Zapper Bolloré en direct des AMFIS ! – En Campagne #2 du 22 août 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] C'est un immense plaisir de vous accueillir dans ce deuxè numéro de l'émission En campagne qui dura est une émission qui va durer tout le temps de la campagne présidentielle jusqu'à l'entrée de Jean-Luc Mélenchon et de notre programme à l'Élysée. [acclamation] [applaudissements] Alors, je suis [applaudissements] d'autant plus heureuse d'animer cette émission aujourd'hui ici depuis les amphies que nous sommes en train de réaliser quelque chose d'inédit et d'extraordinaire. Il y a d'ors et déjà dans ces h plus de 8000 inscrits, ce qu'on ce qui est du jamais vu. [applaudissements][acclamation] Et ce n'est pas seulement la plus grande université d'été insoumise que nous ayons jamais réalisé, c'est aussi la plus grande université d'été depuis des décennies dans notre pays que nous sommes en train de faire. [applaudissements][acclamation] Alors, c'est une démonstration de force et la preuve aussi que toutes les tentatives pour nous discréditer n'ont qu'un seul effet, faire augmenter notre nombre.
N'en déplaise aux médias, [applaudissements] ce ne sont ni les médias des milliardaires, ni les sondages qui font une élection. C'est le peuple et lui seul qui décide de son avenir. [applaudissements] Si nous sommes là, c'est pour acter la fin du pourrissement en politique, la fin de la Macronie incapable de protéger le grand nombre des canicules avec des soignants réduits à mettre des couvertures de survivre sur les fenêtres des hôpitaux.
La fin d'une macronie incapable de répondre au mégafeu avec des pompiers en sous-nombre privés de Canadair et avec des cagoules laissant passer des particules cancérogènes. Le marché ne nous sauvera jamais. Nous sommes là pour en finir avec un pouvoir qui se déshonore et nous fait honte à l'international.
À Gaza, ils sont la lâcheté fête politique alors que Gaza est toujours bombardé. Alors qu'en 6 Jordanie, la colonisation franchit encore un nouvel seuil dans la violence. Alors que le ministre d'extrême droite, Bengvir pense à installer des crocodiles autour des prisons israéliennes, là où se trouvent 10000 prisonniers palestiniens et qu'il a réaffirmé que il pensait qu'il fallait tuer chaque nuit 30 à 40 Palestiniens car il ne mériterait pas le droit de vivre et ils ne seraient pas des êtres humains dit-il.
Il n'y a toujours pas de cesser le feu. Il n'y a toujours pas d'embargot sur les armes. Il n'y a toujours pas de sanction.
Et je le dis très clairement ici, lorsque nous serons au pouvoir, l'impunité des génocidaires sera finie. [applaudissements] Ce pouvoir pourrissant, [applaudissements] ce pouvoir pourrissant ne survit qu'en faisant le paillasson devant l'extrême droite. Ils reprennent leurs mots, leur programme, leur racisme et votent avec eux toutes les dernières lois.
On pense évidemment à la loi immigration qui avait été votée première fois dans la 5e République. Une loi immigration et votée avec l'extrême droite, mais plus récemment à la loi permis de tuer XXL directement issu du programme de Jean-Marie Le Pen dont nous allons reparler dans cette émission et à la loi réautorisant des néonicotinoïdes, ces pesticides qui attaquent directement le cerveau des enfants. Et comme présidente de groupe parlementaire, je le dis, le 29 octobre prochain, lors de notre dernière niche parlementaire avant l'élection présidentielle, nous abrogerons cette loi poison. [applaudissements] [applaudissements] Nous avons nous avons également depuis plusieurs mois un aperçu de ce que serait un pouvoir occupé par les fascistes.
Des militants insoumis sont poursuivis, agressés et je veux redire tout notre soutien au militant de Lyon qui s'est retrouvé mis à terre de son vélo, battu, étranglé jusqu'à que des voisins appellent les secours. Et évidemment à Minat Pouille, notre candidate au sénatoriel en Gironde qui s'est vu jeter un liquide inconnu avec des insultes racistes. [applaudissements] Les maires Rassemblement national [applaudissements] annule [acclamation] des festivals et des spectacles, supprime les subventions du planning familial, diffuse maréchal nous voilà le 8 mai, retire les locaux des syndicats et les arrose avec un jet d'eau, annule des commémorations de l'esclavage ou encore dommage aux ouvriers qui sont morts.
C'est désormais autour du peuple d'écrire son histoire. On vous dira que celle-ci est jouée d'avance. Vous verrez dans les mois à venir les fictions qui expliqueraient que nous sommes faibles, que nous sommes incapables de l'emporter.
Les milliardaires qui possèdent les médias sac à part l'édition, le cinéma, la culture, les sondages n'ont aucun intérêt à nous voir gagner. Ils ont peur de l'augmentation des salaires et du SMIG, de la retraite à 60 ans, de la 6e semaine de congé payé et surtout qu'on taxe les plus riches de ce pays. [applaudissements] Ce sera [acclamation] donc le thème de l'émission la loi de séparation des médias et de l'argent et reprendre la liberté de création au milliardaires.
Zapper, Boloré et son monde. Voilà ce que nous allons faire quand nous serons au pouvoir et nous y arriverons. [applaudissements][acclamation] Car ils n'ont toujours pas compris. [applaudissements] La télé ce n'est pas la vraie vie.
Nous sommes plus nombreux et nombreuses que et comme alert déjà Malcom X, si l'on n'est pas vigilant, les journaux vous feront haï les opprimés et aimer les oppresseurs. Alors à la bataille pour abattre la citadelle. [applaudissements] [applaudissements] Alors, [applaudissements] excusez-moi.
Voilà. Attendez, ça commence bien. Ah voilà.
Alors pour animer cette émission aujourd'hui, j'ai l'immense plaisir d'avoir avec moi Nadj Abomangoli, première vice-présidente de l'Assemblée nationale [applaudissements] et nous allons vous présenter le déroulé de cette émission. Alors, on va commencer par le dossier du jour, Zappé, Bolloré et son monde. Et nous avons l'immense honneur et plaisir d'avoir avec nous Anna Mouglalis, actrice et signatrice de la tribune Zapé Boloré. [applaudissements] Julien Delmer, poète et écrivain, écrivain de plusieurs romans dont le dernier La joie de l'ennemi paru en 2025. [applaudissements] Néémi Daomé, écrivain philosophe avec lui aussi auteur de plusieurs livres dans son dernier l'ordre immuable des choses paru en 2026 [applaudissements] et Sarah Legrain députée insoumise qui travaille sur ces questions à l'Assemblée nationale.
Merci à elle d'être là parce qu'elle a une journée chargée en plus. [applaudissements] Bonjour à toutes et tous. Merci Mathilde pour cette introduction évidemment très politique et et pour rappeler le succès de ce université d'été.
Et bien moi, j'ai le plaisir de vous annoncer la suite des festivités ce matin parce que aussi la militantisme est aussi festif. Nous aurons une séquence avec Yan Tiersen que vous connaissez toutes et tous, [applaudissements] auteur, compositeur, musicien, évidemment mondialement connu pour évidemment la bande originale du film Le Fabuleux destin d'Ami Poulin. Nous aurons évidemment parce que nous sommes ici en lutte permanente, la France qui lutte.
Une séquence qui sera autour d'Isam Alkafaoui qui est président de l'association Stop [applaudissements] aux violences d'état. dont le qui est le père de Souël qui a été tué [applaudissements] à Marseille par un tir policier lors d'un contrôle routier et évidemment c'est un militant de la lutte contre les violences d'État, les violences et crimes policiers pour toutes les victimes, pas seulement pour Souell. Et je vous annonce d'ors et déjà qu'il y aura une mobilisation le 20 septembre autour de tout cela. [applaudissements] Après Sarah Lin, untre collègue Adrien Clouet, monsieur Géotrouft tout de la France insoumise qui fera 36 cas 15 clouet pour nous répondre pour répondre aux questions des internautes qui sont évidemment nombreux sur cette rentrée politique et nous aurons une séquence militante avec Noémie Fachon qui est autrice de BD illustratrice [applaudissements] qui qui est connu sur les réseaux sociaux avec le nom de Melissa Gorgon et qui a lancé cette fameuse trend que vous connaissez toutes et tous et qui nous parlera de la mobilisation des créateurs de contenu pour la grande bataille de 2027.
Alors, je vais commencer avec Sarah Lin qui est notre collègue qui est un peu notre madame culture à l'Assemblée nationale. Elle a posé une question orale au gouvernement sur la tribune Zapé Boloré qui a réuni plus de 600 signataires du monde du cinéma. Elle travaille aussi à l'Assemblée nationale autour des auteurs mobilisés contre la main mise de Bolloré dans l'édition.
Évidemment, je pense aux éditions Fayard et au aux éditions Grasset. Et puis finalement, quand on parle de l'édition, quand on parle du cinéma, c'est finalement Sarah la lutte contre ce qu'on peut appeler la bolorisation du monde. Alors, peux-tu nous parler de la manière euh avec tu agis pour lier combat militant et combat des artistes et des auteurs ?
Merci beaucoup Nad, très heureuse, très honorée de faire partie de cette cette émission. Euh bah premièrement euh j'ai pas vraiment posé une question au gouvernement. En fait, j'ai fait une fausse question au gouvernement, c'est-à-dire que je leur expliqué tout le long que je n'attendais rien d'eux.
Voilà, parce que je n'attends absolument rien de ceux qui sont actuellement en train de dérouler le tapis rouge à l'extrême droite, y compris sur le champ culturel en déroulant le tapis rouge à Boloré, en lui permettant cette main mise sur l'ensemble de notre secteur culturel et médiatique et aussi en pratiquant eux-mêmes allègrement la censure, les atteintes à la liberté de création et en en en finalement pas avant le chemin pour pour l'extrême droite. Donc je n'attends rien d'eux mais en revanche, j'attends beaucoup et je salue les mobilisations des artistes qui sont d'ailleurs là avec nous. On peut les remercier, les applaudir d'être là et je les ai accueilli, [applaudissements] voilà à l'Assemblée nationale.
