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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 8 décembre 2023 21 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsJustice

Face-à-Face : Thibault de Montbrial - 08/12

Au micro : Benjamin DuhamelSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:54FerméeÉludée

    C'est une atteinte à la laïcité, ils ont raison ?

  • 2:58OuverteRéponse partielle

    Est-ce que cela dit une forme d'incompréhension chez Emmanuel Macron de ce qu'est la laïcité à la française ?

  • 4:07FerméeRéponse directe

    Vous êtes senti visé par cette phrase de la Première ministre ?

  • 5:57OuverteRéponse directe

    Vous avez le sentiment que le gouvernement ne voit pas cette réalité ?

  • 7:57RelanceRéponse partielle

    Certains expliquent que si on dézoome un peu, la société n'est pas plus violente aujourd'hui qu'il y a 4 ou 5 décennies

  • 8:55OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça veut dire des opérations de police vigoureuses avec bouclage de zones suivies de ratissage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50InvitéFait
    « C'est une atteinte à la laïcité, ils ont raison ? »
  • 1:16InvitéFait
    « Le président de la République est vraiment le garant de cet équilibre qui fait que nous avons encore une cohésion sociale. »
  • 2:04InvitéFait
    « Le président avait expliqué qu'il n'était pas venu pour ne pas porter atteinte à la laïcité. »
  • 3:44PrésentateurFait
    « Il y a un besoin évident d'autorité et une attente de sécurité sur tout le territoire. »
  • 4:00InvitéFait
    « Ne soyons pas naïfs, certains ont tout fait pour donner l'impression que la sécurité de l'ensemble de nos concitoyens était en cause. »
  • 12:35InvitéChiffre
    « Il y a en France 10,3% d'étrangers qui vivent sur notre territoire et en prison, 25% des détenus sont étrangers. »
  • 13:30PrésentateurChiffre
    « Il y en a aujourd'hui 391 en détention avec des sorties prévues en 2023, 75, 41 en 2024. »
  • 14:10InvitéChiffre
    « Il y en a à peu près 600 qui sont déjà sortis, je crois 598 de mémoire. »
  • 19:12InvitéFait
    « On sait aujourd'hui que les gens qui rentrent même si on leur dit c'est que pour 18 mois ou 2 ans, s'ils ne partent pas volontairement, ils ne partiront pas. »

Temps de parole

  • Invité76 %
  • Présentateur24 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Benjamin Duhamel Il est 8h32 sur RMC et BFM TV Mon invité ce matin c'est Thibaut de Montbrial Avocat spécialiste des questions de sécurité Bonjour Thibaut de Montbrial Merci beaucoup d'être avec nous ce matin Je rajoute que vous êtes président du centre de réflexion Sur la sécurité intérieure On va évoquer avec vous bien sûr la question De la lutte contre le terrorisme On parlera du projet de loi et migration En discussion à l'Assemblée nationale Et de cette lettre que vous adressez Au président de la République vous demandez un choc d'autorité Mais d'abord je voudrais qu'on évoque Ce qui s'est passé hier soir à l'Elysée Et qui fait polémique La première bougie d'Anouka, la fête juive Allumée par le grand rabbin de France Chaim Kortia aux côtés d'Emmanuel Macron A l'occasion d'une remise des prix Dans la salle des fêtes de l'Elysée Les réactions politiques se multiplient Notamment à gauche où l'on dénonce Une atteinte à la laïcité C'est une atteinte à la laïcité, ils ont raison ?

0:57
Invité

Alors les bras m'en sont tombés Quand on m'a envoyé le message hier soir J'ai cru que c'était une blague En réalité pas du tout Et c'est en réalité une vraie faute politique Parce que la laïcité est une des pierres angulaires De l'organisation sociale en France Elle est soumise à rude épreuve Du fait des coups de boutoir islamistes Depuis un certain nombre d'années Et le président de la République Est vraiment le garant de cet équilibre Qui fait que nous avons encore une cohésion sociale Même si elle est chancelante Et de voir dans l'enceinte De la maison du président De l'Elysée Le temple républicain Le temple républicain De voir qu'il était commis un geste religieux Et quelle que soit la religion C'est évidemment une faute Parce que c'est un précédent Dorénavant d'autres religions Vont pouvoir solliciter Tel ou tel symbole propre à leur culte Dans ces lieux Et je rajoute Que vous vous souvenez Au moment de la marche contre l'antisémitisme Après le début de la vague d'antisémitisme Qui de façon sidérante A commencé en France Après l'abominable attaque du Hamas J'étais à cette marche Et le président avait expliqué Qu'il n'était pas venu Pour ne pas porter atteinte à la laïcité Alors que Ce n'est pas tout à fait

