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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 14 mars 2019 23 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

UNIVERSITÉ : 1500% PLUS CHÈRE POUR LES ÉTUDIANTS ÉTRANGERS

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Chiffre
    « 17 universités ont déjà officiellement annoncé leur opposition à cette augmentation »

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ver enfantou solidarité avec étrang étudiants et professeurs ils crient en cœur leur colère contre une nouvelle mesure pour le moins criticable du gouvernement la hausse des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers hors Union Européenne et si on remontait le temps pour comprendre les deous de ce projet tout commence par un discours d'eddouard Philippe en novembre dernier il y dévoiléit le plan bienvenue en France qui prévoit une hausse de frais de plus de 1500 % pour ses étudiants en Licence ils devront désormais s'acquiter de 2770 € pour une année d'étude et pour un niveau master ce sera 3770 €. parmi les arguments du gouvernement la volonté de rendre plus attractives les universités française Frédéric Vidal ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche souhaite voir 500000 étudiants étrangers en cours dans les facultés françaises contre 343000 aujourd'hui la mobilisation s'organise déjà depuis plusieurs mois contre une mesure que beaucoup jugent discriminatoire cette hausse en créant des catégories d'étudiants rond le principe d'égalité qui régissait l'université française jusqu'alors au Maroc le nombre de pré-inscriptions en première année de licence pour la rentrée 2019 a déjà diminué de 15 %. rislan banous voulait intégrer un master en biologie à Bordeaux pour ensuite effectuer une thèse mais elle a dû abandonner à cause de la hausse elle témoigne je m'appelle B RL après avoir eu mon baccalauréat donc j'ai fait une licence biologie fondamentale euh puis un master en biologie écologie marine voilà c'est mon parcours donc universitaire je me suis inscrite ici au au Maroc en doctorat dans un premier lieu mais par manque de moyenne également comme vous avez que la recherche ici au Maroc donc reste plus ou moins moins développé donc malgré les les efforts et à ce moment-là j'ai commencé à penser en France donc j'ai arrêté le doctorat ici au Maroc ça fait 3 ans que je travaille en tant que professeur je donne des cours d'histoire également je travaille dans le commerce donc juste pour accumuler la somme pour avoir le visa j'ai déjà postulé l'année dernière donc j'ai j'ai tout passé le l'entretien de comp France et cetera donc j'ai eu les acceptations des de la part des universités aussi donc tout marche bien mais malheureusement j'ai pas pu accumuler la somme deandé donc j'ai j'ai reportter l'idé pour cette année mais avec cette haosse des frais vraiment ça ne serait pas possible pour moi cette année aussi vraiment je je me suis dépressée je me suis stressée parce que vraiment j'ai des ambitions pour donc pour continuer mes études alors je le trouve ça inégal trve que ça c'est inégal il c'est une sorte de discrimin tion oui parce que parce que cette stratégie elle concerne uniquement les étudiants extra eururopéens c'est pas tous les étudiants qui vont payer les frais et je vois également que c'est les la majorité donc les étudiants qui vont qui vont plus être touchés par cette haosse sont les étudiants venant de l'Afrique parce que c'est là où il y a un plus grand taux de de pauvreté donc pas mal de gens pas mal des étudiants africains ils ne peuvent pas payer cette différence de frais mes parents ne peuvent pas m'aider il faut que je compte sur moi c'est pas question de de niveau ou bien de volonté ou de projet donc ça reste une question de moyen donc les gens qui ont du Moyen vont intégrer l'université les gens qui n'ont pas de moyens c'est non donc je vois les choses comme ça maintenant au-delà des éléments de langage cette mesure aura un impact dramatique sur les étudiants étrangers les plus pauvres les Africains sont les premiers concernés ils composent d'ailleurs la moitié des étudiants étrangers en France et contrairement aux déclarations gouvernementales ils sont loin de constituer une élite venu en France pour soi-disant profiter de la gratuité des études Icham jamis des doctorants chercheurs marocains en sociologie au Conservatoire national des arts et métier en coachutel avec la faculté d'hynosaur à Agadir il étudie les trajectoires migratoires et les carrières professionnelles de Marocains et marocaines ayant effectuer leurs études en France il nous rappelle à quel point il est déjà très difficile de venir étudier dans l'Hexagone aujourd'hui quand j'ai vu l'annonce de Monsieur le Ministre Édouard Philippe j'avais vraiment la boule au ventre tant que