Assemblée : la macronie plus divisée que jamais, le NFP se met enfin d'accord !
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Questions et réponses
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- 2:27OuverteÉludée
Depuis lundi, les négociations sont arrêtées ?
- 3:08OuverteRéponse directe
Vous avez honte aussi ?
- ComplaisanteRéponse partielle
Écoutez, votre émission s'appelle les 4 vérités, donc je ne vais pas y aller par 4 chemins, puis je vais dire la vérité.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:58Locuteur non identifiéFait
« Il faut dire que les communistes et les écologistes, depuis notre victoire, parce que oui, nous avons gagné, que personne ne s'y attendait, que nous l'avons fait, que nous en étions extrêmement émus, nous et tous nos électeurs, on a suscité beaucoup d'espoir. »
- 2:09Locuteur non identifiéFait
« Cet espoir s'est transformé en colère, notre joie s'est transformée en honte. »
- 7:33PrésentateurFait
« « C'est simple, le gouvernement joue avec nos couilles. Si cette personne porte réellement la flamme olympique, je passerai à l'acte. » »
- 7:54PrésentateurFait
« « Il est temps d'agir, des ratonnades doivent avoir lieu dans les jours à venir. J'appelle tous les groupes d'extrême droite à transférer ce message sur vos canaux et à sortir dans nos rues face aux gauchistes pour défendre notre drapeau, notre pays, notre patrie. » »
- 9:08PrésentateurChiffre
« 25 000 licenciements au premier semestre 2024 dans les organisations étatiques. »
- 9:14PrésentateurChiffre
« 600 pour le seul ministère des femmes. »
- 9:37PrésentateurChiffre
« le PIB quant à lui diminue de 5,1% au premier trimestre 2024. »
- 9:51PrésentateurChiffre
« depuis janvier 127 féminicides selon l'ONG argentine La Casa del Encuentro. »
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Le Média. Comme chaque année, à la mi-juillet, nous réduisons la voilure en mettant nos directs sur pause jusqu'à la rentrée. Objectif, reposer les équipes, techniciens comme journalistes, qui se sont donnés sans compter durant toute la saison. Mais été ou non, l'actu continue, donc il est hors de question de vous laisser tomber durant cette période estivale. La plupart de nos programmes continuent, tels que l'instant porché, Jimmy Hebdo, le fond de l'info, l'œil de Moumou et les reportages. Et vous êtes ici, devant le flash de l'été au Média, toute une programmation que vous retrouverez dans notre flux 24-7 ou sur le canal 350 de la Freebox.
Pour l'heure, nous sommes le mercredi 17 juillet 2024 et voici le flash info du jour. La course contre la montre entre le NFP et la Macronie pour dégager le nom du futur Premier ministre serait-elle en train de tourner à la défaveur de l'Union des Gauches ? Emmanuel Macron ne demandait pas tant que ses attares moiements entre LFI et l'EPS pour avancer ses pions et constituer une majorité alternative. Hier soir, le président de la République a accepté la démission de Gabriel Attal. Le gouvernement va maintenant s'atteler à la gestion des affaires courantes, même s'il continue à publier des décrets en catimini.
Par l'intermédiaire de Gérald Darmanin, un rapprochement aurait été tenté vers Laurent Wauquiez. Il ne s'agirait que de petits pas, mais le groupe présidentiel avance et se délecte en même temps du spectacle proposé à gauche. Marine Tondelier, interviewée ce matin, se délectait quant à elle beaucoup moins.
Écoutez, votre émission s'appelle les 4 vérités, donc je ne vais pas y aller par 4 chemins, puis je vais dire la vérité. Je pense que je suis assez réputée pour ça maintenant. Je suis en colère, je suis écœurée, j'en ai marre, je suis fatiguée parce que ça fait quand même 6 semaines qu'on y est. Et je suis désolée du spectacle qu'on donne aux Françaises et aux Français, et en particulier à celles et ceux qui nous ont élus. Donc je pense qu'il faut dire maintenant les choses.
Il faut dire que les communistes et les écologistes, depuis notre victoire, parce que oui, nous avons gagné, que personne ne s'y attendait, que nous l'avons fait, que nous en étions extrêmement émus, nous et tous nos électeurs, on a suscité beaucoup d'espoir. Cet espoir s'est transformé en colère, notre joie s'est transformée en honte. Moi, je suis comme les Français, je suis comme nos électeurs. Les écologistes sont comme vous. Ils regardent ce truc et ils disent « mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? » Et on passe des heures et des heures à essayer de trouver des solutions. Là, il n'y a plus de table de négociation, il faut le dire.
