Bayrou et l’affaire Bétharram : l'enquête de Médiapart - C à Vous l’intégrale - 14/05/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.Casse: Bonsoir.
Bienvenue dans "C à vous". Contente de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h en direct pour commenter l'actualité de ce mercredi avec toute l'équipe.
Bonsoir. Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: La colère et l'inquiétude des acteurs de la cryptomonnaie avec cette tentative d'enlèvement échoué, mais spectaculaire hier, en plein jour.
Le ministre de l'Intérieur les recevra pour envisager des mesures de protection. - A.Casse: On en parlera avec R.Lifchitz, expert en cybersécurité et cryptomonnaie.
Mohamed? - M.Bouhafsi: D.Trump a organisé son 1er voyage d'Etat en Arabie saoudite.
Demain, il sera aux Emirats arabes unis. Un voyage à 600 milliards de dollars. - A.Casse: Nathalie, votre édito? - N.Saint-Cricq: E.Macron fait pschitt. - A.Casse: F.Bayrou maintient qu'il était au courant d'aucunes violences graves au sein de Bétharram.
On en parle avec F.Arfi. Vous êtes coresponsable Du pôle enquête de Mediapart.
Lorrain? - L.Sénéchal: Je vais vous parler du comté.
C'est dans le viseur de certains écologistes. On va goûter. Je vais me renseigner pour le pain. - A.Casse: Ensuite, nous serons à Cannes avec A.-E.Lemoine.
Bonsoir, Babeth. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous donner rendez-vous à partir de 21h en direct pour la 3e saison de "C à vous" à Cannes. Ici règne une T.Cruise-mania.
Vous le voyez peut-être sur ces images. Il est au pied des marches. Il ne les a pas encore montées.
Il signe des autographes. Il fait coucou à la foule. Il était très attendu.
Dans quelques instants, la projection hors compétition de "Mission: Impossible-The Final Reckoning". C'est le 8e épisode de la saga dont il nous a longuement parlé hier. Un entretien avec la star qui crée l'événement à Cannes.
A suivre dans "C à vous" à partir de 20h. - A.Casse: On a hâte de voir ça.
On passe à l'Edito de N.Saint-Cricq. "Tout ça pour ça." C'est ainsi que la presse résume l'intervention d'E.Macron hier soir pendant 3 heures. "Le Parisien" parle d'un sentiment d'impuissance.
Il y a encore 2 ans à tenir. - N.Saint-Cricq: Il y a un consensus dans tous les titres.
Ca ne veut pas dire qu'ils ont raison, mais il y a une tendance. Vous l'avez dit, 3 heures d'antenne. J'ai utilisé tout à l'heure l'expression de J.Chirac qui a dit: "Ca a fait pschitt".
On l'a un peu survendu. Je rappelle le titre: "Les grands défis de la France, le grand retour d'E.Macron sur la scène".
On en appelle au peuple. Et finalement, on a d'abord entendu ce qui ne se ferait pas en matière de référendum. - S.Binet: Allez-vous organiser un référendum sur la réforme des retraites? - E.Macron: Pour proposer quoi? - S.Binet: Son abrogation. - E.Macron: La réponse est non. - G.Bouleau: Pourrait-il y avoir un référendum sur l'immigration en France? - N.Saint-Cricq: Sur la fin de vie, on a vu qu'il y avait peut-être une possibilité d'utiliser le référendum, mais s'il y a enlisement. - E.Macron: Il y a d'abord le temps parlementaire.
Si après cette première lecture, on voyait qu'il y avait un enlisement, une impossibilité d'aller au bout, à ce moment-là, le référendum pourrait être une voie pour débloquer. - N.Saint-Cricq: Ce n'était pas extrêmement passionnant.
On voyait ce qu'on ne ferait pas. On a parlé des écrans et des réseaux sociaux. Ce n'est pas le problème principal de la France.
Et surtout, et on a eu un passage qui répondait à ce que F.Bayrou demande, un référendum sur les déficits et je n'ai pas compris ce que ça pouvait devenir. - E.Macron: Le Premier ministre travaille avec son gouvernement sur un budget.
Le budget est de la compétence du Parlement. Il travaille sur des réformes sur le plan économique et social. Je n'ai pas le plan.
Quand il me présentera ses réformes, si on considère que certaines peuvent aller au référendum, pourquoi pas. - N.Saint-Cricq: Ce n'est pas une clarté totale.
Pas de quoi faire frémir les foules. Pourtant, il avait annoncé, le 31 décembre, que les sujets seraient déterminants. On ne voit pas ce que ça peut être.
Hier soir, sur Gaza ou sur sur l'Ukraine, il était assez clair. Pour le reste, on aurait dit une émission d'entretien, histoire de dire "je suis toujours là". "J'ai tout bien fait depuis le début." - A.Casse: Ca risque d'évoluer comment? - N.Saint-Cricq: Je ne lis pas dans le marc de café.
Il y aura peut-être un référendum à la rentrée, on ne sait pas. Il y a un problème avec les référendums. Imaginons, l'accès aux réseaux sociaux.
Ca ne va pas passionner les foules. Ca va rebooster la popularité d'E.Macron.
