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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 22 décembre 2019 26 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Au Niger, point presse du Président Emmanuel Macron et du Président Mahamadou Issoufou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:01RelanceRéponse partielle

    Qu'entendez-vous par "en tirer les conséquences" concernant le Mali et le Burkina Faso ?

  • 11:01OuverteRéponse directe

    Plus de Barkhane, ça veut dire quoi ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Le G5 Sahel a-t-il une position commune sur l'invitation à Pau ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Acceptez-vous toutes les propositions du G5 Sahel pour lever les ambiguïtés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Mahamadou IssoufouFait
    « la Cedeao a décidé la montée en puissance de sa force en attente qui sera, dès qu'elle sera prête, aux côtés des armées du Sahel »
  • 3:00Mahamadou IssoufouChiffre
    « Nous avons perdu, le 10 décembre dernier, 71 de nos soldats. »
  • 4:00Mahamadou IssoufouChiffre
    « la France a perdu 13 de ses soldats »
  • 5:01Emmanuel MacronFait
    « Il nous faut en reclarifier le cadre, les termes et en redéfinir plus clairement les objectifs. »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « Il nous faudra aussi déterminer les actions politiques qui sont à conduire par chacun »
  • 8:01Mahamadou IssoufouChiffre
    « Dans certains pays comme le Niger, c'est 19% des ressources budgétaires que nous engageons dans le combat contre le terrorisme. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-Bien, merci. Monsieur le Président... je voudrais commencer par... saluer votre présence, aujourd'hui, ici, au Niger.

Dans nos traditions, rendre visite...

à ceux qui sont... dans le deuil est l'acte... le plus apprécié.

Et c'est pour cela que... la visite que vous nous rendez aujourd'hui va directement au coeur des Nigériens.

Et cette visite... confirme aussi votre engagement à nos côtés dans la guerre contre le terrorisme.

Cette guerre dans laquelle des hommes meurent des 2 côtés, de tous les côtés. Il y a de cela quelques semaines, la France a perdu 13 de ses soldats. Et nous, nous avons perdu, le 10 décembre dernier, 71 de nos soldats.

Et le sacrifice... de ces soldats... et le sacrifice de toutes les victimes civiles et militaires du terrorisme, ce sacrifice ne doit pas être vain.

Et c'est pour cela que nous sommes déterminés à poursuivre la lutte jusqu'à la victoire finale, jusqu'à vaincre le terrorisme. A notre niveau, nous essayons de renforcer les capacités de nos forces de sécurité, leur capacité opérationnelle, leur capacité de renseignement. Ca, c'est au niveau national.

Au niveau régional, nous essayons de renforcer les capacités de la force conjointe du G5 Sahel, et également les capacités de la force mixte multinationale qui se bat contre Boko Haram dans le bassin du lac Tchad. Nous essayons également de mobiliser la solidarité à l'échelle de la Cedeao. Pas plus tard qu'hier, à l'occasion de son sommet, c'est un 6e sommet ordinaire, la Cedeao a décidé la montée en puissance de sa force en attente qui sera, dès qu'elle sera prête, aux côtés des armées du Sahel, aux côtés des forces conjointes pour mener ensemble cette guerre contre l'ennemi commun.

Pour pouvoir vaincre le terrorisme, dans le Sahel, dans le bassin du lac Tchad, il faudra qu'on renforce nos alliances. Qu'on renforce nos alliances, notamment avec la France et avec les autres pays amis. Et je voudrais, vraiment, monsieur le Président, vous remercier pour tout ce que vous faites.

Pour mobiliser l'opinion européenne sur cette guerre que nous menons ici, au Sahel. Et surtout que, malheureusement, certains pensent peut-être que ce qui se passe ici, au Sahel, ne les concerne pas en Europe. Quelqu'un a dit, je vous le disais tout à l'heure : "Qui tient l'Afrique tient l'Europe." Si le terrorisme arrive à tenir le Sahel, ça sera non pas... au Sahel que les Européens auront à faire la guerre, les Européens auront à faire l guerre sur le sol européen, sur le territoire européen, plus tard.

Donc c'est le moment, je crois, de mobiliser toutes les forces mobilisables pour faire face à l'ennemi commun. Et je sais aussi le rôle que vous jouez pour nous aider à ce que la force conjointe du G5 Sahel soit mise sur le chapitre 7 de la charte des Nations unies. Nous allons continuer le plaidoyer également pour cela, comme nous allons continuer le plaidoyer également pour que la Minusma puisse avoir un mandat plus offensif.

