Mardi 8 octobre 2019 - Les matins du Sénat (08/10/2019)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 33 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse partielle
Quelles garanties pour les produits importés respectant les normes françaises ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Comment concilier compétitivité et exigences environnementales ?
- 14:00FerméeÉludée
Quels moyens pour les projets alimentaires territoriaux ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Comment accompagner les agriculteurs face à la révolution numérique ?
- 18:00FerméeÉludée
Quand ratifier le CETA ?
- 20:00RelanceRéponse directe
Quelles mesures pour limiter les distorsions de concurrence en Europe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Chiffre
« Un fruit un légume sur deux sont importés. »
- 8:00Fait
« La France est le pays au monde qui a perdu le plus de parts de marché depuis 2000. »
- 11:00Chiffre
« Un quart des produits importés ne respectent pas nos normes. »
- 0:10Fait
« la sortie du glyphosate au 1er janvier 2021 ça a été dit c'est une volonté toutes les filières d'ailleurs c'est écrit dans tous les contrats de filière »
- 0:50Fait
« l'allemagne vient de dire 2022 je crois l'autriche a dit 2021 vous savez très bien que tous les pays d'europe y compris les rôles les pays d'europe centrale et orientale vont s'orienter pour la sortie du glyphosate en 2023 »
- 2:30Fait
« l'agriculture française est en très grande difficulté mais il s'agit d'abord les difficultés rencontrées par des hommes et des femmes qui ont choisi de travailler dans ce domaine »
- 4:10Chiffre
« nous sommes passé j'en suis très fier monde tous l'être après tout le travail que nous avons fait sur l' aventure du vivant à moins 4000 élèves inscrits dans les lycées agricoles par an à plus 500 cette année »
- 5:50Fait
« il est absolument anormal que la vie que l'outre-mer ne soit pas quasiment dans beaucoup de filières en autosuffisance alimentaire »
- 7:30Promesse
« il faut créer des filières animales en outre-mer il faut créer de vraies filières maraîchères et céréalières »
- 9:10Fait
« notre agriculture française n'est pas concurrentiel en termes de prix nous sommes toujours plus cher que les autres pays »
- 10:50Chiffre
« chaque français consomme en moyenne 9 kg de pâtes par an nous importons massivement du blé dur »
- 12:30Chiffre
« nous sommes encore le premier 60 % de notre production est exportée »
- 14:10Fait
« la multiplication des accords de libre-échange touchant les produits agricoles inquiète tous nos concitoyens »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonjour à tous ravis de vous retrouver sur public sénat et place ce matin à un débat sur l'agriculture et plus précisément un débat sur la place de l'agriculture ce n'est marchés internationaux un débat qui s'est tenu la semaine dernière dans l'hémicycle à la demande du groupe l'est républicain la discussion s'est largement centrée sur le c'est à l'accord de libre-échange avec le canada très critiquée par de nombreux orateurs la semaine dernière mais pas seulement il s'est aussi centré sur les importations dans leur ensemble noté par exemple l'intervention de laurent duplomb depuis 2000 des importations presque doublé un fruit un légume sur deux sont importés 25% du port consommé en france est importé d'allemagne ou d'espagne s'est il alarmé face aux critiques le ministre de l'agriculture didier guillaume a promis un grand travail sur l'étiquetage pas sûr que cela suffise à calmer la grogne des agriculteurs français ces derniers à l'appel des syndicats que sont la fnsea ou encore les jeunes agriculteurs se sont aujourd'hui lancés dans une vaste opération de blocage leurs griefs le glyphosate le ceta et la green washing tout le dénigrement dont leur profession fait aujourd'hui l'objet retour donc au débat la semaine dernière dans l'hémicycle tuer le président monsieur le ministre mes chers collègues qui aurait pu penser que la force exportatrice de la france puisse un jour être remise en question et bien cette question nous pouvons désormais nous la poser avec un excédent de la balance commerciale agricole divisé par deux durant ces cinq dernières années l'on peut aujourd'hui affirmer que si nous nous nous ne prenons pas garde nous constaterons notre premier déficit en 2023 qui aurait pu penser que cette france agricole qui à la sortie de la deuxième guerre mondiale a réussi à produire non seulement suffisamment de denrées alimentaires pour son peuple mais aussi à exporter ses produits dans le monde entier tout comme son excellence en termes de qualité sanitaire et de savoir-faire puisse devenir totalement dépendante des importations de l'agriculture d'autres pays les chiffres parlent d'eux mêmes et témoignent malheureusement d'un déclin de notre culture que nous sommes les seuls à connaître au niveau mondial en effet le nombre de personnes travaillant dans ces terres agricoles et alimentaires est passé de 12 à 5 5% en 40 ans la surface agricole a fondu de 17 pour cent soixante ans perdant l'équivalent de la région grand test c'est moins vrai dans les autres pays européens celle inverse en chine qui a augmenté sa surface de 1 5 fois et au brésil qui l'a doublé encore la production française stagne en volume alors que celles de nos concurrents européens augmentent et c'est vrai dans toutes les productions en viande bovine en production laitière équivalente aujourd'hui à 1984 avec un nombre de vaches divisé par deux en céréales tout en surface 40 mans la france est le pays au monde qui a perdu le plus de parts de marché depuis 2000 elle est passée de la troisième place en 2005 à la 6e place aujourd'hui quant à l'allemagne elle a progressé et l'espagne et les pays-bas se maintiennent en parallèle de nouvelles puissances émergent tels que la pologne le brésil la chine et l'inde les raisons de ce déclin sont multiples je n'en citerai que trois qui démontrent tous les défauts de notre pays aussi les trois quarts de cette érosion s'explique par un effet de compétitivité de compétitivité négatives dues à le dumping social des pays européens concurrents le coût horaire du travail en france et 1,7 fois plus élevé qu'en espagne et 1,5 fois plus élevé qu'en allemagne ceci que ceci conduit à ce que le kilo de porc coûte 10 centimes de moins en allemagne qu'en france par exemple les charges de production connaissent une inflation plus élevée en france de 4 à 7% entre 2016 et 2019 l'alimentation animale les engrais l'énergie les phytosanitaires coûte plus cher qu'ailleurs et la loi et galim va encore les alourdir une tendance à la surréglementation accentue accentuée dans notre pays nous sur transposons sans cesse les normes européennes le dernier exemple est le glyphosate autorisé cinq ans en europe est interdit dans deux ans en france ce simple exemple sur le coût d'un kilo de pommes sera de 10 centimes au kilo alors que déjà la pomme polonaise se vend deux fois moins cher que la française l'oscd 1 classe aussi la france comme le pays où le degré d'exigence est bien supérieure aux autres en matière de normes environnementales et comme si cela ne suffisait pas nous en rajoutons une couche tous les jours les zones de nos traitements ne sont que le dernier exemple tous ces éléments jugés jumelée à la grille bashing conduisent à la simplement à la perte de notre capacité de production en laissant penser aux français que notre agriculture n'est pas vertueuse nous dégoûte ont de plus en plus les producteurs créant ce mal être insupportable pour les agriculteurs quelle profession accepterait de travailler dans cette ambiance délétère conduisant un agriculteur à se suicider tous les deux jours tout cela entraîne un recours massif à l'importation de produits agricoles alors que nous pourrions très bien les produire chez nous depuis 2000 les importations ont ainsi presque doublé les chiffres sont désespérants un fruit un légume sur deux sont apportés l'importation de produits liés laitiers a été multiplié par deux entre 2005 et 2010 est l'importation de volailles a connu une hausse de 37% sur la seule année 2010 7 25% du port consommé en france est importé d'allemagne ou d'espagne même le jambon bio est importée d'espagne alors qu'il ya encore quelques années c'est la france qui vendait du port à ces pays en réalité dans notre alimentation nous ce que nous consommons plus d'un jour par semaine uniquement des produits importés ce constat est totalement paradoxal avec les messages que les médias véhiculent à longueur de journée à propos des produits locaux de la sécurité sur la provenance des produits ces importations porte sur des produits bas de gamme et nous les retrouvons surtout en restauration hors foyer elle représente 60 à 80 % de la viande de volaille et 75 % de la viande bovine à ce propos je souhaite faire une parenthèse sur un concept à la mode que vous défendez monsieur le ministre la montée en gamme si nous nous y prenons pas garde cette montée en gamme se traduira par deux sortes de consommateurs d'un côté c'est que d'un côté ceux qui auront les moyens de se la payer et de l'autre ceux qui constitueront la grande majorité obligés de manger quasiment uniquement des produits importés pourtant la france agricole a jusqu'à ces dernières années toujours su préserver l'équilibré entre les produits d'excellence tels que les aop et les produits dits de commodité de tous les jours avec une attention particulière à la qualité sanitaire qui les oblige à rome à répondre à une multitude de normes alors on ne réagisse en ne réagissant pas face à ces voyants alarmant que sont le déclin de l'agriculture française et l'entrée de produits étrangers de plus en plus massif nous exposons les français à plusieurs risques majeurs le risque de la qualité sanitaire des produits importés les éléments du rapport du groupe d'étude sénatoriales démontre qu'un quart des produits importés ne respectent pas nos normes ces chiffres édifiants chiffres édifiants qui atteste de notre naïveté un autre risque est celui de scandales alimentaires comment expliquer aux consommateurs que la france doit changer de modèle et que ce changement passe par la consommation croissante de darré importé du bout du monde pour lesquels on a utilisé des produits interdits chez nous le risque de voir s'accélérer volet volume d'importation existe aussi en effet tous ces éléments favorisent un écart de compétitivité qui fera que les produits importés seront moins coûteux que celui que ce produit en france créant ainsi une concurrence déloyale car produits avec des standards totalement différent un autre le risque de paradoxes insoutenable comme l'empreinte carbone entre un produit qui aura parcouru des milliers de kilomètres et celui produit dans l'une de nos membres de nombreuses campagnes françaises et le risque de faire fondre encore le revenu des agriculteurs car il faut le savoir 25% de celui ci est composé des exportations le risque aussi de détruire de plus en plus d'emplois en france comment avec le bon sens paysan expliqué que nous aurons à l'avenir détruit nos emplois et que nous aurons toujours moyens financiers pour acheter notre nourriture ailleurs le risque de ne plus connaître ce suffisance alimentaire alors que nous savons que la planète comptera bientôt 9 milliards d'habitants faisant craindre d'éventuelles pénuries alimentaires il faut sauvegarder notre notre suffisance alimentaire ne pas