2:10
Présentateur

Les arguments qui avaient été utilisés Il lui disait Il faut que je suis le garant de l'unité Si je commence à faire des manifestations Toutes les semaines Mais c'est vrai qu'il y a Une sorte de décalage

2:21
Invité

C'était quand même un des arguments Qu'on a entendu Notamment Alors qu'on peut discuter Mais en tout cas Il n'y avait pas de problème institutionnel Parce que le président de la République Participe à cette marche D'autres notamment en 2015 L'ont fait Et là On a eu une atteinte majeure Enfin massive Donc c'est quelque chose Qui me déconcerte beaucoup Je ne sais pas comment l'analyser Est-ce que c'est parce que Le pouvoir est très embarrassé Par la montée de la violence De l'antisémitisme Des violences de toutes sortes Dont on va parler Est-ce qu'il a fallu rassurer La communauté juive Est-ce qu'il a fallu Est-ce qu'une façon de rattraper

2:55
Présentateur

Le fait d'avoir été absent A la marche contre l'antisémitisme Je m'interroge Mais ce n'est pas moi Qui ai la réponse Est-ce que Dernière question là-dessus Est-ce que cela dit Une forme d'incompréhension Chez Emmanuel Macron De ce qu'est la laïcité A la française

3:05
Invité

Je ne peux pas me permettre De dire que le président De la République Ne comprend pas Ce qu'est la laïcité A la française Moi mon ressenti Ce matin Puisqu'on est vraiment À chaud sur la question C'est que Le pouvoir Et en particulier À l'Elysée Ils sont très déconcertés Par ce qui se passe En France actuellement On a un peu l'impression Qu'il y a quelque chose De filandreux Qui est en train d'arriver Que la cohésion sociale Est en train de s'effriter Très vite Et qu'il faut Coute que coûte Trouver des symboles Je pense que celui-ci Peut faire plus de mal Que de bien

3:36
Présentateur

Thibaut de Montbréal Je le disais Vous êtes spécialiste Des questions de sécurité Hier dans les colonnes Du Figaro La première ministre Elisabeth Borne A voulu envoyer Un message de fermeté Je la cite Il y a un besoin évident D'autorité Et une attente de sécurité Sur tout le territoire Tout en rajoutant Je pense notamment Aux villes moyennes Aux campagnes Qui ne sont pas épargnées

3:57
Invité

De vous apporter La phrase d'après Elle dit Ne soyons pas naïfs Certains ont tout fait Pour donner l'impression Que la sécurité De l'ensemble De nos concitoyens Était en cause Vous êtes senti visé Par cette phrase ?

Ah non Moi je me sens visé Par rien Je pose Un certain nombre De constats Avec d'autres Et je propose Des solutions Je vais vous dire Deux choses La première C'est que Madame Borne N'arrive pas A sortir D'un vieux logiciel Socialiste Madame Borne C'est une socialiste Et elle Commet la même erreur Que Lionel Jospin En 2002 Vous vous souvenez Lors de la campagne Présidentielle Face à Jacques Chirac On dit Que ce qui fait Que Lionel Jospin A été battu Et n'a pas pu accéder Au deuxième tour A quelques centaines De milliers de voix près C'est sa difficulté A prendre en compte La façon Dont l'insécurité En France Impactait Les Français

4:47
Présentateur

Lui disait au fond J'ai fait l'erreur De croire que De faire baisser le chômage Et de faire progresser La croissance Suffirait A régler La question de l'insécurité

