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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 30 mai 2022 20 minAutoproduitDivertissementÉconomie & entreprisesNumériqueCulture, médias & sport

BERNARD-HENRI LÉVY, MBAPPÉ ET BLAST AU PAYS DE L'OR NOIR

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Locuteur 1Chiffre
    « Une hausse de trois minutes par semaine passée devant Fox News augmente la probabilité de voter pour le candidat républicain de 0,42 point de pourcentage, ça c’était pour l'élection de 2000, et ça monte jusqu’à 1 point de pourcentage en 2008. »
  • 5:00Locuteur 1Chiffre
    « Nous sommes passés de 0 à 14 000 abonnés payants, 520 000 abonnés Youtube et une trentaine de permanents dont la moitié sont en CDI. »
  • 6:00Locuteur 1Chiffre
    « Elle employait un peu moins de 800 personnes, et nous sommes un peu plus de 80 000 personnes aujourd’hui dans le groupe. »
  • 7:00Locuteur 1Fait
    « Nous avons publié une vingtaine de lettres et de documents échappés du ministère de l'Économie qatari. »
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    « Nous avons récupéré ces lettres, avons vérifié leur authenticité, avons contacté les personnes mises en cause, avons questionné l'émir et ses ambassadeurs, et avons fini par publier 19 articles. »
  • 9:00Locuteur 1Fait
    « Nous avons écrit et largement documenté que l'émir avait demandé à son ministre qui avait demandé à son directeur du Trésor de verser à BHL pour service rendu dans le déclenchement de la guerre en Libye un pourboire. Nous n'avons pas dit qu'il l'avait touché. »
  • 10:00Locuteur 1Chiffre
    « 9 millions pour BHL, c'est un pourboire. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La Jeep des Dupont. Qu’est-ce qui t’a pris Dupont ? Pourquoi tu es descendu en marche ?

En marche ? Mais cette voiture qui nous a dépassé roulait tellement vite que j’ai cru que nous étions arrêtés ! Vous vous demandez sans doute pourquoi je place ce quinzième édito blastien sous l’égide de Tintin et d’Hergé… Je vais vous le dire, mais avant j’aimerais camper la situation.

Il est 19h42, j’ai quitté mon bureau voici 30 minutes, sauté dans ma voiture très polluante et garé l’engin en gare de Metz pour courir dans mon TGV et ouvrir mon Mac, à peine essoufflé. Ici voiture 11 place 72, je suis ravi pour deux raisons. Pour la première fois depuis plus de deux ans, je voyage sans masque et m’étonne cependant de voir, ça et là, quelques résistants le porter toujours, embrigadés qu’ils sont à craindre d’être contaminés par un sourire humain.

La seconde raison qui me met malgré tout en joie dans ce TGV climatisé, c’est le silence autour de moi, l’absence de wifi et l’opportunité d’avoir enfin plus du temps pour gratter mon édito. Trois jours que j’y pense sans pouvoir l’exécuter. J’ai passé une partie de la journée d’hier à chercher une photo de Miss.Tic et moi du temps où nous avions le même galeriste et où nous buvions des verres dans les bistrots de la rue Lepic.

Et je me suis perdu dans ses pochoirs, autant que dans mes photos de monstres. Miss.Tic était la meilleure éditorialiste de Paris.

Je lui dédie cet ultime effort visant à raconter le monde à travers ma fenêtre de TGV, content que je suis d’être dans cette bulle… L’époque est monstrueuse et Miss.Tic était une femme admirable. Je m’en veux de ne pas lui avoir assez dit.

Diriger Blast est devenu pour moi une affaire compliquée où le temps passé à régler les problèmes, à arbitrer les conflits et à administrer cette machine en perpétuel mouvement a pris pas sur le reste et sur ce qui faisait ma vie et mon bonheur d’avant. Écrire. Je le retrouve un peu dans mes éditos.

Normal me direz-vous… “C’est important ce que tu fais…” “Mets un peu ta vie entre parenthèses…” “C’est important Blast…” Nous sommes en pleine croissance. En une année nous sommes passés de 0 à 14 000 abonnés payants, 520 000 abonnés Youtube et une trentaine de permanents dont la moitié sont en CDI. Nous sommes condamnés à nous développer.