entrer ne pas entraîner l'agriculture dans un déclin par démagogie par démagogie verte pour conclure je voudrais monsieur le ministre vous rappeler la france célèbre d'un de vos prédécesseurs le surintendant sully en 704 ne nous n'aurons nous retournons souvent le début nous nous retrouvons retenons souvent le début de cette citation mais la fin est tout à fait dans la droite ligne du sujet qui nous préoccupe aujourd'hui je cite la bourre et pâturages sont les deux mamelles dont la france est alimenté les vraies mines et trésor du pérou dans ce but celui programme la liberté du commerce des grains est abolie un grand nombre de péage il ouvre des grandes voies de communication effet creusé plusieurs canaux dont le canal de briare qui relie la scène et la loire il va pousser les paysans à produire plus que nécessaire afin de vendre aux autres pays pour cela elle décide d'augmenter la surface cultivée en faisant asséché démarré à et afin de protéger les personnes il interdit de la saisie des instruments de labour la citation est un peu longue il n'y a pas de pays excusez moi monsieur le président mes nerfs le sujet est éminemment important il n'y a pas de pays digne de ce nom sans paysans alors aujourd'hui je tire solennellement la sonnette d'alarmé sur cette situation les décisions de demain sur les normes sur les traités de libre-échange seront lourdes essentiellement des conséquences irréversibles sur l'avenir de la france d es mairie nous sommes face à nos responsabilités merci j'ai un soleil la parole est à monsieur didier guillot ministre de l'agriculture et de l'alimentation monsieur le président mesdames et messieurs les sénateurs et sénatrices monsieur le sénateur du plomb d'abord je veux remercier le sénat d'avoir fait ce rapport qui est très intéressant jules élu j'ai lu l'ensemble de ces de ces extraits et je dois vous dire que je partage beaucoup de ses conclusions beaucoup beaucoup sableux mari l'aurait peut-être value dans ce rapport après ces constats dire dans quelle direction voulons nous aller or je voulais dire or malheureusement ce n'est pas dans le rapport et la deuxième chose que je vois c'est que je suis d'accord que vous disiez qu'il ya eu beaucoup de difficultés entre 2011 et 2010 2017 ce que je constate c'est que les plus grandes difficultés sans sur les dix dernières années et je vais vous donner les chiffres tels que vous avez donc ce n'est pas ça du tout le sujet la phrase qu'un grand pays agricole moi je ne suis pas suivi parce que c'est pas la france de cesse de 16 centimes qui m'intéresse c'est la france de la france de demain la phrase qui va continuer à se développer le premier point jouvet signaler c'est tout simplement qu'après la seconde guerre mondiale parce que faire un peu d'histoire je redescendrai pages qu'a subi jusqu'à 1947 on a demandé aux paysans français à la france agricole de nourrir la france est de nourrir l'europe c'est ce qui explique que la france s'est énormément développée en terme agricoles et agroalimentaires mais évidemment et c'est excellent mais évidemment en 1947 48 49 50 l'allemagne n'était pas une un pays agricole l'autriche n'était pas un pays agricole hélas la pologne n'était pas dans les commerces avec nous or une fois que l'allemagne a pris sa puissance dans les années 60 70 une fois que les pays de l'est ont pris leur développement économique et leur puissance économique alors forcément il n'avait plus la france et le reste du monde mais il y avait le multilatéralisme agricoles et des pays partout en europe et dans le monde qui étaient nos concurrents et appartements ont créé l'union européenne d'abord la cee le marché commun à partir de là on ouvre à la concurrence le secteur alcool comme dot est évidemment nous sommes en concurrence avec nos amis nos voisins c'est une réalité est forcément et là c'est la faute à personne mais forcément notre balance commerciale a des difficultés à être à ce niveau là parce que nous ne sommes plus les seuls nous ne sommes plus les seuls sur sur terre et donc l'objectif que vous souhaite faire ce gouvernement dans la lignée de ce qui a été fait ces dernières années c'est tout simplement que notre agriculture soit de plus en plus compétitive et que nous continuons à exporter dans un climat totalement différent avec une concurrence qu'il est absolument pas la même qu'elle ne l'était pour au siècle dernier voir voir après vous avez raison monsieur le sénateur du plomb mesdames et messieurs alors que le solde commercial de l'agriculture se dégrade ça fait dix ans moi quand je suis arrivé j'ai vu deux ce point très négatif dans notre agriculture la balance commerciale dont les uns et des autres tous les ministres j'ai regardé l'ensemble de mes prédécesseurs des deux dernier quinquennat tous mes prédécesseurs quelle que soit leur sensibilité politique à cette tribune et à celle de l'assemblée nationale se sont vantés se sont targués que l'agriculture française avait une balance du commerce extérieur positive tous sans aucune exception sauf que cette valeur du commerce extérieur petit à petit elle diminué en dehors de l'année dernière pour une une question d'exportation du blé notamment dans les plis et d'arabes dans le maghreb où on a gagné un milliard cinq de balance de commerce extérieur est tant mieux tant mieux globalement cette valence diminue ça ne peut pas continuer comme cela et nous avons plusieurs sujets face à nous qui sont essentiels le premier c'est chez lui évidemment de la chine 17 ans d'embargo de la viande en chine les voûtes de la chine sont ouverts on n'a toujours pas réussi à lancer l'export de viande bovine nous avons si je puis m'exprimer ainsi la chance d'avoir une grande maladie qui la peste porcine africaine en chine en croise les doigts je pense que nous avons tous fait tous ensemble pour qu'elles n'atteignent pas la france mais au bout du compte le cours du porc qui était indices ou 1,15 et monter un 64 1 80 et nous exportons à en chine et c'est très bien mais il faudrait faire pareil pour la viande or alors que les chinois attendent 100 mille deux cent mille tonnes de viande a exporté a importé l'an sommes aujourd'hui à quelques dizaines quelques centaines nous ne sommes pas à la hauteur de cette export et si nous faisions cela je pense que les choses pourraient aller puis le deuxième sujet c'est tout simplement aussi que nous n'arrivons pas alors c'est didier à l'export mais c'est aussi une conséquence nous n'arrivons pas en france dans les restaurants dans la restauration commerciale ou dans la restauration hors foyer à produire des produits alimentaires qui viennent de chez nous dans les restaurants en france il est en gros 75 à 80% de viande étrangère et dans la restauration hors domicile le chiffre est encore plus important si nous arrivions et comme nous souhaitons le faire à nous bagarrer pour changer cela alors nous pourrions essayer de faire bouger les choses nous serions un peu moins dépendants de la balance du commerce extérieur mais il n'empêche que c'est quand même quelque chose de très important et donc notre objectif c'est de prod c'est de promouvoir les productions agricoles à trois niveaux au niveau français au niveau européen et au niveau international je reprendrai je suppose sur les questions tout à l'heure sur la concurrence ou l'étiquetage n'est pas forcément y aller maintenant dans dans l'introduction mais nous avons et réussir nous avons réussi je pense à soutenir les filières en difficulté vous dites dans votre rapport vous citer notamment la différence de commandes appelle ça de dumping fiscal économique par rapport au pays nos pays à côté le thé au 2e a été maintenue vous indiquez dans votre rapport de façon transitoire forcément parce que le budget il est annuel mais enfin cette année ils recrutés au 2e et je pense que l'année prochaine il sera encore nous maintenant aujourd'hui l'exonération totale pour les agriculteurs ce sont les seules la plus grande niche fiscale c'est l'exonération totale du gasoil non routier 0% de la tpe contrairement au monde économique autres oui bien sûr mais c'est très important et l'agriculture ne la pne n'a absolument pas et c'est ce qui permet de compenser cela est plus qu'un vous dites dans les distorsions il ya évidemment 2 jugez moi qui me tiennent à coeur c'est celui de l'eau c'est celui de l'assurance sur lequel nous voulons auprès d'une enquête pour que l'agriculture française ne soit pas en grande difficulté par rapport à nos concurrents troisièmement je pense qu'il faut éviter d'opposer compétitivité exigences environnementales et sociales et et qualité je pense que cette opposition à les passéistes aujourd'hui l'agriculture si on veut qu'elle se développe donc soit une agriculture qui soit connectée qui soit compétitive dans quel la recherche et l'innovation soit au coeur de ce travail là si nous ne faisons pas cela je pense que nous n'avons rien compris à l'agriculture mais parallèlement à la compétitivité à l'innovation au fait d' exporter nous avons besoin de mettre en place cette transition agro écologiques qui est absolument essentiel la montée en gamme c'est pas moi contrairement ce que vous avez dit qu'il l'ait dit c'est les conclusions des états généraux mais j'ai conscience de ce que vous dites la montée en gamme ne résout pas tout il y à définir dans lequel c'est absolument indispensable si nous voulons être compétitifs par rapport aux pays à côté et il ya des filières c'est pas la montée en gamme qu'il faut c'est simplement l'organisation et être compétitif sur le marché intérieur enfin par rapport au dumping que vous évoquiez il ya évidemment et je parlais tout à l'heure des accords commerciaux suppose dans les questions il ya l'aspect mondiale j'en parlais à l'instant mais l aspect européen aujourd'hui nous sommes dans un seul et même marché nous sommes dans l'union européenne or ce que nous constatons depuis des années c'est que nos concurrents les pays du sud l'espagne l'italie l'allemagne qui utilisent énormément de travailleurs détachés fait qu'aujourd'hui ils nous envoient des produits agricoles et alimentaires moins chers en france que ce que nous les produisons c'est tout le travail que nous voulons mener le travail c'est pas de baisser nous même et d'être à leur niveau c'est de faire monter l'ensemble c'est la volonté du conseil européen c'est la volonté je sais du parlement et c'est un travail que nous devons mener qui est absolument indispensable est opposée à la fois la compétitivité et l'exigence environnementale je pense que ça ne peut pas être les cas parce que nous avons besoin de cela et depuis dix ans je le disais la balance du commerce extérieur diminue mais à une autre chose qui diminue c'est la formation des jeunes de en disant nos lycées agricoles se sont vidées de leurs jeunes est alors à partir de là faut pas s'étonner si on n'arrive pas à avoir de nouveau de nouveaux apprenants nous avons essayé on en prendra peut-être toute à l'heure de relance et cela et je crois que nous sommes en train d'y arriver voilà ce que je pouvais lui dire tout simplement dans l'introduction et comme y aura des questions j'ai eu l'occasion de développer le reste merci monsieur le président merci monsieur le ministre dans la suite du débat chaque orateur dispose de deux minutes maximum pour présenter sa question avec une réponse du gouvernement pour une durée équivalente dans le cas où l'auteur de la