Romain Duris cherche sa fille au cinéma - C à vous la suite, l’intégrale - 12/11/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Mohamed est à côté de notre chef, B.Djait. - M.Bouhafsi: Ce soir, des lentilles. - B.Djait: Lentilles vertes du Puy.
On va faire une vinaigrette avec. - M.Bouhafsi: Je n'ai jamais fait de vinaigrette.
C'est la 1re fois de ma vie. La mayo, j'en ai déjà fait, mais pas de vinaigrette. - B.Djait: J'ai ajouté de la moutarde en grains.
Vous allez pouvoir assaisonner avec un peu de sel. - A.-E.Lemoine: Un peu d'huile, de la moutarde et du vinaigre.
C'est simple. - M.Bouhafsi: Un peu de vinaigre. - A.-E.Lemoine: C'est pour quand? - B.Djait: La particularité, chez nous, c'est qu'on réutilise tous les déchets.
Là, ce sont des peaux d'oignon. - M.Bouhafsi: Elle est très huileuse, la vinaigrette.
Je crois que vous allez adorer. - B.Djait: Un peu plus d'énergie. - M.Bouhafsi: Je vais faire moins de bruit.
Babeth a une émission. Je vais la faire sur le prochain magnéto, cette vinaigrette. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les deux et à tout à l'heure pour le dîner.
C'est le patron préféré des Français, sans doute le plus médiatique aussi. Une popularité et un nom qu'il met au service d'une coopérative de supermarchés qu'il ne dirige pas, dont il n'est même pas salarié, mais qui porte son nom, plus précisément celui de son père, Edouard, ancien épicier et fondateur de l'enseigne en 1949, qui devient rapidement une des plus célèbres de France, au point de donner envie aux autres Leclerc de la famille d'utiliser la marque. - La France a sa famille Ewing.
Ils s'appellent les Leclerc. Voici Michel, le petit dernier. Voici Edouard, le 7e des 15 enfants.
Ancien séminariste, il va se battre contre tout ce qui met en péril la circulation des biens et des personnes en Europe. Edouard a un fils. Il s'appelle Michel.
Michel a aussi un fils. Il s'appelle Edouard. Michel n'a ouvert qu'un seul centre à Toulouse et il a fait faillite.
Qu'attendre de telles querelles, sinon que les Leclerc nous proposent enfin moins cher que dans les autres surfaces une machine à laver le linge sale en famille? - A.-E.Lemoine: R.Bacqué et V.Schneider, bonsoir.
On est ravis de parler de votre livre. La famille Leclerc fait partie des 7 familles auxquelles vous vous intéressez. Une famille qui était comparée à la famille Ewing dans les années 80.
Il s'agit vraiment de ça? - R.Bacqué: Ils ne représentent pas les grands magasins.
Ils en incarnent l'image. Ca n'empêche pas les batailles entre eux d'être violentes. - A.-E.Lemoine: Une famille qui se bat pour un nom et un héritier, qui a changé de prénom à l'état civil. - V.Schneider: Oui.
Il y a toujours dans ces histoires de succession un côté un peu psychanalytique. Ce sont toujours des histoires de pères qui tuent leur fils, de fils qui veulent tuer leur père...
Là, c'est la guerre entre deux frères. Michel-Edouard ne voulait pas être associé à son oncle, Edouard. Il portait son nom parce qu'il était son filleul.
Il y avait une grande proximité. Il a décidé d'accoler son prénom à celui de son père. Ca n'a pas plu du tout à son père.
Lui a fait ça pour s'inscrire dans la filiation, dire qu'il était le fils d'Edouard Leclerc, mais le père l'a extrêmement mal pris. Il avait des troubles cognitifs, à l'époque. M.-E.Leclerc nous a raconté qu'il pestait, qu'il vociférait, qu'il avait de grosses crises de colère, qu'il lui disait: "Tu veux tout me prendre, même mon nom." Le nom devient un enjeu, plus qu'une fortune. - A.-E.Lemoine: Ils ont même été rivaux médiatiques, le père et le fils.
En 91, c'est le fils héritier qui est invité de "L'Heure de vérité". - Bonjour. Notre invité d'aujourd'hui n'est pas un ministre d'Etat.
C'est M.-E.Leclerc, l'homme qui a révolutionné, avec son père, la distribution française, en s'attaquant tour à tour aux pétroliers, aux éditeurs, aux pharmaciens et aux banques. - A.-E.Lemoine: Une émission qui a provoqué un séisme chez les Leclerc.
Jusque-là, il n'était que le remplaçant. Là, ils sont mis sur un pied d'égalité. Ca a rendu fou Edouard Leclerc. - R.Bacqué: Oui.
Le remplacement symbolique, c'est le pire, surtout pour ceux qui créent quelque chose, les créateurs d'entreprises. Ils ont du mal à passer la main. On l'a vu dans plein de familles, là particulièrement.
Le fait que ce soit son fils qui soit invité à sa place dans cette émission, ça a été insupportable. Le père a reproché à son fils de tout lui prendre: son nom, son apparition médiatique, son carnet d'adresses, tout ce qu'il avait construit lui-même. - A.-E.Lemoine: D'ailleurs, il va passer la main, M.-E.Leclerc? - V.Schneider: Il nous dit qu'il n'a pas du tout l'intention de la passer.
Il est extrêmement en forme. Il a deux de ses enfants qui sont dans l'enseigne, qui font un parcours au sein de l'enseigne, mais rien n'est...