Je veux dire, la survie de Blast passe par une croissance et une inventivité constante. Si on se replie sur nous-mêmes, on meurt. Je suis le garant de cette évolution, sa courroie de transmission et son carburateur.

Éloge du carburateur est un livre de Matthews B Crawford qui m’a beaucoup marqué lors de sa sortie en 2009. C’est le témoignage d’un type, un philosophe, qui lâche New York et la finance pour réparer des motos à Richmond. Je vous en lis un extrait un peu long.

Après tout, j’ai le temps : Il y a déconnexion totale entre son existence au travail et ses loisirs : dans la première, il accumule de l'argent, dans le cadre des seconds, il engrange de la nourriture psychique. Les deux dimensions de son existence sont codépendantes et aucune ne serait possible sans l'autre, mais la forme que prend cette codépendance est celle d'une espèce de négociation entre deux subjectivités différentes plutôt que d'un tout cohérent et intelligible.” Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir… En créant Blast, avec vous qui nous soutenez et ceux qui le fabriquent aujourd’hui au quotidien, même si j’ai dû lever le pied sur ce que j’aime le plus, je pense accomplir un vieux rêve crawfordien… Mettre en accord les deux dimensions de ma vie.

Ça ne durera peut-être pas, mais pour l’instant, le miracle tient. Nous sommes des sherpas de l’information. Nous avons eu un petit coup de mou après la présidentielle et le spectacle de la Cigale, instants magiques qui clôturait un cycle.

Bonsoir ! Ça va les gauchiasses ? On va reprendre ces contre-soirées en septembre à Paris et en province.

Il faut qu’on sorte de nos murs… L’arrêt momentané du JT à la con… Bonsoir à toustes. Et bonsoir à toutses. Bienvenue dans le journal à la con de Blast.

L’appel de la plage et du farniente, la fatigue de revoir Macron faire son comeback avec son équipe de loosers ne sont pas étrangers à notre légère baisse de régime. Heureusement, Bolloré est toujours là, plus envahissant que jamais pour nous donner envie de nous battre et de ne pas lui laisser tout le terrain. Je suis né dans une grande ancienne famille bretonne et l’entreprise qu'elle dirigeait était tombée en difficulté.

J'ai donc été appelé à quitter la banque pour m’atteler au redressement et au développement de cette entreprise. Quand je suis arrivé, elle faisait 20 millions de chiffres d’affaires, elle en fait aujourd’hui 20 milliards. Elle employait un peu moins de 800 personnes, et nous sommes un peu plus de 80 000 personnes aujourd’hui dans le groupe.

On va l’épingler dans une enquête de Nicolas Vescovacci bientôt en ligne sur le site de Blast. Je dis ça pour prévenir ses avocats. On s’attend à du papier bleu.

C’est la marque de fabrique de Bolloré. Il tire et réfléchit après. Avez-vous relevé cette étude américaine synthétisée dans un vieil article du Monde ?

Une hausse de trois minutes par semaine passée devant Fox News augmente la probabilité de voter pour le candidat républicain de 0,42 point de pourcentage, ça c’était pour l’élection de 2000, et ça monte jusqu’à 1 point de pourcentage en 2008. Partout où Fox News a sévi, Donald Trump a gagné. C’est dire l’importance des médias.

Ça n’a pas marché exactement de la même façon avec Bolloré et Zemmour, même si Pascal Praud a récemment lâché le morceau… Eric Zemmour avait mis au cœur de la société française, de sa campagne électorale, ces sujets-là. Ces sujets, on les a développés sur cette antenne. Ces sujets nous touchaient.

On avait envie, pour tout vous dire… C’est terminé avec la fin de la campagne électorale ? On avait envie parfois de défendre cette identité française, ses mœurs, ses coutumes, ses habitudes. Il semble manifestement que pour les Français le pouvoir d’achat soit plus important.

En France, Marine Le Pen a tiré son épingle du jeu grâce aux débats lancés par les deux autres, Bolloré et Zemmour, sur les chaînes et dans les journaux du boss. En gros et en ouverture de mon édito TGV, mon message peut se résumer ainsi : Si vous ne voulez pas que Bolloré continue à polluer nos esprits et fasse bientôt gagner les fachos et les vieux réacs qui s’inventent un grand remplacement, votez Blast et abonnez-nous. A la rentrée, nous allons lancer une nouvelle et importante campagne pour financer nos enquêtes, relancer le JT à la con et surtout commencer à créer un Blast 2, une chaîne bis, basée sur des programmes culturels.

