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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 24 septembre 2020 26 min

Nouvelles mesures contre le coronavirus, uniforme à l'école, 5G... Le "8h30 franceinfo" de Jordan Bardella

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Bonjour, des restaurants et des bars bientôt fermés à Marseille et en Guadeloupe, des restrictions dans une dizaine de métropoles ou de villes françaises, il fallait vraiment en passer par là ?

0:16
Jordan Bardella

Écoutez, moi je me mets à la place des restaurateurs qui commençaient à respirer un petit peu et qui sont aujourd'hui enterrés par le gouvernement. C'est une décision qui m'apparaît injuste et la décision qui consiste à faire porter sur l'intégralité d'une profession de manière un petit peu hasardeuse et incohérente parce qu'il suffit d'aller dans une ville voisine, il suffit d'aller dans la ville voisine de Bandol par exemple pour pouvoir bénéficier de la restauration. Je la trouve relativement injuste, il fallait probablement cibler les restaurateurs et les restaurants qui ne respectaient pas les gestes barrières, il peut y en avoir d'ailleurs.

Mais je trouve qu'appliquer une mesure aussi brutale à l'ensemble des restaurateurs m'apparaît assez ahurissant. En réalité, on paye là l'incapacité du gouvernement à organiser des campagnes de tests massifs dans le pays puisque vous n'êtes pas sans savoir qu'il faut dans certains territoires 5, 6, 7, 8 jours pour pouvoir obtenir le résultat d'un test. Et donc évidemment à partir de cela, les tests ont été ralentis jusqu'au début du mois d'août, il fallait obligatoirement une prescription médicale pour pouvoir se faire tester.

Et donc tout cela n'a pas aidé, donc on paye aujourd'hui des incohérences et je trouve ça si vous voulez un peu injuste de faire payer à l'ensemble de la restauration ce type de mesures. D'autant qu'on dit à nos restaurateurs, on va vous aider, on va vous donner des aides, sauf qu'ils sont encore aujourd'hui beaucoup dans le flou. Moi j'ai beaucoup de restaurateurs qui me disent, on ne sait pas encore aujourd'hui si les charges que nous avons dû mettre de côté durant le confinement sont exonérées ou sont simplement reportées. Donc il y a encore beaucoup de flou là-dessus et je trouve que ce n'est pas un service à rendre à l'activité économique du pays.

D'autant que juste une dernière chose, si vous me permettez, les restaurateurs sont quand même de ceux qui dans le pays ont fait le plus d'efforts pour mettre en place du gel hydroalcoolique pour faire respecter le port du masque lorsque les gens étaient debout. Et donc évidemment qu'en interdisant aux gens d'aller dans les restaurants, ils feront la fête chez eux et je ne crois pas que cela ait une nature à ralentir la progression du virus.

2:06
Invité

Jordan Bardella, depuis hier, grosse colère de plusieurs élus marseillais. Michel Rubirola était l'invité de France Info ce matin, on écoute la maire de Marseille. C'est vrai que je suis en colère parce qu'il n'y a eu aucune concertation. Et c'est simplement inadmissible. Pourquoi avoir un tour de vis alors que les chiffres commencent à aller dans le positif pour nous depuis quelques jours ? J'ai l'impression qu'Olivier Véran agite un chiffre en rouge pour alerter et menacer les autres grandes villes alors qu'on est plutôt bons élèves avec de bons résultats. Il y a eu un manque de concertation ?

2:34
Jordan Bardella

Je ne suis pas du même bord politique que Mme Rubirola, mais en l'occurrence elle a raison. C'est-à-dire que le ministre de la Santé prend une décision un petit peu à la va-vite sans en informer les principaux concernés, c'est-à-dire sans en informer les élus, sans en informer la maire de la ville. Et donc effectivement, là encore, ça rappelle une décision très brutale qui avait été prise en mars dernier, où on avait dit aux restaurateurs, dans 4 heures vous fermez les restaurants. Donc évidemment que cette décision allait incompris.

Écoutez, moi je ne suis pas médecin, mais beaucoup de médecins et des élus, comme la maire de Marseille, nous expliquent que la situation à Marseille était en train de s'améliorer et que la courbe continue de descendre. Donc il y a effectivement aujourd'hui beaucoup d'incohérences. Et ce qu'il faudrait faire en l'occurrence, c'est tout faire pour éviter un nouveau confinement. Nous nous y sommes évidemment opposés. Et faire en sorte que la population puisse se faire tester très très vite, quitte à donner une priorité d'ailleurs aux populations à risque, notamment les personnes âgées, les personnes qui présentent un dossier médical un petit peu particulier.