question souhaite répliquer dispose de 30 secondes supplémentaires à condition que le temps initial de deux minutes n'est pas été dépassé premier orateur monsieur daniel grémillet pour le groupe est républicain pour deux minutes tom monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues le seul ministre le 14 mars dernier la cour des comptes européenne a une nouvelle fois pointé du doigt les faiblesses des systèmes de contrôle et de surveillance des produits bio relevant de que sur l'ensemble des produits bio analyse et au niveau l'union européenne et provenant de pays tiers les parcours de seulement 40% ont pu être retracées jusqu aux producteurs ça veut dire qu'aujourd'hui on n'est pas capable au niveau communautaire d'assurer la transparence et la traçabilité des produits que nous importons en parallèle la direction de la concurrence et des fraudes constatait que 17% des contrôles physiques sur les produits issus de la culture biologique importés du pays tiers étaient non conformes en 2017 et constitue une vaste tromperie vis-à-vis des consommateurs qui s'attendent lorsqu'ils achètent des produits où je prends l'exemple des produits bio parce que dans la loi et galim notamment nous avons voulu mettre en avant les produits bio dans les cantines en particulier et aujourd'hui quand je dis et la tromperie des consommateurs s'attendent à acheter effectivement des produits locaux et alors qu'il les âges est globalement 150 % plus cher que les produits équivalents traditionnels j'aurai deux questions la première alors que la stratégie française semble consister à noël issement toujours plus important de cahiers des charges des produits agricoles français comment comptez vous garantir que chaque denrée alimentaire destinée in fine et à la consommation humaine ou animale provenant d'un pays tiers correspondant strictement aux standards français et européens de production monsieur le ministre vous avez voté d'ailleurs avec nous l'application de l'article 44 que le sénat à inscrire dans la loi et galim mettre en place une vraie réciprocité a une capacité de contrôle pour les importations la deuxième question c'est la même chose pour les produits bio à un moment où nous avons une définition européenne et monsieur le ministre oui monsieur le président mesdames et messieurs c'est naturel c'est la triste monsieur le sénateur cher daniel grémillet je crois que nous pouvons quand même nous dire que en france nous avons la chance d'avoir une police sanitaire plutôt compétentes plutôt efficace et globalement je viens de dire ça mais plutôt meilleurs que nos voisins c'est pour ça qu'il ya tant de pays voisins qui vient de voir comment nous fonctionnons et le souhait de la france est justement qu'au niveau européen nous créions une task force du patois vosgien mais une une équipe sanitaire qui puisse aller investiguer dans tous les pays on s'est aperçu de suite à l'arrivée en france de 800 kg de viande polonaise a varié et en tout cas des tournées que nous avons nous avons les services en moins de 72 heures ont été capables de les identifier donc ça c'est la première chose je pense qu'il faut faire attention c'est parce que vous faites mais ne pas toujours montrée du doigt ou dénigrer parce que notre police sanitaire elle est plutôt assez fort qu elle est là c'est d'ailleurs ce qu'on lui reproche parfois c'est d'être trop de faire trop de contrôles c'est aussi ce que j'entends ici ou là après vous en venez au bio dans les cantines et à la loi et galim le bio dans les cantines c'est exactement le même niveau que pour le grenelle de l'environnement on n'a pas monté en 20 ans on ne roule en 15 ans n'a pas monté d'un pourcentage 50% trop du sycot dont 20 % bio c'est à dire que c'est même un peu moins que ce que nous avions voté ici même pour le grenelle de l'environnement mais où vous avez raison entièrement et là je vous soutiens c'est que il a besoin de traçabilité et d'explications sur ce que sont ces produits et comment et comment ils sont ils sont produits aujourd'hui on a certains de nos concitoyens qui pensent que lorsqu'on fait du bio ne traite pas par exemple il faut aussi regarder les traitements qui sont faits avec avec avec le bio est donc et donc par rapport à cela je vais peut-être l'occasion de continuer tout à l'heure nous allons continuer à vérifier ce qui se passe dans tous les produits sur l'occasion répond alors une question sur les pourcentages le ministère ne partagent pas les portes le pourcentage de 25% qui évoquait deux rapporteurs donc je donnerai des chiffres tout à l'heure mais la traçabilité sur les produits bio c'est la même que nous voulons surtout les rssi magistrat merci bien il ya une demande aux rhétiques oui oui merci monsieur présent ce mini chers collègues vous avez dit monsieur ministre mais dans quelle direction vous voulez vous aller la réponse du sénat elle était très clair nous l'avons décidé ensemble de dire simplement on ne peut pas imaginer vous parlez vous avez parlé plusieurs fois de la compétitivité etc et en en permanence de sortir du modèle européen dans lequel on demande aux paysans français d'être en compétition faut pas mentir aux paysans faut pas mentir aux consommateurs il faut rassurer les paysans et rassurer les consommateurs qu'effectivement ce qu'on décide en france c'est bien ce qu'ils auront dans l'assiette et c'est bien sur cette base là qui seront vingt numéros soleil la parole est à monsieur montaugé pour le groupe socialiste pour deux minutes sur le président monsieur le ministre mes chers collègues dans le contexte de ratification par les parlements nationaux d'accords commerciaux comme le ceta le débat proposé par le collègue du groupe heller et bienvenue à quelles conditions le haut niveau d'exigence normative demandé aux agriculteurs et aux industriels de l'agroalimentaire français peut-il contribuer au développement de nos exportations c'est la question générale qui vous est posée monsieur le ministre et je voudrais l'illustré à partir de certains enjeux du ceta pour les producteurs les industriels la prise en compte des normes sanitaires et environnementales des produits échangés est fondamental dans le modèle aliments terres européennes elle est un facteur important de la compétitivité française par exemple en matière de sécurité sanitaire et phytosanitaire et de respect du principe de précaution les bovins sont nourris au canada de fourrage composée notamment d'un ingrédient interdit dans les élevages européens des hormones des farines animales des antibiotiques activateur de croissance et des ogm à cela s'ajoute le fait qu'une centaine de pays membres de l'om c'est ont appelé l'union européenne en juillet dernier à reconsidérer son approche en matière de réglementation des pesticides jugé excessivement restrictive au commerce et qui leur porterait un préjudice disproportionnée même si lui a rappelé que le niveau de protection de la santé de sa population ne pouvait être compromis tout comme le respect du principe de précaution la tentation est forte de ménager les partenaires commerciaux d'édulcorer ou de reporter des mesures ambitieuses pour la sécurité et la santé des consommateurs européens afin de préserver et de développer des positions à l'export de l'agriculture et de l'agroalimentaire français comment et sur quels points monsieur le ministre le gouvernement entendent ils faire des concessions sans sacrifier les principes de qualité et de protection auquel sont attachés nos concitoyens merci chers collègues ministres merci monsieur le président monsieur le sénateur la volonté du gouvernement français comme la vote c'est de protéger le consommateur et c'est de développer l'agriculture civile évident mais faut toujours être sur les deux le principe de précaution n'en pense que l'on veut mais il faut qu'il soit maintenu il est interdit aujourd'hui d'importer des animaux de l'est de l'étranger qui sont nourris avec des farines animales d'animaux morts ça c'est absolument sûrs et n'a pas on les contrôle sur l'occasion de répondre autant l'heure c'est simplement pour pour préciser ça l'union européenne interdit l'importation de viande traité aux hormones qui en a qui rendent ces cas de la fraude et c'est qu'on n'est pas assez assez puissant et ne doivent pas bien parce qu'on fait des contrôles et les denrées alimentaires d'origine oui mais on a vu ça marche très très bien et moi ce que je souhaite ce que je souhaite quand même c'est faire attention à ce que les parlementaires les parlementaires n'essaye pas de contribuer aussi à la ghriba chine inde et en toujours que rien ne va et qui a aucun contrôle parce que je prends ça serait dommage et les denrées alimentaires ne doivent contenir aucun résidu aucun résidus de médicaments vétérinaires et nous essayons de le contrôler et là aussi alors après si on ne croit pas aux contrôles ça c'est une autre histoire c'est une autre histoire et dire qu'il n'a pas assez encore faudrait-il savoir à partir de quand même nous partons il y en a nous nous pensons qu'il y en a assez et chaque fois que une filière quelqu'un nous demandent les services français font les contrôles alors évidemment des contrôles documentaire évidemment des contrôles on va pas contrôler tout l'est tout ce qui rentre en france je ne crois pas que soit la volonté des uns et des autres mais la question que posait le sénateur c'était par rapport notamment aux accords commerciaux et aux éau c'est ah bon je sais que nous avons une divergence là dessus de fond ou de forme le ceta j'ai pas recommencer le débat il a été démarré sous les nicolas sarkozy act et sous françois hollande est qu en train d'être validée sous emmanuel macron bon qu après tout le monde soit ne soit pas favorable à ces notes un autre sujet mais c'est la réalité aujourd'hui le ceta n'est pas encore mis en place l'accord commercial n'est pas encore fait et les accords avec le canada existe déjà existent déjà dans vos la notion de contrôler les denrées qui rentrent en france le mieux possible je préciserai tout à leur merci monsieur ministre chers collègues réplique merci monsieur le premier le bistouri culture votre poids votre réponse je souhaite aussi attirer votre attention sur le la participation de l'état français à travers le secrétariat général aux affaires économiques est un pardon au codex alimentarius on n'en parle jamais de cette affaire-là et elle a son importance parce que c'est un dispositif normatif qui touche à la qualité des produits agricoles et alimentaires et est en fait pour terminer je voudrais également attirer votre attention sur le risque que constitue que pourrait constituer la nouvelle gouvernance de la pac en matière de subsidiarité dans le domaine du verdissement il y a là aussi un risque d'accentuer la concurrence entre états membres de l'union dickens ça serait rajoutée de la difficulté à la difficulté je souhaitais attirer votre attention là dessus merci bien la parole est à notre collègue l'abbé pour deux minutes homme monsieur le ministre mes chers collègues cela a été dit l'agriculture française souffre d'une concurrence que l'on peut qualifier de déloyale de la part de pays moins exigeants sur le plan social qu'environnemental une part bien trop importante de notre alimentation est importé avec des conséquences sur la qualité des produits et sur les revenus de nos agriculteurs pour autant la réponse ne peut ne peut en aucun cas résider