Je rêve de refaire Apostrophe sur Internet. Finalement; il ne tient pas tellement la bouteille cet écrivain américain. Vous ne voulez pas l’emmener là ?

Cette chaîne complémentaire ne va pas naître tout de suite et facilement mais, si les loups ne nous mangent pas et si nous restons sérieux et groupés, on devrait y arriver. Je vous parlerai bientôt du procès que nous fait un producteur énervé qui veut beaucoup d’argent car nous portons le même nom que lui. Le type ne veut que du fric.

Du fric, toujours du fric… Comme au Qatar, au PSG ou au Réal… L’or noir maintenant, c’est la notoriété et la surface médiatique. Un autre homo sapiens insiste lourdement pour nous voir couler. Il a plus de moyens que le producteur énervé.

Et lui aussi est irrité. Il s’appelle Bernard Henri Lévy. Et c’est parce que son procès en appel a lieu demain que je suis dans ce TGV pour Paris.

J’ai rendez-vous à 14 heures avec Julien Kahn notre avocat et avec des magistrats qui devront confirmer ou infirmer notre victoire en premier instance. Car nous avions gagné. Implacablement.

Mais le BHL est mauvais quand il perd. C’est un orgueilleux. Faut toujours se méfier des orgueilleux.

Au tout début de Blast, Thierry Gadault et Bernard Nicolas ont travaillé sur le financement qatari de la Coupe du monde de football. Commissions à gogo. Nous avons publié une vingtaine de lettres et de documents échappés du ministère de l’Economie qatari.

En gros, l’émir commande à son secrétaire de verser telle somme à tel quidam pour service rendu. Le secrétaire transmet la demande au ministre de l’Economie qui écrit ensuite au directeur du Trésor qui débloque la somme. Tout est réglé comme sur du papier à musique, avec formule de politesse et code barre.

Tout aurait dû rester dans un coffre, mais une fuite opportune de documents est venue tout mettre par terre. A commencer par le ministre de l’Economie, pas celui des virements, son successeur, qui est en prison pour corruption… Le procureur général de Doha aussi… L’émir est énervé lui aussi. Tamin ben Hamad Al Thani n’aime pas perdre la face et encore moins qu’on s’enrichisse derrière son dos.

Une de nos sources nous a appris que la lecture de Blast l’avait mis en rage. Nul ! Nul !

Nul ! Nul ! Bref, nous avons récupéré ces lettres, avons vérifié leur authenticité, avons contacté les personnes mises en cause, avons questionné l’émir et ses ambassadeurs, et avons fini par publier 19 articles dont très peu ont été repris en France, sauf par le Parquet national financier qui a diligenté des enquêtes.

Bizarre quand même de voir que des ronds de cuir de Batignolles sont plus réactifs que la fine fleur de la presse hexagonale. Beaucoup de nos documents concernaient la Coupe du Monde achetée par l’émir via Nasser al Khelaïfi le patron du PSG. Je ne vais pas refaire l’histoire.

Allez faire un tour sur notre site. Parmi les victimes collatérales de ces fuites de documents, le champion de France toutes catégories de la philosophie pour teubés, le va-t-en guerre le plus abruti, le plus nombriliste et le plus vantard de l'Hexagone, mon ami Bernard Henri Lévy. Je l’aime cet homme car il représente, en un seul morceau de la tête aux mocassins, tout ce qui me fascine dans l’humanité finissante de ce siècle diabolique.

Quand je dis que je l’aime, je veux dire que je l’apprécie journalistiquement, littérairement. Quand je rencontre un engoncé du bulbe, un pleutre, un faiseur, un faisan, un bêlant, un qui se la pète grave, un suffisant, et j’en rencontre et ils participent souvent à mon accablement, je me dis : “Est-il pire que BHL ou que Philippe Val ?” Non Val est indépassable, mais BHL comment dire ?

