Le silence du camp présidentiel après l'interview d'Emmanuel Macron et l'audition de François Bay
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La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, on commence par la réaction d'Emmanuel Macron après son émission de télévision de mardi soir.
Eh bien écoutez Dimitri, ce que dit la presse n'est pas forcément ce que pensent les gens. C'est ainsi que le président de la République a effectivement commenté les commentaires après sa prestation sur TF1, raconte le Parisien aujourd'hui en France. Après l'émission, le président est resté un peu sur place, visiblement satisfait de lui, écrivent Pauline Théveniot et Olivier Beaumont. Dans la nuit, il a comme à son habitude épluché les journaux, puis écouté les radios au petit matin. Les retours sont sévères, mais ce que dit la presse n'est pas forcément ce que pensent les gens, a-t-il livré en petit comité. En tout cas, ce n'est pas auprès de ses troupes qu'il a trouvé du réconfort.
Cette émission a déconcerté, dépité ses fidèles, écrit encore le journal, nombreux à se demander ce qu'il était allé faire dans cette galère. Tous considèrent avec des mots d'une rare virulence, écrit encore le Parisien, que cet exercice a été raté. Alors tout le monde dans son camp n'a pas eu de mots aussi sévères. Non, effectivement, il y a ceux qui n'ont pas eu de mots du tout. C'est l'opinion qui a noté cette mauvaise manière. Renaissance, le parti dirigé désormais par Gabriel Attal, n'a publié aucun message sur les réseaux sociaux pendant et après l'interview du chef de l'État.
C'est à croire que Renaissance avait perdu les codes de connexion à son compte Twitter, s'amuse Mathieu Depriec. Un silence du parti présidentiel, mais faut-il l'appeler encore comme ça ? Un silence qui a quand même fait causer chez certains membres de Renaissance. Emmanuel Macron est le fondateur du parti, cela ne coûtait rien de reprendre au moins deux ou trois messages de l'Élysée. Comment par exemple un permanent en pétard ? Au moins, les choses sont maintenant claires, déclare un autre macroniste historique. Cela montre aux militants la nature de la relation entre le président et Gabriel Attal, le parti qu'il a lui-même créé, ne relaie pas son émission de télé. C'est déplorable.
La presse revient aussi sur l'audition de François Bayrou hier devant une commission d'enquête parlementaire. Je ne lis pas Mediapart, c'est une hygiène de vie.
C'est peut-être la phrase qui restera de cette très longue audition, qui ne s'est donc pas passée comme le député LFI Paul Vannier l'espérait. Pour ce tueriféraire de Mediapart, co-rapporteur de la commission qui poursuit depuis des mois sa croisade contre le Premier ministre et l'enseignement catholique, l'affaire était entendue. François Bayrou avait menti et allait se retrouver confondu. Or les choses ne se sont pas passées ainsi, raconte Caroline Bayer du Figaro. Le député du parti de Jean-Luc Mélenchon a fait chou blanc, laissant au contraire François Bayrou occuper tout l'espace pour attaquer et remettre en cause la légitimité de la commission. Il avait à portée de main la meute.
Vous savez ce livre qui démonte le fonctionnement de LFI ? Monsieur Vannier, je connais parfaitement votre méthode qui est exactement décrite dans cet excellent ouvrage lui a lancé François Bayrou. Vous ne cherchez pas la vérité, vous la déformez tout le temps. Et lorsque le député reprend ses notes et cite une énième fois Mediapart, Bayrou Hassen, je ne lis pas Mediapart, c'est une hygiène de vie.
Ce qui vous amène Olivier à nous parler de ce long papier et de l'hebdo le poing.
Oui, dossier sur la tricherie en politique. Papier original et évidemment un peu déprimant quand on est attaché à la démocratie. A l'approche des congrès de LR et du PS, le fantôme de la fraude revient à tort ou à raison, hanté les esprits. Adrien Brachet et Nathalie Chuc nous dressent ainsi un petit inventaire des pratiques plus ou moins révolues. Je sais les patriques en dehors de tout ça. Oui, oui, oui. Celles qui consistaient par exemple dans certaines sections du PS à verser des diurétiques dans les verres des scrutateurs du camp adverse. Mais non. Ce qui permettait de tripatouiller les urnes pendant qu'ils allaient faire pipi. Ah pas.