Je sais que c'est difficile. Mais nous n'allons pas baisser les bras. Nous allons continuer ce combat-là.

Alors nous allons vaincre l'ennemi parce que nous allons mieux nous organiser, nous allons mieux coordonner nos actions. Nous allons mieux coordonner les forces nationales, les forces conjointes et les forces alliées, et en particulier la force Barkhane qui se bat à nos côtés, ce pour quoi je vous remercie infiniment. Je voudrais, enfin, vous transmettre, monsieur le Président, les remerciements de toutes les familles des victimes, de ceux qui sont tombés, en particulier ces soldats, ces 71 soldats, qui sont tombés sur le champ d'honneur.

Leurs familles m'ont demandé de vous transmettre tous leurs remerciements. Et je vous transmets également les remerciements de l'ensemble du peuple nigérien pour vous être déplacé, pour vous incliner sur les tombes de nos soldats disparus et pour tout ce que vous faites à nos côtés pour lutter contre le terrorisme, qui constitue une menace grave pour l'avenir de nos peuples non seulement sur le plan politique, mais également sur le plan économique. Parce que le terrorisme peut brider le développement économique de nos pays et compromettre de manière générale la sécurité, non seulement dans le Sahel, mais dans l'ensemble du continent africain.

Monsieur le Président, encore une nouvelle fois, merci beaucoup pour votre visite. Merci pour votre solidarité à l'endroit du peuple nigérien. Merci beaucoup.

Merci. -E. Macron : Merci.

Merci, monsieur le Président. Merci, président Issoufou, pour vos mots et pour votre accueil. Je tenais, en effet, aujourd'hui, à venir m'incliner devant les dépouilles de vos soldats tombés le 10 décembre dernier à Inates, témoigner le respect que nous leur devons, notre solidarité pour leurs familles, comme pour vos armées et pour toute la nation.

Pour nos soldats, ce sont des frères d'arme qui se battent côte à côte contre le terrorisme dans votre pays et dans toute la région. Et donc je voulais vous dire, et j'avais eu l'occasion de vous le dire directement le soir même, combien le 10 décembre dernier à Inates, ce qui est arrivé... aux armées nigériennes nous a touchés.

Et nous sommes dans la douleur à vos côtés comme vous l'avez été lorsque nous-mêmes, nous avons été frappés. Et je vous remercie d'avoir, ici, reconvoqué la mémoire de nos 13 soldats tombés il y a quelques semaines. Monsieur le Président, rendre ici l'hommage que nous devons à nos morts, c'est reconnaître aussi l'importance d'un combat commun, la force de celui-ci, et comme vous venez de le faire, la détermination commune qui est la nôtre.

Nous avons eu l'occasion de nous entretenir un instant, et nous allons poursuivre dans quelques instants sur le plan plus opérationnel car les semaines qui viennent sont absolument décisives pour le combat que nous menons contre le terrorisme. Nous avons eu des victoires. Encore récemment, encore ces dernières heures.

Et nous continuerons d'en avoir. Mais nous sommes à un tournant de cette guerre. Il nous faut en reclarifier le cadre, les termes et en redéfinir plus clairement les objectifs.

C'est l'ambition du sommet que nous tiendrons ensemble à Pau le 13 janvier prochain avec l'ensemble des chefs d'Etat du Sahel aux côtés de la France. Il nous faudra d'abord définir le cadre politique dans lequel nous intervenons, celui sans lequel rien n'est possible, car les Etats, les peuples sont souverains dans le Sahel. Et quoique attaqués, quoique menacés, il est indispensable que les peuples souverains, que chacun de leur dirigeant rappelle leur souhait, leur volonté, leur détermination.

Vous l'avez fait avec beaucoup de force. Et j'ai eu l'occasion de rendre hommage, pas plus tard qu'hier, à Abidjan, à vos déclarations. Vous l'avez fait avec beaucoup de force, vous-même, comme le parti présidentiel, en expliquant pourquoi la France était là.

Et en expliquant que c'était à votre demande expresse et pour protéger le peuple nigérien et parce que c'est aussi pour protéger, vous l'avez très bien dit, dans la durée, non seulement la région, mais l'Europe et le reste du continent. Il est indispensable que tout le monde ait la même clarté et que donc le cadre politique de notre intervention soit défini. Nous aurons aussi à Pau à fixer avec clarté d'une part, les modalités plus précises de notre lutte contre le terrorisme en reclarifiant la définition y compris territoriale et politique de l'ennemi.

