Alan, la licorne soutenue par Mbappé : Charles Gorintin Alan face à Paul Moisson
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Soyons transparents, Kylian Mbappé, il a mis ? J'aimerais pouvoir dire le chiffre, mais je pense que je je m'en souviens même pas. Oh ouais, c'est pas possible.
C'est pas vrai, je vous crois pas du tout. C'est c'est vrai. C'est ?
Après, je sais pas ce que ce que ça veut dire beaucoup, mais c'est significatif. Dans ce 3e épisode de CEO, on a le plaisir de recevoir Charles Gorintin, 38 ans, co-fondateur de l'assurance Alan. En 10 ans, lui et son associé ont réussi à percer dans un marché ultra régulé, les mutuelles, en essayant de les rendre plus compréhensibles et plus fun pour le commun des mortels.
Aujourd'hui, Alan est valorisé à 5 milliards d'euros, 1 million d'assurés dans 4 pays différents et une mascotte nounours toute mignonne. Un succès fulgurant qui leur a valu d'être surnommés les chouchous de la Macronie, mais ce sont surtout les chouchous de Kylian Mbappé. En mars, le champion du foot français est devenu actionnaire d'Alan.
Qu'est-ce que ça fait d'être un ovni dans un marché ? À quoi sert l'IA dans le secteur de la ? Est-ce qu'Alan est vraiment un produit de la Startup Nation d'Emmanuel ?
Charles Gorintin a accepté de s'asseoir dans les fauteuils de CEO pour répondre à toutes ces questions. CEO, 3e. Charles Gorintin, bonjour.
Merci d'avoir accepté cette invitation. Bienvenue dans les fauteuils de CEO, c'est comme ça que s'appelle l'émission. Ça vous va, ?
Alors, c'est pas mon rôle, mais ça me va quand même. Ouais. Je suis co-fondateur, je suis CTO.
Ça veut dire quoi ? Directeur technique. Et co-fondateur, ça vous ?
Co-fondateur, c'est très bien. Alors, on va commencer avec la 1re partie de l'interview, les débuts, les le parcours, la construction d'Alan. Ce qui est intéressant avec vous, c'est que vous avez commencé votre carrière dans la Silicon Valley.
Vous avez vu de l'intérieur des géants comme Facebook, Instagram, Twitter. Vous avez travaillé pour ces entreprises-là. Qu'est-ce qui vous a donné envie de revenir en France pour faire une ?
Alors, ce qui m'a donné envie de revenir en France, déjà, c'est mon associé. Lui, il avait déjà monté une une entreprise avant. Il est venu me voir et il m'a dit "Viens, on va on va créer une entreprise ensemble." Ça valait le coup de quitter Facebook, Twitter, ?
J'étais très heureux, en fait, de rentrer en France parce que ma famille, mes amis sont en France. J'avais eu l'impression d'avoir appris énormément de choses dans la Silicon Valley, mais en fait, avoir l'ambition de de travailler sur quelque chose aussi importante que la santé, le faire au milieu des siens en France, rapporter tout le savoir que j'avais de la Silicon Valley pour le mettre en place en France et Vous auriez pu le faire aux États-Unis. On aurait pu, mais en fait, le faire en France, je pense que il y a il y a quelque chose au fond de moi qui me disait "J'ai envie de rendre quelque chose à mon pays." Et ils vous regardaient comment à San Francisco quand vous leur avez dit "Je pars en France pour travailler dans l'assurance santé." Honnêtement, il y en a qui ont un peu rigolé.
À l'époque, ils se disaient ? Ils disaient que la la France c'était pas un terrain de jeu pour les ? Alors, en 2015, c'était vraiment le début de la French Tech, c'était vraiment il y avait pas grand-chose, il y avait pas beaucoup d'entreprises qui nous inspiraient.
On avait un peu un plateau de jeu vierge. Donc, c'était gratifiant de travailler sur ce plateau vierge parce que ça voulait dire que il fallait tout qu'on réinvente nous-mêmes. Honnêtement, l'assurance santé, c'est pas un sujet passion.