Aucun ne s'appelle Edouard ni Michel. - R.Bacqué: Sa façon d'être, très juvénile, on dirait un jeune homme.
Il est en baskets avec un sac à dos. On voit qu'il repousse l'échéance de la retraite. - A.-E.Lemoine: Chez les Leclerc, on se bat pour conserver un patronyme.
Dans la dynastie Barrière, c'est l'inverse. Le fils héritier, Alexandre, a abandonné son nom de naissance, qui était Desseigne. Pourquoi il fait ça?
Pour mieux tuer le père? - V.Schneider: Ca intervient à un moment de conflit épouvantable.
Il faut s'imaginer cette famille Barrière. Diane Barrière, une très belle femme héritière du groupe Barrière, se marie avec Dominique Desseigne. Ils ont 2 enfants, Alexandre et Joy.
Elle a un terrible accident d'avion, dont elle va mourir quelques années plus tard. Ces deux enfants grandissent dans une maison qui ressemble d'abord à un hôpital. Ca crée beaucoup de traumatismes.
Ensuite, le père a repris les rênes du groupe, mais il s'occupe visiblement assez peu de ses enfants ou, en tout cas, pas suffisamment pour s'apercevoir que son fils le déteste. C'est quand même problématique. Ils habitaient dans la même villa, le père et ses enfants.
Au sein de cette maison où, visiblement, personne ne se parlait, Dominique Desseigne reçoit un jour un papier bleu. Il est convoqué devant la justice par ses enfants. Cette démarche: le catapulter en dehors de l'entreprise qu'il gérait depuis plus de 30 ans.
Le fils a effacé son père en retirant son nom et il a même effacé le nom de son père sur toutes les enseignes du groupe. - R.Bacqué: C'était la mère qui avait le capital par héritage.
On a effacé un élément. Dominique Desseigne avait pourtant géré pendant des années le groupe. Son fils veut absolument effacer ce passage du père. - E.Tran Nguyen: Autre relation compliquée entre père et fils: chez les Dassault.
M.Dassault, capitaine d'une industrie hors du commun, mais un père très cruel qui méprise, humilie et ignore son fils. Il faut écouter le fils, S.Dassault, prendre la parole lorsqu'il prend la direction du groupe en 1986. - Serge ne sera jamais remplacé.
Serge sera autre chose. C'est un nouveau patron. - Quelle sera votre 1re décision? - Ce sera de travailler avec tout le monde.
Je n'ai pas de décision particulière à prendre. - E.Tran Nguyen: Il est presque gêné d'être là.
Il parle de lui à la 3e personne, appelle son père par son prénom, Marcel, qui s'adressait à son fils en l'appelant "monsieur". - R.Bacqué: Un exemple tout à fait frappant.
On connaît...
Voilà de très grands ingénieurs. Marcel et Serge étaient tous les deux des très grands ingénieurs et inventeurs. Ils ont créé des avions, des hélices, une entreprise...
Ce sont de piètres pères, des pères catastrophiques. Ils n'ont qu'une envie: tuer leur fils. Marcel a été terrible avec son propre fils.
Il ne cessait de le mépriser et de le tenir à distance. Serge a reproduit la même chose. Ca montre qu'on peut être d'un très haut niveau intellectuel et d'une médiocre connaissance du b.a.-ba de la psychologie.
Ca peut être très grave dans une famille, même pour une entreprise. Là, ils ont eu la chance de choisir d'autres directeurs généraux qui ont dirigé le groupe Dassault à leur place. Ca aurait pu être dévastateur. - A.-E.Lemoine: Un autre exemple, David de Rothschild, un père aimant. - V.Schneider: Oui, mais paradoxalement, ça nous a étonnées.
C'est une des rares personnes qu'on a rencontrées à ce niveau qui a prononcé le mot "amour". Il nous a dit: "J'aime mon fils." On ne l'avait jamais entendu en 4 ans d'enquête.
On peut se dire que c'est par pudeur, mais la famille Rothschild, ce ne sont pas des gens expansifs. Ce sont plutôt des gens corsetés. Ils ne font pas des déclarations comme ça.
On a senti un homme qui aimait profondément son fils. Les choix sont toujours cruels. On a vu, sur les photos qui tapissaient son bureau, qu'il avait choisi son fils très tôt pour reprendre la main.
On le voit avec son fils qui coupe déjà des rubans...
Evidemment, les filles sont en dehors du tableau familial. Il l'a désigné très tôt. Il a voulu très tôt qu'il soit son successeur.
Ce n'était pas gagné. Alexandre de Rothschild était un très mauvais élève. Il n'avait pas le profil pour devenir un grand banquier.
Il a fallu lui faire faire toute une formation. Il est allé s'essayer ailleurs, puis il a eu une formation au sein de l'entreprise. C'est une famille où on a vu qu'il y avait de l'amour.
Il y a quand même une exception. Entre les frères...
Il y a une fratrie très compliquée. - M.Bouhafsi: Il y a peut-être plus d'amour dans le Sud, du côté de Marseille.
Vous avez enquêté sur la dynastie Ricard, avec son patron fondateur, Paul Ricard, très aimé des Marseillais. Ecoutez-les le jour de sa mort. - C'était un grand patron. - M.Bouhafsi: Ce qui vous a marquées, c'est que malgré leur enrichissement indéniable, ils sont restés assez proches.
Ils ont gardé la même Culture, la culture de l'apéro. - R.Bacqué: Ils ont gardé effectivement une forme de simplicité qui ressemble à ce qu'ils vendent, c'est-à-dire des apéros.