Si on fait un référendum sur un sujet clivant, ça finit en plébiscite. C'est une opération kamikaze. Je ne sais pas ce qu'il va se passer.
La dissolution, certains disent que c'est possible fin juin. Mais qui a intérêt à une dissolution? Le chef de l'Etat, ce n'est pas flagrant.
Changement de gouvernement, pourquoi pas? S.Lecornu est le préféré.
Autrement, ça pourrait vivoter. Ce n'est pas un but dans la vie, de tenir. Il faut savoir si le RN ou le PS veulent attendre avant de censurer.
Quand on est sur place, pour faire quelque chose, la condition c'est d'avoir envie de faire quelque chose, et de pouvoir le faire. Parce que durer... 2 ans, je ne reprendrai pas la phrase de J.Chirac qui disait "2 ans..." Mais il va falloir s'occuper de la France. - A.Casse: Merci, Nathalie.
C'est l'heure de vérité pour F.Bayrou. Est-ce qu'il joue son avenir politique?
Le Premier ministre est auditionné sur l'affaire Bétharram devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. L'établissement est visé par 200 plaintes pour violences. F.Bayrou est accusé d'avoir menti devant la représentation nationale.
C'était le 11 février dernier. Voici ce qu'il déclarait. - F.Bayrou: Je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violences sexuelles.
Jamais. Est-ce que nous aurions scolarisé nos enfants dans des établissements dont il aurait été soupçonné ou affirmé qu'il se passe des choses de cet ordre? Je peux vous assurer que tout est faux et qu'une plainte en diffamation sera portée. - A.Casse: 3 mois plus tard, il est entendu sous serment.
Voici ce qu'il répond quand le corapporteur de cette commission d'enquête, P.Vannier, lui demande s'il a menti. - F.Bayrou: Je regrette.
Je ne me laisserai pas entraîner par vous. Ma version n'a pas varié. Vous m'interrogez en montant à la tribune pour m'accuser d'avoir protégé des pédocriminels.
Je maintiens que, comme ministre de l'Education nationale, à cette époque et encore maintenant, je n'ai jamais eu d'autres informations que celles qui étaient parues dans le journal. Jamais je n'ai entendu parler de violences graves. Jamais je n'avais entendu parler de violences sexuelles.
Jamais. - A.Casse: Rebonsoir, F.Arfi.
Vous êtes journaliste à Mediapart et coresponsable du pôle enquête de Mediapart. Que savait F.Bayrou des violences perpétrées dans l'établissement catholique de Bétharram?
Qu'a-t-il ignoré? C'est important, ce qu'il a dit ce soir. Il dit n'avoir jamais entendu parler de violences graves.
Il ne nie pas avoir entendu parler de violences. Est-ce que ça revient à dire qu'il avait menti? - F.Arfi: Quand on change autant de versions depuis longtemps, février, c'est que les précédentes étaient fausses et donc le produit d'un mensonge.
Il y a un péché originel de F.Bayrou et de ce qu'on peut appeler l'affaire Bayrou dans le scandale Bétharram, qui ne peut pas être résumé à l'affaire Bayrou. C'est sa déclaration mensongère.
Ce n'est pas une opinion que de le dire, mais un fait, le 11 février devant la représentation nationale quand il dit: "Jamais je n'ai été informé de violences physiques ni sexuelles." C'est faux. C'est matériellement faux.
Concernant les violences physiques, entre 93 et 96, c'est de notoriété publique, y compris de la presse de son département dont il est l'élu, où la presse fait état de violences...
On ne parle pas de claques. - A.Casse: On parle de tympans perforés. - F.Arfi: Ce sont des tabassages d'enfants en plus des supplices connus.
Les fameux "supplice du perron", où on met des enfants quasiment nus dans des températures négatives dehors pendant la nuit. Quand aux violences sexuelles, on sait désormais de manière certaine qu'en 1998, F.Bayrou rencontre longuement le juge d'instruction qui, au risque de la violation du secret d'instruction, lui parle des violences sexuelles, des viols dont est accusé le père Carricart.
F.Bayrou a d'abord démenti vigoureusement avoir rencontré le juge Mirande. Puis, il a dit que c'était une rencontre au débotté parce qu'ils sont voisins.
Sa propre fille a reconnu...
Ces éléments montrent que sa déclaration du 11 février est mensongère. - A.Casse: Il y a ce qu'il dit et comment il le dit.
Je ne sais pas comment vous avez trouvé son attitude. Il était très offensif. Il y a même ce livre, sur sa table, devant lui "La Meute", un livre qui enquête sur le système Mélenchon.
P.Vannier est plusieurs fois cité. C'est aussi un message qu'il envoie. - F.Arfi: C'est une stratégie.
Un peu de sérieux! Le peu de ce que j'ai entendu de la commission d'enquête, parce que c'est toujours en cours, ce qu'il raconte devant les parlementaires, c'est qu'il digresse beaucoup. Il s'en prend aux parlementaires.
Il s'en prend à la commission d'enquête. Il s'en prend à la presse, notamment au journal Mediapart. Il y a d'autres politiques qui adorent la presse quand elle révèle des affaires sur leurs adversaires politiques mais qui la détestent quand elle s'intéresse à leurs propres affaires. - A.Casse: Il a visé Mediapart car vous enquêtez sur cette affaire.