3:28
Présentateur

Jordan Bardella, la Commission européenne a dévoilé hier son nouveau pacte pour l'accueil des migrants et des demandeurs d'asile. Pacte dénoncé quasiment unanimement par les ONG qui viennent en aide aux migrants, qui considèrent que ce texte va favoriser davantage les expulsions que l'intégration des demandeurs d'asile. Vous êtes d'accord avec elle ou pas ?

3:45
Jordan Bardella

Non, je les rassure. Je pense que ce texte est l'exact inverse. D'abord sur le constat, l'Union européenne est aujourd'hui une véritable passoire. Nous avons accueilli au sein du territoire européen un peu plus de 5 millions de demandes d'asile depuis 2014. Deux tiers sont déboutés. Il n'y en a qu'une infime partie de ceux-là qui sont renvoyés vers leur pays de départ. La commission, j'ai entendu, la commissaire aux affaires, la commissaire suédoise aux affaires intérieures expliquait que ce texte avait pour but de favoriser l'immigration régulière. Et le texte, on le voit bien, c'est écrit noir sur blanc. Il a pour but d'accélérer le regroupement familial.

Donc moi, je ne crois pas à ces histoires de solidarité européenne. Ça fait des années qu'on nous parle de solidarité européenne sur la question migratoire. Il ne peut y avoir de solidarité.

4:23
Invité

C'est plus compliqué que ça. Le pacte propose aux pays membres soit d'accueillir des demandeurs d'asile, soit de participer au renvoi dans leur pays des demandeurs d'asile déboutés ou alors d'aider à la construction de centres d'accueil pour migrants. Donc ce n'est pas les frontières ouvertes. En plus, les contrôles aux frontières extérieures vont être renforcés.

4:38
Jordan Bardella

Oui, mais surtout, à partir du moment où un pays dit « je ne veux pas accueillir de migrants », vous allez devoir payer pour que les autres pays en accueillent. C'est un système de parrainage. Payer pour les renvoyer chez eux. C'est ce qu'ils appellent la solidarité européenne sur les quotas. Moi, je considère que la question migratoire devrait être réglée au niveau national. Il peut y avoir des coopérations européennes. Nous avons voté un certain nombre de dispositifs, notamment le système d'information Schengen, qui permet de recueillir des informations lorsque des gens entrent au sein des pays de l'Union européenne. Maintenant, l'immigration, c'est le fait d'une politique nationale.

On a aujourd'hui en France une anarchie en matière migratoire, avec des conséquences qui ne sont pas seulement des conséquences économiques, qui sont aussi des conséquences sur la délinquance et la criminalité. On est peut-être les seuls à en parler, mais on le voit très bien sur la question des mineurs étrangers non accompagnés.

J'ai encore entendu, il y a quelques jours, le procureur de Rennes nous expliquer que la flambée de la délinquance et de la criminalité dans la ville était liée à des mineurs étrangers, c'est-à-dire des gens qui arrivent sur le territoire national, qui se font passer pour des mineurs, qui ne bénéficient d'aucun test pour pouvoir le justifier, puisque les tests osseux sont interdits, et qui bénéficient notamment dans les départements de l'aide sociale à l'enfance. Il y a un peu plus de 60 000 mineurs isolés en France, dans notre pays. C'est l'estimation qui a été faite par l'Assemblée des départements de France.

Et en l'occurrence, un mineur étranger nous coûte 4 500 euros par tête, évidemment par personne, ce qui nous coûte beaucoup d'argent à l'année, et cela a des conséquences sur la délinquance.

5:53
Invité

Si on revient au pacte, fini les quotas par pays, donc c'est une bonne chose, ça va dans votre sens.

5:58
Jordan Bardella

Mais nous, nous ne voulons ni quotas, ni payés pour des pays qui devraient en assumer une charge. Enfin, à un moment donné, il faudrait peut-être organiser un référendum sur la question de l'immigration en France. Pourquoi est-ce qu'on ne demande jamais la vie de la population ? On accueille 500 000 personnes chaque année dans notre pays. Faut-il continuer d'accueillir 500 000 personnes chaque année dans notre pays ? Vous savez que nous sommes favorables, nous, une immigration... Si on est à 500 000, vous avez 262 000 titres de séjour. Il y a les mineurs isolés qui représentent 60 000 personnes.

6:27
Présentateur

260 000 titres de séjour, dont une partie sont constituées un tiers environ d'étudiants qui quittent la France à la fin de leurs études.

