Réunion Publique pour nos retraites à Toulouse
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Applaudissements] bonsoir Toulouse bonsoir à toutes bonsoir à tous bon soirée Hélène bonsoir Yohann bienvenue dans ce grand meeting sur les retraites c'est un énorme plaisir ce soir d'animer ce midi ce meeting avec Hélène alors on est à Guy c'est fermé ce soir au Centre Pierre Baudis vous pouvez vous appeler dire [Applaudissements] et ce matin et ce matin sous la pluie et le froid nous étions 80 000 à Toulouse [Applaudissements] alors alors pour ce meeting beaucoup viennent de Toulouse mais également des départements limitrophes du Tarn du Tarn-et-Garonne de l'Aveyron c'est dire qu'on s'oppose à cette réforme des retraites [Applaudissements] et pour ceux qui n'ont pas le plaisir de venir ce soir pour différentes raisons sachez qu'ils peuvent écouter Radio mon pays sur 90.1 c'est en direct et sur le site internet de radio pompeis.fr [Applaudissements] bonjour à tous les invités alors nos responsables politiques et syndicaux sont prisants Hélène c'est à toi et on va commencer on le remercie parce qu'il va devoir filer pour des intégratifs demain Olivier Besançon d'être parmi nous ce soir qui partira donc à la fin de son intervention merci Olivier c'est à toi [Applaudissements] chers amis chers camarades [Musique] chers amis chers camarades [Applaudissements] sachez que d'après le cabinet occurrence vous n'existez pas ce soir et il y avait trois manifestants dans toute la France je suis donc du coup dans ce meeting qui n'existe pas on a le droit tous dire alors je vais tout vous dire en effet c'est un passage express je le regrette mais je tenais particulièrement à être présent pour dire que ce meeting a un grand sens politique un grand sens politique dans la période c'est inédit probablement à l'heure où je parle que la gauche syndicale et la gauche politique décident de faire estrade commune pour dire au gouvernement que nous sommes soudés et que leur division ne marcheront pas et j'espère avec le Nouveau Parti Anticapitaliste que des Toulouse vont fleurir dans toute la France bien sûr des meetings de gens là ne vont pas se substituer aux mobilisations réelles au mouvement de grève aux actions aux manifestations mais ce sera un plus un vrai plus avec un des problèmes majeurs auxquels on est confronté qui a un problème de confiance parce qu'on en est réduit à ça au moment où on parle un problème de confiance est-ce que oui ou non on va réussir à gagner parce que la bataille de l'opinion je crois oui qu'on l'a déjà gagné et ça c'est pas toujours arrivé dans les mobilisations sociales de ces 30 dernières années sur la question des retraites et on le doit aussi aux grèves précédentes aux grèves général précédentes de ces 30 dernières années même quand parfois ces grèves ont été défaites ça avait un sens de gagner la bataille de l'opinion et il faudra continuer à rester vigilant sur ce sujet là à faire en sorte tous et tout un travail d'auto-éducation populaire face au rouleau compresseur qui ne vous a pas échappé c'est à dire cette offensive politique médiatique qui vire quand même au bourrage de crânes c'est-à-dire cash 24 on nous explique toutes les bonnes raisons et ça veut dire quasiment au comique c'est à dire que quand on a madame borne qui commence d'habitude les mensonges gouvernementaux en la matière ça arrive au bout de la quatrième ou cinquième ligne là c'est quasiment dans l'intitulé quand elle nous a dit que son projet était je cite un projet d'équilibre de justice et de progrès ça fait trois mensonges en une phrase c'est un beau record parce que l'équilibre évidemment que c'est pas le sujet même le Conseil d'orientation des retraites explique que la dépense des retraites dans le PIB dans les richesses nationales va rester stable quel que soit les effets démographiques de la justice quand on sait que les plus précaires on va leur rajouter deux ans et que ça s'ajoute ce sera la double peine à ce sujet dont plus personne ne parle c'est la Contre-Réforme de l'assurance chômage qui est une politique littéralement plus au crime c'est sûrement pas de la justice avec même le ministre Riester qui a bien été obligé d'avouer que oui les femmes seraient les premières victimes qu'elle sera un peu impactée il savait plus comment s'en sortir ce sera tout sauf de la justice quand on progrès si le progresse et de mettre l'âge de la retraite à 64 ans alors j'imagine que ce soir on est une assemblée de délégué du personnel d'opéra Arnaud je pense que c'est aussi cohérent que ça puisqu'on revient à un siècle en arrière un siècle en arrière il faut savoir que nos anciens dans le mouvement ouvrier dans la CGT par exemple ce sont battus en 1910 au moment de la loi des retraites ouvrières et paysannes ce sont opposés à l'âge de départ à la retraite à 65 ans à l'époque avec un mot d'ordre le droit à la retraite pour les vivants c'est ce droit à la retraite pour les vivants qu'il s'agit de nouveau de défendre tous et toutes ensemble avec en mémoire là aussi les combats passés parce que ce qu'on nous dira rarement de nous expliquer qu'on en finit pas de vieillir qu'on en finit jamais vieillir tant mieux d'ailleurs si c'est vraiment le cas mais l'espérance de vie en bonne santé c'est à dire sans incapacité depuis la naissance je surligne puisque il y a des effets des dominants d'expliquer que oui même l'espérance de vie elle augmente en bonne santé il calcule à partir de 65 ans l'espérance de vie sans incapacité depuis la naissance elle n'augmente pas elle est stable depuis 20 ans et surtout elle tourne autour de quoi de 64 65 ans comme par hasard c'est-à-dire précisément où là où les gouvernements successifs aimeraient progressivement nous emmener à la retraite c'est-à-dire nous empêcher de pouvoir bénéficier d'une retraite en bonne santé sans incapacité c'est-à-dire de pouvoir jouir d'un droit réel de pas avoir de chef d'équipe sur le dos de pas avoir de patrons sur le dos d'échapper à l'aliénation à l'exploitation capitaliste parce que c'est aussi ça que ça signifie le droit à la retraite pour nous l'enjeu l'enjeu aussi c'est pas tomber dans le panneau mais j'imagine que d'autres camarades vont en parler de croire que ce serait qu'un exercice comptable de la part du gouvernement faut pas les faut pas les prendre pour pour plus bête qu'ils ne sont ils font je sais que c'est tentant parfois mais ils font de la politique et ils font de la politique à haute dose ce gouvernement comme les précédents savent une chose c'est que par voie de fait c'est pas vrai qu'on va pas en finir de travailler jusqu'à 66 67 68 ou 69 ans parce que là je de 60 ans dans ce pays dans la plupart des entreprises on vous indique déjà la porte de la sortie parce que vous êtes plus jugé rentable ou productif la réalité c'est qu'on partira toujours à peu près dans les mêmes eaux mais avec une retraite de merde une retraite de misère qui ne nous laisserait plus d'autre choix simplement pour survivre que de faire appel à des fonds qui ne sont pas ceux prévus par la Sécurité sociale c'est-à-dire des fonds privés des fonds de pension des assurances privées qui attendent ce marché juteux depuis des années le budget de la Sécurité sociale à camarades il est supérieur d'un tiers à celui de l'État quand il nous parle de déficites abyssal mais c'est les premiers à savoir que c'est du flan avant d'être un déficit c'est un gros butin et les assureurs veulent mettre la main sur le magot depuis longtemps parce que pour eux c'est de l'argent qui dort donc il y a un choix de société derrière tout ça et c'est pour ça c'est pour ça que je le dis et qu'on peut l'affirmer il y a de la politique au bon sens du terme dans cette lutte actuelle et puisqu'ils font de la politique il faut qu'on en fasse aussi et pas avoir peur de ça on n'est pas simplement contre on est pour le retour à la retraite à l'âge de 60 ans avant pour les métiers les plus pénibles on est pour le retour à l'égalité entre le public et le privé à 37 à nuités et demi pour tous pardon de le dire mais si on est toujours à 42 ou 43 à nuités l'âge à 60 ans c'est une histoire racontée aux enfants on veut les deux à la fois alors oui on nous parle d'équilibre budgétaire mais il faut le rééquilibrer le budget on n'est pas pour l'équilibre en soi on n'est pas nous des comptables on est pour rééquilibrer le budget ça veut dire récupérer l'argent que le capital a pris au monde du travail revenir au 37 à nuit et demie compter sur les meilleures années c'est probablement trois pour cent du PIB les capitalistes eux ont pris 10% du PIB en 30 ans de gouvernement d'alternance ça ferait simplement reprendre une partie des richesses qu'on nous a voulu s'affront en discuter même quand on n'est pas forcément d'accord mais une condition c'est qu'on reste en effet unitaire pour 1000 jusqu'au bout alors montrer qu'en face nous ne lâcherons pas je sais que tous jouent pas à la mentale mais il y a un aspect social qui est essentiel dans les jours qui viennent parce que là déjà ça y est je vous annonçais le cabinet occurrence mais ça y est c'est la décrue nous annonce déjà la fin du mouvement ce soir sachez-le donc il faut y être préparé avec cet argument qu'on entend tous et tout dans nos familles auprès de nos collègues le thème il ne cédera pas en parlant de Macron alors c'est un sens que ce soit à Toulouse ou ailleurs on ISO effort que nous non plus nous ne lâcherons pas nous irons jusqu'au bout c'est-à-dire jusqu'à la victoire et la victoire et la victoire a mis camarades c'est pas un projet réformé c'est pas un projet amendé c'est qu'ils prennent leur projet et qui leur mettent à sa place c'est-à-dire dans une poubelle point barre c'est le retrait et ça non plus c'est pas négociable alors évidemment je termine là-dessus il faudra un plan de bataille c'est-à-dire faire en sorte que le rapport de force continue à augmenter j'ai pas de recette miracle personne n'en a c'est vrai mais on sait ce qui va marcher le seul truc qui marchera c'est le jour où le gouvernement va se réunir en disant on a fait les calculs on a plus à perdre qu'à gagner et ce jour-là ami camarades il viendront il prendront la parole et ils diront on a bien réfléchi en fait on va le retirer on va le suspendre il prend donc toutes les formules du monde mais simplement parce qu'ils ont compris qu'ils auront plus à perdre qu'à gagner ça veut dire établir un rapport de force qui soit supérieur ou l'autre au leurre et on va pas les convaincre avec des bons arguments simplement leur rappelant que nos mobilisations sociales actuelles ne sont pas j'insiste là dessus que des mobilisations sociales de protestation on descend pas simplement dans la rue quitte à perdre une journée de grève simplement pour dire NON qu'on n'est pas d'accord on veut une stratégie pour gagner parce qu'on peut gagner je dis pas on va gagner mécaniquement mais on peut gagner et ça ça implique de mettre un rapport de force qui soit supérieur au leur et c'est accessible il faudra discuter de cette stratégie de mémoire en 2010 on a eu 14 journées de d'action interprofessionnelles est allé sur cinq ou six mois entre 500 et 2 millions de manifestants si on en avait eu simplement quelques-unes de suite je pense que l'ambiance serait pas la même on verra ce que donne les reconductions de grève on verra ce que donne le mouvement de la jeunesse parce que dans la jeunesse aussi ça prend dans les lycées dans les universités mais tout ce qui permettra la mayonnaise de prendre ce sera ça et ça ça implique que tout sautant qu'on est on se transforme en contre-information permanente en militant et militante de la grève générale de la mobilisation générale dont on a besoin face au gouvernement actuel avec surtout beaucoup d'espoir beaucoup d'espoir par rapport à ce cours politique qui semblait inéluctable sauf à se raconter des histoires entre nous depuis plusieurs années sur le thème ça va mal finir si on continue comme ça on va pas y couper il y aura l'extrême droite au pouvoir amis et camarades quel que soit notre orientation politique à gauche la situation sera plus jamais la même selon qu'on gagne ou qu'on perde si nous gagnons alors oui beaucoup d'autres revendications vont revenir en positif sur les salaires sur les services publics sur l'égalité salariale entre hommes et femmes et beaucoup d'autres sujets encore qui touchent également à l'écologie le mouvement ouvrier aura repris la main si nous perdons l'extrême droite peut la reprendre ça veut dire qu'il y a beaucoup d'espoir et ça peut être une séquence fondatrice pour la gauche pour le rassemblement des forces qui à gauche veulent que ça change durablement ce sera mon mot de la fin mais en 95 pour ceux qui s'en souviennent il y avait eu une victoire qui va aller ce qui valait mais elle avait fait repousser la Perse électorale de l'extrême droite déjà à l'époque même dans les quartiers les plus populaires où le FN faisait beaucoup de voix à Marseille de mémoire cette activité on l'avait fait on avait pris notre responsabilité dommage que quelques années plus tard un gouvernement de gauche privatise plus à lui seul que deux gouvernements de droite réunis parce que ça c'est ce qui fait que l'extrême droite n'est jamais très loin alors j'espère parce que je regarde vers l'avenir qu'on pourra en effet tirer toutes les conclusions de tout ça et que l'unité permettra dans les faits de nous serrer les coudes jusqu'au bout dans cette séquence qui est sociale et politique on est ici à Toulouse il y a un philosophe militant qui était natif d'ici qui a compté dans ma vie militante mais aussi d'autres camarades dans la salle qui s'appelait Daniel Bensaïd et avec un autre camarade Alain crivin ils aimaient ce slogan qui disait ce n'est qu'un début le combat continue alors oui ce n'est qu'un début le combat continue ami et camarades merci de votre accueil merci Olivier merci beaucoup Olivier pour reprendre merci merci beaucoup Olivier on va passer à une belle séquence parce que comme l'a dit Olivier on a ce meeting ce soir qui est un meeting un petit peu spécial par rapport à d'autres qui ont eu lieu c'est que c'est un meeting qui est co-organisé aussi par les organisations syndicales qui nous font le plaisir d'intervenir ce soir et qui nous font aussi le plaisir de faire venir des secrétaires qu'on fait d'héros pour les représenter Yoann je te laisse la main pour annoncer la suite à présent nous allons donc écouter