Vous avez produit plusieurs révélations. Vous avez même publié une enquête pour démontrer qu'il a menti 14 fois. Vous les avez listés.
Il était interrogé, non pas sur Mediapart, mais il a parlé de vous. - F.Bayrou: Je n'ai pas répondu au questionnaire de Mediapart car ce n'est pas une autorité de la République.
Je ne suis pas obligé de lire les lettres que Mediapart m'adresse. Je considère qu'il y a, dans Mediapart, beaucoup de déformation de la réalité et de diffamation. Si vous permettez, par hygiène mentale, je ne me plie pas aux hommes de Mediapart comme d'aucun autre journal. - A.Casse: Que répondez-vous? - F.Arfi: Il nous adorait quand on sortait des affaires sur N.Sarkozy.
Il les utilisait au Parlement quand il était député. Je pense à la commission d'enquête sur l'affaire Tapie et C.Lagarde.
Je suis très habitué à ça, depuis 17 ans que je suis à Mediapart. Quand on fait des révélations sur Mélenchon, Chikirou, sur M.Le Pen, on entend ça. - A.Casse: F.Hollande dit qu'il est gêné par cette commission d'enquête, car il y a peut-être une chasse à l'homme. - F.Arfi: Il n'y a pas de chasse à l'homme.
Il a menti devant la représentation nationale. Les pouvoirs de la Constitution donnent à l'Assemblée nationale et au Sénat de contrôler le pouvoir exécutif. Le Parlement, c'est la loi et contre l'exécutif.
Une commission d'enquête composée d'opposants, mais pas que...
L'une des coresponsables de cette commission d'enquête est de la majorité présidentielle. Ce sont des manoeuvres de diversion. - N.Saint-Cricq: Est-ce que vous considérez que, y compris les prises de position de P.Vannier qui disent "on va se le faire", cette médiatisation qui fait qu'il peut y avoir, y compris V.Spillebout, c'est délirant?
Sans compter certains écologistes qui disent "on va se le faire"? Il y a des approximations dans ce qu'il a dit. Pour l'instant, il n'a pas été informé qu'il manquait dans la commission d'enquête.
Or, c'est pénalement répréhensible. Est-ce que vous pensez que ces affirmations sont une façon de faire de la politique? Vous ne sentez pas une ambiance d'odeur du sang? - F.Arfi: "On va se le faire", je ne sais pas si c'est une formule qui a été dite publiquement.
Je ne sais pas d'où vous tenez ça. Si vous avez une précision, une personne qui a dit cette phrase... - N.Saint-Cricq: Il sera fusillé si je le dis. - F.Arfi: Que les oppositions politiques face de la politique dans une enceinte politique, ça ne me paraît pas scandaleux.
La question, c'est est-ce que les faits opposés à F.Bayrou sont faux et fabriqués? Est-ce que ce que F.Bayrou a déclaré est vrai ou pas?
Ce qu'on peut dire actuellement aujourd'hui au regard de l'enquête que mènent depuis plusieurs mois pour Mediapart 2 journalistes, c'est que F.Bayrou, vis-à-vis du scandale Bétharram, bien sûr, il ne savait pas tout de l'immensité de ce qu'on sait aujourd'hui, mais il a été, pendant de nombreuses années, celui qui a su le plus, qui pouvait le plus, au regard de ses prérogatives mais aussi comme président du département des Pyrénées-Atlantiques. Ils ont comme compétence la protection de l'enfance. - A.Casse: Il faut qu'on regarde précisément les faits.
Il répond à ça qu'il a diligenté un rapport d'inspection et qu'il a essayé d'agir. Quand on regarde les journaux de 1993 à 96, il y a eu des articles qui parlent de 4 tympans d'enfants perforés suite à des coups portés par des surveillants. Il dit qu'en 96, il avait demandé un rapport d'inspection. - F.Bayrou: J'affirme que, bien loin de n'être intervenu en rien pour saisir les questions de Bétharram, je l'ai fait selon une procédure très rapide, exceptionnelle et dont je considère qu'elle est sérieuse.
Les conclusions du rapport sont très favorables à Bétharram. "La qualité du travail effectué, l'ambiance et les relations de confiance qui y règnent et la volonté de changement qui existe à tous les niveaux sont autant d'éléments positifs et d'atouts pour la réussite de Notre-Dame de Bétharram." - A.Casse: C'est sa défense.
Il dit qu'il n'a pas rien fait. - F.Arfi: C'est un peu lunaire.
C'est le seul, aujourd'hui, à continuer à considérer que ce rapport reste sérieux. Même ceux qui l'ont fait disent qu'il ne l'était pas. Cette inspection éclair, ridicule, mais pour le peu que cette inspection...
Quand on la lit, ce qu'elle constate, c'est que les violences existent. On voit que dans d'autres affaires, je pense par exemple...
Elle confirme les violences, les supplices du perron. Elle ne conclut pas ce qu'elle constate. C'est ce qui s'est passé avec le lycée Stanislas et les révélations faites sur Mediapart.
