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Discours / meetingGHU PARIS· 16 juin 2026 4 minAutoproduitFond programmatiqueSanté

JIPEJAAD 2026 - Intervention de Mme Stéphanie RIST, ministre de la santé

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueFait
    « Les troubles psychiques sont la première cause de maladie et de handicap chez les 15-25 ans. »
  • 1:26Invité politiqueChiffre
    « Nous avons aussi investi 25 millions d'euros dans l'appel à projet psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent pour agir en proximité. »
  • 2:11Invité politiquePromesse
    « Nous allons établir une cartographie précise des ressources présentes dans chaque territoire. »
  • 2:55Invité politiquePromesse
    « Notre objectif commun est simple, qu'aucun jeune ne passe entre les mailles du filet. »

Temps de parole

  • Stéphanie Rist100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Stéphanie Rist

Alors, je sais pas si on est en avance par rapport à nos collègues européens, euh mais par contre ce qui est glaçant, c'est quand on voit les initiatives un peu partout, puis soit la France est en rouge, soit elle n'est même pas représentée. Elle n'existe pas. Et là, ça fait effectivement euh ça montre qu'il y a encore du travail euh pour tout ça. Euh merci beaucoup. Est-ce qu'on est-ce que la régie est prête pour euh la viso la vidéo ? Madame la présidente de CME, madame la doyenne, monsieur le président, bonjour à toutes et tous. Je vous prie tout d'abord de bien vouloir m'excuser de ne pas pouvoir être avec vous ce matin, mais il était important pour moi de vous adresser ce message.

Nous connaissons tous ici le constat. Les troubles psychiques sont la première cause de maladie et de handicap chez les 15-25 ans. Sans repérage suffisant, des fragilité deviennent des pathologies sévères et durables. Mais nos réponses sont encore trop fragmentées, laissant des parcours se perdre dans des dispositifs illisibles pour les jeunes et leurs familles. L'enjeu aujourd'hui est donc clair. Il nous faut remettre le jeûne au centre et changer d'échelle. C'est dans cette ambition qu'une mission avait été confiée à Rachel Beuchet, Angèle Matanac et Marie Odile Creps sur le repérage et l'intervention précoce en santé mentale.

Elles m'ont présenté les résultats de leurs travaux le mois dernier. Ils appellent à une transformation profonde avec des parcours plus lisibles, des délais d'accès aux soins réduits et une coopération renforcée entre tous les acteurs de terrain. Pour cela, nous savons aussi que nous partons pas de rien. Vous en êtes les meilleurs exemples. Je pense au travail de longue date du réseau transition ou de l'expérimentation DIP en pays de la Loire. Au niveau national, cet engagement se traduit également par des investissements depuis 2019. Nous avons donc pérénisé 18 projets d'innovation organisationnelle sur le repérage et la prise en charge précoce en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent.

Nous avons aussi investi 25 millions d'euros dans l'appel à projet psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent pour agir en proximité. Nous partons avec des équipes engagées, des dispositifs innovants et des dynamiques territoriales qu'il ne s'agit pas d'effacer mais plutôt de consolider. Mais nous devons aller plus loin, plus vite, plus fort. C'est pourquoi je souhaite vous annoncer que trois étapes majeures vont être mises en œuvre. D'abord, nous allons établir une cartographie précise des ressources présentes dans chaque territoire.

les acteurs de première ligne, ceux de seconde ligne, les points d'entrée, les articulations possibles, la lisibilité est la première condition de l'accès précoce. Ensuite, nous travaillons à clarifier l'offre, les rôles et les missions de chaque structure. Il s'agit de rendre le système lisible pour les jeunes, leurs familles et les professionnels. Enfin, nous voulons structurer un maillage territorial cohérent, fondé sur les besoins réels avec des circuits clairs et des partenariats solides entre institutions. Notre objectif commun est simple, qu'aucun jeune ne passe entre les mailles du filet. Qu'aucun trouble débutant ne devienne une trajectoire brisée faut avoir été repéré à temps.

Nous avons les preuves, les acteurs, l'élan. Nous avons maintenant la responsabilité de transformer ces avancées en réalité durable partout en France. Je vous remercie.