Marina largane Müller du syndicat solidaire merci bonsoir tout d'abord au nom de solidaire on tient à saluer l'unité ce soir puisque c'est important en effet d'être rassemblé et de faire front face aux attaques du gouvernement parce que c'est comme ça que nous allons gagner nous sommes pas toujours d'accord et nous n'avons pas toujours été d'accord mais nous devons nous unir il est vrai que la réforme borne n'est qu'une accélération brutale de la réforme Touraine qui déjà prévoyait 43 annuités et qui de faite rallonger l'âge de départ à la retraite il faut se battre pour l'abbrogation de cette loi la cette loi est en la lignée de la de la politique capitaliste du gouvernement qui veut nous faire croire que notre travail est un coût et que ce coût est un frein à l'économie ce n'est pas vrai notre travail c'est une richesse et pour pauvre et pour preuve il l'utilise il gonfle de leur profit et leur dividendes avec le fruit de notre travail il faut qu'on dise non il est important aussi alors sous couvert d'une réforme soi-disante démocratiquement validé par les élections présidentielles en fait ils organisent le vol de notre de notre argent et le vol de nos vies parce que oui nous voulons partir en bonne santé en retraite et nous devons nous unir pour dénoncer ce vol parce que c'est le fruit de notre labeur et le fruit de notre labor nous devons le récupérer sous forme de salaire différé que représente les pensions ou bien même sous forme de salaire socialisé que représente les services publics auxquels nous sommes tant attachés cette retraite elle est injuste et elle est injustifiée elle est injuste parce que déjà aujourd'hui un tiers des personnes en âge de partir à la retraite ne travaille plus elles sont en maladie elles sont en invalidité elles perçoivent des allocations chômage voire le RSA cette réforme n'a que pour objet de diminuer les pensions et d'augmenter la précarité nous devons dire non à cela cette réforme elle est injuste parce qu'elle fait fi de la pénibilité on ne peut pas leur faire confiance sur ce sujet d'ailleurs est-ce qu'elle existe seulement puisque comme vous le savez que ce soit les déménageurs ou les agents du bâtiment ils sont tous munis d'exosquelette qui facilite leur travail au quotidien donc bon non en fait la pénibilité non c'est pas la peine pour les pour les aesh qui travaillent dans les dans les écoles excusez-moi je voulais parler des AVS qui travaillent dans les collègues qui travaillent dans les EHPAD c'est pareil elles ont des lèvres personnes donc la pénibilité n'existe pas tout ça et du mépris et du mépris si on parle de pénibilité évidemment je suis obligé de vous parler de la situation des femmes parce que les femmes sont encore les invisibles et sont encore celles qui vont être le plus qu'est-ce qu'on va dire à une infirmière qui travaille à l'hôpital en faisant des horaires décalés est-ce qu'elle va devoir travailler jusqu'à mais non pas 64 ans mais 67 et elle partira même pas avec une pension complète à 67 ans c'est un scandale que devant sachant que les femmes comme vous le savez ont des pensions de retraite qui sont 40% en dessous de celle des hommes pourquoi parce qu'elles ont des salaires inférieurs donc déjà un des premiers combats à mener c'est celui-ci après bon il faut dire aussi qu'il y a certaines femmes qui font le choix de la précarité c'est comme les aesh à l'école elles ont choisi par plaisir consciemment de faire un travail précaire mal payé tout ça pour rester auprès de leurs enfants c'est du mépris c'est du mépris les premières de cordes les premières de cordées seront les dernières retraités cette réforme elle est injustifiée financièrement le président de la commission des finances le dit lui-même il n'y a pas de problème de financement des retraites il y a un problème de choix politique l'argent il y en a ça déjà été dit quid des taxations des revenus financiers 317 milliards d'euros quid de l'évasion fiscale 80 milliards d'euros quid des niches fiscales 90 milliards d'euros de la suppression de l'ISF des exonérations et différents cadeaux fait au patronats tout ça suffirait largement à financer les retraites et puis bon si on veut aller en plus loin mais je ne sais pas si ce sera il faut être un peu fou et folle pour le prévoir allons à l'égalité salariale entre les hommes et les femmes et sa règle aura la question augmentons les salaires ça réglera la question [Applaudissements] en fait on le voit à la finalité de cette réforme est bien de baisser nos pensions d'augmenter la précarité et en parallèle d'augmenter leur profit ce gouvernement n'est pas notre ami c'est l'ennemi du salariat et il ne l'oeuvre pas dans l'intérêt public mais bien dans l'intérêt de leurs propres amis alors madame Guichard députée parlait donc des AESA en disant qu'elle faisait le choix bon de vivre dans la précarité mais nous on va dire à Madame Guichard qu'aujourd'hui on a fait un autre choix c'est d'être dans la rue et de dire non à cette réforme c'est d'être dans la rue et de tenir haut et fort nos revendications solidaire et pour la retraite à 60 ans pour 37,5 pour la prise en compte de la pénibilité pour un départ avant 60 ans et pour une retraite pour tous les travailleurs et travailleuses qu'ils soient français ou non et on insiste sur ce point et bien sûr pour que personne ne parte avec une pension inférieure à 1700 euros alors aujourd'hui bon il y a les manifestations on est en plein mouvement nous on appelle à ce qu'il y ait des âgé dans les entreprises pour intensifier le mouvement on appelle à essayer de généraliser la grève à alimenter les caisses de grève vous en trouverez une à l'extérieur là d'ailleurs à alimenter les caisses de grève et on salue l'initiative des maires qui ont décidé de payer les jours de grève à leurs agents solidaire sera dans la rue auprès de l'intersyndical et de l'unité qui est construite aujourd'hui pour défendre le partage des richesses le partage du travail et aller dans vers une société plus juste je vous remercie merci Marina on va passer on va passer à la suite [Applaudissements] alors avant de passer à la suite je voulais vous dire une petite chose c'est que je vois pas bien parce que j'ai demandé à ce qu'on était une lumière pour que vous soyez mieux mais je pense que nous sommes plus de 1200 ce soir dans cette salle un grand bravo à vous alors là la troisième intervention de ce grand meeting sur les retraites sera faite par Emily Moreau du secrétariat national de la FSU bonjour à tous et à tous commençons par un immense bravo félicitons-nous pour ce mouvement social que nous menons car c'est une mobilisation exceptionnelle exceptionnelle par son volume et sa détermination un million puis 2 millions dans le personnes dans la rue du jamais vu depuis de 1995 exceptionnel par son soutien populaire 71% de la population salue le succès des cortèges et soutiennent les manifestants et exceptionnel par la crise politique elle entraîne Macron et borne chute dans les sondages le gouvernement est fébrile ils ont perdu la bataille de l'opinion il faut dire que l'enjeu aussi est exceptionnel il faut défendre notre système de protection sociale nous sommes opposés à ce projet de réforme des retraites opposée au recul de l'âge à 64 ans opposé à l'allongement des carrières on le dit on le demande depuis des semaines et maintenant tout le monde le sait ce projet de réforme est injuste et inutile sa seule justification est idéologique une idéologie capitaliste qui souhaite déconstruire les conquis sociaux des salariés sous prétexte que cela coûte cher aux entreprises parmi ces conquis sociaux il y a bien évidemment la sécurité sociale et notre système de retraite ils ont toujours été au cœur de l'affrontement capital travail car ils sont financés par des cotisations sociales basées sur les salaires c'est une part de salaire socialisés pour prendre en charge les risques de la vie comme notamment la maladie la vieillesse ce choix de financement solidaire est insupportable pour le capital qui voit que lui échappe les 470 milliards d'euros de la Sécu et que 20% de la richesse produite par le travail sont socialisés et nous lui reviennent pas à lui c'est pour cela que les réformes se suivent depuis plus de 30 ans les gouvernements successifs ont accordé aux entreprises toujours plus d'exonérations de cotisations sociales ainsi le financement de la Sécu est aujourd'hui assuré à moins de 46 % par les entreprises alors que c'était plus de 65 % en 1995 moins de cotisations versées c'est moindre source pour la sécu et la conséquence c'est forcément l'obligation pour les salariés de cotiser plus mais aussi une baisse des droits comme les Dombes des remboursements de médicaments ou encore la dégradation des droits retraite et Macron veut encore enfoncer le clou dégradé encore les droits à pension tout ça pour pouvoir réduire les dépenses publiques et ouvrir plus le marché des retraites à la capitalisation mais ça ne passe ça ne se passe pas comme prévu car nous sommes là Macron trouve le mouvement social sur sa route le gouvernement fait face à l'unité syndicale et de la gauche il fait face aussi aux salariés qui ont très bien compris que ce projet de réforme est synonyme ni de justice ni progresse sociale ils ont bien compris aussi qu'il y aura beaucoup de perdants et beaucoup de perdants Theux déjà aujourd'hui les femmes sont dévalorisées dans notre système de retraite le calcul de pension est basé sur un salaire de référence et une durée de cotisations malgré les nombreuses lois sur l'égalité professionnelle les femmes ont toujours des salaires plus faibles et des carrières arrachées au final leur pension sont inférieure de 40% à celle des hommes les mesures pour les prises pour l'égalité salariale sont insuffisantes et celles pour améliorer le taux d'emploi des femmes sont inexistantes et pourtant le gouvernement ose présenter une réforme qui va encore dégrader la situation des femmes dégradation car le recul de l'âge de départ va rendre inopérant les bonifications qui sont attribués pour les enfants ces trimestres ils sont censés compenser le ralentissement de carrière qui ce que subissent les femmes à l'arrivée des enfants si on recule l'âge de départ bah c'est trimestre il ne servent plus à rien notre système de retraite n'est pas parfait on le voit et notamment à cause des contre-réformes passées c'est pour cela qu'elle a fait su nous souhaitons une réforme oui mais une réforme pour améliorer nos retraites c'est la retraite à 60 ans avec 37 ans 137,5 début janvier nous comporte dans cette revendication c'est la prise en compte des années d'études faire des études se qualifient pour soi-même et aussi pour la société c'est un bienfait social un progrès un gage de progrès il faut donc reconnaître et prendre en compte ces années d'études à la retraite c'est la suppression du dispositif de décote surcotte la décote c'est la double peine déjà on ne peut pas si on n'a pas tous ces trimestres on n'a pas une pension complète et en plus on peut perdre 5% par an de décote pour chaque année de manquante c'est le retour aussi de la bonification de trimestre qui a été supprimée pour les enfants nés depuis 2004 pour les fonctionnaires c'est l'amélioration de la situation des polypensionnés car quand on a cotisé dans plusieurs régimes dans le secteur privé dans le secteur public les modalités de calcul actuel sont défavorables c'est aussi rien d'excès les pensions sur l'évolution des salaires le décrochage salaire pension fait déjà très mal aux petites pensions pour tout cela forcément il va falloir augmenter les recettes des cases de retraite mais nous refusons le travail est plus que veut nous imposer ce gouvernement et que déjà d'autres nous ont imposé il faut une autre répartition des richesses plus favorables aux salariés il n'est pas acceptable que les actionnaires du CAC 40 et puis percevoir en 2022 80 milliards d'euros de dividende et de rachats d'actions en hausse de 15,5% par rapport à 2021 il est pas acceptable que dans le même temps les salaires ne soient augmentés en moyenne que de 5% dans le privé de 3,5% dans le public en deçà de l'inflation c'est intolérable de l'argent il y en a et on peut encore en trouver augmentation des salaires égales a été salariale entre les femmes et les hommes réduction du chômage pas en demandant au cabinet occurrent sans de compter les chômeurs mais vraiment avec de vrais emplois tout ça permettra d'augmenter les cotisations versées d'autres alternatives encore envisager une augmentation du taux de cotisation mais surtout avant tout mettre fin au nombre exonérations sociales dont bénéficie les entreprises les solutions ne manquent pas mais la réforme du gouvernement on en veut pas la population n'en veut pas l'unité du mouvement social avec les organisations syndicales les associations et les parties comme ce soir permet de voir souffler un espoir qui remplit les rues et nous donne une détermination absolue pour gagner ce mouvement merci merci merci Émilie merci beaucoup Emilie alors pendant l'intervention d'Emilie j'ai reçu des messages pour me dire qu'on était pas 1200 mais qu'on était 1500 donc je suis désolé je rectifie et ça va encore monter et ça peut encore monter à présent nous allons écouter Céline Verzeletti de la CGT secrétaire confédéral bonsoir ça marche bonsoir à toutes et à tous merci pour cet accueil et merci aussi d'être aussi nombreux et nombreuses d'ailleurs vous l'étiez aussi ce matin à la manifestation à Toulouse et vous le saurez encore plus je pense ce samedi alors oui ça a déjà été dit mais cette réforme cette réforme que veut nous imposer ce gouvernement elle est injustifiée c'est une réforme politique qui s'appuie sur des choix de société et sur des choix politiques que nous contestons le système para répartition est solide budgétaire budgétairement contrairement à ce qui est dit aujourd'hui il est assuré à 78% par les cotisations sociales la part des retraites est bien stabilisée à 14% du produit du PIB 16,9 millions de retraités perçoivent un droit direct le taux de pauvreté des seniors à la retraite et de 7% contre 14% par rapport à la population générale et contrairement à ce qui est dit aussi sur l'année 2021 et 2022 ce système des retraites était excédentaire contrairement d'ailleurs à ce que prévoyait un moment donné le corps dans les années 2000 alors par contre oui ce sont 332 milliards d'euros qui échappent au capital et voit voilà