Il nous faudra ensuite donner plus de force à nos opérations, justement, de formation, d'entraînement, d'équipement. Et donc de renforcement des capacités des armées du Sahel. Il nous faudra aussi déterminer les actions politiques qui sont à conduire par chacun car ce qu'on peut gagner sur le terrain, sur le plan militaire est parfois fragilisé par des discussions politiques qui ne se tiennent pas ou des actions administratives qui n'avancent pas assez vite.

Et nous aurons aussi à réaffirmer nos objectifs en matière de développement. Nous l'avons ensemble lancé il y a un peu plus de 2 ans. C'était à Bamako.

L'Alliance pour le Sahel est cette structure. Elle avance bien. Elle est de plus en plus efficace.

Elle permet de conduire sur le terrain des opérations indispensables. Mais il nous faudra, là, aussi, l'articuler avec cette redéfinition. Le sommet du 13 janvier prochain sera celui d'une.... sera le sommet d'une clarification, d'une accélération et d'une structuration de notre action commune contre le terrorisme.

C'est pourquoi les échanges que nous avons eus aujourd'hui étaient à mes yeux indispensables et me rendent confiant, car j'ai vu en vous la même détermination et, je crois, une clarté, une volonté d'avancer plus vite et plus fort que nous partageons. Voilà, monsieur le Président, ce que je voulais dire. Et en cette fin d'année, permettez-moi d'adresser à tout votre peuple la solidarité et l'amitié du peuple français dans les douleurs, les peines, comme dans les moments plus joyeux.

Nous sommes là, aujourd'hui, pour nous incliner devant vos martyrs. Nous serons là demain pour célébrer les victoires. Merci, monsieur le président. (Propos inaudibles) -Merci.

Merci, Excellence. Nous allons, cette fois-ci, permettre à la presse française et à la presse nigérienne de poser des questions. Et étant donné le temps qui est imparti, on va prendre une question pour la France et une question pour le Niger.

Nous commençons par Cyril Graziani de Radio France. -Bonsoir, messieurs les présidents. Vous venez de citer en exemple, monsieur le président Macron, vous venez de citer en exemple le président Issoufou.

En revanche, vous ne semblez pas porter le même jugement concernant d'autres pays de la région, à savoir le Mali et le Burkina Faso. Hier, vous expliquiez que vous pourriez en tirer les conséquences à Abidjan. Vous expliquiez ça dans votre discours.

Qu'est-ce que ça signifie concrètement, "en tirer les conséquences" ? Et puis j'ai une question pour le président Issoufou. Dans votre interview cette semaine à RFI, vous expliquiez que vous souhaitiez plus de Barkhane.

Plus de Barkhane, ça veut dire quoi ? Merci à vous. (Propos inaudibles) -Bien.

Je vous remercie. Effectivement, je l'ai dit. Et je l'ai confirmé, d'ailleurs tout à l'heure, dans mon introduction liminaire.

Nous voulons plus de Barkhane. Nous voulons plus d'alliés. Parce que l'ennemi que nous combattons nécessite une coalition la plus large possible pour qu'il soit vaincu.

On a vu ailleurs comment des coalitions ont été mises en place, en Irak, en Syrie, contre l'Etat islamique, en Afghanistan, également, contre le terrorisme. Nous nous disons : "Il faut que la communauté internationale soit plus solidaire "vis-à-vis de notre combat, "ici, au Sahel contre le terrorisme." Comme j'ai coutume de le dire, la sécurité est un bien public mondial.

Donc le combat que nous menons ici, au Sahel, nous le menons aussi pour l'Europe, nous le menons aussi pour le monde. Je disais tout à l'heure que si les Européens ne s'engageaient pas davantage à nos côtés dans cette lutte, ils auront à faire cette guerre sur leur territoire. Donc mieux vaut qu'ils le fassent ici, au Sahel.

Il faut endiguer le terrorisme ici, au Sahel, plutôt que d'avoir à faire la guerre sur le sol européen. Donc nous voulons plus d'alliés, nous voulons plus d'engagement des forces européennes, des forces américaines, des forces de tous les alliés qui peuvent nous aider à endiguer cette menace qui est réellement une menace mondiale. Ce qui se passe ici, au Sahel, l'issue de cette guerre ici, au Sahel, aura des conséquences en Europe, non seulement parce que la guerre pourra être portée en Europe, sur le sol européen même, mais aussi parce que la guerre contre le terrorisme va créer des problèmes au plan économique, des problèmes de croissance, va brider la croissance denos économies, va empêcher à nos Etats de créer des emplois pour nos jeunes.