4:55
Invité

Alors pour En fait de naïf Je vous ai préparé Une petite surprise J'ai préparé Une liste très courte Enfin J'ai fait une sélection Des violences graves Commises en France En une semaine Depuis le 1er décembre Donc le 1er décembre A Marseille Un braquage Avec violence Le 2 décembre A Paris L'attentat islamiste A Nantes Un supporter du FCL Tué d'un coup de couteau Le 3 décembre Un jeune Nicolas Enlevé Torturé dans la forêt De Saint-Germain Enlai A tel point Que les policiers Ont été choqués En retrouvant L'état dans lequel Il était A Cérisse Dans le 77 Deux Algériens Qui ont fait plusieurs Cambryolages Dans le Val d'Oise A Daumont Le 4 Kendi 15 ans A été tué A la suite D'une rixe Par arme blanche Le 5 décembre Deux adolescents A Marseille Deux lycéens Blessés à l'arme blanche Pour un mauvais regard Le 6 décembre Trois policiers Blessés A des endroits différents En France Dont deux hors service Et un traîné Par un véhicule Sur un refus d'obtempérer Et le 7 décembre En plein centre-ville Doriac Dans le massif central Un jeune homme A été agressé A coup de couteau Et laissé pour mort Avec plusieurs plaies autorables Mais Thibaut

5:57
Présentateur

Vous avez le sentiment Que le gouvernement Ne voit pas cette réalité Parce que vous faites Le procès Effectivement Elisabeth Borne Disant que c'est la nouvelle Lionel Jospin Dans la même interview Elle parle des 239 brigades De gendarmerie supplémentaires Qui sont déployées sur le terrain Elle revendique Le bilan du gouvernement En termes de création de postes Il y a des choses Qui sont faites Est-ce que vraiment On peut considérer Qu'il y a la même naïveté Qu'il pouvait y avoir Il y a une vingtaine d'années

6:21
Invité

Moi je vous parle Vous m'avez interrogé Sur Elisabeth Borne Qui est Premier ministre Moi je vous réponds Sur Elisabeth Borne Maintenant Si on prend un peu de champ Là Les questions régaliennes Ne peuvent pas Se régler Par la politique Du en même temps Quand on fait du en même temps On fait du sur place On ne peut pas avoir D'un côté Des gens comme Gérald Darmanin Qui ont indiscutablement Pris la mesure De la situation Qui d'ailleurs Nomme les choses Gérald Darmanin Parle d'ensauvagement Et il est à l'initiative D'un certain nombre De lois Qui vont dans le bon sens Et de l'autre Des gens comme Un axe très à gauche Qui part de Matignon Passent par la justice Et en passant par Il faut bien dire Une majorité du gouvernement Et une partie de la majorité A l'Assemblée nationale Qui fait que ce gouvernement Est contraint D'être toujours A eu et à dire Mais quand vos deux jambes Vont chacune Dans une direction différente Vous avez un claquage Et donc ça Ce n'est pas possible Et vous parlez des résultats Il y a des initiatives Qui sont faites Certaines sont bonnes Encore une fois Le ministre de l'Intérieur Fait ce qu'il peut Mais par contre Les résultats Ils sont catastrophiques La violence explose Vous dites

7:26
Présentateur

Il n'y a pas de Dans le débat Qu'il peut y avoir Sur le sentiment D'insécurité Vous vous dites Il y a une progression Constante de l'insécurité

7:34
Invité

Alors il y a une progression Constante de l'insécurité Avec une augmentation Des violences Une augmentation De leur intensité Et une baisse De leur seuil de déclenchement C'est à dire Ça commence plus tôt Et ça monte plus vite Donc et en plus Les courbes Qui ont commencé A monter assez fort Depuis le début De la décennie 2010 S'amplifient A partir de la fin Du premier confinement Donc nous sommes Dans une société

7:57
Présentateur

Parce que certains expliquent Que si on dézoome un peu Et qu'on prend Le temps long 50 ans La société n'est pas Franchement plus violente Aujourd'hui Qu'elle ne l'était Il y a 4 ou 5 décennies