Le pastis est le plus emblématique. - M.Bouhafsi: Autre famille emblématique de Marseille, les Saadé, famille propriétaire du géant maritime CMA CGM.
Ils vivent assez simplement aussi. Est-ce que vivre en dehors de l'entre-soi parisien, ça les empêche de prendre la grosse tête? Ca leur permet de maintenir cet esprit familial? - V.Schneider: Eux en sont convaincus.
Ca a aussi été une famille longtemps mise à l'écart, y compris à Marseille, par la haute bourgeoisie marseillaise. - R.Bacqué: On les appelait les rastaquouères parce qu'ils étaient libanais. - V.Schneider: Effectivement, quand ils sont arrivés, ils étaient mal vus.
Tous les élus qu'on a rencontrés s'en souvenaient. R.Saadé se souvient qu'à l'école, les 1res années, ce n'était pas facile.
Ils ont gardé une espèce de réserve, de méfiance. Ils fonctionnent beaucoup en clan. C'est la famille la plus clanique qu'on a vue.
Ils travaillent tous au sein de l'entreprise. Ils travaillent ensemble, mais ils habitent aussi dans la même résidence. Ils se retrouvent tous les ans au Liban.
Il y a des rituels familiaux. Maintenant...
On parlait des Ricard précédemment. C'est L'entreprise qui incarne Marseille, maintenant. La famille Ricard n'est plus à Marseille. - A.-E.Lemoine: C'est passionnant.
On retrouve toutes ces familles. On retrouve aussi la discrète famille à la tête de Chanel, qui vous a donné du fil à retordre. Votre livre sera disponible à partir de jeudi.
Vous restez avec nous pour L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Nous avons lu pour vous "Sonny Boy", qui pourrait être à lui seul une succession.
C'est ainsi que sa maman appelait A.Pacino. Elle l'a élevé seule et l'emmenait souvent au cinéma.
Il lui rejouait tous les rôles le soir au cinéma. C'est elle aussi qui l'a emmené un jour voir "La Mouette", de Tchekhov. Il n'y avait que 15 spectateurs dans une salle de 3000. - A.Pacino: Je regardais cette pièce de Tchekhov.
J'avais 14 ans. Dans un immense théâtre de 3000 places, nous étions 15. C'était une pièce magnifique.
Je n'avais rien vu de tel auparavant. Ca a changé ma vie. Je suis sorti en demandant: "Qui est Tchekhov?
Où est-il?" J'ai lu tous ses livres. Plus tard, je suis allé prendre un café et l'acteur de la pièce, c'était le serveur.
C'était magique, comme un signe. - P.Lescure: Regardez cette photo dans le livre et la légende.
Tout cela, c'est dans les mémoires d'A.Pacino, qui viennent de sortir en français. Toute sa vie, il aura fait des allers-retours entre le théâtre et le cinéma, où il a été immense. - P.Lescure: "Comment vous avez fait pour être aussi célèbre?", lui demandent des étudiants. "J'ai été dans 'Le Parrain'", répond-il. - On m'a demandé qui je voulais.
J'ai dit A.Pacino. On m'a dit qu'il était trop petit.
Une femme a dit: "Il n'a pas de sex-appeal." Après, j'ai dit: "Je veux M.Brando." Ils ont répondu: "Il est déjà fini.
Il ne fait que créer des ennuis." - P.Lescure: Pour définitivement imposer A.Pacino, Coppola a montré aux producteurs les rushs d'une scène devenue mythique, où A.Pacino va commettre son 1er meurtre après avoir écouté tranquillement en silence sa 1re victime dans un restaurant du Bronx. - P.Lescure: Dès que le métro est passé, tac.
C'est fou de se dire qu'A.Pacino a toujours détesté se voir au cinéma, entouré de spectateurs. Il n'a vu "Le Parrain" que 50 ans après, après sa restauration.
Vous retrouverez tout ça dans les mémoires d'A.Pacino, que je vous offre. Je vous conseille aussi un documentaire sur A.Pacino disponible sur Arte Boutique, "Le Bronx et la Fureur". - A.-E.Lemoine: Vous nous avez montré quelques extraits.
Ca nous a donné très envie. - R.Bacqué: "Le Parrain", une très bonne histoire de succession. - A.-E.Lemoine: Exactement.
Merci à toutes les deux d'être venues sur notre plateau. C'est l'heure du bonus de Lorrain. - L.Sénéchal: V.Fichot, tombé amoureux d'une Japonaise, a vécu 5 ans au Japon.
Ils ont eu 2 enfants. Leur séparation s'est mal passée. Du jour au lendemain, il rentre chez eux à Tokyo dans une maison vide.
Elle était partie avec leurs 2 enfants de 3 ans et 11 mois à l'époque. Il s'est lancé dans le combat de sa vie: revoir son garçon et sa fille. Un combat qui l'a amené à faire la grève de la faim pendant les JO de Tokyo. - V.Fichot vient d'entamer son 11e jour de grève de la faim pour retrouver ses 2 enfants, enlevés par leur mère japonaise. - Ca, c'est ma petite fille qui va avoir 3 ans au mois de septembre.
Mon petit garçon va avoir 6 ans le mois prochain. - 3 ans qu'il n'a plus la moindre trace, le moindre contact avec eux. - J'ai appelé mon avocat.
Il m'a répondu très calmement que mon épouse avait kidnappé les enfants et que je ne les reverrais probablement jamais. - L.Sénéchal: Il a été supprimé du livret de famille et a donc perdu son autorité parentale sur ses 2 enfants.