sûrement la préoccupation et l'urgence de ce gouvernement récupérer cette somme pour le capital et ça nous ne les laisserons pas faire d'ailleurs que dit réellement est vraiment le corps le Conseil d'orientation des retraites les dépenses de retraite sont maîtrisés malgré le vieillissement de la population et ce jusqu'en 2070 par contre en effet selon plusieurs projections le système aurait un déficit entre 0,5 08 points du PIB jusqu'en 2032 mais attention j'y reviendrai ce sont des projections qui finalement s'appuient sur la continuité d'une politique d'austérité une politique que nous contestons aussi et nous le savons aussi et c'est très petit par ce gouvernement que les réserves totales du système s'élèvent à 8,3% du PIB et point important aussi je l'ai dit toutes ces projections se basent sur la continuité de l'austérité une baisse des ressources de cotisation dans la fonction publique parce que sur les projections il prévoit en fait aucun nouveau recrutement d'ici 2027 alors qu'aujourd'hui on le sait nous avons besoin de recrutement dans la fonction publique de manière massive qui peut dire qu'à la santé il y a trop d'infirmières dans des aides-soignantes et de professionnels donc oui bien évidemment qu'il faut des recrutements et ça ça permettra de remplir les caisses de la Sécurité sociale les projections se font aussi sur des taux d'emploi qui se stabilisent voir qui sont en baisse le taux d'emploi les projections par contre pardon les projections se basent aussi sur un taux d'emploi des femmes stabilisées alors qu'aujourd'hui on sait qu'elles sont inférieures de oui puis 8 points par rapport aux hommes et pourquoi les femmes travaillent au moins pourquoi le taux d'emploi est inférieur parce que justement les politiques publiques envers l'accueil de la petite enfance ne sont pas suffisantes il faut que les trains les femmes puissent travailler plus et ça aussi ça permettra de faire d'autres projections [Applaudissements] sur la politique salariale c'est pareil les projections se font sur aucune augmentation des salaires ça veut dire que très précisément ce qu'il prévoit d'ici 2027 avec l'inflation c'est qu'il y ait une baisse de la rémunération de 11% pour les fonctionnaires stabilité aussi de l'appart du partage de la richesse produite entre le capital et le travail stabilité aussi de la durée du travail donc les scénarios du corps sont les choix de la continuité de cette politique que nous contestons depuis un moment et que nous devons continuer à contester et que nous devons arriver à stopper la réforme la réforme est injuste ça a été dit l'allongement de la durée de cotisation pénalise les plus précaires pénalise les carrières courts courtes pardon et donc pénalisent un majorité les femmes travailler jusqu'à 64 ans pénalise les professionnels qui exercent les métiers les plus pénibles pénalisent les ouvriers et les employés qui n'ont pas la même espérance de vie que les autres maintiennent aussi le fait de d'augmenter de pardon de reporter l'âge de départ à la retraite va maintenir aussi la plupart des seniors qui sont déjà sortis de l'emploi dans la précarité beaucoup plus longtemps la pénibilité la pénibilité le gouvernement ne cesse de nous en parler mais aujourd'hui il n'y a plus aucune reconnaissance de la pénibilité parce que qu'est-ce que nous propose ce gouvernement c'est de ne pas pouvoir de ne pas nous permettre de partir de manière anticipée avant d'être cassé par le travail ce qu'il nous propose c'est d'être suivi en effet un petit peu mieux au niveau médical quoi que il n'y a plus de médecins du travail mais c'est surtout de nous dire que oui on pourra partir à la retraite une fois qu'on aura une incapable une incapacité c'est-à-dire une fois qu'on sera déjà cassé par le travail or nous nous demandons de pouvoir partir de manière anticipée en réparation par rapport à certaines pénibilités avant d'être cassé et en incapacité par le travail donc nous nous opposons aussi à la disparition des régimes spéciaux qui pour nous sont des régimes pionniers parce que ce sont véritablement des régimes qui permettent de reconnaître et de prendre en compte les spécificités de chaque métier alors oui cette réforme de retraite c'est un choix de société c'est une question politique c'est une question citoyenne il faut s'affranchir de l'hypothèse systématique d'une stabilité du partage de la richesse produite et des gains c'est un débat politique quelle répartition de la richesse quelle part de la richesse consacrée à la protection sociale le temps de la retraite ça a été dit doit être un temps de vie en bonne santé et plus l'antichambre de la mort la réduction du travail à caractérisé historiquement le progrès social ça fait 200 ans que l'espérance de vie ne cesse d'augmenter est-ce qu'à chaque fois on va nous augmenter le temps de travail mais on aura pu jamais de temps de retraite à ce rythme-là ou alors oui on va nous nous infliger de de finir cassé par le travail de se retrouver dans des EHPAD gérés par des multinationales ou finalement toutes les économies qu'on aura pu faire seront engouffrés par ces multinationales et on sera maltraité d'un des établissements où les personnels ne peuvent pas travailler correctement [Applaudissements] donc il nous appartient de contrer cette réforme ses choix ses choix politiques ces choix de société et d'imposer d'autres choix ça a été dit nous sommes nombreux et nombreuses aujourd'hui dans les mobilisations nous sommes nombreux et nombreuses dans les grèves non seulement nous pouvons les stopper mais aussi leur imposer une autre choix de société nous pouvons leur imposer d'autres choix politiques et oui nous voulons la retraite à 60 ans pour toutes et tous nous voulons la retraite bien plutôt pour celles et ceux qui travaillent dans des métiers pénibles et oui les femmes sont les premières impactées pourtant elle qui était dans les premières et deuxième ligne et oui nous devons faire des appels conséquents les femmes syndicalistes les femmes d'organisation associatives politiques nous devons aussi faire des appels et que ce 8 mars 2023 soit aussi un nouvel élan pour cette bataille pour qu'enfinier l'égalité de rémunération de retraite quoi qu'il en soit pour finir nous nous engageons syndicalement au niveau des entreprises des services de coordonnées d'impulser de mettre un débat les modalités de toutes les actions de mettre en débat les modalités de reconduction de la grève oui nous devons être de plus en plus nombreux il faut que toutes ces batailles soient ancrées dans les entreprises les services liés ce bataille aussi aux augmentations de salaire parce que ça c'est une préoccupation des salariés parce qu'on en a marre de ne pas être payé correctement et nous allons gagner mes camarades et merci à vous et nous gagnerons et je souhaite que dans les prochaines manifestations notamment à Toulouse mais ça je vous fais confiance nous serons nombreux et je dirais qu'aujourd'hui sur tout le territoire nous étions à peu près 2 millions manifestations merci je crois que ça marche non ça marche pas c'était c'était Céline Verzeletti secrétaire confédéral de la CGT alors avant de passer aux interventions des parlementaires qui nous font le plaisir d'être là ce soir nous avons aussi des messages vidéos qui nous sont adressés et on va donc vous envoyer le premier message vidéo qui est le message de Marie-Noëlle linmann qui est membre de GRS mesdames Messieurs chers amis chers camarades nous devons gagner le combat pour le retrait de la réforme Macron borne elle constitue un grave recul de notre modèle social et républicain alors même que l'intensification du travail pèse de plus en plus sur les salariés que les conditions de travail se détériorent trop souvent reculer l'âge légal de départ à la retraite est un vrai scandale c'est d'autant plus injuste que 64 ans c'est au-dessus de l'âge moyen de l'espérance de vie en bonne santé cela veut dire qu'à grand nombre de nous concitoyens ne profiteront pas de leur retraite la baisse des pensions des gens engagées par les précédentes prétendus réformes va s'accélérer le nombre de retraités pauvres va augmenter elle est première concernées les femmes mais aussi les salariés précaires et ceux qui ont les plus bas salaires quand les inégalités s'accroissent le projet républicain recule notre peuple ne veut pas de cette politique qu'est-ce qui justifie un tel recul rien si ce n'est le financement des cadeaux fiscaux au plus riches des aides aux entreprises sensibles sans contrepartie politique inégalitaire injuste mais politique inefficace sur le terrain économique ou sur celui de la réindustriel alors en réalité le gouvernement qui prétend sauver notre système de retraite ne fait que s'adosser ou d'hommes bruxellois de la baisse des dépenses publiques ils ne veulent pas sauver notre système de retraite il nous manque d'ailleurs une grande majorité des Français le Seigneur nous devons gagner cette bataille mais nous le pouvons l'unité syndicale constitue un formidable et puissant levier pour la mobilisation elle peut être relayée amplifiée accompagné par le rassemblement des forces de gauche écologiste populaire et d'ailleurs le meeting d'aujourd'hui on est la preuve la mobilisation ne faiblit pas la détermination non plus l'unité va tenir jusqu'au bout continuons ensemble Macron compte sur la résignation des Français il se trompe nous gagnerons [Applaudissements] alors à présent nous allons écouter la locale de l'étape elle est députée de la 9e circonscription de Haute-Garonne Christine Arrighi Europe Écologie Les Verts bonsoir à toutes bonsoir à tous et bonsoir Toulouse puisque je suis la locale de l'étape [Applaudissements] non c'est pour moi vraiment réel plaisir d'être présente ici à Toulouse dans le cadre cette mobilisation avec mes collègues de la nupes pour dire non à ce projet de réforme de la retraite j'avais aussi avant toute chose réaffirmer toute l'importance et le rôle essentiel des organisations syndicales qui mobilisent largement comme on l'a vu partout en France depuis le 19 janvier et défendent nos droits malgré les tentatives de fragilisation des corps intermédiaires menées depuis tant d'années et tout particulièrement depuis les premières lois de Macron vous êtes là et vous pouvez toujours compter sur notre soutien indéfectible cette coordination nous rend fière et je souhaite qu'elle Suisse se déployer de partout en France en réel plaisir également de voir combien la jeunesse se mobilise qui a compris qu'au-delà de la question de la retraite c'est bien une attaque en règle de tous nos droits sociaux qui est en route alors donc là de je vous parle en tant que membre de la commission finance de l'Assemblée nationale on est loin des grandes envolées on est dans le dur la ride l'austère là où tout commence et là où souvent tout fini car en effet dès le mois de juillet nous avons compris alors même si cela ne faisait aucun doute avant même de siéger que nous ne serions d'accord sur rien ni sur les recettes ni sur les dépenses alors pas d'accord quand nous avons proposé le renflement de nos caisses par la taxation des super profits [Applaudissements] pas d'accord avec notre proposition de rétablissement de l'ISF et de l'ISF climatique selon lequel des parties de laupes l'a proposé pas d'accord pour la taxation des super dividendes alors les super dividendes c'est un amendement proposé par le modèle et oui ça leur arrive que nous avons voté bah évidemment donc pas d'accord quand nous nous sommes opposés à la suppression de la CVAE pas d'accord lorsque nous nous sommes opposés à la suppression de la dernière tranche d'attaque habitation des plus aisés pas d'accord non plus sur les dépenses car quand tout a été balayé par les 49-3 nous avions pourtant arraché ensemble la nupes de haute-lutte lors de l'examen du budget 2023 quelques victoires sociales et écologiques alors sans le 49-3 les Françaises et les Français auraient bénéficié d'un investissement de 3 milliards d'euros sur le rail les infrastructures ferroviaires sans le 49.3 les Françaises et les Français auraient bénéficié d'un crédit d'impôt pour les familles de pensionnaires d'EHPAD non imposable 149,3 les Françaises et les Français auraient bénéficié de 9 milliards d'euros pour la rénovation thermique des bâtiments ces amendements avaient été votés et adoptés à l'Assemblée nationale ils ont tous tous été balayés par le 49.3 il est important de le rappeler car il s'agit là de pouvoir de vivre et en ces temps d'inflation retraitée et actifs aurait eu bien besoin et nous toutes et tous en matière de lutte contre le réchauffement climatique qui commence à faire des ravages en termes de pollution et donc de santé 80 000 morts par an je le répète 80000 morts par an dus au pollution sanctionnant en particulier les plus précaires d'une double peine la peine sociale et la peine environnementale il est important aussi de le rappeler en réponse à celles et ceux qui soutiennent que notre alliance ni pèse ne serait pas fructueuse or en politique nous le savons toutes et tous l'alliance de la diversité du 1 + 1 + 1 + 1 + vous + E + tout le monde fait beaucoup plus que ce que je viens de dire en tout cas fait beaucoup plus que 4 alors il est important de rappeler ses victoires balayées par les 49-3 car ce qui s'est passé à l'automne préfiguré ce qui se passe aujourd'hui et puisque nous sommes là pour montrer notre opposition à ce projet de réforme de retraite alors perte permettez-moi de revenir sur les raisons qui le sous tendent alors en avril 2021 le gouvernement a transmis à Bruxelles à la Commission européenne son programme de stabilité dans le respect nécessite 12 milliards d'euros d'économies par an sur 5 ans de 2023 à 2027 12 milliards d'euros soit 60 milliards fin 2027 en décembre très exactement le 2 décembre 2022 c'était pas Austerlitz c'était plutôt Waterloo la première ministre Elisabeth borne déclarait dans un entretien parisien que les chiffres sont là ils sont implacables on a un déficit du système des retraites qui dépassera les 12 milliards d'euros en 2027 et continuera à se creuser si on ne fait rien pour régler ce problème de déficit temporaire son gouvernement propose alors entre autres un report de l'âge légal du départ à la retraite de 64 ans or si le Conseil d'orientation des retraites cela déjà été dit prévoit une détérioration de la situation financière du système de retraite il dit aussi que le