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interviewSénat (sur YouTube)· 20 octobre 2022 98 min

Audition sur les perspectives économiques de la France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

je propose que nous commençons chers collègues nous recevons ce matin dans le cadre d'une audition commune consacrée aux perspectives économiques de la France pour les années 2023 à 2027 monsieur Denis Ferrand qui est directeur général instituts code Monsieur Eric Eyer directeur du département analyse et prévision à l'OFCE et Maxime darmé économie chargé des États-Unis et de la France pour le groupe Alliance cette audition s'inscrit dans le cadre des travaux de notre commission relatif à l'examen du projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 23 à 27 et du projet de loi de finances pour 2023 bien entendu le président Claude rénal est le rapporteur général qui avait souhaité particulièrement vous entendre regrette de ne pouvoir participer à cette audition mais évidemment les en prendront connaissance ces deux projets de loi sont en effet construits sur un ensemble d'hypothèses macroéconomiques formulée par le gouvernement et sur lequel notre commission a le souhaite bénéficier de vos analyses après avoir entendu le 28 septembre dernier Monsieur Pierre Moscovici en sa qualité de président du Haut Conseil des finances publiques attrites de préambule je veux rappeler que le gouvernement prévoit une croissance du PIB de 1% en 2023 ce qui constitue à ce jour une hypothèse haute en comparaison du consensus des économistes un autre il considère que les capacités potentielles de l'économie française progresserait entre 2023 2027 comme avant Chris c'est-à-dire un rythme d'environ 1,35% par an en volume il estime enfin qu'actuellement l'économie fonctionne en dessous de ses capacités potentielles ce qui implique que nous bénéficierions d'un potentiel de rebond sur l'ensemble de la période 2023 2027 le gouvernement retient plusieurs hypothèses qui méritent d'être analysées précisément une croissance annuelle moyenne d'environ 1,7%, une normalisation progressive de l'inflation une hausse du taux d'activité et une baisse durable du taux de chômage nous attendons avec impatience d'avoir vos commentaires et vos observations contenu également des éléments les plus récents dont vous disposez et sans plus attendre je cède donc la parole à deux différents puis ensuite à Eric et hier et enfin Maxime d'armée pour un propos liminaire on va dire d'environ 10 minutes chacun et nous passerons ensuite évidemment aux questions des collègues merci beaucoup monsieur vice-président bonjour à tous merci pour pour votre accueil je préfère avoir des formules positives et vous remercier d'emblée parce que je ne sais pas si le paysage que je vais vous décrire incitera à des remerciements en retour de votre part je m'en excuse d'avance mais je suis là pour décrire l'économie et surtout en fait vous nous demandez aussi à nous tous la collectivité des économistes d'expliquer aujourd'hui ce que l'on n'a pas forcément vu venir hier ce qui est souvent le propre des prévisionnistes ce préambule étant dit exactement mais parce qu'on a une économie qui est très déterminée par ce qui est en train de se passer dans les perturbations en termes de d'évolution de prix or s'il y a un domaine sur lequel il y a eu un défaut d'anticipation récent c'est sûr la dimension de l'évolution des prix et de mon point de vue avant de poser les perspectives assurez-vous je ne serai pas trop trop long sur cet aspect de revenir un peu sur une description assez simple des mécanismes qui se sont mis en place depuis au lendemain du covid donc c'est ce que l'on voit sur sur la première slide je ne sais pas si voilà merci donc en fait au moment du au moment du confinement il y a une contrainte évidemment maximale sur la production qui s'installe la demande est contrainte dans son exercice mais les conditions de la demande sont préservées avec des revenus des ménages qui sont préservés et de la liquidité des entreprises également qui est préservée au travers notamment des PGE de tout un ensemble de dispositifs qui donnent les conditions de ce qui a suivi ensuite à partir du second semestre 2020 et tout de l'année 2021 un rebond extrêmement fort de l'activité économique mais en rebond également qui est très disparate selon les secteurs à savoir que le rebond il s'est focalisé en grande partie sur des achats de bien parce que au cours et ça c'est une observation qui se veut à l'échelle mondiale mais qui va donner justement le la de l'évolution de l'activité économique c'est une c'est une demande en bien qui rebondit parce que la contrainte s'exerce encore sur la possibilité de consommer des services les revenus auront été préservés comme je le disais même plutôt augmenter par exemple dans le cas des ménages américains et les ménages américains étant dans leur foyer se sont rendus compte qu'il leur manquait peut-être un certain nombre de bien durables résultats on se retrouve en 2021 avec un niveau de demande de la part des ménages américains en bien durable supérieur de 30% à ce qu'ils à ce que cette demande était en 2019 en 2019 personne ne pouvant anticiper qu'on aurait 30% de demande de bien durable en plus donc une demande vraiment physique qui est qui explose à un moment où il y a encore des contraintes sur la production et donc notamment aux États-Unis où on voit une décoloration s'installer entre le revenu des ménages et la production de richesse ajoutons à cela une mobilité accrue de la main d'oeuvre notamment aux États-Unis parce que c'est la période où on a fait le choix en Europe de protéger les emplois aux États-Unis il y a eu un choix de protéger les employés quitte à avoir disparaître un temps les les emplois pendant le confinement c'est un emploi sur 6 qui est supprimé aux États-Unis quand l'économie redémarre les emplois ne viennent pas forcément là où ils étaient précédemment enfin les salariés forcément là où vous étiez embaucher précédemment et donc vous avez une âme mobilité accrue de la manoeuvre qui est propice à une accélération des salaires aux États-Unis actuellement les salaires des personnes qui sont mobiles augmente de 7%, les salaires qui ont changé d'emploi dans les derniers mois pour gaz de 7% on est sur une progression de 5% pour ce qui concerne les salaires des personnes qui n'ont pas changé d'emploi donc c'est la mise en résonance de ces de ces trois éléments qui sont en fait si vous me permettez l'expression un peu particulière dans ce contexte c'est c'est un peu les les carburants explosif qui se réunissent et il y a un des donateurs qui s'appelle le qui s'appelle les pénuries qui se sont formés du fait de cette déséquilibre et un autre détonateur qui est le conflit ukrainien mais le conflit ukrainien n'est pas un déclencheur et véritablement des donateurs d'inflation par rapport à un terreau qui fabriquait les conditions d'accélération de l'inflation donc on est dans le début du processus d'inflation qu'est-ce qui se passe derrière sur la sur la Slade suivante il y a 4 mécanismes qui se mettent en place ou plutôt trois vous avez un recul du pouvoir d'achat pour les revenus qui sont non indexés et se faisant ça vous fait une pression à la baisse sur le niveau de la demande pour les salaires qui nous suivent pas l'inflation au même qui ne vont progresse pas au même rythme que l'inflation des revenus également des entreprises qui ne répercutent pas dans l'intégralité l'intégralité des hausses de coups qu'elles observent dans leur prix de production et donc ça vous fait une contraction de la demande sur pour ces acteurs là vous avez une baisse de la valeur réelle de l'épargne parce que l'épargne l'inflation n'est pas autre chose qu'une érosion de la valeur de votre patrimoine or le patrimoine c'est le pouvoir d'achat futur si on se met dans une logique de bigouvienne on est dans une dans une c'est un pouvoir d'achat futur de l'épargnant quel va être le comportement que l'on peut imaginer sur l'épargne ça c'est un pari que nous effectuons avec ses codes c'est que on va avoir une volonté de préserver la valeur réelle de l'épargne et donc on va avoir plutôt un effort d'épargne plus important de la part des des ménages mais peut-être également des entreprises chaque fois que possible et donc là aussi ça vous retranche du soutien de l'activité et puis le deuxième le dernier versant c'est que vous avez certains revenus qui sont indexés sur l'inflation avec retard mais qui se trouve indexé sur l'inflation des revenus revenaient des retraites c'est un certain revenu financiers notamment ceux qui détiennent les obligations indexées sur l'inflation et vous avez de l'atténuation du choc inflationniste très enfin du choc de prix qui se fait par l'intervention publique ces deux mé donc là contribue à installer une forme de persistance d'inflation parce que le signal prix joue peu pour cette partie de la demande avec de la persistance d'inflation ajoutons à cela la dépréciation du taux de change de l'euro contre le dollar qui vous fait qui vous entretient une inflation importée vous avez une réaction des politiques monétaires qui se mettent en place et donc là encore en facteur qui joue dans la récession donc voilà un peu le paysage qui aujourd'hui nous invite à retenir une hypothèse de croissance qui n'est pas tout à fait celle de gouvernement qui est une hypothèse de croissance en fait plutôt de stagnation de l'activité pour pour 2023 et ensuite d'une lente récupération de cette activité mais bon comme il y a pas tous les mêmes mots même nom au même moment signalons quand même quelques points qui me semblent assez à ses clés et sur la slide suivante on voit que quand vous avez un ralentissement économique parce qu'il est d'ores et déjà assez fort vous avez des tensions qui commencent à se dénouer donc certains des éléments qui étaient au préalable de l'accélération des prix commence à être moins vif vous avez par exemple les les délais de livraison des fournisseurs ce sont désormais revenus une situation normale donc les situations de pénurie très marquées sur les approvisionnements ces situations de pénuries sont en train de s'atténuer idem aux États-Unis on voit petit à petit l'offre et la demande de travail se reconverser l'offre l'offre de travail la population active la demande de travail l'emploi et les postes pour voir c'était décorrélé avec une très forte progression de la demande qui était propice à un accélération des salaires ces deux ces deux tendances là enfin c'est de ces deux observations là sont en train de reconverger et l'offre de travail est même en train d'aller un petit peu plus vite que la demande de travail donc ça va atténuer petit à petit les tensions sur l'inflation salariale aux États-Unis mais ça c'est vrai des États-Unis sur la zone euro le diagnostic est un petit peu moins bon notamment sur le slide suivant où on voit que les antispations de prix formulées par les chefs d'entreprises qui avaient commencé à reculer c'est à dire que on a des on attend des hausses de prix quand même extrêmement fortes mais on a culminé au mois de mai sur cet aspect passé au prix désormais elles sont en train de remonter à parce qu'il y a un facteur spécifique qui est la crise la crise énergétique et une crise énergétique qui est redoutée quand même assez forte il n'y a qu'à voir l'écart qui se fait en ce moment entre le prix spot du marché de l'électricité et le prix à terme 3 mois on a 300 euros de mégawatt d'écart entre ces deux entre ces deux prix donc c'est une anticipation de ce que l'hiver va être compliqué l'hiver en termes d'approvisionnement énergétique c'est l'anticipation pour l'instant que l'on voit sur les marchés mais ça a des conséquences ensuite en termes de proposition de contrat pour pour les entreprises sur les entreprises juste de de slides on est en train de sortir notamment une des questions que qui était posée dans la dans la liste des questions que vous nous avez transmises sur la question notamment de du taux d'investissement qui est très fort du côté des entreprises et des créations d'emplois qui sont très fortes parce que jusqu'à présent les entreprises n'ont pas été contraintes comme elles le font habituellement en face de de faible conjoncture les entreprises n'ont pas été contraintes dans le sens où leur viabilité n'était pas menacée la viabilité d'une entreprise est menacée quand elle est pas capable de faire face à une échéance de paiement cette échéance de cette contrainte là a été évacuée parce que la liquidité des entreprises a été préservée et donc il faut regarder la situation de cash des entreprises est-ce qu'elle se transforme et est-ce qu'elle peut induire ensuite un changement de comportement des entreprises vers un peu plus de prudence que ce soit en matière d'investissement que ce soit en matière d'emploi et de notre point de vue enfin quand on voit les différents capteurs que l'on peut avoir sur la trésorerie des entreprises c'est en train de changer et c'est un point de c'est un point d'alerte et donc un autre point d'alerte que sur