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InterviewTV5MONDE· 11 septembre 2017 13 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Claude Gruffat : le bio peut-il perdre son âme ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le bio est-il en train de perdre son âme avec l'industrialisation ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous faites une différence entre le bio et la bio, pourquoi ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le bio peut-il être cohérent avec une économie de marché ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Biocoop ressemble à des supermarchés, quelles sont les différences ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le label AB est-il suffisant pour garantir la qualité du bio ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment rétablir le lien entre consommateurs et producteurs ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le bio est il en train de perdre son âme au moment où les magasins bio se multiplient en occident où la demande se fait de plus en plus forte le risque d'industrialisation est bien là merci claude gruffat d'être avec nous vous êtes le président du réseau de magasins biocoop et vous venez de publier ce livre les dessous de l'alimentation bio aux éditions est la mer salée avec une préface de marie monique robin journaliste et documentariste notamment du monde selon monsanto est d'abord claude gruffat je voudrais revenir sur une question sémantique très importante dans votre livre vous fait une différence entre le bio et la bio pour quelle raison parce que la bio c'est un concept global qui depuis l'origine imposer les règles d'une agronomie une façon de produire donc d'un modèle d'agriculture et puis d'un ensemble de choses qu'on appelle aujourd'hui la rsa mais qu'à l'origine on appelait une cohérence globale c'est à dire une démarche sociale avec les gens qui travaillent là dedans et puis une démarche environnementale avec des notions de proximité de circuits courts etc qui ont toujours fait le côté du bon sens de la bio circuits courts parce que c'est pas que du kilomètre co2 de respect du consommateur c'est aussi une question de je connais le producteur j'ai eu l'occasion de rencontrer parler avec lui de soutenir de développer en tant que consommateur une vraie relation humaine dans le dans l'oeil dans le cycle de production du producteur au consommateur ça si c'est ça et puis le bio ben pour moi c'est un concept au sens règlement européen du terme c'est à dire qu'on a un règlement qui poussent des lois une façon de travailler mais qui peut pas tout réglementer ce qui fait que ce concept global de la bio ben il est plus présent il n'est pas présent dans la réglementation et du coup on pose une question demain avec le changement d'échelle de la bio qui est en train d'arriver maintenant c'est vrai que les consommateurs les citoyens plébiscitent une démarche de consommation responsable et la question se pose de comment cette notion de globalité sera prise en compte dans ce changement d'échelle est ce que ça veut dire déjà qu'il y a un bon et un mauvais bio ça veut dire qu'il ya un taux un bios plus cohérent qu'un autre je dirais pas un bon ou un mauvais parce qu'apparemment un produit est certifié bio il est bio ça on peut pas dire le contraire mais quand il vient de l'eau bout de la planète et qui là et qu'il est fait sur un social il ya une empreinte carbone avec le transport qui va poser problème et puis sur le plan social quand on achète de la bio des gens qu'on paye moins de deux euros par jour ça pose quand même un problème par rapport aux consommateurs ici de l'impact que ça là bas donc il ya aussi cette question de de conscience globale portée par la façon de s'alimenter certes c'est une alimentation de qualité mais la qualité s'arrête pas qu'à la qualité substantielle du produit lui-même mais à qui il nourrit quand il est produit et quand il me nourrit du coup ça pose pour vous ça sur une réflexion globale et sociétales en europe que vous proposez c'est ça il ne s' est une question sociétale c'est une question de responsabilité globale de consommateurs ici du on n'imagine jamais assez que le nom de fils qui partent et d'impact qui parle de la simple l'assiette du consommateur quand on fait quand on pose cet acte s'alimenter tous les jours c'était très politique encore une performance clairement marie monique robin justement sur la question du politique elle regrette dans la préface que les deux candidats à la présidentielle en france n'est pas évoqué le changement climatique ces questions en fait ne semble pas les intéresser à ce que c'est vraiment le cas selon vous est-ce qu'ils esquive cci brême qui sont complexes à aborder sur un plan politique c'est pas un pays qui peut agir c'est forcément une action qui est large et il faut s'entendre sur la planète pour pouvoir interagir moi je pense quand même qu'il y en a qui doivent donner l'impulsion les pays riches doivent donner l'impulsion parce qu'ils ont les moyens