La Voix est Libre - invitée : Danielle Auroi (députée EELV du Puy-de-Dôme) 09/05/2015 - 2ème partie
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– Voilà, merci pour ces actualités. Retour du Flash tout à l'heure à 19h, sur ce plateau pour la suite et la fin de la Voix est libre consacrée aux écologistes Daniela Roy, la députée écolo d'Auvergne, la seule. Vous êtes la seule, c'est vrai. – Eh oui, mais la parité, là aussi. – La parité, ça s'est amélioré. – Je voulais en parler avec vous, on va essayer d'en dire un mot, si on peut, avec également Nicolas Bonnet, notre autre invité. Rebonjour, vous êtes le responsable des Verts en Auvergne, pour dire les choses simplement. Et on va parler avec vous de ces élections qui approchent, on va parler d'avenir.
Alors, puisque vous en parlez de la parité, et je m'accorde une petite minute là-dessus, les élections départementales sont passées, est-ce que vous n'êtes pas déçus, puisque c'est un des sujets que vous défendez énormément chez les Verts, du résultat de cette parité qui était obligatoire, en tout cas pour les binômes de candidats, qui dans les élections de présidence, ce n'est pas vraiment traduit par grand-chose. Est-ce que les gens qui défendent la parité n'ont pas des bonnes raisons d'être déçus ? Qui répond ?
– Je peux commencer, comme ça, ça ne sera pas là le temps de se mettre. – Daniela Roy. – Très franchement, déçus, oui. Mais il y a quelque chose qui a bougé, c'est que, malgré tout, les vice-présidents sont paritaires, ou à peu près paritaires. Je donne un exemple, puisque c'est une idée. – Vous vous contentez de plus, si je peux me permettre. – C'est un début. Comme vous l'avez remarqué, encore très souvent, je me trouve seule face à un parterre d'hommes.
Là, il y a, par exemple, dans les candidats avec qui j'ai travaillé pendant la campagne, la nouvelle vice-présidente en charge d'une partie du social sur le département du Puy-de-Dôme, Elisabeth, qui va pouvoir, effectivement, faire valoir que la parité, ça existe au niveau des vice-présidents. – Ce que j'espère, c'est que demain, il y aura autant de présidents de régions que de présidents de régions. – Et on sait que ce ne sera absolument pas le cas, on le sait déjà. – On va essayer de se battre pour nous.
– En tout cas, nous, au niveau des écologistes, on va faire en sorte de désigner autant de têtes de liste femmes que hommes sur les différentes régions de la France. Donc, si nous gagnons les 12 nouvelles régions, vous aurez autant de têtes de liste hommes que femmes.
– Donc, il n'y aura pas que des femmes. Parce qu'il faudrait au moins ça pour compenser tout ce qui a été raté jusqu'à maintenant. J'insiste un petit peu.
– Alors, après, sur les départements, ce qu'il faut voir aussi, c'est que souvent, ceux qui deviennent présidents, qui est changement de majorité ou pas, ce sont souvent des sortants. Et vu qu'il y avait beaucoup moins de femmes sortantes, ça peut se comprendre aussi, sans le justifier pour autant, mais ça peut se comprendre qu'il y ait moins aujourd'hui de femmes présidentes. On peut espérer que, si le département, en tout cas, continue à exister, qu'aux prochaines départementales, on ait davantage de présidentes qu'il y ait des femmes.
– Donc, on va dire que c'est en train de germer. Alors, sur les élections à venir, et de manière générale, par rapport au vert, si on se penche sur ces régionales, on a compris que les deux régions, Ronalp et Auvergne, allaient s'unir. Vous-même, vous l'avez annoncé récemment, le 25 avril dernier, les adhérents d'Europe Écologie, Auvergne et Ronalp, se sont déjà plus ou moins réunis et s'entendent pour une stratégie globale, on va dire, pour ces élections. Mais d'abord, une petite question, est-ce que ce n'est pas frustrant d'être vert en Auvergne quand on voit le succès ? Parce qu'en Ronalp, pour le coup, ça marche beaucoup mieux.
Il y a plus de représentants, par exemple, au conseil régional, déjà. Il y a un maire à Grenoble Écolo. Est-ce que vous n'êtes pas un tout petit peu les enfants pauvres dans l'histoire ?
– Non, je pense qu'au contraire, on est content de pouvoir travailler avec nos copains de Ronalp qui, eux, aujourd'hui, ont beaucoup plus de poids dans la région.
– Alors, on le voit, là. Ce qu'on voit défiler, c'est le blog, c'est d'ailleurs vous-même qui m'avez indiqué cette adresse, qui est très bien fait, je dois le dire, très bonne communication. On parlait tout à l'heure de la communication en politique très illustrée, sur voilà ce qu'on a fait pendant ces dernières années. Et voilà où ça pêche, notamment avec nos amis socialistes et vraiment où on ne s'entend pas. Vous, vous ne pouvez pas afficher un bilan aussi complet pour l'instant ?