6:33
Jordan Bardella

Ce n'est pas tout à fait vrai, il y a des étudiants qui restent. D'une manière générale, moi je considère que la question de l'immigration devrait aujourd'hui être tranchée par référendum, parce que je crois que c'est une préoccupation majeure pour nos compatriotes, et qu'effectivement, en temps de crise, on ne peut pas accueillir 500 000 personnes chaque année, parce que nous n'en avons pas les moyens, et qu'il y a aussi, dans un certain nombre de cas, je ne mets pas tout le monde dans le même sac. Je pense que l'immigration régulière en France est une immigration choisie.

6:54
Invité

Vous savez que la France accueille moins d'étrangers que la plupart des pays européens. On fait partie de...

7:02
Jordan Bardella

Non, ce n'est pas vrai.

7:02
Invité

Si, si, c'est vrai.

7:03
Jordan Bardella

Moins que la Hongrie, moins que la Pologne.

7:05
Invité

Moins que l'Autriche, moins que le Luxembourg, moins que Chypre, moins que l'Allemagne, moins que l'Espagne, moins que la Belgique.

7:09
Jordan Bardella

Oui, d'accord. Et je n'ai pas pu citer. Oui, d'accord. Sauf qu'il y a 27 pays au sein de l'Union Européenne. Et encore une fois, je n'établis pas le nombre de migrants qui entrent dans notre pays par rapport aux autres pays, mais bien par rapport à la volonté du peuple français. Or, on m'a souvent dit que l'immigration était un sujet qui divise. Moi, je crois que c'est un sujet qui rassemble, puisque d'après les études d'opinion, 70% des Français considèrent qu'on ne peut pas accueillir une immigration supplémentaire. Encore une fois, la France doit rester ouverte à des gens qui viennent de l'étranger, qui aiment notre pays, qui viennent pour travailler, qui viennent peut-être pour étudier.

Mais je dis qu'on ne peut pas accueillir, encore une fois, des mineurs, par exemple, étrangers non accompagnés, qui viennent dans nos villes, non sans conséquences, sur la situation économique et évidemment sur la situation sécuritaire,

7:47
Présentateur

parce que ce sont les Français qui en paient les conséquences au quotidien. Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement National, invité de France Info. Il est 8h40, le fil info, c'est Mélanie Delonnet.

7:54
Invité

Un regard noir de jet, des mains qui dansent. Juliette Gréco est morte à l'âge de 93 ans, en plus de 60 ans de carrière. Elle a interprété les textes des plus grands, Sartre, Gainsbourg, Ferré. Elle rejoint le panthéon de la chanson française. La muse de Saint-Germain-des-Prés est immortelle, lui rend hommage Emmanuel Macron. C'est une marée qui monte, doucement, mais sûrement. Il fallait prendre une décision de serrage de vie, s'estime sur France Info, le chef du service réanimation de l'hôpital Lariboisière à Paris, Bruno Mégarbane, après les mesures annoncées par Olivier Véran contre l'épidémie de Covid.

La plus marquante, c'est la fermeture à partir de samedi des bars et restaurants dans la métropole d'Aix-Marseille et en Guadeloupe. C'est une mesure qui provoque la colère des élus marseillais, des restaurateurs également. Les professionnels du secteur ont rendez-vous par visioconférence avec le ministre de l'économie, Bruno Le Maire, tout à l'heure à 11h30. Les représentants de l'événementiel et des salles de sport aussi, elles ferment dans 11 grandes villes, dont Paris, Nice, Bordeaux ou Rennes. Dans ces villes, interdit aussi de se rassembler à plus de 10 dans l'espace public.

Il ressemble à une grosse montre connectée, un bracelet anti-rapprochement pour protéger les victimes de violences conjugales mises en place à partir de demain dans cinq juridictions. Pour commencer, il permet de géolocaliser les conjoints ou ex-conjoints et de déclencher une alerte s'ils se rapprochent trop.

9:22
Locuteur non identifié

France Info

9:23
Présentateur

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel. Toujours avec le député européen et vice-président du Rassemblement National, Jordan Bardella. Jordan Bardella, on ne sait pas bien où en est le gouvernement aujourd'hui avec la réforme des retraites. Sera-t-elle ou non enterrée dans les lois qui viennent ? Mais on ne sait pas non plus où en est votre parti. Avec cette question, la dernière élection présidentielle, vous souhaitiez la retraite, le retour de la retraite à 60 ans. Est-ce que ce sera encore le cas à la prochaine élection présidentielle ?