lequel que sur lequel je dois attirer l'attention sur la slide suivante on voit que les défaillances entreprises certes commencent à remonter mais elles sont très basses en 2019 en revanche attention aux radiations alors il y a au radiation d'entreprises c'est à dire les entreprises qui arrêtent purement et simplement l'activité il y a des mouvements qui ont été très erratiques en 2021 et 2022 mais si on prend la moyenne des 9 premiers mois de 2022 le nombre de radiations d'entreprises elle supérieure de 37% à ce qu'il était en 2019 donc c'est une évolution qui est à bas bruit les défaillances entreprises ça fait du bruit parce que ça va au tribunal de commerce les radiations ça en fait beaucoup moins mais c'est tout aussi structurant sur le système productif donc pour pour résumer la c'est qu'on est on a des chocs d'offres négatifs particulièrement en Europe avec une contrainte sur la production et une contrainte aussi sur la quantité avec une inflation importée et une réduction des bilans la hausse des taux qui est intervenue ça là vous êtes eau qui intervenu se traduit d'ores et déjà par une baisse de la valeur des obligations détenus par les financiers à hauteur de 20% et donc ça réduit la possibilité pour les de faire de faire des arbitrages mais là on parle toujours du crack du craque action n'oublions pas de regarder le crack muet qui est le crack sur les valeurs obligataires moins 20% de valeur sur l'obligataire donc on a des circonstances exceptionnelles qui sont en train de résorber et l'économie est en réalité à la recherche d'un nouvel équilibre et les écarts vont se résorber mais au prix d'une récession sachant qu'on est on n'est pas d'ores et déjà dans une récession c'est pas c'est pas ce que l'on observe mais on est dans une dans une situation pour l'instant de très faible croissance qui peut assez rapidement mieux en récession surtout regarde ce que l'on voit par exemple chez notre voisin ou trop rein ou là les anticipations sont quand même très très dégradés et puis peut-être pour terminer quelques observations sur sur les finances publiques je vois que j'ai déjà été beaucoup trop long je vous prie de bien vouloir m'en excuser donc sur les trajectoires long terme gardons quand même quatre marqueurs assez importants c'est qu'on a devant on a un ralentissement démographique qui est déjà là le ralentissement démographique c'est le fait que la population active ne progresse plus pardon la population nage de travailler recule depuis 2011 et la population active est quasiment à plat désormais on a un affaiblissement des gains de productivité et sur la période récente on ne sait pas encore s'il y aura une perte permanente de productivité mais on a vu faiblir très fortement les gain de productivité qui ont même été négatifs depuis le passage du covid mais là encore il va falloir voir comment l'économie va se rééquilibrer on a la nécessité d'accélérer la décarbonation ça n'est pas un facteur de croissance potentielle additionnelle mais c'est une réallocation d'objectifs d'investissement et les conditions de financement sont plus difficiles les taux sont partis pour être plus élevés un peu plus longtemps sur la trajectoire que l'on retient en terme de PIB et de pipotentielle donc en bleu c'est la trajectoire du gouvernement qui marque un écart de production encore positif entre le pipotentiel qui en tirait le niveau du pipotentiel et le niveau du Pipe projeté par le gouvernement donc il y a il y aura encore un écart de production nous considérons avec ses codes que cet écart de production est résorbé au regard des tensions fortes sur l'activité des taux d'utilisation de production de capacité de production qui sont très élevées nous considérons qu'à ce jour il n'y a plus de potentiel de de rattrapage les tensions sont là pour plutôt aller dans le sens de cette de cette fermeture des cartes de production nous anticipons plutôt une croissance potentielle aux environs de 9 0,9% et non pas 9% pardon 0,9% par an moyenne parce que on acte des gains de productivité en fait on prolonge les gains de productivité que l'on avait précédemment et quand aux autres composantes qui forment la croissance potentielle à savoir l'évolution des quantités d'emplois l'évolution des quantités de capital parce que les quantités d'emplois comme je vous l'ai dit la population active ne progresse plus donc on peut avoir une progression de taux d'activité et de ce point de vue tous ceux qui permettra d'augmenter le taux d'activité notamment pour les catégories de population c'est le plus faible vous m'aurez compris les salariés les plus âgés et bien de tous ces éléments là seront positifs pour la croissance potentielle mais sur la partie capitale il faut bien être conscient aussi que la transition énergétique qu'il faut faire ça très clairement la transition énergétique il faut faire c'est aussi de la destruction accélérée du capital c'est aussi une un amortissement plus fort sans en remplacement simplement de capital et sans augmentation de la quantité de capital dont dispose économique pour produire donc c'est ce sont des éléments qui nous invitent à retenir des hypothèses très prudentes sur la croissance potentielle sachant aussi que chaque passage aurait session a abîmé en général le potentiel je passerai peut-être sur le solde le sol de public peut-être qu'on pourra revenir la dessus mais en tout cas si on traduit notre scénario de croissance potentielle et de convergence vers le potentiel qui est la même hypothèse du gouvernement et c'est celle aussi que nous faisons à l'horizon 2027 mais pas un même niveau pas avec un amerithme de croissance potentielle donc cela nous amène à ces à ces indications en termes de solde public donc en bleu le scénario du gouvernement et on range le scénario alternatif que nous que nous privilégions pour l'instant qu'il a encore est un scénario qui se veut prudent et en termes de dettes publiques ça nous amène à 120 points de PIB pour l'année 2000-2027 contre 112 actuellement bien merci je vous avais prévenu pour cette exposé Monsieur Eric Heyer on vous demandant de essayer de contenir dans le temps imparti merci beaucoup les sénateurs donc elle est très rapidement Denis a dit beaucoup de choses donc je vais essayer de passer un peu vite on n'a pas moyen d'avoir la masse sur les rapidité bon tant pis donc globalement j'essaie d'être un peu plus scolaire que que Denis en répondant un peu plus au collant un peu plus aux questions mais elle est allons-y donc le sur la croissance à très court terme alors bon là je rappelle vite les faits la France vient juste de rattraper enfin ça fait quand même un semestre et demi qu'on a rattrapé le niveau d'activité d'avant crise et voyez que vous avez un plateau depuis depuis un petit moment bon quand on se compare aux autres bon c'est pas c'est pas si mal que ça vous voyez il y a vraiment que les États-Unis qui font mieux que nous mais un certain nombre de pays qui sont encore un peu plus à la traîne alors il faut relativiser ce ce diagnostic par deux éléments qui sont suivants voilà d'abord si on est revenu au niveau macro au niveau d'avant crise il y a des secteurs qui sont encore en crise et donc l'industrie typiquement il y a encore 6% en dessous du niveau d'avant crise la construction plus de 3% etc et donc c'est les services qui sont au dessus et l'industrie et la construction en dessous et l'énergie c'est un peu particulier aujourd'hui avec la crise que l'on connaît et ça peut être que transitoire et si on rentre c'est le slide suivant un peu plus en détail nous ce qui nous inquiète énormément et ça peut potentiellement avoir une incidence sur le potentiel c'est le matériel de transport qui est dans un état assez catastrophique alors est-ce que c'est structurel conjoncturel c'est bien des questions mais on voit que ça marque y compris le commerce extérieur et les parts de marché donc je vais un peu plus vite si on va suivre donc Denis on a parlé mais voyez dans le très court terme on essaye tout de même de regarder ce que nous disent des chefs d'entreprise et d'en inférer des taux de croissance vous voyez malgré toutes les incertitudes qu'il y a aujourd'hui malgré toutes les catastrophes les chefs d'entreprises quand même ont encore un moral qui est au-dessus de la moyenne que ça soit dans l'industrie vous voyez on est à 6% en dessous du niveau d'avant crise et pourtant le moral des industriels et au-dessus de la moyenne d'accord celui des services au-dessus vous êtes alors un peu plus vite voilà et donc et le bâtiment qui est encore très utile quand vous mettez ça dans un modèle d'accord et vous essayez d'en afférer des taux de croissance je pense que je sais pas si vous avez auditionné l'Insee mais qui fait à peu près cet exercice ça vous fait des taux de croissance positifs pour les trimestres à venir on peut pas en inférer une récession d'accord donc dans le très court terme au T3 et au T4 vous voyez c'est un peu ce que nous diminuez dans ces notes de conjoncture on peut pas si on croit ces indicateurs penser qu'il y aura une réception demain ou alors il va falloir qu'on trouve un autre élément alors pourquoi ils ont moral enfin c'est un diagnostic très rapide et quand on parle à l'emploi il faut l'avoir en tête c'est le slice suivant pour le coup c'est que les carnets de commandes sont plats à craquer vous voyez habituellement les cas des commandes quel que soit le pays ça tournait il y avait à peu près trois mois de production dans les carnets de commandes là on est plutôt entre 5 et 7 donc ça veut dire qu'il y a l'activité quand même qui est un peu latente et voilà aujourd'hui en fait on a un problème pour produire mais pas pour vendre et donc on a un problème à cause des problèmes d'approvisionnement on en dira un mot des difficultés de recrutement potentiellement mais pas parce que dans l'industrie c'est essentiellement les difficultés de d'approvisionnement plus que de recrutement donc non c'est plus dans les services mais du coup ça veut potentiellement dire et ça sera important quand on parlera de l'emploi qui a une réserve quelque part et que les chefs d'entreprise garde la main d'oeuvre parce qu'il y a la production à venir d'accord qui qui sont qui déjà acté donc si on va dans le slide suivant l'autre point qui est extrêmement important c'est que comme l'a dit Denis on a peu pro préserver le revenu des ménages pendant la crise on les a empêché en partie de consommer donc il y a une surépargne une surait pas une épargne une sur épargne qui sait accumulée en France en 2021 c'est 166 milliards d'euros et la Banque de France nous dit là au sommet c'est plutôt 170 milliards c'est énorme ça représente 11 points de revenus des ménages d'accord et vous voyez ça serait pas un peu partout dans le monde de venir en parler pour les Etats-Unis vous voyez ça fait 2600 milliards de un jour ou l'autre c'était sur épargne va bien aller quelque part d'accord pour l'instant elles sont plus ou moins sur les comptes en banque d'accord donc soit ça retombe dans la consommation et là bien sûr que l'inflation va être gigantesque mais la croissance aussi soit ça va dans l'investissement des entreprises ça va se passer en action en obligations soit dans la dette publique mais voyez on peut pas faire comme si ça ne serait pas n'existait pas et c'est un peu ce que l'on fait dans nos prévisions puisqu'on ne sait pas dire avec précision ce que vont faire les ménages de cette surépargne on hésite et voyez c'est le slide suivant je rappelle juste là il y a un an quand on fait les prévisions pour 2022 la prévision qui faisait consensus c'était 4 % de croissance pour 2022 d'accord sans utilisation de cette surépargne et donc quand on s'amusait quand on essaie d'évaluer à l'OMSE vous voyez on partait de l'hypothèse que 20% de cette surépargne uniquement 20% aller retourner dans la consommation vous passiez de 4 à 6% en France et la personne trouvait ça exagéré 4% de croissance vous voyez ça vous dit un petit mot quand même sur le potentiel de rebond qui était quand même présent sans tension inflationniste sous-jacente d'accord attention impressionniste qui venait juste d'un et je pense qu'il faut arrêter de parler d'inflation pendant un moment il faut parler de niveau de prix vous voyez quand ce que a dit Denis quand vous avez un choc de demande et d'offres concomitant dans un premier temps les prix baissent d'accord et puis les prix et donc ça fait de l'inflation parce que les prix remontent mais quand vous quand on regardait les prix de 2000 qui étaient prévus en 2022 par rapport à 2019 et pas par rapport à 2021 l'inflation était sous contrôle d'accord l'inflation venait parce que on en 2020 et en 2021 les prix étaient plus bas que la normale d'accord donc attention un il faut arrêter de parler de taux de croissance dans un premier temps quand on a connu une année 2020 avec -8 bien entendu qu'il y aura un robot à plus 6 et ça veut rien dire c'est le niveau qui compte et pareil pour les prix c'est le niveau qui compte et je dirais un mot sur l'inflation à la fin je pense que la banque centrale a raison de dire que l'inflation