8:06
Invité

Alors ça C'est un argument relativiste Et cet argument relativiste N'a pas de valeur Aujourd'hui Parce que nous sommes C'est très bien De faire l'analyse Dans le temps long C'est vrai qu'il y a Moins de violence Qu'au Moyen-Âge Mais c'est pas le sujet Des gens qui la vivent Aujourd'hui Et c'est pas tout à fait Et c'est pas non plus Le sujet des policiers Sur le terrain Si vous parlez aux policiers Aux gendarmes Aux procureurs Aux préfets Tout le monde fait le même constat Mais je vais vous dire Benjamin Durian Quand vous parlez en off Aux gens qui dirigent le pays Ils le font aussi Le problème Et ça nous renvoie peut-être A votre première question C'est que moi je constate Une forme de tétanie C'est-à-dire que nous sommes A un moment de notre histoire Où il y a un vrai risque Pour la cohésion De la société française C'est pour ça que j'appelle A ce choc d'autorité Qui n'est pas une politique C'est un préalable A une politique Qui passera par l'éducation Et la culture Pour reconstruire un socle De vie commune dans notre pays

8:55
Présentateur

Mais alors justement Vous citez cette lettre Que vous avez laissée Au président de la République Et sur la question De l'insécurité Vous dites Je vous ai lu Qu'il faut je cite Procéder à des opérations De police vigoureuses Avec bouclage de zones Suivies de ratissage Qu'est-ce que ça veut dire ?

9:07
Invité

Alors d'abord Pour introduire le sujet Je dis qu'il y a Trois grands domaines Sur lesquels il faut Que ce choc de sécurité Soit effectif Le premier c'est La politique migratoire Le deuxième C'est ce dont on va parler Là sur votre question C'est la question de la politique Et ensuite la question de la justice Aujourd'hui Qu'est-ce qui est Le facteur Le plus déstructurant Dans notre pays C'est-à-dire Quand j'appelle déstructurant Qui sépare les français Et les étrangers Qui vivent dans notre pays En étant parfaitement intégrés En étant heureux d'y être Du reste d'une population Qui est parfois délinquante Et parfois séparatiste C'est beaucoup Ce qui se passe dans les quartiers Et en particulier Le trafic de drogue Il faut aujourd'hui Assumer Que dans l'intérêt Des plus défavorisés C'est ça qu'il faut bien entendre C'est pour libérer Tous ces gens Qui sont contraints Par quelques centaines d'individus Qui pourrissent le quartier Regardez Romand Surisère Et ce que Mme Toraval Le maire Explique depuis une semaine Et bien Il faut que l'Etat Assume Des opérations Avec Avec Il ne le fait pas Le choix Assumé Et c'est ça la différence D'accepter D'utiliser La violence légitime Lorsque ce sera nécessaire C'est à dire C'est à dire que si vous faites Un vrai bouclage de zone C'est à dire que vous empêchez Les gens d'entrer et de sortir Et que vous ratissez Aujourd'hui Les voyous qui sont dans les quartiers Où souvent la police Ne peut pas rentrer Et bien Vont commencer par résister Et il faudra dans ce cas là Appliquer la loi Et garantir aux policiers Aux gendarmes Qu'ils seront protégés Par leur hiérarchie Et par la justice Si Face à des gens Qui s'opposent à eux Par la violence Ils utilisent la violence

10:42
Présentateur

Pardon Thibault de Montréal Parce que vous utilisez Des mots Violence légitime Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut Que les policiers Aillent dans les quartiers Et quoi ? Utilisent leur arme de service Face aux dealers ?

10:52
Invité

C'est à dire que Si on veut enlever Les métastases Il faut faire des opérations D'ailleurs c'est le même terme En matière médicale Qu'en matière policière Et il ne faudra pas S'interdire d'y aller Sous prétexte Qu'il risque d'y avoir De la violence C'est le cas aujourd'hui

11:04
Présentateur

Vous avez le sentiment Qu'on interdit Comment dire Le pouvoir politique Et frileux De faire certaines opérations Dans les quartiers Parce qu'eux disent au contraire S'il y a ces règlements de compte C'est parce qu'on est en train De démanteler Un certain nombre De points de deal