C'est quoi le déclic ? Alors, moi j'adore j'adore travailler sur les sujets qui se que les autres trouvent chiants. Les sujets que tout le monde adore, il y a tout le monde qui s'engouffre et en fait, c'est très difficile de surnager.
Alors que sur un sujet chiant, en fait, euh la barre est tellement basse que il suffit d'être méthodique, optimiste et d'avancer et en fait, on augmente déjà le niveau euh énormément. Mais tout de suite, tout le monde nous a dit "Mais c'est impossible de de lancer une une assurance en France." ?
On était en 2016, il y avait pas eu de nouvelle assurance en France depuis 1986. Tout le monde nous disait "Mais non, mais devenez un courtier, faites faites quelque chose de simple." Et nous, on s'est dit, "Bon, on va essayer de d'attaquer le le sujet par la face nord et on va essayer de construire la première nouvelle assurance santé en 30 ans.
Face à des géants comme Axa, Allianz, la MGN, est-ce que vous vous sentez encore en mode David contre ? Aujourd'hui. Alors, j'ai l'impression juste qu'on n'est pas dans le même film.
D'accord. Alors, eux, ils font leur leur métier, je pense qu'ils ils le font comme ils comme ils le sentent. Nous, on fait un métier quasiment différent euh parce que nous, on a vraiment investi sur la santé, sur les services de santé.
On est assez loin, en fait, du modèle de l'assureur classique. Vous êtes une assurance quand même, vous êtes quand même un assureur classique. On rembourse, on fait on fait tout ce qu'il faut pour être un assureur classique, mais en fait, on va beaucoup plus loin.
Tout le système est construit juste pour rembourser les gens. Hmm. Mais en fait, ce que vous voulez, c'est c'est d'être en bonne santé.
Hmm. Et donc, le le sujet, c'est beaucoup plus est-ce que, en tant qu'assurance, on peut vous aider, à vous accompagner, à être un partenaire pour justement vous aider à être en meilleure santé. Vous qui avez bossé pour des Big Tech, est-ce que l'un d'eux pourrait débarquer et faire Alan en mieux ?
Non, je pense pas. Vous pensez ? Euh enfin, en fait, la santé, c'est pas du tout le sujet de des Big Tech et d'ailleurs, ils ont essayé parfois, il y avait tous les tous les deux trois ans une annonce de Amazon qui se lance dans la santé, Google qui se lance dans la santé.
Et en fait, deux ans plus tard, ils arrêtent parce que parce que ça marche pas. On va passer à la deuxième partie de l'interview, business, argent, pouvoir, contradiction, on va rentrer un peu dans dans le lard. Certains critiquent une certaine proximité avec Emmanuel Macron et son entourage chez Alan.
On vous présente parfois dans la presse comme la licorne couvée par la Macronie. Est-ce que vous êtes trop proche du pouvoir ? Franchement, je suis je sais je sais pas ce que ça veut dire parce que honnêtement enfin on est on fait partie des des des licornes françaises donc je sais plus combien c'est aujourd'hui ben ça doit être une trentaine d'entreprises qui se retrouvent de de temps en temps dans les événements donc je vois pas trop en fait d'où pourrait venir une une proximité parce que ça ça me paraît assez improbable.
Vous avez été invité très tôt au sommet Choose France d'Emmanuel Macron, l'ancien ministre de l'économie Eric Lombard a carrément salué votre travail devant les sénateurs, le président vous a félicité sur X. Ce qu'il fait avec toutes les toutes les entreprises de de la tech qui qui lèvent beaucoup d'argent. Est-ce que du coup vous dites quand même merci au ?
Exactement. Nous on est on est très très contents que la France nous suive. Après de là à dire que Emmanuel Macron le président de la République soit soit quelqu'un de proche de nous euh Non, je pense qu'il y a il y a un monde énorme.
Enfin je pense Du coup quand vous lisez vous lisez la licorne couvée par la Macronie Ah c'est ça nous fait doucement sourire. Ouais. Vous l'avez quand même déjà croisé Emmanuel ?