dans l'affaiblissement de notre réglementation qui protège à la fois la qualité de notre alimentation notre environnement mais aussi la santé tant des citoyens que de nos agriculteurs au contraire je fais partie de ceux qui défendent même le renforcement de ses exigences pour moi une part de solutions à la problématique qui nous est posée aujourd'hui réside dans la relocalisation de l'alimentation il s'agit d'une attentes sociétales profonde qui a besoin d'être soutenus et accompagnés par les pouvoirs publics or on constate trop souvent des signaux allant dans le sens contraire le vote du sénat monsieur le ministre par l'assemblée nationale en fait partie les accords de libre-échange entraîne on le sait d'une course aux prix toujours plus bas et au moins dix ans à l'opposé les projets alimentaire territoriaux constitue j'en suis convaincu un outil efficace pour créer des dd dynamique de territoire de relocalisation c'est projet alimentaire territoriaux saute encore trop peu nombreux et souffre d'un manque de moyens pourtant cette animation territoriale est plus que jamais nécessaire notamment depuis que la loi et galim prévoit un objectif de 50 % de produits de qualité et 20% de bio en restauration collective d'ici 2022 alors monsieur le ministre ma question est la suivante dans le cadre du prochain projet de loi de finances soutiendrez-vous une augmentation significative du budget des projets alimentaire territoriaux notamment en vue d'atteindre des objectifs de la loi et bien l'hymne concernant la restauration collective merci monsieur le ministre monsieur le président monsieur le sénateur je vous répond immédiatement monsieur l'abbé mais j'avais oublié de parler du codex alimentarius tout à l'heure la question qui était posée par le sénateur montaugé en mars prochain monsieur montaugé la france présidera le codex alimentarius en france nous sommes président du comité de principe et nous allons évidemment ils travaillent et monsieur monsieur l'abbé non je ne soutiendrai pas prochain budget mais le parlement votera ce qu'il aura voté je ne soutiendrai pas au prochain budget l'augmentation budgétaire sur ce sujet parce que je les ai déjà des dernières je considère qu'il ya assez d'argent aujourd'hui ça ne peut pas être toujours plus toujours plus toujours plus c'est pas avec plus d'argent qu'eux on avancera dans cette direction mais c'est avec plus de volonté et je pense que les projets alimentaire territoriaux peuvent très bien se mettre en place tels qu'ils ont été mis en preuve décidée dans la loi et galim et je pense que nous pouvons nous pouvons aller dans cette direction mais je crois vraiment qu'il faut que nous ensemble que nous disions il nous répétions sans cesse bien sûr qu'il ya des difficultés bien sûr que la culture parfois ne va pas très bien enfin pour la troisième année consécutive pour la troisième année consécutive la france a été à décerner le prix de meilleur agriculture la plus durable du monde pour la troisième année consécutive et nous on va se battre la coupe on va continuer à pleurer que notre culture n'est pas la bonne enfin c'est ça aussi ce qu'il faut dire c'est pas rajouter toujours plus de contraintes c'est par acheter toujours plus de normes s'agit pas de rejeter des normes mais disons ensemble que notre agriculture elle est résidente l effort qu elle doit aller plus loin et c'est la plus durable du monde depuis trois ans si nous ne disons pas ça alors comment on va remonter le moral aux agriculteurs et à tous et à tous ces gens est ce qu'on peut dire une bonne fois pour toutes encore papa ponton que l'alimentation française elle est sûre elle est saine elle est tracée elle nous est enviée par l'europe entière et par rapport à ce qu'il fait monsieur du plan tout à l'heure il faut pas l'agriculture pour les riches et la culture pour les pauvres parce que l'agriculture qui vient de l'industrie agro alimentaire elle est aussi bonne que l'autre il ya des circuits courts et à l'industrie agroalimentaire eyal il faut que tout le monde y retrouve son compte mais surtout qu'à tous niveaux de la chaîne il faut que l'alimentation est soit 7,6 soit sûr et les tracés et c'est le cas de l'alimentation française merci monsieur le ministre monsieur l'abbé pour epic oui monsieur le président monsieur mines sur collègues sur le ministre ne serait pas surpris de ma déception par rapport à votre à votre réponse les projets alimentaire territoriaux sont des outils extraordinaires de relocalisation et il y a besoin de donner les moyens pour cela si on veut limiter les importations eh bien il faut gagner les marchés nationaux et en particulier aux locaux alors que nous apportons nous emportons ça a été dit plus de 40 % de notre consommation de viande de volaille alors qu'on est un pays exportateur de volaille alors qu'on subventionne par de l'argent public des usines à volailles ddd grande des grand poulailler usine dote de volaille encore aujourd'hui ça ne tient plus et on doit être cohérent il faut se donner les moyens de notre politique je vous remercie et chers collègues la parole est à madame rose sang pour l'europe la vigueur marche pour deux minutes monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues nos concitoyens sont aujourd'hui de plus en plus attentifs à leur mode de consommation il souhaite pouvoir contrôler et maîtriser les produits dans leur assiette en connaissant leur provenance et leur mode de production l'étiquetage des produits a été une avancée considérable il a permis d'assurer une traçabilité effective et selon des normes françaises et européennes il a également permis de sécuriser le consommateur dans ses choix depuis quelques temps les applications mobiles fleurissent parallèlement pour répondre à ce besoin d'information et de traçabilité de consommateurs à consomme acteurs la responsabilité sociale et environnementale de notre consommation est devenu un acte citoyen grâce à tes d'outils divers et variés le consommateur s'émancipe des produits et des modes de vie que le marché avait pu concevoir pour lui il devient autonome dans ses choix et contribuer in fine et à la régulation de la société de consommation il devient un véritable acteur de marché ma question monsieur le ministre et par conséquent la suivante comment pouvons nous accompagner nos agriculteurs nos producteurs face à cette révolution numérique tout en respectant le choix du consommateur d'être informé je vous remercie cher collègue monsieur le ministre je président table la sénatrice cette question éthique facture tout importante d'ailleurs mais celle ci elle l'est particulièrement sur l'alimentation je pense que nous avons deux sortes de travaux à faire la première disons le tout de go c'est d'informer et d'éduquer le consommateur moi je veux bien entendre tous les jours ceux ci et cela sur l'alimentation sur les choix et cetera mais ce que je voudrais c'est que les gens qui écrivent qu'ils qui font des tribunes et c'est lorsqu'ils poussent leurs chariots en grande surface face l'acte patriotique du patriotisme économique du patriotisme alimentaire du patriotisme agricole et ça c'est très important or tout le monde ne le fait pas bon donc ça c'est le premier point c'est ce que c'est tout le travail que nous menons dans les lycées agricoles nous changeons l'ensemble des programmes et notamment pour travailler sur l'alimentation qui est une donnée essentielle mais la deuxième chose c'est qu'en admettant que consommateur veut y faire cet acte de patriotisme avicole économique et aida de suffisante d'autosuffisance alimentaire encore faut-il qu'ils puissent le faire or malheureusement constate qu'il n'y a pas assez d'informations sur les produits n'a pas assez d'étiquetage nous l'avons lancé déjà au niveau européen nous avons obtenu jusqu'en 2020 une expérimentation nous permettant notamment sur le miel et choix de produits d'avoir l'expérimentation sur l'étiquetage mais la france veut poursuivre ce travail à l'échelle européenne à l'échelle purement infra purement nationales pour qu'on sache d'où ça vient moi vous savez je fais pas les courses beaucoup à part l'été qu'on est en congé comme vous toutes et vous tous quand on va dans un supermarché quand on regarde les produits est candidat avec le l'octogone bleu blanc rouge féfé en france et qu'on voit à l'intérieur que simplement ce qui a été fait c'est quasiment que le paquet est un petit peu de sel et de poivre qui a été mis alors que la viande vient totalement de l'étranger ce n'est pas acceptable et c'est pour ça que nous voulons faire un vrai travail sur l'étiquetage en relation avec le parlement ça va tanguer je sais que tout le monde n'est pas d'accord mais il faut que le consommateur soit informé et que l'agriculteur puisse dire ce produit là moi je ne soutiens pas mais celui d'à côté il vaut peut-être trois centimes de plus ou je sais pas quoi mais moi je le veux nous lançons ce grand travail sur l'étiquetage merci madame merci monsieur ministre sur collègues une réplique je vous remercie de ces informations et j'espère que de toute façon tout le monde suivra parce que je pense que la traçabilité est aujourd'hui très importante pour le consommateur mais elle doit se faire aussi en fonction de ce qui est produit et des producteurs et que l'équilibré soit respectée merci merci chers collègues la parlotte à monsieur guay pour deux minutes merci monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues moi aussi je remercie notre collègue laurent duplomb pour ce débat bon il ya deux faits d'actualité lorsqu'on parle d'agriculture en ce moment la première on pourrait parler de la question la libéralisation du secteur est le pendant c'est une paupérisation accrue du monde agricole et la deuxième question c'est le libre échange vous êtes un fervent défenseur des traités de libre échange vous l'avez vous l'étiez ici quand vous étiez sénateurs vous êtes maintenant tant que ministre de l'agriculture d'ailleurs je demande quand c'est qu'on ratifiera le ceta puisque ça devait être à l'ordre du jour le 4 novembre et nous apprenons que c'est plus à l'ordre du jour quelle en est la raison monsieur le ministre est ce que c'est parce que on sent que dans le monde agricole et la population française le débat est en train de prendre et que vous savez que ici vous pourriez être retoquée quand c'est que nous aurons nous prononcer et puis la deuxième question cinq ans on parle de libre-échange ya évidemment les questions sociales environnementales et puis une question que les consommatrices et consommateurs se pose c'est la question la traçabilité et vous avez une fable vous ne voulez nous la raconter que de toute façon les contrôles seront suffisants sauf que nous venons d'avoir en juillet dernier un rapport aussi sénatoriales vous peut-être que vous ne savez pas parce qu'on nous avait pas répondu mais sur le rapport des fausses tech et quand il ya un marché public par ses par vos services franceagrimer dans un marché intra européen c'est à dire avec une entreprise polonaise on s'est aperçu quoi que les 10000 carcasse on était dans l'incapacité de dire si elle était polonaise néo zélandaise brésilienne ou même canadienne alors comment vous pouvez nous faire croire que demain avec le libre-échange avec 13 traités internationaux vous pourrez nous assurer la traçabilité de tous les biens je vous le demande sincèrement est-ce que c'est une fable où est ce que