J'ai organisé une rencontre avec à la fois les signataires, des signataires, il faut savoir de la de la tribune Zapé Boloré, vous savez cette fameuse blacklist de Maxime Sahada de du groupe Boloré qui sont à la fois voilà parfois des artistes connus mais aussi beaucoup de techniciens techniciennes qui ont courageusement décidé voilà de de contester la la main mise de Boloré sur l'ensemble de la chaîne du cinéma depuis la production jusqu'à la diffusion les salles de les salles de cinéma UGC et cetera et puis j'ai aussi reçu les auteurs grassets qui se sont mobilisés contre la concentration dans le monde de l'édition Parce que vous savez que Boloré à travers achète possède à la fois une maison en fait un ensemble de maisons d'édition mais aussi un distributeur fondamental et on sait que la question de la distribution c'est le nerf de la guerre. On l'a vu cet été avec la la faillite de Macassar un distributeur indépendant et puis aussi la la diffusion avec vous savez les relais achètes c'est que dans n'importe quelle gare de France où vous allez et bien vous avez la chance de pouvoir avoir la gueule de Bardella, de Zémour et autres exposé dans ces relais grâce à la marmise de Bolloré. Et donc, on salue voilà le courage de celles et ceux qui euh disent que ça suffit et qui en fait nous aident à inventer euh un autre monde qui passera par une première loi, la première loi que nous prendrons quand nous arriverons au pouvoir, la celle de démanteler l'empire Bolloré et le système qui le [applaudissements] permet.
Merci beaucoup Sarah Legrain. Alors évidemment, tu vas reparler dans cette séquence là, mais on va donner tout de suite la parole à Julien Delmer et Néémémi Daomé. Donc pour aller sur la question de la littérature et notamment vous êtes tous les deux signataires d'une tribune pour une nouvelle loi Jeanzée.
Donc toi Julien tu étais auteur chez Grassé. Donc, tu vas nous expliquer ce qui s'est passé chez Grassé avec plus de 200 auteurs qui ont euh quitté Grassé et euh peut-être nous expliquer l'origine de cette tribune, à quoi elle répond comme besoin. Et Nééméie, toi, tu n'es pas publié chez Grassé, tu es publié au seuil et peut-être nous expliquer pourquoi toi tu as signé cette tribune et pourquoi tu t'engages autour de cette nouvelle loi Jané qui et qu'est-ce qu'elle contiendrait et qu'est-ce qu'elle veut dire cette nouvelle loi Janzé ?
Alors euh bonjour à toutes et à tous. Donc moi effectivement, j'ai publié euh six romans chez Grassé. Le premier en 2013 et le dernier en en 2025.
Et euh comme vous l'avez sans doute peut-être entendu dans les en tout cas dans les dans les médias euh euh le directeur de Grassé, Olivier Nora, a été évincé sans préambule en avril de cette année et ça entraîné effectivement le le départ de plus de 200 auteurs du domaine français et d'une 70 auteurs du domaine étranger. Donc aujourd'hui gré est quasiment une coquille vide, hein. absolument inédit dans l'histoire de l'édition que des auteurs qui sont d'habitude beaucoup plus individualistes ou où chacun est un peu dans des stratégies de carrière décide de bah de de faire front en commun et de et de dire non.
Alors euh il y a il y a on peut penser parce que c'est vrai que grassé, j'en suis bien conscient hein, c'est quand même l'image de la grande maison d'édition Germanopratine avec des stars et cetera. Mais s'il y a des vedettes entre guillemets de des lettres qui ont signé, il y a aussi énormément de gens dont je fais partie beaucoup moins connu et certains qui venaient à peine de signer leur premier contrat et qui sont pas sûrs du tout de pouvoir retrouver un éditeur dans les mois ou les années qui viennent. Donc il y a vraiment eu de la part de de beaucoup de signataires de cette de cette volonté de de quitter Grassé.
Beaucoup de courage et ça, je trouve que c'est important quand même. [applaudissements] [applaudissements] Merci. Et euh ben en fait ce cette rébellion, cette révolte contre contre l'arbitraire de de Boloré a réactivé des luttes qui sont très anciennes, des luttes en fait pour le droit euh les droits sociaux des artistes auteurs.
Je précise ici, artiste auteur et pas seulement écrivain parce que en réalité le statut d'artiste auteur sans être trop technique regroupe à peu près 300000 personnes. On dépend tous d'un même régime qui est celui de l'Ursaf Limousin et ça regroupe aussi bien effectivement les écrivains de littérature générale, les auteuristes de littérature jeunesse, les auteurs de les scénaristes de BD et les illustratoristes de BD, mais aussi les scénaristes, nos camarades traductrices et traducteurs qui sont dans une situation extrêmement difficile y aussi et également les compositeurs de musique de jeux vidéos, les compositeurs de musique de film qui alors que quand tu Tu es musicien live, tu es intermittent du spectacle, mais quand tu composes pour des musiques de film, tu es artiste auteur. Mais aussi des vitriers, des vitraïistes, pardon, ceux qui ont refait les vitreux de Notre-Dame sont des artistes auteurs.
Et c'est un statut absolument flou. C'est un flou juridique et statutaire absolu. C'est-à-dire que on a pas de continuité de revenu, donc pas d'équivalent de congé payés. 90 ans après le Front Populaire, il y a à peu près 300000 personnes qui sont complètement en dehors des radars.
La des grandes difficulté également pour les congés maternité, paternité et puis cette absence tout simplement de statut qui nous empêche en fait d'avoir un dialogue social euh je veux dire je veux dire en accord avec la Constitution. C'est-à-dire que on n'est quasiment pas syndiqué et on est vraiment dans une précarité que je crois que le grand public n'imagine pas. C'est pour ça que finalement mon rôle ici peut-être déjà ce serait formidable si je pouvais essayer de faire comprendre que au-delà voilà effectivement de l'image de la comment dire de de l'écrivaine ou de l'écrivain qui vit dans sa tour d'ivoire et qui et qui s'achète une Ferrari beaucoup roulent en Clio Campus, c'est mon cas et euh et il y en a des beaucoup moins préca beaucoup plus précaires que moi.
Etth [applaudissements] voilà, il y a eu un il y a eu un rapport, le rapport Racine en 2020, ce qui est typique d'ailleurs de la Macronie. C'està-dire que Macron a eu le oui, effectivement l'intelligence de commander un rapport et il en a rien fait une fois qu'il a vu les résultats. Euh ça c'est Oui, on est obligé de le dire hein, c'est terrible de doir rappeler ça mais et dans le rapport racine en fait, on se rend compte de l'immense précarité de la plupart des artistes auteurs.
Je vous donne juste un chiffre. 45 % des auteuristes de bande dessinée sont en dessous du seuil de pauvreté. Donc ça c'est vraiment vous avez des gens qui font 2 3 BD par an et qui sont au RSA et elles sont et elles sont très nombreuses.
Et donc voilà, ça c'est vraiment quelque chose en fait cette loi janzée c'est d'abord nous sortir euh d'une situation qui nous paraît complètement archaïque alors que bah on est euh des travailleuses et des travailleurs à part euh à part entière de du monde de la culture. On sait la le poids que pèse économiquement et dans le rayonnement de la France, la culture et on tout simplement on a plus envie de de baisser la tête. Voilà. et on a envie de de revendiquer nos droits comme tous les travailleurs. [applaudissements] Oui.
Alors, merci Julien. Tout ceci est très très bien dit. Euh, il est très c'est très courageux hein de quitter une édition comme les éditions Grass parce que c'est une grosse machine et que beaucoup d'autrices, beaucoup d'auteurs rêvent d'y être.
Moi-même, je suis dans une grosse maison d'édition. Euh c'est moins courageux à ce moment-là de signer pour dire chez les autres "Allez-y, je suis avec vous." quand ils sont en première ligne.
Mais j'ai une conception plus générale de la chose. J'ai signé pour des raisons de principe et aussi pour un fait. Euh la raison de principe et la raison pour laquelle je suis ici hein.
Un auteur n'est pas seulement quelqu'un comme tu dis dans sa tour d'ivoire, c'est aussi un citoyen. Je fais mon travail de citoyen et en tant que citoyen, j'ai des positions politiques. J'ai une conception de la vie sociale.
Une conception de la vie sociale qui qui ne se limite pas à la corporation d'auteur parce que c'est une corporation très on va dire hétérogène hein. Parmi les auteurs, c'est difficile de dire quelle classe sociale est est est plus représentée. Même si beaucoup évidemment de personnes au RSA s'y trouve, mais il y a aussi beaucoup d'auteurs qui de famille ou personnellement sont de grande fortune.
C'est une classe, c'est pas une classe sociale à la vérité, c'est un groupe très hétérogène. Mais il se trouve que j'ai pour principe et j'adhère au fait que ce n'est pas au marché de décider de la vie culturelle du pays. Et une fois qu'on ad qu'on adhère à cees principes, une fois [applaudissements] qu'on considère merci que le marché n'a pas décidé de la vie culturelle du pays, et bien on distingue très clairement le métier d'éditeur du de la situation de propriétaire de maison d'édition.
Et il y a l'un des deux dont on doit et on peut se passer et ce ne sera pas l'éditeur hein. On peut plus facilement se passer de ce du métier ou de la situation de propriétaire de maison d'édition. Pas conséquent, soutenant ce principe, j'ai signé cette fameuse tribune donc entre ce qui s'est passé entre Boloré et et Olivier Nora.
Et heureusement que c'est un principe parce que je ne suis dupe de rien du tout. [grognement] Euh je ne suis pas dupe du fait que Olivier Nora euh va faire sa maison d'édition et que son premier auteur ce sera Bernard Henry Lévi. C'est-à-dire, voyez-vous, je ne suis pas du tout quelqu'un qui est dans l'unanimisme des auteurs comme je je l'ai dit et euh comme euh euh Vincent Boloré lui-même à Malin malin et demi l'a rappelé, il payait très grassement Olivier Nora pour rester chez lui pendant aussi quelques bons mois.
Il touchait plus d'un million d'euros par an. excuser du peu. Donc je n'ai aucun problème.
Je suis en principe qui est la distinction entre la fortune et la création. Et la France a été un pays phare de ce principe et il est absolument hors de question qu'on perde cette situation où les artistes peuvent s'exprimer au-delà ou bien plus loin que le marché. Bah [applaudissements] et après on revient sur des questions. [applaudissements] Merci.
Merci. Merci Néémi. Moi je vais je vais interroger Anna Mouglalis.
Merci vraiment d'être là. Merci pour tes prises de position courageuse. [applaudissements] Tu es une des figures de prou parmi les 600 signataires de la tribune contre la Mamise de Bolloré.
Inédite par le nombre, inédite aussi par la diversité hein des métiers représentés parmi ces signataires. Et moi, je vais revenir sur une une citation d'une interview dans l'humanité que tu as donné. Tu disais depuis la fin de la série Baron Noir, je n'ai plus reçu de proposition de leur part.
Lorsqu'on exprime une parole féministe, militante et engagée, les portes se ferment. Donc on a le sentiment que tout cela vient de loin. Tu as même parlé de de d'un d'une mécanique ressemblant à ce qui se passe au ce qui s'est passé au Brésil avec Jair Bolsonaro et donc ses engagements, quelles en sont les conséquences très concrètes professionnellement et de quelle manière du coup dans tu évolues maintenant dans l'univers cinématographique, comment ça se passe ?