– Alors, en Auvergne, on travaille à un bilan aussi complet, mais sur le fond, avant tout, c'est vrai que parce que la forme demande beaucoup de moyens. Donc, aujourd'hui, en étant 7 élus en Auvergne contre 37 en Ronalp, vous imaginez qu'on n'a pas les mêmes moyens pour la communication. Donc, autant il y a eu beaucoup de travail sur le fond et donc le bilan de mandat est en cours de rédaction et devrait être publiable à la fin du mois de mai. Mais c'est vrai que sur la forme, on n'arrivera peut-être pas à un site aussi interactif et agréable à consulter que ce qu'ont pu faire les copains de Ronalp.
– Alors, sur le fond, l'Auvergne est quand même une région très verte, c'est le moins qu'on puisse dire. Pourquoi les idées écolo ne sont pas si présentes que ça ? Pourquoi vous pesez si peu, finalement ?
– Malheureusement, aujourd'hui, le constat qu'on peut faire, c'est que c'est surtout dans le milieu urbain que les écologistes persent. – Ce qui est paradoxal. – Ce qui est paradoxal, tout à fait, et je pense que c'est à tort. Il y a une méconnaissance, je pense, de ce à quoi aspirent vraiment les écologistes, puisqu'on aspire quand même un développement harmonieux du territoire, à éviter justement la concentration dans les grandes villes et à essayer de faire en sorte que le territoire soit aménagé de façon cohérente. Donc, on est plutôt en faveur d'un repeuplement de tous les territoires, pas uniquement, donc, pas de concentration urbaine.
On est en faveur du déploiement, du redéploiement, on va dire, de l'agriculture dans les territoires ruraux, d'une agriculture différente, évidemment, de celle d'aujourd'hui, beaucoup plus respectueuse de la nature, agriculture bio, idéalement, qui d'ailleurs crée beaucoup plus d'emplois
et qui permettra de repeupler tous les territoires. – Si on n'est pas militant ou supporter des écolos, et pourquoi ça n'accroche pas ? Par exemple, je vais vous donner un autre exemple. Là, dans la fameuse motion que vous avez choisie pour les élections régionales où vous allez forcément tous réunis, on parlera du candidat après, vous annoncez que vous appelez à un rassemblement sur un projet écologiste solidaire pour faire de la région Ronalpauvergne un territoire en transition écologique et sociale au service de l'intérêt général de tous ses habitants. C'est une magnifique formule dans laquelle il n'y a rien. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
– Je peux peut-être juste dire un mot et puis comme ça, ça permettra… Ça veut dire tout simplement que ce que proposent les écologistes, c'est une nouvelle forme de vie. – Oui, mais c'est pareil, ça veut dire quoi ? – Oui, ça veut dire que par exemple, les circuits courts, ce sont les écologistes qui les ont valorisés et ça progresse. L'agriculture biologique, Nicolas Bonnet vient de le dire. Les emplois de proximité, je vous ai donné des exemples tout à l'heure, en particulier dans l'efficacité énergétique, etc. et c'est une façon de consommer différente.
Donc, je crois que cela, ça parle beaucoup justement aux consommateurs qui sont encore assez souvent dans les villes et les producteurs commencent à le découvrir. Donc, je crois qu'aujourd'hui, peu à peu, ce qui était nouveau et on paraissait étrange il y a 20 ans est devenu traditionnel, coutumier. – C'est comme la parité, ça vient tout doucement. – Et c'est comme la parité, ça vient tout doucement. Mais on va essayer de mettre en coup d'accélérateur. Je pense que Nicolas… – Est-ce que vous ne vous sentez pas seul,
par exemple, en Novènes ? Parce qu'il y a 7 élus au Conseil régional aujourd'hui et puis quelques élus dans certaines communes. Est-ce que vous ne vous sentez pas seul à défendre l'écologie, notamment au plus haut niveau ? Pour l'Auvergne, je crois.
– Alors, seul, non, au niveau national, heureusement. Mais même localement, ce qu'il faut dire aussi, c'est qu'il est trop facile de la part des autres partis de dire, ah mais on est tous écologistes. On est tous écologistes, mais quand on leur fait les propositions, brusquement, ils sont tous écologistes, mais ils veulent continuer à faire de la bagnole à tous les coins de rue, si je puis dire. Ils sont tous écologistes, mais quand on propose de diminuer les déchets, ils ont du mal. Ils sont tous écologistes, mais les énergies renouvelables, ils préfèrent le nucléaire, etc. Donc, on voit bien qu'il n'y a que nous, les écologistes, qui portons réellement un projet différent.
Et ça, c'est pour le bien de tout le monde. On est, je vais dire, peut-être plus conviviaux et plus solidaires que beaucoup de nos collègues.