vous y croyez véritablement merci merci merci merci monsieur le député j'y crois fermement dans la mesure où les applaudissements la ont montré que monsieur le sénateur pardon que les applaudissements sur tous les bancs monsieur le sénateur ont montré que vous étiez tous favorables à cela mais je veux simplement vous dire qu'aujourd'hui il n'y a pas de traité de libre-échange qui sont signés et pourtant les questions que vous posez elles existent elles existent donc arrêtons de toujours faire peur le mercosur ne sera pas ratifiée vous le savez le ceta j'ai plutôt le sentiment qu'il devrait pas être ratifié dans cette assemblée j'ai à peu près compris cela j'en sais rien bon pas être grand clerc pour le voir bon mais alors mais ce dont vous parlez ça existe donc aujourd'hui et puis surtout c'est bon peut-être pas vous qui avez toujours été opposé au traité de libre échange donc vous avez mais je pense que sur les autres groupes les autres groupes ont plutôt été favorables au traité de libre échange mais autres exactement mais au traité du libre échange qu'ils puissent être régulés mais c'est la réalité quand même aujourd'hui tout le monde est content le ceta mais toute cette partie de l'hémicycle et pour les traités de libre échange c'est quand même une réalité donc les contrôles doivent se faire l'appel d'offres que vous évoquez sur les fausses tech vous savez très bien que c'est pas cela d'ailleurs on est en train de remonter l'ensemble de la de prédire la filière mais l'ensemble du système pour voir comment on peut passer de nouveaux appels d'offres c'est très bien que c'est pas le ministère de la culture qui a passé cela sur les sur les fausses tech et j'ai pas le temps de répondre mais simplement par rapport ce que disait tout à l'heure non par rapport à ce que l'état leur monsieur du plomb sur 3100 13 lots d'animaux vivants contrôle et 30 sont non conformes sur 30 1583 d'origine animale 315 sur 2721 d'aliments pour d'aliments pour animaux d'origine non animale car je pourrais continuer donc ce que nous avons nous par rapport à votre rapport c'est que nous vous vous dites vous est de l'ordre de 25% de produits non conformes nous nous et je suis désolé a qu'au décompte nous dans vos jeux et je me rappelle que vous n'avez toujours pas sous toujours pris pour qu'il se retire les rappeler la codecom monsieur karoutchi sauf que je peux vous dire que nous c'est 20 fois moins par rapport à vous donc peut être contrôlé les choses parce que les contre eux qui sont faits par les ministères de l'agriculture ce n'est pas 25 % mais c'est 1% merci monsieur le ministre monsieur guay pour une réplique merci monsieur le président monsieur minutes j'ai pas de problème que sur mon temps par vous répondez à mon collègue du plan je partage une chose avec lui c'est que vous êtes en train de construire une agriculture et une alimentation à deux vitesses il y aura ici la montée en gamme et ceux qui pressent le payer et de l'autre côté la majeure partie des gens qui devront acheter à manger au prix le plus bas et dans des conditions environnementales les plus sévères et en réalité vous n'avez pas répondu sur le fond parce que vous le savez la question la traçabilité vous pouvez pas la faire c'est impossible et en plus vous n'y mettez pas les moyens dans la question des contrôles donc c'est une fable qu'on est en train de rencontrer on ne fait pas peur c'est en réalité aujourd'hui déjà une réalité y compris dans le marché intra européen voilà la réalité si chers collègues la parole est à monsieur mais non ville pour l'europe les indépendants pour deux minutes comme monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues s'il ya bien un secteur où la france n'a pas à rougir d'être comparé à ses voisins c'est bien l'agriculture notre pays est de loin le premier producteur de l'union européenne entend tente pour la production végétale qu'animale nous devons sont largement l'allemagne et l'italie nos deux principaux compétiteurs européens l'image de l'agriculture française et de notre agréable agroalimentaire est excellente à l'étranger elle contribue au rayonnement international de notre pays notre feuille filière dégage depuis de plusieurs décennies des excédents qui soutiennent notre balance commerciale laquelle demeure malheureusement structurellement déficitaires comme l'aéronautique la chimie et le luxe la filière agricole agricole donne à la france de solides arguments à faire valoir sur la scène internationale cependant cette position se fragilise et la situation se dégrade dangereusement alors que nous étions encore troisième exportateur mondial il ya 15 ans nous avons rétrogradé à la 6e place ce recul s'articule en outre avec une une augmentation continue et significative des importations et notamment intra européennes à ce rythme la france pourrait connaître de donc son premier déficit commercial agricole en 2023 c'est parfaitement impensable il est urgent d'enrayer cette tendance à 20 avant que notre agriculture ne décroche pour de bon monsieur le ministre que comptez vous faire pour améliorer la compétitivité ne règle de notre agriculture et pour lutter contre les sur transposition de normes européennes et les mesures franco française qui freine notre compétitivité à quand un choc de compétitivité pour soulager nos agriculteurs et leur permettent de lutter à armes égales avec leurs homologues européens nos agriculteurs n'ont pas peur de la compétition mais ils veulent ils veulent pouvoir concourir avec les mêmes règles ou au moins avec des règles équitables merci chers collègues ministres merci me fait poser un monsieur le sénateur maintenant vili a aucune volonté du gouvernement de sûr transposer quoi que ce soit aucune volonté de mettre les boulets aux pieds des agriculteurs et de l'agriculture bien au contraire cessé de la libéraliser le plus possible vous voyez bien sûr tous ces sujets entre deux questions qui ce qui se suivent vous n'êtes vous êtes totalement dans une position opposée mais c'est bien normal ce que nous voulons faire de l'agriculture monsieur de les moyens fiscaux je l'évoqué je l'évoqué tout à l'heure avec la baisse des charges sans précédent pour les agriculteurs sans précédent les exonérations de co2 que l'on a remis en plus je vous le dis les parm de précaution le grand plus grand plan d'investissements et puis nous travaillons sur le pacte productif parce que pour répondre à laurent duplomb évidemment nous voyons bien que notre balance commerciale train de se dégrader et donc le président de la république nous a demandé de travailler sur la mise en place du pacte productif notamment pour les industries les entreprises agroalimentaires qui ont d'énormes problèmes et nos problèmes de recrutement et nos problèmes pour pouvoir lancer donc monsieur menonville n'est absolument pas la volonté de mettre des boulets aux pieds nous voulons que la compétitivité soit la plus forte possible nous travaillons l'échelle européenne afin que l'europe monte en gamme dans la même direction nous aurons fait un pas sur les travailleurs détachés il ya un an et demi tout le monde disait que ce serait pas possible il faut la deuxième étape des travailleurs détachés et puisque nous voulons évidemment c'est ne pas importer l'alimentation l'agriculture que nous ne voudrions pas produire en france c'est tout le travail que nous faisons dans les contrôles va en faire sur le sur le ceta nous avons fait l'année dernière 100 1000 contrôles alors ça va nous dit c'est beaucoup trop d'autres sait pas assez mais monsieur gates n'est pas là cent mille contrôle nous avons 100 personnes qui s'occupent de ces contrôles hélas rien que pour le brésil pour éviter que rentrer dans la danse en france des produits que nous ne voulons pas nous avons au budget cette année nous aurons 300 contrôleurs sanitaires supplémentaires 300 supplémentaires qu'on ne dise pas qu'on fait pas deux camps me dise pas qu'on fait pas de caen fait pas de contrôle mais voilà la compétitivité il y aura encore du temps pour qu'on arrive à ce qu'elle soit la plus équitable merci à l'échelle de l'union européenne merci monsieur le ministre la parole d'un même ferrat pour deux minutes merci monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues alors que la france était le second exportateur mondial de produits agricoles dans les années 90 elle se place aujourd'hui à la 6e place les parts de marché détenues dans le monde sont passibles de 7,7 en 2000 à 4,8 en 2015 ainsi la france affiche en disant le plus fort recul mondial or certains concurrents directs de la france européens maintiennent leur position tels que l'allemagne et les pays bas je n'évoque pas le ceta ou le mercosur je ne rappellerai pas les sur transposition des normes en france et les surcroît de charges et de contraintes administratives subi uniquement par les français je veux rappeler avec force le rôle primordial des consommateurs pour soutenir les agriculteurs éleveurs et viticulteurs français même si la désinformation va grandissante entre la ghriba chine et les approximations scientifique des journalistes en herbe les consommateurs doivent savoir que la france a la meilleure agricultures du monde indices de durabilité alimentaire a donné en 2018 la note de 76 cents sur 100 c'est à dire qu'elle est la numéro un mondiale monsieur le ministre pour la troisième année vous nous l'avez dit la ferme france produit les meilleurs produits agricoles informant les clients pour qu'ils les achètent j'ai par exemple signer la pétition européenne et originale afin de rendre obligatoire la mention d'origine sur les produits alimentaires enfin j'estime que les ca des produits étrangers qui ne respectent pas les normes environnementales ou sociales imposées à nos agriculteurs le libre accès à nos étals est une concurrence déloyale si on joue au même jeu mais pas avec les mêmes cartes la partie est perdue seulement ici il ne s'agit pas d'un jeu car tous les deux jours un paysan français se suicident informer éduquer avez-vous dit monsieur le ministre mais quelle stratégie au delà de l'enseignement agricole allez vous adopter pour faire connaître aux consommateurs la performance et la haute qualité d'agriculture françaises et enfin lui donner la place qu'elle mérite merci chers collègues machine ministre merci madame la sénatrice yeux votre question ressemble un peu à celle de madame ressent elle va beaucoup plus loin oui mais non mais non mais elle va beaucoup plus loin je dis donc d'abord par rapport ce que vous disiez sur les suicides est un film qui sera de sortir la bombe l'année dernière c'est plus de 300 agriculteurs qui se sont suicidés donc arrêtons de dire un jour sur deux ou je ne sais trop quoi nous sommes en train de travailler avec la msa sur cette situation c'est pas uniquement s'est pas uniquement pour des raisons agricole évidemment regarde tout cela mais moi ce que je veux non non moi ce que je veux sérieusement bas par rapport à d'autres les policiers autres mais nous travaillons beaucoup avec la msa nous avons un groupe un groupe qui est en place pour veiller à cela parce que ça ne peut pas être acceptable je l'avais dit car j'ai quand j'ai été nommé j'aurai réussi mon passage si quand j'arrête il y aura moins de suicides que quand j'ai démarré parce que le problème aujourd'hui c'est qu'il n'est plus acceptable que cette coupure entre le rural et l'urbain soit aussi forte et une des