Je disais au Président, tout à l'heure, que nous avons 10 millions de jeunes Africains qui arrivent sur le marché du travail chaque année. Ils seront 30 millions en 2040, 2050. Si ces jeunes n'ont pas d'emploi, ils iront alimenter la migration clandestine et ils iront effectivement en Europe.

Donc ce qui se passe ici aura des conséquences sur l'avenir de l'Europe. Et j'invite les Européens à se mettre aux côtés de la France, aux côtés de Barkhane pour que nous puissions engager ensemble cette lutte contre cet ennemi commun. Donc nous voulons plus d'alliés.

Nous voulons plus de Barkhane. C'est ça que j'ai voulu dire, effectivement, dans mon interview. Merci beaucoup. -Je ne suis pas là pour stigmatiser tel ou tel.

Je constate que partout, dans la région, des mouvements d'opposition, des groupes dénoncent la présence française comme une présence impérialiste ou néocoloniale et ont tendance à considérer que dès qu'une difficulté est observée sur le terrain, ce serait la faute de la France. Le président Issoufou, comme le parti présidentiel, ont très clairement rappelé dans quel cadre la France intervenait. Celui d'une demande expresse de l'Etat nigérien et donc de celles et ceux qui portent la souveraineté du peuple nigérien et qui considèrent qu'ils ont besoin du soutien de la France, comme vient de le dire le Président dans le cadre de l'opération Barkhane.

J'attends la même clarté de tous les dirigeants. La même clarté. Je vois, en effet, dans trop de pays, prospérer, sans condamnation politique claire, des sentiments antifrançais.

Je ne peux pas accepter d'envoyer nos soldats sur le terrain dans des pays où cette demande n'est pas clairement assumée et où ils interviennent dans un cadre qui ne correspond pas à la dignité que nous leur devons. Dans ce contexte, soyons clairs, si l'opération Serval a eu un cadre juridique, politique extrêmement clair au moment de l'attaque, assumé par l'Etat malien comme la Cedeao, aujourd'hui, l'opération Barkhane a une forme d'ambiguïté. Et donc il est nécessaire que les 5 Etats du Sahel clarifient politiquement, avec la France, le cadre politique de ce que nous conduisons militairement pour être beaucoup plus efficaces et lever toutes les ambiguïtés qui, aujourd'hui, prospèrent.

Ensuite, je partage totalement ce que vient de dire le président Issoufou : je considère que nous avons besoin dans ce contexte, et ces clarifications étant faites, de renforcer à la fois les moyens et la coordination. Mais à l'inverse, là où la présence française et internationale n'est pas assumée, je le dis très clairement : nous en tirerons les conséquences parce que nous parlons d'Etats souverains. Si un Etat souverain de la région dit : "Moi, je n'ai pas besoin de la France "ou de la présence internationale sur le plan militaire, "ou je ne la souhaite pas", nous n'avons pas à y être.

Il y a la guerre parce qu'il y a le terrorisme, mais ce sont des Etats souverains. On se doit de respecter la souveraineté des Etats du Sahel. C'est ça, ce que je dis.

Et donc la souveraineté, elle s'exerce en s'exprimant clairement et en tirant de part et d'autre les conséquences. J'ai ici un partenaire souverain qui, souverainement, au nom de son peuple, a dit, pour protéger les Nigériens : "Je souhaite plus de Barkhane." Il y aura Barkhane et nous continuerons à travailler encore plus ensemble. -Merci, Excellence.

Prochaine question, Amadou Issoufou de l'ORTM. -Excellence, bonsoir. Le 13 janvier prochain, les chefs d'Etat du G5 Sahel vont participer, à Pau, à la rencontre, sur l'invitation du président Macron.

Est-ce qu'au niveau du G5 Sahel, vous avez une position commune sur cette invitation ? La seconde question est adressée au président Macron. Est-ce que vous êtes disposé à accepter toutes les propositions des présidents du G5 Sahel pour lever toute ambiguïté ? -Bien.

Merci. Bien sûr, en ce qui concerne le G5 Sahel qui a tenu son sommet il y a quelques jours, ici, même à Niamey, nous avons décidé d'aller à cette rencontre du 13 janvier à Pau. Avec, là, également, des positions très claires.