Non.
Avant de partir à l'assaut des républicains, Bruno Retailleau a ainsi été mis en garde. Bruno, souviens-toi de François. Lui a suriné un vieil ami encore traumatisé par l'un des épisodes de triche industrielle les plus sanglant de l'histoire de la droite. La guerre, fille en copée de 2012 pour la présidence de l'UMP. Tricherie de tous côtés. Sans suivir deux mois d'enfer et de contestation au sein de la commission de contrôle. La célèbre cocoe pilotée par feu. Patrice Gellard, ex-professeur. Ça ne s'invente pas de droit soviétique. À l'approche du congrès du PS explique encore le point. On veut absolument éviter un remake du psychodrame de Marseille en 2023.
Reste qu'à entendre les vieux routiers socialistes. Cet épisode fait figure de tempête dans un verre d'eau en comparaison des grandes heures du parti. Notamment le duel entre Ségolène Royal et Martine Aubry en 2008 à Reims. Ce congrès fut le summum de la triche. Se remémore un baron. Au parti socialiste, il est de toute façon pas rare que les prétendants à la direction du parti négocient entre eux pour ajuster les scores finaux. On triche, mais démocratiquement. Résume un ténor du parti. Alors il faut au moins reconnaître que ce type de pratique n'a pas cours à LFI. Et pour cause, il n'y a pas d'élection.
Comme le rappellent les auteurs de la meute, ce dont est persuadé Jean-Luc Mélenchon, c'est que la démocratie au sein des partis politiques est une lourdeur dont il faut se débarrasser. Bon, allez, ne nous laissez pas sur un constat aussi déprimant, Olivier. Non, c'est promis. Alors d'abord, pour donner du beau moqueur à Pascal Praud, je voulais d'abord évoquer cette double page de l'équipe. Parce qu'il y a 30 ans, tout pile, c'était la symphonie nantaise, comme l'appelle le journal. Les Canaris, comme on les appelait, devenaient champions de France. Invaincus pendant 32 journées. Une cavalcade jaune et verte restée dans les mémoires des anciens.
Les joueurs se connaissaient, aimaient être ensemble. Il y avait cette confiance en soi, de la légèreté, la capacité à vivre les choses sans se prendre la tête. Mais on va terminer en se prenant la tête, avec la nouvelle qui sera la plus commentée dans les bistrots parisiens aujourd'hui. Parce que, ça y est, on va pouvoir aller se baigner dans la Seine. C'est officiel, l'info a été confirmée par Anne Hidalgo au cours d'une longue conférence de presse. Alors, avis aux amateurs, c'est à partir du 5 juillet, il y aura trois endroits où l'on pourra nager, dont un au pont de Grenelle, c'est-à-dire à 300 mètres des locaux d'Europe 1. Tous en slip de bain. Ouais, bah allez-y.
Alors, quelque chose me dit, qu'on n'a pas fini de débattre, entre ceux pour qui la Seine restera jamais associée à l'idée d'un égout géant et ceux qui vont s'enthousiasmer à l'idée de barboter en regardant le ciel de Paris. Sous le ciel de Paris s'envole une chanson.
Vous voyez là, c'est sous l'eau. Et puis l'air parisien n'est pas très bon non plus. Je sais que vous êtes aussi... Je vous laisse imaginer la qualité des eaux de la Seine. Je sais que vous êtes aussi la Seine baignée. Depuis ce matin, il dit qu'il va se baigner, j'ai hâte de voir ça. Non, dégoûtez pas les eaux. Ce sera un événement. Olivier, j'ai vraiment hâte de vous voir dans l'eau. Alors ça, je...
Si vous voulez me voir en maillot de bain, il n'y a pas de problème.
Merci Olivier Delagardeau.