raisons par rapport une réponse à votre question que je partage 100% de tout ce que vous avez dit c'est de faire en sorte peut-être que les urbains arrête de considérer les ruraux comme cela arrête de traiter les paysans impose honneur de pollueur arrête de les montrer du doigt parce qu'à un moment ça sera irréversible et ça c'est un vrai sujet et ça ça doit tous nous interpeller c'est pas un problème de sensibilité politique ça doit tous nous nous interpeller enfin le travail que nous nous voulons faire sur l'étiquetage sur les l'origine des produits elle est absolument essentiel aujourd'hui nous avons besoin de mettre sur le marché des produits agricoles français qui sont achetés par les français parce que la concurrence si on regarde très objectivement certes il ya la concurrence mondiale mais notre première concurrence à 95 97 % c'est de la concurrence interne à l'union européenne le dumping social du dumping fiscal de la concurrence déloyale que vous appelez de dans vous appelez déloyale et à l'intérêt de l'union européenne donc le travail que nous devons faire c'est la montée des agricultures européennes parce qu'au niveau mondial je pense que nous pourrons y arriver nous ne voulons pas importer une agriculture qui ne vont pas produire en france au niveau européen nous avons cette montée à faire merci monsieur le ministre la parole est à monsieur raison pour l'europe et américain pour 2009 seul président monsieur le ministre ma question rejoint ce que vous venez de dire vous savez que l'hebdomadaire the economist est de renommée mondiale et nous a quand même classé pour la troisième année consécutive le modèle agricole et alimentaire le plus durable je souligne aussi qu'en matière d'utilisation de phyto à l'hectare nous sommes en neuvième position c'est-à-dire loin derrière l'allemagne l'italie des pays très connu et pendant ce temps le gouvernement votre gouvernement demande aux agriculteurs français de bouillir plus blanc que blanc en permanence et c'est aussi une des raisons du désarroi des agriculteurs parce que en effet les échanges sont principalement intra européen est ce que souhaitent les agriculteurs c'est que les distorsions de concurrence en dehors du sénat et des autres le échanges européens socio économiques soient limités donc ma question est simple monsieur le ministre que comptez vous faire pour que ces distorsions de concurrence inadmissible à l'intérieur même de l'europe continué de s'accentuer non seulement parce que certains pays prennent du retard mais parce que nous voulons bouillir plus blanc que blanc merci cher collègue monsieur le ministre je monsieur raison je ne peux pas être d'accord avec vous quand vous dites nous voulons bouillir plus blanc que blanc non je n'en mets je suis désolé monsieur le président bizet vous est propre vous êtes trop expérimenté en europe pour dire que ce n'est pas la réalité vous le savez très bien dans chaque conseil des ministres de l'agriculture depuis des années la volonté c'est d'arriver à faire monter tout le monde au même niveau qu'il n'y ait pas de distorsion quand nous parlons il ya encore quinze jours en finlande sous présidence finlande quand nous parlons de pesticides quand nous parlons de transition agro écologique que nous parlons de bien-être animal c'est tous les pays européens qui en parlent pourquoi parce que moi ce qui m'inquiète et pour prolonger la question même ferrat moi ce qui m'inquiète c'est la coupure qui pourraient définitive entre les citoyens ce qu'on appelle la société civile et le monde agricole et ça je le veux pas parce qu'il ya assez de paysans qui sont sortir d'un tracteur lorsqu ils dépendent et à ces paysans qui se font insulter parce qu'ils nous imposent au négoce et vous faire très attention dont je vous le disais tout à l'heure faut pas opposer compétitivité innovation recherche et transition écologique si nous faisons ça nous en sortirons pas donc nous ne voulons pas absolument pas bouillir plus blanc que blanc il n'y a pas un sujet en france il n'y a pas un sujet où nous voulons aller plus loin que les autres nous sommes en avance il faut garder cette fois garder cette avance la sortie du glyphosate au 1er janvier 2021 ça a été dit c'est une volonté toutes les filières d'ailleurs c'est écrit dans tous les contrats de filière mais le président de la république a très bien dû nous laisserons aucune filière sans solution l'allemagne vient de dire 2022 je crois l'autriche a dit 2021 vous savez très bien que tous les pays d'europe y compris les rôles les pays d'europe centrale et orientale vont s'orienter pour la sortie du glyphosate en 2023 mais c'est même pas ça le sujet le sujet ces sommes nous capables d'avoir une agriculture la plus durable du monde et y'a qu'une des clés français qu'ils ne savent pas une agriculture qui fasse dans le pays le lien est qu'ils ne fassent pas d'opposition c'est tout l'enjeu que nous avons à faire aujourd'hui j'essaie de de me battre la tue tous les jours nous ont tous le faire parce que si nous n'arrivons pas à faire comprendre nos concitoyens que notre agriculture c'est une des plus durables du monde si ce n'est la plus durable et notre alimentation elle est bonne soit vous en avoir des soucis pour arriver à faire en vivre ensemble entre la ville et les crampons merci monsieur le ministre monsieur raison merci monsieur le président nous sommes sûrement pas loin si loin que ça l'un de l'autre monsieur le ministre mais comment expliquer aux français que l'agriculture est la plus durable du monde pendant que tous les jours vous répéter qu'il faut changer de modèle agricole comment voulez-vous faire monter à notre niveau les principes de concurrence des autres pays européens si nous on monte plus vite que ne peuvent remonter c'est comme ça qu'on continue de créer d'accentuer les distorsions donc nous ne sommes pas forcément complètement en désaccord mais sur le discours oui mais sur les actions non merci chers collègues la parole est à madame jasmin pour le groupe socialiste pour deux minutes merci monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues l'agriculture française est en très grande difficulté mais il s'agit d'abord les difficultés rencontrées par des hommes et des femmes qui ont choisi de travailler dans ce domaine confronté aux normes européennes et aux contraintes environnementales au coût de la main d'oeuvre et du matériel à la concurrence déloyale des filières informelle sans aucun contrôle de la qualité des produits concernés aux difficultés de la traite de trésorerie à la lourdeur et contraignantes réalités administratives aux risques naturels majeurs aux maladies répétées et successives de nombreuses filières ovines volaille porcine qui ont aussi contribué à l'élimination intégrale de cheptel aux problèmes sanitaires qui en découlaient et au désespoir de beaucoup d'agriculteurs allant jusqu'à la faillite et quelquefois même au suicide de certains d'entre eux à cela s'ajoutent les pratiques récentes des végal entre la peur l'intimidation le métier d'agriculteur n'attire presque plus les conséquences de certaines pratiques ont des impacts sur notre santé et nous devons protéger nos concitoyens parce que nous ne pouvons plus accepter que ce soit les lobbys qui décide et oriente la pertinence de nos choix à cela s'ajoute pour les outre-mer il volonté de votre part de tout nettoyer en effet vous avez décidé d'éliminer l'odeadom l'opus du développement de l'économie agricole d outre-mer malgré les difficultés et le recul de notre agriculture monsieur le ministre quelles sont vos ambitions pour l'agriculture française en général et pour les outre-mer en particulier je vous remercie merci chers collègues ministres merci monsieur madame la sénatrice merci pour vos deux questions vous dit le métier d'agriculteur n'attire plus c'est vrai qu'il a été en difficulté là pas trop attirer nous sommes passé j'en suis très fier monde tous l'être après tout le travail que nous avons fait sur l' aventure du vivant à moins 4000 élèves inscrits dans les lycées agricoles par an à plus 500 cette année ça faisait dix ans que ça a baissé nous avons réduit la baisse arrêtez la baisse et ça ça recommence pas ce que nous voulons faire des primes au choix il faut nous en réjouir sur l'agriculture en outre-mer il ya une grosse volonté de ce gouvernement dans le développement de l'outre-mer et notamment de l'agriculture j'en fais encore un comité interministériel il est seul à quelques temps mais je ne veux pas éliminer le d adobe et je parle sous l'autorité de l'ancien ministre tout simplement de l'efficacité de l'agriculture en outre-mer il est absolument anormal que la vie que l'outre-mer ne soit pas quasiment dans beaucoup de filières en autosuffisance alimentaire alors qu'elle a tout pour réussir et moi ce que je veux c'est enlever des strates administratives et rajouter de l'efficacité politique et de développement agraire sur les dents tous les outre-mer et la volonté de ce gouvernement c'est de faire en sorte que les agences indépendantes entre guillemets de moins de 100 équivalents temps plein soit récupérée à l'intérieur des ministères ça sera le cas au niveau de franceagrimer et moi je veux redonner le pouvoir politique aux élus de ces des outre-mer je vais vous donner le pouvoir politique aux présidents de chambres d'agriculture les présidents de chambre et cultures d'outre-mer ne sont pas les exécutants de la politique nationale ce sont les pilotes de développement de la politique agricole en outre-mer et j'en ai parlé au président de la chambre de votre de votre de votre territoire et de vallons les dans cette direction aujourd'hui n'est pas possible que alors en parler d'autosuffisance alimentaire que l'outre-mer soit dans un tel état de dépendance avec l'ensemble des voisins il faut créer des filières animales en outre-mer il faut créer de vraies filières maraîchères et céréalières et à la possibilité ça donnera de l'emploi ça donnera de l'activité économique et ça permettra aux habitants d outre-mer de s'alimenter encore mieux qu'ils ne le font aujourd'hui je vous remercie merci monsieur mm jasmin pour epic monsieur monsieur le ministre je vous entends mais j'aurais souhaité vraiment que des efforts soient faits et que l'odeadom qui était une structure creux même qui travaillaient avec l'intégralité des filières qu'elle puisse poursuivre son travail merci chers collègues la parole est à monsieur luche pour deux minutes oui monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues mais l'occasion d'en parler précédemment mais je vais vous faire part d'un scoop notre agriculture française n'est pas concurrentiel en termes de prix nous sommes toujours plus cher que les autres pays en effet charge trop lourde coût de la main d'oeuvre prix des mises aux normes prix des carburants etc etc et pourtant pourtant s'il ya bien un domaine des cultures est compétitive sur la qualité de ses produits les normes françaises il est vrai souvent contraignante est sûr transposer assure la sécurité alimentaire et le respect des êtres vivants elles garantissent aussi disons le une agriculture à une moyenne de produits phytosanitaires qu'ailleurs alors il est plus que nécessaire de communiquer sur la qualité de nos produits et d'affichés et distinctement la provenance des aliments cela nécessite de clarifier l'étiquetage nous en avons parlé et cet étiquetage doit être lisible et