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DébatLCP (sur YouTube)· 21 novembre 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSantéRetraitesÉconomie & entreprises

Budget 2026 : vers un rejet ? | Parlement Hebdo - 21/11/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Un compromis est-il encore possible pour adopter le budget ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi rejeter ce budget alors que la France a obtenu des hausses d'impôts ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi les Républicains s'opposent-ils aussi alors que le dispositif fiscal sur les multinationales ne sera pas appliqué ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Sur le fond, pourquoi les LR sont opposés ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Doit revenir à quelque chose qui ramène la trajectoire dans l'équilibre ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il ne faut pas demander un effort aux Français pour essayer de combler ce trou de la Sécu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00inconnuChiffre
    « Des taxes de 30 milliards d'euros supplémentaires sur les entreprises françaises pour écraser notre économie et l'emploi. »
  • 4:00inconnuFait
    « Les multinationales, ce n'est pas des impôts. Les multinationales, c'est un instrument de lutte contre l'évasion fiscale. »
  • 5:00inconnuChiffre
    « Il y a 25 milliards qui sont ni une taxe ni un impôt mais un outil contre l'évasion fiscale. »
  • 7:00inconnuFait
    « On ne s'oppose à rien car nous n'avons rien. »
  • 8:00inconnuChiffre
    « Respecter notre parole au niveau du déficit, nous sommes engagés au niveau européen, moins 4,7 % du PIB en termes de déficit. »
  • 10:00inconnuChiffre
    « Le Sénat rétablit cette taxe d'un milliard d'euros sur les mutuelles mais là encore, elle va être répercutée par les mutuelles sur les assurés. »
  • 11:00inconnuChiffre
    « On rétablit l'équilibre. On est à -15 milliards sortis de la commission sociale avec un seul objectif, conserver notre système de Sécurité sociale. »
  • 12:00inconnuFait
    « Il faut arrêter de caricaturer. On a tous à faire des efforts. Les mutuelles ont aussi à faire des efforts. »
  • 15:00inconnuFait
    « La majorité de droite du Sénat l'a dit, elle va rétablir la réforme des retraites dont on a décidé la suspension à l'Assemblée nationale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver pour un nouveau numéro de "Parlement hebdo", l'émission qui revient sur les temps forts de la semaine au Parlement. - Comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur.

Aujourd'hui, Stéphane Peu. Vous êtes députés communistes et président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l'assemblée. Face à vous, Frédérique Puissat.

Sénatrice Les Républicains de l'Isère. - Vous aurez un débat sur le budgetque alors que l'examen de loi de finances est poursuivi à l'Assemblée nationale à un rythme lent. Un budget auquel s'oppose de nombreux députés.

Les sénateurs ont déjà commencé à examiner le budget de la Sécurité sociale. La majorité de droite et du centre entend le remanier en profondeur pour réduire le déficit de la Sécu. - La question de la semaine : un compromis est-il encore possible pour adopter le budget ? - C'est l'histoire d'un budget qui fait l'unanimité contre lui. - Qu'est-ce qui s'est passé dans l'hémicycle ?

Le RN aidé par La France Insoumise ont voté des horreurs pour notre économie. Des taxes de 30 milliards d'euros supplémentaires sur les entreprises françaises pour écraser notre économie et l'emploi. Ca rend difficile le vote. - Notre principe c'est pas de hausses d'impôts et de taxes.

Là, il y a pas d'économie et beaucoup de hausses d'impôts. Je ne vois pas comment ce budget peut être voté. - Le compte n'y est pas. - Tout le monde va être contre le budget.

Même ceux qui le soutenaient ne le soutient plus. C'est une gage minoritaire. - Après celle des députés, le projet de loi de finances passera entre les mains du Sénat.

La France aura-t-elle un budget d'ici le 31 décembre ? Un vote favorable même si ce scénario paraît très peu probable. Un recours aux ordonnances ?

Si le Gouvernement ne s'est pas prononcé 10 et le 23 décembre. Une loi spéciale qui permettra un budget de passer avant la fin de l'année avant de rouvrir les débats ou le 49.3 que certains imaginent encore possible bien que Sébastien Lecornu ait fait de l'abandon sa politique principale. - Pourquoi rejeter ce budget alors que la France a obtenu des hausses d'impôts ? - Les multinationales, ce n'est pas des impôts.