– Alors, prenons des exemples au Conseil régional d'Auvergne, de ce que vous avez fait jusqu'à présent, en tout cas avec ce groupe de 7 élus. J'ai lu, par exemple, que vous avez obtenu la création d'un GIEC, comme on dit, c'est ça ? Enfin, qui va d'ailleurs concerner toute la grande région pour observer le climat spécifique à l'Auvergne. Est-ce que ça, c'est vraiment indispensable ?
– C'est pour évaluer aussi les politiques publiques qu'on mène parce qu'aujourd'hui, souvent, les politiques sont encore trop sectorisées. C'est-à-dire qu'on a d'un côté les politiques environnementales, d'un autre côté, les politiques sociales et d'un autre côté, les politiques économiques. – Au niveau régional ? – Oui, oui. Il y a encore aujourd'hui beaucoup d'aides, par exemple, qui sont donnés aux entreprises sans conditionnalité aussi bien sociale qu'environnementale.
Et si on donne d'un côté en prenant une mesure environnementale mais qu'on reprend de l'autre en donnant des aides à des entreprises qui ne vont pas, par exemple, se soucier de leur impact sur le climat, dans ce cas-là, c'est neutre et finalement, on n'améliore pas nos émissions de CO2, nos émissions de gaz à effet de serre. Et c'est important d'analyser en permanence l'impact de nos politiques publiques pour savoir si, oui ou non, on va vers du mieux disant. Vous avez l'ambition
de le faire avec la nouvelle structure grande région ?
Oui. Il faut que ça soit porté au niveau... Enfin, le niveau régional est un niveau, on va dire, suffisamment grand pour permettre de porter ça sur tout le territoire. C'est-à-dire que la nouvelle région,
ça va être pratiquement l'équivalent, je crois, de la Suède. Enfin, c'est pas un petit pays, quoi.
Et ça mélange des territoires aussi bien urbains que ruraux. Donc, ça permet d'avoir un aménagement vraiment cohérent puisqu'il y a une vraie interdépendance qui est peut-être un peu trop négligée aujourd'hui entre le rural et l'urbain. Aujourd'hui, beaucoup trop est donné à l'urbain au détriment du rural alors que l'urbain n'est rien sans le rural. C'est pas en ville qu'on produit aujourd'hui, par exemple, la nourriture.
Dans ce que vous proposez également ou ce que vous avez commencé à faire, vous voulez qu'on aide plus l'agriculture bio. Ça aussi, ça va être défendu dans votre programme pour les futures régionales ?
C'est déjà ce qu'on a défendu pendant le mandat puisqu'on a fait en sorte qu'au maximum, en tout cas, de donner des débouchés déjà pour l'agriculture bio. L'agriculture bio et local, d'ailleurs, puisque l'idée, c'est quand même aussi de dynamiser notre économie locale. Ça s'est traduit par le fait de contractualiser pour tout ce qui est restauration scolaire. Donc, c'est ce qu'on maîtrise directement au niveau du conseil régional. Au début, ça s'était fait par quelques plats 100% bio et maintenant, on s'oriente vers quelque chose de plutôt mettre un maximum de bio dans chaque repas. Donc, ça commencera, ça commence petit et ça va monter en force.
Et derrière ça, en donnant des débouchés et aussi en aidant les agriculteurs, aussi bien de nouveaux agriculteurs à s'installer en bio que des agriculteurs existants à se convertir au bio, c'est ce qui permettra d'aller vers une transition de l'agriculture.
Alors, on a encore quelques minutes pour le dire, mais quel est l'autre point que vous allez défendre très important à vos yeux pour ces élections régionales ?
Il y a un gros point important quand même sur l'aménagement du territoire aussi, c'est le transport.
On a une vision quand même
pour permettre vraiment à tous les territoires d'être desservis par le transport en commun, notamment le train. Donc, c'est vrai que quand on parle, quand tout le monde ne fait que parler du financement à tout prix, du TGV qu'on veut absolument qui sera en fait un tunnel pour relier la métropole clermontoise, enfin surtout même l'agglomération clermontoise à Paris, ça, l'argent public n'étant pas extensible à l'infini, ça sera fait au détriment des lignes qui permettent de desservir aujourd'hui tout le territoire régional. Donc, vous dites plutôt
les lignes régionales, plutôt les améliorer, même si ça coûte très cher, on le sait,
on le voit avec la ligne qui n'est pas prêt
à être mise en place.
Ça coûte beaucoup moins cher que le TGV et ça rend service vraiment à tout le monde, c'est les trains du quotidien, c'est ce qui permet à tout un chacun de se déplacer sur le territoire, d'aller travailler, d'aller voir sa famille dans la région, enfin c'est vraiment ce qui sert à tout le monde.