Ca fait partie des prérogatives de la commission d'enquête. Ce n'est pas une commission d'enquête que sur Bétharram, on s'intéresse aussi à Stanislas, affaire dans laquelle les inspecteurs ont dit que les conclusions ne correspondent pas à ce qu'ils ont vu. - A.Casse: Un de ceux qui a fait le rapport dit qu'il l'a bâclé. - F.Arfi: Il n'y a que F.Bayrou qui dit que ce rapport est sérieux.
On sait ce qu'a été l'enfer de Bétharram, le supplice de Bétharram. Le Premier ministre vient de dire que ce rapport qui n'a rien vu est formidable...
En 2025, c'est extraordinaire! - A.Casse: On parle d'une autre époque.
J.-L.Bourlanges, ancien député du MoDem dit: "A l'époque, c'était des éléments de socialisation", à propos des châtiments corporels.
Il semble dire qu'à cette époque là, les châtiments corporels n'étaient pas un problème. - E.Tran Nguyen: Si c'est pour ça qu'on envoyait certains enfants à Bétharram, pour les redresser... - F.Arfi: A cette époque, c'était illégal.
C'était un problème. Ce n'était pas un problème pour monsieur Bourlange, mais c'était tellement un problème que le surveillant auteur des violences qui fracassé les visages et les tympans des enfants a été condamné en 96. Pendant son procès, il a été soutenu par la direction de Bétharram.
Après sa condamnation, il est revenu travailler à Bétharram sans que ça n'émeuve personne. En 96, le ministre de l'Education nationale, F.Bayrou, c'est une seule déclaration publique pour Bétharram et c'est pour défendre Bétharram publiquement et dire qu'il partage le sentiment de beaucoup de Béarnais, comme s'il était le produit de la volonté générale du Béarn et que c'était pour lui un sentiment d'injustice.
La seule prise de position de monsieur Bayrou sur cette affaire, c'est la défense de Bétharram. Ensuite, il y a l'événement majeur de 98, la rencontre avec le juge d'instruction. Il lui révèle les violences sexuelles. - A.Casse: C'est l'accusation la plus lourde.
Est-ce que F.Bayrou est intervenu dans une procédure judiciaire? Est-ce qu'il a étouffé une enquête?
Pour l'instant, on n'en sait rien. F.Bayrou est mis en cause par 3 personnes.
On le soupçonne carrément d'être intervenu dans une enquête sur les accusations de viols qui visaient le prêtre dont on a parlé tout à l'heure, le père Carricart. Après avoir nié le rendez-vous avec le juge Mirande, F.Bayrou a avoué qu'il a eu lieu.
Sa propre fille a confirmé que cette rencontre avait eu lieu. - F.Bayrou vous dit qu'il a rencontré le juge. - H.Perlant: Oui.
Je suis là le soir où il rentre de chez le juge. On les tous les 2. Il me dit: "Ne le répète pas.
J'ai juré d'être dans le secret de l'instruction. Est-ce que tu crois ça possible?" Je lui ai dit: "Ecoute..." Il m'a dit qu'il était en prison. - Il vous a confirmé avoir parlé au juge Mirande? - H.Perlant: D'avoir juré au juge Mirande de ne pas trahir le secret de l'instruction. - A.Casse: Il y a ce témoignage de la fille de F.Bayrou et le juge Mirande qui s'exprime dans "Sud Ouest" aujourd'hui.
Il raconte son tête-à-tête avec F.Bayrou. "Il n'arrivait pas à croire que le père Carricart ait commis ces faits.
Il disait que ce n'était pas possible et que ça démontrait bien qu'il avait des liens avec lui." F.Bayrou nie avoir connu le père Carricart qui s'est suicidé en 2000. "Libération" publiait des photos qui le montrent avec lui. - F.Arfi: Il y a des liens...
Ce qu'il y a de fascinant avec F.Bayrou c'est comme s'il y avait l'addition de plusieurs F.Bayrou dans cette affaire.
Il y a le F.Bayrou dont la foi politique est de notoriété publique, et ce n'est pas un problème en soi, mais quand on regarde ses réactions publiques, à chaque fois que l'Eglise a été en cause, il l'a défendue. Notamment au moment des premières révélations de l'abbé Pierre, il a pris sa défense.
Bétharram, dont nous sommes en train de parler...
Il y a le Bayrou père de famille, dont les enfants de la famille sont scolarisés à Bétharram. Il y a le F.Bayrou mari de la femme qui travaille à Bétharram.
Il y a le F.Bayrou principal élu local qui a des leviers institutionnels pour agir qu'il n'utilise pas. Et il y a le F.Bayrou élu national.
C'est comme s'il y avait les 5 couches de déni potentiel dans cette affaire qui se cumulaient dans la même personne. Ce que raconte le juge Mirande est la démonstration du déni, de la personne qui ne veut pas voir ce qui lui est présenté. Il lui dit: "Je n'y crois pas." Pour moi, c'est l'enseignement de Bétharram.
Le voir s'enterrer dans une stratégie du mensonge, de l'adaptation de ses versions au fur et à mesure des révélations. Ce n'est qu'augmenter la mécanique du déni. Mais le déni, c'est l'action de ne pas agir. - E.Tran Nguyen: Sur un des rôles de Bayrou, c'est sa femme qui est en cause. de Bétharram dans les années 90.