chercheur d'ctor qui travaille sur ces thématique mais il y avait aussi ma subjectivité en tant que étudiant marocain qui est venu ici en France que sil n'avait pas cette opportunité de trouver ce stage de recherche j'aurais jamais pu avoir ce visa à long séjour j'ai vraiment une histoire particulière avec la France avec la langue française avec la littérature française avec la culture française de manière générale donc j'avais vraiment un projet d'études pour faire mes études supérieurs en France et quand j'étais en 2007 donc c'était le début des des agences Campus France et à l'époque la somme était pas de 8000 elle était la somme de 4000 5000 € j'étais retenu dans plusieurs universités je me souviens de Grenoble Léon mais j'avais pas les moyens de de de bloquer la somme de 5000 € à l'époque donc j'ai abandonné en quelque sorte ce projet voilà de départ pour faire mes études supérieures et après j'ai fait mon cursus à l'université marocaine donc licence et master et du coup quand j'ai vu l'annonce j'ai j'étais pas bien j'ai éit pas bien parce que je trouve effectivement que voilà je vais reprendre les mêmes mots de de Monsieur ARD c'est injuste et c'est absurde c'est absurde c'est discriminant tout étudiant qui souhaite venir faire ses études supérieur en France il doit absolument justifier s'il est pas boursier bien sûr justifier d'un virement permanent et irrévocable de presque 8000 € c'est-à-dire il faut économiser pendant 2 ans de travail pour avoir la somme de de 8000 € presque sur son compte bancaire une fois arrivé ici en France ce n'est pas fini parce que l'étudiant il doit se présenter dans un délai de 2 mois maximum dans la préfecture dans l'endroit où il habite pour avoir la fameuse vignette sur son passeport et puis à partir de l'année prochaine il peut demander un titre de séjour plur annuel l'un des titres de séjour les plus précaires pour les étudiants étrangers lorsqu'ils ont un titre de séjour étudiant ils ont le droit de travailler qu'à titre accessoire c'est-à-dire travailler jusqu'à 70 % pendant 1 an c'est l'équivalent de 950 he par an et en travaillant bien sûr ces étudiants ils payent ils cotisent ils ont pas le droit de s'inscrire àemploi comme tout étudiant en français il cotise pour en fait des droits sociaux auxquels ils ne vont pas avoir accès après cont aux étudiants français exactement parmi les précaires il y a encore les plus précaires ce sont les étudiants algériens ils sont encore dans une situation plus précaire parce qu'ils sont rigés par un accord entre la France et l'Algérie qui date de 1960 eux pour n'importe quel type de travail qui peuvent ou bien voilà qui peuvent exercer en tant qu'étudiant ils doivent toujours demander une autorisation de travail et ils ont le droit de travail que à 50 %. ces deux témoignages illustrent le sentiment d'injustice qui saisit les étudiants étrangers concernés par cette hausse des droits d'inscription il dénonce unanimement les discriminations introduites par la mesure tout comme Nadia Yala kisouidi et Éric leer chercheur en philosophie à l'Université Paris 8 qui compte sur ces bans plus d'un tiers d'étudiants étranger il y a une spécificité je pense en France et c'est pas une défense de l'exception culturelle française mais c'est que l'enseignement supérieur c'est un service public on ne pe pas pour faire des études dans ce pays et il me semble là en tout cas que cette idée de l'université est entièrement mise à mal en tout cas par ce qui s'annonc être un décret opérant une séparation entre les étudiants européens et les étudiants non européens donc a rupture du service public on aura face à nous deux étudiants qui peront pas le même prix et ça déjà c'est un problème l'université initialement est prévue pour accueillir les étudiants quel que soit leur nationalité leur religion et cetera cette réforme là elle va introduire un premier arrêt dans une pratique qui est l'uniformité des droits d'inscription cette loi en rond le service public elle dit une chose précise elle dit l'étudiant étranger extracommunautaire c'est quoi c'est un immigré et on veut pas d'immigré et ce que les dernières déclarations de la ministre Frédéric Vidal disent en disant bon regardez ce décret non seulement ne s'appliquera pas au doctorant mais en plus nous allons prendre un ensemble de mesures pour dire que jamais les étudiants français ne seront eux-mêmes confrontés à une haosse de leur frais d'inscription je pense et je lis en tout cas cette loi comme étant quelque chose comme une espèce d'appendice à la loi asile et immigration c'est-à-dire que on ne veut pas de ces étudiants étranger extracommunautaire cet ordre d'immigré pauvre et donc avec toute l'idée de de suspici qu'on a autour de l'immigré c'est celui qui veut entrer se servir peut-être de l'université comme cétait une