Alors euh merci euh de me de me donner la parole. Euh la pour rappeler la la tribune Zapé Boloré donc dans dans le cinéma, elle est née euh de la mobilisation qu'il y a eu dans le monde de l'édition. Euh il faut rappeler parce que euh on parlait de la figure d'Olivier Nora, effectivement un homme très respecté qui était une vraiment une valeur ajoutée pour cette maison d'édition et qui a cru que malgré le rachat par Arboloré, il allait pouvoir continuer à faire son métier comme avant.
C'est entièrement faux. [grognement] Donc en fait, tout le monde a été berné, même ceux qui se pensaient protégés euh par euh euh voilà ben le leur richesse, leur notoriété, la reconnaissance du milieu euh ou leur âge euh en tant qu'homme blanc, voilà, de 70 ans. Euh euh bon, rien ne protège en fait de cette offensive réactionnaire.
On a observé exactement le même mouvement dans le cinéma puisque bon dans l'édition, on parlait voilà de à la fois des maisons d'édition mais aussi de la distribution. Dans le cinéma, il y a en fait on s'est mobilisé autour du rachat total du GC qui est donc la distribution du cinéma et le fait que Canal Plus soit bah au départ de la chaîne de production, c'estàd en investissant. Alors, c'est des investissements qui sont des préachats, il faut le rappeler, hein.
C'est pas du McNena parce qu'à chaque fois, on fait passer tout enfin voilà tout le le milieu artistique pour un milieu de de personnes qui seraient juste abreuvé, assister, c'est entièrement faux. et l'investissement de Canal Plus dans le cinéma, ce sont des accords et ça représente que 3 % euh de ce que la chaîne engrange en bénéfice. Donc c'est rien. [grognement] Euh mais donc nous on s'est on s'est mobilisé parce que quand on a vu ce qui s'était passé avec Grasset, il est évident qu'il va se passer exactement la même chose.
Ça existe déjà. Ça va se passer dans le cinéma. L'oben, ça a été cette prise de parole du patron de Canal Plus.
Euh là c'est mais c'est c'est un tel spectacle de l'impunité, c'est inoui. Et alors on a pensé que ça allait produire l'inverse. Il y a il y a la liste de signataires a grandi.
Elle a elle s'est élargie à l'international par exemple. Tu sais il y a combien de signataires là aujourd'hui ? Maintenant, je crois que on est à 4008 quelque chose comme ça. [applaudissements] [applaudissements] Pour autant, on a assisté à quelque chose d'assez dingue aussi, c'est que des voilà le syndicat des réalisateurs, la SRF euh qui s'était créé en rupture en 68 vraiment enfin qui qui est à la tête de la quinzaine des réalisateurs euh a décidé de ne pas prendre position avec nous.
C'est ce qu'on observe, c'est qu'en fait ce pouvoir des milliardaires, ils ont même pas besoin de l'adresser cette liste noire. Ça va être appliqué par les agents, par les producteurs qui vont eux-mêmes décider de présenter des projets sans ces 600 signataires. Et ouais.
Et ouais. Et tout le monde se félicite. Ça a fait la enfin la une, pas pour tout le monde, mais moi j'avoue que ça faisait partie de ma une de Ah, c'est formidable. le désaccord historique.
Alors déjà, merci la tribune parce que bah les accords historiques en fait l'argent investi par Canal Plus ne faisait que baisser baisser baisser baisser. Faut dire que par ailleurs en plus ils produisent des séries documentaires adaptées du sucide français d'Éric Zemour. Enfin, la ligne éditoriale, elle est elle est vraiment très claire.
Mais juste pour dire qu'en fait euh tout va être appliqué, tout passe crème au moment où on est attaqué dans notre liberté d'expression. Donc bah il y a eu des réponses, il y a eu la réponse de la CGT qui a décidé avec la Ligue des droits de l'homme d'attaquer euh d'attaquer en fait Canal Plus à travers Maxime Sahadin parce qu'aujourd'hui on ne peut pas décider je la discrimination syndicale c'est interdit cette liste noire parce que des personnes auraient signé auraient exprimé leur inquiétude face à cette main mise de l'extrême droite sur bah nos moyens de production et de distribution, c'est hyper légitime mais c'est passé et au niveau des politique donc il y a eu la Ligue des droits de l'homme et la CGT qui sont venus et comport plainte donc ce procès aura lieu en janvier. On va voir ce qui donnera mais comme je disais de toute façon Canal Plus n'a même pas besoin d'exercer ce pouvoir.
Il est exercé en amont. C'est-à-dire qu'en fait les propos de Maxime Saada ont eu comme effet de provoquer une forme d'autocensure. Voilà, de la part des acteurs du cinéma.
Exactement. Exactement. Et bon, pour revenir au début de de ta question, euh au moment où j'étais à Cann pendant cette bah enfin voilà cette cette pétition a été publiée et Maxime Salad a pris la parole, on a assisté à des trucs assez fous quoi.
Il y a une personne qui portait un pince zappé boloré qui s'est fait sortir des fils d'attente du festival de Canne qui a dit "Mais non mais moi je vais aller voir le film." On lui a dit "Non, aura pas de signe politique zappé boloré." Et la et la personne a dit "Non mais dans ce cas-là, j'enlève ce pince, j'ai besoin d'aller voir ce film.
J'enlève le pince." On lui a dit "Non, non, non." On l'a sorti de la queue, on l'a emmené au policier.
Non, non, mais on en est là, on en est là. Et heureusement, j'étais avec euh un camarade brésilien qui lui a subi euh l'arrivée de de Bolsonaro et qui me disait "Ana tenez bon euh parce que voilà, ces offensives existent, ces gens peuvent arriver au pouvoir." Alors, l'extrême droite, enfin celle des des milliardaires, elle est au pouvoir déjà.
Mais il me disait au Brésil, il y a eu une liste de je crois que c'était 800 personnes qui ont été blacklistées par Bolsonaro notamment des acteurs culturels, des organisateurs de festival qui se sont vu absolument toutes leurs subventions retirées, tout leur financement. Il m'a dit un mois après l'élection de Bolsonao, le secteur privé était venu pour permettre à ces événements d'exister. C'est le Brésil. et il m'a dit surtout bah une fois que Bolsonaro a été sorti, cette liste des 800 a été la liste des 800 personnes qui se sont tenues debout.
Euh nos vies sont longues. [applaudissements] On parlait de de courage mais pour moi, c'est pas du courage parce que ce que je vois se se dessiner euh me dégoûte euh me dégoûte et je pensais pas que je verrais ça. Euh donc on est on est tellement nombreux effectivement il faut faire terre les fictions.
On a plein je je la nouvelle loi z c'est super. Il faut absolument parce qu'effectivement il y a encore des bah des des zones comme ça complètement floues au niveau des statuts. Il se trouve que en ce qui concerne le cinéma, on a un code du travail enfin voilà, il y a plus de personnes syndiquées, il faut juste le faire appliquer. [grognement] Mais bon, on observe ça que ce soit au niveau de nos droits en tant que travailleur ou du droit international.
Enfin, on vit une séquence complètement effarante mais tout n'est pas détruit et je pense qu'on peut se tenir debout. Et par rapport juste à la question sur le féminisme et le fait que j'ai qu'on est déjà blacklisté pour recharger le courage à un endroit, moi je ne veux plus travailler avec ces gens-là. Je ne veux plus travailler avec des mascul.
Je ne veux plus travailler avec des gens qui érotisent la domination, qui l'impose. Donc c'est pas moi qui suis blacklisté, c'est moi qui les blacklist. [applaudissements] Merci beaucoup. [acclamation] Alors, je sais Julien que tu voulais réagir tout à l'heure.
Je vais vous redonner le micro les uns aux autres. peut-être aussi avoir dans vos différentes expressions. Donc là, on voit dans ce que vous dites, quel est le danger d'un d'un boloré qui s'accapare.
Là, on a parlé édition, littérature, cinéma, des résistances individuelles aussi. Et puis pourquoi on parle de la loi janzée, pourquoi on parle de la loi anticoncentration ? C'est aussi parce qu'on peut mettre en place des choses qu'on déciderait collectivement qui empêcheraient ces milliardaires de de s'accaparer tout ça.
Donc il y a il y a plusieurs aussi qu'on qu'on voit peut-être vous de votre côté déjà. Est-ce qu'il y a des différences entre édition et cinéma sur l'engagement ? Est-ce que c'est plus facile de s'engager dans l'un ou dans l'autre ?
Est-ce que quelle conséquen ça a ? Donc tu as tu as déjà cité un certain nombre de conséquences, mais je pense que ça c'est intéressant à voir et quel lien il y a entre les différents arts dans cette résistance qui se qui se crée et puis voilà quelle solution il porte. Et Julien, j'aimerais quand même que tu expliques pourquoi tu appelles ça la loié.
Il y a une raison pourquoi on l'appelle la nouvelle loi Janzé. Je pense que c'est bien de pouvoir l'expliquer aussi. Tout à fait.
Alors Jeanzé, c'était le ministre des beauxarts et de l'éducation nationale du Front populaire. Une figure qu'on a Applaudissez-le. Ouais, c'est un personnage vraiment personnage hors du commun euh à qui on doit plein de choses qui qui encore nous bah nous accompagne aujourd'hui.
On lui doit le festival l'idée du festival de Cann, on lui doit le bibliobus, on lui doit les classes vertes, les classes de neige, on lui doit énormément de choses à Jeanzé. Et euh c'est quelqu'un qui avait euh c'était quelqu'un évidemment de gauche et c'est quelqu'un qui avait une vision vraiment très noble. de la culture.
C'est-à-dire que pour lui la culture c'était pas uniquement du divertissement, c'était vraiment fondateur pour fonder justement à vivre ensemble dans un pays. et il a notamment imaginé une loi où les artistes auteurs seraient non seulement les propriétaires de leurs œuvres, il a déjà beaucoup œuvré pour qu'on soit réellement propriétaire de nos uomes, mais aussi qu'on soit tout simplement considéré comme des travailleuses et des travailleurs à part entière au moment où et ben les travailleurs de ce pays accédaient enfin à des droits nouveaux, pas uniquement avec le bulletin de vote hein, après des longues grèves qui a qui ont permis d'obtenir la les congés payés notamment. Et donc Jeanz s'est battu pour euh que cette loi soit votée.
Il se trouve que toute la droite euh les médias de droite, les Bollorets de l'époque, on va dire, l'ont accablé de manière absolument scandaleuse parce que Jeanz était non seulement un homme de gauche mais il était juif. Et il y a une campagne antisémie d'une violence inouie contre contre lui. Et euh Oui.