Evidemment. C'est il y a il y a eu un sommet sur l'IA et on était invité comme entreprise qui qui comptait dans l'IA. Il y a eu Choose France et en effet on était une entreprise qui comptait pour l'investissement en France.
S'il vous soutient c'est parce que vous réussissez. C'est ça que vous voulez ? Evidemment.
Mais comme toutes les autres entreprises Conto Conto par exemple. L'année dernière notamment vous avez remporté l'appel d'offre hyper symbolique des 130000 fonctionnaires du ministère de l'économie de Bercy. Vous avez beaucoup grandi grâce à des contrats publics.
Sans l'Etat est-ce que Alan serait là où il est ? Les contrats publics ça ça reste c'est peut-être un quart de de la croissance d'Alan. Donc c'est beaucoup c'est pas beaucoup.
Enfin c'est 75 % des clients Alan c'est des entreprises qui vont de l'entreprise unipersonnelle à des entreprises de plusieurs dizaines de milliers de personnes. On était très content de pouvoir accueillir les les fonctionnaires du ministère de l'économie les fonctionnaires du du ministère de l'écologie. Matignon ?
De des services du Premier ministre, des collaborateurs de l'Assemblée nationale. On est extrêmement heureux de pouvoir leur fournir un service de qualité. Est-ce que vous êtes à l'aise avec l'idée que la santé devienne justement un produit tech optimisé piloté par la ?
Je pense pas que ce soit le la bonne manière de poser la question. C'est est-ce que on a accès à une santé de qualité. La tech nous aide à fournir ce service de qualité pour moins cher.
Oui, mais il y a aussi la cette question de récolte des données qui donc sont dans des data centers. J'imagine que quand vous on pose des questions sur Alan aujourd'hui à notre conseiller Comment est-ce que vous pensez que les données de la Sécu sont sont ? Bah alors ben bonne question justement.
Où est-ce que vous stockez vos ? Et par est-ce que j'imagine que celles de la Sécu sont sont dans des data centers qui sont gérées par l'État ? Est-ce que vous avez nos données de ?
Alan, on traite surtout des données administratives. Donc il y a un petit peu de données de santé notamment en fait quand vous interagissez avec nos services de santé, mais c'est surtout des données administratives. En fait, la loi justement réglemente que les remboursements en fait soient pas très détaillés pour les pour les complémentaires santé.
Et comment vous rassurer ceux qui pourraient être inquiets du fait que vous détenez une partie même infime de nos données de ? On essaie et on prouve que en fait on a un niveau de qualité qui niveau de qualité et niveau de sécurité qui est extrêmement haut. Donc on est notamment certifié ISO 27001, donc c'est la certification de sécurité très importante.
On travaille uniquement avec du stockage hébergeur de données de santé, donc certification de de lettres en français sur les données de santé. Malheureusement, quand on regarde aujourd'hui, en fait, on voit des fuites de données ici et là euh qui touchent des acteurs euh qui ont pas fait ces investissements dans la sécurité. ?
Alors, il y a il y a des des CHU qui ont qui ont dit qu'ils se sont fait poney leurs leurs leurs données. Il y a eu le mon logiciel médical et qui Donc en fait, vous leur répondez "Finalement, on est plus sûrs que les hôpitaux, quoi." devant votre porte, je pense.
Ouais. Alors, parlons image parce que récemment, vous avez fait entrer Antoine Griezmann, euh vous êtes associés aussi à Kylian Mbappé. Vous avez fait rentrer Antoine Griezmann dans l'actionnariat du de de de l'entreprise, vous êtes aussi associés à Kylian Mbappé.
C'est quoi l'idée de faire rentrer des footballeurs dans l'actionnariat de votre ? Moi, j'ai toujours été un grand fan de foot, déjà. Ouais.
Euh donc moi aussi. Euh les athlètes de haut niveau, en règle générale, bon ben ils ils prennent vraiment bien soin de leur corps. Euh leur corps est leur outil de travail et donc ils font tout pour être le plus efficace possible vis-à-vis de leur corps.
