Attaque dans une mosquée : Des réactions politiques mais pas d’union nationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et avec nous pour ce club des territoires à street de Vilaine. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes product et animatrice de l'émission Sens politique sur France Culture et bonjour Ivrea. Bonjour. Comme chaque lundi, IFR directeur adjoint de la rédaction du Figaro.
On parlera ensemble de l'attaque de la mosquée de la Grandcombe dans le département du gare avec beaucoup de réactions politiques mais pas d'unanimité autour de la lutte contre l'islamophobie. Et puis euh comment lutter contre les déserts médicaux mais sans déclencher la colère des médecins puisque ces derniers sont en grève aujourd'hui et demain contre une contre une proposition de loi qui prévoit de remettre en cause leur liberté d'installation. Mais d'abord on parlera du budget Stéphane et des nouvelles économies annoncées par le gouvernement. 40 milliards d'euros qu'il faut trouver.
Le ministre la ministre des comptes publics dit qu'on pourrait économiser 2 à 3 milliards d'euros en supprimant ou en fusionnant un/ers des agences des opérateurs de l'État. Un chiffre qui laisse dubitatif les sénateurs qui travaillent sur le sujet. Mais d'abord, on va voir l'actualité dans nos régions où il est aussi question euh de rigueur budgétaire, dirons-nous.
Et oui, puisque dans ce contexte de coupe budgétaire, plusieurs secteurs voient leur subvention diminuer et c'est le cas de la culture dans la région des pays de la Loire. Un reportage de Clémentine Louise. C'est un budget qui risque de leur faire perdre l'équilibre.
Ici au M, cet établissement d'apprentissage et de représentation de cirque perd sa subvention régionale de 100000 €. C'est quand même quelque peu surréaliste qu'un partenaire de plus de 20 ans vous informe d'une coupe drastique de 100000 €. Si on voulait abîmer et saccager, on ferait pas autrement.
Voté en décembre dernier, le budget régional des pays de la Loire pour 2025 est allégé de 82 millions d'euros, soit deux fois plus que ce que demandait à l'époque le gouvernement Barnier. Résultat, les budgets alloués à la culture sont amputés à hauteur de 70 %. Tout le monde a dû trouver les économies dans un temps record.
Nous avons dû renoncer en fait à des pans mais encore une fois beaucoup plus larges et beaucoup plus vastes que ceux de la culture parce que nous n'avons plus les moyens des ambitions passé. Plusieurs secteurs sont touchés par ces coupes budgétaires avec en premier lieu les mobilités et l'enseignement secondaires. Mais le secteur de la culture a fait beaucoup réagir, notamment suite aux déclarations de la présidente de région Christelle Morané qui parlait d'un secteur shooté à la dépense publique.
Le mot shooter est fort mais c'est hélas ce à quoi la France est habituée au-delà du domaine culturel. Je crois qu'aujourd'hui, il faut sortir de cette de cette de ce mirage qui tendrait à croire que plus il y a de production, toute expression artistique confondue, plus le secteur culturel s'emporte bien, que parfois il vaut mieux privilégier la qualité à la quantité. Le directeur du plongeoir dénonce une décision quasiment idéologique.
Pour l'établissement, 100000 € en moins, c'est une perte de 3 % de son budget de fonctionnement. Si ça semble minime, les répercussions sont conséquentes. C'est entre 4 et 5 spectacles qui vont qui vont disparaître de l'offre.
C'est environ une quinzaine de représentations qui vont être en moins sur la sur la saison. En réduisant sa programmation, l'établissement encaisse moins d'entrées et donc moins d'argent et contribue malgré lui à précariser des compagnies indépendantes qui auront moins de dates de représentation. Alors pour faire face à ces coupes budgétaires, la région pays de la Loire a invité les acteurs culturels à mettre en place des actions pour renflouer leur caisse.
