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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 18 janvier 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalDéfense

Tensions Macron-Trump : "On ne peut pas se laisser faire" (Sébastien Lignier)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que cet instrument anticoercition face aux menaces américaines ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Concrètement, comment ça peut aller très loin ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça débouche sur une guerre commerciale ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Emmanuel Macron a-t-il la capacité de pousser l'UE dans cette guerre ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est du bluff ou une vraie menace ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça a un sens d'entrer dans ce conflit ouvert avec les États-Unis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Fait
    « La France et l'Europe réagissent. On ne peut pas rien faire face à cela. »
  • 8:00Fait
    « Sans le marché unique européen, il y a des entreprises américaines qui ne peuvent pas survivre. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et l'information est tombée il y a quelques instants et on a besoin d'y voir plus clair avec vous Éric Revel et Sébastien Ligier. Je parle là, vous savez de cette guerre commerciale, du moins cette menace de Donald Trump samedi soir, vous l'avez tous découvert, de menacer h pays dont la France de surtaxe douanière face à leur opposition à Sévellité de s'emparer du Groenland. Euh la ministre d'ailleurs de l'agriculture, Annie Genevard, avait estimé ce matin sur ses news européens et bien que le président américain avait beaucoup à y perdre aussi.

Et euh l'information qui vient de tomber, c'est qu'Emmanuel Macron va donc demander, je cite, l'activation de l'instrument antioercition de l'Union européenne en cas de nouveaux droits de douane américain. Et je vais vous citer le titre du Parisien qui parle de bazooka commercial de l'Union européenne. Alors Sébastien Lig pour les auditeurs et moi le premier, qu'est-ce que c'est que cet instrument anticoercition ?

Alors, c'est ce qu'on appelle euh en dans l'Union européenne finalement l'équivalent de la dissuasion nucléaire, mais pour euh le commercial, en fait, c'est-à-dire que c'est une arme de dissuasion qui consiste qui a été crée en 2023, notamment après euh euh l'invasion russe en Ukraine et euh euh l'agression commerciale de la Chine notamment euh euh en Europe, de lutter à armes égales face à une tentative d'ingérence commerciale d'un pays étranger. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Ça veut dire que ça peut aller très très loin.

Alors déjà évidemment faut que ça passe par la Commission européenne, ça met plusieurs semaines, c'est pas on claque des doigts, ça arrive. Ça va donc évidemment à des droits de douane réciproque. C'est dire que si nous met 15 %, on met 15 % aux États-Unis.

Mais ça peut aller beaucoup plus loin. On peut imposer des quotas sur des services, notamment les services numériques. Quand on sait que l'Europe est un énorme marché pour les services américains, ça peut aller d'interdire certaines importations de produits américains.

Par exemple, on pourrait imaginer un monde où on interdit l'importation de Coca-Cola, par exemple ou de Pepsi pour souviter un concurrent. euh on peut suspendre certaines euh que autorisation d'exercer à des entreprises américaines sur le sol européen. C'est-à-dire par exemple demain on peut dire au GAFA, à Apple à dire "Bon maintenant, c'est terminé, vous vous n'avez plus le droit d'exercer votre métier en Europe." Donc ça peut aller très sort l'arme lourde.

C'est ça. Mais si ça va au bout, euh Emmanuel Macron avait déjà menacé d'activer ce cette cet acte anticoercition en juillet lors de la première vague de droit douane. C'était pas allé au bout.

Si ça va au bout cette fois-ci, je pense qu'il aura beaucoup plus de soutien dans son camp. Cette fois-ci, c'est une guerre commerciale ouverte avec les États-Unis. Attends, donc si je comprends bien, euh si je regarde à l'est, on fait la guerre euh sur euh le terrain ukrainien.

Si je regarde à l'ouest, on va mener non pas une guerre militaire, mais une guerre commerciale avec euh les États-Unis. J'essayie guer qui nous mène aussi. J'essaie Non, mais attendez, je ne dis pas qui a tort, qui a raison.

J'essaie de comprendre ce qui est en train de se passer et je vous dis ma ma priorité c'est de me mettre à la place des auditeurs. Éric l'analyste l'économiste que vous êtes mais le journaliste également. Comment il décode ce qui est en train de se passer ?

Emmanuel Macron qui va donc demander l'activation de l'instrument anticoercition face aux menaces américaines. Ces menaces de surtaxe douanière. Bah, écoutez, euh oui, c'est ça peut déboucher euh Sébastien a raison sur une guerre euh commerciale.

Euh cet instrument antioer dont il avait déjà été question en 2025 hein, lorsque Donald Trump avait déjà imposé, vous souvenez, avec sa grande carte làin, il était intervenu le soir heure française en disant voilà euh pour vous ce sera temps, pour vous ce sera tant. Bon, en fait, on avait déjà menacé. Après, il faut que il y ait une unité au niveau de de Bruxelles.

Ensuite, ça peut aller très loin. Pourquoi je je pense à ça ? Parce que déjà, on a vu que dans le bras de fer qui oppose le président américain sur la question du Groenland, la le fait que l'aut fissure, certains patrons de la défense américaine n'ont peut-être pas forcément fait le siège du bureau oval, mais ont mis en garde quand même l'administration américaine sur le fait que faut jamais oublier que qui vend le plus d'armes à l'OTAN, à tous les pays de l'OTAN, c'est l'industrie de la défense américaine.

Donc là, vous avez un aspect business. H deè aspect business, c'est qu'on peut interdire Oui, on peut aller même plus loin, on peut interdire les marchés publics européens aux entreprises là. Façon, le président de la République française comme les Européens, j'espère, ne peuvent pas rester sans réaction quand on vous menace, comme l'a dit Pierre Lelouche finalement d'avoir des droits de douane qui en quelques mois on augmenté de 50 % mais qu'est-ce qui restera de notre industrie qui a déjà fu le pays ?