Son combat continue depuis la France pour faire changer les règles dans un pays où les enfants sont considérés comme des meubles à la charge exclusive de celui qui part avec. 150 000 enfants pourraient être dans ce cas au Japon. Ce combat de V.Fichot a inspiré le cinéaste G.Senez pour "Une part manquante" avec R.Duris. - Comment tu es passé de chef cuistot à taxi? - C'est ma femme qui a enlevé ma fille. - Ici, c'est le premier qui prend l'enfant qui a la garde. - Elles sont parties, mais je ne pouvais pas accepter.
Depuis 9 ans, je me suis mis à chercher Lily un peu tout le temps. Le jour, la nuit, partout, dans tout le pays. - La stabilité de l'enfant, c'est qu'il voit ses 2 parents. - Pas ici. - Lily! - Papa, j'ai retrouvé Lily. - Jérôme, c'est la 10e fois que tu me la fais, celle-là. - Je sais.
C'est Lily, putain! - Lily ne sait pas tout ce que tu as fait pour la retrouver. Je te suggère d'aller lentement. - Il t'a dit quoi? - Ce que j'aurais dû faire il y a 9 ans. - Tu ne vas pas pouvoir continuer à faire le taxi sans lui dire qui tu es. - Elle t'a oublié. - J'ai peur de la perdre.
Je ne peux pas divorcer. Sinon, je ne vois pas ma fille. ... - A.-E.Lemoine: "Une part manquante" est en salle demain.
Ca s'inspire du combat de V.Fichot, mais aussi de celui de milliers de parents qui subissent la violence de la justice japonaise. R.Duris y incarne avec force et justesse un père prêt à tout pour retrouver sa fille.
Il est ce soir notre invité aux côtés de V.Fichot. Bonsoir.
Bienvenue à tous les deux sur le plateau de "C à vous". Ce film nous a tous bouleversés. Il y a d'abord l'émotion qui s'en dégage et votre performance.
Ce film nous met face à une réalité ignorée en France: ces parents qui sont privés légalement de leur enfant, impuissants à faire plier la justice japonaise. C'est une réalité que vous avez découverte en voyageant au Japon, Romain? - R.Duris: En voyageant au Japon avec le réalisateur pour montrer son précédent film.
On regardait Tokyo depuis le taxi. J'adore le Japon, j'adore Tokyo. Je lui disais qu'il fallait faire un film ici.
On a trouvé le sujet en discutant avec des gens, des expatriés qui étaient dans cette situation. Au départ, ça a fait tilt dans le cerveau de Guillaume. Ensuite, on s'est échangé des coupures de presse.
On est restés focalisés sur ce sujet et on a rencontré Vincent. - A.-E.Lemoine: Des milliers d'expatriés, mais aussi des couples interculturels et des familles japonaises.
La loi, c'est que le premier qui part avec l'enfant obtient la garde. L'autre disparaît, jusqu'à être déchu de l'autorité parentale. Une injustice contre laquelle se révolte un des personnages du film.
Romain, votre personnage veut y croire. Il se met au volant de son taxi et sillonne la ville de Tokyo pendant 9 ans. C'est une mégapole.
Il a 1 chance sur 1 milliard de tomber sur sa fille. Le miracle arrive. Pendant 9 ans, il sacrifie tout à cette recherche folle.
Ca paraît impossible et délirant. - R.Duris: Oui.
En ayant discuté avec Vincent, je pense qu'il y a aussi quelque chose de naturel qui fait qu'on est dans une situation où on n'a plus le choix. Il doit montrer qu'il continue à vivre, qu'il a toujours cet espoir. Il ne rentre pas dans une totale dépression, dans un enfermement.
Il est là, vivant. Quand il croise le personnage de J.Chemla, qui vit les choses sur le moment, il essaie de l'accompagner dans cette crise pour qu'elle ne fasse pas les mêmes erreurs que lui, qu'elle puisse garder le lien avec son enfant et son ex-compagnon. - A.-E.Lemoine: Vincent, vous êtes resté 5 ans après l'enlèvement de vos 2 enfants.
Un peu comme le personnage de Romain, vous avez consacré votre énergie et votre temps à leur recherche. - V.Fichot: C'est ça.
Les 1res années, je continuais mon travail parce qu'il fallait financer les avocats et les détectives privés. C'est un combat coûteux aussi. Je me suis allié à beaucoup de parents, notamment japonais.
Dans 95 % des cas, c'est de Japonais à Japonais. On a mobilisé les forces politiques au Japon pour qu'il y ait une prise de conscience, pour faire évoluer les lois. Les lois existent et sont là pour protéger les enfants, mais il faut que les pratiques judiciaires puissent protéger les enfants. - A.-E.Lemoine: Leur droit à voir leurs parents.
Vous avez deux enfants, un petit garçon et une petite fille, qui ont été enlevés alors qu'ils avaient 11 mois et 3 ans. Dans un reportage de "Envoyé spécial" qui vous est consacré, vous faites visiter à d'autres pères votre maison restée intacte après le départ de vos enfants. - V.Fichot: Ca, c'est la chambre de ma petite fille d'un an.
C'est les rideaux que sa grand-mère Françoise lui avait faits. - C'est tout ce qu'il vous reste d'eux? - V.Fichot: Oui.
La maison, ce n'est pas le pire. L'argent, ce n'est pas le pire. C'est de ne pas pouvoir changer les couches.