transparent pour les consommateurs en particulier sur les produits transformés et ses vendeurs d'afficher la provenance française des aliments même les industriels même les industriels commencent à s'y mettre dans mon département monsieur le ministre nous avons accueilli la semaine dernière dans l'aveyron cela fait dix ans que nous sommes saisis du sujet que nous sommes sujets saisi du sujet blogo fabriqué en aveyron 2 le premier salon mais qui a été un véritable succès s'est tenu ce week-end pour qu'un produit soit estampillé fabriquer environ il faut au moins 50 % des matières premières proviennent de l'aviron de ce département ainsi les consommateurs savent qu'en achetant des produits avec ce logo ils sont sûrs de la provenance de leurs achats et par cette action d'achat ils soutiennent l'emploi des agriculteurs des producteurs et des transformateurs du département vous comprendrez monsieur le ministre que l'étiquetage des produits peut tout changer dans notre agriculture alors est ce que vous envisagez de faire évoluer les pratiques sur l'étiquetage des produits et surtout des produits transformés je vous remercie merci monsieur le ministre mais un merci monsieur le sénateur à traire à votre question on s'aperçoit je pense que nous avons tous le même objectif tous c'est que l'agriculture française demain soit se développe soit la meilleure possible elles permettent de rémunérer ces agriculteurs et d'avoir le plus en plus de deux jeunes qui s'installent parce que je sais pas sur une question sur l'installation enfin le vrai problème c'est qu'on va avoir un gros cent cinquante mille agriculteurs qui vont partir à la retraite dans les dix ans qui viennent et je suis pas sûr qu'on puisse les remplacer par 150 mille jeunes donc il faut il espérer l'année 2000 l'année 2018 a été l'année où il ya eu le plus d'installations plus d'installations plus de douze mille installations c'est bon signe mais est-ce que ça suffit et cela montre bien aussi qu'il ya plusieurs d'agriculture tout à l'heure en débattent et sur la montée en gamme ou pas est-ce que ça va être pour de l'alimentation à deux vitesses benno dans l'aveyron quand vous faites les signes de qualité quand faites vos propres signes de qualité les veaux de ces gars-là le roquefort et cbc de la montée en gamme qui va bien au fait de la vente directe vous exportez est tant mieux et puis à des secteurs pour lesquels on ne peut pas faire cela c'est aussi simple que ça et moi j'ai souvent tendance à dire il n'y a pas une agriculture française il y à des agriculteurs française il faut toutes les photos toutes les développer demain je vais au sommet de l'élevage à cournon quand on regarde tout le bassin allaitant là bas ils dont ils n'ont fait que de la montée en gamme et aujourd'hui ils ont leur propre marque et c'est par leurs propres marques qu'ils arrivent à exporter bien sûr qu'il souffre donc il faut à la fois la montée en gamme il faut à la fois les labels les signes de qualité il faut des marques spécifiques et parallèlement il faut que l'ensemble de l'agriculture plus se développer et c'est la raison pour laquelle je reviens à nouveau sur l'étiquetage ça me semble absolument essentiel vous vous n'allez même pas besoin en aveyron de l'étiquetage ça marche déjà comme cela mais ça sera un plus mais y'a plein de secteurs où il y en aura vraiment besoin et pour toutes les agricultures si on a vraiment un étiquetage clair alors je pense vraiment et on pense tous la même chose que ça permettra d'être plus performant sur le marché commercial merci monsieur le ministre la parole est à mme adam aurait ri cho pour deux minutes merci monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues l'article 44 de la loi pour l' équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine durable et accessible à tous précise et certain nombre d'interdictions en matière de consommation humaine ou animale or la production française est loin de satisfaire nos besoins alimentaires la puce que la production européenne d'ailleurs alors que chaque français consomme en moyenne 9 kg de pâtes par an nous importons massivement du blé dur vote du de semences adaptées et de surfaces agricoles dédiées un bled eut racheté par les industriels de l'agroalimentaire prioritairement au canada premier producteur de blé dur mondiale or vous n'êtes pas sans savoir sans ignorer que le blé dur canadienne est pulvérisé un l'herbicide pas la récolte de façon à être plus rapidement récolté c'est une pratique répandue chez nous mais très courante ou outre atlantique il en est de même pour les produits d'importation d'origine animale dont le nombre explose puisqu'on enregistre une progression de + 87 % en france depuis 2000 c'est pourquoi je vous serais reconnaissante monsieur le ministre de bien vouloir m'indiquer quelles dispositif aux frontières intra et extra européenne a été mise en place pour garantir au consommateur coke un résidu de produits chimiques et de substances interdites n'est présent dans ses produits alimentaires d'importation merci cher collègue monsieur le ministre merci j'ai posé à madame là la sénatrice je les dis je crois tout à l'heure aux sénateurs montaugé je pense l'union européenne est très clair l'union européenne n'accepte pas l'importation de produits qui ne sont pas aux standards et aux normes de l'union européenne c'est tout le travail que nous devons mener pour être sûrs que nous arrivons à le aller à le faire et vous avez raison de dire qu'aujourd'hui nous importons trop de l'extérieur et là encore je me permets de le dire à ceux qui posaient des questions tout à l'heure là il s'agit pas de traiter du libre échange ne s'agit pas d'accords commerciaux ça se passe aujourd'hui ça se passe depuis des années or tous traités et or tout traité de libre échange c'est pour ça que parfois c'est parce que vous avez fait mais il faut savoir un peu raison garder et poser des choses nous travaillons dans deux directions la première direction nous avons vraiment l'intention de mettre en place un vrai plan protéines végétales français et européens à faire d'avoir notre afin d'arriver à notre autosuffisance protéines protéinique en france et en europe c'est absolument indispensable au niveau européen c'est en train de prendre nous n'avons pas encore de majorité affirmé mais je pense que nous allons y arriver par contre en france nous le décidons et au début du mois prochain je pense au nom du gouvernement je lancerai ce plan pratique et indispensable plutôt que d'importer du tourteau américains ou je ne sais trop tourteaux de soja autant nous mêmes et quand je dis il faut changer tout à l'heure michel raison m'interroger là dessus il faut changer notre agriculture mais il faut la changer pour peut-être faire autre chose et si nous arrivons à plus avoir de protéines végétales et ben ça ira dans le même sens et dans le bon sens de notre autosuffisance et puis sur votre question principale sur le blé dur que je connais par coeur évidemment aujourd'hui à beaucoup de nos concitoyens qui mange des pâtes il mange des pâtes qui sont produites avec du blé dur peut-être du blé dur qui vient d'ailleurs et du blé dur qui viennent avec des cas était traité différemment donc là c'est l'aspect qui doit primer c'est l'aspect santé c'est les contrôles que j'évoquais tout à l'heure monsieur guay avait posé la question sans bill contrôles sont faits par an 100 milles ce qui apparaît à certains me disent mais faut arrêter et a beaucoup trop 5000 contrôler son fait et nous veillons à ce que ce soit aux standards européens de ce point trop pour deux minutes président monsieur le ministre mes chers collègues monsieur mini je suis inquiet voire très inquiet du devenir de notre culture et de nos jeunes agriculteurs nous parlons aujourd'hui du marché international si d'autres pays maintient sa place de premier producteur agricole dans l'union européenne avec une prédominance dans les marchés des céréales est bien évidemment celui du vin il ne cesse de perdre néanmoins des parts de marché sur le commerce alimentaire mondial que ce soit pour l'élevage où les céréales concernant notre position internationale nous sommes nous étions deuxième exportateur aujourd'hui nous sommes au cinquième rang au niveau mondial au niveau européen nous étions premiers rangs maintenant au troisième monsieur le ministre comment avons nous pu laisser notre agriculture emprunter cette pente descendante les raisons nous les connaissons en partie une surabondance de normes réglementaires et administratives européenne et franco française un trop plein de charges qui pèsent sur la compétitivité mais je pense surtout que depuis 2011 les gouvernements successifs ont tout simplement lâché l'agriculture aujourd'hui nos agriculteurs ne me demande pas l'aumône mais des prix rémunérateurs or nous sommes dans un système de prix mondialisé avec des contraintes nationalisées et européaniser qui non seulement ne permet pas de tirer profit de la qualité et la traçabilité de nos produits mais surtout de répondre à leurs attentes en termes de prix monsieur le ministre nous devons sortir de notre dépendance au marché de chicago qui fait la pluie et le beau temps et qui fait le prix mondial notamment pour les céréales avec son lot de faits news qui tire les prix vers le bas auxquels s'ajoutent évidemment les difficultés est lié à l'embargo de la france vis-à-vis de la russie pour cela il faut que la france exige la mise en place d'un marché boursier en europe destinées aux productions de qualité correspondant aux normes pour un marché mondial de qualité monsieur le ministre pouvait vous êtes porteur d'un tel projet sinon quelles sont vos propositions permettant à notre inculture de reconquérir sa place sur les marchés internationaux merci monsieur le ministre merci monsieur le président monsieur le questeur point trop je partage la volonté de faire en sorte que la france et l'europe soit les premiers mais ses euronext ou simplement aujourd'hui la france reste encore le premier producteur et exportateur de céréales en europe nous sommes toujours le premier est ce que notre avance est toujours aussi importante non elle ne l'est pas en vue de la chance je le disais tout à l'heure quand 2018 nous ayons eu un excédent et c'est parti pour des raisons conjoncturelles ans dans les pays arabes et au maghreb et là ça nous a fait plus 1,5 milliard d'euros de balance supplémentaires mais si je regarde la courbe hormis cet aspect là c'est tellement différent mais nous sommes encore le premier 60 % de notre production est exportée et on sait très bien vous l'avez dit que sur la référence sur le marché de chicago c'est parce que c'est parce que la meilleure solution aujourd'hui autre avion sur le marché de la mer noire et je pense que l'union européenne plus la mer noire est supérieure au marché aux transactions qui se font à chicago vous avez raison c'est là là bas c'est intéressant sur le volume nous ne sommes plus intéressés sur les prix donc notre souhait le souhait de la france la stratégie que nous avons avec les filières évidemment avec lesquels nous parlons régulièrement ses deux plus travailler sur l'aspect européen et sur l'aspect euronext nous n'avons pas à rougir de ce que nous faisons nous ne sommes pas dans la dépendance commerciale avec chicago avec les pays de l'outre-atlantique nous n'avons rien à commander nous aident pour être compétitif vous avez