Les multinationales, c'est un instrument de lutte contre l'évasion fiscale. On ne souhaite pas que les multinationales qui font des profits en France puissent échapper à l'impôt. Ce n'est pas une taxe, ni un impôt.

On mélange tout à un moment donné. C'est juste un outil, et tout le monde devrait s'en réjouir, de lutte contre l'évasion fiscale. Le Gouvernement a dit qu'il ne l'appliquerait pas car il faut mettre en cause des conventions fiscales avec un certain nombre de pays et qu'il ne souhaite pas le faire.

J'écoute ce que dit le Gouvernement. La seule vraie mesure tangible qui n'est ni une taxe bien impôts, le Gouvernement ne la mettra pas en oeuvrent. - Certes, mais il y a une hausse de 30 milliards supplémentaires. - J'insiste sur la confusion, il y a 25 milliards qui sont ni une taxe ni un impôt mais un outil contre l'évasion fiscale.

Monsieur Lecornu, parmi les plus proches d'Emmanuel Macron, il a procédé de protéger le président de la République jusqu'à la fin de son mandat. Ca s'est traduit par un échec pour notre pays. La politique de l'offre et un échec.

Nous sommes rentrés dans le budget avec comme motivation le pouvoir d'achat des familles modestes, et plus de justice fiscale dans un pays où l'impôt est différemment payé selon qu'on soit modeste ou très riche. Sur aucun de ses actes-là nous avons eu satisfaction. - Pourquoi les Républicains s'oppose-t-il aussi alors que Sébastien Lecornu a dit que le dispositif fiscal sur les multinationales ne sera pas appliqué.

L'objectif de déficit, 4,7 % de PIB, pour l'instant est toujours tenu. - On ne s'oppose à rien car nous n'avons rien. Le budget est encore en discussion chez nos collègues députés.

Il n'y a plus trop de suspense. Nous ont sans doute un budget qui ne sera pas voté. Ca veut dire que le budget sur lequel nous avons travaillé ne sera pas le budget qui aurait été travaillé mais la version initiale.

Je le rappelle. - Sur le fond, pourquoi les LR sont oppose ? - Mon collègue a un certain nombre d'objectifs, respecter notre parole au niveau du déficit, nous sommes engagés au niveau européen, moins 4,7 % du PIB en termes de déficit, on ne veut pas casser notre outil industriel et le moteur de notre économie est ce qui fait vivre et qui anime notre pays.

Ce sont les objectifs que nous avons dans ce budget. Je ne suis pas sûr que ça rencontre les positions. Nous allons recorriger des amendements. - Vous entendez les arguments de la sénatrice. - J'entends des discours à droite, à gauche, elle vient d'exposer une vision libérale et de droite du budget.

Moi, je vous ai exposé une vision de gauche. - Le Gouvernement renonce à utiliser le 49.3. - Sébastien Lecornu joue un peu l'embrouille.

Il annonce la fin du 49.3 mais on sait très bien que...

C'est très important pour une série de loi. Mais sur le budget...

Le Gouvernement à d'autres outils. Les ordonnances, la loi spéciale, Il y a toute une série... - Le Gouvernement est constructif mais on a l'impression que personne ne veut se mettre d'accord. - Vous savez, la fin de la foire...

Ce qui nous importe, nous avons beaucoup travaillé et avons fait beaucoup de proposition. Ce que je retiens à ce stade, vous dites qu'on va voter le budget mais on vote la partie recette. On ne pourra pas voter la partie dépense.

N'importe quel français c'est qu'un budget c'est des recettes et des dépenses. Ca fait cohérence. Là, on va parler des recettes.

Dans le débat médiatique, on dit que l'assemblée taxe mais on ne parle que des recettes. Evidemment, c'est le volet impôts que nous discutons. - Justement, sur les impôts un compromis est-il possible avec la droite et le bloc central pour que les hauts impôts soient plus mesurés. - On n'a jamais dit qu'on était pour une hausse d'impôt.

On est pour plus d'équilibre. Nous devons respecter notre parole européenne. Il y a un m'en donner, il faut qu'on puisse baisser les dépenses publiques et limiter la hausse de la fiscalité.