système reviendrait de manière progressive à l'équilibre à l'horizon 2070 donc même si le système est déficitaire dans les prochaines années sa pérennité n'est pas remise en question et ce même en l'absence de toute réforme alors malgré cette précision du corps Emmanuel Macron tient à sa réforme et Elisabeth borne a présenté ce projet comme un projet pour l'équilibre pour la justice et la progression sociale alors il tient à cette réforme pourquoi il tient à cette réforme parce qu'ils ont choisi notre système des retraites comme l'une des cibles qui leur permettront de faire des économies promises à Bruxelles cette réforme a donc une finalité uniquement et purement budgétaire comme nous l'avons tout très bien compris et d'ailleurs comme l'a dit sans artifice Bruno Le Maire au moins les choses sont claires Bruno Le Maire nous a dit ainsi la semaine dernière qu'il passeront au peigne fin toutes les dépenses alors petite précision sémantique les dépenses pour eux c'est ce que nous nous appelons service public et en effet pour que la finance prospère il faut bien se servir quelque part en réponse au ministre de l'Économie j'ai proposé la semaine dernière en commission finance une revue générale des recettes publiques avec la fin de la flat tact la juste taxation des super profits la fin des super profits sur les concessions autoroutières un scandale planqué chez Bruno Le Maire depuis deux ans un vaste plan efficace de lutte contre la fraude et l'évasion fiscale un livre de Bruno de Renault van druenbeek qui vient de sortir lisez le tout 8700 milliards au niveau mondial d'évasion fiscale il y a de quoi financer les retraites et la fin des exonérations abusives de cotisation sociale et la conditionnalité des aides publiques aux entreprises alors par leurs ans des entreprises alors il existe aujourd'hui 1800 à 2000 dispositifs de soutien aux entreprises qui prennent la forme d'annulation de dettes fiscale ou sociale d'exonération partielle ou totale de cotisations sociales ou encore davantage fiscaux ces aides étaient évaluées en 2007 à 65 milliards d'euros en 2018 à 140 milliards d'euros et en 2020 21 22 on n'a pas le chiffre les derniers chiffres à 210 milliards d'euros sur ces 210 milliards d'euros 64 milliards sont des allègements de cotisation sociale donc les aides aux entreprises constituent donc ainsi aujourd'hui le premier poste de dépenses de l'État devant le budget de l'Éducation nationale et de très très loin devant les 70 milliards d'aides sociales vous savez dont on nous parle sans cesse sur la fraude aux aides sociales alors loin des caricatures dans lequel veulent nous enfermer le gouvernement et certains médias je rappelle que nous ne sommes pas opposés à des aides aux entreprises nous aussi nous aimons les entreprises nous aimons les entreprises parce qu'elles sont un moteur essentiel à la réussite de la transition écologique en revanche nous sommes opposés aux aides qui sont conditionnées à aucun engagement ni social ni environnementale tel que le paiement des impôts en France par exemple [Musique] un petit clin d'oeil à Monsieur pouyanais la recherche effective de la transition énergétique et écologique le maintien des emplois et enfin le respect des conditions de travail et d'un salaire digne à égalité entre les hommes et les femmes alors des nombreux exemples pour illustrer mon propos je n'en retiendrai qu'un seul emblématique le Crédit Impôt compétitivité emploi le cice vous savez vous souvenez dans l'un des principaux artisans était quand même Emmanuel Macron dans le cas du rapport Attali ce cice on en parle plus il y a beaucoup coûté mais on en parle plus mais c'est pas ce qu'il a été transformé il a été transformé en 2019 toujours sous Emmanuel Macron alors là maintenant devenu président en allègement de cotisations sociales c'est la même qui servent à financer nos retraites or depuis aucune évaluation du coût de cette allègement dont personne ne s'emploie nous fournir des éléments visant en mesurer l'efficacité c'est n'est pourtant pas faute de le demander voilà pourtant une mesure qui met singulièrement en danger l'équilibre du système des retraites sur ce sujet silence total du gouvernement et de ses députés lequel silence contraste singulièrement avec le battage médiatique sur les aides sociales et le déficit temporaire du système des retraites État providence pour les actionnaires austérité pour les travailleurs alors même en admettant que Madame borne avec Madame borne que le déficit dépassera les 12 milliards d'euros en 2027 et que l'analyse des éléments communiqués au corps pour élaborer ces hypothèses permettent d'en douter d'autres voix plus pertinentes plus juste et véritablement porteuse de progrès social existe mais le gouvernement vous le voyez bien le recouvernement refuse de les explorer par pur dogmatisme en responsabilité dont nous nous opposons fermement à cette volonté de faire des économies sur le dos des actifs le report de l'âge de départ à la retraite va pénaliser les femmes cela a été dit Franck Riester ministre l'a dit depuis on ne l'entend plus alors pourquoi parce qu'elles sont davantage coustouchés par les carrières incomplètes 80% des emplois temps partiel sont occupés par des femmes ont-ils pensé à la pénibilité des métiers occupés majoritairesment par des femmes ces premières de cordées que tout le monde applaudissait les aides-soignants des assistantes maternelles les infirmières les femmes de ménage les caissières est-ce un progrès concret est-ce un progrès concret pour les femmes comme l'a dit Madame borne bien sûr que non bien sûr que non aujourd'hui 5% des travailleurs meurent avant d'arriver à la retraite ce sont majoritairement des hommes ayant exercé des métiers pénibles vous savez le c'est peigné ces métiers pénibles dont on ne parle plus parce que critères de pénibilité c'est quand même si on était un peu moins feignant et bien on ne serait pas usé par le travail avec sa torréforme ce pourcentage pourrait se lever à 6,5% c'est-à-dire à minima 9000 personnes 9000 humains supplémentaires chaque année qui mourront avant même d'avoir touché leur retraite pour les jeunes le taux des moins de 25 ans au chômage en 2022 était de 18,3%. un taux au-dessus de la moyenne européenne et de la zone euro le report de l'âge légal de la retraite est-il juste pour les jeunes bien sûr que non et ils l'ont compris qui commence à se mobiliser dans les manifestations et maintenant dans les universités pour les personnes en situation de handicap qui sont particulièrement vulnérables sur le marché de l'emploi le décalage de l'âge légal de départ à la retraite aura un impact considérablement négatif puisque ces retraités vivent en moyenne 4 à 6 ans de moins que les autres retraités où est-il le progrès social madame borne alors plus ils font de la pédagogie pour nous expliquer leur projet plus nous le comprenons plus nous le comprenons plus nous le rejetons et comme il ne suffit pas pour eux du fond il y a aussi la forme alors accrochez-vous nous avons découvert des subtilités de la Constitution en tout cas moi nous en parlons premier acte en utilisant l'article 47 1 de la Constitution vous la connaissez vous le connaissez tous à toutes moi non ils ont montré leur vrai visage faire passer au plus vite la réforme en bridant les départs les débats au Parlement 20 jours à l'Assemblée nationale 15 jours au Sénat 50 jours en tout en comptant la procédure de CMP un train d'enfer pour une réforme de justice et de progrès social deuxième acte nous avons collectivement au sein de l'inter-groupe nupes déposez le lundi 23 janvier à 20h10 c'est important une motion référendaire pour que vous puissiez pour que nous puissions par référendum dire si nous sommes pour ou contre cette réforme or l'article 122 du Règlement de l'Assemblée nationale dispose que lors d'une discussion d'un projet de loi il ne peut être présenté qu'une seule motion tendante à proposer de soumettre ce projet de référendum le dépôt c'est fait et aurait dû interdire le dépôt d'une deuxième motion que nenni la présidente de l'Assemblée accepter le dépôt postérieur d'une autre motion référendaire du rassemblement national [Musique] elle a ensuite proposé parce que ça n'existait pas dans les règles de l'Assemblée nationale un tirage au sort pour décider laquelle des deux motions seraient discutées et les groupes de la majorité et le rassemblement national évidemment on t'a prouvé ce principe et c'est celle du rassemblement de sol national qui est sorti du Japon hier en ferme alors même qu'il y a une troisième motion qui a été déposée avec six partis politiques cette fois-ci donc la nuit pèse plus encore d'autres qui se sont agrégées elle a refusé le même principe du tirage au sort la voilà la stratégie d'instrumentalisation et de division des pelopée par la majorité s'appuyant à sa convenance sur le groupe du Rassemblement national mais cela ne nous surprend pas rappelez-vous que les mêmes ont appelé à faire barrage au Rassemblement National à la présidentielle et on fait élire deux vices présidents RN à l'Assemblée nationale c'est ça le en même temps et donc les seuls à faire barrage au rassemblement national définitivement c'est nous voilà pourquoi nous devons rester mobiliser mobilisé à l'Assemblée mobilisée dans la rue les deux bras d'une même tenace pour venir à bout de ce projet régressif unis dans la rue unis au Parlement pour dire STOP à cette réforme et obliger le gouvernement à lâcher puisque nous nous ne lâcherons pas merci merci Christine alors alors à présent nous allons donc recevoir la présidence du groupe LFI à l'Assemblée nationale Mathilde panot bonsoir à toutes et à tous bonsoir à vous et merci à celles et ceux qui ont organisé cette belle démonstration de force aujourd'hui à Toulouse je voudrais commencer depuis Toulouse depuis cette salle avec une chaleur humaine forte par adressée notre solidarité totale et entière au proche des plus de 6000 victimes d'ores et déjà répertorié ainsi qu'à toutes celles et ceux qui ont été touchées par le double tremblement de terre en Turquie et en Syrie et en particulier et en particulier au kurde envers lequel la France mais l'humanité toute entière à une dette pour avoir combattu daesh et l'obscurantisme évidemment nous leur devons une aide immédiate mais je le dis aussi parce que cela nous rappelle quel est le plus grand défi qu'aucune génération avant nous n'a eu à affronter celle du dérèglement climatique et de la crise écologique et que dans cette crise là à l'heure où justement les événements climatiques extrêmement augmentent à la fois en nombre et en intensité dans cette crise là il va falloir choisir entre la société de la compétition de tous contre tous ou celle de l'entraide il va falloir choisir entre la survie du seul écosystème compatible avec la vie humaine et le gavage jusqu'à n'en plus finir de quelques milliardaires nous ici nous avons choisi la deuxième chose que je voudrais vous dire depuis cette ville c'est que ce mouvement social est en train d'écrire l'histoire évidemment nous suivons le fil de l'histoire de celles et ceux qui avant nous tout au long du 19e du 20e siècle ce sont battus pour diminuer le temps de travail dans la journée dans la semaine dans l'année et dans la vie qui avant nous et après nous se sont battus pour la civilisation du temps libéré mais nous tenons aussi le fil de l'histoire lorsque les journées de mobilisation et de grève du 19 janvier du 31 janvier et aujourd'hui du 7 février jusqu'au 11 février sont d'ores et déjà rentrés dans l'histoire par le sol historique qui a été franchi de mobilisation mais nous sommes aussi en train d'écrire l'histoire pour quelque chose qui est très important et sur lequel je voulais appuyer peut-être avez-vous vu les Italiens qui expliquent que oui les Français ont raison de se battre contre la réforme de retraite à 64 ans et qui explique un peu partout en Europe qu'il soutiennent la lutte des Français pour faire échouer cette réforme des retraites parce que eux vivent déjà avec l'augmentation de l'âge de départ à la retraite l'augmentation du taux de pauvreté deux fois plus en Allemagne l'augmentation et là la Fabrique à chômage un minima sociaux à invalidité accident de travail qui est le fait de reporter l'âge de départ à la retraite et parce que comprennent que si la France réussit à faire échouer cette réforme des retraites alors cela aidera évidemment les peuples en Europe mais tous les peuples du monde à dire non nous ne voulons pas travailler plus longtemps comme la Belgique comme le peuple belge qui avant nous lorsque nous avons eu la retraite à point que Macron a essayé de nous faire manger et que nous avons déjà réussi à faire échouer en 2019-2020 comme le peuple belge nous a aidés parce que même avec gagné cette bataille avant donc cette bataille nous allons à la gagner pour nous mais aussi pour tous les peuples du monde qui veulent travailler moins pour travailler tous et travailler mieux alors je voulais quand même vous donner puisque nous revenons de l'Assemblée nationale quelques nouvelles du front parlementaire ça va vous donner de la force parce que les nouvelles sont plutôt réjouissantes il faut dire que les macronistes sont plutôt grise mines à l'Assemblée alors évidemment ça avoir avec le ministre qui porte le texte monsieur dussoft qui est englué dans ces histoires de favoritisme pour avoir oublié que ces tableaux avaient été offerts par une multinationale de l'eau bon alors ça c'est un classique je pense même que c'est une caractéristique quand vous portez une réforme des retraites qui va contre l'intérêt général vous oubliez des choses par exemple dans la précédente réforme des retraites en 2019 la retraite à point et bien vous aviez monsieur Delvoye au commissaire aux retraites qui avait oublié de déclarer 13 mandats vous aviez jacquemer qui à ce moment-là était un des rapporteurs du texte qui lui avait tranquillement oublié 17000 actions à AXA pour une modeste valeur de 400 000 euros bon tout ça donne une certaine ambiance de travail qui est assez agréable et nous nous amusons à rappeler à la rapporteur du texte madame risque par exemple qui est élu dans le Loiret qu'il y avait 30000 personnes qui ont défilé le 31 janvier à Orléans ce qui donne là aussi une ambiance de travail et un rapport de force populaire mais surtout mais surtout là où ils sont en quelque peu en difficulté c'est que plus il parle plus le