Il s'agit effectivement de compter d'une part sur le bénévolat. Il s'agit de compter sur la mutualisation des postes, notamment sur un poste qui serait en lien avec la recherche de fonds de messena. Et il y a inévitablement la diversification de ces recettes avec des recettes de billetterie beaucoup plus élaborées qui pourraient en fait euh comment dire se conjuguer à des recettes de produits dérivés.
Ça pour être la création de T bag desco alors on le fait déjà hein évidemment donc on fait des produits dérivés on achète un suite entre 20 et 25 € on va le revendre entre 30 et 35 € donc je vous avoue que 100000 € avec 5 € de marche par suite ça va faire du suite à vendre. Alors le bénévola, je vous avoue qu'on l'avait pas encore sorti mais je je peux en parler éventuellement aux 30 salariés qui font chez nous entre 39h et 42h semaine pour leur demander si le bénévolat éventuellement ça leur ça leur irait. C'est signe aussi de l'indifférence de de ces personnes pour le secteur culturel et en tout cas de sa méconnaissance.
La région pays de la Loire n'est pas une exception. En Auvergneur Ronalpe, ces 5 millions d'euros qui seront retirés du budget de la culture cette année. Voilà pour ce reportage de Clémentine Louise Astrid.
La culture secteur sacrifié dans ce contexte actuel de coupe budgétaire. Oui, sauf que je crois que Christelle Moran la présidente de la région Pays de la Loire a décidé en fait de couper toutes les subventions. C'està-dire que il y a aussi des entreprises, il y a aussi des syndicats, il y a aussi c'est très symbolique, très brutal aussi hein comme façon de faire, mais elle le justifie et l'assume pleinement.
Je pense qu'il y a aussi une différence par rapport au à la région de l'ancienne région de Laurent Voquetier, c'est que elle n'a pas choisi selon l'idéologie ou les idées. Elle elle a vraiment décidé de réduire tout d'un coup. C'est vrai qu'on a pas l'habitude de voir ça en France.
Son argument c'est de dire la région était un guichet, nous on veut faire des projets. Mais c'est vrai que pour toutes ces compagnies là et pour la culture en général, c'est souvent le la première le premier domaine qui est sacrifié quand il y a des des économies. Et c'est triste parce qu'en fait on ne pense pas à la suite, on ne pense pas à comment on remplace ça, comment on va financer la culture dans les territoires.
Est-ce qu'il y a il une vision politique quand même dans ces économies car la présidente de la région pays de la Loire Christelle Moran parle de secteurs qui sont shootés à la dépense publique. Oui. Mais alors pour avoir un peu étudié le sujet et puis avoir l'avoir pas mal interrogé sur ce sur ces coupes budgétaires, alors c'est vrai que faire des économie en France, ça relève de l'exploit pour que ça marche et pour et pour que chacun soit à peu près d'accord.
Ce qu'elle dit c'est que elle a coupé 10 % du budget mais pas uniquement sur la culture et sur le sport, sur l'ensemble des activités qui sont financées par le conseil régional. première chose et 2è chose elle s'est attachée à euh ne couper que des dépenses de fonctionnement. Aucune dépense dit-elle de euh d'investissement ou d'innovation.
Donc ça c'est quand même aussi quelque chose qui est important et qu'il faut souligner. Après euh si vous voulez euh bon en rentrant dans les détails, c'est sûr que ceux qui sont je dirais la les victimes d'une certaine façon des coupes, bah ils peuvent pas être contents. C'est c'est toujours c'est toujours pareil.