Dans la copie initiale, il y avait déjà des hausses d'impôts et notamment sur les entreprises. Elles ont été aggravées par les parlementaires. Les différents amendements apportés avec des alliances un peu compliquées, j'en conviens, l'extrême droite et l'extrême gauche qui se sont alliés, et le Gouvernement dit que ce n'est pas applicable... - C'est très différent car lutter contre la fraude fiscale, ce n'est pas créer un impôt. - Qui va être taxé ?

L'outil de production. Vous avez travaillé en entreprise et vous savez ce que c'est, on équilibre des bilans. Si on a des taxes supplémentaires une ça met à mal notre outil économique.

Vous parlez des multinationales...

J'ai bien compris l'objet de votre amendement mais peu importe. Au final, même s'ils sont taxés, il y a des répercussions sur notre pays. On le voit sur différentes sociétés. - Quand McDonald's fait remonter les bénéfices de tous ces restaurants vers une holding au Luxembourg pour échapper à l'impôt en France...

Excusez-moi mais... - Ca veut dire que McDonald's va s'installer ailleurs.

C'est exactement ce qu'on peut voir et on le voit dans notre territoire. - Si McDonald's paie des impôts en France ils vont tout fermer ? C'est pas sérieux. - On sait très bien l'impact que ça peut avoir.

Quant au parle de 26 milliards d'euros avec une alliance du RN et de l'extrême gauche, ça nous interpelle. Il y a déjà des taxations...

Pas suffisant de ce côté-là. On ne peut pas dire qu'il n'existe rien. - On ne vous mettra pas d'accord sur ce point.

Sur les perspectives des Français, en cas d'échec d'une adoption du budget au Parlement, à l'Assemblée nationale, le Gouvernement parle de loi spéciale. On reconduit le budget de l'an dernier pour 2026. On y va ? - Oui je pense.

Je n'ai jamais fait la politique de la chaise vide. On est allé quatre fois avec Fabien Roussel. On répond toujours présent.

A chaque fois, Sébastien Lecornu nous a dit que c'était le budget de François Bayrou. Si ça avait été le mien, sous-entendu, ça aurait été différent. Très bien.

Il va y avoir une loi spéciale, très certainement. Et en janvier, il y aura un budget rectificatif. Ce sera le budget de Sébastien Lecornu.

Il ne souhaite pas endosser le budget présenté au début. On est dans une situation où on a un Gouvernement qui conduit une politique qu'i ln'endosse pas, parce qu'il considère que la responsabilité revient à son prédécesseur...

Il n'y a pas de majorité depuis 2022. Depuis 2024 ça s'est aggravé. Je n'ai jamais vu le président de la République ni ses députés rentrer dans une logique d'autocritique de ce qui avait été fait et ce qui avait échoué.

Il y a des gens qui sont dogmatiques qui ne veulent bouger sur rien. Même avec des bonnes dispositions, on n'y arrive pas. - Loi spéciale, c'est ce qui semble se décider.

Mais ça coûte cher. Il y a déjà eu une dernier. Nous d'assumer ce coût pour le pays ? - On n'a rien à assumer.

Le président de la République s'est engagé à ce que les deux budgets sortent du Sénat. Nous irons au bout des débats. C'est plus simple.

On a une majorité qui dirige les débats. Si on ne va pas jusqu'au bout, c'est qu'il prendra des mesures...

Mais on va discuter, on fera bouger les choses. On a accepté les amendements d'un côté ou de l'autre, même s'il y a une majorité et une opposition. Ce qui est certain c'est qu'il se passera peut-être ce qui s'est passé l'année dernière, on repartira de la copie du Sénat qui aura été une copie travaillée jusqu'au bout.

Nous espérons éviter le catastrophisme de repartir de rien. - La majorité de droite et du centre du Sénat souhaite voter un budget de rigueur et diminuer le déficit de la Sécurité sociale. - Au Sénat, les trois groupes de gauches sont, de leur propre, entrés en résistance.

L'objectif : Conserver les gains obtenus à l'Assemblée nationale a commencé par la suspension de la réforme des retraites. La bataille sera ardue face à la majorité de droite et du centre. - Nous allons être unis face à une droite que je qualifie de réactionnaire.