va se tarir mais la question c'est à quel niveau de prix et le et mon sentiment c'est qu'il y a une marge d'escalier sur les prix donc oui les prix vont rester élevés mais avec une progression de ces prix faible ou en tout cas faible en cohérence avec le bilan de la banque avec l'objectif de la Banque centrale mais c'est le niveau qui va compter plus que plus que le taux de croissance on passe au stade suivant vous voyez du coup globalement ce qui a changé vous voyez en 2022 ça devait être une énorme année ça devait être 4 % de croissance et voyez quand on fait -8 mais qu'après on fait plus 6 plus 4 on devait nettement dépasser le niveau qui était qui était prévu bon qu'est-ce qui s'est en fait en gros si je prends une métaphore je veux dire vous êtes tous joué au flipper mais on avait lancé la bille du flipper très vite d'accord et cette bille est allée frapper des champignons pendant toute l'année 2022 d'accord ce premier champignon c'est au micro bien entendu que au micro on n'était pas anticipé on verra bah au micro-ondes à une incidence sur le taux d'absence dans les entreprises et donc début d'année 2022 c'est marqué pour micro-ondes l'année 2022 est marqué aussi par le zéro covid chinois qui n'était pas tellement anticipé on pensait que comme tout le monde les pays maintenant pouvaient vivre avec la covid et donc pouvait produire et pouvait consommer avec la covid son médecin n'a pas fonctionné et donc la stratégie zéro covid a provoqué un une rupture dans les chaînes d'approvisionnement qui était pas anticipé il y a un an l'autre choc bien entendu c'est la guerre en Ukraine qui on peut dire tout ce que l'on veut il était pas anticipé même si on pouvait le crainte personne ne pouvait le mettre dans ses prévisions et c'est ça qui fait une grande partie de l'inflation vous voyez les prix de l'énergie n'étaient pas en 2021 à des prix très élevés d'accord et on s'attendait pas à ces prix là oui donc ça c'est bien le conflit ukrainien qui font que d'un coup les prix de l'énergie vous voyez c'est sur le pétrole c'est pas spectaculaire parce que entre nous sans 110 dollars le baril on l'a déjà connu d'accord mais on était plutôt sur des hypothèses à 70 bon ça fait un peu un premier choc mais sur le gaz bien entendu qu'on passe de de de de 25 à 200 bon mais bien sûr que là le choc mais on peut pas dire que c'est une question de tension entre l'offre et la demande ça n'a rien à voir entre l'offre et la demande c'est bien des tensions qui sont liées à un conflit ukrainien alors vous voyez quelles sont les prévisions aujourd'hui si vous voulez comprendre finalement nos prénoms ben oui on stabilise au dernier point connu parce qu'on n'en sait rien entre nous d'accord mais c'est sans doute faux cette façon de faire et donc vous voyez comment il faut lire les chiffres que je vais vous lire et ben on stabilise dans nos prévisions à 200 le prix du gaz mais vous voyez aujourd'hui il est en dessous d'accord bon quel est le point d'atterrissage et le prix du baril on l'a stabilisé à 100 parce que c'était le dernier point connu d'accord bon voilà mais bien entendu que ça ça va être énormément inflationniste mais voyez dans nos prévisions puisqu'on stabilise des prix pendant 18 mois l'inflation disparaît l'inflation énergétique va disparaître puisqu'on stabilise les prix et donc en fait c'est le niveau qui compte c'est à dire qu'on va dire l'inflation énergétique a disparu en 2023 puisqu'on stabilise tous les prix mais par contre le niveau des prix est un niveau extrêmement élevé donc pour les entreprises qui comptent c'est pas l'inflation quelque part c'est le niveau de ses prix d'accord donc attention on pourrait très bien dire bravo l'inflation a disparu mais attention à quel niveau des prix on a atterri d'accord donc si je continue voilà donc bien entendu ce qui était pas anticipé mais avec ce retour massif de l'inflation c'est une réaction des politiques monétaires très rapide qui n'était pas dans nos prévisions d'accord mais tout ça s'enchaîne vous voyez et c'est encore dans la boule de flipper qui se fait marseillaise en fait par ce champignon et qui et qui fait que cette boule va un peu dans des dans des zones un tout petit peu un incontrôlable et donc oui ce choc de taux vous voyez il y a une sorte de rapidité quand même de l'augmentation des taux un peu partout d'abord aux États-Unis puis bande d'Angleterre et ensuite en banque centrale vous voyez un point de hausse de taux d'intérêt ça fait 0,4 de croissance en moins et pour l'inflation 01 donc vous voyez ça ne rime à rien de vouloir le faire pour maîtriser l'inflation puisque vous voyez ça ne ça enlève que 0,1 d'inflation et on est à 10 en revanche ça permet d'ancrer les anticipations d'inflation ça veut dire la banque centrale va lutter contre l'inflation donc nous vous inquiétez pas mais à court terme ça provoque une récession d'accord et donc c'est pas cette politique qui vous permet à court terme de lutter contre l'inflation c'est la politique budgétaire d'accord c'est la politique budgétaire qui aujourd'hui permet d'avoir trois points d'inflation en moins vous voyez c'est parce qu'on fait un bouclier tarifaire c'est pas parce que la banque centrale a augmenté cette eau d'accord donc la politique budgétaire à court terme joue le rôle de bouclier infasionniste et la politique monétaire avec ses hausse de taux n'a aucune incidence sur le court terme autre que récessive mais essaye d'en créer les antivasions à moyen long terme et j'ai pas mis le graphique mais effectivement aujourd'hui on peut dire oui elle y arrive puisque les anticipations d'inflation à 5 ans en zone euro sont bon mais voilà c'est maîtrisé en tout cas proche de la cible et pour la fête à deux et demi c'est maîtrisée mais attention à court terme bien sûr que ça sera un choc donc du coup quand je cumule tout cela je trouvais que le slide suivant non alors les problèmes d'approvisionnement pardon oui bah ils étaient montés à des niveaux historiques oui bon ça c'est l'indicateur que tout le monde regarde maintenant calculer par la fête vous voyez quand vous êtes à un écart type habituellement un choc d'approvisionnement ça faisait un problème de un écarté dès qu'on dépassait un écart type dans ces calculs on considérait qu'il y avait une rupture dans la chaîne d'approvisionnement on est monté à 4 écart-types d'accord et c'est non linéaire tout cela donc c'était effectivement gigantesque mais voyez que le bleu c'est les données connues ça revient assez rapidement à la normale tout de même alors oui bien sûr que la prévision pas assez de dire allez on continue c'est tendance même si vous voyez on ne sait pas ce qui va se passer demain sur le zéro covid chinois on ne sait pas exactement ce qui va sortir du 20e congrès du Parti communiste on sait pas s'il y aura des tensions avec Taïwan bon c'est un peu ça aussi qu'il faut vous dire c'est que vous voyez habituellement quand on fait des prévisions on essaie d'anticiper les prochains chocs à venir bon on fait plus ça maintenant vous voyez quand on en tout cas nous à l'OFCE quand on essaie de faire des prévisions et ben on essaie déjà de comprendre les chocs identifiés qui sont déjà là quelles conséquences ça va avoir sur demain d'accord donc c'est juste cela qu'on essaie de faire on essaie pas de dire est-ce que la Chine va envahir Taïwan est-ce que on va manquer de de carburant demain c'est on n'a pas les outils est-ce qu'il y aura une crise sociale dans les mois à venir on a on n'est pas outillés pour le faire donc tout ça on met ça dans des scénarios alternatives dans le scénario central on se dit voilà on regarde les chocs qui sont déjà suffisamment importants et violent et on essaie de comprendre comment ces chocs vont impacter l'avenir et donc je pense que là c'est le side suivant vous voyez je il y a 2002 22 et 2023 2022 normalement c'est les deux bleus on devait faire 4 % de croissance d'accord et puis on a eu le choc au micro qui nous a enlevé 0,2 et puis on a eu le choc des taux qui nous enlève encore 0,2 et puis on a eu le choc d'incertitude géopolitique qui nous enlève un demi point et puis on a eu le choc énergétique il nous enlève etc bon voilà et donc au total il y a des termes des politiques budgétaires qui ont essayé de compenser une partie de ce choc on arrive à 2,6 pour cette année et le side suivant pour l'année 2023 c'est les mêmes chocs qu'on essaye de continuer à modéliser et ben c'est même choc nous vous amène à 06 donc c'est vrai que ce 06 on doit le lire en gros à politique budgétaire inchangé c'est-à-dire tel que il est voté aujourd'hui enfin va être voté aujourd'hui ou dans les mois à venir et son nouveau choc sans nouveau choc de rationnement sans nouveau choc extérieur qui pourrait le pénaliser bon donc certains disent c'est une barre haute d'accord parce que forcément les chocs à venir sont plutôt négatifs d'accord même si vous avez compris que en terme de de niveau de prix de l'énergie peut-être que c'est là où on a été un peu dur c'est qu'on a tous stabilisé à des niveaux élevés et peut-être que là vous voyez c'est les derniers les derniers jours nous indiquent que le prix du gaz ou le prix d'électricité peuvent baisser un peu plus rapidement qu'il y a dans notre prévision d'accord bon si on je vais un peu dans le moyen terme très rapidement je crois que j'ai déjà dépassé voilà bon allez rapidement une façon de voir vous voyez on regarde toujours le bleu en fait où on en est aujourd'hui par rapport à 2022 peut-être que le plus intéressant c'est regarder le orange où on en est aujourd'hui par rapport à ce qu'on prévoyait les instituts que ce soit le FMI pour certains pays développés ou l'omce vous voyez on est en retard quasiment dans tous les pays sauf dans quelques pays c'est-à-dire qu'il y a des pays qui sont aujourd'hui à des niveaux meilleurs que ce qu'on anticipait avant la crise oui c'est les pays scandinaves c'est même l'Italie vous voyez quand vous êtes italien vous voyez pas de l'incidence de cette crise sur votre potentiel de croissance non c'est on est même au dessus de ce qu'on prévoyait d'accord donc il y a pas de de réalité qui se dégage de façon assez forte à part quand même on se concentrer un élément qui est intéressant le grand perdant de cette crise aujourd'hui c'est bien l'Asie oui c'est l'orange l'Asie paye très cher parce que certes ils ont des une croissance économique et au dessus de 2019 mais par rapport à ce qui était prévu c'est eux qui en payent le prix le plus le plus important alors si maintenant j'essaie peut-être de me concentrer essentiellement le slide suivant sur les chiffres qu'on m'a demandé chiffre pour savoir si aujourd'hui l'autre coup de Gap prévu par le gouvernement et optimiste opessimisme il me semble important de faire ce qu'a fait Denis bien sûr mais de rappeler enfin quel est le point de départ est-ce qu'en 2019 on était dans un autre coup de guerre positif ou négatif oui c'est un peu ça la question bon moi je pense que le gouvernement dans sa présence dit on était dans un autre coup de Gap positif qu'est-ce que ça veut dire un autre pot de gamme positif ça veut dire que globalement le chômage de 2000 de 2019 était un chômage au-dessus de son chômage structurel et que du coup quand vous êtes dans un chômage au-dessus de votre chômage structurel il y a des tensions inflationnistes il y a les salaires qui doivent progresser fortement alors rappelons les chiffres le chômage en 2019 c'est 8,4 le l'inflation sous jacente qui mesure c'est 0,9 est-ce qu'on peut dire sincèrement et sérieusement que on avait on était à des autres coups de gamme positifs à ce moment-là que le chômage ne pouvait pas baisser sans tension inflationniste non d'ailleurs le chômage abaissé sans tension inflationniste d'accord donc je pense que le point de départ de dire le coup de Gap était positif est un point de vue qui est à mon avis plus conventionnel que d'une réalité qui sort de on pouvait pas augmenter les taux d'emploi c'était impossible etc si on a bien vu on a jamais autant recruté pendant cette période sans tension inflationniste ça normalement un économiste qui s'intéresse à ces questions doit dire le chômage structurel en France n'était pas à 8,4 non il est bien en dessous d'accord nous bah voilà donc notre point de départ est de 0,6 ensuite à la question que Dénia essaie de répondre est-ce que la crise a une incidence sur le potentiel le niveau potentiel une crise économique oui mais est-ce qu'on a vécu une crise économique avec la covid est-ce que les politique qui ont été mises en place n'était n'ont pas été mise justement pour préserver le tissu productif oui pour préserver la capacité des ménages à consommer oui on peut pas avoir non plus tous les côtés négatifs on a eu des réponses très vite très rapide peut-être trop rapide et trop trop importantes mais pour sauver justement le tissu productif pour sauver et du coup on peut pas dire du coup le niveau de production potentielle c'est affaibli pendant cette crise donc justement c'est ça la différence avec les crises précédentes il y a pas eu de destruction de capital et assez faiblement