C'était une des premières lanceuses d'alerte. Elle dit avoir dénoncé certaines violences. Elle dit avoir été témoin de maltraitances en présence de l'épouse du Premier ministre qui enseignait le catéchisme à l'époque.
Elle n'aurait pas voulu intervenir. - E.Tran Nguyen: F.Gullung qui a été évoquée tout à l'heure en commission par F.Bayrou.
Il dit avoir été sali par ses propos et a remis en cause ses déclarations. Vous qui l'avez interrogée, peut-on douter de ses propos? - F.Arfi: F.Bayrou remet en cause tout le monde sauf lui-même.
En 95, elle a profité d'une réunion pour aller voir F.Bayrou et lui dire qu'il fallait faire quelque chose. Il était responsable politique local.
Mais il faut faire quelque chose au regard de Bétharram. Il l'a envoyée balader. Il a été destinataire d'alerte.
A l'époque, il est ministre de l'Education nationale en plus de ses responsabilités locales. Nous avons pu démontrer qu'il avait été destinataire jusqu'en mars 2024 d'alertes de victimes qui sont restées lettre morte. Quand on fait le cumul de tout ça, on peut conclure, sans être dans une volonté de couper des têtes, que F.Bayrou a fait partie d'un déni.
Ce n'est pas le seul, mais il en a fait partie. Il est incapable de le reconnaître. - A.Casse: Est-ce qu'il joue son avenir politique? - N.Saint-Cricq: En partie.
S'il est dans le déni et qu'il fait un pas vers la commission d'enquête, s'il dit: "Je n'ai pas vu, je n'ai pas voulu voir..." Mais c'est très délicat.
Le problème, c'est qu'il a l'air convaincant quand il répond. Il est relativement dans le flou. Le problème, ce sera le ressenti et l'utilisation ou non qui sera faite par les parlementaires.
Mais ce n'est pas bon du tout. - A.Casse: Vous restez avec nous.
C'est la Story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: La musique n'est pas rajoutée.
C'est l'histoire d'un voyage à 600 milliards de dollars. La première visite d'Etat du monde oriental de D.Trump avait eu lieu à Ryad.
On a assisté à des images dignes d'une romance entre le président américain et le prince héritier saoudien. MBS a annoncé plusieurs centaines de milliards d'investissements avec des entreprises américaines. Sur le terrain diplomatique, Ben Salman a poussé Trump à rencontrer A.Al-Charaa.
Surprise, le président américain a adoubé l'ancien djihadiste. - M.Bouhafsi: Aujourd'hui, c'est au Qatar que Trump a continué son tour du Moyen-Orient.
Nouvel énorme contrat à la clé. Une commande de 160 avions pour une valeur de 200 milliards. C'est un cadeau fait à Trump qui fait polémique: l'énorme avion à 400 millions de dollars offert par la famille royale Qataris au magnat de l'immobilier.
Les démocrates parlent du plus gros pots-de-vin étranger de l'histoire récente. La polémique fait la une des médias. - M.Bouhafsi: Comme d'habitude, Trump fait du Trump.
Il n'y voit aucun inconvénient. - M.Bouhafsi: Il est allé encore plus loin.
Il a d'ores et déjà annoncé qu'il garderait l'avion dorure en or après son départ de la Maison-Blanche. ...
Plus sérieusement, cela montre un changement de braquet diplomatique. Trump ne se rendra pas en Israël. Il a levé des sanctions contre la Syrie hier.
Les Etats-Unis ont négocié directement avec le Hamas pour la libération de E.Alexander, otage israélo-américain. Il change de ton sur la guerre à Gaza. - M.Bouhafsi: Un discours qui fait écho aux mots d'E.Macron hier soir.
Le président de la République a étrillé la politique de B.Nétanyahou. - E.Macron: J'ai vu toute l'aide que la France achemine, qui était là, bloquée par les Israéliens.
Je vais le dire: ce que fait le gouvernement de B.Nétanyahou est inacceptable. Aujourd'hui, la crise humanitaire est la plus grave que nous ayons connue depuis octobre dernier.
Il n'y a pas d'eau, pas de médicaments. On ne peut plus sortir les blessés. Les docteurs ne peuvent plus y aller.
Je veux saluer le travail des humanitaires. Médecins sans frontières et toutes les ONG...
Ce qu'il fait, c'est une honte. C'est une honte! On doit se battre absolument pour ouvrir. - M.Bouhafsi: Le Premier ministre israélien a réagi en accusant E.Macron de se ranger du côté du Hamas.
Israël frappe Gaza tous les jours. Plus de 53 000 Palestiniens sont morts, selon le ministère de la Santé du Hamas depuis le 7 octobre 2023, date du pogrom en Israël. 57 otages sont encore retenus par le Hamas. 34 sont morts. - A.Casse: Merci.
Une série d'enlèvements inquiète les autorités. Les cibles sont des détenteurs de cryptomonnaie. Hier, images glaçantes en pleine rue. 4 personnes ont tenté de kidnapper la petite fille d'un PDG d'une entreprise de cryptomonnaie.
Un voisin est intervenu pour mettre fin à cette tentative de rapt. - Je suis descendu sans chaussures. J'étais sans clés.
J'ai pris l'extincteur. Je me dis: "Peut-être que cet extincteur peut être utile à quelque chose, faire la différence." Je prends la porte.