et la connaissance de le faire donc il ya un moment donné faut il faut être devant il faut être leader moi j'appelle à ce que toutes ces questions là qui part de l'alimentation mais tu parles de l'arc consommer plus largement au delà de l'alimentation en termes de consommation citoyenne et responsable à travers les notions ce qu'on appelle maintenant l'économie circulaire c'est à dire faire en sorte que les déchets des uns soit les matières premières des autres et qu'on arrête de prélever des matières de les consommer et de les jeter une économie linéaire par opposition à l'économie circulaire est d'arriver à mettre en chose suffisamment de 2 me contre d'énergie pour favoriser cette consommation plus responsable aujourd'hui par exemple tous les consommateurs payent les produits de consommation au même taux tva que ce soit de la consommation responsable ou pas peut-être qu'on peut intervenir là il faut faire quelque chose qui dise 20 avril et non la moindre relation responsable eh ben on favorise et les produits bio on baisse la tva de manière à faire que le citoyen qui consomment plus responsable va soit face à une tva plus équitable ont fait dans son acte citoyen de quelques jours l ufc que choisir dénonce et en france les marges exorbitantes que réalise en fait les supermarchés les distributeurs sur les produits bio un panier bio et 79 % plus cher que son équivalent en produits conventionnels selon l'ufc que choisir est le bio c'est un marché très rentable est-ce que ça va pas à l'encontre de l'esprit bio de départ quand même en tout cas ce que le capitalisme n'a pas rattrapé le bio c'est l'économie financiarisée actrice qui va probablement chercher à faire de l'argent avec la bio c'est évidemment pas le projet de départ projet de départ c'est d'avoir un prix juste en bio et prix juste ça veut dire quoi ça veut dire une juste répartition de la valeur créée au long de la filière du producteur au consommateur et moi j'aime bien rappeler que le prix juste aux consommateurs c'est pas le prix le plus bas comme certains la scène depuis 60 ans c'est le bris qui permet à voir d'avoir un produit de qualité longtemps et ça c'est une notion qui est importante parce que si consommateur sait qu'il a une pour un produit de qualité longtemps en amont la construction de la filière peut être de plus en plus durables parce qu'on pose les choses sur le terme on a de la visibilité pour construire pour investir et sert à ça permet à des producteurs de se convertir en bio de s'installer et puis des groupements de producteurs d'investir être construire des filières est-ce que bio et capitalisme économie de marché peuvent faire bon ménage selon vous à partir du moment où l'économie réelle l'alimentation doit ça doit se mettre dans la notion d'économie réelle pas dans l'économie spéculative partir du moment où l'acte produire en bio qui va jusqu'au consommateur s'inscrit bien dans cette économie réelle ça veut dire l'économie de besoins des humains c'est un acte économique à part entière il doit jouer son rôle à part entière il l'économie est bio existe en tant que telle elle peut aujourd'hui fonctionner et on voit bien le développement cas de la bio en france qui a dépassé les 20% en 2016 montre que c'est une économie réelle productrice de richesses et de valeur ajoutée qui permet et qui permet à ces filières de de se construire et d'évoluer et de croître alors les magasins biocoop ressemble aujourd'hui beaucoup à des supermarchés classiques pas quelles sont les différences clairement j'aime bien dire magasin paon posions un supermarché parce que ça reste des surfaces de 600 ou 800 m² pour les plus grandes surfaces en dévoilant des hypermarchés on n'est pas allemands et on a la volonté de rester dans des magasins de proximité parce qu'un magasin de proximité c'est d'abord un moyen qui s'approche des consommateurs et on vise un maillage du territoire pour ça pour des questions de là aussi de poids de ces odeurs et cdu conservateurs ou savaient que leur bilan carbone du métier de commerçant ce qui pèse le plus lourd c'est le client qui vient faire les courses en voiture donc plus on s'approche de lui plus on sera vertueux dans ce sens ça ça c'est un premier point mais surtout c'est le fait d'avoir un magasin qui a encore une ambiance familiale où on connaît les cris les clients des magasins où il est les équipes etc ont un mode de fonctionnement qui reste un mode de fonctionnement sur un plan social intéressant et appréhendent âme parce que il est à taille humaine justement en termes de conditions de travail de vos employés est ce que vous êtes très attentif aussi à ça dans vos magasins on est dans sa globalité encore une fois on est dans sa globalité mais dont le cahier des charges de biocoop et un volet social qui justement met en avant et recherche et préserve une relation sociale la plus qualitative possible dans le en fonctionnement des équipes pour ketty il ya quand même une explosion du bio en france et en europe et en occident est ce que certains