Depuis lundi, les négociations sont arrêtées ?
Ça fait un peu plus longtemps en réalité, il faut aussi que les gens le sachent. Donc nous, avec les communistes, on a mis d'exclusif sur aucun nom. Un insoumis, ça nous va, un socialiste, ça nous va, un communiste, ça nous va, un écologiste, ça nous va, la société civile, ça nous va. Tout nous va. On est bloquant sur rien. On n'a jamais quitté la table des négociations.
Sentiment partagé du côté de Sandrine Rousseau, qui était l'invité de LCI ce matin. Alors là, pour le coup, ça change, parce qu'une candidature... Enfin l'union ! Pour le père Chouard...
Enfin ça, ça fait partie vraiment, et moi j'en suis presque à dire aux téléspectateurs et téléspectatrices, voilà, excusez-nous en fait du spectacle qu'on donne en ce moment.
Vous avez honte aussi ? Comme Marine Tondelier d'ailleurs.
Oui, mais oui, je pense qu'on n'est pas du tout à la hauteur, qu'on a suscité un espoir, que les gens nous attendent, qu'ils nous ont fait confiance, qu'ils se sont mobilisés pour nous, qu'il y a plein de gens qui n'étaient pas encartés, pas militants, qui sont venus nous aider à donner des tracts, à faire du porte-à-porte.
Ils étaient là du matin au soir, sur toutes nos campagnes, et en fait là, c'est très décevant ce que la période, et je veux leur dire que je pense beaucoup à eux, moi je pense aussi qu'il faut qu'on sorte des conclaves, parce que le conclave manifestement ne permet pas de trouver une solution, et qu'on fasse confiance aux députés de l'Assemblée nationale qui ont été élus sous cette étiquette Nouveau Front Populaire, et que nous votions, s'il n'y a pas de consensus possible, il y a une autre manière de faire, c'est le vote, et en fait il faut que nous le fassions. Maintenant c'est à l'Assemblée que ça doit se passer.
En première ligne des critiques des écologistes, qui veulent se la jouer au-dessus de la mêlée, la France Insoumise est le Parti Socialiste. Premier jet, avec Huguette Bellot qui est proposée pour aller à Matignon, le PS oppose son veto. Puis, le nom de Laurence Tubiana est proposé, cette fois, c'est le mouvement de Manuel Bompard qui oppose le sien, au motif de cette tribune signée par l'intéressé qui prône un rapprochement vers les macronistes pour constituer un front républicain. Il est vrai que le PS et LFI sont très proches en nombre de députés, c'est donc à qui remportera cette lutte d'influence et politique.
A la France Insoumise, on a déjà mis les négociations sur le Premier ministre en stand-by pour se concentrer sur la présidence de l'Assemblée, peut-être effectivement plus urgent. Du côté des socialistes, rêverait-on d'attirer au-delà du nouveau front populaire comme Laurence Tubiana ? Finalement, un Premier ministre et un président de l'Assemblée socialiste communiste permettrait, selon certains calculs, de rallier les macronistes de gauche comme Sacha Houllier et ou certains députés du groupe plus haut, farouchement opposés aux méthodes musclées de la Macronie depuis la réforme des retraites.
C'est donc dans cette optique que, pour le perchoir, le cœur des socialistes balançait entre Boris Vallaud et André Chassaigne. Et c'est bien André Chassaigne qui sera candidat NFP pour aller au perchoir de l'hémicycle. Les Insoumis, eux, avaient initialement proposé soit Éric Coquerel, soit Mathilde Panot. Le premier, à l'expérience de la présidence de la Commission des Finances, tandis que la seconde, l'expérience de la présidence du groupe Insoumis. Les écologistes, eux, avaient proposé Cyriel Chatelain. La présidence est également convoitée, évidemment, par Yael Brown-Pivet, qui n'aurait pas hésité à tracter auprès du RN afin de s'assurer quelques voix.
L'ancienne présidente de l'Assemblée s'en défend. Mais si les macronistes jubilent des dissensions à gauche, c'est peut-être aussi pour mieux cacher leur propre division. Car si on dit la gauche au bord de l'implosion, la situation paraît analogue dans le camp du président de la République. Le nom de Yael Brown-Pivet ne fait d'ailleurs pas l'unanimité auprès d'Emmanuel Macron et ses proches. De manière plus globale, la cassure se fait de plus en plus profonde entre Macron et ses troupes. Depuis la dissolution, les inimitiés entre le président et certains de ses députés et ministres se montrent au grand jour.