C’est une quintessence, un renouvellement permanent, une inventivité à toute épreuve. Et une méchanceté. Vous n’imaginez même pas à quel point ce type est méchant et rancunier.

Je peux vous dire que j’en sais quelque chose. Je pense, sans vouloir me pousser du col, que je le hante. C’est d’ailleurs son avocat Alain Jakubowicz qui l’a plaidé en premier instance. “Mon client ne dort plus la nuit depuis que Mr Robert a publié ses insanités.” BHL, et je pèse mes mots, c’est surtout une baudruche qui se gonfle et nous gonfle depuis tant d’années.

Il va bientôt se dégonfler. Vous verrez. Je dis ça en toute quiétude car je me fous de BHL comme du ministre de l’Economie qatari.

Je veux dire, il n’avait aucun intérêt pour moi avant nos publications et ses procès. Et il en a toujours aussi peu après, tant il s’est trompé toujours ou presque avec une constance qui défie l’entendement. D’ailleurs si j’étais Ukrainien, franchement je me méfierais.

Donc, nous avons écrit et largement documenté que l’émir avait demandé à son ministre qui avait demandé à son directeur du Trésor de verser à BHL pour service rendu dans le déclenchement de la guerre en Libye un pourboire. Nous n’avons pas dit qu’il l’avait touché. Nous nous sommes même étonnés qu’avec la fortune africaine héritée de son père, de l’incongruité de cet ordre de virer 9 millions. 9 millions pour BHL, c’est un pourboire.

Mais bon, ça n’a pas plu à BHL. Et je me retrouve là presque à la barre d’un tribunal. Je vous dirai plus loin ce qu’il en est… Mais avant, revenons aux jours écoulés entre missiles russes, soldats défaits et Poutine botoxé.

Trois mois déjà. Qui aurait parié sur cet enlisement ? Ce jeu de dupes entre Occident et Orient, OTAN et OTSC, l’équivalent russe de l’OTAN.

Tant de bombes lâchées, payées, surfacturées. Tant de souffrances, de viols, de mensonges, de propagande… Je regarde défiler les façades, le soleil couchant. Je me dis qu’on est quand même bien là, tranquilles, à une centaine de secondes de l’arrivée d’un missile hypersonique expédié par le Kremlin.

Vous avez vu les marchands de peur ? Ceux qui crient au loup… Ils crient tellement qu’on s’habitue. Et puis soudain, un jour.

Qui craint le grand méchant loup… J’avais commencé par Hergé, j’enchaîne sur Disney. Pourquoi avais-je commencé par l’or noir ? Ah oui j’y suis, le Qatar, le prince Abdallah… Attendez j’y viens… Juste avant quelques news relevées ça et là : Des bonnes.

Des moins bonnes. Monsieur Gérald Darmanin. Des terribles… Des bornées.

Je n’étais pas au courant. Des burnés. Calmez-vous madame, ça va bien se passer.

Des monnaies sonnantes et trébuchantes. Des cercueils de journaliste palestinienne qu’on maltraite avec violence. Des joyeuses.

Des déprimantes. Miss Tic, au secours ! Tintin donc et M’Bappé.

J’en parlais à mon copain Jef. On discute souvent de foot ensemble. J’ai assisté comme lui au spectacle affligeant du non transfert de Kylian MBappé au Réal de Madrid et à la pluie de commentaires qui a suivi.

Jef m’a soufflé de relire Tintin. Et c’est venu comme une illumination. Hergé avait tout compris.

Ce bandit cherche à me renverser avec l’appui de la Skoil Petroleum. Puis-je vous demander ce que Müller faisait ici votre altesse ? Eh bien voilà : Müller veut que je lui signe un contrat de vente de pétrole pour la Skoil Petroleum.

Je crois que j’ai compris, altesse. C’est surement la Skoil qui organise le sabotage de l’essence de ses concurrents. Si vous signez, plus d’attentats, mais alors la Skoil deviendrait toute puissante.

Pourquoi refuserais-je de signer ce contrat ? Pour un fan de foot, comme pour un fan de jardinage, Kylian est une icône. C’est le plus extraordinaire petit diablotin qu’on n’ait jamais vu.