J'ai manqué le 3e anniversaire de mon fils, le 1er anniversaire de ma fille et les 1ers pas. - A.-E.Lemoine: C'est presque une scène du film.
Vous ne touchez pas à la chambre de Lily. Vous n'aimez même pas y rentrer parce que c'est presque pire... - R.Duris: On fait du cinéma.
Il faut essayer de jouer avec ça. Ce n'est pas évident. Il y a cette chambre totalement intacte.
Il ne fait même pas le ménage. Les objets sont restés à leur place. Il y a une scène qui est étrange, quand le personnage de J.Chemla rentre sans savoir...
Il y a aussi un petit singe, un compagnon... - A.-E.Lemoine: Elle se couche dans le lit de la petite fille. - R.Duris: Avec le petit singe.
Mon personnage est choqué de voir que quelqu'un a osé... - A.-E.Lemoine: Pénétrer ce sanctuaire. 6 ans se sont écoulés depuis le reportage qu'on vient de voir.
Vous avez eu une fois des nouvelles de vos enfants? - V.Fichot: Oui, au travers des autorités judiciaires japonaises. 2 ans après l'enlèvement des enfants, on m'a donné leur taille en centimètres et ce qu'ils pensaient de moi.
Mon petit garçon pensait que j'étais parti habiter à Hawaii, mais il voulait que je revienne. Ma petite fille pensait que j'étais mort. Ce sont les seules informations que j'ai pu obtenir. - A.-E.Lemoine: Vous êtes de retour en France depuis 18 mois.
Vous avez un espoir en une application que vous avez lancée avec 2 Américains pour aider les enfants à retrouver leurs parents. Ca s'appelle Find My Parent. Ca permet d'aider potentiellement ces retrouvailles grâce à l'IA? - V.Fichot: C'est ce qu'on espère.
On a lancé la 1re version de cette application en février 2022. 2 semaines après, la guerre en Ukraine a commencé. On s'est rapprochés des autorités ukrainiennes.
On leur a proposé de développer une application pour aider à retrouver les enfants qui ont été déplacés. On a signé un accord de partenariat 6 mois plus tard. On a lancé une application qui s'appelle Reunite Ukraine.
C'est l'application officielle de la police, maintenant, en Ukraine. Nous allons lancer une version japonaise. C'était le but, à l'origine. - A.-E.Lemoine: Cette histoire au cinéma, ça va mobiliser l'opinion publique en général et peut-être...
Ca va pousser le Japon à changer ses lois pour faire en sorte que ça bouge. - E.Tran Nguyen: Vous interprétez encore le rôle d'un père qui doit se battre pour ses enfants.
Vous étiez ému devant le reportage. Est-ce qu'être père vous aide, dans ces rôles? - R.Duris: Ce n'est pas une règle.
Je ne pense pas qu'il faille être toujours dans le même cas de figure que le personnage pour le jouer. Ca raccourcit plein de choses. On pourrait se demander si c'est possible d'être traversé par telle ou telle sensation.
Quand on est dans le même cas de figure, on sait que ça va plus vite. Je suis clair? Bref, ça aide. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes senti utile... - R.Duris: A propos? - A.-E.Lemoine: Pour Vincent, pour le père dans cette situation? - R.Duris: Oui, bien sûr.
On ne l'a pas fait...
Je suis obligé d'oublier cette mission. Je suis très heureux que Vincent ait apprécié le film. C'est une des plus grandes victoires.
Mais je suis obligé d'oublier cette pression. On crée, on fait de l'art. On n'est pas dans le réel non plus. - A.-E.Lemoine: Mais vous touchez réellement.
L'émotion dégagée par ce film, où il y a une belle histoire...
Ce n'est pas plombant. Je trouve ça efficace. Ca touche chacun d'entre nous.
Je pense que ça peut mobiliser l'opinion publique. Je ne sais pas pourquoi je pars dans cette démonstration. Ca va trop loin.
Mais je pense que c'est d'une force extraordinaire. - P.Lescure: Ce film est aussi une immersion totale dans la culture japonaise.
Le film a été tourné là-bas. Vous avez plusieurs répliques dans un japonais que les Japonais eux-mêmes qualifient de parfait. ... - P.Lescure: C'est tout de même impressionnant.
Vous n'avez jamais appris le japonais. Vous le prononcez de façon phonétique. Vous avez bossé avec un coach.
Vous le comprenez un peu, maintenant? - R.Duris: Je repère des mots, dans les films.
J'identifie des petites formules. - P.Lescure: Vous avez votre manière à vous de vous immerger dans la ville que vous aimez, en vous baladant en vélo et en vivant la ville au quotidien. - R.Duris: Au maximum.
Je n'avais qu'une frayeur, c'est qu'on ne croie pas au fait que le personnage est là depuis 10 ans. Je ne voulais pas faire touriste. Avec le temps qui m'a été donné à Tokyo, j'ai visité chaque coin de rue.
J'avais besoin d'être là. - A.-E.Lemoine: Il y a un mot pour qualifier les personnes pas japonaises au Japon. "Gaijin".
Il parle un japonais extraordinaire, Vincent, dans ce film? - V.Fichot: Oui. - A.-E.Lemoine: "Une part manquante", c'est à ne pas manquer.
Pardon pour le jeu de mots nul. Ca sort demain en salle. Bravo, Romain.
Bon courage, cher Vincent, pour ce combat qui continue, en espérant des retrouvailles très prochaines. C'est l'heure du Pas vu pas pris de M.Bouhafsi. - M.Bouhafsi: Est-ce que ce mot vous dit quelque chose?