ou en tout cas vous voyez moi je si j'arrête de parler le dofte et la Banque de France la Banque de France était partie comme tout le monde sur une incidence de deux points et demi et aujourd'hui sont à plus 0,2 c'est-à-dire qu'ils disent que aujourd'hui la crise n'a pas eu d'incident sur le potentiel je pense qu'il faut les écouter d'accord et effectivement je pense qu'aujourd'hui il est très difficile d'un point de vue académique de dire la crise là a eu une incidence de deux et demi nous notre incidence on le fait passer par l'investissement qui n'a pas eu lieu d'accord l'investissement qui effectivement n'a pas eu lieu et ça ça nous enlève un demi point de potentiel d'accord et donc c'est ce qu'il y a dans ce schéma il y a effectivement un demi point de niveau de production potentielle qui a disparu mars escalier OK et donc en niveau le choc est pas violent en croissance potentielle je pense que là pour le coup il faut être beaucoup plus prudent d'accord on a pas alors le plus facile c'est faire ce qu'on a fait nous c'est de dire bon on n'en sait rien on garde les tendances précédentes d'accord et donc vous avez ce schéma là bon qui ressemble peu ou pro à ce que fait le gouvernement d'accord alors pourquoi alors et après quand on slide suivant quand on prononce nous par contre il y a la croissance potentielle va diminuer dans le temps ça c'est de ni à raison et on rejoint après Rex et code sur le plus long terme d'accord parce que il y a effectivement une population active qui qui baisse voilà bon tout cela il faut si on veut retrouver ce que dit le gouvernement vous êtes obligé de mettre une grosse réforme des retraites c'est le seul moyen de le faire faire en sorte que les taux d'emploi augmentent très fortement mais même avec ça on ne trouve pas exactement la croissance potentielle de du gouvernement même si on s'y rapproche donc là il faut bien le rappeler ces chiffres c'est puisqu'on ne fait que analyser ce qui est voté puisqu'il y a pas encore de réformes de retraite c'est pas dans nos domaines mais il est possible qu'avec une réforme des retraites les taux d'emploi augmentent à court terme et à court terme en tout cas la croissance potentielle soit augmentée de 0,3 ça pourquoi pas pendant le présent ça c'est possible si si c'est possible enfin en tout cas c'est des évaluations que l'on fait à l'OFCE qui pourrait justifier les écarts avec le gouvernement bon si je si je vais au slide suivant le gros problème sur la croissance potentielle c'est le marché du travail d'accord oui si on oui la tendance de productivité quand on regarde dans les grands pays qu'on en fait effectivement il y a un ralentissement séculaire d'accord enfin pas peut-être particulièrement de cas sur les sur les sur les 30 dernières années et on est aujourd'hui un peu tous dans les pays développés aux alentours de 0,809 1% de croissance potentielle alors c'est ça qui fait que aujourd'hui on a un gros doute sur le marché du travail c'est le slide suivant c'est que quand bon il est un peu compliqué peut-être celui-là alors passons à à l'autre d'accord et qui résume en gros globalement aujourd'hui si je prends le cas français vous voyez le cas français on produit à peu près la même chose qui a 2 ans et demi d'accord on est à 0,8 au dessus normalement avec les gains de productivité on devrait avoir des destructions d'emplois normalement les salariés aujourd'hui sont plus productifs que les salariés de 2019 ils sont même 2% supérieurs en productivité qui a que de 2019 et plus que la croissance n'est que de 0,8 09 on aurait dû voir des destructions d'emplois on a des créations d'emplois d'accord et donc vous voyez c'est un peu ça si vous voulez lire alors ce qui est intéressant c'est que ces problématiques là à part en Italie on les retrouve donc c'est pas une spécificité française dans tous les pays en fait on a beaucoup trop d'emplois que nous disent les modèles d'accord une partie s'explique par la durée du travail une partie en France s'explique par l'apprentissage mais il y a une partie inexpliquée sa partie inexpliquée vous voyez c'est 2% de l'emploi c'est 6 quasiment 600 000 emplois on aurait 600 000 emplois de trop donc là il y a deux lectures possibles soit on s'est trompé et effectivement là c'est les gains de productivité qui ont disparu mais c'est pas le donc là c'est pas le niveau de production c'est le taux de croissance potentiel qui ne sera pas si voilà ça y est les gains de productivité à 0,8 par an vous pouvez l'oublier alors il va falloir l'expliquer est-ce que c'est le télétravail est-ce que c'est la grande démission dans le sens j'arrête de de prendre mon travail au sérieux et donc du coup je je ne m'investis plus dans mon travail enfin on peut aller dans tous les sens et essayer de voir comment on peut expliquer bon ok on n'a pas assez de preuve là aussi je prends la Banque de France comme exemple eux ils nous disent le télétravail ça fait des gains de productivité pas des baisses donc si le télétravail fait des gains et ben il va falloir encore retrouver d'autres éléments qui nous expliquerait pourquoi d'un coup les salariés français italien espagnol allemand etc ne sont plus productifs il y a peut-être d'autres explications je pense qu'il est trop tôt aujourd'hui pour pour être complètement certain et je pense qu'il y a d'autres explications là-dessus il y en a 5 globalement vous avez ce que nous dit l'URSSAF le travail dissimulé qui disparaît petit à petit parce que aujourd'hui les entreprises savent que il va falloir avoir de la main d'oeuvre si vous voulez avoir des aides et donc l'URSSAF nous dit il y a moins de travail dissimulé donc en fait bah oui c'est pas des pertes de gains de productivité c'est qu'on déclare mieux et à la bonne échelle ces salariés d'accord il y a un peu moins de travailleurs détachés vous voyez traversé mais avant quand vous quand vous étiez en travers détaché vous étiez pas comptabilisés dans l'emploi mais par contre votre valeur ajoutée était comptabilisée ah là aujourd'hui la construction nous dit on a la moins les routiers nous dit on en a moins et donc on fait travailler des Français et donc ça ça fait l'illusion d'une perte de productivité mais non d'accord c'est juste maintenant il y a un emploi en face de la rajouter alors qu'avant l'emploi était comptabilisé ailleurs il y a aussi le taux d'absence qui est très élevé vous voyez quand vous avez des taux d'absence qui sont très élevés et une possibilité d'en avoir demain et ben à l'échelle d'entreprise se disent il faut que j'ai des remplaçants d'accord et donc je garde la main d'oeuvre pour faire face éventuellement à des personnes qui seraient pas là ça aussi ça fait des gains de productivité faible mais transitoire l'autre point qui est assez important me semble-t-il c'est quand vous avez des carnets de commandes qui sont pleins avec des difficultés de recrutement vous hésitez quand même à deux fois avant de licencier votre personne vous dites si ça repart demain il va falloir que quand même j'ai tout de suite de la main d'oeuvre et oui mais ça vous gardez du coup de la main d'oeuvre et donc moi je crois plus à de la rétention de d'emploi et donc à une réserve de productivité qu'à un effondrement de la productivité mais alors vous voyez si c'est ce cas de figure le gouvernement a tort quand il dit que le chômage va baisser ça veut dire que la croissance de demain ne sera pas riche en emploi parce que l'échelle d'entreprise vont utiliser cette rétention on peut pas avoir les deux ils ont qu'on peut pas avoir ce que dit le gouvernement disant il y a rien sur les sur les pertes de productivité et les gars et le chômage va continuer à baisser ça par contre c'est difficilement et donc nous le parti pris qu'on a pris parce que pour l'instant c'est un parti pris on n'a pas la certitude de ce qu'on dit c'est que le plus probable et c'est avec des dires d'entreprise c'est qu'il y a de la rétention de main d'oeuvre chez les entreprises et donc c'est 600 000 emplois c'est de la réserve de productivité et donc du coup demain puisque la croissance sera plus faible et ben les sièges entreprises vont ajuster petit à petit et donc le chômage va augmenter c'est le slide d'après et donc on a à peu près peu auprou le même hypothèse de gouverne que le gouvernement en termes de croissance vous voyez les 0,6 contre 1 mais eux ils ont 160 ils ont 115 minutes je crois création d'emplois nous on a 170000 destructions d'emplois avec à peu près les mêmes croissances mais c'est pas la même logique non il y a une logique de les entreprises ont de la main d'oeuvre inutilisées elles vont l'utiliser petit à petit et donc là les gains de productivité vont peu ouprou revenir à la normale dans les trois prochaines années donc le taux à la fin de l'année 2023 sera de 8% d'accord et malheureusement va continuer tant que cette réserve de main d'oeuvre et que la croissance ne va pas ne va pas repartir je sais pas si j'ai encore un slide bon sur les prix voilà bon enfin bon allez je dirais plus tard j'ai largement dépassé merci super merci et pour terminer donc Maxime darmé merci merci Monsieur vice-président bonjour bonjour à tous donc effectivement je vais je pense à propos un peu plus liminaire que mes collègues en tout cas je vais essayer donc juste pour commencer les voilà merci on met les slides je pense c'est important de commencer sur les perspectives économiques chez nos voisins dans l'épée développée pour comprendre un petit peu les perspectives françaises et notamment les perspectives de moyen terme qui seront l'objet de la seconde partie de mon intervention donc très rapidement sur le les perspectives monde alors nous on s'attend clairement une récession aux États-Unis d'Amérique donc avant la fin de l'année peut-être au début de l'année prochaine donc vous pouvez le voir clairement sur ces deux de graphiques qui vous montre le graphique de gauche la confiance des consommateurs et les espèces de barres c'est les récessions depuis les années 80 tels que mesurée par le NBA et à droite vous avez le fameux indicateur produit par le conférence board qui est en fait un mix de plusieurs de plusieurs données telles que la production industrielle les demandes les nouvelles demandes de chômage etc donc comme vous voyez très clairement ces deux indicateurs sont en chutes assez importante et si on en croit le passé le passé des trois dernières décennies l'économie américaine est clairement en face de ralentissement forte et nous on pense rentrera en récession technique au quatrième trimestre ou au premier trimestre 2023 donc déjà un contexte global qui se dégradent et qui est a forcé à être dû à la très forte inflation qui rogne le pouvoir d'achat des ménages américains mais également par la très forte remontée taux d'intérêt mes confrères on en discuté et donc on observe notamment aux Etats-Unis j'en terminerai là-dessus un retournement assez assez spectaculaire du marché de l'immobilier qui est le premier marché le plus le plus sensible à la remonter des taux d'intérêt donc peut-être très clairement on voit un retournement des mises en chantier des ventes et les prix ont commencé à se stabiliser voir il commence à baisser les prix de l'immobilier alors ensuite sur les voilà merci c'est la suivante sur nos voisins plus près de chez nous quand vous regardez les dernières enquêtes sur l'Allemagne et l'Italie donc là on a essayé de calculer en gros de prévoir en temps réel on appelle ça n'a aucuns techniques anglais comment la croissance évolue et donc là on regarde essentiellement les enquêtes entreprises mais aussi les enquêtes ménages et on voit que dans les deux dans ces deux économies et notamment en Allemagne les dernières données sont de septembre je crois elles indiquent clairement que le ralentissement est très fort et voire même l'Allemagne serait peut-être déjà en récession au troisième trimestre voir l'Italie en tous les cas on s'attend à ce que ces deux économies au quatrième trimestre donc le quatrième trimestre qui vient de commencer récession du fait essentiellement du choc de l'énergie et je vais revenir très rapidement donc sur le slide suivant donc voilà on a essayé un petit peu Allianz de de résumer de façon assez claire je l'espère qu'est-ce que c'est que ce soit énergétique vient des coupures de d'approvisionnement en gaz russe donc vous avez sur le graphique de gauche ça vous montre en fait l'état du marché gazier au niveau européen donc il faut savoir qu'on a porté au niveau Union européenne environ 1650 terawattheure de gaz donc c'est la grosse barre à gauche bleu foncé donc ce qui est en train de se dérouler donc c'est un ajustement du marché assez important donc vous avez d'une part le premier la première barre 550 terre à water de d'offre alternative donc essentiellement les Américains mais aussi le Qatar la Norvège l'Algérie ont très fortement augmenté leurs approvisionnements vers l'Europe notamment en Italie en Allemagne donc on estime environ que cette hausse de l'offre alternative permet d'accroître de 550 terawattheure les le gaz donc c'est pas mal mais c'est très loin des 1650 tarawatters du gaz russe qui est qui vient à manquer ou qui devrait venir à manquer dans les mois dans les mois prochains ensuite vous avez la alternative on estime environ 100 terawatt-heure de d'électricité supplémentaire grâce à la réactivation des des unes à charbon et notamment en Allemagne donc sans tarabatteur c'est la deuxième petite barre que vous voyez enfin vous avez le la troisième le ce qu'on appelle le self-flashing c'est-à-dire que les agents économiques fassent à la hausse vertigineuse du prix du gaz et de l'électricité réduisent leur production et ça on le voit très clairement notamment en Allemagne où les industries chimiques bois papier métaux annonce où déjà commencé à entraîner des des coupures des réductions de production assez importante donc on estime que c'est environ 600 tt de gaz économisés je dirais par ses coupures ou par sa réduction de production qui en elle-même bien évidemment réduction de production ça veut dire moins d'activités et donc une récession qui se profile comme je l'ai expliqué et enfin vous avez le peut-être la bonne nouvelle donc les 400 tirawatters c'est la dernière petite barre bleue qui qui sont qui vont être liés au fait que les pays européens ont des niveaux de gaz très satisfaisants environ 80 90%, je crois pour la France et donc il devrait permettre de passer l'hiver suivant suivant le on va dire les températures qu'on aura cet hiver on estime que les les stocks de gaz devraient descendre environ 40%. 