Alors, c'est vrai que ces ces ces ces ces coupes budgétaires ont pu être un peu violente ou assumé ou alors surtout reçu comme violente et que on aimerait justement bah qu'en France il y ait un peu cette technique qui a été mise au point dans les pays scandinaves et au Canada aussi au niveau national d'ailleurs dans ces pays-là où et bien on réunit tout le monde et on décide des secteurs prioritaires où l'argent public doit être investi et ça me paraît tout à fait essentiel. C'est comme ça qu'on réussira peut-être un jour en France à faire des des économies euh parce que sinon bah ça sera toujours mal vécu. Et d'ailleurs au niveau national, le gouvernement de François Baot essae de mettre les forces politiques d'accord sur éventuelle économie pour le prochain budget puisque Stéphane et bien le gouvernement veut trouver pour l'an prochain 40 milliards d'euros.
Alors beaucoup de pistes ont été évoquées pour y arriver mais la ministre hier a fait une annonce. la ministre des comptes publics Améline Monchalin sur les agences et les opérateurs de l'État. Tout à fait.
Comme le demandaient plusieurs parlementaires de droite, le gouvernement veut réduire le nombre d'agences et opérateurs de l'État d'ici la fin de l'année. Écoutez Amélie Monchalin. Je vous annonce que nous allons d'ici à la fin de l'année proposer dans le budget que un/ers des agences et des opérateurs qui ne sont pas des universités soient fusionné ou supprimé. fusionner ou supprimer que nous réduisions notre complexité.
Alors des suppressions ou des fusions, combien est-ce que le gouvernement espère récupérer ? Entre 2 et 3 milliards d'euros, prévoit Amélie Moncharlin. Mais la Somme fait ticket au Sénat où une commission d'enquête sur se penche justement sur l'émission de ces fameuses agences et opérateurs de l'État.
La rapporteur de la commission, la sénatrice Christine Lavarde me confiaill hier ne pas savoir comment la ministre obtient ce résultat. Écoutez, une des explications avancées par Abeline Monchalin. Ça veut dire qu'on va faire des économies effectivement de fonctionnement.
Ça veut dire qu'on va effectivement rapprocher des équipes. Donc il y aura effectivement moins d'emploi public à la clé. Vous savez aujourd'hui on a 180000 personnes qui travaillent dans les agences et les opérateurs.
C'està dire plus que de gendarmes dans le pays. Ces 1800 personnes, elles ont toutes un métier, elles ont un rôle, elles ont une mission. Notre rôle nous c'est de considérer là aussi que les choses ne sont pas immuables.
Donc c'est en faisant des économies sur le personnel de ces agences qu'on va arriver à ces deux 3 milliards d'euros. Et bien selon Christine Lavarde, c'est impossible tout simplement. Si on supprime ou on fusionne juste les coquilles, ça ne se voit pas.
On parle plutôt en millions d'euros me dit-elle. Selon la sénatrice. Pour obtenir 2 à 3 milliards d'euros d'économie, ça veut dire qu'on doit toucher aux missions des agences et donc supprimer des politiques publiques alors lesquelles ?
Et bien la ministre n'en a pas parlé d'autant que ces économies ne seraient pas du tout immédiates. Prenons par exemple l'ADM, l'agence de la transition écologique. Christine Lavarde explique que même si on la supprime cette année, il y a encore 1 milliard d'euros d'engagement pris pour les années à venir.
Donc que l'État devra payer et que des agents devront superviser. Elle dit aussi que les licenciements des agents avec des conttats privés comme c'est le cas à LAADEM et bien ça coûte de l'argent, ce n'est pas neutre. Bref, il faudra donc attendre des propositions plus précises de la part du gouvernement pour comprendre exactement comment les agences peuvent faire économiser de à 3 milliards d'euros au budget de l'État.
Merci Stéphane pour ces explications. Astrid, on voit là la technique est un petit peu différente de celle dont on parlait dans la région des pays de la Loire. Le gouvernement ici essae de gratter euh quelques millions quelques milliards d'euros dans les dans les agences ou sur des crédits ministériels.
Je trouve que cette annonce a tout d'un effet d'annonce. C'est-à-dire que on a beaucoup entendu des ministres nous dire attention on va simplifier, on va supprimer. J'ai hâte de voir quoi.