Vous arrivez à le déchiffrer? Ce n'est pas du japonais. On va vous aider.
Ca veut dire "Scrabble". C'est le mot dans le désordre. C'était très dur.
Cet homme en photo aurait sans aucun doute reconstitué le mot en un millième de seconde. Ce Néo-Zélandais est devenu le champion du monde de Scrabble en espagnol alors qu'il ne parle pas du tout cette langue. Comme vous avec le japonais, Romain.
C'est un vrai génie. En 2015, il avait déjà gagné le titre de champion du monde en français alors qu'il ne parle ni espagnol ni français. Un mystère entoure cet homme.
Il fuit les médias et la presse. Sa technique est simple: il a mémorisé et appris tous les mots du dictionnaire et les mots qui ont de la valeur au Scrabble en espagnol et en français. - A.-E.Lemoine: On ne peut pas avoir une conversation avec lui. - M.Bouhafsi: Pas du tout. - Il a appris le dictionnaire sans le comprendre.
Il a appris des séquences de lettres qui donnaient lieu à des mots. Il a pris des mots comme "bébé" sans savoir ce que ça voulait dire. Il a appris les mots en français en 9 semaines.
Le dico espagnol a 4 fois plus d'occurrences que le dictionnaire français. Ce qui est incroyable, quand on joue au Scrabble, c'est non seulement qu'il soit capable d'apprendre les mots par coeur, mais qu'il soit capable aussi de ne pas les confondre. - M.Bouhafsi: Nous nous sommes rendus dans un club de Scrabble parisien. - "Arak", c'est l'alcool? - Vous savez comment ça s'écrit? - "Arak". - C'est exactement ça.
Vous les avez appris? - Non. On connaît juste l'alcool. - Si je vous dis "qwertz", ça vous parle? - Comment vous l'écrivez? - L'orthographe du mot "Nasdaq"? - Avec un K? - C'est raté. - Ca ne m'étonne pas. - Quel mot le plus inavouable vous a permis de gagner une partie? - "Modem" et "ken". - Vous vous voyez un jour gagner en espagnol, en anglais ou en chinois? - Non.
Je ne me vois pas du tout gagner en chinois non plus. - M.Bouhafsi: Regardez ces images prises il y a quelques jours dans les nuages.
Ce que vous voyez, c'est un record du monde en slackline. Deux Allemands viennent de jouer les funambules à 2500 m d'altitude. Ils ont marché sur un fil tendu entre 2 montgolfières.
Des images à couper le souffle. - A.-E.Lemoine: Je préfère jouer au Scrabble en espagnol. - M.Bouhafsi: Regardez ce garçon que j'ai envie de vous présenter.
C'est un immense sportif. Du haut de ses 20 ans, il est le plus jeune Français et Européen à avoir gravi 14 sommets de plus de 8000 m partout en France. Il a marqué l'histoire de l'alpinisme mondial.
On a cherché à l'interviewer. Il est déjà en route pour sa 15e ascension. Il n'a encore rien voulu nous dire.
Une graine de sportif. - Bonjour, "C à vous". ...
J'ai battu un record à 17 ans. C'était en gravissant le Lhotse en 2022. Il y avait beaucoup d'expéditions, pas beaucoup de monde...
Mon kif, c'est d'arriver au sommet et d'être dans des endroits magnifiques. Sur l'Everest, on a secouru une personne. On croise des cadavres, sur l'Everest.
On essaie de ne pas trop les regarder, par respect. Dès que le printemps commence, je suis déjà au Népal pour gravir des sommets. La moyenne, c'est à peu près 2 minimum par an de 8000 m. - A.-E.Lemoine: On reçoit Asphalt pour sa 1re performance en direct à la télévision.
On est ravis de vous le présenter, mais tout de suite, "Jibé et Lucien en coulisses". ... -14 semaines dans le Top 50.
Radiohead... - Ca va, Sara? - Hein? - Qu'est-ce qui t'arrive? - L'automne. ... - L'automne, c'est sympa.
Les feuilles qui tombent, le potimarron, les soupes... - Chaque année, j'ai la joie qui a quitté mon corps et j'ai l'impression que je ne pourrai plus jamais sourire. - Ne dis pas ça.
C'est facile, regarde. Tu peux sourire. - Tu n'y arrives pas?
Essaie plus. ...
Je parie que j'arrive à te faire rire avec une blague. Quel est le point commun entre G.Deleuze et Jankélévitch?
Rire étouffé. Les modalités d'interaction! - J'arrive à te faire rire, je fais un pet avec mon oreille. - La lettre P? - Non, il veut dire un bruit de prout.
C'est ça? Tu veux dire que tu vas faire un prout? - Oui. ...
Elle soupire. Il limite un pigeon. - Coucou!
Désolé, j'ai trouvé que ça. Ah! Elle rit. ...
Fou rire. - Quand j'étais petit, je me suis fait attaquer par des pigeons. C'est un vrai problème.
Ils m'ont piqué mon goûter. Il y avait un parc dans lequel ils étaient...
Arrête! - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table autour des lentilles vertes et oignons doux préparés par notre chef.
Il est propriétaire du restaurant Brut, à Paris. On est ravis d'accueillir un artiste très prometteur qui a défilé pour des grands couturiers avant de choisir la musique. C'est sa première en direct d'une télévision.
Bonsoir, Asphalt. Soyez le bienvenu. Vous nous interprétez un titre écrit avec B.Biolay.