9:51
Jordan Bardella

Alors nous défendons un système de retraite à 40 annuités pleines avec un âge de départ légal à 60 ans mais qui a en fait très peu d'importance parce qu'aujourd'hui vous rentrez sur le marché du travail en moyenne à 22 ans et donc en moyenne vous repartirez à 62 ans.

10:03
Présentateur

Donc vous le dites vous-même, il n'y a quasiment personne qui profitera du départ à 60 ans ?

10:05
Jordan Bardella

Si vous avez commencé à partir très tôt, si. En tout cas nous nous sommes attachés, vous savez, à la spécificité d'un certain nombre de professions. On ne peut pas demander aujourd'hui à un militaire ou à un marin pêcheur de travailler jusqu'à 65 ans comme le veut le gouvernement. Et encore une fois, un départ autour de 60 ans. En supprimant, si au début on nous a dit, Emmanuel Macron, pardon, on nous a dit pas de régime spéciaux et ensuite il a bien vu que devant l'incohérence de sa mesure, devant l'incohérence d'une application concrète, il a décidé de les maintenir.

10:33
Présentateur

Est-ce que vous bougerez sur cette mesure ou pas ?

10:35
Jordan Bardella

Moi j'ai en tout cas vu, souvent on nous fait ce reproche, j'ai vu que 68% des français considéraient qu'un départ à 60 ans était un âge de départ idéal. C'est un sondage Harris qui était publié en 2019. Je dis qu'on ne peut pas demander des efforts aux français, des efforts toujours au même temps qu'on n'a pas fait un certain nombre d'économies. En réalité dans le système de retraite actuel, où ceux qui travaillent paient la retraite de ceux qui ne travaillent pas, le véritable problème c'est le chômage. Et évidemment que lorsque vous avez 6 millions de chômeurs dans le pays, c'est donc 6 millions de cotisations qui n'entrent pas dans les caisses de la sécurité sociale.

Emmanuel Macron a cherché à nous dire, il faut augmenter l'âge de départ à la retraite, car le coût de la retraite devient de plus en plus important, c'est faux. La part des dépenses dans le système social pour les retraites, c'est environ 14% ces dernières années, c'est relativement stable. Donc je dis qu'on ne peut pas demander des efforts toujours au même, sans avoir fait des économies nécessaires. Et la première de ces économies serait évidemment d'aller lutter contre la fraude.

Je vous invite à lire le nouveau livre de Charles Prasse, le magistrat qui vient de sortir sur le cartel de la fraude, qui nous écrit qu'il y a 50 milliards d'euros de fraude dans notre pays par an, et on ne peut pas demander aux Français de travailler toujours davantage quand on n'a pas fait les économies qui s'imposent. Maintenant si, dans un certain nombre d'années, après avoir fait les économies qui s'imposent, nous voyons que le système de retraite ne peut pas se faire à 60 ans, alors nous en tirerons les conséquences.

11:49
Invité

Donc la retraite à 60 ans, ça peut être que de l'affichage ? Non, ce n'est pas de l'affichage.

11:52
Jordan Bardella

Je dis juste qu'aujourd'hui avec 40 annuités, si vous commencez à travailler à 22 ans, vous partirez à 62 ans. Donc on a un âge de départ légal qui est fixé à 60 ans. Dans les faits, c'est beaucoup plus compliqué que cela. C'est pour ça que dire la retraite à 60 ans, c'est assez infondé.

12:07
Invité

Mais parce que c'est ce que vous dites pendant les campagnes électorales.

12:09
Jordan Bardella

Non, dire retraite à 40 annuités. Alors je sais qu'une partie de la droite veut nous faire dire qu'on défend à tout prix la retraite à 60 ans. En revanche, on est beaucoup plus pragmatique que cela. Donc il y a des économies à faire, et notamment sur la fraude sociale. Et on ne peut pas dire d'un côté aux Français, il y a 50 milliards d'euros de fraude sociale dans notre pays, 2,6 millions de fausses cartes vitales en circulation. Ou dans le livre, on apprend des trucs un peu délirants. On apprend que des combattants de Daesh, qui se sont pris la carte d'identité française, qui sont de nationalité belge, perçoivent des allocations.

On a vu que vous avez des couples de Roumains, par exemple, qui déclarent 1 200 naissances et qui font rentrer chaque année 1,7 million d'euros dans les caisses de l'État. C'est dans les livres. Mais ne vous inquiétez pas, on sera fact-checkés, il n'y a aucun problème. Et je vous donnerai une page du bouquin pour faire gagner du temps à vos confrères. Mais tout ça pour vous dire qu'on ne peut pas demander des efforts toujours eux-mêmes, et qu'en l'état actuel des choses, la réforme qui avait été proposée par Emmanuel Macron ne se justifie pas. Et je vous rappelle qu'un certain nombre d'économistes, et notamment M.

