Aleksandar Nikolic : "On s'oriente vers une justice qui veut surpasser la politique !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse directe
Comment est-ce que vous qualifiez cette condamnation ?
- 3:18FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'on peut dire ce matin que le RN apporte son soutien à Nicolas Sarkozy ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Ce sont les responsables politiques qui, en grande partie, ont confié ce pouvoir à l'autorité judiciaire. Comment on fait, quand on est responsable politique, pour tenter de récupérer, si je peux dire, un peu de ce pouvoir ?
- 6:45FerméeRéponse directe
Si vous aviez la majorité à l'Assemblée nationale, dissolution, majorité RN, vous supprimez l'exécution provisoire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« Évidemment qu'elle est sévère, puisqu'il juge qu'il n'est pas... »
- 0:55Invité politiqueFait
« parce que derrière cette condamnation, on peut remarquer un deux poids, deux mesures systématiques. »
- 1:17Invité politiqueFait
« On peut considérer qu'il y a un problème aujourd'hui de condamnations qui sont souvent inadaptées. »
- 1:25Invité politiqueChiffre
« Et quand plus de 80% des Français usent la justice trop laxiste et ont de moins en moins confiance en la justice, »
- 1:51Invité politiqueFait
« et une justice qui veut surpasser la politique, qui surpasse la politique sur les individus, »
- 2:22Invité politiqueChiffre
« Je ne veux pas incriminer toute la justice, mais quand vous avez un tiers des juges, aujourd'hui, qui votent pour le syndicat de la magistrature, »
- 4:03Invité politiqueFait
« Je le disais, il a été acquitté et relaxé, pardon, sur le fond du dossier, Nicolas Sarkozy. »
- 4:28Invité politiqueFait
« Vous vous rendez compte que c'est beaucoup plus, encore une fois, que je le disais, que la plupart des affaires de viol ou d'affaires qui peuvent être jugées plus graves et menaçantes. »
- 6:50Invité politiquePromesse
« Oui, mais c'était d'ailleurs une niche, dans la niche parlementaire de l'UDR, nos alliés, de demander la fin de l'exécution provisoire pour l'inéligibilité, par exemple. »
Temps de parole
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Nicolas Sarkozy, condamné à 5 ans de prison, avec mandat de dépôt et exécution provisoire. Comment est-ce que vous qualifiez cette condamnation ?
Évidemment qu'elle est sévère, puisqu'il juge qu'il n'est pas... Elle n'est que sévère ? Elle est inquiétante, moi-même, je dirais, mais je vais développer. D'abord, on voit qu'il a quitté sur la corruption, sur le recel de corruption, sur le financement illégal. Il est donc, on lui reproche, une association de malfaiteurs, mais association de malfaiteurs pour faire quoi ? Puisque je viens de dire qu'il a quitté sur la corruption, sur le recel de corruption, au financement illégal. Et puis après, il y a cette exécution provisoire qui peut être inquiétante, encore une fois, parce qu'on voit qu'il serait condamné et il pourrait aller en prison avant même l'appel.
Donc ce qui doit nous interroger sur notre justice, une justice qui est, je le dis, de plus en plus inquiétante. Et c'est aussi ce que pensent les Français, qui ont de moins en moins confiance en la justice, parce que derrière cette condamnation, on peut remarquer un deux poids, deux mesures systématiques. Vous avez eu, il y a quatre jours, par exemple, je regardais dans l'actualité, un homme de 37 ans condamné à 18 mois, dont 12 fermes. Donc il est condamné à, en réalité, un an qu'il ne fera sûrement pas pour un viol d'une mineure de 17 ans. On peut considérer qu'il y a un problème aujourd'hui de condamnations qui sont souvent inadaptées.
Et quand plus de 80% des Français usent la justice trop laxiste et ont de moins en moins confiance en la justice, ça doit nous interpeller. Moi, j'ai surtout le sentiment, vous savez, il y a eu dans le passé l'affaire Abruy-en-Artois, vous vous rappelez, dans les années 70, où le juge Pascal, qu'on l'appelait le juge rouge, avait voulu condamner un notaire en disant « coupable parce que bourgeois ».
J'ai le sentiment que de plus en plus on se rend vers « coupable parce que politique » et une justice qui veut surpasser la politique, qui surpasse la politique sur les individus, mais aussi sur le fond, et c'est peut-être ce qui est le plus inquiétant, avec de plus en plus une remise en cause de ce que peuvent décider des élus. Et le peuple, globalement, on l'a vu l'année dernière sur la préférence nationale, notamment, par exemple. Coupable parce que politique ou coupable parce que politique de droite ? En tout cas, politique qui ne correspond pas à ce que pense aujourd'hui une partie des juges.
Je ne veux pas incriminer toute la justice, mais quand vous avez un tiers des juges, aujourd'hui, qui votent pour le syndicat de la magistrature, qui prend position clairement, qui avait appelé à voter d'ailleurs deux fois contre Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire qui se positionne politiquement, qui avait appelé évidemment à voter contre nous, le Rassemblement national, mais qui avait fait des représentations de policiers avec des têtes de porc, qui avait fait le mur des cons, où on voyait à la fois Nicolas Sarkozy, à la fois plusieurs politiques, mais aussi juste un père d'une victime qui avait été assassinée, juste qui demandait justice, mais c'était selon eux un con parce qu'il demandait une justice sévère.