Et je trouve que sur la méthode ça pose quand même un vrai problème. C'est moi, je préférerais des ministres qui travaillent d'abord en sous main, en coulisse et qui voi exactement combien ça va rapporter à quel poste on supprime, quelle agence on fusionne et ensuite qu'il annonce au français. Là, je trouve qu'il y a quelque chose de très populiste.
C'est la mode, c'est la tronçonneuse. Allons-y, supprimons toutes les agences. C'est vrai qu'il y a du gras hein dans les dans l'État.
Nous, on le voit tous les jours. Bery, je pense que il y a beaucoup de très très haut fonctionnaires qui ne vont jamais sur le terrain, qui prennent des décisions très très pénibles pour tous les gens sur le terrain comme on le voyait sur votre reportage, mais ça se fait pas comme ça en 2 mois quoi. Donc, j'ajoute que je trouve que sur les agences qui sont citées, je suis pas sûr que ce soit celles qui faillent supprimer en priorité dans un monde de réchauffement de dérèglement climatique.
Laadem, c'est une agence qui nous donne énormément de données, moi qui me sert beaucoup dans mon travail au quotidien. l'agence bio euh je ne connais pas mais enfin ça me sonne ça me sonne quand même comme quelque chose de intéressant dans la période. En revanche, c'est vrai qu'il y a des comités thodule.
Moi je prends toujours l'exemple de France Stratégie. Je n'ai jamais compris à quoi servait France Stratégie. J'ai jamais lu un de leurs rapports.
Quand on va sur leur site aujourd'hui, ils vous disent "On on a remplacé le commissariat au plan." Bah pas du tout. Le commissariat au plan existe toujours.
Il y a tellement de choses à faire pour rénover l'État. En réalité, il y a il y a par exemple la la numérisation. Je pense que on le voit, il y a plein de ministres qui arrivent très volontaires dans des administrations et qui vous disent "Ah, je vais faire une super appli, je vais je vais rendre plus efficace" et qui se retrouve avec sans sans offenser les fonctionnaires mais avec des des des vieilles machines qui ne marchent plus du tout qui c'est qui ét marché peut-être au temps du général de Gaulle, mais qui sont pas du tout adapté à la période.
C'est là où à mon avis il faut qu'on rénove et qu'on rende plus efficace. Yve avec cette annonce de suppression, de fusion de certaines agences publiques, on est dans le début d'une réforme structurelle de l'État ou ce sont des petites annonces ? Non, c'est les c'est c'est une espèce de serpent de mer qui existe depuis d'ailleurs le général de Gaulle.
Vous savez que le le la formule comité théodule, c'est le général de Gaulle qui l'a utilisé dans les années 60. Donc on vit avec ça. C'est le serpent de mer.
À chaque fois tous les gouvernements nous annoncent qu'ils vont simplifier, qu' vont D'accord. il y a nécessité de simplifier parce que c'est vrai que la France est assez championne de la normalisation euh de de la complexification de des missions de service public. Il y a probablement effectivement euh du du gras à faire tomber.
Mais encore une fois, il faudrait que ça soit tout ça ça soit analysé, que ça soit réfléchi. Ça c'est vrai que sur l'environnement certes, c'est un sujet très important et c'est un sujet qui aujourd'hui euh comment intéresse tout le monde, mais il y a un nombre d'agences incalculables, il y en a certainement beaucoup trop et certaines qui ne font jamais rien. Mais est-ce que c'est ça qui fera faire des économies ?
On nen sait rien parce qu'effectivement derrière chaque agence, c'est comme une niche fiscale. Ça c'est exactement le même sujet. cha a vous avez non pas un chien qui mais vous avez des salariés qui et bien vont vous raconter que ils sont utiles et ça bon c'est bien difficile effectivement de faire la part des choses.