Et euh il se trouve que Jeanz voilà a été arrêté par la Guestapo. C'est un des rares députés à ne pas un des rares parlementaires à ne pas avoir voté les pleins pouvoirs à Pétin. Ils étaient très peu nombreux et il en fait partie.
Et euh [applaudissements] que dire d'autre ? Et bien Jeanz a été aité par la guestapo et fusillé tout simplement. Et euh et il se trouve que son héritage est bien vivant et que les ayants droits de Janzé soutiennent notre notre volonté voilà de 90 ans après faire enfin aboutir une loi qui soit à la hauteur du personnage et aussi à la hauteur bah voilà des luttes à mener. [applaudissements] Et euh je voulais je voulais juste rajouter quelque chose.
Mon camarade, mon compère, tu le le chiffre. Alors, je sais bien qu'Olivier Nora ne roule pas en en Clio Campus, c'est pas ce que je veux dire, mais les chiffre que tu as cité d'un million d'euros, ça vient du JD News qui est un véritable torchon, je le dis comme toute la presse Bolloré, ce n'est pas une presse d'information, c'est vraiment une presse de diffamation. Moi, j'ai été attaqué avec tous les camarades du collectif sur tous les réseaux sociaux et dans tous les journaux de Bolloré.
Et c'est ça qui est aussi euh je trouve important, c'est de dire que non seulement euh Boloré accapare euh les les médias, mais en plus ce ne sont même pas des médias qui mériteraient de porter le nom de médias. Ce sont vraiment des torchons à tous les niveaux. et euh [applaudissements] et merci pour lui.
Et euh dernière petite chose, histoire de bah qu'on se contente pas d'un milliardaire, je veux dire cette loi anticoncentration, elle elle ne concernerait pas que Bolloré en réalité hein. Si on regarde dans les médias, il y a six ou sep personnes qui voilà qui concentrent et donc je pense que voilà Bolloré est sans doute le plus redoutable pour le moment mais il y en a d'autres et je pense que de toute façon voilà c'est une question de ne pas laisser comme tu le disais aux mains des pouvoirs d'argent quelque chose qui fait partie de notre patrimoine collectif tout simplement et on s'en occupera pour tous les milliardaires effectivement Nééméi [applaudissements] ou merci Julien bon déjà le chiffre vient de Vincent Boloré lui-même he c'estàdire C'estàd qui a cru bon et de dévoiler le salaire que Olivier Nora a accepté pendant tout toutes ces années dans la croyance comme comme disait Anna que rien ne va finir par lui arriver. Et c'est cet aspect-là que je voulais signer en relatant le chiffre qui au demeurant euh s'il ne dit rien de programmatique me semble tout à fait crédible et tout à fait vérifiable hein.
C'est pas parce que c'est Vincent Boloré qui l'a dit que ce n'est pas le vrai chiffre. Ceci dit, ce n'est ce n'est qu'un symptôme. Ce n'est qu'un symptôme pour le 2uxème point que tu as amené qui est très juste, qu'il ne s'agit pas que de Vincent Boloré.
Il s'agit de distinguer la création artistique de la puissance d'argent. C'est ça qu'il s'agissait de souligner. Parce que si mon but dans la vie en pratiquant mon art, c'est d'être riche, cela veut dire que je me solidarise d'un monde précis.
Cela veut dire que j'ai une position politique précise et d'ailleurs ça me permet de rebondir sur la question de Mathilde, c'est la question de l'engagement en art. Vieille question euh qui a traversé le 20e siècle sous sous les formes qu'on connaît. Euh ma réponse va être très simple.
Il y a deux aspects de l'engagement. Il y a l'engagement de l'œuvre elle-même et l'engagement de l'œuvre, l'engagement d'un roman, c'est d'abord d'être un bon roman, c'est-à-dire d'être suffisamment complexe, de suffisamment désolidariser le lecteur, la lectrice de sa condition sociale, de sa condition de genre. C'est c'est l'engagement, c'est ce à quoi l'œuvre elle-même s'engage.
Mais il y a l'engagement de l'auteur. L'engagement de l'auteur qui est tout autre chose. Suivant qu'il se considère comme citoyen, suivant qu'il est dans son espace de citoyen ou dans son espace de créateur.
Ce qui fait que il faut être très prudent avec une artiste, un artiste qui vous dit "Moi, je je ne fais pas de politique, je suis pas engagé." parce qu'on en a pas besoin d'être engagé ou pas. On a on est embarqué dans sa situation sociale.
J'ai la situation sociale qui est la mienne en fonction de certaines données objectives et aussi en fonction de ma classe sociale d'aspiration. Il se trouve que ma classe sociale d'aspiration à moi, c'est d'être aux amphi avec vous. Mais il y en a d'autres qui ont d'autres classes sociales d'aspiration, voyez-vous ?
C'est-à-dire, il faut pas se tromper, il faut pas se Moi, je sais bien que Olivier Nora était ton très cher éditeur. Je n'ai rien contre lui personnellement, mais ce n'est pas parce que je combat Boloré et d'autres milliardaires que je ne me dis pas qu'il y a la classe sociale d'aspiration d'autres personnes avec qui que je côis régulièrement. Je sais comment fonctionne le milieu de l'édition, tout comme d'autres milieux artistiques, voyez-vous.
Et puis pour finir de un dernier mot sur l'engagement citoyen, au-delà de de de l'engagement d'auteur. Euh non seulement on est embarqué, mieux encore, on a des échéances. Je sais que ici vous êtes très sensible à l'échéance de 2027.
Moi, moi aussi. Et je vous le souhaite, c'est-à-dire je me le souhaite [rires] un beau succès en 2027. [applaudissements] Et mais mais aussi on a on a euh le le cycle de publication Julien que tu que tu n'as pas évoqué.
Tu ne nous a pas dit, je l'ai noté que dans la loi janzé, on souhaiterait plutôt que de dépendre du ministère de la culture, de dépendre plutôt de du ministère du travail. On souhaiterait un régime qui se rapproche plus. C'est pas quelque chose de théorique dont on parle.
On souhaiterait un régime dont dont le cycle se rapproche plus du régime social des intermittents de spectacle plutôt que de paraître, être des très riches et d'être des gens qui seraient payés aux droits d'auteur et cetera et cetera. Si tu veux et si euh l'animatrice le permet, tu pourrais ajouter un mot sur cela. Alors, je vais laisser un tout petit peu d'abord la parole peut-être à parce qu'on a bientôt conclu malheureusement cette séquence qu'il faudra continuer.
Mais peut-être Sarah Lin si tu veux dire un petit mot, mais juste vous dire que qu'on est là, qu'on entend et que évidemment que la la votre mobilisation, elle va trouver sa continuité dans ce qu'on va porter tout au long de cette campagne. déjà votre présence ici dit quelque chose voilà de nos convergences et de nos lutes communes et on vous remercie encore de votre présence. Elle est elle est vraiment précieuse. [applaudissements] Euh on sait que ça coûte cher, on sait que ça coûte cher l'engagement des artistes et je trouve que c'est très important d'avoir rappelé que non, il y a pas en fait c'est pas possible de pas être engagé.
Et nous ce à quoi on s'engage nous, c'est évidemment à la fois bah de reprendre la loi Genz, de reprendre une grande loi anticoncentration dont on rappelle que comme toutes les lois elles s'appliquent à tous, donc elle ne visera pas qu'un seul milliardaire et qu'il se le tiennent pour 10. Voilà. Euh et évidemment, on défendra cette question centrale de la reconnaissance du travail artistique et c'est fondamental de le faire.
Ne vous laissez pas Berner camarade, c'est là-dessus que j'ai envie de terminer parce que souvent on entend discours sur la culture, l'entre soi, le monde des artistes. En fait, ça sert à quelque chose de parler d'artistes plutôt que travailleur des arrêts de la culture. Ça permet de faire comme s'ils étaient en dehors de la société, en dehors des rapports de classe, comme s'ils étaient une classe à part entière, homogène et cetera.
Ça permet de pointer un entre soi, ça permet à l'extrême droite de se lâcher sur eux et cetera. Mais surtout ça permet de faire oublier que ces travailleurs et travailleux, c'est ceux qui méticuleusement qui parlent leur voilà par leur travail et parfois au prix du RSA parce que c'est c'est le cas pour beaucoup d'artistes auteurs ou au prix de voilà de de trucs de misère pour les intermittents du spectacle qui parfois perdent leur leur régime enfin le leur possibilité de toucher leurs droits parce que il y a des coupes budgétaires qui font que bah voilà un spectacle qui était censé être fait avec 15 personnes, il y a plus que cinq personnes qu'on peut payer et cetera. Euh tous ces gens-là sont aussi celles et ceux qui sillonnent le territoire en fait, qui sont tous nos anticorps euh face au fascisme qui vient, qui vont euh intervenir, [applaudissements] voilà, qui vont intervenir dans les prisons, qui vont intervenir dans les classes, euh à qui euh voilà des des des personnes du spectacle vivant à qui ont dit "Pour que tu es tes subventions, il faut que tu voilà, faut que tu touches plus de monde." Alors, ils vont ils vont voilà dans un petit village, sur une petite place du village, faire participer des gens à un spectacle et puis après on leur dit "Ah oui mais là la jauge était pas pleine, alors on va te retirer tes subventions." C'est ça qui se passe concrètement.
C'est des gens qui sont en fait avec vous, avec nous toutes et tous pour mener cette bataille. Et d'ailleurs c'est montré, c'est là où ils sont qu'il y a encore des anticorps face au fachot. Et donc voilà, c'est c'est il y a une cohérence globale [applaudissements] dans le fait.
Merci. Cette bataille contre l'extrême droite, évidemment qu'elle se mènera qu'elle se mène sur le terrain de la culture. L'extrême droite l'a compris et nous on dit à l'extrême droite, on a bien vu ce que tu es en train de faire et tu verras à la fin c'est nous qui allons gagner.
Merci beaucoup. Juste un tout petit mot Anna Mouglalis avant que parce que Sarah Lin et Anna Mougalis vont nous laisser puisqu'elles ont fait juste avant un grand entretien. Alors Anna avant que tu commences, je tiens à dire de la part d'une amie qui organise le festival féministe les Bourdonnantes que tu seras le 20 septembre à Sainte où on pourra te retrouver.
Euh Anna, un petit mot de conclusion sur cette partie-là sur perspective perspective ben spectaculaire. [rires] Euh non mais soyons enfin moi je pense faut qu'on soit debout euh dans la rue solidaire justement ne pas euh j'ai eu la chance qu'on me propose par exemple de participer à l'ouvrage que vous avez écrit. Euh voilà, il y a il y aura d'ailleurs une présentation euh publique et gratuite au théâtre de la Concorde de ces textes qui ont été écrits qui serviront à la défense euh des auteurs qui qui ont décidé de quitter Grasset.