Mais à l'Assemblée, les députés restent tout de même en ordre de bataille pour rallier les LR traditionnels, comprendre ceux qui ne sont pas alliés avec le Rassemblement National et, eux aussi, des députés liottes. Quatre figures qui permettraient l'élection à coup sûr d'un ou une présidente issue du bloc central au perchoir. Pendant ce temps, Olivier Faure continue de temporiser, assumant que les négociations prennent du temps. Mais en reste-t-il tant que ça du temps ? Car s'il y a bien une course contre la montre, le nouveau front populaire, torturé par ces divisions, risque bien de la perdre. Un néo-nazi a été interpellé ce matin par la police antiterroriste.
Il est soupçonné d'avoir projeté des actions violentes en vue des prochains Jeux Olympiques. C'est une info de nos confrères du Parisien. Cet Alsacien de 18 ans nommé Panzer, en référence au char d'assaut de l'armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale, est administrateur de la chaîne Telegram Division Arienne Française et fédère une communauté de milliers de militants ultra-nationalistes, épinglés pour de multiples exactions violentes et prêtes à commettre des ratonnades. Ce groupe n'est que le relais de la boucle FR des terres que Gérald Darmanin avait faite fermer.
Cette communauté de 8 000 membres incitait notamment à s'en prendre aux bougnoules et aux gauchistes et avait aussi même publié des noms et adresses de militants. D'après les conversations captées sur Telegram, ce néo-nazi visait minima gesté une drag queen relayeuse de la flamme pour les JO. Je cite « C'est simple, le gouvernement joue avec nos couilles. Si cette personne porte réellement la flamme olympique, je passerai à l'acte. » L'événement a dû avoir lieu en communauté restreint. Je cite le Parisien « Récemment encore, Panzer et ses abonnés avaient appelé à des opérations coup de poing après les élections européennes qui ont consacré la victoire du Rassemblement national.
Il est temps d'agir, des ratonnades doivent avoir lieu dans les jours à venir. J'appelle tous les groupes d'extrême droite à transférer ce message sur vos canaux et à sortir dans nos rues face aux gauchistes pour défendre notre drapeau, notre pays, notre patrie. » Ou encore des messages intimidants à jeter des cocktails Molotov sur des militants locaux rivaux. Il a été placé en garde à vue ce mercredi matin par la sous-direction antiterroriste. Une affaire qui rappelle que la menace djihadiste n'est pas le seul péril pesant sur l'événement sportif, écrit le journal.
On finit à l'international, comme d'habitude, et on va partir du côté de l'Argentine parce que ce qui se passe là-bas pourrait bien préfigurer ce qu'il peut se passer en Europe et en France dans un avenir plus ou moins proche. Le président libertarien d'extrême droite, Javier Milley, a fermé, c'était sa promesse de campagne, le ministère de l'égalité créé en 2019 sous l'ancien président Alberto Fernandez. Et le premier groupe social qui risque de pâtir d'une telle décision, ce sont les femmes. Elles seront désormais livrées à elles-mêmes contre les violences sexistes et sexuelles.
Au travers de cette fermeture et les immenses coupes budgétaires que Milley opère un peu partout, c'est aussi aux licenciements que les Argentins, et surtout les Argentines, sont exposés. 25 000 licenciements au premier semestre 2024 dans les organisations étatiques. 600 pour le seul ministère des femmes. Du genre et de la diversité supprimé lui aussi peu après l'élection de Milley. Le président argentin persévère donc dans ses coupes tous azimuts dans les services publics.
S'il est vrai que l'Argentine enregistre un excédent budgétaire pour le quatrième mois consécutif, que l'inflation est freinée, en revanche, le taux de pauvreté et de pauvreté extrême augmente et le PIB quant à lui diminue de 5,1% au premier trimestre 2024. Ce qui pourrait d'ailleurs expliquer la baisse qui pourrait donc s'avérer fictive de l'inflation. Mais c'est surtout un terrible coup de massue pour les droits des femmes dans un pays qui a déjà enregistré depuis janvier 127 féminicides selon l'ONG argentine La Casa del Encuentro. Voilà, c'est la fin de ce Flash Info. Merci de l'avoir suivi. J'espère que vous l'avez apprécié.
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