90% aujourd'hui encore donc suivant l'hypothèse que vous faites sur l'hiver et on n'est pas des météorologues alliantes c'est et personne ne laisse ici je pense on pourrait se retrouver avec entre 100 et 300 TW de manque de gaz pour l'hiver donc si vous traduisez ça en termes économique et c'est ce qu'on essaye de montrer dans le graphique de droite à l'échelle européenne donc nous on est parti de l'hypothèse que l'hiver sera plutôt doux et vous voyez qu'en termes de d'impact PIB c'est quand même important 1% environ et si vous avez un hiver beaucoup plus beaucoup plus dur donc là on aura on arrête 300 watts de moins que de gaz et ça laisse traduire par des pertes jusqu'à 3% dans des pays comme l'Allemagne de PIB par rapport à un scénario hors crise donc quand même des impacts importants que je tiens à souligner ces impacts sont vraiment simplement calculés comme l'élasticité de l'activité du PIB à la consommation d'énergie donc c'est comme ça qu'on a qu'on a calculé on a même pas pris en compte les impacts perturbations en chaîne de valeur etc que des instituts tels que les FMI ont clairement mis en avant sur le slide suivant s'il vous plaît donc voilà face à ce choc énergie énergétique les États européens ont mis en place de beaucoup de mesures de soutien au pouvoir d'achat des ménages mais aussi aux entreprises et donc là vous avez un gauche un résumé dans les dans les divers pays des mesures donc on estime environ que 3% l'équivalent de 3 % du PIB a été mis sur la table depuis le début de l'année fin de l'année dernière dans les pays européens et vous voyez que la France est à peu près dans le milieu dans le milieu du parc et comme vous voyez l'Allemagne a mis énormément de sommes sur la table non seulement pour aider ces entreprises de distribution d'énergie qui sont en grande difficulté mais également l'Allemagne maintenant se convertit au bouclier tarifaire français c'est-à-dire en limitant les hausses de prix du de gaz et d'électricité pour les ménages donc voilà un panorama c'est général alors nous on est on est assez vigilant sur ces mesures budgétaires qui clairement je crois qu'il y a consensus là-dessus réduisent l'inflation à court terme en France elle réduisent l'inflation de deux points environ en 2022 donc c'est assez conséquent mais néanmoins il faut être vigilance sur la rapidité à laquelle ces mesures vont être retirées quand la crise s'estompera donc j'ai pas faire un cours d'histoire économique mais il faut savoir que le une des origines de la grande inflation des années 70 à laquelle beaucoup seraient faire vient au fait que les États-Unis sous concentration Johnson avait fortement augmenté les dépenses publiques sans hausse de taxes concomitante donc c'est à dire aux dépenses publiques en créant en créant de la dette donc là vous allez à droite le la courbe bleue claire c'est l'évolution des dépenses publiques américaines déflater par l'inflation dans les années 60 et vous voyez que ça très fortement augmenté et que je viens de vous le dire c'était une des causes de la hausse de l'inflation dans les années 70 et vous voyez que le pays européens donc là on les on les compare au pays européen aujourd'hui donc depuis 2000 2016-2017 France - Allemagne etc et on voit que les les hausses de dépenses publiques sont assez importantes notamment en Espagne avec la crise de la covid et comme je viens de vous montrer graphique de gauche les dépenses publiques devraient encore augmenter pour faire face à la crise énergétique point intéressant je pense la France le les dépenses publiques des flattées par le l'inflation sont quasiment revenus à leur tendance d'après covid donc là la France n'est pas le plus grand des pensées parmi ses voisins notamment à ce qu'on pourrait croire donc voilà je tenais à souligner ce point le point le point de fiscal sur l'inflation donc sur le site suivant alors main sur la France donc très rapidement je crois que mes confrères ont largement montré les les dernières indicateurs de climat des affaires entreprises donc c'est le graphique de droite effectivement comme Eric la souligné les enquêtes sont plutôt résiliantes en France on a à peu près au moyen de long terme mais néanmoins on voit sur le secteur manufacturier un début de dégradation qui est dû à un ralentissement très fort dans les industries chimiques notamment métaux papier qui sont les industries les plus énergivores et après vous avez aussi des effets de répercussion sur les industries qui dépendent des produits intermédiaires produits par ces par notamment le la chimie et par cet effet de répercussion effectivement donc on observe un ralentissement assez fort mais les constructions services effectivement sont plutôt résilients pour le moment à gauche vous avez le sentiment le l'indicateur de sentiment économique produit par la Commission européenne de Bruxelles qui si vous voulez est un un mix des sentiments sur les ménages et entreprise et on voit qu'il ralentit fortement mais il a encore compatible avec une croissance du PIB français positive au troisième trimestre donc je crois que sur ce point là je suis aligné avec mes confrères sur le slide suivant néanmoins on pense donc nous à Lyon ce que l'économie française ne résistera pas très longtemps et en fait on s'attend une récession de l'ordre de moisir aussi pour cent 2023 - 0,6% du 23 pourquoi alors premièrement je crois l'avoir montré nos voisins sont déjà rentrés ou vont entrer en récession d'ici peu je crois leur montrer sur l'Allemagne et l'Italie donc des effets de répercussions seront les États-Unis également je vais les montrer dans le premier slide mais également si vous regardez plus précisément dans le cas français vous avez à gauche par exemple les la confiance des consommateurs qui se dégradent très fortement ce qui n'est pas étonnant puisque le port d'achat se dégrade les prix sont élevés et il y a tout un discours anxiogène sur la crise du gaz russe mais généralement donc si on en croit ce graphique les dépenses de consommation des ménages qui sont encore très fortes devraient fortement ralentir dans les dans les trimestres pour chien et comme vous le savez le la consommation et le moteur essentiel de la croissance française et des économies développées aussi un petit point sur le marché immobilier donc là c'est un effet je dirais indirect du resserrement monétaire très fort de la BCE les demandes ménage de crédit immobilier pour finance financer des nouveaux logements vous le voyez c'est la courbe qui plonge à droite dans le graphique de droite signal que l'investissement logement devrait être très fortement reculé dans les trimestres prochains donc un deuxième indicateur pour nous qui signale une récession pour 2023 récession toutefois je tiens à préciser relativement modéré de moins Russie pour cent grâce notamment au soutien des états sur le slide suivant donc nous on a une prévision de déficit public un peu différente de celle du gouvernement ce qui est logique puisque le gouvernement s'attend 1% de croissance l'année prochaine on s'attend à -0 aussi pour cent donc à force théorie nous prévisions de déficit public divergent un petit peu pour 2023 le gouvernement est à moins 5 % on est à -5,5 % depuis et B donc on s'attend une dégradation du défi public pour l'année prochaine je tiens aussi à noter le fait que les besoins de consolidation budgétaire pour la France sont très importants donc là on a on a simulé l'effet d'une hausse de 100 points de base des taux d'intérêt d'emprunt sur la dette française et d'ailleurs sur nos voisins européens vous avez Almagne Italie Espagne qui sont représentés également et c'est ça serait un coup supplémentaire pour les finances publiques de l'ordre de 70 milliards d'euros alors bien évidemment ça met beaucoup de temps pour que les taux les taux du marché se répercutent sur les taux effectifs d'emprunt puisque la dette française est à peu près de 8 à 9 ans de maturité donc ça prend un certain temps néanmoins je crois important de souligner que les besoins de consolidation budgétaires vont peser sur la croissance effective des prochaines années et c'est pour ça que nous sommes un peu plus pessimistes que le gouvernement sur les prévisions jusqu'à 2027 de la croissance du PIB donc en terme de croissance effective alors ensuite si on rentre plus dans le suivant s'il vous plaît merci effectivement c'est en plus sur les questions de croissance potentielle de moyen terme qui est l'objet de cette réunion c'est vrai qu'en France le taux de chômage déstructurel à un peu baissé on est environ à 7,2 % de chômage actuellement ce qui est historiquement faible alors on pense qu'à la fois des facteurs structurels qui expliquent que le chômage baisse en France n'est pas qu'en France d'ailleurs dans tous les dans toutes les économies annoncées une des raisons c'est que c'est tout simplement le vieillissement démographique il est bien connu que les les personnes plus âgées par rapport aux personnes plus jeunes ou un taux de chômage plus faible et pourquoi c'est parce que elles ont plus de compétences techniques elles ont plus d'expérience donc qui sont beaucoup plus facilement employables vous pourriez sur le graphique de gauche les moins de 25 ans ont un taux de chômage d'environ 18% 20%. alors que les personnes de plus de 49 ans ont un taux de chômage autour de 5%. donc effectivement puisque la structure démographique est en train de changer cela cela explique en partie le fait que les les salariés deviennent plus facilement employables vous avez aussi le les effets des réformes à venir alors nous on a pris l'hypothèse que la réforme de l'assurance chômage sera voté c'est une hypothèse qu'on a fait dans notre scénario et on pense que ça va renforcer la tendance à la baisse du chômage structurel donc on est on est plutôt plutôt optimiste sur les perspectives d'emploi en France et pourquoi tout simplement si vous comparez par exemple la France Graphique de droite à l'OCDE sur ce qu'on appelle le taux implicite de taxation à l'entraîne emploi donc quand vous êtes au chômage en France et que vous rentrez en emploi si vous faites 100 de revenus en plus grâce à votre nouvel emploi vous avez à peu près 75% qui part en hausse de taxes ou en baisse d'aide donc à force Yori si le si c'est très fort réduit un petit peu les aides à l'assurance chômage vous avez vous êtes plus incité en tout cas vous perdez moins quand vous passez de désactiver enfin de chômage plutôt à emploi et donc vous voyez le par exemple les la moyenne au CD est quand même très important puisqu'elle a la moyenne au CDA c'est moins de 65% de ce taux implicite de taxation à l'entrée en emploi donc donc on pense que les perspectives du chômage structurel sont plutôt orientées à la baisse et on s'entend on s'attend à tout de chômage structurel de l'ordre de 7,2 % contre 8 % environ actuellement 17 2027 sur le slide suivant alors on pense néanmoins que pour vraiment arriver ce qu'on appelle au plein emploi alors je sais pas exactement ce que ça veut dire plein d'emploi mais si plein d'emploi ça veut dire des taux de chômage de 5% 4% comme on a ou être Atlantique comment au Japon comme on a au Royaume-Uni on pense qu'on sera clairement pas là parce que disons qu'il faudrait combiner plusieurs réformes alors à droite vous avez par exemple les on est assez pessimiste sur le niveau général de formation de la population avec une dégradation de plusieurs décennies des enquêtes en termes de niveau de lecture de mathématiques et de sciences donc là vous voyez encore comparer la France à l'OCDE un score plus élevé indiquant un niveau plus mauvais plus dégradé donc dans tous les