Le Chypre, avaient chiffré le coût de la transition vers le nouveau système Macron, de 50 à 80 milliards d'euros. Donc elle ne se justifie pas.

13:10
Présentateur

Sur la retraite à 60 ans, Jean-Denis Bardella, et plus généralement sur la ligne économique de Marine Le Pen, voici ce que disait il y a quelques jours, quelqu'un que vous connaissez bien, c'est le maire de Béziers, élu avec le soutien de votre parti, Robert Médard.

13:23
Locuteur non identifié

Sur les questions économiques... Elle est trop à gauche ? Bien sûr, c'est un discours qui est intonable, mais je pense que c'est faute d'expérience de terrain.

13:32
Invité

Vous dites qu'elle a le même programme économique que Jean-Luc Mélenchon ?

13:34
Locuteur non identifié

Mais elle dit à peu près la même chose.

13:36
Invité

Il dit oui. Elle a le même programme économique que Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen.

13:40
Jordan Bardella

Mais nous n'avons pas le même programme économique que M. Mélenchon.

13:44
Invité

Sur la retraite, c'est la même chose.

13:45
Jordan Bardella

Mais si vous voulez, M. Ménard, s'il a envie d'aller à l'élection présidentielle, il faut qu'il le dise. Voilà, il faut qu'il y aille, il faut qu'il le dise. Moi, j'aime beaucoup Robert Ménard. Il a fait de très très bons scores, il a un très très bon résultat dans sa ville. Maintenant, tous ces gens sont bien contents de venir trouver le soutien du Rassemblement national lorsqu'il faut se faire élire. Donc, ce n'est pas très intéressant et pas très honnête, je trouve, de cracher dans la soupe juste après. En l'occurrence, je trouve que notre programme est parfaitement raisonnable.

Et beaucoup de Français voient que sur les constats que nous avons faits sur le modèle économique, sur le libre-échange, sur le matraquage fiscal aujourd'hui pour les chefs de TPE-PME, sur tous ces constats, ils sont d'accord avec nous. Et donc, effectivement, nous aurons l'occasion... Sur le fond, ils nous trouvent trop à gauche, à l'extrême gauche. Oui, écoutez, certains nous trouvent trop à gauche, d'autres nous trouvent trop à droite. Donc voilà, moi, je ne sonde pas les cœurs et les reins. Il en pense ce qu'il souhaite. Je ne me sens ni de droite ni de gauche.

J'ai l'impression que nous défendons la proximité, que nous défendons un programme économique qui est basé sur le patriotisme économique et qui vise à soulager, en tout cas, la pression fiscale à la fois des ménages et à la fois des chefs de TPE-PME, parce que je crois que ce sont ces mesures de bon sens qui sont attendues aujourd'hui par une majorité de Français. Et d'ailleurs, dans toutes les villes qui sont dirigées par le Rassemblement National, dont fait partie d'ailleurs Béziers, puisqu'il a reçu le soutien du Rassemblement National

14:51
Invité

au municipal en 2014,

14:53
Jordan Bardella

vous avez parfaitement raison, eh bien, nous avons partout fait baisser la fiscalité, ramener la sécurité, et ce qui fait que dans beaucoup de nos villes, nous avons été réélus dès le premier tour.

15:01
Présentateur

Jordan Bardella, est-ce que vous êtes d'accord avec le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, lorsqu'il dit que les collégiennes et les lycéennes doivent porter une tenue républicaine quand elles entrent dans leur établissement ?

15:12
Jordan Bardella

Oui. Oui, je pense que quand on va à l'école, on a une tenue décente.

15:17
Présentateur

Alors, vous voyez venir la question suivante. Qu'est-ce que c'est que une tenue décente ou républicaine ?

15:20
Jordan Bardella

De la même manière que quand je viens à la maison de la radio sur votre antenne, je ne viens pas avec un jogging en basket parce que je considère...

15:27
Présentateur

Le jogging n'est pas républicain ?

15:28
Jordan Bardella

Non, mais ce n'est pas ça. C'est moins républicain. Mais c'est juste qu'il faut avoir à un moment donné, en fonction du lieu dans lequel vous allez, en fonction de l'institution dans laquelle vous vous exprimez, un petit peu de décence, que ce soit à l'école ou que ce soit sur les plateaux de télévision quand vous êtes parlementaire.