Nous, ça nous inspire parce que ça nous permet de nous projeter, bon ben qu'est-ce que ça veut dire de d'être en aussi bonne santé que Kylian Mbappé ou que Antoine ? portefeuille ou ? Alors, ils ont un bon gros portefeuille, mais pourquoi est-ce que on pourrait pas essayer de répliquer, donc pour beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup moins cher, ce que font ces footballeurs dans euh dans l'application ?
Et l'idée, c'est c'est vraiment en fait de de prendre le meilleur de ce qu'ils ont pu payer très cher pour le le donner au à tous les membres Alan. Soyons transparents, Kylian Mbappé, il a mis ? J'ai j'ai j'ai j'aimerais pouvoir dire le chiffre, mais je pense que je je m'en souviens même pas.
Non, c'est pas possible. C'est pas vrai, je vous crois pas du tout. Mais je c'est c'est vrai.
C'est ? Bon, après, je sais pas ce que ce que ça veut dire beaucoup, mais bon, il est c'est significatif. Dans le classement de vos actionnaires, il est à quel ?
C'est difficile à dire. Il est pas actionnaire ? Non.
Non. Et cette opération avec Mbappé et Griezmann, c'est ? Est-ce que c'est du grand du branding grand public, de la ?
Est-ce que vous diriez que c'est que de la ? C'est de la com, c'est du produit, c'est de l'inspiration, c'est C'est du financier. C'est du financier, il a il a investi.
Donc euh à la fin, on il nous accompagne, je pense qu'il est très très content aussi de de travailler avec nous parce que on on lui donne des gages de sérieux et donc à la fin, je pense que tout le monde y gagne, tout le monde est content. Est-ce que vous avez pas peur que d'une certaine manière ce partenariat avec Kylian Mbappé, ça décrédibilise votre discours dans le sens un mélange des genres, ? Euh je vois pas trop comment ça pourrait décrédibiliser, ben enfin je Parce qu'on a plutôt l'habitude de voir des gens qui investissent dans des boîtes très sérieuses avec un costume-cravate, rarement un footballeur avec des crampons.
Est-ce que j'ai l'air d'un quelqu'un de très sérieux avec un ? Vous vous avez travaillé chez Twitter, Facebook, Instagram, vous n'êtes pas footballeur, vous n'êtes pas avec des crampons toute la journée, donc Non, ouais. Tu vois ce que je veux ?
Mais évidemment, mais mais en fait, euh quand on regarde aux États-Unis, euh il y a eu vraiment toute une vague de sportifs, euh surtout dans le dans le basket, qui sont devenus euh des très bons investisseurs dans la tech. Et pour un assuré, ça change quoi d'avoir un Kylian Mbappé comme actionnaire de sa ? On a les on a les des des défis dans l'appli, on va on on va avoir des des conseils par par Kylian Mbappé.
Et ça va ressembler à quoi le produit avec Kylian Mbappé, ? Bah c'est c'est c'est live là, je pourrais le sortir et Je veux bien, avec plaisir. Bah c'est Je peux aller défier Kylian Mbappé dans mon application Alan.
Mais sur quoi ? Euh sur le nombre de pas que je vais faire dans la journée. Je pense qu'il doit faire à peu près 20000 pas Ouais, ça fait beaucoup, ouais.
Donc c'est c'est très motivant. Quand on sait que la la sédentarité, ça touche énormément de Français, Ouais. en fait, euh c'est génial de pouvoir pousser les gens à marcher un petit peu plus et le faire de manière ludique.
Est-ce que vous êtes encore une boîte qui veut transformer le système ou une boîte qui a compris comment bien jouer avec ? Bah clairement, on transforme le système. C'est Si on peut transformer le le système de santé pour qu'il réponde beaucoup mieux à ses attentes de tous les Français, nous on est extrêmement heureux.