Ca s'intitule "Lame de fond". Messieurs, c'est à vous. ... ...
Le micro ne fonctionne pas. Il y a un petit problème, oui. On n'entendait rien.
On recommence? Est-ce que le problème de micro est réglé? C'est la 1re fois que ça arrive.
Testez votre micro. Faites "1, 2, 3, 4, 5". Il n'y a rien du tout.
C'est compliqué, de changer un micro. Ca? Le micro de secours?
Ce n'est pas possible. Il y a une coupure? Il y a quelqu'un en régie?
Il y a un truc qui a sauté. Est-ce que, le temps qu'on répare, ça vous ennuie qu'on vous présente et vous chantez juste après? Ca y est!
Folie! C'est bon? Vas-y, on vérifie.
Je fais comme si on se connaissait. C'est bon? Eh bien...
C'est à vous. ... - Asphalt: Demain, j'vais devenir une moitié d'ange, et aujourd'hui, je brûle, brûle un feu orange.
Demain, j'vais finir. Ce sera soir d'orage. J'aime pas les litiges et j'aime plus ma rage.
Ma vie est un long fleuve tranquille, mais je voudrais tellement faire escale...
Ouais, j'sors les rames, c'est la merde. Et j'pense encore à ma mère. C'est un problème de con.
C'est comme une lame de fond. J'veux l'temps de rater ma vie. J'peux te dire tout de l'ennui.
J'vois plus ton beau visage à l'autre bout du rivage. L'autre tour de manège, c'est un léger hommage. Demain, j'vais devenir une moitié d'ange, et aujourd'hui, je brûle, brûle d'impatience.
Et comment ça va finir? Si je perds tout ce temps à me faire rire sans montrer les dents, un crime prémédité...
Ouais, j'sors les rames, c'est la merde. Et j'pense encore à ma mère. C'est un problème de con.
C'est comme une lame de fond. J'veux l'temps de rater ma vie. J'peux te dire tout de l'ennui.
J'vois plus ton beau visage à l'autre bout du virage. C'est un problème de con. C'est comme une lame de fond.
C'est un problème de con. C'est comme une lame de fond. - A.-E.Lemoine: "Lame de fond"!
Bravo, Asphalt! Ce titre a été coécrit avec B.Biolay et il est disponible sur toutes les plateformes.
Vous voulez nous rejoindre ou vous nous faites la gueule définitivement pour ce gros problème de micro? Merci beaucoup. Je suis désolée.
Ca va bien? C'était rock. Pardon, ce n'était pas du tout les meilleures conditions.
En général, les accros et les trucs comme ça, les gens adorent. En plus, il n'y a pas de micro tout court. C'est génial!
Il ne fonctionne pas. Asphalt, expliquez-nous votre pseudo en quelques secondes pour vous présenter. - Asphalt: C'est un nom que j'ai choisi il y a longtemps.
A l'origine, ça m'évoquait la route. C'était l'idée de s'évader. C'était un peu l'interface entre la nature et tout ce qui est artificiel.
J'aime bien l'odeur de l'asphalte tout chaud. - A.-E.Lemoine: C'est B.Biolay qui vous a convaincu que la musique était pour vous? - Asphalt: Oui...
En tout cas, il m'a beaucoup encouragé. Je me suis convaincu tout seul, mais oui, il m'a vachement aidé. - P.Lescure: Vous tracez votre sillon tout seul, depuis que vous avez découvert la guitare à 11 ans.
Depuis, vous en jouez tout le temps. On a trouvé ça sur Instagram. - Asphalt: Pendant que le sang brûle, j'attends que les larmes me viennent.
Et quand la plaine ondule, que jamais rien ne m'atteigne... - P.Lescure: Vous êtes suivi sur Instagram et sur les réseaux.
Vous postez régulièrement des morceaux. Vous avez pris le temps de trouver votre voix. - Asphalt: Par rapport à mes morceaux dans la forêt?
J'adore la forêt. Je ne pense pas être le seul. Mais j'ai toujours eu envie... - P.Lescure: C'est une forme de méditation, la musique en forêt, presque. - Asphalt: Complètement.
Peut-être que ça me force aussi à aller au bout des covers. Là, c'était Niagara. Chez moi, je deviens plus vite impatient.
Là, je me suis dit que j'allais faire Niagara dans la forêt. Je vais au bout du truc. J'aime beaucoup la nature. - A.-E.Lemoine: Il a eu du bon, cet accro technique.
Ca vous évite toutes les questions reloues sur vos parents. Vous êtes le fils de C.Mastroianni et du plasticien et cinéaste P.Torreton.
A la trappe, toutes ces questions reloues de journalistes qui sont parfois pénibles! Ce qui est sûr, c'est que C.Mastroianni vous a toujours expliqué que ses parents lui ont laissé la liberté de choisir sa voie, de prendre ses propres décisions.
C'est aussi votre cas, ce soir, j'imagine. En 2 mots? On va me hurler dessus.
On est tellement en retard! - Asphalt: On m'a toujours encouragé...
Peut-être que la personne qui a le plus eu peur de ses choix, c'était moi, pas ma famille. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup. 1000 excuses encore pour cet incident technique.