Allez on va revenir sur l'attaque de la mosquée de la GrandCombe dans le département du gare qui une attaque au couteau qui a tué un fidèle musulman, Aboubakar Sissé. Euh beaucoup de réactions politiques hier, mais pas d'unanimité sur la qualification des faits de cette attaque islamophobe. Des policiers étaient mobilisés dans le gare tout le weekend pour trouver l'auteur du meurtre d'Abouakar Sissé.
Ce jeune homme assassiné dans une mosquée sur fond de racisme. Un acte qualifié d'ignomini islamophobe par le Premier ministre François Bairou quand Emmanuel Macron a publié sur X le message suivant. Le racisme et la haine en raison de la religion n'auront jamais leur place en France.
La liberté de culte est intangible. De son côté, le ministre de l'intérieur s'est rendu sur place ce dimanche auprès des enquêteurs et des autorités locales. On ne connaît pas encore les mobiles.
Le procureur de la République nous indiquera que il ne néglige aucune piste. Bien sûr que la piste d'un acte antimusulman n'est pas du tout négligé. Bien au contraire.
Invité du grand jury, ce dimanche, Manuel Vals a confié son regard concernant ce meurtre dans le gare en prenant du recul par rapport à son premier ministre. Est-ce que vous parlez d'islamophobie ? Non, je ne parle jamais d'islamophobie.
C'est un terme qui a été inventé il y a bien longtemps. C'est le terme employé par François Baou hier. Et ben, je n'aurais pas employé.
Même du côté du Rassemblement national et de Julien Audou chez nos confrères de France II. En revanche, une partie de la gauche a appelé un rassemblement contre l'islamophobie dimanche après-midi. Plusieurs membres de la France insoumise étaient présents en place de la République à Paris et Jean-Luc Mélenchon n'a pu retenir son émotion.
Dans notre pays, une ambiance, un climat islamophobe a été entretenu, cultivé des mois durants et chacun jusqu'au plus officiel s'est senti autorisé à faire des déclarations dont sans doute peut-être il ne mesurait pas toute la portée et toute la violence. Actuellement mené par le procureur de la République d'Alè, l'avocat de la famille de la victime demande que le parquet national antiterroriste se saisisse de l'enquête. Astrid, revenons sur les réactions politiques autour de ce drame.
On le voit euh de la même manière que quand on parle de lutte contre l'antiémitisme. Là euh dans la lutte contre l'islamophobie, il n'y a pas d'union nationale sur ce sujet. Non, on voit qu'il y a une sorte de malaise, de gêne.
Euh je pense qu'il y a l'image aussi de ce que vivent au quotidien beaucoup de nos compatriotes musulmans. He je crois que les derniers chiffres disent que un français musulman sur deux a connu une discrimination ou connaît une discrimination dans sa vie. Le fait qu'il y ait une bataille de vocabulaire, je trouve ça très indécent en fait dans la période vu ce qui vient de se passer.
Euh et ça montre qu'il y a encore des bah soit des gens qui veulent pas comprendre ce que ce que ce qui se passe et ce que certains vivent et là on en arrive quand même jusqu'à l'assassinat ou le meurtre. Euh soit que voilà on ne connaît pas, on ignore, on on ne on ne se fréquente plus en fait. Moi, c'est ça qui m'inquiète beaucoup dans dans la période qu'on vit et qu'il faut absolument dater en fait aux attentats de 2015 he c'est ça qui a qui a accentué la la fracture.
Euh les les voilà, je pense que je me souviens de ce livre qui est sorti l'année dernière, je je qui m'avait beaucoup frappé qui disait "La France, tu l'aimes et tu la quittes de français très intégrés, l'élite en fait araboom-musulmane qui quittait la France en disant "On supporte plus la suspicion." Donc voilà, je sais que là en ce moment il y a quand même des textes qui vont sans doute voir le jour. Aurore Berger travaille sur le sujet, ministre des de la lutte contre les discriminations.