Aujourd'hui encore matière à ? Évidemment, moi je me lève le matin, je vais je vais au boulot, c'est pas pour pour gagner un franc de plus pour gagner de l'argent en plus, c'est parce que je pense que on fait quelque chose qui est bon et qu'on transforme la manière dont les Français mais aussi un petit peu partout dans le monde la manière dont les gens vivent leur santé. Et comment vous pouvez convaincre ou bien expliquer que vous faites pas ça pour l'argent parce que tout le monde se dit que tous les entrepreneurs font ça pour ?
Des parts d'Alan j'en ai, je pourrais je pourrais en vendre, on pourrait vendre l'entreprise si si on le souhaitait. En fait mais c'est pas ça qu'on souhaite et je pense que avec mon associé si on vendait notre entreprise demain qu'est-ce qu'on ferait qu'est-ce qu'on referait après une ? On relancerait une entreprise.
Le truc c'est que on aime bien celle qu'on a là en ce moment donc on va plutôt la garder. Merci, c'est une très bonne transition pour la troisième troisième partie c'est vie au bureau quotidien petite manie que vous faites aujourd'hui. Avant d'être chez Alan c'était quoi votre ?
Alors j'étais j'étais aux États-Unis donc ma mutuelle c'était Kaiser Permanente. C'est une mutuelle qui possède ses propres hôpitaux. D'accord.
Et en fait si vous avez quelque chose à faire vous avez tous les rendez-vous à la suite et vous sortez vous avez rien payé et c'est pris en charge par votre D'accord. Et aujourd'hui la mutuelle du co-fondateur d'Alan C'est Alan. Évidemment.
Est-ce que aujourd'hui vous êtes capable d'expliquer une mutuelle simplement ou même vous parfois vous ? Alors qu'est-ce que ça veut ? Expliquer le travail d'une d'une assurance santé.
On aide les gens à vivre en meilleure santé et vivre plus longtemps. C'est comme ça que vous définiriez une assurance ? C'est comme ça que je définis Alan.
D'accord, c'est bien joué. Franchement entre nous le remboursement de l'ostéo c'est du bien-être ou du ? Euh personnellement je j'y crois pas trop.
Après il y a c'est c'est c'est souvent imposé par les partenaires sociaux dans les dans les contrats de mutuelle. Donc malheureusement, on doit on doit rembourser ça. Le pire exemple de jargon de mutuelle que vous avez ?
Je pense que les les pires exemples c'est quand on parle de tiers payant partiel et de numérisation qui qui n'a pas eu lieu. Enfin c'est c'est vraiment ça passe au-dessus des Entre nous, pourquoi les gens parlent comme ? Pourquoi pourquoi c'est c'est ce jargon-là qui ressort de l'assurance ?
Je pense que c'est juste des gens qui baignent en fait, qui baignent dans un truc et qui qui se comprennent entre eux. Mais bon enfin c'est comme ça dans tous les dans tous les métiers. Il y a un jargon qui émerge et Effectivement, il y a du jargon dans tous les métiers mais normalement c'est un jargon qu'on utilise entre personnes du métier.
Le problème des mutuelles, c'est que initialement ce jargon-là il s'adresse aussi à des à des clients qui sont pas de ce métier-là quand Vous avez déjà eu un moment où vous vous êtes dit OK là on rembourse vraiment un truc bizarre quand ? Franchement, c'est tous tous les sujets de de médecine douce notamment parfois des des sujets de naturopathie et cetera. Enfin C'est des choses qui qui nous sont enfin où on est un petit peu forcé mais certains d'entre eux sont notés comme dérives sectaires.
Donc ça me fait un petit peu mal au cœur quand on est obligé de rembourser ça. Est-ce que vous pensez qu'on peut rendre ça cool ou c'est vous pensez encore qu'on peut vraiment rendre ça cool l'assurance santé ou c'est une illusion de ? Vous y croyez à fond ?
La santé c'est cool et c'est important. Et franchement enfin vous posez la question à à n'importe lequel des 800 Alaner et il va vous dire en fait je pense que ce qu'on fait c'est vraiment très sexy. Est-ce que vos potes vous parlent encore de leurs problèmes de remboursement en soirée ou ils ont ?