de ceux qui devient directeur de vos magasins ne sont pas plus attiré justement par le fait d'entrer dans une économie qui marche bien avec un magasin qui marche bien ou est-ce que vous êtes attentif justement à leur côté militant skins et les une sélection importante justement on choisir ses directeurs de magasin c'est ça mais c'est à dire pour choisir les futurs porteurs de projets ou des risées des rangers les adhérents du groupement biocoop et du réseau biocoop son c'est un véritable recrutement on a aujourd'hui un nombre de candidatures assez important chaque année pour ouvrir des magasins ça dépasse les mille 500 s'approche même les 2000 candidatures et on en installe 30 donc ça vous dit le la sélection qui a et c'est vrai que dans les commissions admission la première étape c'est l'agrément de la personne c'est à dire qu'est ce que vous venez faire on nous rejoignons qu'on se le dise clairement dès le départ parce que le cahier des charges bio coop est très contraignant parce qu'on vous demandera d'être très exigeant dans votre magasin sur votre façon de travailler les produits la relation au local la relation les équipes de salariés et c est ça ou ça c'est pas qu'une finalité commerciale donc si vous venez que pour du commercial vont pas venir avec nous parce que là vous avez vous ennuyer rapidement ce serait revenir sur sur les consommateurs aussi ceux qui achète du bio ou de l'avion c'est compliqué hein souvent pour ces consommateurs justement de faire la différence entre ces différents bio est ce qu'aujourd'hui on a un problème de la belle en france avec le label le plus commun qui est le label ab est ce qu'il dit suffisamment de choses ce label selon vous le label aujourd'hui qui cadrent la bio c'est le règlement européen avec la feuille verte le logo ab est l'équivalent de la feuille européenne mais ne dit rien de plus que la feuille européenne ont pour nous c'est pas le logo le plus expressif par rapport à un autre cherche moi j'aime bien dire qu'on a un règlement européen qui fixe un cahier des charges de base et plus il est fort et puissant mieux c'est pour le consommateur en termes de protection par la loi et puis au dessus on peut rajouter une surcouche qui complète un certain d'éléments de cohérence notamment sociales notamment environnementales notamment de choix de modes d'agriculture oui notamment vous parlez des salins de de la qualité des sols dans laquelle les qualités des sols du mais la qualité des sols urien par un parent un choix de modes d'agriculture se dire que si on a une agriculture que nous on appelle paysanne de proximité je conviens que c'est par une terminologie scientifique mais on comprend bien de quoi on parle quand on parle de ça par rapport à une agriculture plus industrielles plus intensive et productiviste et on veut pas que la bio dérape vers ce modèle d'agriculture 1 comme elle l'a fait en conventionnel et on voit où ça amène les agriculteurs parce qu'on voit bien l'état de la profession aujourd'hui et si les états généraux existe aujourd'hui des états généraux de l'alimentation existe aujourd'hui c'est bien parce qu'il ya un vrai problème dans la profession agricole à force d'avoir trop pressé les prix et d'avoir amené ce métier cette profession dans une situation assez de désarroi c'est assez fort et assez inacceptable depuis des années 70 ça on sent aussi une déconnexion entre les consommateurs et les producteurs comment rétablir le lien ce que ça peut passer par arv au magasin par exemple parce que c'est vrai que les consommateurs payent ils ne savent plus vraiment d'où viennent les produits on achète elle a plus vraiment de saison c'est une réalité ça en 1960 il y avait huit ennemis français sur 10 qui est en contact avec l'agriculture où la ruralité notamment où les jardins et puis finalement il y avait beaucoup de contacts vous savez aujourd'hui il ya moins de 1.5 français sur 10 qui est en contact avec l'agriculture et la ruralité donc on voit bien la perte de contact qui a eu par l'histoire développement de notre monde c'est vrai et c'est l'urbanisation et c est là maintenant oui il faut recréer du lien avec la la rencontre avec la ruralité et le lien ville campagne est intéressant par rapport à ça c'est comment les campagnes sont en réelles sont en lien avec la ville qui consomment campagne qui produit la ville qui consomment et comment on recrée du lien entre ces deux entités pour faire en sorte que le consommateur sache un peu plus et mieux comment comment l'agriculture fonctionner d'où ça vient et si on commence dans les écoles maternelles avec des petits jardins à la disposition des tout petits qui met la main la terre et qui commence à toucher à ça et qu'on grandit avec ça ça ça pourrait être intéressant aussi le lien avec la terre qu'il ya évidemment beaucoup de sens merci à vous claude durupt sûrs d'avoir été avec nous votre livre les dessous de l'alimentation bio est publié chez la mer salée merci d'avoir avec nous

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