On attend avec impatience l'EP "Cocktail exil". On conclut avec les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 12 novembre. Précédemment, une salle deux ambiance où on met un Damart et on enfile un shorty. - La COP29 s'ouvre à Bakou. - La neige est de retour! - On a fait un barbecue... - Il neige un peu. - On profite au soleil. - Des flocons de neige. - Elle est super bonne. - Le déneigement se fait dans la bonne humeur. - Parmi les grands absents figurent les présidents chinois et brésilien, tout comme le chancelier allemand et le président français. - B.Chameroy: Super! - C'est comme des anciens alcooliques qui se réuniraient dans un bar autour d'une bouteille de whisky. - B.Chameroy: La COP29 rameute autant de chefs d'Etat que de personnes à la fête d'anniversaire de L.Sénéchal. "Ils vont arriver.
On n'a qu'à remettre nos cravates ensemble." Les absents ont toujours tort. Les chefs d'Etat qui ont séché la COP ont raté un beau spectacle.
Ils ont raté une vidéo promouvant à Bakou des activités comme le ski ou le jet-ski à côté d'un hôtel 5 étoiles. Ils ont ensuite eu droit à un show qui a conquis l'auditoire. Puis "Les Quatre Saisons" de Vivaldi, laissant la salle ébaubie, puis du ukulélé.
Il y en a qu'un qui était content, c'était le président. "C'est moi qui ai fait tout ça, les gars. Vous pourriez applaudir." Tout le monde s'en cogne tellement qu'à la tribune, ils ont préféré lancer un concours, la compète de qui fera le meilleur mime de descente d'ascenseur. "Moi, je ne suis pas dégueu.
Ce n'est pas validé? OK, je repars. Laisse-moi faire.
L'ascenseur, c'est comme ça. Non? Ce n'est pas validé?
C'était quand même pas mal." Nouveau candidat. "C'est comme ça qu'on fait l'ascenseur.
Là, c'est réussi. Mettez fin au concours. J'ai gagné.
J'ai fait le meilleur ascenseur." ... - B.Chameroy: "Sinon, ça va finir sur France 5." Le futur ex-président américain J.Biden était en Virginie pour le Veterans Day.
Les militaires ont passé une commande au drive d'un fast-food avant d'arriver. - B.Chameroy: Je ne parle pas hyper bien anglais.
Quand on ne parle pas très bien anglais, il y a une technique: le yaourt. J.Biden fait du yaourt alors que pourtant, c'est sa langue.
Il mâche ses mots. Heureusement que J.Biden est guidé partout où il se trouve.
Le président et K.Harris ont joué à "Motus". Le son est d'origine. "Le 39!" Roulement de tambour.
C'était une boule noire. Avant son départ, J.Biden en a profité pour gratter quelques goodies. "Je vais bientôt faire mon état des lieux de sortie.
Vous n'avez pas un souvenir pour moi? Super. Merci." Il y en a un qui était ravi d'être là.
C'était monsieur, qui avait une folle envie de s'ambiancer. ...
J.Biden est fan du film "Les Chariots de feu". Il a voulu rendre hommage à cette scène culte. ...
Et voici la version de J.Biden. Air de flûte jouant faux.
C'est toujours émouvant de voir un golden retriever marcher sur du sable. Ce n'est pas évident. Alors que "Gladiator II" sort demain dans les salles, aujourd'hui était projeté...
L'acte 2 du choc des savoirs avec la ministre de l'Education. - En français, les élèves progressent dans la manipulation des mots, des syllabes, des phonèmes. - B.Chameroy: C'est vrai que c'est important, la lecture. - La génération aujourd'hui entrée en CP en 2017...
Elle bafouille. Pour stigmatiser...
Merci pour votre accueil...
C'est un travail de long...
Elle bafouille. - M.Bouhafsi: Elle sera demain dans "C à vous".
Télévision avec le retour de "Pascal, le grand frère", désormais diffusé sur CNews. Il a eu affaire à un certain Jordan. - Pascal, éducateur.
Les adolescents difficiles, il connaît. - Vous n'avez rien dit. Je me suis demandé pourquoi il ne disait rien.
Vous avez envie que le système vous aime. - Ca dépend. - Si!
Est-ce que vous êtes de droite? Si vous n'êtes pas de droite, pas de "en même temps" et pas de gauche, où vous êtes? - B.Chameroy: Qui était l'invité de J.De Luxe? - Merci d'être là. - Salut, Jordan.
Bonjour, tout le monde. - En plus, vous venez nous voir! - B.Chameroy: Le chanteur est né à Paris.
Il est un poil américain. - Il a fait...
Il parle le franglais. Si on m'avait invité, je l'aurais fait. Bonne luck.
Bonne chance. Oh, my Gosh! - B.Chameroy: Gilbert a des talents d'imitateur.
Mais la palette est assez réduite. Il n'imite qu'une seule personne: sa femme. - Nicole dit: "Tu exagères, écoute!
Qu'est-ce qui se passe? Toi, tu ne fais que dépenser." - B.Chameroy: Pour ceux qui connaissent sa femme, ça doit être bluffant.
On passe au Vendée Globe...
P.Kanner en a fait les frais. - C'est du grand ridicule. - B.Chameroy: Il y avait de la houle.
Le départ était d'une rare intensité. - C'est tranquille, comme départ. - Il n'y a pas beaucoup de vent. - Tous les bateaux sont à l'arrêt. - Il n'y a vraiment pas de vent.
La flotte est quasiment à l'arrêt. - C'est du surplace. - On a l'impression que la course n'est pas partie, mais si. - B.Chameroy: Il n'y a plus de saison.
L'info continue demain. Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo, Bertrand.
Merci à tous les trois. Allez au cinéma demain. On salue nos téléspectateurs.
Ce soir, le doc conso du mardi sur France 5. A demain. Ciao!
Xavier Bertrand