11:16
Invité

Encore une fois Le ministre de l'Intérieur Il comprend les choses Et il a une politique volontariste Sur les petits points de deal Mais là il faut faire Ce genre d'opération Fois 10 C'est à dire qu'il ne s'agit pas tant D'aller faire Ce qui est déjà bien Des points de deal Même si c'est Beaucoup disent Que c'est enlevé Avec une grosse louche De l'eau Pour être gentil De la bassine Et pour être méchant De la mer Pas méchant avec les politiques Mais méchant avec la situation Là il faut passer A quelque chose De complètement différent C'est à dire Qu'il faut vraiment Aller libérer les habitants Et extraire Les voyous De ces quartiers Vous savez Je cite dans cette lettre Un ancien premier ministre Evidemment Vous allez me demander qui Je vais vous dire Que je ne peux pas vous dire Mais expliquez Je vous demande C'est un premier ministre De la décennie précédente Mais expliquez Qu'il avait demandé A ses services La liste des 100 familles Les plus délinquantes en France Et que sur ces 100 familles 100% Pas 99 100% Était originaire Soit du Maghreb Soit d'Afrique subsaharienne Et je lui ai demandé Un Pourquoi il n'avait pas rendu Cette liste publique Il m'a répondu Pour des raisons évidentes Je cite Alors Quelles lesquelles Et ensuite Je lui ai demandé Pourquoi il n'y avait pas eu Des opérations Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'au fond

12:22
Présentateur

Vous faites un lien direct Entre le fait d'être Issu de l'immigration Et un aspect Violent ou criminogène ?

12:29
Invité

Ça c'est statistiquement établi Alors on peut se lancer Dans toutes sortes de chiffres Je vous en donne un Il y a en France 10,3% D'étrangers Qui vivent sur notre territoire Et en prison 25% des détenus Sont étrangers Mais je reviens à la question C'est pas moi qui dit ça C'est cet ancien premier ministre Donc il y a aujourd'hui Un refus de dire les choses Et surtout un refus D'aller assumer Ce que nos concitoyens attendent Benjamin Duhamel Si on faisait ça 80% de la population Appuierait le pouvoir Qu'il déciderait Il y aurait un plébiscite Et je vais vous dire pour finir Que les principaux intéressés Qui applaudiraient des deux mains Ce sont ceux des étrangers Qui vivent dans notre pays Ou qui sont français D'origine étrangère Et qui sont complètement intégrés Et qui vivent le pacte républicain Et que la république Doit protéger au même titre Que nos concitoyens Qui sont là depuis plusieurs générations C'est à dire que c'est multivertueux Il faut juste un peu de courage

13:21
Présentateur

J'aimerais qu'on apporte Thibaut de Montréal La question du terrorisme L'attentat près de la tour Eiffel Samedi dernier A mis en lumière La question de la sortie De prison des détenus Condamnés pour terrorisme islamiste Il y en a aujourd'hui 391 en détention Avec des sorties prévues En 2023, 75 41 en 2024 Sans compter les plus de 460 détenus de droit commun Considérés comme radicalisés Ce sont des bombes À retardement ?

13:43
Invité

Pour vous faire une réponse courte Oui, absolument Moi je ne crois pas Depuis le temps que je travaille Sur ces questions Je ne crois pas A la déradicalisation C'est un terme que maintenant Je n'utilise plus Que entre guillemets C'est très bien d'avoir essayé Il y a eu toutes sortes d'initiatives Et il faut Il ne faut jamais désespérer Il ne faut jamais baisser les bras Mais en réalité Il y en a très peu Qui sont réellement sortis De cette spirale A la fois violente Mais idéologique Vous savez On oublie souvent l'idéologie C'est l'idéologie islamiste C'est la violence au service D'une idéologie Et aujourd'hui Il y en a à peu près 600 Qui sont déjà sortis Je crois 598 de mémoire Mais enfin en grande masse 600 Et il y en a beaucoup Qui restent dans une logique Extrêmement agressive Envers la France

14:22
Présentateur

Et donc il faut faire quoi ? Est-ce qu'il faut mettre en oeuvre Ce que demandent un certain nombre De forces politiques La droite Le RN La rétention de sûreté Élargie Systématisée Aux condamnés pour terrorisme Elisabeth Borne dit Toutes les propositions Peuvent être sur la table