Ce n'est pas péjoratif. Ils veulent revenir en arrière. - Promotion de rejet de l'ouverture des débats, une des écologistes, deux des communistes. - Refuser de voter la motion c'est accepter la motion des amendements de la majorité. - Des motions rejetées.

La majorité sénatoriale entend remanier la copie de l'assemblée en profondeur pour réduire drastiquement le déficit de la Sécurité sociale. Elle parle de 15 milliards d'euros contre 24 milliards pour la version du Palais-Bourbon. Cela passe par le rétablissement du gel des prestations sociales. - Doit revenir à quelque chose qui ramène la trajectoire dans l'équilibre.

Ce sera très long. Nous sommes déterminés, au Sénat, à faire cet examen avec cet objectif-là. - Le point d'orgue des débats concernera le retour de la réforme des retraites. - Cette suspension relève de la poudre de perlimpinpin.

Cela désigne un remède prétendument miraculeux mais totalement inefficace. - Les débats auront lieu mardi et ils s'annoncent houleux avant un vote solennel prévu mercredi. - La droite sénatoriale.

Sans problème, le déficit de la Sécurité sociale soit abaissé à 15 milliards d'euros. Alors que l'assemblée a plutôt aggravé ces déficits à 24 milliards d'euros. - Si vous voulez, on souhaite tous réduire le déficit de la Sécurité sociale.

On n'a pas les mêmes recettes. Je rappelle, au passage, qu'à chaque fois que la gauche est en responsabilité dans ce pays, elle a amélioré les comptes de la nation par rapport à la droite. C'était le cas en 2002 et aussi en 2017.

On sait ce que c'est. Mais les recettes ne sont pas les mêmes. On considère que sur la Sécurité sociale le problème est un problème de recettes.

C'est un problème d'exonération massive de cotisations et d'absence de lutte efficace contre les fraudes sociales dont, je le rappelle, il faut pointer du doigt ceux qui abusent des arrêts maladie mais, quand on regarde les chiffres, l'essentiel de la fraude sociale ce sont le travail dissimulé, le recours massif aux travailleurs irréguliers dans certaines professions... - Les fraudes du côté des employeurs ? - Et des professionnels de santé.

Notamment les abus des centres de santé qui soignent en Lowcost mais qui font payer derrière. On ne peut pas célébrer les 80 ans de la Sécurité sociale et essayer de tuer l'originalité du modèle de la Sécurité sociale qui repose sur un cotisation sur la valeur ajoutée du travail. Valeur ajoutée qui est produite par les salariés des entreprises. - La majorité de droite au Sénat veut rétablir des mesures de rigueur pour abaisser ce déficit.

Vous avez voté une hausse de la CSG sur les pensions de retraités dans l'invalidité. LR refuse ces impôts. - Ce n'est pas une question d'impôt déguisé.

Il faut faire des efforts. C'est certain. Quand on doit passer de - 24Œmilliards à - 15, je pense qu'on partage l'objectif, il faut faire des efforts.

On est sur ce que vous avez expliqué. On rétablit l'équilibre. On est à -15Œmilliards sortis de la commission sociale avec un seul objectif, conserver notre système de Sécurité sociale. - Le problème, chez vous, c'est que les efforts c'est toujours les mêmes.

C'est les retraités... - Bien sûr, on tape que sur les pauvres.

C'est bien connu, la droite. Il faut arrêter. - Le surcoût des mutuelles... - Il faut arrêter les caricatures.

J'ai été rapporteur du projet...

Vous savez, il n'y a pas de petites et de grosses fraudes. Il y a de la fraude. Il y a 15 milliards d'euros de fraude auxquels il faut s'attaquer.

J'ai armé France travail pour lutter contre les demandeurs d'emploi qui ne résident pas en France. Il n'y a pas de petites et de grosses...

Il y a de la fraude. Il faut arrêter les caricatures. C'est comme ça. - A un moment donné, il faut dire la vérité.

La masse de la fraude sociale... - On le sait. 7 milliards sur les 13.

Vous n'avez pas besoin de me le dire. - Est-ce qu'il ne faut pas demander un effort aux Français pour essayer de combler ce trou de la Sécu ? - Depuis 2017 les Français ne font que ça.