Aujourd'hui, quand vous avez un tel syndicat qui représente un tiers des juges, évidemment que c'est inquiétant, et je pense que si les Français ont ce regard-là sur la justice, ça devrait tous nous interpeller, oui.
Alexandre Nikolic, Marine Le Pen fait le parallèle avec sa propre condamnation, à de l'exécution provisoire, enfin à de l'inéligibilité avec exécution provisoire. Est-ce qu'on peut dire ce matin que le RN apporte son soutien à Nicolas Sarkozy ?
Non, mais en tout cas, le RN s'inquiète d'une justice politisée qui prend des décisions judiciaires qui peuvent être jugées disproportionnées dans certains cas et très laxistes dans d'autres, et sur des cas très très graves. Je parlais de cet exemple-là que j'ai vu dans l'actualité, mais ce type de décision laxiste, elle se multiplie pour des viols, parfois pour des meurtres, où vous voyez des condamnations très légères, et dans le même temps, je trouve des décisions judiciaires qui ne s'appuient pas sur des choses très concrètes. Je le disais, il a été acquitté et relaxé, pardon, sur le fond du dossier, Nicolas Sarkozy.
Et nous, dans notre cas, Marine Le Pen, je rappelle que c'était uniquement sur une question de point de vue. Il n'y avait pas d'enrichissement personnel, notamment. Une différence de point de vue sur l'utilisation de collaborateurs parlementaires globalement entre la vision française et la vision européenne. Et ça, ça l'avait conduite en premier instant, ça va être condamné à 5 ans. Vous vous rendez compte que c'est beaucoup plus, encore une fois, que je le disais, que la plupart des affaires de viol ou d'affaires qui peuvent être jugées plus graves et menaçantes. L'exécution provisoire, elle doit être normalement prononcée, surtout quand il y a un risque de récidive.
Nicolas Sarkozy, en quoi il y a un risque de récidive ? En quoi il est une menace aujourd'hui ? On voit bien que là, on a le sentiment qu'il y a une justice qui a voulu se faire un homme politique qu'ils ont combattu, d'ailleurs, depuis longtemps.
Et il ne peut pas fuir, bien sûr. Il met trois pas dans la rue et il est reconnu.
Une question de Thomas Bonnet. Ce sont les responsables politiques qui, en grande partie, ont confié ce pouvoir à l'autorité judiciaire. Comment on fait, quand on est responsable politique, pour tenter de récupérer, si je peux dire, un peu de ce pouvoir ?
Il va falloir, je pense, qu'on puisse récupérer la possibilité pour les Français, pour les élus, de pouvoir choisir. Je parlais là sur la représentation et l'incarnation humaine, donc les politiques qui peuvent être condamnées. Mais moi, ce qui m'inquiète le plus, c'est que très souvent, on fait des débats là, en se disant, mais est-ce que ça ne va pas être rejeté par la con constitutionnelle ou autre, si vous proposez ça ? Mais on parle souvent d'état de droit et il est normal d'avoir un état de droit, mais il y a aussi le droit du peuple, le droit des élus à choisir du destin du pays, le droit de la majorité des Français à choisir leur destin. C'est quelque chose de très important.
Et aujourd'hui, on est face à un blocage. Il va falloir, oui, revenir dessus et faire en sorte que...
Pas d'exécution provisoire pour les politiques, uniquement la réserver aux délinquants violents.
Mais qu'il puisse y avoir un appel ensuite, qui puisse... Parce que là, imaginez que l'appel acquit totalement Nicolas Sarkozy, il aurait été en prison pour rien, avec une décision judiciaire qui s'oppose à...
C'est d'ailleurs rarement le cas, parce que la peine d'appel couvre la détention.
Exactement. Donc voilà, mais globalement, je le disais, au-delà de les personnalités, moi, ça m'inquiète d'avoir cette judiciarisation de ce qu'on peut décider, et de la loi qui décide du quotidien et de l'avenir de la France. Ça va être le peuple de choisir son destin. Les gens, on parle toujours de démocratie. Mais la démocratie, c'est quand même de pouvoir faire en sorte que la loi votée par les élus et qu'elle soit choisie par référendum détermine l'avenir du pays.
Si vous preniez le... Si vous aviez la majorité à l'Assemblée nationale, dissolution, majorité RN, vous supprimez l'exécution provisoire ?
Oui, mais c'était d'ailleurs une niche, dans la niche parlementaire de l'UDR, nos alliés, de demander la fin de l'exécution provisoire pour l'inéligibilité, par exemple. Parce que vous pouvez avoir, du coup, une première décision judiciaire qui condamne à une inéligibilité, qui va faire en sorte que les élus ne soient plus élus, et ensuite, peut-être, l'appel aurait permis... Enfin, peut-être, va acquitter la personne, mais la personne n'aura pas été élue, l'homme politique ou la femme politique n'aura pas été élue, alors qu'en réalité, il était acquitté en appel. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Aleksandar Nikolic