14:34
Invité

Oui moi je pense qu'aujourd'hui On a Parce qu'avant de vous répondre La réponse est oui Je suis transparent avec vous Et j'ajoute Pour que chacun comprenne bien La problématique qui se pose A nos services de renseignement C'est que vous avez Un certain nombre d'individus A surveiller On appelle ça des cibles Et vous avez des effectifs Et des moyens A la fois techniques et humains Et aujourd'hui Le nombre de cibles Si on prend les gens Dont vous venez de parler Si on y ajoute des gens Qui sont susceptibles D'être projetés de l'étranger Ce qui n'était plus le cas Depuis 2017 Et ce qui est à nouveau le cas Depuis cette année Ce qui est un vrai sujet

15:03
Présentateur

Ce qui revient un peu De ce qu'on appelle La menace exogène

15:06
Invité

La menace exogène C'est un vrai sujet Avec des gens projetés d'Afghanistan Via la Turquie Dont on parle encore très peu J'espère qu'on ne va pas être obligé Que tout à coup Ça ne va pas être projeté A la une de l'actualité C'est un sujet Donc si on prend Le nombre de gens à surveiller Et les effectifs Et les moyens techniques Les services de renseignement français Qui ont considérablement progressé Grâce à des initiatives prises Notamment sous le président Hollande Emmanuel Valls Et Bernard Cazeneuve Il faut le dire Et bien N'ont pas les moyens De surveiller en permanence Tout le temps Tout le monde Donc à un moment Il va falloir Tirer les conclusions de ça Le premier devoir d'un gouvernement C'est de protéger sa population C'est le premier Alors La démocratie a le droit De se défendre Et comme vous dites En l'occurrence Comme Mme Borne Pour le coup A dit Toutes les questions Sont sur la table Alors elle n'a pas dit La façon dont elle allait y répondre Mais en tout cas Tout en expliquant

15:52
Présentateur

Qu'il y avait déjà Des mesures Qui permettaient

15:54
Invité

De suivre

15:56
Présentateur

Ceux qui sortent de prison Et il y a un suivi De faits administratifs Ceux judiciaires

16:01
Invité

Heureusement Non mais attendez Je ne dis pas Il faut bien écouter ce que je dis Je ne dis pas Que les gouvernements successifs N'ont rien fait Je dis que là Ils ont agi Et c'est sans doute Le domaine sur lequel Ils ont le mieux agi Mais on est avec Des sacs de sable Sur une plage Alors que c'est un tsunami Qui arrive C'est ça le problème Auquel nous sommes en train De faire face Et avec en plus Sur le territoire français Une partie de la population Qui vit sur notre territoire Heureusement minoritaire Mais quand même réelle Qui est mue Par la même idéologie Que ces gens Qui veulent utiliser La violence contre nous Il faut prendre Toutes ces questions En considération Et vous savez Que je parlais tout à l'heure Des difficultés Sur la cohésion nationale Si nous étions frappés Plusieurs fois durement Il y aurait Je pense que la cohésion nationale Pourrait pour le coup exploser Et vous avez vu Qu'on a eu Pour la première fois Des réactions De l'ultra droite Avec un risque De violence physique De la part de l'ultra droite Sur lequel le gouvernement Communique En exagérant En exagérant sans doute Un peu

16:54
Présentateur

Pour vous Il n'y a pas de menace De l'ultra droite Je viens de le dire Je dis juste Dans la com Vous trouvez Qu'ils ont Trop mis en avant Cette question De l'ultra droite

17:05
Invité

Oui Parce que je pense Qu'en réalité Si on regarde Les rapports de force Et l'histoire Sur 8 ans Il n'y a pas photo L'ultra droite N'a tué personne Les islamistes N'ont tué beaucoup de gens En l'ultra droite

17:14
Présentateur

Il y a eu Un attentat Monsieur Aramberu Ruth Biman Qui a été tué Non ça c'est pas un attentat Je ne dis pas Que l'ultra droite Ne tue jamais personne