Faire des efforts. Pendant que l'INSEE vient de sortir un rapport qui montre à quel point les 40 000 Français les plus riches se sont considérablement enrichis et comment les inégalités se sont aggravées entre les Français modestes, les retraités, et une catégorie de français qui s'est enrichi et qui a bénéficié de tous les cadeaux de la macronie depuis 2017. Quand on dit justice fiscale, c'est rétablir l'égalité entre les uns les autres.

Les Français qui travaillent, modestes, je ne l'invente pas...

Depuis 2017, parmi les salariés de ce pays, il y avait 11 % des salariés au SMIC début 2007, il y a un à 17 % aujourd'hui. La smicardisation du travail des salariés aujourd'hui...

On vous supprime ou vous gèle les APL alors que votre loyer augmente...

A un moment donné, ça a un nom. On tape sur les plus modestes. - Le Sénat rétablit cette taxe d'un milliard d'euros sur les mutuelles mais là encore, elle va être répercutée par les mutuelles sur les assurés. - Elle peut être répercutée.

C'est vrai. Mais il faut faire des efforts. Il faut pas être dans la caricature. - Qui fait des efforts ? - Il faut arrêter de caricaturer.

On a tous à faire des efforts. Les mutuelles ont aussi à faire des efforts. On l'évoquait hier.

Je ne dis pas que les mutuelles ont des fonds inconsidérables mais, quand on voit la publicité qu'elles font sur les bateaux, ça nous interroge. Un moment donné, qu'il y ait des répartitions qui se fanent, ce n'est pas normal. Si on n'y arrive pas ensemble, on va perdre nos outils sociaux.

Il faut être équilibré dans notre approche et dans ce qu'on peut avoir comme baisse...

Il faut s'y mettre ensemble. - L'Assemblée nationale avait rejeté cette taxe sur les mutuelles. Est-ce qu'il n'y a pas des marges financières au sein de ces complémentaires de santé ?

Est-ce qu'on ne peut pas leur demander un effort ? - C'est possible mais à ce moment-là,...

C'est un peu comme l'argent avait été révélé, des aides aux entreprises...

Personne n'en parle. On dit que si des politiques d'innovation ou en direction de l'emploi...

Sur les mutuelles, c'est la même chose. Si on me dit...

Ce qui est sans doute vrai, il faut mettre une taxe sur les mutuelles mais en conditionnant le fait qu'on n'augmenta pas les cotisations des salariés...

Aujourd'hui, un salarié, en principe, 50 % de ses cotisations et les prises en charge par son employeur. Mais un retraité, il paye combien ? Entre 110, 130 euros ? 140 EUR par mois ?

Mais si vous avez une petite retraite, comme c'est le cas de la moitié des retraités qui sont à 1400 EUR... - La majorité de droite du Sénat l'a dit, elle va rétablir la réforme des retraites dont on a décidé la suspension à l'Assemblée nationale.

Est-ce que vous n'entendez pas les Français qui sont majoritairement contre cette réforme qui porte la retraite à 64 ans. - On l'a votée mais on ne l'a pas portée. On était pas en responsabilité lorsque ce projet de loi de finances a été abordé.

Nous aurions aimé une vraie réforme des retraites. Nous ne l'avons pas eu. Il faut rétablir des équilibres.

On n'a pas un bouc émissaire en France. Les entreprises ne sont pas un bouc émissaire. C'est un outil de production dont on a besoin.

S'agissant de la retraite, on est cohérent. Un trimestre de gagné, 2 milliards d'euros. On a vite fait le calcul.

On doit rétablir les équilibres. Quand on voit le déficit de la Sécurité sociale, il faut avoir une position plus équilibrée et de sagesse. C'est ce qu'on fait au Sénat. - Un dernier mot pour conclure, cette suspension de la réforme des retraites sera le premier désaccord radical entre l'Assemblée nationale et le Sénat ? - Je ne suis pas sûr.

Déjà, c'est un décalage. Le Premier ministre, le 14, parle de suspension, il ment. Je regarde la lettre rectificative, c'est bien un décalage.

Pas une suspension. - C'est le mot de la fin. - On a compris.

Merci pour ce débat. A bientôt pour un autre débat.