domaines la France est quand même un niveau bien plus dégradé par rapport à la moyenne de l'ecde et on va on va dire les choses s'améliorer d'après les dernières enquêtes en tout cas et puis également le fameux coin fiscal au social donc à gauche qui vous montre encore une fois la France comparée à quelques voisins c'est à dire le coin fiscal au social c'est quoi c'est le niveau des prélèvements cotisations sociales plus taxation des revenus en pourcentage du travail alors pourquoi il est élevé en France tout le monde le sait même s'il a un petit peu baissé depuis 2012 2013 pourquoi je vous montre ça c'est parce que nous on pense que tant que le salaire net en France n'augmentera pas il sera difficile de de stimuler l'offre de travail donc il sera difficile de stimuler les chômeurs qui repasseraient à l'emploi donc ça revient un petit peu l'argument que j'ai j'ai évoqué précédemment donc donc pour nous la question du salaire net donc mieux payé mieux rémunérer le travail est une question importante pour en plus de la formation pour pour baisser durablement le chômage vers un niveau dite dit de plein emploi autour de 5% de chômage structurel sur le slide suivant alors là c'est sur l'investissement donc je vais être assez rapide je suis plutôt d'accord avec mes confrères que les les perspectives l'investissement sont plutôt favorables et ont été plutôt surpris à la hausse depuis la crise de la covid c'est vrai donc là vous avez à gauche l'investissement total en pourcentage du du PIB donc il est vous le voyez il est il est en hausse très net depuis 2015 2016 à la fois en termes d'investissement brut mais également en termes d'investissement net donc c'est une bonne nouvelle pour les perspectives de croissance potentielle puisque l'investissement c'est un élément essentiel de la croissance potentielle et on pense également qu'il y a beaucoup de rattrapage possible en tout cas de l'investissement possible dans les énergies renouvelables donc là vous avez à droite la France comparait à ses voisins en termes de d'investissement privé donc entrepris par le secteur privé dans les infrastructures énergétiques en pourcentage du total des investissements privés et donc vous voyez que depuis la période poscoïde la France est en retard on a un peu moins de 30% de de l'investissement privé total dans les énergies renouvelables alors que vous avez des chiffres près de 60% aux États-Unis par exemple l'Italie également fait très fort soit en 5% des investissements privés infrastructures sont dans l'énergie et les infrastructures de renouvelables donc on pense qu'il y a un potentiel de croissance de l'investissement qui reste plutôt favorable malgré un durcissement en cours des conditions monétaires avec la BCE qui augmente très fortement cette eau voilà si vous allez sur le graphique suivant et je crois que c'est mon dernier slide alors nous par contre c'est vrai qu'on a une croissance potentielle de 0,9 je crois que c'est comme c'est comme moi que ces codes Denis donc plutôt pessimiste enfin en tout cas beaucoup plus faible que le gouvernement qui a 1,35 et comme je vous l'expliquais c'est pas sur l'emploi qu'on est on diverge ce n'est pas sur l'investissement non plus qu'en divergent mais c'est vraiment sont plutôt les la croissance tendance de la productivité notamment la productivité des facteurs en généralement technique alors il faut savoir que les chocs énergétiques généralement entraînent un ralentissement fort et brutal de la productivité donc là vous avez à droite je vous ai mis dans les années 80 les chocs pétroliers 70 pardon en France donc vous avez la croissance de la productivité du travail tout simplement donc les PIB diviser par le nombre de salariés nombre de personnes travaillant et vous voyez que dans suite au choc pétrolier de 73 et de 79 dans les deux cas vous avez un ralentissement extrêmement fort de la productivité qui n'a jamais retrouvé son niveau d'avant sur pétrolier or le choc actuel qu'on a qui est à chaque gazier enfin un choc pétrolier un choc gazier quand on compare ça aux années 74 79 donc c'est le graphique de gauche là j'ai repris un graphique de confrères de capital économics on voit qu'on la France n'est pas le pays le plus affecté puisque les moins dépendants du gaz relativement que beaucoup de ses voisins mais néanmoins vous voyez donc la France est à peu près milieu gauche du graphique on voit que ce choc gazier du à la coupure des app raisonnement russe est environ quasiment à 2% de PIB de prélèvement sur l'économie française en 1974 et 79 c'était un peu plus élevé mais guerre plus élevé environ 2,1 2,2 % donc dans ce contexte nous nous pensons que si la crise énergétique dure et on pense qu'elle dure c'est une hypothèse forte mais on peut en discuter mais en tout cas c'est notre hypothèse on pense que le les perspectives de productivité seront assez faibles puisque notamment vous aurez une certaine destruction nutrition industrielle or l'industrie c'est un des principaux facteurs de croissance de la productivité en tout cas plus que les services généralement donc voilà donc on est plutôt prudent je dirais sur les perspectives des productivité ce qui nous amène à une croissance potentielle de l'ordre de 0,9 pour 100 d'ici à 2027 et je vais m'arrêter là je crois que j'ai déjà été assez long merci beaucoup bien merci messieurs nous avons donc de deux questions ou peut-être plus Monsieur bachel Merci monsieur le Président beaucoup a été dit que vous avez pris le temps qu'il fallait je trouve chacun pour exposer d'ailleurs vos différences donc on comprend bien donc [Musique] on aimerait bien avoir quand même chacun alors je pense qu'il y a la plus exprimée que et Monsieur dermé c'est l'écart de production en 2022 le point de départ parce que c'est important quand on fait une projection de savoir d'où on part bon il y a des sujets structurels et a tendance et on a bien compris qu'elles étaient à chacun d'entre vous votre croissance potentielle mais si elle point de départ donc est-ce que vous pourriez repréciser votre écart de votre output de Gap 2022 2023 et éventuellement en 2023 moi je trouve que faire de la prévision économique 2023 effectivement on peut être comme à dire totalement dans la littérature économique et dans le truc très académique parce que on a un peu l'impression qu'on ne sait pas dans la dire grand-chose et que les incertitudes sont d'un autre ordre que l'ordre économique de l'économie classique ou monétaire dont j'ai compris que ce n'était pas le fort de l'OSCE sur le niveau des prix mais bon je ne dirai rien non c'est intense des prix pas le niveau des prix qui compte il y a eu des prix Nobel pour ça je crois c'était une petite remarque au passage mais j'aime beaucoup votre idée du sur le le chômage et la baisse de la productivité qui me semble sujet vraiment majeur je comprends de la programmation pure annuelle des finances publiques qui montrent l'écart entre les hypothèses ou c'est peut-être au Conseil des finances publiques je ne sais plus qui montre l'écart entre ce que fait le gouvernement et je veux dire le consensus forecast qui exprime bien que grosso modo tout est dans la PGF alors évidemment c'est pas facile à expliquer vous l'avez dit tout à l'heure mais l'essentiel de l'écart pour expliquer les différences de croissance potentielle c'est la PGF donc on cherche et je remercie riquière d'avoir soulevé quelques hypothèses peut-être d'ailleurs plus que des hypothèses des choses vraies sur le la baisse de la productivité du travail moi je pense aussi qu'il y a le contenu des de la croissance en emploi si vous faites si vous remplissez les hôtels café-restaurant bon vous avez une productivité qui est extrêmement faible et ce sont des emplois faiblement qualifiés ce qui expliquerait en partie en partie aussi c'est une moi je crois la somme des hypothèses on est d'accord d'accord mais finalement le chômage structurel donc où le plein d'emploi plus exactement pour la fin de la période j'ai envie de dire quel est votre niveau et est-ce que vous y croyez [Musique] [Musique] donc deux questions quel est votre croissance potentielle 20223 enfin les là où tout Gap 20223 et la fin 2027 est-ce qu'on y croit est-ce qu'on n'y croit pas au plein emploi merci bien Monsieur Didier Rambaud le Président on va essayer de se remonter le moral l'élément positif que j'ai entendu à travers vous trois c'est quand même le niveau d'épargne qui est quand même assez important vous parlez même Eric et hier de surépargne et rien que pour la France d'ailleurs de 170 milliards d'euros il me semble ça c'est quelque chose de nouveau par rapport aux crises qu'on a connu dans le passé qu'on n'avait pas donc moi j'avais envie de dire une question toute simple c'est comment on utilise on mobilise ce niveau de d'épargne est-ce que est-ce qu'on c'est plus vers la consommation d'encourage la consommation l'investissement productif c'est un mixte des deux voilà j'aimerais avoir votre avis à tous les trois et puis peut-être une question sur l'inflation aussi parce que le dérèglement climatique étant là donc la fonte des glaces tout ça va malheureusement libère des dévirus et donc on aura d'autres pandémies et donc des chocs d'inflation et je veux dire voilà en quoi comment les économistes peuvent nous aider à effectivement comment on peut juguler cette quoi à chaque fois qui arrive et qui casse ses reprises d'activité merci Monsieur Michel Grey s'est rajouté à la liste merci donc merci de l'ensemble des présentations et de vos analyses qui montrent bien qu'effectivement il y a un décalage entre les prévisions gouvernementales aujourd'hui et les prévisions que vous pouvez effectuer tout à l'heure a été évoqué le l'impact de la retraite sur l'amélioration du du de la croissance et du PIB simplement est-ce que l'impact il est immédiat je veux dire par là que il faudra du temps quand même avant que la réforme de la retraite produit ses effets puisque l'allongement ne peut se faire quasi automatiquement c'est une première question une deuxième est-ce que ce dossier ne risque pas d'entraîner une réduction de l'activité je veux dire par là que les mouvements sociaux qui s'annoncent à l'évocation de ce sujet risque de perturber significativement dans le sens les perspectives économiques que l'on peut établir est-ce que vous sentez aussi qu'il y a à risque là-dessus ensuite la baisse des impôts de production est-ce que vous pensez que cela peut avoir un impact sur le PIB à ce que l'impact sera assez rapide notamment les 8 milliards de baisse d'impôts de production qui sont évoqués voilà et puis dire des points peut-être valider à l'emploi comme comme vous effectivement c'est d'armée je pense que le niveau de de plein emploi il est plutôt autour de 6 quelque chose comme ça compte tenu des dispositifs de solidarité que l'on a dans le dans notre pays et qui montre bien que cela mais le niveau de pleine emploi ou la capacité à trouver de la main d'oeuvre un niveau supérieur à ce que l'on observe dans beaucoup de pays où il n'y a pas un grand nombre de systèmes de solidarité qui permettent de continuer à bénéficier de d'une situation de Dinant en quelque sorte est-ce que vous partagez cette analyse monsieur lamanie Marc laminy oui merci monsieur le Président merci à nos trois intervenants pour les trois documents j'irai très complet qui nous donne un aperçu global l'échelon national mais surtout mondial au moins j'aurais juste une ou deux trois interrogations quoi c'est très difficile à faire des prévisions sur à court terme on va dire est-ce que vous avez pu mesurer je dirais les bons vous avez évoqué largement les conséquences de la crise sanitaire mais réellement les conséquences de la crise sanitaire d'un côté puis de l'autre côté on parle beaucoup des aléas climatiques qui ont à coup sûr aussi un impact non négligeable je vous remercie on commence vous souhaitez commencer ou on aurait pu prendre alors je vais essayer de répondre à la plupart des questions et même si possible à toutes sur les cartes de production donc comme je l'ai évoqué nous estimons plutôt que nous sommes en fermeture des cadres de production pas forcément des garde de production positif mais on est pour l'instant on est en écart de production fermée ça ne veut pas dire pour autant que on ne peut pas encore avoir une baisse du du chômage parce qu'effectivement dans ce cas ça voudrait dire qu'on considère qu'on l'a dit Eric le chômage culturel à hauteur de ce qu'il est aujourd'hui donc le taux de chômage est à 7 grosso modo en ce moment est-ce que c'est est-ce qu'on est à 7 quand on est au chômage structurel ce chômage structurel peut continuer à baisser et ça ça va renvoyer à la question sur sur la fois sur l'impact des des retraites et donc cette question aussi de crédibilité du retour au plan c'est-à-dire qu'on peut arriver encore à faire baisser le chômage de structurel mais plus plus on s'a à des populations qui sont éloignées dans l'emploi plus cela a un coût important les personnes qui sont pour l'instant en dehors de l'emploi sont les personnes qui ont le plus faible niveau de formation