Précisément sur la ligne Clermont-Lyon qui va être mise en place je crois une fois par jour ou deux fois par jour, je ne sais plus exactement, sans interruption, on sait que ça coûte très très cher pour pas forcément beaucoup d'usagers, c'est une bonne ou une mauvaise idée ?
Moi, j'espère que justement ça augmentera le nombre d'usagers. Pourquoi aujourd'hui les gens prennent leur voiture pour aller à Lyon travailler, l'aller-retour se fait très bien dans la journée ? Parce que les horaires et le temps passé dans le train, c'est trop fort. Ce déplacement qui sera plus court devrait encourager les gens qui vont pour une réunion à Lyon à effectivement prendre le train. C'est bien ça le Paris. On va gagner un quart d'heure. On va gagner un quart d'heure mais parfois, vous savez, c'est le quart d'heure qui fait la différence.
On sait bien que par exemple que le train Clermont-Paris, celui que je prends encore assez souvent, celui du matin qui est direct, on met à peine trois heures, il est toujours plein. J'espère que ce sera la même chose pour Lyon.
Alors, il nous reste quelques minutes, je voudrais quand même revenir à ces élections régionales qui seront donc à la fin de l'année. Vous avez annoncé que vous travaillez tous ensemble au niveau grande région maintenant au niveau des Verts. Vous avez des chefs de file régionaux. A priori, l'un de ces noms, alors je ne les connais pas, donc je ne vais pas, il y a une vice-présidente à la région Rhône-Alpes, c'est Léla Ben-Charif notamment. Ce sera sans doute l'un de vos candidats. J'imagine que le candidat sera Rhône-Alpes. Est-ce qu'il n'y a pas un risque qu'on soit un peu oublié du côté de l'Auvergne ? Vous voyez ce que je veux dire ?
Parce que ça pèsera plus avec le nombre qu'ils ont déjà.
Au final, il n'y aura qu'une seule tête de liste régionale. Elle aurait été auvergnate. Et elle pensera à l'Auvergne ? Ronalpes aurait peut-être dit qu'on va oublier Ronalpes. Non, je ne pense pas qu'il faille se focaliser là-dessus. Les deux candidats que nous avons retenus, Léla Ben-Charif et Jean-Charles Collas, sont deux élus sortants qui ont fait beaucoup de travail au niveau du conseil régional de Ronalpes. Jean-Charles Collas, lui, est président du groupe au conseil régional de Ronalpes. Et les deux ne sont pas là pour négliger l'Auvergne face à Ronalpes.
Enfin, ils la connaissent moins quand même, forcément.
Alors, Léla Ben-Charif déjà est sur la Loire. Donc, elle n'est pas si éloignée que ça, aussi bien du Puy-de-Dôme que de la Haute-Loire et même de l'Allier. Et Ronalpes est déjà un territoire assez vaste. Et ils ont déjà eu à gérer quelque part à la fois le rural, l'urbain et à gérer des territoires variés qu'ils ne connaissaient pas forcément. Et ce n'est pas pour autant que le travail ne s'est pas fait. Donc, moi, je ne m'inquiéterai pas là-dessus.
C'est une parole au vergnat aussi. On peut aussi trouver des choses comme cela. Car nos élus sortants, on fait du sacré travail.
Il n'y a pas un risque de perdre la région si vous n'êtes pas associée aux socialistes ? Cette fois-ci, il nous reste une minute pour répondre.
Très franchement, Laurent Wauquiez étant parfois à l'Assemblée nationale pire que Mlle Le Pen, je pense qu'il y a des choses à dire qui donneront du sens, y compris sociale, y compris de solidarité et qu'on peut se le porter. Ensuite, effectivement, toute la gauche peut toujours se rassembler au deuxième tour. Les élections, elles sont justement des élections proportionnelles. Elles sont faites pour ça.
Nous allons proposer un projet écologiste au premier tour. C'est l'avantage des élections proportionnelles où on peut faire ça. Mais la volonté, et on ne le perd pas en ligne de mire, c'est de battre Laurent Wauquiez. C'est bien de se rassembler au second tour avec toutes les forces de gauche, dont les socialistes, bien évidemment, pour gagner la région.
Très bien. On conclura là-dessus puisque c'est déjà la fin de cette émission. On suivra évidemment les élections régionales sur France 3 Auvergne et France 3 Rhône-Alpes. On vous tiendra au courant et on aura sans doute le nom de cette... Alors je termine en vous redemandant rapidement vous serez candidate en 2017 ou pas ? Je ne sais toujours pas. D'accord. Je ne le saurais pas avant la fin de cette émission. Merci en tout cas à vous de votre fidélité dans un instant à la suite des programmes sur France 3 Auvergne et vous retrouverez La Voix est libre évidemment la semaine prochaine à la même heure. Bon week-end à tous. Sous-titrage ST' 501
Danielle AUROI