nombre d'opposants à cette réforme augmente alors en deux semaines de pédagogie comme ils ont fait plus 13 points de français et de françaises qui sont contre cette réforme on arrive à des sondages sur BFM que mon voisin appelle bravo félicitations à Macron mais je passe là-dessus sur BFM on nous explique que 60% des gens comprendraient comprendrez qu'on bloque le pays donc nous sommes dans un moment où ils sont absolument seuls et plus il parle mieux les gens comprennent et surtout plus ils parlent mieux les gens comprennent qu'ils sont complètement déconnectés de la vie des Français et des Françaises la pénibilité n'existe plus puisque maintenant tout le monde vous le savez doté d'exosquelette que les carreleurs ont des genouillères que les accompagnants d'élèves en situation de handicap qui sont payés 760 euros par mois en moyenne le fond par soi la vie est faite de choix pour avoir leur mercredi et leurs vacances scolaires oubliant complètement que les aesh pour arriver difficilement au seuil de pauvreté ou au niveau du SMIC cumulent généralement deux ou trois emplois et avec des gens qui vous donnent des choses extraordinaires par exemple face à Monsieur Véran la dernière fois je parlais des égoutiers qui ont une chirmortalité extrêmement importante la CGT avec calculer qu'ils avaient 17 années de vie en espérance de vie en moins que la moyenne de la population peut me répondre messieurs Véran ils n'ont qu'à changer de métier c'est formidable pour des gens qui font un travail d'intérêt général absolument incroyable donc plus il parle plus on se rend compte qu'ils sont déconnectés et surtout plus ils parlent plus ils sont obligés d'avouer des choses ces messieurs Riester qui vous dit que les femmes seront un peu pénalisées ah oui tu m'étonnes ils l'ont écrit dans la dans l'étude d'impact donc c'est difficile de le cacher sur les 1200 euros dont tout le monde avait compris que ignorer aucune pension en dessous des 1200 euros alors on regarde ah c'est brut ah c'est la carrière complète à tel point que la DARES du ministère du Travail qui font des suivis d'évolution de carrière ont regardé sur 21 ans la carrière de 2,5 millions de salariés il y en avait 48 qui correspondaient aux critères qu'il demandait ça ça s'appelle du progrès social au macroniste et puis et puis ils ont commencé la bataille parlementaire de manière extrêmement mauvaise puisque la commission de défense qui était saisie pour avis a commencé elle était saisie sur l'article 7 celui qui reporte de 62 à 64 ans là je légale a commencé par le rejeter donc je vous dis ça pourquoi déjà pour vous donner de la force et puis parce que dans les couloirs de l'Elysée ils avaient trouvé un nom pour janvier alors que les mobilisations se préparer se chuchoter à l'Elysée que janvier serait le mois de ce qu'ils appelaient janvier noir pour le pouvoir et bien nous avons nous ici un nouveau nom à leur proposer pour le mois de février nous leur proposons que février s'appelle le mois du retrait pour faire battre en retraite ce gouvernement alors puisqu'ils sont tous seuls ils n'ont plus qu'une seule solution c'est évidemment l'insulte bon vous avez entendu nous sommes des gauchistes des feignasses et je ne sais quoi et la répression ils se sont attaqués comme jamais à tous les fondements de la démocratie je commencerai par dire puisque c'est arrivé aujourd'hui que nous voulons ici la libération des neuf rosies qui ont été arrêtés alors qu'elle manifestaient pacifiquement devant l'Assemblée nationale sur le sort qui est fait aux femmes dans cette réforme alors tous les fondements de la démocratie monsieur Véran nous dit par exemple il y aurait eu 700 000 personnes ou 1,3 millions de personnes ça ne change pas les choses pour nous belle vision la démocratie sociale quant à Monsieur Attal sur les syndicats puisqu'il s'y prend aussi il dit mon message au syndicat est clair si vous continuez à vous mobiliser continuer à le faire en respectant les Français qui travaillent qui se lèvent le matin alors Monsieur atteindre l'a pas compris quelque chose ce qui se lève tôt le matin et qui travaille sont ceux justement qui sont dans la rue et qui ont été près de 3 millions et puis je vous alerte parce que tu as indiqué le gouvernement qu'il réfléchissait à encadrer le droit de grève c'est-à-dire attaquer le droit de grève comme ils le font exactement maintenant au Royaume-Uni alors que des mobilisations monstres ont lieu qui sont des mobilisations qu'on a pas vu depuis 100 ans nous le disons ici au gouvernement vous confondez le congé sans sol de la grève oui dans la grève il y a du blocage parce que celles et ceux qui se mobilisent sont celles et ceux qui tiennent le pays debout et c'est vrai que si Monsieur Emmanuel Macron monsieur Attal ou monsieur Véran faisait grève personne ne le verrait dans le pays alors évidemment il s'en prennent évidemment aussi à la démocratie on vous a expliqué la procédure bâillon qui a été faite au Parlement avec l'article 47 ans puisque les 49.3 les 10 49-3 étaient qu'un échauffement mais ils s'en prennent aussi à l'opposition et là je dois citer monsieur Darmanin qui nous dit la nuit pèse veut bordéliser le pays quand un modem elle dit que nous n'avons rien à proposer et que nous sommes dans le déni alors là je voudrais m'arrêter sur ce banc parce que je trouve ça intéressant pourquoi cette altitude à la nupesse et bien pour une raison très simple c'est parce que le rassemblement national en face a inventé quelque chose d'inédine à notre démocratie une opposition qui nous s'oppose pas alors vous regardez ils ont déposé pour la séance vous savez puisque maintenant ils sont en cravatés ils sont sérieux ils ont déposé 219 amendements sur 20 articles alors quand vous regardez Renaissance le groupe macroniste à l'Assemblée eux en ont déposé 433 autant vous dire que là ils sont dans une opposition vraiment très forte à tel point qu'ils ont moins de choses à dire que les macronistes sur ce texte de même quand vous continuez à regarder il se trouve que le 12 janvier vous savez on a tous une journée réservé on peut choisir l'ordre du jour eux ils avaient proposé un texte qui proposait d'inciter les entreprises à augmenter de 10% les salaires parce que eux ils votent contre la hausse du SMIC contre la conférence des salaires donc il faut inciter un peu comme les macronistes et comment le faisait-il avec une baisse des cotisations ce qui trait un trou justement dans les dans la caisse de l'assurance vieillesse donc c'est assez piquant de leur part de nous expliquer ensuite qu'il serait pour la retraite à je ne sais quel âge d'ailleurs on ne comprend rien si ce n'est qu'ils sont pour la retraite entre 62 et 67 ans mais je veux insister sur un dernier point sur leur assemblement national pour vous montrer à quel point cette opposition est une opposition de façade l'argument qui vous est toujours donné par les macronistes nous sommes obligés de faire cette réforme certes elle est injuste mais nous sommes obligés alors il y a le mini trou là sur lequel qu'ils ont eux-mêmes créé sur lequel ils insistent puis à un autre argument l'argument imparable le démographique il y avait en 1970 trois actifs pour un retraité aujourd'hui il y a 1,7 actif pour un retraité et il y aura dans quelques années 1,4 actif pour un retraité bon vous avez entendu ça mille fois entre temps entre 1970 et aujourd'hui un travailleur est trois fois plus productif et on a multiplié par 9 les richesses produites donc la question est de savoir où ces gains de productivité sont passées est-ce qu'ils sont passés dans les poches des actionnaires et des plus riches où est-ce qu'ils vont justement pour libérer du temps pour le peuple et je le dis parce que le rassemblement national eux ont une solution toute prête sur la question des retraites c'est la question de la natalité et alors c'est intéressant parce qu'il donne un exemple d'un pays ils prennent pour exemple la Hongrie il se trouve que la Hongrie est un pays sur lequel j'ai beaucoup travaillé dans le cadre de l'inscription de l'IVG dans la Constitution la Hongrie est un pays qui a tellement restreint le droit à l'avortement qu'ils obligent les femmes qui veulent qui veulent disposer de leur corps librement ils obligent à écouter le cœur du foetus avant de pouvoir avorter voilà le modèle du rassemblement national c'est-à-dire s'attaquer aux droits des femmes pour pouvoir payer des pseudos dans les retraites donc vous avez en quelque sorte une macronie qui se vit comme une citadelle assiégée et je le dis ici on ne peut pas on ne peut pas piétiner impunément la démocratie alors vous avez vu que pour ranger leurs troupes parce que certains hésitent chez eux la pression populaire est trop forte ils agitent la menace de la dissolution mais nous leur disons nous sommes prêts [Applaudissements] et il devrait regarder parce que dans les législatives partielles qu'il y a eu fin janvier les seuls qui ont perdu un député le rassemblement national les seuls qui ont gagné un député pour la retraite à 60 ans la nuit Pesse et nous le disons d'autant plus que si le gouvernement ne veut pas retirer ce texte alors le peuple devra retirer ce gouvernement je termine sur deux choses [Applaudissements] la première des choses que je voulais vous dire c'est que évidemment la retraite est un choix de société et que ce pourquoi pour nous nous battons et la vision que nous avons de l'humanité lorsque vous avez chaque semaine 23 millions de grands-parents qui s'occupent de leur petit enfant qui font des heures de garde de leurs petits-enfants personne ne peut croire ici qu'être avec sa grand-mère son grand-père c'est la même chose que quelqu'un qui est payé quand on en a les moyens et donc ils essayent de marchandiser des liens au moment où l'enfant justement en étant en contact avec ses grands-parents apprends à être humain quand vous voyez que 33% des mers et 50% des mers des communes rurales sont des retraités que 27% des bénévoles d'association sont des retraités c'est cette vision de l'entraide de l'humanité de tout ce qui fait société qu'ils sont en train d'attaquer et c'est ce que nous sommes en train de défendre aujourd'hui et je termine sur une deuxième chose puisqu'ils veulent s'attaquer à notre droit de grève je voulais vous lire une citation que j'aime beaucoup d'un texte qui s'appelle éloge de la grève de Léonard Vincent la grève nous dépasse puisqu'elle vitre depuis toujours tapis dans nos rêves elle est transportée de génération en génération par la colère et la joie par elle nous montrant que nous ne sommes pas une multitude mais un nombre et que ce nombre pourrait à l'instant si le décidait tout suspendre touche à virer d'un seul coup nous la réservons comme un éclair de foot caché dans nos points serrés ainsi donc quelle est notre pouvoir magique immatériel et vengeur le petit dieu complice que peuvent toujours invoquer les exaspérés grenade des goupillé pour toujours elle prouve que l'esprit peut devenir matière que les idées aériennes des philosophes peuvent faire gonfler les voiles des cortèges dans les rues que le miracle de l'Incarnation peut toujours s'accomplir devant les yeux des incrédules que le ciel et la terre sont vraiment le même empire car oui à la fin reconnaissant que l'humanité ne passe à l'acte que lorsqu'elle est habitée par ce qui n'existe pas de grands tableaux jamais peints des passions jamais joué des romans jamais écrits pour ceux qui cherchent le grand air à respirer les récits ont plus de force motrices que n'importe quel vécu avec toi merci Mathilde vas-y c'est bon merci merci Mathilde merci Mathilde et j'ai une très très bonne nouvelle à vous annoncer il y a une marée humaine qui a déferlé dans la région aujourd'hui parce que j'ai les chiffres nous étions quand même plus de 6000 oh 10000 à tarbres 15000 à Montpellier 5000 à béliers vous pouvez applaudir 5000 à Castres 7500 à Montauban 3500 Perpignan sous une pluie diluvienne pour dire non à la retraite à 64 ans c'est bon avant de passer au prochain intervenant sur scène on va vous diffuser une nouvelle vidéo c'est une vidéo qui sera un petit peu longue pour une vidéo mais c'est une vidéo un peu explicative de Gérard Filoche bonsoir à toutes et tous la plus belle année de la retraite c'est entre 60 et 65 ans les plus durs années au travail c'est entre 60 et 65 ans 43 60 et 65 ans si on est libre et si on a une retraite des centres on peut faire tellement de choses vivre à son rythme voyager et étudier lire militer et aider les autres et de sa famille se transformer soi-même à faire de la guitare cesser le plaisir quand même au bout de tant d'années de décennies de travail que de pouvoir enfin jouir d'une retraite où on a un moment de sa vie pour faire ce qu'on veut entre 60 et 65 ans c'est aussi les plus dures années du travail parce qu'ils ont pour dire on vit plus longtemps d'abord si on vit plus longtemps c'est pour en profiter plus longtemps mais si on vit plus longtemps le la biologie du corps humain est inchangé à partir de 55 ans toutes les tâches deviennent péniblement ou physiquement on le sait et donc les tâches répétitives les de charge tout ce qui est pénible tout ce qui est fatiguant et mentalement aussi pas seulement physiquement et donc entre 60 et 65 ans faut préserver la vie libre joyeuse et c'est ce qui nous prennent il nous prend nous grignote de 60 à 62 de 62 à 63 et maintenant de 63 à 65 les meilleurs moments de liberté et de récompense d'une vie de travail ne nous laissons pas faire sur ce point-là en plus on le sait tous hein et un écart de 13 ans entre les 5% les plus pauvres et les 5% les plus riches il y a un écart de 7 ans entre l'ouvrier et le cadre en fait ce qu'ils font en portant la retraite à 63 64 et 65 et ce sera 67 pour avoir le taux de cotisations c'est de s'en prendre au plus pauvres ou plus défavorisés à ceux qui normalement devrait pouvoir encore plus que les autres avoir une retraite mais qui vont pas l'avoir parce qu'ils mourront avant et cette inégalité devant la vie est une inégalité l'idée de cette salle loi qu'ils veulent nous imposer ni une épargne elle est basée sur les salaires elle va en direct de ceux qui travaillent à ceux qui ne peuvent plus travailler augmenter les salaires vos réservez le problème de la retraite nous savons tous aussi ils veulent pas l'entendre il suffirait de quelques décils pour pouvoir faire comme nous revenions même à la retraite à 60 ans mais