initiale et qu'il faut pouvoir réinsérer dans l'emploi quand on regarde la les taux d'emploi en France par catégorie de formation initiale il y a aucun problème sur le taux d'emploi des très formés on est tout à fait comparable à ce que l'on va trouver chez nos équivalents européens il y a pas de problème non plus pour ceux qui ont un niveau de formation intermédiaire on est à peu près en zone euro en revanche il y a bien un écart c'est sur le taux d'emploi des personnes qui ont le plus faible niveau de formation initiale et donc faire baissé le taux de chômage structurel ça veut dire remettre en emploi des personnes qui en sont très éloignées et donc ça ça va être plus compliqué si vous voulez parce qu'il faut faire un investissement de la part des entreprises qui c'est un investissement en termes de formation et ça va aussi avoir et là je partage tout à fait le point qui a évoqué Eric c'est que on peut pas tout avoir en même temps c'est-à-dire que si on parvient encore à faire baisser le taux de chômage peut-être que rien de productivité que l'on peut espérer on est retrouvera pas donc il y a une forme de trades qui peut s'installer entre les évolutions de l'emploi et les évolutions de productivité comme comme vous l'avez comme vous l'avez souligné mais c'est bien aussi au regard de la spécificité des personnes qui sont en ordre de l'emploi me semble-t-il qu'il faut qu'il faut interroger ça fait peut-être un point sur l'impact des retraites l'impact des retraites effectivement on peut pas en attendre un impact immédiat en termes de taux d'emploi additionnel parce qu'il y a des habitudes qui sont à changer et une illustration en clair c'est le taux d'emploi des 60 64 ans 30%. donc on s'est habitué à ne pas mettre dans l'emploi à ne pas mettre non plus dans les processus de formation des personnes qui sont au fur et à mesure qu'elles s'approchent de l'âge du départ à la retraite donc il y a tout un ensemble de d'habitudes qu'il faut chasser dans le mode de fonctionnement des entreprises dans le mode aussi de représentation des salariés parce que c'est l'insertion dans une formation le fait que d'une entreprise aussi le fait de de salariés donc comment est-ce qu'on fait en sorte d'accompagner les personnes pour qu'elles puissent être plus longtemps dans l'emploi parce qu'elles font aussi évoluer leurs compétences la transformation de l'emploi dans sa composition est tout à fait tout à fait saisissante et ça va se prolonger donc on ne peut pas en attendant un impact immédiat mais il me semble que l'impact était assez certain en terme de d'augmentation du potentiel de production qui peut être associé à cette évolution de la de la retraite même voilà la temporalité est assez compliquée d'une certaine manière il y a presque plus facile de la faire de la prévision à long terme que faire de la prévision à court terme c'est on voit à peu près ce qu'il faudrait mobiliser mais le temps de propagation effectivement assez assez long peut-être qu'à court terme est-ce qu'on peut s'appuyer sur sur une épargne qui peut se réinvestir je pense que l'épargne il faut faire attention à un point il y a quand même une érosion assez forte de la valeur de l'épargne qui s'effectue c'était pas une se retrouve sur des déplacements financiers on se retrouve sur des dépôts qui en réalité provoque une érosion de cette de cette valeur de l'épargne donc pour l'instant je parle bien d'érosion je parle pas de disparition de l'assurépan mais cette cette érosion est quand même assez forte et notamment en zone euro donc plus le temps passe plus l'augmentation des prix se fait forte moins la capacité de stimulation par une éventuelle réinjection de cette épargne dans le circuit économique ce sera sera important donc dans ce cas comment est-ce qu'on peut utiliser pas l'épargne de manière un peu différente pas forcément avec une consommation additionnelle mais en la fléchant vers d'autres usages de notre point de vue enfin avec ces codes nous avons développé quelques nous avons fait quelques papiers pour dire que c'est l'arlésienne qu'il faut arriver à faire à transformer c'est à dire qui est de la mise en cohérence de besoins fonds propres très important d'autant plus important qu'on a à faire la transition énergétique et la transition énergétique ne se fait pas faire du financement d'endettement du financement par de la dette se fait par du financement de haut de bilan se fait par du financement en fonds propres et donc c'est comme toujours c'est la même c'est la même question que l'on a de manière quasi permanente comment est-ce qu'on fait en sorte de associer l'épargne abondante avec des fonds propres ça veut dire quand même aussi une autre question c'est que le canal sur lequel est branché jusqu'à présent les pagnes c'est le canal du financement de l'État la faible la faible dette publique donc ça veut dire de la réallocation ça veut dire peut-être une augmentation plus forte des conditions de financement de des pouvoirs publics si on fait le choix d'arriver à plugger l'épargne plus le financement de fonds propres donc c'est c'est vraiment des équilibres qui sont assez assez fins et que l'on peut bousculer comme je sais que je serai attendu et que je sais que Eric serait déçu que je ne parle pas de la baisse des impôts de production je vais te faire plaisir Eric donc la baisse des impôts de production c'est quelque chose que nous nous défendons avec ses codes ne serait-ce que pour pouvoir se mettre en harmonie avec ce qui se passe dans l'ensemble européen on a à valeur ajoutée comparable on a 35 milliards d'impôts de production en plus en France relativement à la moyenne de l'Europe c'est plus vis-à-vis de l'Allemagne mais compara-nous à la moyenne de l'Europe maintenant baisser les impôts on ne peut pas faire des propositions de baisse d'impôt sans dire que mon finance cette baisse d'impôt faire continuer à faire des baisses constantes posent un problème donc nous avons jamais été des fans absolus moi en particulier au sein de Rex école mais là je m'engage plus personnellement de Rex et la vie est pas complètement tranchée mais peu importe ça c'est notre cuisine interne [Rires] de mon point de vue en fait il vaut mieux créer des conditions de générer de la production qui ont ensuite on peut sur laquelle on peut prélever du de l'impôt que d'empêcher la production ou en tout cas que de brider la production et donc s'il y a c'est un arbitrage à faire c'est améliorer les conditions de production parce que on est comparable à ce que font nos partenaires nos concurrents et puis bien ensuite on prélève le résultat qui est qui est généré ça me paraît quand même beaucoup plus sain de fonctionner de cette manière et donc là encore c'est un équilibre qui est à trouver entre ce que l'on va faire en termes de réduction de d'impôts de production et ce que l'on peut faire en termes de prélèvement sur la ressource qui se trouve générée mais on génère en taxe de la ressource on ne taxe pas les conditions de création de cette ressource pendant je vais peut-être pas répondu de compléter alors globalement c'est vrai que pour répondre à la question pleine emploi vous voyez si vous croyez si l'autre coup de Gap est au niveau que l'on croit nous le chômage structurel il est à 6 %. depuis depuis une évaluation qu'on a qu'on a réalisé avec Xavier Timbaud depuis un moment aux autres si c'est demi enfin entre 6-3 et 6,4 d'accord donc c'est vrai qu'effectivement le jour on aura fermé l'autre coup de Gap on sera à ce niveau là 6 3 6 4 et donc pour arriver au plein emploi c'est à 5 ou 4 et demi mais effectivement il faut quelques réformes alors il y en a certaines qui ont été évoquées par Maxime moi je pense que la principale c'est pas celle-ci c'est l'immobilier je pense que parmi les raisons qui expliquent pourquoi il y a une il y a une mauvaise appariement entre l'offre et la demande l'immobilier fait partie des des éléments qui sont pas soumis en avant il y a maintenant des études suffisamment suffis importante alors pour la mobilité mais même vous voyez le mal logement c'est maintenant assez bien étudié que le mal logement ces sources de mauvaise intégration sur le marché du travail c'est source d'échec scolaires des enfants vous voyez si vous cherchez pourquoi on a des mauvaises performances on peut très bien dire c'est le système éducatif qui est pas bon vous regardez sinon vous voyez les études du Collège de France les études du Collège de France qui qui arrivent à dire à détecter à la fin de la maternelle début du CP donc on en est pas encore aux compétences à la fin de la maternelle début du CP ils arrivent à dire à 82 % qui va échouer et qui va être décrocheur à 16 ans vous voyez c'est pas le système éducatif qui a à remettre c'est pas que le système éducatif comment ils arrivent à le voir ils font pas des tests de est-ce que tu es bon en maths ils disent que font tes parents donc au moins de mètres carrés tu vis et c'est une batterie de tests et après il dit c'est toi tu as 82 % d'échoué bon je pense que si on si mais ils le disent pas bien sûr mais dans dans leur et oui le mal logement ces sources d'inégalités de mauvaises intégration du marché du travail de d'absentéisme d'absentéisme mais voyez donc quand vous cherchez les pistes voilà le le fait d'avoir fait une France de propriétaire une fois vous êtes propriétaire vous êtes fixé dans une région d'accord vous avez du mal à bouger donc ouais bon bien sûr que la compétence tout ça on va pas dire compte mais c'est tellement des idées qui circulent on sait pas comment faire je vais dire que le logement à mon avis c'est des pistes qui ne sont pas assez évoquées et qui pourraient permettre de passer de ce système de chômage structural au plein emploi d'accord bon et ça permettrait aussi pourquoi pas une fois que vous logez bien tout le monde bah vous pouvez être un peu plus dur sur les salaires mais là aujourd'hui se considérait que il faut baisser le salaire bah oui c'est compliqué est-ce que vous n'arrivez pas à vous loger déjà avec votre salaire vous voyez c'est ça qu'on a donc il faut essayer effectivement d'avoir des logements de bonne qualité et pas cher bon c'est plus facile à dire qu'à faire sur bien sûr que la crise sociale vous voyez peut-être que ce qui est ce qui différencie notre scénario de celui présenté par pas possible c'est en partie il a pris un risque de dire voilà il y a un choc supplémentaire qu'on n'a pas pris c'est le rationnement bon entre nous moi je bon ok c'est c'est preuve de courage on sait pas dire nous si il y aura du rationnement et donc on n'a pas mis cette incidence mais bien entendu ça fait partie des risques mais voyez que si je crois mais dis-moi si je me trompe il y a un point et demi à peu près de choc s'il y a du rationnement ben vous voyez vous passez de 0,6 - 1 et demi vous allez être à moins bon ok allez à peu près c'est bon est-ce qu'on en est sûr comment on peut faire c'est très compliqué et bien on va essayer de l'éviter au maximum me semble-t-il et qui peut pas y avoir le double peine et les prix et la quantité bon on a fait ce choix là mais c'est un la crise sociale par contre c'est à notre choc qui est devant nous et qui n'est pas dans l'être bon voilà moi je pense qu'aujourd'hui tout de même on l'a on sait pas non plus le détecter quand est-ce qu'une crise sociale ou une crise climatique va arriver parce que bien entendu vous avez raison de dire que il va y avoir des chocs sanitaires qui vont arriver est-ce qu'on va mieux les gérer que le premier sans doute mais il y aura des incidences ça fera pas moins 8 à chaque fois dis autrement mais il y aura des incidences oui c'est évident des catastrophes naturelles qui vont faire des ruptures d'approvisionnement ou potentiellement des nouveaux virus qui vont donc ça on sait pas le prévoir donc tout ça c'est bien sûr hors choc exceptionnel la crise sociale entre nous elle est l'attente et en 2019 elle était déjà là on l'a pas oublié mais elle était présente alors que bon globalement ça allait plus ou moins bien d'accord bon depuis 2019 le taux de pauvreté s'est stabilisé nous dignité donc très bien grâce au quoiqu'il en coûte ok mais les inégalités ont augmenté puisque globalement les ménages aisés ont su épargné donc cette sur épargne ce qui rend difficile le le comment ils vont ça va être utilisé c'est que c'est concentré cette sur épargne nous dit le Conseil d'analyse économique il va falloir une deuxième étude pour le confirmer c'est concentré sur les 80% les plus aisés donc quand on dit il y a une sur épargne en fait elle est pas sur tous les ménages elle est concentrée sur les 20% les plus riches donc les inégalités augmentent parce que des ménages aisés ont su épargné à tout le monde d'accord et parce que pendant les crises normalement vous avez les actifs qui chutent les prix d'immobilier qui baissent ou les bourses qui baisent là non donc aménage aisé finalement assuré pendant la crise et a vu ses actifs augmenter bah il est plus riches maintenant qu'avant la crise ce qui n'est pas le cas pour tout le monde donc vous voyez c'est pas une question de taux de