15:42
Invité

Ça ne s'applique qu'aux femmes ?

15:43
Jordan Bardella

Non, ça s'applique à tout le monde. Moi, j'étais dans un lycée, alors j'étais dans un lycée privé en Seine-Saint-Denis quand j'étais plus jeune, mais je me rappelle que les jeans troués, que les suites à capuche étaient interdits. Mais voilà, je m'en porte très très bien. Ça ne m'a pas empêché de dormir, ça ne m'a pas empêché de réussir mes études. Donc, je n'ai absolument aucun problème là-dessus. Et je vais même vous dire, moi, je suis assez favorable à ce qu'on instaure un uniforme à l'école. Alors, pas un uniforme... Il ne s'agit pas de... Un uniforme, ça peut être très très beau. Ce n'est pas forcément très laid, très ringard.

Mais je pense que, parfois, le fait d'avoir des marques, le fait d'avoir des vêtements qui soient de marques différentes, ça peut mettre aussi en évidence à l'école des classes sociales différentes. Et donc, pour éviter ce type...

16:24
Invité

Un uniforme ou à l'école élémentaire ?

16:26
Jordan Bardella

Ce type... Oui, ça peut être à l'école élémentaire, au collège, à l'école élémentaire, au collège. Mais ça peut être très très beau. Ce n'est pas forcément ringue. Ça peut être de très belles chemises. Ça peut être des vêtements qui sont conçus aussi par des artistes, par le monde de la culture en France. Donc, ce n'est pas forcément ringard. Mais moi, je suis effectivement favorable pour lisser toute distinction sociale à l'école qu'on y développe. Peut-être un uniforme. C'est peut-être à y réfléchir.

16:48
Présentateur

Elle n'est pas ringarde. Elle non plus. C'est Mélanie Delonnet à 8h50 pour le fil à fou. Et on se retrouve juste après.

16:54
Invité

Sur France Info, la maire de Marseille estime qu'Olivier Véran agite un chiffon rouge pour menacer les autres grandes villes. Pourquoi avoir un tour de vis alors que les chiffres commencent à aller dans le positif ? S'interroge Michel Rubirola après la fermeture annoncée des bars et restaurants de la métropole d'Aix-Marseille à partir de samedi. Même décision pour la Guadeloupe face à la hausse des cas de Covid. Dans 11 autres grandes villes dont Paris, Toulouse, Bordeaux, les bars fermeront à 22h à compter de lundi. Des mesures sont prises aussi pour limiter les rassemblements. Pas plus de 10 personnes réunies dans l'espace public.

La jauge pour les grands événements est abaissée à 1000 personnes. Parlez-moi d'amour, joli môme et tant d'autres. Juliette Gréco est morte à l'âge de 93 ans. La muse de Saint-Germain-des-Prés a interprété les textes de Sartre, Prévert, Vian et plus récemment Myosec, Olivia Ruiz et Abdelmalik ont écrit pour elle. Les magistrats appelés à manifester aujourd'hui devant les tribunaux contre le ministre de la Justice. Ils reprochent à Éric Dupond-Moretti d'attaquer l'institution judiciaire qu'il devrait protéger. Le nombre d'IVG au plus haut depuis 30 ans en France, 232 000 avortements l'an dernier selon une enquête des autorités sanitaires.

C'est chez les trentenaires que l'augmentation est la plus notable. Le taux est en baisse en revanche chez les adolescentes.

18:14
Locuteur non identifié

France Info

18:15
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Jordan Bardella, il y a un point au moins en ce moment sur lequel vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron. Vous savez lequel ? Dites-moi, la 5G. Ah oui, peut-être. Vous êtes pour ? C'est vrai, c'est vrai. Je suis pour. Entièrement pour

18:32
Jordan Bardella

comme Emmanuel Macron ? Alors, je suis favorable nous sommes favorables d'ailleurs au Rassemblement National de manière générale au déploiement de la 5G parce que les deux seuls pays aujourd'hui qui n'ont pas débuté le déploiement de la 5G c'est la France et la Bosnie-Herzégovine. Vous êtes sûr de ça ? Oui, oui, je veux vous... Vous fact-checkerez encore une fois je sais que c'est la spécialité des médias. Vous fact-checkerez, vous vérifiez. En réalité, la France a accumulé aujourd'hui un retard technologique extrêmement important. On voit les progrès de la Chine qui a déjà développé des groupes de travaux pour entamer de nouveaux projets sur la 6G par exemple.