pour l'instant la question clé se financement des retraites dont il nous parle elle peut être réglé absolument et rapidement par la question des cotisations alors ils disent oui mais les gens doivent travailler plus longtemps parce qu'il y a du chômage bah les gens ils doivent plutôt partager le travail parce que la retraite pour les 60 ans 63 ans 64 ans c'est du boulot pour les jeunes c'est presque absolument mécanique et si nous voulons effectivement qu'il y ait un recul du chômage parce qu'il monte sur le chômage il y a 6 millions 600 000 chômeurs Macron truc les chiffres il parle des chiffres du BIT à la place de ceux du Pôle emploi et on sait tous qu'en vérité il y a de moins en moins euh de choix parce que 13 fois plus de demandes d'emploi qu'il n'y a de poste contrairement à la légende qu'ils essaient de faire circuler bon alors ensuite après il y a la pénibilité mais la pénibilité ne laissez pas discuter de pénibilité individuelle on est on n'est pas en concurrence les gouttiers qui a mal aux coudes gauche et les courants les gouttiers comme mal au coude droit on met en cause les égoutiers c'est la pénibilité ça se traite par convention collective ça se traite par métier ça se traite par branche il y a que 4600 médecins du travail vous croyez qu'ils vont trancher pour 30 millions de salariés c'est du négociation collective qu'il faut sur les questions de pénibilité et non pas un isolement individuel si on est traité comme des bestiaux selon qu'on est plus ou moins atteint par la violence et la souffrance du travail alors ensuite encore une chose ils vont trancher en 50 jours mais 50 jours c'est quoi à cause de la loi de financement de la sécurité sociale mais cette loi elle nous a été imposée pour jupper c'est-à-dire que c'est Bercy qui décident de notre protection sociale alors qu'en réalité ça devrait être nous c'est les élections à la sécurité sociale aux caisses de retraite qui devraient de décider de des choix qui sont faits faut abroger les fesses faut revenir à une démocratie sociale il faut revenir à une sécurité sociale comme celle que nous avions gagnées en 1945 et qu'il ne cesse de rogner la retraite est possible une retraite heureuse est possible une sécurité sociale démocratique est possible et tout ce qu'ils font aujourd'hui c'est de nous en fumer pour nouveauté peu à peu le fruit de notre travail et pour les accaparer pour là-haut les grandes fortunes les multinationales et la finance [Applaudissements] donc c'était Gérard Filoche PAF paroles de GDS et à présent nous allons écouter un député il est de génération Benjamin Lucas [Applaudissements] au Toulouse ou le chantez-nous garrot même les mémés aiment la castagne merci merci pour ta force et ta combativité je vais vous faire une confidence en voyant cette salle pleine à craquer tu l'as dit tout à l'heure moi je n'ai plus aucun doute nous allons gagner [Applaudissements] hier la bataille des retraites est arrivée au Parlement nous avons pleinement conscience que c'est l'une des batailles parlementaires les plus importantes de ces deux dernières décennies et d'autres l'ont dit nous avons un allié de taille dans cette bataille c'est le ministre du Travail de l'Emploi de l'insertion et du retournement de veste Olivier du soft qui plus il explique sa réforme plus les Français la comprennent et plus il l'a rejette cette bataille contre la retraite à 64 ans elle a en réalité commencé le 19 juin dernier quand le peuple français a refusé les pleins pouvoirs au président Macron fait historique et ne pas tenir compte de cette réalité politique aujourd'hui c'est aussi grave que ne pas tenir compte des réalités dans lesquelles le président Macron a été réélu en 2022 uniquement pour faire barrage à Marine Le Pen ne pas tenir compte de cette réalité c'est un véritable déni de démocratie et croyez-moi avec les collègues de la nouvelle union populaire écologique et sociale qui sont ici avec vous toutes et tous nous ferons rapidement de leur majorité relative une minorité absolue [Applaudissements] alors cette bataille elle s'est poursuivie dans la rue et moi je veux aussi rendre hommage au front syndical unis à celles et ceux qui perdent une journée de salaire pour faire la grève et qui subissent chaque jour les insultes et les menaces d'un pouvoir arrogant alors vous les entendez déjà c'est le refrain habituel dire ce n'est pas la rue qui gouverne et pourquoi pas oui nous nous croyons nous sommes parlementaires évidemment au rôle du Parlement mais toute notre histoire républicaine et sociale témoigne de la force du mouvement social qu'est-ce que c'est 1789 qu'est-ce que c'est la commune qu'est-ce que c'est Carmaux qu'est-ce que c'est 36 qu'est-ce que c'est la résistance qu'est-ce que c'est mai 68 qu'est-ce que c'est 95 qu'est-ce que c'est les CPE qu'est-ce que c'est les gilets jaunes si ce n'est un réveil de la dignité du peuple dans notre pays qui s'est imposé à ses dirigeants sa volonté contre une politique injuste et brutale alors ils vont vous dire ça a été rappelé également le blocage le blocage du PMI nous avons une solution très simple s'ils veulent que les trains circulent que les services publics dont ils n'ont jamais d'ailleurs été aussi préoccupés qu'il soit ouvert eux qui enferment à tour de bras soit ouvert et bien c'est ça il retire la réforme il la retire tout de suite parce que nous ne sommes pas dans une situation de pays fracturés divisé nous sommes dans une situation où le pays est uni contre cette réforme des retraites plus de 7 Français sur 10 plus de 9 actifs sur 10 c'est-à-dire la quasi-totalité de celles et ceux qui subiront dans leur chair cette réforme injuste et brutale et nous voyons là aussi signe d'optimisme une jeunesse qui se lève cette génération lucide sur les désordres du monde lucide sur le réchauffement climatique lucide sur le poids des inégalités et leur violence elle est aujourd'hui un modèle et nous devons la soutenir alors je parle de la jeunesse mais hier Gabriel Attal c'est à la tribune de l'Assemblée nationale revendiquée de Lionel Jospin je sais qu'ici à quelques kilomètres de sainte-gabelle cher Sébastien ça ne peut pas vous laisser indifférent mais la gauche pluriale j'en parlais avec mon ami Pierre Cohen tout à l'heure c'est la réduction du temps de travail passe en allongement c'était la CMU pour protéger les plus précaires pas le conditionnement du RSA au travail forcé c'était les empoisonnes pas le service national obligatoire et les casernes leur bouillie historique traduit lors des routes intellectuelles et politiques en réalité ils sont pathétiques mais ce débat n'est pas qu'un débat comptable pas seulement un débat social c'est un combat moral parce que oui nous nous considérons qu'il est immoral qu'une infime minorité de privilégié accumule les richesses s'accaparent les ressources pendant qu'on décide de voler deux ans de vie à tous les Français deux ans de repos deux ans de réparation d'un travail difficile deux ans de bonheur comme la rappeler Mathilde à l'instant pour justifier leur refus de partager ils invoqueront les arguments les plus obsolètes alors il y en a un moi que j'aime particulièrement parce que je suis un peu gourmand je dois l'avouer devant vous c'est celui de ceux qui lisent vous savez pardon ça fait mal aux oreilles pour partager la richesse il faut d'abord la produire la créer justifiant ainsi de ne pas la partager du tout et souvent ils font appel à la métaphore pâtissière pour partager le gâteau il faut d'abord l'avoir cuisiné bien sûr bon sang mais c'est bien sûr mais invitons-les à regarder la devanture de la pâtisserie elle dégorge de crème en dividende en super profit en milliardaire la richesse elle est là elle n'attend qu'à être partagée [Applaudissements] dans la série il y a aussi j'étais l'autre jour dans un débat très savoureux on reste sur la métaphore pâtissière avec une représentante du patronat qui me disait d'ailleurs en aparté tout le bien qu'elle pensait de Marine Le Pen on voit qu'ils sont toujours dans les luttes sociales les alliés objectifs et elle me disait quand je lui disais que notre modèle à nous c'était de travailler mieux de travailler moins oui moins pour travailler tous et elle nous disait elle me disait assez fière de son trait d'esprit en somme vous êtes pour le droit à la paresse alors moi j'interroge qui sont aujourd'hui les paresseux de la société ceux qui travaillent dur et qui attendent la retraite à 60 ans pour se reposer pour vivre pour profiter pour s'occuper de leurs petits-enfants pour s'engager dans les associations ou les héritiers les rentiers les milliardaires ceux qui se gardent de l'argent en public des uns aux entreprises et les cadeaux fiscaux les Ultra riches eux ils peuvent polluer exploiter décider mais les plus pauvres sont sans cesse traquer stigmatisés pressurisé un combat moral aussi dans la façon de l'appréhender au Parlement je ne dirais pas grand chose du rassemblement national Mathilde l'a fait si ce n'est je suis à peu près persuadé qu'il n'y en a pas dans cette salle mais répétez-le autour de vous si ce n'est de dire sans relâche à celles et ceux qui ont pu se laisser égarer en votant pour eux que dans le combat quotidien au Parlement pour les droits sociaux pour l'augmentation des salaires pour la justice pour l'égalité il vous trahissent mais l'extrême droite inutile par nature mise à part il y a en réalité deux éthiques parlementaires celle de la macronie qui abîme le Parlement et qui abîme à travers lui la démocratie ça a été dit par Christine je n'y reviens pas un temps de débat réduit à quasiment rien et puis une entorolobe sur le règlement intérieur pour se choisir une opposition de confort celle du rassemblement national et quand moi je suis élu dans le même département que la présidente du groupe Renaissance Aurore Bergé et nous avons avec mon collègue William Martinet de la nouvelle union populaire écologique et sociale nous ne sommes que 2 sur 12 tout le monde n'a pas la chance et le bonheur de vivre en Haute-Garonne nous avons écrit au député renaissance de notre territoire en disant des bâtons discutons venez dans nos circonscriptions défendent votre projet nous viendrons avec plaisir dans les vôtres combattre votre réforme orberger la plupart sont planqués sous la table où on prétexé des problèmes d'argent elle a eu l'amabilité la sincérité de répondre tenez-vous bien elle a dit je ne sais pas aux injonctions de l'extrême gauche alors moi je vais vous dire je n'ai aucune leçon d'extrémisme à recevoir de celles qui a organisé l'élection de devises présidents d'extrême droite au vice-président de l'Assemblée nationale ni de celle qui est organisé le trucage du Règlement de l'Assemblée pour confier au RN une motion référendaire aucune [Applaudissements] alors ils font tout cela et puis nous il nous disent vous votre stratégie c'est de l'obstruction et bien moi je vais vous dire une chose très simple nous on assume nous on assume qu'il y a autant d'amendements qu'il y a de souffrance engendré par cette réforme il est autant d'amendements qu'il y a de témoignages que nous recevons quotidiennement de gens qui disent voilà ce que je veux faire de ma retraite qui disent j'avais programmé mon pot de départ en retraite à cause de cette réforme je devrais le reporter de gens qui disent je n'y arriverai pas je vais mourir au travail oui nous assumons et il y en a même pas assez les amendements si vous voulez tout savoir alors ils disent vous vous rendez compte si on débattait chacun des amendements déposés par la nupesse il faudrait quatre mois quatre mois la belle affaire mais qu'est-ce que c'est 4 mois au regard de deux ans de vie volé aux Français on regarde besoin de repos et de bonheur [Applaudissements] alors oui merci à vous de nous donner de la force pour reprendre dès demain matin le combat parlementaire je veux le dire il y a des mobilisations historiques tu citais le chiffre chez la rapporteur du texte moi il est un chiffre qui m'intéresse particulièrement c'est celui dans la ville d'Olivier du socle tout ça est celui qui explique tellement bien que personne n'est d'accord avec lui et bien la semaine dernière j'ai pas le chiffre du jour encore mais la semaine dernière avait 8700 personnes à Annonay dans la ville dont il a été maire et pour laquelle il s'est occupé de l'attribution des marchés publics de l'eau mais ça c'est une autre affaire quoi que passer éloigner que ça d'ailleurs et bien c'est ça qui est en train de se passer aujourd'hui dans le pays c'est qu'il y a des milliers de gens des millions de gens de toutes les générations qui se lèvent pour la société du temps libérée pour le droit bonheur pour le droit au repos pour la société du partage alors chers amis d'abord nous allons gagner et les faire battre en retraite et ensuite pour la justice pour la dignité pour l'égalité avec la nouvelle union populaire écologique et sociale nous ouvrirons un nouveau temps des conquêtes merci c'était donc le député Benjamin Lucas de génération alors avant de passer à la prochaine intervenante on va avoir une petite vidéo mais je voudrais avoir une pensée particulière pour une personne qui est présente dans la salle qui est Bénédicte taurine qui est débuté de l'art qui était Député de l'Ariège [Applaudissements] merci d'être présente ce soir Bénédicte et on viendra t'aider pour te faire réélire on va passer on va enchaîner deux petites vidéos de deux autres organisations qui organisent cette soirée qui sont place publique et le MRC et on va enchaîner sur ses vidéos avant le prochain intervenant citoyenne citoyen cher camarade c'est bien volontiers que le mouvement républicain est citoyen composante de la Fédération de la gauche républicaine participent au meeting qui nous rassemblent pour s'opposer au réformes du gouvernement concernant le régime de retraite par répartition le gouvernement veut allonger la durée de cotisation et nous faire partir plus tard en retraite cette réforme régressive elle est injuste et elle est inutile cette réforme constitue en réalité une régression pour tous ceux qui aspirent à pouvoir bénéficier de la retraite car elle nous ramène en arrière c'est très forme des retraites est inutile inutile parce que le gouvernement et la droite nous disent qu'il faut ramener les comptes du régime des retraites par répartition à l'équilibre mais les retraites sont équilibrées les économies sont nombreux à montrer qu'on nous raconte des