Donc je pense qu'il faut faire des ponts. Il y a le milieu de de la musique qui se mobilise aussi. Il y a le spectacle vivant qui s'est qui s'est mobilisé à la suite de la tribune dans le cinéma aussi.
Donc je pense qu'il faut qu'on soit voilà ensemble qu'il y a une une joie politique et que et voilà et qu'il y a des gens heureux quoi à venir. Merci beaucoup Anna [applaudissements] Julien et Julien tu voulais dire un petit mot de la grande évasion et Néémémi pour terminer un petit mot rapide de conclusion. Alors oui, merci Anna de rappeler que effectivement il y a un livre qui sort qui revient un peu sur sur la grande évasion justement qu' a constitué et ben le le fait de se rebeller contre contre le système boloré de la part des écrivains.
Donc ça paraît le 10 septembre aux éditions Bûchet Sastel. Il y a à peu près il y a il y a pas à peu près, il y a 80 autorises qui participent. Puis il y a Vanessa Springora, Virginie des Pentes, il y a des il y a des gens très très bien.
Et euh bah oui et euh et voilà donc c'est il y aura effectivement parce que c'est c'est un c'est un mouvement, c'est une mise en mouvement et c'est vrai que moi je je sais que alors moi je fais partie des gens qui qui militent depuis pas mal de temps. Ma maman m'emmenait déjà au fête de lutte Ouvrière quand j'étais petit et ça me rappelle un peu l'ambiance mais il y a beaucoup d'autoristes pour qui c'est la première fois et alors c'est formidable de de voir à quel point il y a une joie dans la solidarité dans l'action dans la résistance collective c'est extraordinaire et vraiment pour beaucoup dans cette profession découvre ça et bah on y prend goût quoi tout simplement merci Naéi Daomé [applaudissements] que moi j'ai grandi avec des phrases terribles qui ont marqué un petit peu l'histoire de la politique notamment ce truc de Margarette Tch. There is no alternative, il y a des alternatives bordel. [acclamation] [applaudissements] Naémie, écoutez, c'est très difficile de de conclure.
Je vais le faire très brièvement. Je vais faire tout ce que je peux, tout ce qui est en mon possible de vous raconter la plus belle histoire que je peux écrire. De votre côté, faites votre travail, faites tout ce que vous pouvez.
Diable, gagnez-moi cette élection de l'année prochaine. [acclamation] Merci beaucoup. [applaudissements] Et on va remercier Sarah et Anna.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous. [applaudissements] Évidemment qu'on va gagner. [acclamation] On a gagné.
On va gagner. On va gagner. On va gagner.
Alors, on va gagner. [acclamation] On va [applaudissements] Alors, on a parlé littérature, on a parlé cinéma, nous allons parler maintenant musique et nous avons donc l'immense honneur d'avoir Yan Tiersen qui est avec nous. [applaudissements] Yan tiersen [acclamation] que vous aurez le plaisir d'entendre ce soir à 20h30 aux anfis puisque l'orage a quelque peu décalé son concert.
Alors Yann, toi tu es engagé depuis longtemps. Tu avais joué pour Gistique, groupement d'information et de soutien des immigrés. Tu avais récolté des fonds pour médecin sans frontière.
Tu as signé une tribune de soutien à Jean-Luc Mélenchon déjà en 2022 et surtout cet été, [applaudissements] on t'a vu au festival interceltique avec un maillon Mélenchon 27 en train de faire ton [acclamation] 7. [applaudissements] Alors toi, tu te revendiques comme un un artiste engagé. Qu'est-ce que ça veut dire exactement pour toi ?
Bah surtout c'est quoi un artiste pas engagé ? C'est [applaudissements] bah c'est un artiste dégagé. Donc c'est quoi dégager ? [acclamation] C'est être dans sa bulle.
Et c'est quoi être dans sa bulle ? C'est avoir des œillères pas regarder autour et c'est collaborer un peu. C'est laisser faire.
Donc on peut pas être dégagé. [applaudissements] Et puis voilà. Et puis j'ai mis un maillot.
C'est pas [rires] Oui, mais tu remarqueras quand même que fait très drôle que les Bretons m'ont raconté. Il se trouve que dans le West France, il y a une grande page sur le concert que tu as donné dans lequel on voit sur les photos le maillot que tu portes et dans le télégram laissent pas voir le maillot qui est en train de porter. Et moi en fait, j'ai mis le maillot juste avant de monter sur scène.
Je me suis dit bah voilà le festival interceltique il y a c'est un public large donc c'est le moment de convaincre. Enfin moi je je veux qu'on gagne donc [applaudissements] allons-y. Et donc je l'ai fait juste avant [applaudissements] et alors là il y a l'équipe qui filme et dit oh super par contre on va essayer de pas le filmer.
Ah bon courage. J'avais mis le piano parce que je commence, je vais par le piano après che la musique électronique. Donc quand je fais la musique électronique, je suis de face et c'est là où on a pris la photo avec le public derrière.
Mais quand je fais le piano, bah je tourne un peu le dos au public. Donc tout le monde voyait que Mélangeon 27 et ça a donné une image superbe qui a été vue un peu partout sur les réseaux sociaux. Nad une très belle image sur les réseaux sociaux.
D'ailleurs aujourd'hui également tu portes un habit aussi également très engagé contre le racisme. Donc on voit que tu es engagé tout le temps au quotidien. Mais alors Mathilde au début de notre émission a parlé de ces maires qui déprogramment dans les enfin qui déprogramment des festival qui retient des subventions à des associations.
Moi je voulais savoir puisque ça fait des années en fait que tu tu as des engagements très clairs, très politiques. Et bien quelles sont les conséquences dans dans ta vie professionnelle et quel quel est en fait le le regard que te porte tes collègues ? Je je sais pas quelles sont les conséquences en fait parce que je me pose pas la question et j'ai la chance de de pouvoir faire des concerts et qu'il y ait du monde et de tourner dans dans d'autres pays.
Alors ce que je vois c'est je en 2006 je suis à la Gaza et donc après j'ai fait un morceau qui s'appelait Palestine. Je j'appelle juste le nom d'un pays quand même. [applaudissements] Et donc au fur et à mesure des concerts, tout le temps, tous les soirs, il y a des gens qui quittaient la salle juste à cause de ça.
Et ben maintenant il y en a plus. [acclamation] [applaudissements] Et d'ailleurs, on m'a raconté aussi [applaudissements] que au festival, il y avait des militants de la FPS qui voulaient tracter devant le festival et on leur a dit non, c'est un festival à politique jusqu'à qu'il y a une personne ça m'a convaincu [rires] encore plus de mettre mon petit maillot juste juste devant. OK.
Donc toi et en terme ce que disait Nadist autour de toi sur la manière dont toi tu es engagé, est-ce que est-ce que tu sens que là notamment parce qu'il y a un enjeu très fort sur la question de l'extrême droite dans cette élection présidentielle, ça pousse des gens à s'engager plus ou au contraire à rester un peu en dehors ? Comment comment c'est dans le milieu de la musique ? Je sais pas, je pense qu'il y a eu un un peu d'apathie à un moment.
Euh ça ça date en fait c'est c'est enfin c'est vieux, je suis vieux, ça date des années SarkoZi. Il y a eu un un moment où justement j'ai senti tout le monde était déprimé et tout ça et ça ça a mis du temps à remonter mais maintenant c'est complètement différent. Donc je pense les les gens se mobilisent et euh après moi je vis sur une île donc je suis mais euh et on se Ouais [rires] mais voilà à Brest à on se mobilise il y a plein de monde et les les enfin on vit une époque formidable et puis de toute façon le les le fautif de tout ça c'est le capitalisme.
Et le capitalisme il est en train de mourir, il va mourir il va mourir. Et [applaudissements] nous, on est gentil en fait, on est les soins palliatifs du capitalisme. On veut on veut l'aider à mourir gentiment si parce qu'on veut pas que ce soit violent. [applaudissements] Mais si on continue comme ça, on va dans le mur, c'est fini.
Donc euh [applaudissements] donc Mélenchon 2027. [rires] Bah oui, pour une fois pour voilà, c'est c'est oui, c'est évidemment qu'il y a le le le péril brun mais partout pas c'est international mais on a New York, on a plein de choses, il y a plein de choses qui se passent et pour une fois pour une fois on nappelle pas à voter Chirac, on appelle à voter pour pour les gens qui on croit quoi. [applaudissements] Ouais, c'est Léonard [acclamation] Cohen qui chantait dans toute chose.
Il y a une brèche et c'est par là qu'entre la lumière. Donc on travaille à faire entrer la lumière qui aidera aussi à chaque endroit parce que à tous les endroits où on gagne, ça donne de la force aux autres. Et alors dans cette émission, on a la chance à chaque fois d'avoir une performance artistique.
Et [grognement] donc tu vas nous jouer un morceau Yan et on t'en remercie infiniment. [applaudissements] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] เฮ [musique] [musique] [musique] [musique] ர [musique] [musique] [musique] [musique] oho [musique] [musique] [musique] [musique] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Ouais, vous pouvez faire une ovation à Yan Piersen. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Merci [acclamation] infiniment.
Merci Yann, c'était absolument magnifique. Et donc ce soir à ne pas rater à 20h30 aux Amphies, vous pourrez de nouveau écouter Yan Tiersen. Ce soir, [acclamation] [applaudissements] ouais, j'essaie de faire danser quoi.
Je vais faire un DJs donc [rires] donc ce soir Rosanille, venez-y nombreux et nombreuses. Merci, merci Mathile. Merci, merci Yanne.
On va passer à la 4e séquence, celle de la France qui lutte. Bah la France qui lutte, elle est ici hein. C'est c'est aussi la Nouvelle France.
Et donc moi j'ai l'honneur de vous présenter Isabel Kalpaoui qui est engagé dans la bataille de la lutte contre les violences, les crimes et des policiers. C'est important de nommer les choses telles qu'elles sont. Donc ton fils a été tué par la police dans un contrôle routier à Marseille.
Depuis évidemment tu es très engagé et aujourd'hui avec y compris la transformation politique de cette impunité policière, est-ce que tu peux nous expliquer la manière avec laquelle aujourd'hui il faut se mobiliser et il faut organiser la lutte contre contre les violences policières et les crimes policiers ? Bonjour. Du coup, c'est un peu difficile de passer parce que j'ai l'impression que je vais un peu casser le moral mais on fait avec. [applaudissements] Je vais juste revenir pour situer la chose sur les circonstances de la mort de mon fils.
Il avait 19 ans. Il était garé, il y a eu un contrôle de police. Décide, il décide de mettre la voile sur la fruillère.
Mon fils ne veut pas, il fait une marche arrière et à bout portant, il y a un policier qui lui tire dans le cœur et comme ça qu'il est tué. On peut considérer ce qu'on veut sur les on ne peut appeler ça un refus d'obtempéré. J'oublie tout ça.