Vous avez vu Elon Musk aux Etats-Unis avec Neuralik présenter une puce cérébrale qui pourrait permettre demain de guérir Alzheimer, de guérir Parkinson et c'est vrai que la France a accumulé un retard technologique majeur et moi je pense que la 5G c'est une opportunité technologique pour le XXIe siècle dans cette économie de la connaissance et ça peut avoir des applications extrêmement concrètes. Ça peut par exemple nous permettre de développer la télémédecine.

En Chine par exemple c'est utilisé pour faire de l'échographie à distance pour des femmes qui sont dans des déserts médicaux dans des provinces qui sont extrêmement éloignées là-bas des grandes métropoles et donc ça serait aussi l'une des réponses par la télémédecine la téléchirurgie aux déserts médicaux notamment en France.

19:40
Invité

Donc vous qui êtes d'habitude pour les référendums vous dites non cette fois-ci pas de référendum sur la 5G.

19:45
Jordan Bardella

Bon écoutez on peut faire des référendums sur tout si vous voulez moi ça me va mais vous allez juste nous accuser de perdre un petit peu de temps dans les études d'opinion qui ont été faites il y a une majorité de français qui plébiscitent aujourd'hui le déploiement le déploiement de la 5G. Vous les citez beaucoup les sondages depuis tout à l'heure.

Bah oui voyez comme ça ça vous facilite le travail quand vous fact-checkez nos déclarations et puis surtout il y a des études qui ont été il y a eu un certain nombre de déclarations de la gauche des ayatollahs verts notamment qui nous expliquent qu'il ne faut pas aller vers le progrès à chaque fois qui nous expliquent qu'en fait il faut soit abandonner le confort moderne soit mourir et qu'en réalité les verts aujourd'hui sont dans une logique qui consiste à tout bloquer à faire un grand retour vers le passé à abandonner tout confort moderne moi je ne suis pas comme François Ruffin je ne considère pas que la 5G ça permet uniquement d'améliorer l'application et la connexion que vous avez entre votre téléphone portable et votre frigo ça permet des avancées majeures en matière industrielle et je pense que dans l'économie de la connaissance qui nous attend effectivement développer la 5G constituerait un atout évidemment pour notre pays aussi pour les industries qui souhaiteraient se relocaliser en France sur ce point d'inquiétude qui a été celui de la santé il y a plusieurs institutions publiques notamment le conseil général de l'économie le conseil général de l'environnement l'institut des finances publiques qui ont remis des études et qui disent que pour l'instant il n'y a évidemment aucun fait néfaste à court terme sur la santé donc continuons effectivement de faire des études mais moi je ne vois effectivement aucun frein au déploiement de la 5G dans notre pays

21:06
Invité

Jordan Bardella vous êtes le directeur de campagne des prochaines régionales pour votre partie

21:10
Jordan Bardella

ça on n'aura pas besoin de fact checker on est tous d'accord pourquoi il n'y aura

21:14
Invité

aucun ténor candidat

21:16
Jordan Bardella

alors c'est très sympa pour les gens qui vont être candidats c'est des nouvelles têtes c'est ce que vous dites mais on ne les connait pas mais il y a des gens

21:22
Présentateur

qui sont parfaitement connus vous savez je rappelle juste 2014 Marine Le Pen Marion Maréchal Le Pen Louis Alliot tous candidats cette fois-ci mais vous savez

21:29
Jordan Bardella

c'est le propre c'est le propre des petits partis que les mêmes soient systématiquement candidats à tout aujourd'hui nous avons beaucoup de possibilités dans beaucoup de régions je pense par exemple à la région PACA où Thierry Mariani s'est déclaré d'ailleurs intéressé par la candidature qui a été ministre de Nicolas Sarkozy qui est aussi je crois une passerelle vers des gens qui sont déçus par les républicains qui partagent l'essentiel de ce que nous disons et avec qui nous avons vocation à travailler demain Sébastien Chenu par exemple qui lui a fait acte de candidature dans le Nord qui est députée par parole que vous connaissez bien

22:00
Invité

candidat dans le Nord alors qu'elle l'était en 2015 du moins dans les Hauts-de-France parce que Marine Le Pen

22:04
Jordan Bardella

souhaite aujourd'hui être présidente de la République qu'elle a acquis une certaine expérience je le crois depuis la dernière élection présidentielle qu'elle est aujourd'hui une femme d'Etat que tous les thèmes qu'elle a posés sur la table se sont avérés vrais que beaucoup de Français aujourd'hui partagent nos idées il nous faut aujourd'hui convaincre encore beaucoup de gens pardon je me permets d'insister en 2015 c'était la même configuration il y avait la présidentielle de 2017 2014