balivernes la vraie raison de cette réforme des retraites elle vous est caché elle vise à répondre à une injonction de la politique libérale de l'Union européenne l'Union européenne veut remettre en cause le régime des retraites de répartition en France et le gouvernement a décidé de se soumettre à cet injonction nous devons empêcher cela par une mobilisation encore plus forte à partir d'aujourd'hui et dans les semaines qui viennent pour obtenir le retrait de cette réforme car elle expose les femmes qui ont les durées de travail déjà hachées et les plus courtes mais aussi les salariés de première ligne ceux qui sont les plus en difficulté dans l'exercice de leur profession parce que ce sont des métiers difficiles exposés à des conditions de travail particulièrement dur à cela aux femmes à ces salariés en première ligne on va demander de partir plus tard et de travailler plus longtemps en cotisant davantage c'est un véritable scandale auquel nous devons tous ensemble nous opposer réforme des retraits du gouvernement on le sait tous elle est profondément injuste non seulement elle est injuste mais en plus elle est profondément inutile pourquoi parce qu'on l'a tous compris les Français ont parfaitement compris le Conseil d'orientation des retraites nous dit qu'il n'y a pas de problème conjoncturel il y a pas le feu au lac en gros donc pas besoin d'avoir une réforme aussi dure pas besoin d'avoir une réforme structurelle et le vrai problème à mon sens de ce qui est en train de faire le gouvernement aujourd'hui c'est qu'il est en train d'abîmer notre démocratie pourquoi parce qu'en fait il ment au lieu d'assumer le fait qu'il veut une réforme dure que peut-être qu'un jour il veut même arriver un système par capitalisation que il estime que travailler c'est une valeur morale et ben au lieu d'assumer ça il est en train de trouver des éléments de langage pour pouvoir justifier cette réforme profondément injustifiable et c'est là à mon avis ou sa faute est complètement impardonnable aujourd'hui pour la première fois peut-être depuis longtemps il y a la possibilité de gagner cette bataille et elle a la possibilité pourquoi parce qu'il y a les syndicats qui sont mobilisés et on les bien tous et parce que cette mobilisation qui se fait parfaitement bien qui est sans violence qui est énorme au niveau des chez les Français elle fait une pression sur le Parlement et elle est en train de mettre en difficulté le gouvernement donc s'il faut absolument rien lâcher faut rien lâcher pour ceux qui ont les métiers les plus durs pour les femmes il faut rien lâcher pour la justice sociale il ne faut rien lâcher aussi pour la démocratie donc merci pour ce meeting place publique et avec vous et en fait on est tous ensemble dans ce combat qu'on espère gagner cette fois-ci et ça ça permettra aussi de construire l'avenir de la gauche et de l'écologie dans notre pays et au niveau européen [Applaudissements] alors avant de donner la parole à la sénatrice Cécile cookerman du PCF juste pour information vous pouvez retrouver dès demain sur radiopeace.fr en podcast le meeting en intégralité oui Cécile c'est à toi bonsoir bonsoir chers amis bonsoir Toulouse et je crois que ce soir tout simplement bravo bravo d'abord pour le nombre présent ce soir dans ce meeting mais aussi et surtout pour la qualité de ce meeting d'un meeting j'oserais dire doublement unitaire qui rassemble à la fois les organisations syndicales et la diversité des formations politiques de gauche et je vous le dire ici ce soir parce que nous sommes parfois raillés de cela mais la diversité en politique comme dans la société et toujours une richesse nous n'en avons pas peur nous savons que c'est notre force nous sommes divers nous sommes rassemblés et nous ne lâcherons pas pour nous pour nous opposer à ce projet de réforme inique alors oui ici ce soir dans cette belle capitale d'Occitanie terre de résistance de solidarité et de fraternité faisons entendre la voix de toutes celles et de tous ceux qui partout dans notre pays ce sont mobilisés aujourd'hui et je n'en doute pas continuerons de se mobiliser très fortement nombreux samedi prochain nous sommes ce soir avec ce débat sur les retraites dans un véritable choc de civilisation et cela a déjà été dit faut-il continuer d'accepter sans rien dire parce que cela serait justifié par la démographie faut-il continuer d'accepter de travailler toujours toujours plus longtemps faut-il accepter que finalement nos temps de vie ne soient plus respectés et que après le travail seul la maladie et la mort soit l'avenir pour les milliers de salariés dans notre pays à cela nous disons NON nous disons non parce que oui il y a ce temps et cela a été rappelé tout à l'heure ce temps de l'enfance de la jeunesse de cette jeunesse qui se forme qui ne perd pas son temps de cette jeunesse qui découvre qui apprend qui se confront à l'autre qui se forme pour demain il y a ce temps du travail parce que non il n'y a pas des Françaises et des Français qui seraient des paresseux et qui attendraient tranquillement pour cela couler douce il y a des Françaises et des Français qui chaque matin travaillent il y a des Françaises et des Français qui aujourd'hui sont privés d'emplois alors qu'ils aimeraient tellement pouvoir aller travailler dans des conditions dignes avec un salaire de qualité et puis il y a ce troisième temps et je n'invente rien puisque dans notre langue nous parlons même du troisième âge il y a ce temps de la retraite et ce temps de la retraite il n'y a aucune indécence à vouloir dire que oui nous voulons nous voulons en profiter parce que dans une société humaine dans une société progressiste dans une société émancipatrice bien évidemment après ce temps du travail il y a aussi celui du droit au repos mais là encore et ça a été déjà rappelé ce n'est pas un temps d'individualisme et de repli sur soi c'est un temps qui revêt une immense utilité sociale une utilité pour l'individu mais une utilité pour toute la société et nous avons à créer cette réforme 21e siècle mais oui moi je le dis je veux continuer de voir devant les écoles c'est papi et c'est mamie venir en bonne santé récupérer les enfants je veux continuer comme lundi dernier dans mon département à l'occasion d'une visite communale avoir des élus qui me disent écoute Cécile c'est le début des vacances scolaires on a les petits enfants aujourd'hui donc on va pas faire trop long parce qu'on veut pouvoir en profiter et qu'il faut bien les garder pendant que les parents travaillent parce que oui je veux continuer d'aller chaque week-end dans ses assemblées générales qui sont aujourd'hui dans des associations tenues à bout de bras par des retraités qui ont donné après leur temps de travail un temps tellement tellement utile à la société parce que oui il y a besoin encore de toutes ces femmes et de toutes ces de tous ces hommes qui en bonne santé continue ce que leur a apporté le travail continue cette capacité à pouvoir se sociabiliser continue à pouvoir faire société mais c'était pas si vieux que ça souvenons-nous deux hommes pandémie plusieurs semaines de confinement cette période où nous avons vécu les uns à côté des autres choses terrible pour un être humain qui avant tout est fait pour vivre l'un avec l'autre et donc oui cet enjeu de l'âge de la retraite et je mets je vais y revenir ce n'est pas qu'une question d'équilibre financier ce n'est pas qu'une question comme certains voudraient nous y emmener de savoir qui a le droit à la reconnaissance de la pénibilité ou qu'il n'y a pas ce n'est pas qu'une question de femme et d'hommes ce n'est pas une question de situation individuelle additionnée les unes à côté des autres c'est définitivement un enjeu de société et de ce que nous voulons pour pouvoir continuer de bien vivre ensemble dans notre pays alors puisque chacun il va de la sienne sur les enjeux de financement de chiffres en chiffres de contre chiffres en contre chiffres et c'est normal c'est cela aussi le débat politique comme je l'ai dit et comme d'autres l'ont dit avant puisque c'est un choix de société il y a des choix financiers alors le système aujourd'hui est à l'équilibre mais peut-être dans 10 dans 20 ans dans 30 ans et je n'ai même pas envie de rentrer dans ce débat ici ce soir ni demain ni au mois de mars quand le texte arrivera en séance au Sénat la question c'est comment est-ce que maintenant si l'on définit la retraite comme un bien public on équilibre et qu'on permet effectivement de pouvoir financer ce temps indispensable de la vie ce temps il peut être financé et ça a été déjà été dit de différentes manières il peut bien évidemment être financé avec par exemple les 385 milliards de revenus financiers qui ont et qui ont eu lieu en 2021 on les prend pas tous quelques pour cent pourraient suffire demain à aller vers un abaissement de l'âge de départ à la retraite oh modifiant même l'existant d'autres l'ont déjà dit on pourrait c'est d'ailleurs assez surprenant parce que on nous répond en permanence à l'Assemblée nationale comme au Sénat que la situation vraiment est difficile elle est difficile dans ce pays parce que on est un pays où vraiment on manque de revenus on manque de richesse on aimerait faire tellement mieux mais on a vraiment pas du tout l'argent et à chaque fois qu'il y a des propositions qui sont faites pour en trouver sans être toujours des grandes propositions révolutionnaires on nous dit que c'est pas possible par exemple taxer les dizaines de milliards de super profits ça aide de ces profiteurs de la crise de ceux qui s'enrichissent chaque jour alors même que les Françaises et les Français voient leurs factures d'énergie augmenter et leur facture d'essence un peu plus chaque jour et bien ces milliards de profils là on pourrait pas aller taxer par exemple pour satisfaire les utilité sociale de la retraite et puis et je ne vais pas faire une liste à la Prévert mais bien évidemment si demain nous agissons pour une égalité salariale réelle c'est autant de cotisations sociales qui viendront abonder le financement de la caisse des retraites si demain nous nous mettons fin à ce chômage à cette précarité et que nous sommes dans un pays où nous sommes en capacité de pouvoir offrir un emploi digne de qualité à temps complet à toutes les Françaises et les Français nous viendrons augmenter le financement de la caisse des retraites et puis il y a un grand absent dans le financement c'est effectivement que les Français vont devoir travailler plus longtemps mais que les cotisations passent à l'arrière mais vous savez cotisation patronale on va pas trop y toucher quand même parce que ça pourrait devenir compliqué mais alors on va pas y toucher pour certains mais par contre il y a une idée certainement de génie là encore et c'est pas le président du département qui me contredira qui a été dire bien par exemple on pourrait demander exiger aux collectivités territoriales et aux hôpitaux qui bien évidemment les collectivités territoriales comme les hôpitaux sont en très bonnes santé financière et n'ont aucune dépense publique à satisf pour satisfaire la population et bien eux par contre on va leur augmenter cette part de cotisations pour pouvoir venir financer le système des retraites c'est une proposition totalement inique totalement injuste parce que demain si les collectivités territoriales sont amenées à contribuer davantage et bien ce seront des collèges des routes en moins du temps périscolaire de la restauration scolaire en moins pour nos enfants c'est de tout ceci dont ils veulent nous priver et c'est à ceci que nous devons vous opposer alors je crois qu'il nous faut ne rien lâcher et aussi vous savez c'est peut-être mon côté un peu vieille mère comme dirait mes enfants savoir aussi ce retourner sur ce qui s'est passé derrière je crois il faut qu'on se le dise très tranquillement ici qu'il ne faut jamais toucher à nos acquis jamais touché ni à l'âge du départ en retraite ni au nombre de trimestres à cotisés parce qu'on voit bien comment depuis maintenant quelques années les uns en ayant touché à l'âge du départ en retraite les autres en ayant touché au nombre de trimestres nécessaires et indispensables pour pouvoir avoir une retraite complète on voit bien comment aujourd'hui chacun s'appuie sur l'un sur l'autre pour justifier que de toutes les façons 43 ans avant 64 ans très peu les aurons et que donc finalement cette recette cette réforme pardon ne serait pas si mauvaise et donc oui nous avons besoin de réaffirmer que nous avons les capacités et la nécessité humaine et sociale de revenir sur la retraite à 60 ans à 37 ans et demi pour toutes et pour tous pour cela nous avons besoin de continuer la mobilisation cette mobilisation elle est diverses et elle doit le rester cette mobilisation elle est citoyenne cette mobilisation elle est syndicale cette mobilisation elle est politique et nous avons besoin d'ici samedi et dans les semaines qui viennent d'amplifier de continuer j'oserais dire dans chaque ville dans chaque village des Pyrénées ici des contreforts du Massif central ou du littoral d'aller voir chacune chacun dans les entreprises sur les marchés dans les cafés de débattre d'avancer point par point et d'avancer les arguments contraires à ceux que nous veulent nous faire entendre le gouvernement et cela est déjà été dit je le redis chaque jour qui passe chaque jour qui passe vois les arguments du gouvernement reculé ne cédons donc pas trouve-nous pour celles et de ceux qui en étaient de ce formidable tant que fut celui de 2005 forme souvenons-nous de ce moment où le référendum le oui devait l'emporter il y avait presque même pas besoin de passer devant le référendum tellement la messe était dit avant d'avoir commencé et pourtant et pourtant et la presse n'y a pas aidé seul le journal l'Humanité à l'époque avait mis l'intégralité du texte dans les mains des citoyens ces deux cela dont nous avons besoin débattre échanger continuez à agir et je vous invite à retrouver dès samedi ce numéro spécial de l'humanité qui donnera le décryptage de la réforme qui donne la parole à l'ensemble des dirigeants syndicaux à l'ensemble des dirigeants politiques et qui dans l'unité nous invite à pouvoir chacune chacun jouer notre rôle dans cette mobilisation alors vous l'aurez compris on lâche rien et plus que jamais à Toulouse soyons et resto motivés c'était Cécile cookerman sénatrice du PCF et avant d'accueillir notre dernière