Approuvez-vous l’intention d’Emmanuel Macron de reconnaître un État palestinien ?
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Approuvez-vous l'intention d'Emmanuel Macron de reconnaître un État palestinien ?
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Est-ce que c'est surprenant cette déclaration d'Emmanuel Macron ?
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Emmanuel Macron a annoncé vouloir reconnaître un état palestinien dès le mois de juin alors même que pendant ce tempslà il y a la poursuite des combats dans la bande de Gaza. Alors pourquoi un tel timing ? Est-ce que c'est une bonne idée ?
C'est la question qu'on vous pose aujourd'hui sur le site du Figaro. Approuvez-vous l'intention d'Emmanuel Macron de reconnaître un état palestinien ? Vous répondez oui ?
Vous répondez non ? Nous on va essayer d'y voir plus clair dans ce sujet avec George Malbrun. Bonjour George.
Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes journaliste au service international du Figaro, spécialiste du Moyen-Orient.
Vous avez suivi justement Emmanuel Macron lors de sa visite en Égypte en début de semaine. Euh déjà, est-ce que c'est surprenant cette déclaration qui est tombée hier de la part d'Emmanuel Macron ? Non, c'est pas surprenant parce que euh Emmanuel Macron s'inscrit, je dirais même timidement dans la lignée de la position française depuis la fin des années 70 lorsque la France avait été l'initiatrice, ce qu'on appelait la déclaration de Venise qui parlait déjà de d'un état palestinien.
Euh simplement euh il y est poussé par un certain nombre de euh de personnes euh et mais si on regarde très euh attentivement ce qu'a dit Emmanuel Macron, il il fait un petit peu du en même temps. Dà dire, il dit on pourrait même on va aller vers cette vers cette reconnaissance en juin lorsque aux Nations- Unies, l'Arabie Saoudite et la et la France copréscideront une réunion consacrée à cette questionlà. Mais il dit dans la foulée euh ce qui est le le fondement de sa pensée depuis 6 mois, je suis favorable à la reconnaissance de la Palestine euh si jamais ça peut faire avancer les choses.
C'est-à-dire s'il y a des États arabes qui reconnaissent Israël dans le même temps et que il y a donc Israël aussi qui reconnaissent Malise avec ces États-Arabes. aujourd'hui compte tenu de la configuration notamment en Israël qui a rejeté par un vote majoritaire, écrasement majoritaire la solution des deux États. Je vois mal ces pays arabes, en particulier le premier d'entre eux leader, l'Arabie Saoudite, reconnaître en juin l'état d'Israël puisque la position clairement affichée par Mohamed bin Salman le le le dirigeant de fête de l'Arabie Saoudite, c'est de dire tant qu'il n'y aura pas une reconnaissance, enfin en tout cas une voix claire israélienne pour reconnaître un état palestinien, nous ne reconnaîtrons pas Israël.
Donc je pense qu'il faut il faut être très prudent parce qu'Emmanuel Macron se garde une possibilité de dire "Ben écoutez, moi j'avais conditionné la reconnaissance française de la Palestine à une reconnaissance d'Israël par les pays arabes. Celle-ci n'étant pas au rendez-vous et bien il faut encore continuer. Donc voilà, donc on est un peu dans une espèce de effectivement de en même temps à la fois j'étais avec lui effectivement au K àich où il a une séquence empathique à l'égard de des Palestiniens et du drame de ce qui se passe à Gaza.
Donc là il a il a il a fait un geste en direction effectivement des Palestiniens et au-delà de tous les pays arabes qui les qui les soutiennent et plus. Mais d'un autre côté, il il reste il reste quand même sur une position qui est euh au jour d'aujourd'hui euh certes allant vers le dans le sens de cette reconnaissance de la Palestine pour reconnaître que beaucoup de pays ont reconnu les nombreux pays européens et que la France est un peu à la traî compte tenu de ce qu'a été comme je vous disais tout à l'heure ses positions antérieures. Mais mais on n'est pas encore tout à fait sûr que justement cette reconnaissance interviendra en juin.
Oui. En fait, il se garde un atout dans sa manche pour qu'au final dire en juin, il n'y a pas eu de il n'y a pas eu ce côté donnant donnant et du coup je ne reconnais pas l'état l'état de la Palestine. Tout à fait.
Mais il peut pas y avoir ce denomant de nom parce que euh parce que euh les pays arabes qui n'ont pas fait la paix avec Israël seraient prêts et sont prêtres déjà depuis 2002 avec la déclaration du roi Abdala de euh de d'Arabie Saoudite à condition qu'en face euh le gouvernement israélien reconnaisse un état palestinien. Or, je vous le répète, l'Étatia, il n'en est pas question. La CNS a voté à une écrasante majorité de résolution rejetant la solution des deux États au jour d'aujourd'hui, il n'y aura pas en vertu de de ce qu'a déclaré Emmanuel Macron une reconnaissance euh d'Israël par beaucoup de pays arabes.
