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Discours / meetingEmmanuel Macron (sur YouTube)· 24 août 2019 8 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSolidarités & famille

Mon message pour vous avant l’ouverture du G7 Biarritz

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15E. MacronPromesse
    « Nous devons oeuvrer pour avoir plus de croissance, créer davantage d'emplois et donc de mieux-être dans nos sociétés. »
  • 0:30E. MacronFait
    « Regardez nos taux d'intérêt. Ils sont faibles partout dans le monde. Regardez pourtant cette croissance qui est de plus en plus faible en particulier en Europe. »
  • 2:00E. MacronChiffre
    « 30% des déchets que vous avez dans l'océan viennent de l'industrie textile. 8% des émissions de CO2 que vous avez dans le monde viennent de l'industrie textile. C'est plus que l'ensemble des vols internationaux et des transports maritimes. »
  • 4:00E. MacronPromesse
    « Nous allons lancer pas seulement un appel mais une mobilisation de toutes les puissances qui sont là, mais en partenariat avec les pays de l'Amazonie pour investir. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-E. Macron : Le 2e grand enjeu de ce G7, ce sera la situation de l'économie mondiale. Là-dessus aussi, ça vous concerne directement.

Nous devons oeuvrer pour avoir plus de croissance, créer davantage d'emplois et donc de mieux-être dans nos sociétés. J'ai 2 objectifs, en votre nom, durant ces quelques jours. D'abord, convaincre tous nos partenaires que les tensions, en particulier les tensions commerciales, sont mauvaises pour tout le monde.

Nous devons réussir à avoir une forme de désescalade, c'est-à-dire à stabiliser les choses et à éviter cette guerre du commerce qui est en train de s'installer partout. Ensuite, je crois que nous devons aussi trouver les nouveaux moyens de faire de la vraie relance, c'est-à-dire de relancer cette croissance. Regardez nos taux d'intérêt.

Ils sont faibles partout dans le monde. Regardez pourtant cette croissance qui est de plus en plus faible en particulier en Europe. Nous devons donc être innovants et savoir trouver des accords pour que les pays qui le peuvent puissent faire de la relance, réinvestir dans l'avenir, dans l'éducation, dans la création d'emplois.

Et puis le 3e sujet, c'est comment rendre ce monde en quelque sorte plus habitable, meilleur, comment lutter contre les inégalités. C'est ce sujet que j'ai mis au coeur de ce G7. Et je veux qu'il soit utile par des actions concrètes.

Alors, les chefs d'Etat et de gouvernement vont s'engager. Mais j'ai voulu aussi associer d'autres pays comme l'Inde, l'Australie, l'Afrique du Sud, le Chili, qui sont des grandes puissances démocratiques qui ne sont pas dans le G7 mais engagées sur ces sujets avec nous. Et nous avons associé la société civile, les entreprises, les associations, les intellectuels, les ONG pour avoir des vraies actions.

Alors, nous aurons des avancées très concrètes, on les a préparées d'ailleurs hier à Paris, en matière de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, en prenant des lois nouvelles, en s'engageant chacun à le faire, en investissant pour l'entreprenariat féminin en Afrique. Nous aurons des initiatives fortes et nouvelles pour l'Afrique. Parce que j'ai aussi voulu mettre l'Afrique au coeur de ce G7.

L'Afrique, c'est notre voisin le plus proche. C'est notre quotidien d'aujourd'hui et de demain. Et donc, nous allons aussi investir fortement sur ce sujet avec nos partenaires africains.

Nous aurons des initiatives en matière de numérique pour protéger l'information et les démocraties avec cette ère du numérique nouvelle, et vous en faites l'expérience chaque jour. Nous aurons des initiatives également pour rendre notre économie plus juste. On a réussi à engager des dizaines de grandes entreprises et d'investisseurs pour que le but de l'entreprise, ce ne soit pas simplement faire du profit pour les actionnaires, mais qu'elles s'engagent elles-mêmes, dans leur quotidien, à oeuvrer pour plus d'égalité, pour préserver l'égalité entre les femmes et les hommes ou la reconstruire lorsqu'elle n'est pas là, mais aussi mieux partager la valeur ajoutée.

Mais au coeur de ce G7, pour lutter contre les inégalités, il y aura le sujet du climat, de la biodiversité. Là aussi, vous savez nos désaccords entre certains pays, en particulier avec les Etats-Unis d'Amérique. Mais j'ai voulu que ce G7 soit utile.

Et donc, nous devons répondre à l'appel de l'océan qui est derrière moi ici, à Biarritz, et à l'appel de la forêt qui brûle aujourd'hui en Amazonie, de manière là aussi très concrète. Et donc, nous allons agir pour l'océan de manière très solennelle. Pour la première fois, nous allons nous engager avec les transporteurs maritimes pour réduire la vitesse, qui est l'un des moyens les plus efficaces pour réduire les émissions.