Mon fils, là où il est mort, il y avait des caméras. Donc à 6 m des lieux, il y a une caméra qui fil qui a filmé la scène. Il y avait des témoins et la vidéo a disparu.
L'IGPN l'a perdu. Les témoins n'ont jamauleurs qui ont vu le tir n'ont jamais été entendus par un juge jusqu'à aujourd'hui, ça fait 5 ans. Euh le policier qui a tiré euh il n'a pas été placé en garde à vue parce que malgré tous les mensonges qu'on peut vous dire, les policiers qui tirent et qui tuent des gens ne sont placés en garde à vue que quand il y a une vidéo de l'extérieur.
Donc il a pas été placé en garde à vue et il y a plutôt le procureur qui a demandé à ce qu'il soit interrogé en dernier après les témoins et les fonctionnaires. Donc 48 heures après, sachant que les policiers ont pu se voir pendant 2 jours. Ça c'est la réalité d'aujourd'hui.
Alors quand on est papa, imaginez-vous votre fils, votre frère qui est tué, police ou pas police, que c'est filmé, qu'il y a des témoins, que le meurtrier soit pas interrogé, que les vidéos disparaissent et que il y a rien qui fonctionne. Comment vous réagissez ? Il y a trois possibilités.
La première c'est qu'on se fasse vengeance. La deuxième, c'est la dépression. La troisième, c'est qu'on nourrisse cette colère en créant quelque chose.
Et c'est moi ce que j'ai ce que j'ai fait. [applaudissements] J'avais pas trop le choix. Quand mon fils est mort, j'avais ma petite fille qui avait 4 ans et j'avais un petitfils de 1 an parce que mon fils était papa.
Donc dans ces cas-là, on décide de créer une association. On décide parce qu'on constate que ce qui s'est passé pour mon fils, c'est pas un cas unique. C'est ce qui se passe pour toutes les victimes de violence policière.
Il y a une machine qui se met en marche quelques secondes après la mort. Il y a un policier qui est venu sur les ondes de la radio raconter une histoire qui était ni la version des policiers ni la version des témoins 30 minutes après que mon fils soit mort. Il a été mandaté par les syndicats.
Voilà ce qui se passe et ça c'est la réalité. Alors quand on voit ça, on n' pas d'autres alternatives que de lutter, que de s'organiser, que de se former. Parce que du coup, c'est ça, on il y a beaucoup de formations.
On apprend la loi, on apprend le droit, on apprend à communiquer avec les médias. Même qui même si quand on est comme moi d'origine étrangère, les premières fois, ce qu'on m'a ce qu'on m'a dit hein, c'est vous parlez bien français. Voilà comment on est très traité quand on est à la fois papa français mais d'origine étrangère.
On doit à la fois lutter contre des préjugés, contre la police, contre la justice parce qu'en fait c'est pas une histoire uniquement d'impolité policière mais aussi d'impunité judiciaire parce que les juges ne sont pas à la hauteur de leur mission dans ces cas-là. C'est et je tiens à le dire et du coup on s'organise, [applaudissements] on crée une association et dans l'occurrence nous on a créé l'association stop violence d'État pour lutter contre contre ça pour lutter avec des moyens qui sont à notre disposition donc qui sont euh bah le lien avec des chercheurs, avec les politiques, avec euh l'art pour essayer de construire quelque chose qui qui ne qui devienne incontestable pour sensibiliser tout le monde à ces violences. Merci beaucoup [applaudissements] Isam.
Alors, l'association dont tu es le président Stop aux violences d'État a été l'autrice cet été d'une pétition qui a recueilli en quelques jours seulement plus de 750000 signataires avant que l'Assemblée nationale ne l'enterre. On va y revenir. [applaudissements] Mais l'objet de cette pétition c'était de se battre contre ce que nous on a appelé la loi de permis de tuer XXL.
Donc le fait de donner une présomption de légitime défense aux policiers, est-ce que tu peux expliquer pourquoi cette loi serait gravissime si elle passait ? Elle est déjà passée malgré une grosse bataille à l'Assemblée nationale. Donc là, il y a encore un combat parce qu'il faudrait encore qu'elle passe au Sénat, qu'elle revienne et cetera.
Mais pourquoi il faut se mobiliser contre cette loi et pourquoi elle est grave ? Bah cette loi, qu'est-ce qu'elle dit ? Elle dit c'est une présomption d'usage légitime de l'arme par les policiers.
Ça veut dire qu'à chaque fois qu'un policier tire, il est présumé être dans son bon droit. Donc s'il est présumé être dans son bon droit, ça veut dire que le procureur, il a aucun soupçon, il a aucune raison d'ouvrir une enquête. Donc il y a des menteurs comme monsieur Nunz qui est un menteur pathétique qui dit que c'est réfragable.
Réfragable, ça veut dire que ça peut être renversé à tout moment. Mais pour être renversé, il faut de la preuve. Si on pas comment ça peut être renversé ?
Le seul cas qu'il cite quand on le pousse à bout, c'est de dire "Mais oui, mais si quelqu'un a pris une vidéo, bah en fait, c'est extrêmement rare que quelqu'un prenne une vidéo en direct d'un tir policier parce que du coup tous les tirs qui se passent en dehors du public, tous les tirs qui se passent où les gens réagissent après, il y a aucune chance qu'il y ait une vidéo." Donc en fait c'est c'est un ministre de l'intérieur qui a porté cette loi parce que je tiens à le dire, elle est portée par le gouvernement de monsieur Macron et par monsieur Nunz et qui qui ment en permanence. Ce qui est à savoir, c'est que dans ces enquêtes sur les morts et les meurtres policiers, dans tout meurtre d'ailleurs, l'essentiel de de l'enquête se fait dans les 24 premières heures.
C'est là où en fait on on récupère la balle, ce qui va donner une potentielle trajectoire, qu'on confisque les armes, qu'on regarde qui était là pour essayer de de savoir euh qui interrogait ou qu'on prenne les vidéos des caméras. En fait, sans enquête, ça ça disparaît. Donc en fait, c'est une loi qui est qui a été écrite vraiment pour consacrer l'impunité.
On nous dit euh on veut pas que les policiers aient un garde à vue. Alors déjà euh il faut savoir qu'aujourd'hui malgré les mensonges de tout le monde, comme je dis, mon fils t'a pas été en garde à vue. La plupart des policiers lorsqu'il y a pas une vidéo extérieure ne vont pas en garde à vue.
Qu'est-ce que c'est la garde à vue ? La garde à juste le seul dispositif aux mains de la justice qui permet d'essayer de préserver la vérité. Donc la garde à vue pour un policier, c'est quoi ?
C'est qu'en fait c'est un policier qui va dans le bureau d'un autre policier et qui dit ce qui s'est passé. Et ça, on dit que c'est inacceptable. L'ensemble des députés de la du centre jusqu'à l'extrême droite, on dit que un policier en garde à vue, c'est inacceptable.
Qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on peut conclure ? En fait, ils savent très bien ce qui est la garde à vue d'un policier. Ils savent très bien que les deux derniers cas qui ont été votés, qui ont été jugés sur des meurtres policiers, il y a le premier c'était Nordine.
Nordine, les policiers ont pris 2 ans avec surcis et une interdiction totale d'exercer. Et le dernier cas, c'est quelqu'un qui a tué Olivier Gomez. Le policier a pris 10 enfermes.
Donc il y avait une loi de 2017 qui avait déjà consacré le permis de tuer tout court, qui avait consacré l'impunité avec euh la possibilité pour un policier de tirer sur un véhicule lorsqu'il pense que l'occupant euh pourrait dans sa fuite euh porter atteinte à son à son intégrité physique. On l'avait déjà appelé le permis tué et pendant longtemps les les on allait même pas jusqu'au procès. Les juges ont commencé à changer leur comportement et comme par hasard à ce moment-là il y a une nouvelle loi ce qui est ce permis de tuer XXL qui exonère et qui inscrit dans le marbre l'impunité des policiers.
Et en fait aujourd'hui les principales victimes de ces crimes ce sont les jeunes gens racidés des quartiers populaires. Il faut le savoir c'est à peu de 80 %. Mais cette loi si elle passe aux mains du ARN par exemple qu'est-ce que ça donne ?
Tout opposant tout opposant à leur politique pour être tué. Un tir pas d'enquête rien du tout. Et en fait, c'est une loi qui au départ semblait à noine et je pense que c'est ça qui a fait qu'il y a 700000 personnes qui en très peu de temps ont réagi.
Tout le monde est concerné, tout le monde. Vous êtes en voiture dehors, on va vous dire "Ah, il a eu un geste brusque, on l'a tué. Pas d'enquête, rien du tout.
Le policier est exonéré." Donc c'est très important pour nous de rappeler ces faits, de redire que cette loi, même si aujourd'hui vous êtes pas les victimes principales, entre de mauvaises mains, c'est une catastrophe. Le seul pays d'Europe aujourd'hui qui a une loi comparable, c'est la Turquie.
En France, on est à 60 morts aux mains de la police par an. On est de loin, de loin les champions d'Europe. Merci Sam.
Tu as parlé de 2017, c'était la loi Casneu et rappelons que effectivement le gouvernement Macron a repris un texte de la droite qui ne pouvait ne pas du tout être discuté à l'Assemblée nationale. Alors du coup en R post, il y a eu cette pétition que qui que vous avez lancé avec l'association. Cette pétition sur le site de l'Assemblée nationale a été classée sans suite par la commission des lois.
Quel est pour toi le sens politique de ce classement ? Et peux-tu aussi nous parler de la mobilisation du 20 septembre ? Bah le sens politique pour moi de ça, c'est de dire bah en fait on met à disposition de la société des outils qui servent à rien.
Le premier truc c'est que en fait c'est pas la première loi qui est classée la première la première pétition qui est classée. La deuxième c'est que je le dis et je le redis et je redis encore une fois je l'ai dit plusieurs fois j'invite monsieur NZ à venir débattre avec moi de cette loi n'importe où. Je pense que il peut pas tenir 2 minutes. [applaudissements] Et en fait pourquoi ils veulent pas un débat à l'Assemblée nationale ?
Parce que si par exemple ils autorisent les députés ont le droit de me faire venir en tribune et que j'explique à tous ces députés ce qui s'est passé. J'étais le jour du vote, j'étais avec d'autres familles. On était uniquement des familles de gens dont les policiers ont été condamnés ou avec une instruction en cours comme la mienne.
Et on s'est fait traiter de sale racaille, de multirécidiviste par tous les députés, à part ceux de la gauche. Donc voilà la réalité de de l'Assemblée nationale. Et donc cette pétition, elle leur a fait peur.