évoqué à plusieurs reprises les autres les boulets aux pieds les normes les difficultés que nous avons je ne l'aimé estime pas mais aujourd'hui sur ce marché là seuls marchés de céréales nous restons le premier en europe et premier exportateur et nous avons la possibilité si nous mettons oui mais je suis d'accord avec vous s'il mettant plus en avant ce qui se passe au niveau d'euronext entre la france l'europe et la bernoise je pense que nous avons la possibilité encore pendant de nombreuses années à être elle plutôt en haut merci monsieur le ministre monsieur opère pour deux minutes monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues la multiplication des accords de libre-échange touchant les produits agricoles inquiète tous nos concitoyens les termes de ces accords somme semble conduire notre agriculture dans une situation inextricable où l'on réplique ray hors des frontières de l'union européenne un principe de libre circulation sans les garde-fous que la construction européenne vise précis précisément à garantir nous tremblons à l'idée d'ouvrir notre table à des pays qui sous tous les points sensibles pour la compétitivité de nos producteurs et pour la qualité de l'alimentation de nos concitoyens promettre trop systématiquement de considérables risque sans les outils de maîtrise que nous nous efforçons avec tant de difficultés à construire en europe jusqu alors monsieur le ministre pour expliquer que l'on peut que l'on ne peut souhaiter exporté en refusant d'importer c'est un peu caricatural nous nous refusons un cadre où nous devrions importer beaucoup plus pour exporter seulement un peu plus et voir ainsi s'accentuer le déclin de notre excédent commercial nous refusons également des d'accord qui ne serait pas assorti de garanties effectives quant aux engagements sanitaires et phytosanitaires qui comporte et je me bornerai monsieur le ministre à faire de demande la première sur la réalisation par l'union européen d'un audit sérieux sur les contrôles sanitaires aux frontières réalisés par les états membres en lieu et place de l'habituel collection de fiches pays proposés par l'office alimentaire et vétérinaire européen tout à fait un susceptibles de fonder une appréciation sur la qualité des contrôles du moins faut-il l'espérer car aux pays bas on recense 25 douaniers pour contrôler les flux commerciaux de plus de 160 milliards de dollars quels sont donc les gages de sérieux de ce contrôle de deuxième demande que face à la considérable derrag dégradation de la position de la france sur le marché national de des produits agricoles le gouvernement s'attache à mettre en place le plus rapidement possible une stratégie complète de reconquête de nos sion le premier ministre a indiqué vous avoir demandé de mandater franceagrimer à l'effet d'établir un diagnostic fin sur ce point pouvez-vous nous pouvez vous monsieur le ministre en ce sens nous indiquer selon quelles modalités vous entendez nous associer la représentation parlementaire à cette étape nécessaire à la reconquête de notre rang merci chers collègues monsieur le ministre président monsieur le le sénateur d'abord je reviens ce que j'ai dit à plusieurs reprises cet après midi mais les accords de libre échange ne sont pas aujourd'hui en place et la distorsion elles existent avec les étrangers pas pour tous il ya des filières qui ne se plaignent absolument pas filière vins et spiritueux par exemple ne se plaint pas toute la partie fromage et les ne se plaint absolument pas de ce qui se passe les échanges entre le canada et la france union européenne évidemment mais le secteur du boeuf s'en plaint beaucoup ils ont raison de s'en plaindre et on vient d'avoir ses craintes mais je suis d'accord avec vous quand vous dites il est hors de question de daim portée beaucoup plus pour importer pour exporter simplement un peu plus c'est pas la position de ce gouvernement nous voulons importer le moins possible et exporter le plus possible mais nous ne pouvons pas fermer nos frontières d'un côté et vouloir qu'elle soit ouverte de l'autre donc sur les deux sujets que vous avez posé sur le c'est à votre première question la réponse est oui votre demande et j'allais dire est exaucé puisque pour le ceta les contrôles se font non plus pays par pays mais à l'échelle européenne c'est absolument indispensable parce qu'on a des petits et des petits amis qui parfois peuvent jouer un drôle de jeu aussi donc c'est pour ça que nous allons regarder et c'est l'union européenne qui va faire qui est la base pour les contrôles et c'est plus est à part par état mais sur le deuxième sujet sur le diagnostic nous sommes prêts à y travailler dès que nous serons un peu plus haut point par rapport à la proposition qui avait été faite dans sa déclaration de politique générale du premier ministre évidemment nous reviendrons vers le parlement vers l'assemblée nationale et le et le sénat mais aujourd'hui nous avons vraiment besoin de tirer tous dans la même direction la volonté que nous avons c'est une agriculture plus compétitive une agriculture qui rémunère ses agriculteurs une pac on n'en a pas parlé cet après midi mais enfin beaucoup de choses vont dépendre de la pac que nous voulons beaucoup plus forte encore qu'elle ne l'est aujourd'hui est beaucoup plus simple et puis une inculture qui exportent nous avons tous la volonté d'aller dans cette direction pour conclure le débat la parole est à madame sophie primas pour l'europe les républicains pour cinq minutes [Applaudissements] merci beaucoup monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues la passion qui a animé l'ensemble des discours entendus cet après midi constitue la preuve de l'importance du débat que nous venons d'avoir les tendances de fond qui bouleversent notre agriculture justifiait sur laurent duplomb un rapport tirant la sonnette d'alarmé permettez moi donc de remercier l'ensemble du groupe d'études agriculture et alimentation du sénat et son président laurent duplomb pour avoir relevé ce défi ce cri d'alarmé a été entendue dans nos campagnes pas un déplacement pas un échange avec les agriculteurs sur le terrain sans que ce rapport soit mentionné en réalité il traduit une inquiétude profonde du monde agricole edgard pisani permettez moi de regarder dans le rétroviseur monsieur le ministre ministre de l'agriculture sous charles de gaulle aurait-il pu imaginer que la france ne serait plus le premier exportateur agricole européen christian bonnet sous valéry giscard d'estaing michel rocard pendant les septennats de françois mitterrand aurait-il pu seulement croire que la france connaîtrait un déficit commercial agricole avec ses voisins européens et quand jacques chirac nous invitait à manger des pommes la france n'importait pas comme c'est le cas aujourd'hui la moitié de ses fruits et légumes cette dégradation rapide de nos positions agricoles sur les marchés mondiaux est aujourd'hui une réalité c'est un drame pour nos agriculteurs bien sûr qu'il faut rappeler qui pour pardon pour qui il faut rappeler tirent 25% de leurs revenus des exportations françaises c'est d'ailleurs peut-être l'un des malentendus de la loi et galim résoudre le problème du revenu de l'agriculteur en ciblant uniquement les ventes opérées par la grande distribution c'est un peu court aurait dit cyrano notre agriculture a besoin d'excellence et de compétitivité pour exporter plus largement cette dégradation est surtout dommageable pour la france et une fille née contradictoires aux demandes sociétales comment peut-on assurer la sécurité sanitaire de nos concitoyens en ayant un recours à des importations dont je confirme que nous ne pouvons contrôler avec certitude la conformité non pas aux normes de qualité mais aux normes de production qui sont les nôtres comment peut-on s'engager résolument en faveur d'une politique environnementale ambitieuse et se satisfaire de l'explosion du transport en cargo de denrées traité parfois avec des molécules non autorisée en france alors de conclure ce débat je me félicite que nous partagions tous quels que soient nos étiquettes politiques ces inquiétudes monsieur le ministre vous êtes conscient de la situation et je vous remercie de vous êtes plier à cet exercice en répondant à nos questions si diverses toutefois monsieur le ministre il faut que paroles et actes soient convergent malgré la sympathique vous inspirez je voudrais rappeler quelques éléments dans la signature à marche forcée des accords de libre-échange certes commencé sous d'autres mandats ou l'agriculture française et à chaque fois la variable d'ajustement de l'union européenne vous allez accroître la part des importations dans la consommation des français le ceta ne pose pas de problèmes de qualité des produits qui nous sont importés il pose un problème de concurrence de modèles de production et d'incohérence entre ce que nous demandons à nos agriculteurs est ce que nous acceptons des agriculteurs venus du canada alors ce n'est pas tout parce qu'avec ce qui s'apparente à une nouvelle renationalisation de la pac vous allez également accentué les concurrences déloyales au sein même de l'union européenne avec la réduction du budget de la pac au niveau historiquement bas vous semblez considérer que l'indépendance alimentaire de la france n'est pas suffisamment stratégique alors même que pour les autres grandes et à l'est on voit augmenter leur budget agricole dans ces dernières années non monsieur le ministre nous ne pouvons plus à faiblir ni le revenu des agriculteurs ni leurs capacités d'investissement il est urgent de réagir en favorisant les exportations c'est une voie est donc en érigeant la compétitivité de notre agriculture au rang de priorité nationale nous sommes un grand pays agricole et le moment que nous vivons est stratégique mes chers collègues l'agriculture est à la convergence des grands défis auxquels nous devons collectivement faire face elle est la plus performante du monde en termes de qualité sanitaire nutritionnels en termes d'innovation elle peut répondre aux enjeux de transition en génie énergétique elle peut répondre aux enjeux d'une économie toujours plus circulaire elle peut répondre aux enjeux d'une économie durable et surtout ces domaines nous pourrons avoir une agricultrice une agriculture exportatrice de nos produits et de nos savoir-faire et enfin elle répond aux enjeux de fractures territoriales qui sont au coeur de nos problématiques locales en france la meilleure façon de réaliser ses rêves disait paul eluard est de se réveiller alors mes chers collègues monsieur le ministre collectivement réveillons nous voilà pour ce débat sur l'agriculture qui s'est tenue la semaine dernière au sénat que nous diffusons aujourd'hui alors que les agriculteurs sont dans la rue pour pousser un véritable cri de détresse notamment protester contre les accords de libre échange que sont le ceta ou encore le mercosur à venir le ceta pose un problème de concurrence de modèles de production et d'incohérence entre ce que nous demandons à nos agriculteurs est ce que nous acceptons des agriculteurs venus du canada a d'ailleurs déclaré la semaine dernière sophie primas la présidente de la commission des affaires économiques elle s'est fait l'écho des inquiétudes des agriculteurs vous pouvez toujours voir et revoir toutes les séances où notre site publicsenat.fr très bonne journée sur les chaînes parlementaires [Musique] à
Laurent Duplomb