Ca se passe devant l'atelier, ici même. Ca crie aux fenêtres. Il y a déjà du sang.
Je cours. J'ai l'extincteur dans la main. Je le secoue.
Je fais des gestes. Au dernier moment, je le jette sur le camion. Je connaissais la victime.
Je l'ai fréquentée quotidiennement. Ils sont très gentils...
Je l'aurais fait pour n'importe qui, mais d'autant plus pour eux. Il fallait absolument que j'intervienne. - A.Casse: Bonsoir, R.Lifchitz.
Vous êtes expert en cybersécurité et cryptomonnaie. On a vu la violence de cette tentative d'enlèvement. Plusieurs dirigeants de sociétés spécialisées dans la cryptomonnaie et leurs proches ont été ciblés.
Il y a eu 6 enlèvements depuis le début de l'année. Il y en a eu 4 sur toute l'année 2024. On assiste à un nouveau phénomène? - R.Lifchitz: Oui.
En France, a minima. Il y a déjà eu 200 agressions dans le monde en 10 ans. C'est lié à l'idée que les vols de cryptomonnaie sont plus faciles que les braquages de banques.
Il y a moins de sécurité physique que dans une banque. Pas de vidéosurveillance, moins de sécurité physique. - A.Casse: Vous dites que c'est une idée reçue, mais c'est vrai? - R.Lifchitz: D'apparence, l'accès à ces cryptomonnaies est plus facile que dans une banque.
Elle est stockée chez des particuliers et pas dans un établissement protégé. - A.Casse: Pour demander une rançon, ils arrivent à avoir des millions d'euros en un clic? - R.Lifchitz: La grosse difficulté, c'est qu'une fois qu'on a volé ces cryptomonnaies, c'est de les blanchir.
Ca devient beaucoup plus compliqué qu'avec des vols dans une banque où on peut faire des transferts offshores dans des juridictions qui n'ont pas d'accords de coopération, par exemple, les Seychelles. On peut les retirer en cash et en profiter. En cryptomonnaie, c'est plus difficile.
Les cryptomonnaie sont basés sur la blockchain, un registre distribué, ouvert et public, que tout le monde peut voir, y compris les forces de l'ordre. D'autre part, dès qu'on essaye de bouger les fonds, de faire un virement, tout le monde peut voir où vont les fonds et à quel moment les fonds sont déplacés. Ca facilite le traçage de ces fonds beaucoup plus que l'argent liquide.
D'autre part, ça rend difficile le blanchiment et le recel. - A.Casse: Vous dites que cet argent, contrairement à ce que pensent les ravisseurs, est facilement traçable.
Dans un autre kidnapping, les ravisseurs ont réussi à s'emparer de 3 millions d'euros. Ils se disent qu'ils ont réussi. Mais cette monnaie a été tracée et récupérée par les gendarmes. - R.Lifchitz: C'est plus facile que pour des biens en banque, dans un coffre, mais pour l'utiliser, c'est compliqué.
Tout est transparent. Dès qu'on bouge les fonds, on voit où ils vont. Dès qu'on les transfère vers des plateformes pour les convertir en euros, ces plateformes peuvent geler les fonds.
Elles peuvent les retourner au propriétaire. - E.Tran Nguyen: Ca laisse une impression d'amateurisme, quand vous dites ça.
En même temps, c'est glaçant. Quand on regarde la tentative d'enlèvement d'hier, on a l'impression que ces criminels n'ont plus aucune limite, aucune morale, aucune peur. Hier, ils ont agi en plein jour, en plein Paris.
Ils n'hésitent pas à faire preuve d'une grande violence, peut-être dû à une certaine inexpérience. - Sur la violence, c'est quelque chose qu'on retrouve dans d'autres branches de la criminalité organisée: sur les home-jacking, sur les règlements de compte. On est sur des gens qui sont parfois recrutés par des commanditaires qui se tiennent à l'écart.
Je parle en général. Ensuite, du fait de leur jeunesse, de leur côté un peu inexpérimenté, ils vont parfois se montrer très violents dès qu'il y a un peu la moindre résistance. Ils ne sont pas...
Ils n'ont pas La carrure que pouvaient avoir certains gros voyous dans le passé. Ca peut dégénérer. - E.Tran Nguyen: Il y a eu la réaction de l'associé de D.Balland, qui a été lui-même enlevé en janvier.
Il a posté une tribune sur les réseaux sociaux où il dit ceci. Qu'est-ce que ça dit? - R.Lifchitz: On a un problème avec la réglementation actuelle.
Elle s'est accumulée ces dernières années. Il y a la réglementation française et la réglementation européenne. Ca fait se déverser dans les mêmes fichiers informatiques l'adresse physique des gens, et leur adresse de portefeuille de blockchain crypto. - E.Tran Nguyen: C'est incroyable! - R.Lifchitz: C'est la réglementation Mica qui est entrée en vigueur.
Cela fait que lorsqu'il y a une fuite de données sur des places d'échange de cryptomonnaies, et ce n'est pas la 1re fois que ça arrive, il y en a plus d'une vingtaine sur ces plateformes, les ravisseurs savent où trouver l'argent et combien en trouver. C'est un vrai problème. - M.Bouhafsi: Ce qui a choqué, c'est le mot "mexicanisation de la France".