espèce de filière d'immigration clandestine pour finalement s'asseoir enfin dans dans notre beau pays vous l'avez vu les deux professeurs portent des carrés rouges symbole de la mobilisation contre cette hausse 17 universités ont déjà officiellement annoncé leur opposition à cette augmentation parmi lesquelles Lyon 2 Rennes 2 ou encore Paris Nanterre la conférence des président d'université qui rassemble une centaine d'établissements d'enseignement s'est elle aussi opposée au plan bienvenu en France face à l'ampleur de cette contestation l'exécutif a annulé l'augmentation des frais pour les doctorants une décision insuffisante pour plusieurs acteurs de la mobilisation qui dénonc une mesure inintelligible très objectivement je ne vois pas ce que cette hausse apporte puisqueen terme de d'amélioration des conditions matérielles de travail ce n'est pas l'argent de quelques étudiants étrangers extracommunautaires qui auraient payé plus que les autres qui va permettre de combler l'éventuel déficit des université l'éventuel gel des postes et cetera vraiment faut être crétin quoi pour défendre cette loi je me souviens entendu un collègue qui dis mais bon ça va nous apporter comme on est en déficit ça va nous apporter de l'argent fa n'importe quoi quoi je veux dire ça va nous apporter de l'argent les étudiants prêts à donner beaucoup d'argent d'abord ils seront beaucoup moins nombreux et puis ils vont dans les universités luxueuses je dire on les universités françaises même les grandes universités sont pauvres et de toute façon beaucoup plus pauvres que l'université américaine tout ça quoi il y a pas des écrans plasma partout il y a pas de la moquette par terre je dire bon donc on peut s'amuser à faire croire qu'on va être attirer les gens c'est du vent je n'arrive pas à lire indépendamment d'une suspicion à l'immigration en fait cette loi parce qu'elle m'a paraît fondamentalement inintelligible je ne vois pas ce qu'elle apporte pour je suis quelqu'un de très pragmatique et j'aime bien Mo aussi je peux avoir cette culture du résultat j'aime bien voir les choses réussir mais là je ne vois pas en quoi ça fait plus sur l'université donc c une intelligibilité de cette mesure en fait qui donne vraiment le vertige en fait pourtant le gouvernement n'a pas lésiné sur la com pour justifier l'augmentation des frais d'inscription celle-ci permettrait selon Frédéric Vidal d'attirer de nouveaux profils d'étudiants notamment en provenance du continent asiatique un argument fallacieux pour Éric leer qui voit surtout dans cette nouvelle hausse une volonté de libéraliser l'enseignement supérieur on construit pas un savoir on n'accompagne pas une génération de de chercheurs sur un mode de concours permanent de la même manière qu'ils vont privatiser Aéroport de Paris dire du pur libéralisme l'université doit rentrer dans ce cadrelà c'est-à-dire un cadre concurrentiel pour être marqué internationalement faut être faut faire payer cher pour beaucoup d'étudiants c'est beaucoup d'argent ENF je dire les étudiants sans dette et tout les étudiants chinois aussi enfin je veux dire c'est un discours qui est purement idéologique quoi parce qu'on on demanderait pas assez d'argent les gens trouvverent que c'est pas sérieux ça n'a vraiment aucun sens les étudiants chinois qui viennent ici en en cinéma ils sont venus parce qu'ils connaissaient le département parce qu'il y avait un accord bilatéral mais le jour où il faudra payer 3 4000 € ben ils viendront pas quoi foncièrement c'est en plus de la vie à Paris enfin je c'est c'est du délire il y a il y a quelque chose qui est on va accorder des bourse donc ça veut dire qu'on va prendre aussi c'est-à-dire que on va choisir nos étudiants hein il y a il y a ça qui est quand même très très sous-jacent c'est bienvenu mais c'est bienvenu à certains et ça sera aussi une mesure de contrôle des disciplines c'est-à-dire qu sur quelle discipline on accueillera des étudiants étrangers ou pas c'est c'est aussi là-dessus que ça va jouer et comme on est dans un moment où un peu partout dans le monde les sciences humaines sont considérées comme entre guillemets parasitaires bon c'est bien d'avoir deux ou trois endroits où on fait des lettres mais quand même il faut former professionnellement des ingénieurs des médecins et cetera cette réforme c'est clair qu'elle se fera au dépend des sciences humaine c'est sûr et certain c'estàdire qu'ils assureront un contrôle des bourses comme aujourd'hui on assure un contrôle des projets de recherche ils veulent absolument essayer de tenir les choses si possible que ce principe d'inégalité passe et une fois qu'il sera passé une fois que le LOU sera dans la bergerie il mangera les petits moutons les uns après les autres mais dans cette histoire qui jouera le rôle des moutons pour Nadia yalakisouidi