17:22
Invité

Je ne dis pas Que l'ultra droite Ne tue jamais personne Je dis qu'il n'y a pas eu D'attentat à l'ultra droite Il y en aura Il y a eu des tentatives Il y a eu des tentatives Et de toute façon Il risque d'y en avoir Et c'est là le point Et en réalité Benjamin Duhamel Et c'est la chose Sans doute la plus importante Et c'est pour ça Que je prône Que je prône Ce choc d'autorité Et que j'ai écrit Cette lettre ouverte Publiée par Valeurs Actuelles Mais que j'ai envoyée Physiquement à Emmanuel Macron Où je dis Si l'Etat ne le fait pas Alors Ce sont des Ce sont des groupes privés Parce que la nature A horreur du vide Qui vont Si l'Etat s'affaisse Vous savez La nature a horreur du vide Il va y avoir un phénomène Il risque Il pourrait Je suis au conditionnel Y avoir un phénomène A la sud américaine Où les gens s'organisent Et où l'Etat N'ait plus la main Sur l'ordre public Alors du coup Encore moins Sur la paix publique Dans le pays C'est pour ça Que je tire la sonnette d'alarme C'est pour éviter ça

18:13
Présentateur

Il nous reste quelques instants Je voudrais aborder enfin La question de l'immigration Le texte arrive dans l'hémicycle Lundi prochain Vous demandez dans cette lettre Toujours De stopper immédiatement L'immigration incontrôlée Est-ce qu'en l'état du texte Il vous paraît A la hauteur De ce que vous demandez De cet objectif Que vous souhaiteriez Que le gouvernement se fixe

18:30
Invité

Moi je prône Une suspension Des accords européens Je pense que nous sommes En urgence absolue Pour gaffiler La métaphore médicale Sur la question migratoire Avec des conséquences Culturelles Sociales Un coup démesuré Sécuritaire On vient d'en parler

18:44
Présentateur

Le ministre d'ailleurs dit Ce serait un double Frexit C'est ce qu'il a dit Aux républicains Qui souhaitaient effectivement Réformer la constitution Pour s'exonérer Dans un certain nombre de traités

18:53
Invité

Le projet des républicains Il est essentiel Pour le coup Ce serait un avancé majeur Gérald Darmanin Il est dans le débat politique Sur le fond Et en un mot La loi Il y a des choses Qui vont dans la bonne direction Mais elle crée Même si ça a été mesuré Elle crée quand même Un appel d'air Avec l'article 4 bis On sait aujourd'hui Que les gens qui rentrent Même si on leur dit C'est que pour 18 mois Ou 2 ans S'ils ne partent pas volontairement Ils ne partiront pas On ne peut pas expulser Les gens aujourd'hui en France Donc ce serait un petit pas Dans la bonne direction Sur tout un tas de choses Mais en pratique La mer de toutes les batailles C'est de contrôler Les gens qui rentrent Parce que de toute façon Les gens qui ne sont plus désirés Sur le territoire Ne peuvent plus être expulsés Et un dernier mot La politique migratoire C'est une question de souveraineté Elle ne doit pas être gérée Par l'émotion C'est pas bien ou mal Un peuple Un gouvernement Deux protéger son peuple Et il faut absolument Que la France Comme tout un tas d'autres pays Notamment anglo-saxons Maîtrise Les flux migratoires Sur son territoire

19:50
Présentateur

Une toute dernière question Rapidement Thibaut de Montréal On voit les sondages se multiplier Qui montrent un renforcement De l'adhésion aux idées Du Rassemblement national Et sa normalisation Qui va croissante Il s'approche du pouvoir Est-ce qu'il pourrait porter Les idées que vous défendez Notamment dans cette lettre Au président de la République ?

20:05
Invité

Je pense que nous sommes en train De percevoir l'addition De 40 ou 50 ans De beaucoup de lâcheté Et de renoncement De toutes les politiques Qui ont gouverné Je pense que chacun Était dans des postures Et moi si j'avais Un petit pari à faire C'est que sur la ligne de départ En 2025-2026 Il n'y aura pas forcément Les mêmes personnes Vous répondez pas tout à fait A ma question

20:25
Présentateur

Sur le fait que Savoir si vos idées Pourraient être portées Par une force politique Comme le Rassemblement national

20:30
Invité

C'est ma réponse C'est qu'aujourd'hui Je pense que la ligne de départ En 2025-2026 Ne sera pas forcément celle A laquelle on pense aujourd'hui Y compris du côté Du Rassemblement national

20:38
Présentateur

Merci beaucoup Thibaut de Montbrial Il est 8h53 Sur RMC et BFM TV