Mais très clairement, il y a quelque chose qu'on veut pas regarder en face en fait sur ce sujet là dans le pays. Oui. Est-ce que vous êtes d'accord ?
Il y a une une sorte de fracture insinueuse sur cette question d'islamophobie en France ? Oui. Non mais il y a effectivement de la haine d'ailleurs qui est communautaire dans tous les domaines enfin dans tous les domaines pour chacune des religions.
Il y a une espèce de de de de climat délétaire dans le pays mais qui est instrumentalisé par tous les partis politiques, y compris par monsieur Mélenchon et sur l'islamophobie qui qui qui utilise ce vecteur pour faire son commerce. électoral et sur l'islamophobie qui sur l'islamophobie qui instrumentalise côté politique qui instrumentalise mais il y a une partie de l'instrumentalisation qui est faite par monsieur Mélenchon et et il y a aussi de la part de bah des autorités des de certains partis qui refusent de voir la réalité c'est vrai à droite effectivement ça ça ça paraît tout à fait manifeste. Alors en plus là, il y a eu je dirais un décalage dans la visite du ministre de l'intérieur qui est effectivement tout à fait malheureux quand on sait que jours il est allé très vite à Nant le jeudi où là il y avait aucun caractère apparemment d'ordre religieux.
Euh le vendredi ce fidèle musulman est sauvagement poignardé. Au début, il y a aussi l'enquête qui n'est pas tout à fait claire. On se demande si c'est pas un règlement de compte à l'intérieur de la mosquée, ce qui explique peut-être le fait que monsieur Rotaillot ne soit pas allé sur place.
Après, il y a eu les obsèques du pape. Monsieur Rota était à Rome. Bah voilà, ça a pris du temps ça.
Et là, les paroles les les les paroles se sont dédiées euh difficilement et euh tardivement, y compris à gauche. Je n'ai rien entendu moi vendredi, je n'ai rien entendu samedi. Donc vous voyez, il y a il faut moi je me méfie de l'instrumentalisation qui est faite de ce de ce drame qui est absolument terrible et qui correspond effectivement à bah une haine antimusulmane qui est manifeste dans ce pays.
Allez, on finit par évoquer le problème des déserts médicaux et les médecins qui sont en grève aujourd'hui et demain pour protester contre une proposition de loi qui est censée lutter contre les déserts médicaux et qui prévoit de remettre en cause la liberté d'installation des médecins. On va voir que le gouvernement lui propose une autre solution. Aurélien Romano.
Les médecins dans la rue, une image que l'on devrait revoir demain. Les médecins se mettent en grève dès aujourd'hui contre une proposition de loi qui vise à interdire l'installation des médecins dans les zones déjà fortement pourvues. L'article voté le 2 avril à l'Assemblée nationale est issue des travaux de députés de gauche qu'il n'est pas soutenu par le gouvernement qui se dit opposé à ce coup d'arrêt à la liberté d'installation. pour la proposition de loi garot sur la régulation, la coerition.
Suis je suis contre, je peux pas dire mieux. Je suis contre. En déplacement sur le sujet des déserts médicaux, vendredi, le Premier ministre préfère avancer une autre proposition basée sur l'incitation demander de jours par mois au médecin.
Et si chaque médecin se mobilise en solidarité, ne serait-ce que un ou deux jours par mois, parfois quelques jours seulement par an, alors nous apporterons une solution originale et puissante. Le temps que le nombre les quelques années qu'il faut attendre pour que le nombre de soignants formés augmente. Dans la même déclaration, François Baou avertit que si cette mesure ne fonctionne pas, un jour ou l'autre la liberté d'installation des médecins sera remise en question.
Selon le baromètre 2025 de la Fédération hospitalière, plus de 2 tiers des Français avoir renoncé au moins à un acte de soin ces cinq dernières années. Astrid de Vilene. Faire travailler à chaque médecin de jours par mois dans un désert médical, est-ce que c'est je cite une solution originale et puissante comme le dit François Baou ?
