens.

Et tout ce mois-ci sur France info, chaque dimanche, on va vous raconter son destin, ce qu'il a façonné, les épreuves qu'elle a dû traverser, à commencer par celle d'être une femme en politique. Agath Maué. Io sono Georgia. [musique] Je suis Georgia.

Sono una donna. Je suis une femme. Sono una madre.