Ces positions, c'est que... tous les Etats du G5 Sahel souhaitent davantage d'alliances pour faire face à l'ennemi commun.

Je pense qu'on aura à le confirmer à Pau. Parce que la menace du terrorisme est une menace planétaire. Nous sommes tous convaincus que cette menace planétaire nécessite une riposte à l'échelle de la planète.

Donc nous allons, je crois, définir... harmoniser nos positions avec notre principal allié, la France... pour lever toutes les ambiguïtés, pour lever toutes les incertitudes, parce que pour se battre efficacement, ensemble, il faut qu'on se fasse confiance.

Et s'il n'y a pas de confiance, bien sûr, cela va, malheureusement, avoir des conséquences fâcheuses sur l'efficacité de notre lutte. Il faut qu'on ait des objectifs communs, que ces objectifs soient clairs pour tout le monde et acceptés par tout le monde. Je pense que la rencontre de Pau aura cet objectif-là.

Et je n'ai aucun doute sur la réussite de cette rencontre, monsieur le Président, parce que nos peuples ne doivent pas continuer à supporter tout seuls le poids de la guerre. Dans certains pays comme le Niger, c'est 19% des ressources budgétaires que nous engageons dans le combat contre le terrorisme. Je sais que la France, qui est engagée à nos côtés, emploie également beaucoup de ressources.

Et je pense qu'à Pau, nous lancerons un appel à la solidarité internationale. Il ne faut pas que le Sahel et la France soient seuls dans ce combat-là, afin qu'on puisse mettre en place la coalition internationale la plus large possible contre ce fléau, ici, dans le Sahel. Je suis très optimiste quant aux conclusions qui seront tirées de cette rencontre de Pau à laquelle... tous les chefs d'Etat participeront.

Merci. -Le président Issoufou vient de dire quelques-unes des convictions établies et partagées entre les 5 chefs d'Etat qui se sont donc réunis à Niamey. Et j'y souscris pleinement.

Je crois d'abord qu'il y a un sentiment partagé d'urgence, d'urgence à agir, à améliorer notre dispositif et à clarifier, comme je le disais, le cadre politique. Cette urgence, d'ailleurs, je dois reconnaître que le président Issoufou l'a tôt exprimée. Lorsque nous avions eu l'occasion, au mois d'octobre, à Lyon, d'échanger, en marge de la Conférence pour la reconstitution du Fonds mondial, le président Issoufou m'avait dit avec beaucoup de force qu'il voyait les conditions se dégrader sur le terrain et le sentiment qu'il avait d'une accélération indispensable.

A cette accélération, nous avons ajouté la clarification que j'évoquais tout à l'heure car il apparaît que nous sommes aujourd'hui entravés par un cadre qui n'est pas suffisamment clair, qui, de ce fait, brouille, parfois, notre coordination, surtout pour des sujets qui sont très transfrontaliers et conduit à manquer d'efficacité parce qu'une part de la solution, en accompagnement du militaire, est aussi politique. Je serai donc, pour ma part, à Pau, à l'écoute de ces propositions et de ces positions pour avancer plus vite et plus fort. Je souhaite, comme je l'ai dit, que nous puissions clarifier le cadre politique.

Et je souhaite qu'ensemble, nous puissions définir, de manière beaucoup plus claire, les objectifs... militaires, en matière de lutte contre le terrorisme, comme de capacité, politiques et de développement que nous nous assignons pour les 6, 12 et 18 prochains mois.

Je crois qu'on a besoin d'avoir des objectifs à 6 mois, des objectifs à 1 an, des objectifs à 18 mois. Et donc on doit réussir à se donner ces objectifs, à concentrer nos moyens, à mieux les coordonner pour pouvoir ainsi, à la fois vis-à-vis non seulement de nos armées, mais de nos opinions publiques, des représentants du peuple qui ont à juger de notre action, scander celle-ci de manière beaucoup plus lisible, mais aussi avoir un impact beaucoup plus fort face à l'ennemi. -Merci, Excellence.

Nos confrères ont été très malins. Ils ont posé 2 questions par personne, mais vous avez répondu. Merci à vous d'avoir répondu à toutes ces questions. (Propos inaudibles)

Au Niger, point presse du Président Emmanuel Macron et du Président Mahamadou Issoufou — Emmanuel Macron · Pourquijevote