pauvreté c'est une question juste d'inégalité qui augmente bon vous rajoutez à cela une un choc énergétique sur les prix mais ça alors pour le coup c'est très inégalitaire le poids de l'énergie ou l'alimentaire n'est pas le même quand on est dans le premier des cils ou dans le dernier décide donc cette inflation n'est pas la même quand on dit c'est 5% d'inflation c'est pas 5% pour tout le monde c'est beaucoup plus pour des ménages que pour d'autres bon ça c'est source d'inégalités si ensuite votre narratif et votre et de dire demain on va faire des économies sur l'assurance chômage et sur les retraites ce qui avait provoqué le conflit social en 2019 quand les inégalités étaient moins importantes il y a une chance quand même très importante que ça revienne que ça revienne enfin voilà ou alors mais bon puisque on en est pas sûr on le met pas mais entre nous on serait pas surpris donc voyez et là on en vient aux impôts de production quelque part si vous dites de tout manière on aujourd'hui on avait déjà avant la crise des niveaux de de dette publique importantes et de déficit important donc il fallait effectivement être tenté de réduire et les impôts et les dépenses publiques d'accord mais à ça est venu se rajouter quasiment 200 milliards de dettes supplémentaires et on se dit bah tout ça on le fait sans augmenter les impôts bon ben ouais donc là on a rajouté une contrainte de 200 milliards ça va être compliqué de dire qu'on va le faire tout ça en continuant à baisser les impôts je pense que dans le dans le dans le dans le discours social ça va être compliqué parce que ça va être forcément sur la dépense publique qui est va un peu plus à déménage modeste et donc bah oui il y aura quand même un sentiment enfin moi je vois pas comment une crise sociale ne va pas être perturbée quelque part les le quinquennat à venir on ne le met pas d'accord parce qu'on sait pas lire mais bien entendu que ça fait partie de nos aléas qui sont qui sont plus négatif un dernier point sur le climat et après c'est que globalement vous voyez aujourd'hui l'Académie et c'est pas de savoir est-ce que la croissance provoque du réchauffement climatique ça on dit allez c'est sûr c'est Voltaire Rousseau c'est Rousseau qui gagne haut la main sur ce sur ce sur ce schéma là mais l'économie c'est celle de se dire est-ce que le réchauffement climatique est bon pour la croissance économique oui c'est question un peu saugrenu mais en tout cas il s'impose dans ce sens là que nous disent aujourd'hui résultat académique à cette question là est-ce que le réchauffement climatique qui est annoncé que ça soit naturel ou lié à l'action humaine est-ce que c'est bon pour la croissance le résultat est ça dépend ça dépend du niveau de température initiale si on part d'un niveau faible de température un réchauffement supplémentaire peut être bon pour la croissance en revanche à un certain niveau de température tout réchauffement supplémentaire va provoquer une décroissance d'accord ça c'est le résultat simplifié de tous ces modèles là ensuite ils font leur projection et là vous voyez la catastrophe mais quand vous voyez qu'il faut voir la carte d'accord c'est que bien sûr l'incidence va être beaucoup plus fort dans le sud que dans le Nord d'accord et donc vous voyez alors nous ça avoir une incidence chez nous mais ridicule par rapport à ce qui peut se produire dans les pays du Sud et les conséquences que ça va avoir sur l'immigration et sur les prématoires dans les années à venir et donc oui comment et donc la question qu'on doit se poser c'est si on fait rien comment on va gérer ces flux migratoires gigantesques qui vont venir certains peuvent vous dire ça va vous faire de la croissance potentielle ça vous faire beaucoup de population d'accord et donc du coup il va falloir réviser un peu tous nos jugements sur la croissance potentielle doit te dire ça va être de merde un choc tellement violent qui ça sera quasiment ingérable et là tous vos calculs sur le taux de chômage etc c'est quand même alors là on n'est pas à 2027 quand on fait ce type de calcul c'est plutôt à l'horizon 2050 d'accord mais attention à ces éléments-là qui vont perturber énormément la lecture dans les dans les prochaines années et on va terminer par Monsieur Maxime Darney je vais essayer d'être un peu plus synthétique alors sur le l'écart d'outil cap il me reste combien de temps d'ailleurs nous on a le gouvernement je crois à moins à l'argument en 2022 donc on a -09 donc on est on est plutôt aligné je suspecte que les l'écart entre le gouvernement et nous vient encore une fois au calcul de la fameuse PGF qui est très difficile à mesurer et puis nous notre vue c'est plutôt que la crise de la covid a perturbé durablement les chaînes de valeur je crois en a beaucoup parlé qu'est-ce que ça veut dire concrètement c'est quand l'entreprise la gestion des stocks devient beaucoup plus compliquée dans la période post covid avant le covid vous savez les entreprises et dans une logique de Just In Time c'est à dire il faut les réduire le montant des stocks le plus possible parce que les stocks ça coûte cher ça brûle de la trésorerie notamment et depuis la covid on a bien vu que très rapidement c'est ces chaînes d'approvisionnement pouvait être mise en difficulté voilà vous avez le covid chinois etc et donc on est passé plutôt une logique de Justin case c'est à dire que maintenant les entreprises sont beaucoup plus prudentes elles vont anticiper plus de choc à l'avenir climatique chinois virus ou je ne sais quoi d'autre qui pourrait sortir de la glace et donc on pense que vous aurez des niveaux de stock plus élevés dans les prochaines années ce qui coûte plus cher et ce qui selon nous affecte le l'apgf la fameuse PGF donc ça c'est peut-être un point de de qui explique l'écart entre entre le gouvernement et nous alors ensuite sur sur le fameux surpris d'appargne oui j'ai pas trop d'autres éléments à ajouter par rapport à mes confrères on est assez sceptique sur le fait que c'était épargne pour être dépensé et booster la croissance dans les dans les années à venir donc comme ça a été dit déjà c'était épargne et d'abord avant tout accumulée parmi les revenus les plus élevés qui ont propension beaucoup plus faible à consommer deuxièmement l'épargne et rode très rapidement l'inflation excusez-moi Hérode très rapidement c'était épargne et je tiens à répéter mon point sur les besoins de consolidation budgétaire là les les salariés les agents ils comprennent bien que les niveaux d'endettement public les taux d'intérêts qui vont être durablement plus élevés parce que la BCE maintenant elle change c'est fini les politiques de taux zéro donc vous avez une équation budgétaire qui se complique très nettement et quand vous êtes ménage qu'est-ce que vous voyez est-ce que je vais dépenser cette épargne dans mon compte en banque non moi je préfère la garder on sait jamais Eric aime ok peut-être des hausses de taxe oui c'est très possible nous on a du mal à croire les baisses de taxes et durable sur le sur la fin du quinquennat donc quand vous êtes ménage vous dites bah non je vais garder un petit peu de côté plutôt que de dépenser dans ces temps d'incertitudes et donc voilà donc on est très sceptique sur ce sur ce vecteur je crois que j'ai un dernier point que je voulais aborder oui encore une fois sur le plan d'emploi j'ai pas trop de dissonance avec mes confrères je pense que le vrai problème français c'est niveau de formation le manque de compétences techniques de venir évoquer les chiffres pour les les salariés ou les gens qui ont le niveau de le niveau de formation le plus faible c'est vraiment là dessus je pense qu'il faut tout miser encore plus que sur les baisses de taxes mais également c'est également sur le ce que rapporte le travail si vous voulez encore une fois le salaire net en France est faible donc les gens quand vous allez me demander pourquoi vous ne vendez pas dans dans le marché de l'emploi ils vont vous dire moi je veux pas gagner un petit SMIC le coût de la vie est très élevé donc je voudrais un salaire plus net et en France on a des marges de manœuvre on a beaucoup de marge de manœuvre même pour augmenter le salaire net après bien sûr faudra les financer ces baisses de cotisations sociales c'est baisse de taxes encore une question mais j'insiste vraiment sur l'aspect incité l'offre de travail rendre les gens beaucoup plus attirés pour travailler parce qu'ils ont des perspectives de salaire meilleur que ce qu'il aurait proposé et donc c'est des facteurs et je pense à ne pas négliger que et que beaucoup d'économistes négligent peut-être un peu trop donc voilà je crois que c'est à peu près tout ce que j'avais rajouté par rapport à mes confrères je crois que disons que Monsieur feront a souhaité une ultime réaction avant et je vous j'ai usé du privilège de la proximité effectivement oui pour pour compléter pas jusqu'à l'horizon 2050 sur l'aspect l'aspect coût associé à la transition mais le FMI a sorti une évaluation récente sur justement les coûts de l'atténuation et la croissance en moins que cela pouvait procurer si on fait véritablement les les éléments non pas de transition mais d'atténuation des conséquences du choc climatique on est sur 0,05 ça paraît pas beaucoup mais 0,2 ou jusqu'à 0,2 points de croissance en moins à moyen terme donc là aussi c'est une pièce qui est assez immédiate si vous voulez par rapport à l'horizon sur lequel vous avez à travailler par an et puis en outre point qu'il faut garder vraiment très présent à l'esprit c'est que le choc que l'on connaît et je réagis à l'observation que faisait Maxime tout à l'heure c'est quand on compare la situation par rapport au choc énergétique de 73 79 c'est qu'on était sur un choc de prix mondial d'un prix qui concerne un bien dont la valorisation est à peu près la même dans les différentes zones là le choc il concerne une énergie qui a un prix local le gaz donc en 73-79 ça concerne le pétrole la désormais ça concerne le gaz et ses conséquences en termes d'électricité ce qui veut dire que l'on déplace radicalement les conditions de l'exercice compétitif entre continents en défaveur de l'Europe et ça ça rajoute une pièce alors certes il peut se trouver compensé par la dépréciation de l'euro en partie mais il faut garder présent à l'esprit je pense deux un chiffre qui est qui que je trouve très frappant c'est qu'en gros le prix du gaz alors ok il a il a baissé dernièrement si vous le prenez en septembre par rapport à 2019 c'est x 14 en Europe c'est fois 8 en Asie c'est x 3 aux États-Unis ce qui fait que le prix du gaz qui a été le double en Europe de ce qu'il était aux Etats-Unis désormais il est 7 fois plus élevé qu'aux États-Unis autrement dit certains pour regarder la production industrielle en Chine pardon la production industrielle en Allemagne c'est 12% de moins depuis le déclenchement du conflit en Ukraine donc on a devant nous quand même aussi des échéances qui sont très immédiates de par la nature spécifique de ce choc qui a un choc de nature locale et non pas mondiale comme lors des précédents choc énergétiques c'est juste un dernier point à mettre à votre connaissance si vous voulez comparer quand même nos prévisions de d'emploi et de chômage avec celle du gouvernement il y a quand même un point qu'on n'a pas évoqué et qui me paraît être primordial c'est l'apprentissage et les hypothèses que vous mettez derrière l'apprentissage je sais pas ce que mes mes deux confrères ont fait et voyez si vous croyez la première ministre il y a quand même un objectif de 1 million semble-t-il d'apprenti dans là vous voyez le choc enfin nous on y croit absolument pas parce que budgétairement non mais juste bizarrement ce n'est pas du tout dans le budget d'accord mais ça veut dire qu'il va falloir l'associer à un budget supplémentaire mais si vous vous mettez enfin en gros c'est le gros retour des emplois aidés d'une façon un peu différente parce que ça veut dire que on continue à faire la prime de exceptionnelle de 8000 euros mais qui ne qui n'est plus exceptionnel qui qui reste mais ça ça peut vous permettre d'afficher des taux de chômage beaucoup plus faibles beaucoup plus faible puisque vous voyez en gros globalement ça vous fera 200 à 300 000 emplois supplémentaires donc pas forcément chômeur en moins parce que les apprentis n'étaient pas des forcément dans l'activité avant mais puisque c'est quand même concentré dans ça de population attention à cela enfin donc globalement une partie peut provenir de là et vous pouvez afficher des taux de chômage relativement maîtrisés d'accord et pas de hausse par une sorte de traitement social du chômage avec l'apprentissage je dis pas que c'est une mauvaise chose mais budgétairement il va falloir quand même que l'indiquer donc messieurs merci pour cette revue de perspective économique à titre personnel j'ai trouvé passionnante mais je pense que mes collègues aussi en dépit de quelques nuances voire dissonance comme vous avez pu dire mais globalement c'était très intéressant merci

Audition sur les perspectives économiques de la France — Edouard Ferrand · Pourquijevote