S’attaquer à lui, c’est aujourd’hui pire que s’attaquer à Platini ou à Zidane. J’en discutais récemment avec Romain Molina… Si Kylian Mbappé part, je suis curieux de savoir comment ils vont réagir à Doha. Là, il va partir ?

Ils lui offrent un pont d’or en tout cas le PSG. S’il part… En tout cas ils lui offrent un pont d’or comme t’as pas idée, c’est indécent. Le seul truc que je peux te dire sur Mbappé c’est qu’ils lui mettent une pression et que tu as Emmanuel Macron lui-même, qui dîne d’ailleurs de temps en temps avec Kylian Mbappé, qui met des pressions pour qu’il reste au PSG.

Grâce à lui, je savais avant tout le monde qu’il n’irait pas rejoindre son frère Benzema à Madrid. Et qu’évidemment Karim allait faire la tronche. Sans compter l’affront fait aux Espagnols… Voir Nasser Al Khelaifi et le Qatar nous abreuver d’images clinquantes et de promesses sirupeuses… Notre histoire s’écrit ici.

Ici c’est Paris. Apprendre qu’Emmanuel Macron serait intervenu pour le convaincre de rester au PSG… Elu pour la seconde fois, notre bienaimé président plénipotentiaire se prête à ce jeu de dupes qatari et au triomphe de ce pognon dégoulinant. Kylian Mbappé va rester jusqu’à 2025.

L’histoire du non transfert de Kylian Mbappé a quelque chose de comment dire… De Tennessee. Non pas de Tennessee… Non, quelque chose de dégueulasse. Ouais.

D’avilissant. Ouais. D’obscène.

Mieux… de pornographique. Exactement, on est comme dans un film de boules ou dans un générique de Ballers… Et on est dans “le pays de l’or noir” avec le cheikh Khemed Ben Kalish Ezab qui ressemble à s’y méprendre à Tamin ben Hamad Al Thani l’actuel émir du Qatar. Le royaume de Khemed inventé par Hergé, c’est le Qatar.

Et le petit Kylian, enfant chéri et gâté du football mondial c’est le prince Abdallah, le gamin capricieux de l’émir… Celui à qui son père ne peut rien refuser et qui, plus tard, servira de monnaie d’échange ou d’agent diplomatique. Votre altesse, que se passe-t-il ? Le docteur Müller.

Il s’est enfui en moto emmenant avec lui mon petit trésor en sucre. Des amis à moi le poursuivent mais je crains qu’ils n’arrivent pas à le retrouver. Du fric, que du fric, des pétrodollars, de la corruption et des fables inventées pour endormir le peuple.

Le ballon rond est devenu un outil de propagande. Nasser, Macron et Mbappé peuvent paraître marrants, voire dévoués. Ce ne sont que les mauvais acteurs d’une fable pornographique.

Regarde-moi. Il n’y a que toi et T.Rex dans cette scène.

Alors je veux que tu te donnes à fond, jusqu’à ce que je t’envoie ta doublure bite. Allez couche-toi. Le train arrive gare de l’est.

Ça tombe plutôt bien. Post scriptum. Je sors juste de la Cour d’appel de Paris où j’ai dû supporter la plaidoirie d’Alain Jakubowicz l’avocat de BHL, celui qui défend aussi Nordahl Lelandais et qui avait dit à son propos : “Sans la goutte de sang, je le faisais acquitter”.

J’étais sur le banc de l’infamie à côté de Thierry Gadault. On l’écoutait patiemment expliquer que nos documents étaient “des faux grossiers”. “La preuve… Personne n’a repris leurs infos dans le Tout-Paris.

Heureusement qu’il reste encore une presse sérieuse en France…” Ben voyons… Ces bancs de Cour d’Appel sont le théâtre de grands moments de solitude. Le journalisme et son honneur se jouent dans ces instants. Julien Kahn, notre avocat, a été impeccable pour notre défense.

Le président n’a pas souhaité nous entendre. On a dû ronger nos freins. Je suis fier de cette enquête et du travail que nous avons mené et que nous mènerons encore.

J’espère que BHL sera débouté une seconde fois. Merci de nous soutenir, de nous envoyer des ronds pour continuer ce combat et d’être allé jusque-là, au bout de mon édito. Bon faut que je me grouille, sinon je vais rater mon train… Allez salut.