ce seront les étudiants africains qui tomberont sous le coup d'une double discrimination sociale et géographique et d'une extrême violence il y a une espèce de de violence dans ce décret puisque là on en train de dire à des personnes essentiellement issu d'une partie du du globe vous n'avez pas le droit d'investir votre vie de projets et de rêve alors ça peut sonner extrêmement lyrique mais c'est absolument pas lyrique quand on enseigne et quand on est confronté là aussi a des trajectoires de vie qui sont tout à fait singulières d'étudiants qui sont venus je ne sais pas moi de République démocratique du Congo d'Algérie de Guinée Bissao que sais-je encore n'ayant pas énormément d'argent en fait et de voir cette espèce de cou près qui est cette cette mesure en fait qui vient justement détruire leur leurs ambitions et dans la manière de toujours fabriquer cette figure de de l'étranger de l'immigré il y a toujours cette violence à considérer en fait que on est toujours confronté à un espèce de parasite social qui viendra comment dirais-je un peu maltraiter l'unité et la cohésion nationale la première semaine on a eu plein de d'étudiants qui sont V nous voir hyper affolé en disant mais voilà je suis obligé de retourner au pays mais alors là vraiment énormément pour les étudiants qui sont là cette violence elle est elle est elle est palpable quoi notamment chez nous le langage du politique la manière dont nous sont présentés les mesures on a vu bienvenu en France qui précisément dit restez chez vous ce qu'on dit à ces étudiants c'est vous n'avez pas le droit de circuler on vous assine non seulement à une place celle de la pauvreté mais à un territoire et vous ne pouvez plus rien attendre c'est discriminatoire après il a cette première discrimination qui a une rupture d'inégalité il y a effectivement une seconde discrimination dans la mesure où tous les territoires du monde ne sont pas logés à la même enseigne je distinguerai deux espaces géographique l'espace Asie Océanie et l'espace Afrique il y a des imaginaires de l'Afrique qui sont encore très présents qui sont ceux d'un continent qui explose démographiquement et où finalement toutes les jeunesse sont mus par un désir d'Europe et que finalement là on le voit avec la manière don sont représentés les migrants essentiellement noirs africains en fait qui vont venir nous envahir et peut-être même nous remplacer et je crois que ces idées-là en fait folles qui sont structurent en fait une certaine un certain langage de l'extrême droite elle diffuse en fait dans la manière dont on se représente le continent africain elles ont peut-être effectivement une histoire de coloniale ou que ça encore mais en tout cas elles sont vraiment inscrites dans la manière dont on a de se représenter le continent africain aujourd aujourd'hui et effectivement et je suis pas la seule à le dire ou à l'analyser en ces termes une des cibles de cette loi ce sont tout les étudiants qui apparaissent comme étant paupérisés qui nous viennent de l'Afrique dite francophone Afrique cette Afrique francophone effectivement parlant le français en raison de l'histoire qui la liit justement à la France tous les étudiants étrogèes sont pas logés à la même enseigne il y a des étudiants étrangers extracommunautaires qui sont plus désirables que d'autres ceux d'Asie Océanie parce qu' qu'il représent peut-être en terme d'argent et parce que on a affaire à une grosse masse d'étudiants en fait internationaux qui viennent dans les universités et donc en quelque sorte rendre les universités attractif c'est commencer à draguer finalement à séduire ces étudiants pour qu'ils viennent dans nos universités et les autres dans la mesure où on ne voit pas quelle est leur valeur ajoutée en fait on va essayer de s'en prémunir cette volonté de trier les étudiants étrangers pose également la question de la Francophonie rappelons que le plan bienvenue en France a été présenté lors de rencontres universitaires de la Francophonie je vous laisse écouter Édouard Philippe lors de son discours de présentation une seconde étape tout aussi importante consiste à gagner la bataille de la concurrence internationale entre nos systèmes d'enseignement supérieur et de recherche c'est une bataille Pacifique évidemment mais c'est une bataille qui a des enjeux considérables en accueillant les étudiants les plus brillants et les plus méritants et qu'ils viennent de Pékin ou de Kinshasa qu'ils étudie l'intelligence artificielle ou la linguistique médiévale nous serons nous-mêmes beaucoup plus fort en projetant partout dans le monde notre enseignement supérieur et notre recherche nous permettrons de multiplier les points de contact les points d'influence les points d'accélération entre la langue française entre cette communauté francophone et les pays de destination