Donc voilà, soyons prudents par rapport à à ces déclarations là qui signifient effectivement qui qui qui satisfont, je dirais en terme symbolique ceux qui qui est que la France doit reconnaître. Mais quand on regarde précisément ce qu'il a dit, euh il y a encore beaucoup d'obstacles. Oui.
La question c'est qui peut qui peut finalement faire changer d'avis Israël ? Euh est-ce que les est-ce est-ce qu'il les Américains voilà, c'est ce que c'est ce que je et c'est là où je voulais en revenir, c'est est-ce que les Américains euh ont finalement eux euh les clés finalement euh de ce dossier ? les Américains ont Donald Trump a un certain nombre de clés qu'il a déjà un peu utilisé, qu'il va probablement encore utiliser lorsqu'il va se rendre dans un mois à peu près en Arabie Saoudite puisque Donald Trump, vous vous le savez, et avant il y avait une espèce de négociation à 3 avant 7 octobre.
L'Arabie Saoudite est est prête à reconnaître Israël et en contrepartie, les États-Unis fournissent à l'Arabie Saoudite des avions de combat, du nucléaire, une sécurité et cetera et cetera. Depuis le 7 octobre, l'Arabie Saoudite a dit "Moi, je ne peux pas reconnaître Israël tant qu'Israël ne reconnaîtra pas un état palestinien." Donc il il de ce ménage à 3, il est il s'est rétréci à un ménage à deux avec une négociation saoudo saoudo-américaine.
D'ailleurs, le ministre d'affaires étrangères, le prince Vin Faran, était hier aux États-Unis pour préparer cette visite de Donald Trump. Donc donc voilà, euh est-ce que est-ce que est-ce que est-ce que euh Donald Trump a les moyens de tordre le bras à Benamin Netaniaou sur cette questionlà ? paraît-il difficile parce que en Israël, il y a quand même une espèce de consensus assez large, en tout cas au plan politique, pour rejeter un état palestinien.
Donc donc ça va être ça va être très compliqué. H effectivement, la question du jour aujourd'hui. Approuvez-vous l'intention d'Emmanuel Macron de reconnaître un état palestinien ? 66 % de 1/3 2 qui ne qui n'approuvent pas seulement enfin seulement un/ers d'intern approuve ce choix d'Emmanuel Macron comme on le disait ce qu'il n'engage pas en grand-chose et c'est assez impopulaire en tout cas auprès des lecteurs du Figaro.
B oui, parce que je pense que nos lecteurs assimilent Hamas à état palestinien horizontal parce que la meilleure façon de réduire le Hamas, c'est de favoriser son adversaire sur la scène palestinienne, c'est-à-dire l'autorité palestinienne. Ce que ne veut pas Netaniao, Netaniao, il l'a dit clairement il y a quelques années, je veux favoriser le Hamas pour empêcher un état palestinien représenté par l'autorité palestinienne. à travers cette reconnaissance et au contraire favoriser une solution pour la paix.
C'est ce qu'on arrive pas à comprendre parce qu'on pense que aujourd'hui un état palestinien ça va être un état. Non, justement plus on va attendre plus le Hamas va surfer sur ce ce ressentiment sur ce refus d'aller vers la paix. Il n'y aura pas de paix sans deux états.
Voilà. Euh aujourd'hui, demain, après-demain. Et donc euh voilà, je pense que c'est sur ça que se base, c'est les gens qui pensent que euh un état palestinien, c'est un état.
Non, au contraire. Au contraire, l'État palestinien, c'est la façon de de comment dirais-je euh de dévitaliser le Has qui qui surve sur tous les tous les échecs de la paix et cetera et cetera depuis 30 ans et qui continue de le faire euh depuis le 7 octobre le faire parce qu'il existe. Voilà Emmanuel Macron, je posais la la question comment on démilitarise le Hamas, ce que tout le monde souhaite hein à Gaza Israël, les Arabes, les occidentaux et cetera et c'est ça le cœur du du sujet.
Et il m'a répondu, il m'a dit effectivement il faudrait ce que l'Égypte propose au Hamas depuis un certain temps mais le Hamas ne veut pas. Il faudrait transférer au moins 5000 combattants armés du Hamas, les faire sortir de Gaza sur Kaagaza. Il il n'y ait plus de je dirais d'empreinte militaire du Hamas.
C'est au cœur de ces négociations qui ont lieu sur ce plan de reconstruction de la bande de Gaza. Effectivement, merci beaucoup George Malbruno d'avoir été euh avec nous pour décrypter ce sujet. Je vous rappelle la question du jour.
Approuvez-vous l'intention d'Emmanuel Macron de reconnaître un état palestinien. Merci George. Merci à vous du Figaro devoir suivi.
On espère que ce sujet vous a intéressé, vous a éclairé en tout cas et je vous souhaite une très bonne journée sur le site du Fig. Merde !