Tout à l'heure, vous disiez qu'il y a eu 200 attaques dans le monde. C'est un phénomène nouveau en France. Ca existe ailleurs? 200 attaques, c'est beaucoup. - R.Lifchitz: On a vu pas mal d'attaques de ce type-là dans des pays anglo-saxons, beaucoup aux Etats-Unis, au Canada.
C'est un peu plus récent en France, mais ce n'est pas un phénomène totalement nouveau. Il existe depuis une dizaine d'années. C'est surtout lié à l'exposition des adresses de domicile des gens, y compris des entrepreneurs. - A.Casse: Ca va peut-être changer.
Il y a une réunion à Beauvau pilotée par B.Retailleau. On la suivra.
Merci d'avoir été notre invité. Vous êtes expert en cybersécurité et en cryptomonnaie. On passe au 5/5 de L.Sénéchal.
E.Macron a rendu hommage aux surveillants tués par les hommes de M.Amra.
C'était il y a 1 an. - L.Sénéchal: Dans l'attaque du fourgon au péage d'Incarville dans l'Eure, cette attaque ultraviolente pour libérer M.Amra, a profondément choqué le personnel pénitentiaire.
E.Macron s'est entretenu avec les familles, loin des caméras. Il a dévoilé une plaque en hommage aux victimes.
L'un d'eux attendait son premier enfant. La mère témoigne. - J'ai perdu Arnaud le 14.
Notre fille est née le 1er novembre. Pour gérer cette tristesse de la perte d'Arnaud et le bonheur de l'arrivée de l'enfant, ça a été compliqué. - L.Sénéchal: Le grand-père se souvient de l'arrestation, après 19 mois de cavale. - Je lui parle.
Quand ce salopard a été arrêté, je suis venu l'informer. - L.Sénéchal: Dans la foulée, il y a eu un vote de la loi narcotrafic qui crée un parquet national spécialisé et un fichier pour ne pas divulguer certaines informations aux trafiquants.
C'est le dossier coffre. La gauche réclame la censure constitutionnelle. Je suis curieux de savoir votre point de vue sur ce dossier que la gauche accuse d'être anticonstitutionnel. - F.Arfi: Je n'ai pas enquêté sérieusement sur ce sujet.
J'ai l'impression qu'on est dans des tiraillements très anciens entre le besoin d'efficacité face à la nouvelle forme de criminalité, dont on voit, avec l'affaire Amra, une violence absolument vertigineuse, et, bien sûr, le respect des droits de la défense. Une démocratie se juge également à la qualité du respect du droit de la défense dans n'importe quel type de lutte contre la délinquance ou la criminalité. Il faut faire attention.
C'est du cristal, le législatif. - A.Casse: E.Macron a visité une des prisons de haute sécurité. - L.Sénéchal: Celle de Vendin-le-Vieil qui va accueillir les 100 narcotrafiquants les plus dangereux.
La prison va être modernisée pour couper du monde les narcotrafiquants dont M.Amra. La France veut isoler ses détenus les plus dangereux alors qu'elle manque de place ailleurs.
Nos prisons sont à 130 % d'occupation. E.Macron n'est pas opposé à louer des places chez nos voisins. - Vous êtes prêt, demain, à louer des places de prison pour régler le problème de surpopulation carcérale? - E.Macron: On louera, s'il faut, des places de prison. - L.Sénéchal: Ca se fait dans d'autres pays, la Belgique, par exemple, qui a loué 600 places aux Pays-Bas entre 2010 et 2016 pour 300 millions d'euros.
Les Pays-Bas ont divisé par 2 le nombre de leurs détenus entre les années 2000 et les années 2020. Il a fallu trouver le moyen de reconvertir certaines prisons. - 350 personnes vont être incarcérées de leur plein gré, participant à un jeu grandeur nature, le "Prison Escape". - Nous essayons de restituer l'ambiance des films de prison, comme "Les Evadés".
On utilise de vraies prisons, beaucoup d'acteurs et de participants, du décor et des effets spéciaux. - L.Sénéchal: Ce modèle néerlandais qui fait des émules en France, des peines de prison très courtes et exécutées...
Ce choc carcéral, c'est ça que mettent en avant les Pays-Bas. Ils ont fermé les prisons qu'ils avaient en trop. - A.Casse: C'est la polémique que l'on attendait pas. - L.Sénéchal: Un militant écologiste a alerté sur le coût environnemental de fabrication du comté.
Il ajoute que les vaches, une fois trop vieilles, finissent à l'abattoir et leur veaux sont envoyés à l'étranger pour y être engraissés. Toute la filière est en colère. L'AOP comté se défend.
Elle dit avoir pris des engagements pour fabriquer un fromage plus respectueux. - La filière a sa responsabilité, comme toute activité économique et comme tout individu. Mais nous avons pris les moyens de nous corriger.
On va encadrer la taille des fermes. Il faut des fermes qui ne grossissent pas, encadrer la taille des ateliers. On va diminuer la fertilisation.