intervenant nous avons une petite vidéo des jeunes qui on va imposer une jeunesse contre Gary toujours plus de travailler toujours plus alors même qu'on lui donne aucun horizon dû à l'état de la planète a dit souvent temps il faut obtenir le retrait de cette réforme gagner enfin en construisant un puissant mouvement offensif pour sortir de ce capital qui détruit nos vies construire un mouvement massif de la jeunesse sur les lycées des facs des lieux cette réforme est également un non-sens puisqu’elle accentue les inégalités entre les femmes et les hommes les femmes vont devoir travailler huit mois de plus alors que les hommes jusqu'à 4 mois de plus ce gouvernement qui reconnaît cette inégalité estime qu'il n'y a pas de mort d'homme pourtant il se revendiquait d'être un quinquennat féministe et là clairement il est anti-féministe social de santé sont largement issus des conditions de travail à 35 ans les hommes cadres ont une espérance de vie supérieure de 6 ans ouvriers près de 10 millions de travailleurs subissent des contraintes physiques marquées le gouvernement va faire disparaître tous les dispositifs de départ anticipé le même gouvernement qui a enlevé les critères de pénibilité dans du précédent quinquennat nous ne voulons pas d'une retraite pour les morts mais bien pour les vivants c'est un taux de la vie auquel on a droit et qui permet de se consacrer à d'autres choses que le travail par exemple à une association ou Agathe ce qu'ils ont partagé par la retraite Macron et des organismes toute la société on est contre sa réforme mais aussi plus globalement quand son projet et sa vision de la société pour nous c'est la double peine d'un côté les politiques de Macron nous garantissent une entrée tardive dans le monde du travail souvent dans des contrats courts et mal payés de l'autre la réforme d'Elisabeth borne nous promet une retraite précaire après 44 ans de boulot ce qui m'a en péril notre système de retraite c'est les basses salaires les inégalités salariales et le chômage on demande aux jeunes de travailler toujours plus alors même que l'état de la planète ne nous donne aucun horizon à 15 ou 20 ans nous demandons le retrait de cette réforme il nous proposerai un mouvement puissant notamment dans la jeunesse dans les facs au lycée sur les lieux de travail nous refusant le pot d'Eva que tente d'imposer le gouvernement cette réforme est purement comptable et va reposer sur le dos de travailleur elle est le symbole d'une vision strictement néolibérale travailler plus pour le capital sinon non à la retraite à 64 ans alors dernière intervention il est dépité du PS et président du groupe socialiste à l'Assemblée Boris [Applaudissements] député député député c'est les macronistes ils le sauront plus encore dans les semaines à venir évidemment le privilège de la dernière intervention c'est toujours ce moment on se demande dans l'obscurité de la salle et ce qui sont encore là vous êtes encore là [Musique] c'est aussi le moment on se dit après beaucoup d'interventions brillantes et argumentée merci les copains et les copines qu'est-ce qu'on va pouvoir raconter de neuf et puis j'ai une idée je me suis dit finalement on était peut-être un peu brutal avec ce gouvernement un peu injuste avec certains de ces ministres et j'en connais qui ont été nos camarades qui ont fréquenté nos rangs et nos bancs et je pense en particulier au premier d'entre eux qui portent aujourd'hui cette réforme Olivier du soft j'aime l'appeler Olivier Dussault qui j'aimerais que vous le reconnaissiez avec moi à le mérite de la constance il était en 2010 contre la retraite à 62 ans il est aujourd'hui contre la retraite à 62 ans j'aimerais qu'on hommage à cette constance la vérité puisque si tant m’indaises Jospin comme avant eux Sarkozy cité Léon Blum ou Jean Jaurès il nous enjoignent un exercice de vérité évidemment la question qui se pose à nous c'est comment croire un ministre qui manifestement ne croit à rien tellement revenus de tout qu'il ne sait plus où il veut en venir parce que la vérité je veux le dire avec le président du corps sans exégèse et sans intermédiaire les finances des retraites ne dérapent pas voilà la vérité la vérité elle est même plus tordu plus vilaine plus grave que le gouvernement veut bien nous le faire croire car si vous regardez dans les petites lignes du corps comme on lit dans les petites lignes des polices d'assurance ce que sous tant le gouvernement c'était dit il y a un instant il y a dans les poésies hypothèses du gouvernement en appauvrissement de tous les fonctionnaires une baisse de la masse salariale de 11% d'ici la fin du quinquennat ça veut dire le gel du point d'intyse de façon durable ça veut dire des baisses de pouvoir d'achat pour celles et ceux qui se lèvent tôt qui travaillent qui sont au service de ceux qui n'ont comme capital que les services publics c'est une honte il est inscrit aussi dans ces petites lignes que les femmes continueront durablement d'avoir un taux d'emploi inférieur aux hommes qu'elles auront durablement un salaire inférieur aux hommes alors le premier constat que l'on peut faire contre ce gouvernement qui n'a cessé de clamer que cette réforme serait une grande victoire pour la cause des femmes que cette grande cause du quinquennat dans la bouche d'Emmanuel Macron c'est cause toujours [Applaudissements] avec cette réforme les surcotisations seront deux fois plus longues pour cette jeune génération pour les femmes que pour les hommes sur les 18 milliards d'économies que le gouvernement escompte les deux tiers 12 milliards seront faits sur le dos des femmes après avoir eu les carrières difficiles des carrières hachées après s'être occupé de leurs enfants de leurs parents de leur grand-parents elles auront des petites retraites et la vie dure dans la vie active contrera d'être la vie difficile dans l'âge de la retraite et elle continueront contrairement à ce que dit la première ministre non pas à partir à la retraite avant les hommes mais bien à continuer à partir à la retraite après eux cette réforme ce n'est pas une réforme féministe c'est une réforme patriarcale [Applaudissements] chacun leur a compris et je crois qu'il faut mettre des mots sur les choses cette réforme c'est d'abord un impôt sur la vie des gens hier le charmant le brillant le sympathique Gabriel Attal nous disait à nous les partager les utopistes la gauche et nous et vous vous avez une obsession avec les impôts ça c'est vrai qu'ils n'ont aucune obsession avec les impôts sinon celle de baisser les impôts des plus riches et les multinationales ils nous disait vous vous avez pas d'autres solutions que d'augmenter les impôts mais la réalité c'est qu'il confond l'augmentation des impôts avec la justice fiscale nous ce que l'on veut c'est qu'on arrête de creuser des poches vides et qu'on aille chercher dans les poches pleines parce que nous savons où trouver l'argent nous savons qu'il faut taxer les multinationales taxer un certain nombre d'entre elles qui se sont enrichis dans la guerre et certaines par la guerre en restant par exemple en Russie alors que le pays devait dire Poutine attaquer l'Ukraine nous savons que les multinationales font de l'optimisation fiscale agressive et qu'il manque 20% de l'impôt sur les sociétés à tous les pays d'Europe qu'il en manque à nos services publics qui leur manque un autre hôpital qui n'en manque à notre peuple à nos enfin vous avez compris chez tous les mots mais dans le désordre oui les obsédés de l'impôt ce sont bien vus bien nous d'ailleurs pour les profs de français je vais voir si vous suiviez ce sont bien eux parce que la vérité quand je dis que c'est un impôt sur la vie c'est d'abord un impôt sur la vie des plus modestes et des classes populaires c'est un impôt sur la vie de celles et ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre quand ils ont un travail et quand ils arrivent en vivre voilà pourquoi ce combat contre cette réforme de retraite est indissociable d'un autre combat que nous avons mené pour un juste partage de la valeur ajoutée pour l'augmentation des salaires pour l'augmentation du SMIC à 1500 euros pour la dignité au travail pour le travail porteur de sens pour l'émancipation par le travail et pour le droit à un repos mérité quand on a travaillé et qu'on connaît le prix de l'effort parce qu'on peut tourner cette réforme dans tous les sens on peut au fond manier tous les boniment moyenner toutes les moyennes sortir de sa poche tous les chiffres les plus abscons pour essayer de convaincre et de se heurter au mur de la réalité mais la probabilité après cette réforme pour les plus pauvres pour les plus modestes de mourir avant d'atteindre l'âge à la retraite ce droit deux fois plus fort que pour les plus riches vous le savez on conteste cette statistique quand on revendique un quart des plus pauvres des Français sont déjà morts à 62 ans combien seront-ils demain plusieurs milliers de plus des dizaines de milliers c'est-à-dire trois fois au moins les morts sur les routes voilà le projet de progrès que le gouvernement voudrait nous faire avaler la probabilité du nord-étaire courte de moins de 5 ans la probabilité d'une retraite de moins de 10 ans la probabilité de tomber malade très vite là aussi être plus grave plus lourde pour les plus modestes que pour les plus pauvres c'est un impôt dégressif on demande beaucoup à ceux qui ont peu et peu à ceux qui ont beaucoup [Applaudissements] et au fond disons le j'ai hésité mais d'autres l'ont fait avant moi reprendre cette formule et je le dis devant les organisations syndicales devant la CGT nous non aussi un nom à cette réforme en reprenant la formule de la CGT en 1910 qui disait et c'est vrai pour beaucoup de ceux que je viens d'évoquer votre réforme c'est la retraite pour les morts [Applaudissements] il y a dans la République en marche dans la doctrine des marchistes je dis les marchés parce que vous savez c'est comme quand la droite dimitron comprend tout de suite ce qu'on en pense il y a chez les marchistes ou font quelque chose de nuit debout des élites vous savez cette espèce d'idée que on va faire quand même payer ceux qui ont déjà été les perdants de la mondialisation et c'est exactement ce qui se passe parce qu'après le quoi qu'il en coûte il va en coûter à toutes celles et à tous ceux à toutes celles surtout que nous avons un peu dit à 20h à celle qui ont tenu le pays de bout vous savez c'était cette période où finalement on avait plus besoin de la caissière que du publicitaire on avait plus besoin de l'ouvrière de l'agroalimentaire que du conseiller en gestion de patrimoine on avait plus besoin du paysan de l'éboueur que du banquier et bien c'est cela c'est ces femmes c'est ces hommes qui escomptaient de nos applaudissements un peu de reconnaissance de leur été social qui espérait peut-être un plus juste partage de la richesse un peu plus de reconnaissance et de considération nous demeurer dans la lumière dans lequel la crise des avait plongé et de ne pas retourner dans l'ignorance et dans l'ombre et bien cela le gouvernement a décidé de les faire payer à la caisse et nous ne l'acceptons pas et vous ne l'acceptez pas [Applaudissements] au fond si nous devons considérer ce qui se passe dans les rues ce qui se passe dans cette salle où j'ai vu plus d'espérance que de colère c'est que ces hommes ces femmes qui défèrent par les rues par milliers par centaines de milliers par millions au fond porte quelque chose de plus grand que cette petite réforme de plus grand que ce petit gouvernement le plus grand que ce petit président parce qu'il y a dans ces manifestations dans lesquelles nous avons vu des hommes et des femmes s'échapper de l'atelier de l'usine ou du bureau prendre quelques heures sur des salaires souvent maigres pour manifester dans ces rangssérés nous avons entendu des hommes et des femmes dire c'est la première fois que je manifeste mais cette fois-ci c'est trop et c'est trop injuste dans les rangs de ces manifestations où on a vu des hommes et des femmes les corps tourmentées les corps mites les articulations abîmées les dos cassées nous dire nous on est fier de notre travail on veut bien le faire mais on pourra pas le faire plus longtemps nous avons vu une sourde révolte contre l'ordre établi nous avons vu au fond une quête de sens du travail perdu nous avons vu l'aspiration à une nouvelle place de l'Homme à remettre à l'endroit ce qui a été mis à l'envers à hiérarchisé nos priorités à interroger notre rapport aux autres aux choses et au monde et au fond il y a dans cette manifestation quelque chose de plus grand que nous qui se joue c'est le monde de demain et nous nous cognons au monde d'hier avec Emmanuel Macron et là le visage jeune mais il a la politique RSE alors je vous dis merci je vous dis merci vous les organisations syndicales de donner le beau visage de l'unité de marcher ensemble dans la rue pour dire votre désaccord pour dire votre confiance dans le progrès pour dire votre croyance dans un autre monde je vous remercie vous de porter la flamme quand d'autres ne Spirent qu'à la cendre je vous remercie de demeurer mobiliser comme vous l'êtes ce soir comme vous l'étiez aujourd'hui à Toulouse et dans toutes les villes du Sud-Ouest jusqu'à Mont-de-Marsan qui n'est pas en Occitanie mais qui est cher à mon cœur [Applaudissements] je terminerai en disant que ce qui se joue c'est l'éclosion d'un printemps et comme le disait Bloom en 1936 au moment de la campagne législative il avait cette espérance cette certitude que tout dans l'arbre veut être fleur alors soyez dans cette lune fleur soyez au fond plus heureux plus joyeux que les sinistres SIRS qui nous gouvernent et puis puisque nous sommes à Toulouse et bien je vous dirai soyons motivés pour le face à face soyons motivés quand on les aura en face soyons motivés pour la lutte des classes soyons motivé contre les dégueulasses merci merci merci à vous tous merci pour ce meeting très féminin ce soir merci à nos parlementaires merci aux organisations syndicales d'être venues merci à vous tous et on se retrouve samedi samedi pour rappel manifestation samedi donc à 10h30 au départ de François Verdier pour la quatrième journée donc des retraites [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] le monde le monde va changer de base nous ne sommes rien soyons-nous [Musique] pour nous et le bas la terre nationale sera le genre humain [Applaudissements] [Applaudissements]
Mathilde Panot