Je sais pas mais c'est vrai que déjà la France entière est un désert médical y compris ici à Paris. On le voit tous les jours. Il faut parfois 10 jours pour aller chez son médecin traitant, son médecin généraliste.
J'ajoute qu'il y a beaucoup de Français qui n'ont pas de de médecin traitant. Enfin je si si la solution de François Baïou pour la santé dans le pays, c'est de demander à des médecins qui ont qui on sont déjà débordés d'aller de jours on ne sait pas comment, on ne sait pas où, on ne sait pas où ils seront logés. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Je trouve que ça sent l'improvisation totale. C'est c'est pas à la hauteur en fait. Je trouve que le décalage c'est ce que c'est ce que les Français en fait détestent.
C'està-dire le décalage entre les mots, c'est la dernière chance pour notre système de santé et les actes que tous les Français qui attendent désespérément d'avoir un médecin ou je me souviens audessus de ces bus de gynéco qui qui étaient dans la ruralité. Enfin, c'est le problème de la santé en France, il est bien plus profond que que ce que cette thématique là. Après, il y a un vrai sujet sur les les médecins libéraux aujourd'hui qui ne veulent pas forcément aller s'installer dans des zones dépeuplées mais comme plein de gens.
Je crois qu'il faudrait en fait, c'est toujours la même chose, c'est arrêter de regarder par le tout petit bout de la lorniette dès qu'on a un problème qui se pose et dézoomer. Et quand on dézoome, qu'est-ce qu'on voit ? On voit un pays magnifique mais dépeuplé et on voit des grandes villes très pénibles à vivre parce que notamment Paris parce que il y a beaucoup trop de monde.
Donc le responsable politique s'il prend un peu de hauteur, s'il est pas à la petite semaine en train de faire des annonces pour boucher toutes les les trous et les rustines, il regarde ce qui se passe et il se dit il faut réussir à désengorger et à repeupler et à dynamiser en fait les petites villes, les villes moyennes, les centre-villes qui n'attendent que ça. Et là les il y aura pas besoin de proposition de loi garot et les médecins iront tranquillement s'installer à Angoulem et à Lanon. C'est un plan global qu'il faut mettre en œuvre.
Ivre et ce qu'il faut ivre est-ce qu'il faut remettre en cause la liberté d'installation des médecins, ce principe de la médecine libéral pour et bien les autoriser à exercer dans certains territoires. Si vous faites ça, vous allez à l'encontre de ce pourquoi beaucoup d'étudiants font pratiquent ce métier, font des études en vue de faire de la médecine. Il y a l'amour de la médecine, mais il y a l'amour aussi d'être une profession libérale qui l'est de moins en moins pour des raisons qu'on sait. parce que vous pratiquez aussi en hôpital et puis que vous avez des contraintes, mais c'est c'est antinomique avec la vocation de ce métier, je dirais.
Donc, vous allez décourager un nombre incalculable de jeunes qui veulent faire médecine, qui veulent faire des études de médecine. Déjà, ce sont des études qui sont très longues, qui qui bah coûtent cher par définition parce que vous gagnez pas votre vie assez très rapidement. Donc j'ai peur que ça euh ça affaiblisse encore notre réseau de médecin euh sur le territoire.
Donc ça c'est ce qui est sûr, c'est que la proposition faite par le Premier ministre est une proposition pour le moins baroque qui à mon avis ne résoudra rien et qui n'existera jamais. Qu'est-ce que vous voulez qu'un médecin qui exerce dans un endroit donné aille s'exiler pendant 2 jours ou comment ? Avec quel matériel ? parce que par définition quand vous êtes médecin, bah il faut que vous ayez du matériel avec vous euh et puis et puis des et puis ça va ça va mettre en concurrence avec éventuellement des médecins locaux.