Dans les 10 prochaines années, une amélioration sera visible. Il faut que les écolos considèrent que c'est un effort considérable. - L.Sénéchal: La ministre de l'Agriculture, du parti des Républicains, a dénoncé des "attaques idéologiques". "Interdire le comté, autant interdire les couchers de soleil".
M.Tondelier s'est fendu d'un tweet pour soutenir le militant écologiste tout en précisant qu'elle aime le comté. - A.Casse: Elle a croqué dedans. - L.Sénéchal: Elle appelle à réfléchir aux impact environnemental du fromage et de l'élevage.
J'ai un petit assortiment. Il y a du comté. Il n'y a pas de pain...
On a mis des crackers. On a aussi du fauxmage, l'alternative vegan. C'est fait avec du lait de soja, du lait d'amande. - A.Casse: On y va? - L.Sénéchal: Il y a du vrai et du faux fromage.
Pendant que vous dégustez...
Une fromagère nous a dit ce qu'elle en pensait. - Contrairement aux vrais fromages, je n'ai aucune connaissance sur ces faux fromages. Je n'en ai jamais dégusté.
J'ai hâte de découvrir. On s'en approche, mais ce n'est pas tout à fait ça. On a un goût salé.
La texture est étrange. Elle est un peu mousseuse. On voit qu'ils ont voulu imiter la croûte que l'on retrouve sur le camembert.
Ce n'est pas une saveur...
Ca ne se rapproche pas du camembert de Normandie. Ce n'est pas affreux, mais ça n'a rien à voir. C'est marrant...
On va retrouver un goût de cheddar. Un peu comme les chips que l'on va trouver saveur barbecue, on sent le barbecue, mais il n'y a pas de barbecue. C'est un peu pareil. - L.Sénéchal: Elle dit: "Ce n'est pas tout à fait du fromage, mais ce n'est pas mauvais." Le comté était un vrai comté.
L'emmental, un vrai emmental. Les autres, ce n'est que du fauxmage. C'est du faux gouda.
Il y avait un faux roquefort et un faux camembert. Si vous voulez sauver l'environnement...
Le 5 juillet, les Parisiens pourront se baigner à Grenelle, pas très loin de la tour Eiffel. Un site ouvrira à Bercy, de l'autre côté de Paris et un 3e en face de l'île Saint-Louis. C'est là que A.Hidalgo avait fait trempette avant les Jeux.
Acclamations. - Elle est bonne? - Super! - L.Sénéchal: Elle va à nouveau se baigner dans la Seine. - A.Casse: On va parler de la "Cruise mania". - L.Sénéchal: Son film "Mission: Impossible-The Final Reckoning"est projeté en ce moment hors compétition.
Il a monté les marches tout à l'heure avec un DJ set pendant qu'il montait les marches. Dès l'arrivée à la gare de Cannes, on est dans l'ambiance. C'est la voix française T.Cruise qui fait les annonces SNCF.
Musique de "Mission: Impossible." - L.Sénéchal: Je vous parlais de ce DJ set tout à l'heure, "Mission: Impossible", interprétée sur les marches du Palais des festivals par des beatboxeurs.
On a assisté aux essais tout à l'heure. - L.Sénéchal: On met le paquet, quand il y a T.Cruise à Cannes.
En 92, c'est sa 1re apparition à Cannes. A l'époque, il était en couple avec N.Kidman. - Sous ses lunettes, T.Cruise est la coqueluche des midinettes, c'est l'exemple type du décontracté.
C'est le 1er capable de faire sauter le coeur des jeunes filles en fleurs. C'est une star venue d'Amérique qui fait son cinéma. - L.Sénéchal: Il y a 3 ans, il était venu à Cannes en hélicoptère.
C'est la Patrouille de France qui avait survolé Cannes. M.Bouhafsi était dedans.
La classe à Dallas! J'étais obligé...
N'empêche qu'il a survolé Cannes dans l'avion de la Patrouille de France! - A.Casse: Sans vomir? - M.Bouhafsi: Sans vomir.
Les 2 autres journalistes, je ne donnerai pas le nom, avaient vomi. - A.Casse: On va à Cannes.
On retrouve Babeth. Bonsoir...
Babeth? - Tu es en direct! Dépêche-toi!
Thème de "Mission: Impossible". - A.-E.Lemoine: Pardon!
J'étais avec T.Cruise...
J'ai failli rater le début de l'émission. Bonsoir, Cannes! Acclamations.
Bonsoir! On est très heureux de vous retrouver pour la 3e édition de "C à vous" à Cannes avec toute l'équipe. Il est bavard, Tom.
On ne l'arrêtait plus. T.Cruise à partir de 20h, qui répond aux questions de Patrick et de Pierre.
E.Longoria, qui fête avec nous ses 20 ans, ses 20 ans de partenariat avec L'Oréal. J.Armanet pour son premier premier rôle au cinéma a fait l'ouverture du plus grand festival de cinéma du monde.
Elle sera dans un instant notre invitée. C.de France, qui partage l'affiche avec M.Farmer, qui rendait hommage à D.Lynch hier soir sur la scène du Palais des Festivals.
Le programme est génial. Il y aura aussi la rencontre de Pierre avec R.De Niro.
C'était cet après-midi. Il faut mettre le micro, Pierre. C'était où? - P.Lescure: Il était très content.
François Bayrou