Elle leur a fait peur parce qu'ils se sont dit "On va arrêter tout de suite, on va la classer pour pas continuer cette cette mobilisation." Et nous notre réponse est bah le 20 septembre on sera tous là, tous ceux qui ont signé avec [applaudissements][acclamation] les militants, les ONG comme Amnestil LH, tous les partis politiques, les syndicats. On sera dans la rue pour dire au gouvernement stop, on en a marre de transformer la France en état fasciste, on nen peut plus et on veut que ça change.
C'est pour ça, on votera tous à gauche. [applaudissements] [applaudissements] Merci [acclamation] infiniment Isabel Calpaoui. Il faut absolument [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] tout fistique [applaudissements] Tout fascistique.
Tout fascistique. [applaudissements] Merci infiniment. [applaudissements] Merci infiniment Isam.
Et Isam va devoir filer parce qu'il a un train. On le remercie infiniment d'avoir été avec nous. Notez tous dans vos agendas le 20 septembre où il faudra impérativement être là.
Alors, on passe [applaudissements] à la [acclamation] l'avant-dernière séquence de cette émission, le 3615 Cloué. Adrien Clou répond à toutes vos questions. Donc vous savez, cette émission à chaque fois, vous pouvez la retrouver sur YouTube et donc vous pouvez soit nous envoyer des questions par les réseaux sociaux, soit par une adresse mail que je rappelle en compagne @mélenchon2027.fr en campagne évidemment.
Euh et donc Adrien Clouet euh tu réponds aux questions cette fois-ci autour d'un droit la location de rentrée scolaire. Je te laisse la parole. Effectivement, bonjour à toutes et à tous. [applaudissements] Une des questions qui est beaucoup revenue par mail ou sur les réseaux sociaux, elle concerne quelque chose qui est brûlant à l'heure actuelle, c'est la location de rentrée scolaire.
On a reçu beaucoup de messages, on a lu beaucoup de commentaires nous disant à quel point cette rentrée, les rentrées scolaires en général étaient un moment difficile dans la vie de beaucoup de milieux populaires, un moment qui est cher, ce qui est par ailleurs un scandale puisqu'on rappelle que la loi est censée depuis 1880 garantir la gratuité, je dis bien absolue. C'est ce qui est écrit dans la loi, du système scolaire. Or, si effectivement depuis le 10e siècle, vous avez arrêté de payer avec votre poche les instituteurs, institutrices, rappelons que c'était le cas à une époque hein, les parents d'élèves payer une partie du salaire des profs, et bien il y a encore aujourd'hui beaucoup de frais qui vont avec la rentrée scolaire, des frais de transport, des frais de cantine, des frais de matériel, de fourniture et cetera et cetera.
Et dans les années 70, puisque la droite a toujours été contre la gratuité absolue du système scolaire, elle a accepté, elle a lâché une allocation, l'allocation de rentrée scolaire. Cette allocation, elle concerne un peu plus de 5 millions d'enfants qui la touchent au mois d'août chaque année. Selon l'âge, ça va de 427 à 466 €.
Ça dépend des revenus des parents de l'année 2024. Apparemment, on sait faire le prélèvement à la source mois par mois pour les impôts mais on ne sait pas visiblement avoir le revenu correspondant aux conditions réelles des familles. Et figurez-vous que cette allocation et bien Emmanuel Macron a réussi là aussi à faire les poches aux bénéficiaires puisque depuis 2017, triste année où il arrive au pouvoir et bien cette alloc a augmenté de 17 % mais l'inflation elle elle a augmenté de 19 %.
Ce qui veut dire que pour une famille qui a deux lycéennes ou lycéens scolarisés, ça fait 20 balles en moins au moment de la rentrée scolaire. Donc même là-dessus, il a réussi à venir gratter quelques euros. Et cette inflation à 19 %, elle est encore plus élevée sur le matériel et les fournitures scolaires.
C'est beaucoup plus que 19 %. Bref, c'est la raison pour laquelle nous on se bat bien sûr pour l'indexer sur l'inflation. C'est une exigence qui est fondamentale. [applaudissements] Et on a eu quelques questions un peu plus précises pour rentrer dans le nerf de la guerre.
On a eu quelqu'un qui nous disait "Ma cousine, elle l'a eu et moi pas encore." Alors, pas d'inquiétude ou peut-être inquiétude, je vais vous expliquer. Le versement, c'était le 18 août pour la plupart des bénéficiaires.
Alors, c'était le 4 à Mayotte et à la Réunion, mais selon la banque parfois ça met jusqu'à 3 jours pour arriver. Donc, tout le monde l'a pas forcément au même moment. Par ailleurs, n'oubliez pas que vous pouvez le demander à postériori.
Si jamais vous l'avez pas eu, vous pouvez écrire, vous pouvezir la cave pour pouvoir bien sûr en bénéficier. Le problème de ce moment du versement, c'est que versement le 18 août, 3 jours avant que ça arrive sur le compte 21 août, et ben quelques jours plus tard, les promos ont disparu sur les fournitures parce qu'elles s'arrêtent à la fin août les promos. Et donc, il y a un risque pour plein de milieux populaires qui dépendent de la location pour faire les courses d'arriver au moment où les courses sont les plus chères.
Voilà. C'est évidemment quelque chose qui est inacceptable et c'est bien sûr pourquoi nous défendons son versement bien plus tôt dès juin que les milieux populaires aient le temps de faire les courses, de comparer les prix et d'arriver bien au moment où il y a des promotions. On a aussi une question de quelqu'un qui nous disait "Moi, je n'ai rien reçu alors que mes revenus 2024 he ceux qui servent de base de calcul pourtant devrai me rendre éligible." Là aussi, attention à être bien vigilant.
Pour la plupart des personnes, le versement, il est automatique. C'est-à-dire dès lors que vous avez un compte ouvert à la CAF, souvent c'est versé automatiquement. Il y a pas de de procédure à suivre pour vous.
Mais il y a néanmoins des exceptions à bien connaître. Si jamais vous n'avez jamais touché de prestation CAF, ben faut ouvrir un dossier. Donc vous pourriez être en dehors du champ.
Deuxièmement, si vous avez un enfant qui entre au CP qui a moins de 6 ans, et bien il faut là aussi envoyer un certificat de scolarité. C'est pas automatique. On rappellera d'ailleurs que laallocation de rentrée scolaire, elle démarre normalement à 6 ans et c'est pas l'âge de la scolarité initiale.
Donc les premières années de scolarité initiale, vous n'avez pas d'aide. Troisièmement, si vous avez un enfant qui a entre 16 et 18 ans qui est scolarisé ou en apprentissage, là aussi il faut remplir un dossier avec le certificat de scolarité. Donc ce n'est pas toujours automatique.
Il faut être vigilant là-dessus. Enfin, on a eu une dernière interrogation, quelqu'un qui dit "Moi, je je suis 15 € au-dessus du seuil, est-ce que je la rate la location ?" Et ben non, là aussi, petit point de vigilance, la location, elle est ce qu'on appelle différentielle.
C'est-à-dire, je vous ai parle le calcul très technique, mais il y a un plafond, c'estd un revenu au-dessus duquel vous ne pouvez plus en bénéficier. Mais si vous dépassez, mettons le plafond de 100 € et que vous auriez touché une allocation pour vos enfants, et ben vous la toucher avec 100 € de moins. C'est-à-dire que cette allocation, elle est différentielle, elle est en gradation, donc vous pouvez même un peu au-dessus du seuil effectivement en bénéficier.
Enfin, je conclus avec un commentaire qui est beaucoup revenu de personnes qui témoignées qui disaient "Ben pour moi, c'est extrêmement difficile parce que les fonctions de sport ça coûte très cher parce que le prix de la cantine est augmenté. En plus, s'il y a un maire de droite, c'est encore pire." Bref, et bien oui, il va falloir se mobiliser pour la défense de laallocation.
Oui, l'extrême droite mène une guerre absolue à cette allocation et l'extrême droite est soutenue par son auxiliaire politique numéro 1, le monde médiatique de cette même extrême droite. On parlait évidemment de monsieur Bolloré tout à l'heure qui passe son temps au mois d'août à diffamer, à insulter, à injurier toutes les familles qui en bénéficient parce que leur but c'est de stigmatiser les gens pour qu'ils aient honte et qu'ils se retirent de ces prestations sociales. Alors, quand c'est l'argent des riches, il y a aucun contrôle.
On estime qu'il y en a jamais assez alors que ça déborde. Mais quand c'est l'argent des pauvres, les gens qui gèrent beaucoup mieux leur fric que les milliardaires. Parce que eux, ils savent exactement un eur près combien il y a sur le compte alors que les milliardaires à 10 milliards, ils sont pas tout à fait au courant.
Donc les gens qui gèrent le mieux leur argent sont ceux qui sont le plus sujet à des contrôles qui sont des contrôles abusifs et des contrôles qui visent à leur mettre la honte. Et moi, je vous dis, vous avez des droits, il y a pas de honte à avoir et ces droits, nous on les défendra. [applaudissements] Merci Adrien, merci.
Je pense qu'il y a beaucoup d'éléments que les gens ne connaissaient pas notamment sur la location différentielle. Et donc on passe à la à la séquence numéro 6, la dernière avec Noémie Fachon. Tu as l'initiative avec Juliette Todo de la fameuse trend en soutien à la France insoumise.
Voilà [applaudissements] qui a qui a eu un un succès énorme. Donc d'abord comment tu es venu cette idée et comment comment tu as fait pour que ça fonctionne ? Alors vraiment faut vraiment rendre à Juliette ce qui appartient à Juliette.
C'est elle le cerveau de cette trend ma fois un peu cringe, un peu gênante comme toutes les bonnes trends sur les réseaux. En fait, ça vient ça vient de TikTok, c'est même pas nous à la base he c'est ça la magie des réseaux. Euh sur le réseau social TikTok, d'illustres inconnus ont fait circuler un même issu de la série du début des années 2010 qui s'appelait G.
Je sais pas si vous connaissez, il y a des fans. Une série américaine qui était à l'époque un fleuron du wisme. Bon, avec le recul hein, plus tellement mais voilà.
Et la campagne de communication autour de cette série, c'était les acteurs et les actrices qui faisaient un L avec les doigts parce que aux États-Unis, ce L, c'est le L de loser, c'est une insulte. Et donc dans une logique de réappropriation des insultes qu'on a beaucoup dans les milieux antiracistes, cuir féministes et bien voilà la campagne de communication de Gliss c'était on est les losers du lycée. C'était ça l'idée hein de de la série et donc on fait un L avec les doigts.