Donc en réalité, je ne sais pas si ça ira au bout, mais là on voit bien qu'il y a un bras de fer diplomatique, commercial, économique qui perdra la face, qui cédera, c'est le vrai sujet entre à mon sens les États-Unis et l'Europe enité. Non, mais quand on parle de dissuasion, juste un petit temps mort. Emmanuel Macron n'est pas capable de tordre le bras à Ursula Van Derlen sur le Mercosur, mais va sortir l'artillerie lourde face à Emmanuel Macron.

Donc la question que je me pose, j'ai bien compris. Mais la question que je c'est sûr que il défend plus les intérêts européens que les intérêts des françaises. Exactement.

Euh et quand il parle de souveraineté française euh et c'est pas à propos du Mercurû mais passons ce côté-là. Mais il faut quand même prendre ça. C'est toujours avec Emmanuel Macron, on est dans le verbe, on est dans la communication et les actes euh finalement tardent à venir.

Euh est-ce que aujourd'hui Emmanuel Macron a la capacité de euh pousser l'Union européenne à euh rentrer dans cette guerre commerciale avec les États-Unis en sachant par exemple qu'il pourrait y avoir une interlocutrice qui est un tout petit peu plus crédible et sur le terrain national que sur le terrain international. Vous citez Georgia Meloni qui dit avoir parlé avec Donald Trump. Intéressant ce qu'elle dit.

Elle dit "Je pense qu'imposer de nouvelles sanctions aujourd'hui ce serait une erreur. Elle parle des sanctions américaines sur les huit pays de l'Europe. J'ai parlé à Donald Trump il y a quelques heures et je lui ai dit ce que je pense.

Voilà ce que dit George à Meloni lors d'un déplacement à Séou. entre ce qu'il dit qu'il va faire et ce qui va être euh fait, il y a toujours un monde. Pardonnez-moi, je prends un seul exemple, un dernier exemple.

Après le le pogrome du 7 octobre, Emmanuel Macron se déplace euh au proché au Moyen-Orient en disant "On va créer une coalition internationale euh digne de celle qui avait été mise en place pour éradiquer Daesh. On va faire de même pour éradiquer le le Hamas." Une semaine plus tard, tout le monde lui expliquait que c'était n'importe quoi et ça n'est jamais finalement arrivé.

Non, mais quand quand on parle de dissuasion nucléaire version commerciale, faut faut l'appliquer au mot de la même manière que quand on menace parfois d'utiliser l'arme nucléaire, on ne va jamais au bout. Mais ça permet de faire redescendre la pression. Et de la même manière que euh Donald Trump n'ira peut-être pas au bout de ses euh menaces de de de droits de douane supplémentaire sur le pays européen, certainement que Emmanuel Macron et et l'Union européenne s'ils appliquent ce ce cet acte anticoercition, ils n'iront pas au bout.

C'est c'est du business, c'est une manière de faire monter les enchères et et de voir qui qui va tenir le plus longtemps. Mais encore une fois, je suis d'accord avec Crevel. C'est pas étonnant que la France et l'Europe réagissent.

On ne peut pas rien faire face à cela. Euh euh et n'oublions pas que en effet l'Union européenne a énormément de défauts économiqu, commercial et notamment sur son industrie. En revanche, le marché européen, il a une grande force, c'est que c'est le premier marché de consommateur au monde.

Et donc si vous interdisez ou vous réduisez les importations américaines et si vous interdisez certains produits américains en Europe, je peux vous dire que vous avez des entreprises américaines qui sont très influentes dans la politique américaine qui vont gueuler. Pour reprendre un mot un peu trivial parce que sans le marché unique européen, il y a des entreprises américaines qui ne peuvent pas survivre. Écoutez, voilà pour la toute dernière information et c'est aussi ça le celle de notre émission Elliot de Valévous. on est ensemble jusqu'à 13h et qu'and une toute dernière information tombe et bien sûr on vous la donne.

J'essaie vraiment d'être extrêmement prudent sur cette question du bras de fer autour des taxes douanières et ce bras de fer commercial qui est en train de s'engager entre Emmanuel Macron et Donald Trump puisque Emmanuel Macron entend demander l'activation de l'instrument anticoarcition. euh entre demander euh l'activation de cet instrument et que euh ces cet acte soient euh effectifs et et voulu, on a bien compris que ça passait par de nombreux échelons et notamment par euh l'échelle de la Commission européenne. Vous dites encore une fois tiens, c'est très intéressant euh de voir qu'il faut demander à chaque fois à la Commission européenne si on peut agir ou non.

Et après la question qui viendra, c'est est-ce que ça a un sens d'entrer dans ce conflit ouvert avec les États-Unis ? en sachant que c'est effectivement Donald Trump qui hier menacé les pays qui sont allés faire un petit déplacement du côté du Grandland avec quelques militaires et donc ces huit pays qui seraient sanctionnés de taxes dannière supplémentaires. Parmi les huit pays, il y a la France, le Danemark, la Norvège, la Suède, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.

Dans un instant, on revient pour parler de l'Iran, la situation en Iran bien sûr et cette révolte qui est réprimée par le sang et les [musique] larmes. Et en studio sera avec nous Sarah Doragui, journaliste. également vous auditeurs d'Europe 1 si vous souhaitez réagir en direct à l'émission jusqu'à 13h c'est possible 01 8020 3921 c'est un appel non surtaxéliot de valet vous revient dans un instant Yeah.