Je pense pas qu'ils m'aient jamais posé ces questions. C'est pas vrai. Il y en a forcément un qui un jour vous a dit j'ai un problème avec la J'ai j'ai dû rembarrer le premier et après ils ont plus osé.
Le télétravail chez vous c'est assumé chez Alan. c'est carrément sur votre site internet. C'est une conviction ou c'est une contrainte ?
Est-ce que après le Covid, vous vous êtes dit "En fait, on aura jamais personne si on est pas si on n'ouvre pas le ?" Alors, je pense qu'on on est allé beaucoup plus loin que que tous sur la manière dont on travaille chez Alan. Ouais.
Dans le sens où on travaille strictement uniquement à l'écrit. Hmm. On travaille de manière radicalement transparente, c'est-à-dire que toutes les décisions qui sont prises chez Alan sont disponibles pour tous les salariés d'Alan.
Hmm. C'est-à-dire que chacun peut voir pourquoi on a pris telle décision au niveau de l'entreprise. On a poussé le bouchon tellement loin sur la transparence que on on a fait transparence de la grille de salaire.
Donc tout le monde sait combien tout le monde gagne. Tout le monde sait combien je gagne dans l'entreprise. Et donc ça Dans l'entreprise, pas le pas pas pas le Non, dans dans l'entreprise et même à l'extérieur, en fait.
On a publié ça à l'extérieur. Donc si tu veux, je tape sur internet et je connais votre salaire. Voilà.
OK. ? C'est ?
Parce que en fait, la transparence, ça crée la confiance. Si on a les salaires transparents, en fait, plus personne ne parle de salaire à la machine à café. C'est vrai.
Est-ce que vous avez déjà pensé "OK, là je suis en train de devenir le patron que je ? On vient de de fêter les les les 10 ans d'Alan. Et je pense que mon émotion pourrait pas être plus à l'opposé de ce qui vient d'être décrit.
Dans le sens où Hmm. je je suis tellement fier S'il y a une chose dont je suis particulièrement fier, c'est la culture de l'entreprise et la qualité des gens qu'on a dans cette entreprise. C'est exceptionnel.
Là, c'est une question plus personnelle. Est-ce que vous vous sentez encore comme le geek, le nerd que vous étiez quand vous étiez à San Francisco, que vous bossiez pour la tech ou maintenant vous vous sentez comme le boss, le le CEO, le patron, vous assumez ce rôle-là, ? Alors, je je pense que je suis le plus geek de des des personnes de ma catégorie, enfin.
Et notamment aujourd'hui avec Aujourd'hui avec The Family, enfin, c'est exceptionnel. Enfin, ça faisait plusieurs années que j'avais pas pu coder et en fait grâce à Lia maintenant, je je crée des des programmes quasiment tous les soirs parce que c'est devenu extrêmement facile de créer en fait des des petits produits pour résoudre un petit problème soit soit au quotidien, soit dans le travail et et ça c'est c'est exceptionnel. Bon, si vous devez choisir ce que vous vous sentez encore comme le geek ou plutôt comme le boss aujourd'hui, le ?
Alors, pour le coup, je pense je suis je suis beaucoup plus heureux dans l'idée du du geek. Mais en fait, je me définis plutôt comme un ingénieur humaniste. C'est je vais essayer de construire des choses pour permettre à l'entreprise de mieux fonctionner.
Est-ce que vous avez l'impression d'être plus libre qu'avant depuis que vous avez co-fondé cette boîte il y a 10 ans ou finalement beaucoup ? D'une certaine manière, en fait, comme j'ai l'impression de m'épanouir et de faire quelque chose qui a du sens pour moi, en fait, je me sens libre parce que je je fais ce que j'ai envie de faire. Si la liberté c'est de faire ce dont on a ce qu'on a envie de faire, en fait, je suis l'homme le plus libre du monde.
Merci beaucoup, Charles Gothier, merci d'être venu sur dans les fauteuils de CEO. Je vais finir en disant une chose simple, merci d'avoir regardé cet épisode. Si vous avez aimé, vous pouvez vous abonner parce qu'il y en aura d'autres.
Merci encore. Merci.
Xavier Bertrand