22:26
Invité

les régionales de 2015 et donc elle était candidate en 2015 alors qu'elle était aussi candidate à la présidentielle

22:32
Jordan Bardella

vous savez le contexte n'est pas le même en 2015 les partis politiques avaient encore un on était encore dans des affrontements entre le parti socialiste les républicains l'UMP à l'époque clairement est-ce qu'elle a peur de Xavier Bertrand non elle n'a pas peur mais son adversaire ce n'est pas Xavier Bertrand son adversaire c'est Emmanuel Macron et ce n'est pas tant la personne d'Emmanuel Macron que les idées qu'il défend et que le programme de proximité le programme localiste de préservation de notre identité de notre territoire de patriotisme économique que nous prenons que nous défendons elle se concentre là-dessus elle va engager prochainement une tournée à la rencontre des français partout en France et évidemment son objectif en tout cas notre objectif est d'arriver à la tête de l'Etat en 2022 et plus nous nous rapprochons

23:11
Présentateur

de l'Elysée plus nous nous y préparons alors 2022 justement et la stratégie de votre parti Jordan Bardella voici ce qu'en dit Marion Maréchal Le Pen

23:18
Locuteur non identifié

je n'exclus pas du tout que Marine Le Pen puisse gagner mais je pense qu'elle ne peut pas gagner seule aujourd'hui le RN est un parti politique qui est indispensable à la victoire mais qui n'est pas suffisant

23:29
Présentateur

est-ce qu'il faut dépasser votre parti c'est exactement ce que nous faisons

23:32
Jordan Bardella

c'est exactement ce que nous faisons si on peut prendre les deux derniers scrutins les élections européennes nous l'avons fait avec Thierry Mariani avec Jean-Paul Garraud avec la droite populaire

23:40
Invité

des personnalités mais pas des partis

23:41
Jordan Bardella

pas d'alliance de la droite avec Andréa Cotara qui est venu par exemple de la France insoumise oui mais sans lui faire un suit non mais d'accord mais il n'y a pas d'alliance il n'y aura pas d'alliance

23:51
Présentateur

on va aller au-delà de nos frontières et pour l'instant à part Nicolas Dupont-Aignan avec qui il y a eu alliance puis fâcherie ça ne marche pas

23:57
Jordan Bardella

oui mais vous savez qu'on n'est pas en Autriche on n'est pas en Italie on n'est pas dans un système à la proportionnelle et s'il y a bien une élection qui se gagne seule c'est bien l'élection présidentielle parce que la 5ème République veut que l'élection présidentielle soit la rencontre entre un homme ou une femme en l'occurrence et le peuple français et donc à partir de là Marine Le Pen sera peut-être amenée elle l'a dit d'ailleurs à quitter la présidence du Rassemblement National pour être la candidate de l'ensemble des Français pour porter un projet qui dépasse largement le Rassemblement National c'est devenu un boulet

24:22
Présentateur

ce nom de Rassemblement National

24:24
Jordan Bardella

pour elle c'est pas un boulet comme le nom Le Pen l'a été pendant des années mais non c'est pas un boulet c'est juste qu'une élection présidentielle n'est pas une élection de parti et qu'en réalité aucun candidat à l'élection présidentielle ne se présente sous les couleurs de son parti et que nous souhaitons en tout cas dépasser aujourd'hui les frontières du Rassemblement National mais tous les jours nous déciderons dans les prochains mois elle prendra sa décision

24:42
Invité

avant le début de la campagne présidentielle

24:44
Jordan Bardella

avant l'élection présidentielle bien sûr mais c'est pas la question centrale la question centrale c'est 2022 ça va être un projet de société qu'Emmanuel Macron il a été élu sur une promesse qui était celle d'unifier de pacifier de résoudre les tensions dans le pays il n'a fait que les aggraver or le projet que nous portons parce que les souffrances des Français nous les avons en nous est celui effectivement de répondre par des mesures de bon sens pas par des mesures de droite pas par des mesures de gauche de simplement de répondre à des mesures de bon sens aux problématiques des Français la question de la sécurité la question migratoire la question de la fiscalité du pouvoir d'achat de la démocratie avec la proportionnelle aux élections avec le référendum d'initiative citoyenne toutes ces mesures qui sont aujourd'hui majoritaires dans l'opinion au cas par cas nous souhaitons simplement les porter à la tête de l'État sans idéologie sinon celle de défendre notre pays et de défendre la nation française Jordan Bardella vice-président du Rassemblement National merci et bonne journée à vous merci à vous bonne journée