C'est la 1re fois qu'on le fait et c'est un vrai changement. Avec les producteurs de textile, les plus grands du monde entier, presque la moitié de l'industrie, eh bien ils vont, avec nous, s'engager pour là aussi réduire les émissions et les déchets. 30% des déchets que vous avez dans l'océan viennent de l'industrie textile. 8% des émissions de CO2 que vous avez dans le monde viennent de l'industrie textile.

C'est plus que l'ensemble des vols internationaux et des transports maritimes. Pour la 1re fois, ils vont s'engager à agir avec des dates, avec des objectifs. Et nous allons oeuvrer aussi pour la biodiversité.

Et puis l'appel de la forêt, c'est l'Amazonie. L'Amazonie, c'est notre bien commun. Nous sommes tous concernés.

La France l'est sans doute encore plus que d'autres autour de cette table puisque nous sommes amazoniens. La Guyane est en Amazonie. Donc sur l'Amazonie, nous allons lancer pas seulement un appel mais une mobilisation de toutes les puissances qui sont là, mais en partenariat avec les pays de l'Amazonie pour investir.

D'abord pour lutter contre ces feux qui sont en cours et aider le Brésil et tous les autres pays qui sont touchés. Ensuite pour investir dans la reforestation partout et pour permettre aux peuples autochtones, aux ONG, aux habitants de développer les bonnes activités en préservant cette forêt dont nous avons besoin parce qu'elle est un trésor de biodiversité et parce qu'elle est un trésor pour notre climat grâce à l'oxygène qu'elle émet et grâce au carbone qu'elle capture. Voilà quelques-uns des grands sujets et des enjeux.

Nous ne réussirons sans doute pas sur tout. Et ne m'en voulez pas si, parfois, nous n'y arrivons pas. La France doit faire le maximum mais nous ne pouvons pas tout tout seul.

Mais je veux que ce G7 soit utile. Et autour de ces 3 grands sujets, la sécurité, l'économie et la lutte contre les inégalités, je crois que nous pouvons en faire un rendez-vous essentiel. Notre monde est à un moment de bascule.

Je crois que notre vocation à nous, Français, c'est d'être dans la proposition, l'inspiration, d'essayer de réduire les désaccords, de ne pas céder aux faiblesses du temps présent, d'avoir cet esprit de résistance qui fait se dire "il n'y a pas de fatalité". On doit se battre et conduire les autres à se battre avec nous contre ces injustices ou ces absurdités. Alors je vous promets, en votre nom, de faire le maximum pour mettre mes collègues d'accord sur ces sujets, pour qu'on arrive à faire bouger les choses ensemble.

Je sais que d'autres aussi sont complétement en désaccord avec nous et font parfois des sommets alternatifs. J'écouterai aussi ce qu'ils disent comme j'ai écouté ce matin les propositions ici des villes, du département et de la région. Et je veux vraiment les appeler aussi au calme, à la concorde.

Nous avons des désaccords. Parfois, il y a des caricatures. Mais je pense que les grands défis qui sont les nôtres, le climat, la biodiversité, la transformation technologique, les inquiétudes dans notre société, la lutte contre les inégalités, cette insécurité qui est partout dans le monde, nous ne les résoudrons qu'en agissant ensemble, qu'en étant davantage réconciliés.

Donc je les appelle vraiment au calme et en leur promettant que j'essaierai d'apporter aussi une part de leur vérité autour de cette table. Voilà, chers compatriotes, ce que je voulais vous dire ce midi. Je viendrai vous rendre compte de manière régulière de ce que nous arriverons à faire ou parfois de ce que nous n'arriverons pas à faire durant ces 2 jours.

Je voudrais aussi vous dire que j'en ferai un bilan devant vous lundi en fin de journée. Enfin, je veux avoir un mot pour remercier la ville de Biarritz, ses habitants et l'ensemble de nos compatriotes qui étaient parfois ici en vacances. Je sais les contraintes qu'on a imposées à la ville.

Elles sont normales parce que la sécurité doit être là pour bien accueillir l'ensemble de ces dirigeants et le monde entier. Et je veux vraiment les en remercier. Mais je veux aussi vous dire que ce que nous sommes en train de faire est très important et aura des retombées positives pour notre pays, pour le Pays basque, pour la ville de Biarritz parce que nous allons montrer au monde entier la beauté de ce paysage, notre qualité d'accueil, nos traditions, nos savoir-faire et combien la France est belle et combien nous pouvons en être fiers.

En tout cas, en votre nom, je suis très fier d'accueillir ce G7 en France à Biarritz, au Pays basque, dans cette région Nouvelle-Aquitaine. Je serai aussi fier de faire en votre nom le maximum et je serai fier de venir vous en rendre compte de manière régulière. C'est à nous de faire et nous le ferons ensemble.

Je vous remercie. Vive la République et vive la France.

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