Et donc des gens on ne sait pas qui sur TikTok ont eu la bonne idée de faire un même avec l'actrice de Glick enfin elle avec les doigts et de rajouter fi à côté. Ce qui est malin parce que sur les réseaux on narrête pas de nous dire à vous soutenez les filles mais vous allez perdre. Ouais, peut-être, mais avec pas nagche et puis en fait, on va gagner, vous allez voir. [applaudissements] Donc, on en arrive au point où euh moi-même qui autrice de bande dessinée féministe et ma petite bande de créatrice de contenu féministe et enfantiste, on est voilà à 1 an de l'élection présidentielle.
Nous, ça fait longtemps, ça fait des mois en fait qu'à titre individuel, on s'aime sur nos réseaux sociaux des indices à base de tortue, à base voilà euh assez clair en fait, mais on se dit qu'est-ce qu'on pourrait faire de collectif pour essayer de de motiver les gens ? Alors, en fait, on a plusieurs casseroles sur le feu. On a des casseroles qui bouent à feu lent et ça euh vous allez en souper dans les mois qui viennent.
On va vous expliquer et réexpliquer pourquoi en tant que féministe et enfantiste, on soutient Jean-Luc Mélenchon en 2027. [applaudissements] Ce n'est quelle surprise ! On explicitera nos raisons bien entendu de ce soutien aussi les points de vigilance qu'on peut avoir de la de position féministe et enfantiste, les points de désaccord qu'on peut mettre même avoir avec elle et filles mais pourquoi il est essentiel pour nous de faire passer la gauche de rupture ?
On ne peut pas lutter contre les violences faites aux femmes, aux enfants, aux minorités de genre et à qui que ce soit dans ce pays. Si on n pas les subventions, si on n pas les lois qu'il faut, si on n pas la protection des plus vulnérables dans ce pays. [applaudissements] Donc ça c'est notre casserole qui mijote à feu doux parce que c'est c'est du travail en fait de de création de contenu sérieux.
C'est nos casquettes de militantes qui font qui faisont les choses bien. Mais on s'est dit comme coup d'envoi un peu de cette espèce de bah de campagne autogérée en féministe et enfantiste, on aimerait bien bah faire quelque chose qui soit pour le coup un petit peu décérébré commenc faire sur les réseaux, quelque chose qui demande pas trop de réfléchir, quelque chose qui soit plutôt de l'ordre de l'adhésion spontanée. Et donc Juliette Toisco arrive en disant "Eh sur TikTok, il a le truc là le L avec les doigts." On s'est dit "Mais on va le lancer sur Instagram en se prenant nous-même en photo.
On va rajouter les lettres FI et puis on va faire ce qu'on sait faire de mieux. On va glisser dans les DM des créaturistes de contenu, des influenceurs. On va leur dire voilà ce qu'on fait, est-ce que ça te dirait d'en être ?
On savait pas du tout si ça allait faire un flop total. On allait juste nous avoir nos petites photos comme ça ou bien si ça allait prendre. Ma fois ça a pris et on a même vu certains membres de la France insoumise qui s'étaient pris au jeu mais de manière mais de manière extraordinaire.
Je veux dire, il y a des il y a des il faut imaginer, il y a des créateurs de contenu qu'on avait jamais vu euh ou entendu un seul mot sur la politique qui sont dans des domaines, le sport, la cuisine, enfin dans plein de choses différentes, la botanique qui ont fait votre traîn donc enfin je veux dire ça a pris d'une manière qui est vraiment très très forte. C'est juste à partir des DM que vous les avez. Exactement.
Oui, on a on a rien fait d'autre façon c'est notre seul pouvoir en fait hein. On est justement on est on est hors boloré. Nous on n pas les mêmes moyens que Vincent.
Euh donc notre notre moyen à nous, c'est la viralité. Euh moi j'ai une page Instagram qui s'appelle Maedusa Gorgon. Je suis quand même suivie par Merci.
Il y a des Gorgan sous la tente. Euh je suis quand même suivi par 140000 abonnés. Alors c'est peu par rapport à Squeezie, on est d'accord mais ce n'est pas rien quand même.
On rappelle, dites-moi si je me trompe, mais il me semble qu'en 2022 Jean-Luc Mélenchon, il lui a manqué 400000 voix pour se qualifier au second tour de la présidentielle. En terme strictement numérique, c'est trois pages comme la mienne. On n'est pas loin, on est on est à ça. [applaudissements] Évidemment, c'est pas si simple, hein.
Il suffit pas il suffit pas de trois créatrices de contenu qui dit de voter LFI. Déjà, c'est pas parce qu'on dit aux gens voter LFI qui le font fort malheureusement. Euh et puis il y a aussi pas mal de personnes qui me suivent qui votaient déjà et les filles, on pas les faire voter deux fois non plus.
Donc évidemment, il faut un maximum de mobilisation et c'est pour ça qu'on avait besoin de ce ce coup d'envoi. Quelque chose qui soit facile, qui soit fun, qui soit léger, qui qui se prennent pas pour autre chose que une euh trend, une tendance un petit peu cringe, un petit peu gênante lancée par la bande de millénial ce que nous sommes. Voilà. [applaudissements] Dis-moi, [applaudissements] dis-moi Noémi en fait, bon alors surtout comme ça concerne la France insoumise donc est-ce que toi tu as constaté par exemple que depuis qu'il y a eu ce lancement de traî est-ce qu'il y a eu des phénomènes de censure de shadow ban parce que évidemment les peuvent gagner ça peut faire peur et puis on fait ça sur méta qui n'est pas exactement le terrain de plus de gauche qui soit n'est-ce pas euh alors à titre personnel.
Moi le Shadow Banan, ça fait longtemps que je suis dedans. On en parlait tout à l'heure, mes camarades le disaient. À partir du moment, de toute façon où on dénonce régulièrement les violence fait aux enfants, faites aux femmes, à partir du moment où on saisit à peu près toutes les occasions qu'on a de de montrer et d'exprimer son soutien à la Palestine, le Shadow Ban, il était là.
Donc moi, ça a fait zéro différence en fait euh de faire Moil avec les doigts. C'est toujours la même chose. Mes contenus, ils sont très peu montrés euh en dehors, ils sont très peu montrés par les algorithmes de méta en dehors des personnes qui me suivent déjà.
J'en profite pour dire à toutes les personnes qui fréquentent encore les réseaux sociaux vraiment les repartages et cetera. C'est ça qui fait la viralité parce que c'est pas les algos qui montrent nos contenus de gauche. Donc s'il y a pas ces repartages là et ben il y a pas les les contenus sont invisibles en fait sur cette plateforme là.
Euh donc euh donc voilà, en fait, moi je l'ai pas je ne l'ai je n'ai vu aucune différence. Euh par contre, il y a des créaturistes de contenu, on l'a dit, qui euh qui étaient moins explicitement politisé, qui n'avaient jamais euh montré une quelconque sympathie envers et lesfill ou envers quelque tendance ou parti ou personnalités politiques que ce soit euh qui elles ont pris cher, ont pris cher en visibilité mais surtout ont pris cher en terme de raide de la fâchosphère qui n'était pas prête, qui ne l'avait pas qui n'avait jamais expérimenté ça. Nous on est aguéri hein Juliette Disco, Cécile, moi-même qui forme un petit peu voilà le ce gang là. on on est on est habitué mais mais d'autres le sont beaucoup moins.
Donc oui, ça secoue. Euh on en revient toujours à cette question d'engagement, que ce soit en perte d'opportunités euh de la part des institutions, de la part des acteurs, du monde de l'édition, de de la création de contenu, euh des partenariats commerciaux pour ceux qui font de l'influence commerciale. C'est pas mon cas, mais c'est aussi bon voilà, l'engagement ça nous coûte mais ça nous coûterait encore plus cher que ce soit l'extrême droite ou une aignée nuance d'extrême droite qui prennent le pouvoir. [applaudissements] Ce n'est pas un coup, c'est un investissement. [applaudissements] Et dernière question euh parce que pour refaire le lien avec le dossier du jour qu'on avait tout à l'heure, toi tu es autrice de BD aussi.
Tout à fait. Donc euh qu'est-ce que tu as à nous dire toi aussi sur à la fois les conditions euh des auteurs et autrices de BD et puis euh peut-être le le lien aussi avec le thème de cette émission Zapé Boloré ? Ben, je plusie vraiment tout ce qu'on dit mes confrères, consœurs et camarades.
On est vraiment on est à la fois sur une question de statut des auteurs et autrices. C'est extrêmement difficile aujourd'hui de vivre de sa plume. En général, on cumule plusieurs strates de de précarité.
Par exemple, dans la bande dessinée, on fait de la bande dessinée et puis on est graphiste freelance en plein boom de lia générative. C'est sympa. Euh, on est auteur de BD et puis on donne des cours à temps partiel.
On est contractuel de l'éducation nationale, on fait de la bande dessinée euh et puis et bien comme moi, on est conférencière sur c'est la je fais de la sensibilisation au sexisme auprès des entreprises, ce qui n'est pas non plus exactement tendance et à la mode en ce moment, vous voyez. Donc euh donc voilà, donc on cumule des strates de précarité et si on pouvait être davantage protégé par la continuité des revenus des artistes auteurs, je sais que c'est rébarbatif mais en gros pour vraiment simplifier, c'est un système un peu comme de l'intermittence pour nos collègues du spectacle, c'est-à-dire la possibilité de pouvoir toucher un petit quelque chose entre deux missions et de ne pas être vraiment pris à la gorge comme on l' par voilà un un système de de d'édition, le monde de l'édition, le monde de la distribution des livres est tellement bouffé par l'empire achet en fait que c'est extrêmement difficile d'avoir en fait c'est de l'ordre du privilège aujourd'hui vraiment je pèse mes mots de pouvoir choisir des maisons d'édition qui n'appartiennent pas voilà à l'arc Boloré ni à un autre groupe tenu par des industriels multimilliardaires parce que c'est ça aussi quoi. Merci infiniment. [applaudissements] Alors, on arrive au terme de cette émission.
Il me reste à remercier infiniment Nadjabo Mangolie et l'ensemble des invité. [acclamation] Suivez les comptes, achetez les livres, allez écouter Yann Tiersen ce soir aux amphies. Évidemment, il vous reste à toutes et à tous qui nous écoutez à aller sur mélenchon2027.fr pour venir nous rejoindre pour gagner l'élection présidentielle. d'avoir rendez-vous demain au meeting qui aura lieu à Valence donc de Jean-Luc Mélenchon et puis cette émission sera évidemment disponible sur YouTube.
Donc à vous qui nous écoutez et à vous qui étiez là, partagez-la, faites-la connaître, elle sera régulière donc continuez à la suivre. Et un merci particulier à vous d'avoir été aussi nombreux et nombreuses parce que c'était la première fois qu'on faisait cette émission en public et c'était magnifique. Merci [applaudissements][acclamation] [musique]
Nadège Abomangoli