travers ces déclarations c'est une francophonie exclusive qu'il dessine à rebours de ce qu'on pourrait attendre du modèle universitaire français car que doit-on comprendre qu'un étudiant étranger sera jugé méritant en fonction de son pays d'origine et de son porte-monnaie Nadia yalakisukidi spécialiste de cette thématique condamne cette vision du gouvernement l'idée que je me fais de la Francophonie est tout à fait critique alors il y a deux concepts de francophonie la Francophonie avec le petit F c'est simplement un concept descriptif qui dit bon voilà on a des espaces où les personnes parlent la langue française vivent en français ou en tout cas travaille avec cette langue et l'autre Francophonie avec un F majuscule qui est la Francophonie institutionnelle et la francophonie des états et il est vrai que cette francophonie là qui n'est pas une francophonie des peuples je ne la vois pas en fait se constituer comme un espace apportant de l'émancipation à toutes les jeunesse quelle francophonie en train de se dessiner si avant même finalement que que ce ce CR ne passe on voit qu'un de un ensemble de nos étudiants francophones africains francophones sont confrontés à un ensemble de difficultés qui ne le permettent pas de continuer correctement leurs études c'est il y a pas d'utopie de la Francophonie comme on a voulu peut-être nous le faire envisager autour de grandes déclarations tonitruante dans la mesure où une véritable utopie de la Francophonie sur le plan des politiques universitaires consisterait à dire droit de circulation et de mobilité totale pour tous les étudiants de l'espace francophone or ce n'est pas le cas il y a des discriminations à l'intérieur de cet espace qui font s'effondrer complètement l'idée que quelque chose d'utopique puisse se dire à l'intérieur d'une politique de la Francophonie en tout cas sur le plan universitaire et c'est vrai que moi je défendrait pour qu'il y ait une consistance finalement en terme de de politique universitaire des espaces de la Francophonie il faudrait pouvoir défendre le droit à la circulation totale des étudiants au sein de l'espace francophone sans condition le droit inconditionnel de circulation des étudiants en fait plusieurs mois après l'annonce de cette hausse et contre une mesure jugée injuste et discriminatoire la mobilisation continue les étudiants ont marché mardi 12 mars de la Sorbonne jusqu'au ministère de l'enseignement supérieur au lendemain du refus par le Conseil National de l'Enseignement supérieur et de la recherche du plan bienvenue en France mais ce refus risque d'en rester au stade de symbole car ces décisions sont simplement consultatives alors comment faire plier le gouvernement nous avons posé la question aux étudiants présents à la manifestation moins de manifestations mais des manestation beaucoup plus massive en fait parce que on est submergé en fait par tous les mouvements par tous les projets par toutes les les manifestations par toutes les les rassemblements et le problème c'est que du coup on narrive pas à rassembler tout le monde en même temps au même point et c'est ça qu'il faudrait essayer de faire des actions en masse en fait et et continuer ne pas lâcher et la seule façon que le gouvernement il puisse nous écouter peut-être c'est vraiment se manifester et proclamer et dire qu'on est en contre au Canada c'était déjà arrivé ils sont réussis à l'arrêter ou à à faire recouler les mesures même pe faire conscience aux gens qui qui sont pas au courant qui sont pas au courant que c'est le premier pas pour une presque privatisation des écoles publiqu permettra le faire per totalement c'est ce qu'on fait aujourd'hui c'est ce qui se passe un peu partout en France c'està-dire continuer à se mobiliser continuer à à informer pour justement faire en sorte que ce premier recul obtenu par justement la mobilisation des g des étudiants et des étudiantes se poursuivent pour justement permettre que le gouvernement lâche sur sur le reste de la mesure prévue continuer de manifester continuer de résister je pense qu'il faut continuer les mouvements de façon pacifique et puis faire toujours passer beaucoup d'informations pour que le mouvement puissent avoir plus d'ampleur et que le gouvernement retire ça ça serait possible de faire recouler si c'est pas toute la messure en tout cas de freiner le changement si accé de modèle de si le gouvernement semble inflexible les acteurs de la contestation ne comptent pas en rester là non plus car pour eux ce décret accentuerait les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur et signerait la destruction du modèle de l'université française toutes ces raisons incite à la poursuite de la lutte pour opposer à l'élitisme promu par le gouvernement l'excellence d'un enseignement supérieur gratuit et de qualité [Musique]