Enfin, c'est une source à mon avis d'ennui qui serait qui serait terrible. Une usine à gaz. Allez, on va finir en regardant ce qu'il y a dans nos quotidiens régionaux. [Musique] Alors Stéphane, on commence cette revue de presse avec l'émotion à la Grandcombe après le meurtre d'un fidèle à la mosquée vendredi.
Uni face à la barbarie, titre midi libre, la foule qui a rendu hommage à Abouakar Sissé, 22 ans, compté plus de 2000 personnes. En tête du cortège son frère qui témoigne Abouakar si c'est était gentil, il respectait tout le monde, dit-il. Dans les colonnes du quotidien, le recteur de la mosquée de Nî pousse aussi un coup de gueule contre une marche blanche, je cite, organisé par des élus qui tente de récupérer ce drame sans concertation avec la communauté musulmane, mais un coup de gueule surtout contre la réaction de l'État.
Un deux poids de mesure, dénonce Abdallah Zekri. Autre témoignage dans le Parisien, celui du cousin d'Abouakar Sissé. Comme les avocats de la victime, il demande que le parquet antiterroriste soit saisi de l'affaire.
Abou Bakar pour nous a été victime d'un attentat terroriste affirme-t-il. Le suspect s'est rendu à la police hier soir, il était en Italie. Alors l'autre sujet à la une, on en parlait à l'instant, c'est la greffe des médecins aujourd'hui.
Oui. Pourquoi les futurs médecins font grve ? S'interroge le courrier Picard.
Comme ni ce matin ou l'Union, la presse décortique les raisons de cette colère. Alors d'abord, il y a une loi transpartisane portée par le socialiste Guillaume Garot à l'Assemblée. Le texte prévoit notamment de soumettre à l'installation des médecins une autorisation des agences régionales de santé pour lutter contre les déserts médicaux.
Pourtant la proposition a été désavouée par François Bairou, on en parlait. Mais pas de quoi calmer la grogne. Nous ne sommes pas responsables des déserts médicaux martel une interne du Sudamien dans le courrier Picard.
L'autre profession en colère cette semaine, ce sont les boulangers. Oui. Interdit de travailler le 1er mai à cause d'un flou juridique.
Pour y remédier, les sénateurs centristes Hervé Marseille et Annique Billon ont déposé une proposition de loi pour assouplir le droit du travail ce weekend. Une proposition soutenue par le gouvernement. Mais le texte ne pourra pas être voté avant ce jeudi 1er mai.
Les boulangers devront donc attendre l'année prochaine pour être certains de pouvoir ouvrir le jour de la fête des travailleurs sans risque de poursuite. Et puis Stéphane, on termine cette revue de presse par du football avec la victoire de l'Olympique de Marseille qui permet aux Olympiens de récupérer la deuxè place de la Ligue 1. Une victoire 4 buts à 1 contre Brest hier soir puissance 4 titre la Provence.
Une victoire permise par un amingueri très en forme qui a mis trois buts dont un superbe retourné acrobatique. Trois points de plus pour l'OM qui se laisse un peu d'air avant de jouer contre Lille qui est à deux points derrière. Un match pour la 2è place de la Ligue 1.
Ce sera donc dimanche prochain. Voilà quand il y a une victoire d'Olem, ça fait toujours la une de la Provence. Merci beaucoup Stéphane et bravo hein pour cette première dans la matinale.
Merci à tous les deux d'avoir participé à ce club YV. On va regarder la une du Figaro qui est sur la succession du pape François. Après François, l'église attend son nouveau pape.
Merci beaucoup Astrid. On vous souhaite un joyeux anniversaire au passage. Merci merci à tous de nous avoir suivi.
Prochain rendez-vous sur Public Sena à 18h avec l'émission Sens Public présentée par Thomas Hug. Et puis je vous retrouve demain pour une nouvelle émission. Bonjour chez vous.
Très bonne journée sur Public Sénat. [Musique]