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InterviewLCI (sur YouTube)· 7 octobre 2026 25 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesÉducation & recherche

Patrick Martin : "LFI au pouvoir en 2027 fera fuir les patrons"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Qu'attendez-vous du Premier ministre sur les sujets lycées, carburant et situation financière ?

  • 0:38FerméeÉludée

    Êtes-vous pour l'interdiction de LFI ?

  • 1:21OuverteRéponse partielle

    Comprenez-vous le désespoir des lycéens dans la rue ?

  • 1:55RelanceRéponse directe

    Faut-il lâcher des millions pour répondre à la colère dans la rue ?

  • 2:34RelanceRéponse directe

    Faut-il donner plus d'argent pour apaiser la crise ?

  • 3:12OuverteRéponse directe

    Quelles économies proposez-vous pour répondre à la crise budgétaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:12Patrick MartinFait
    « Il y a pas eu de choix courageux ces dernières années sur le chômage, sur les retraites, sur la réduction du train de vie de l'État et singulièrement des régimes sociaux et des collectivités locales. »
  • 4:24Patrick MartinChiffre
    « Il y a 12 milliards d'euros de renchérissement du coût du travail prévu par le budget 2027. »
  • 5:33Patrick MartinChiffre
    « Ça coûte 4 milliards par an. Si on regarde également l'effet que ça a sur la croissance, il y avait une réforme de l'assurance chômage qui était prévue à hauteur de 4 milliards d'économies par an. »
  • 6:09Patrick MartinChiffre
    « L'unic va être en déficit après un prélèvement de l'État de 2 milliards d'euros. »
  • 6:46Patrick MartinChiffre
    « L'Espagne va malgré tout sortir cette année un taux de croissance six fois supérieur à celui de la France. »
  • 7:19Patrick MartinChiffre
    « Ça donne 140 milliards d'euros d'efforts d'ici 2032. Ça donne 30 milliards de baisses d'impôts. »
  • 7:55Patrick MartinFait
    « La réduction de notre contribution à l'Union européenne, à laquelle nous l'Union européenne, pas la contribution, on est très attaché. »
  • 8:33Patrick MartinFait
    « Typiquement la réduction de notre contribution à l'Union européenne, à laquelle nous l'Union européenne, pas la contribution, on est très attaché. »
  • 9:16Patrick MartinFait
    « On est raccord sur la TVA un chouille après mais bien sûr que il faut il faut remettre le pays d'une manière générale d'abord en ordre mais ensuite sur une trajectoire de croissance. »
  • 9:51Patrick MartinFait
    « Euh est-ce que ce sont des pays euh moins 10 ans socialement ? Est-ce que ce sont des pays en désérance ? Est-ce que ce sont des pays dont la population souffre atrocement ? Non, ce sont des pays qui se portent mieux que la France, y compris en terme d'emploi, en terme de pouvoir d'achat. »
  • 11:03Patrick MartinChiffre
    « Je représente 2400 chefs d'entreprise employant 12 millions de salariés. »
  • 11:40Patrick MartinFait
    « Les entreprises françaises sont les plus taxées au monde. »
  • 17:40Patrick MartinChiffre
    « Le gouvernement affirme que les forces supplémentaires demandé aux entreprises en 2027 est de 6,5 milliards d'euros, soit trois fois moins que les 20 milliards avancés par vous. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Patrick Martin. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin. Alors, on l'a pris il y a quelques instants. Sébastien Lecornu, le premier ministre, va s'exprimer ce soir à locution depuis Matignon plusieurs sujets : lycées, carburant, situation financière, des sujets qui vont vous concerner ce matin. Tout d'abord, qu'attendez-vous du Premier ministre ? Très simplement ? qu'il trace une voix qui rappelle quelques principes fondamentaux bien sûr de démocratie, de liberté, d'expression, mais également d'autorité parce que dans la situation générale dans laquelle il est, le pays ne peut pas se permettre de surcroix le chaos dans la rue. Alors, on s'arrête sur la question des lycées puisque c'est le premier sujet que vous abordez de de vous-même. Vous

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estimez que le gouvernement est à la hauteur à ce stade ? Je pense que ce qui se passe, je mets de côté l'instrumentalisation qui est évidente et la violence le reste puisqu'on parle gauche par LFI. Vous faites partie de ceux qui demandent l'interdiction de LFI ? Non non, d'abord ça dépasse ma condition. Il y a des règles, elles s'appliquent bien. Non, mon propos n'est pas là. Mon propos et j'ai écrit un livre qui est paru il y a maintenant un mois sur ce sujet. Je m'étais exprimé il y a 2 ans déjà. euh c'est que on a un système éducatif qui a vieilli pour dire les choses gentiment et qui est de plus en plus déconnecté des réalités. Il est essentiel de redonner à nos jeunes en qui on a confiance et dont on a besoin des perspectives. Par exemple, il y a une focalisation sur l'outil parcours

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sup. C'est pas ça le vrai problème. Le vrai problème, c'est qu'on ne dit on ne dit pas suffisamment à nos jeunes quels sont les métiers d'avenir, quels sont à contrario les métiers qui sont menacés, quelles sont en conséquence les formations vers lesquelles ils ont intérêt à s'orienter et qu'on leur redonne au-delà d'une perspective un espoir. Les entreprises sont très soucieuses d'y contribuer. Mais vous parlez d'espoir, vous comprenez donc le désespoir de beaucoup d'entre eux. Vous comprenez une partie des revendications qui jettent les lycéens dans dans la rue ces derniers jours. Je sais pas si je on entend tout enfin tout et son contraire à vrai dire. Je sais pas si l'essentiel du débat porte sur par exemple les installations matérielles où il y a sans doute des

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améliorations à porortter dans les lycées, dans les collèges, sur le plan de l'immobilier. Mais je crois que le sujet de fond et celui-ci celui-là c'est de dire qu'il y a dans ce pays des perspectives, qu'il y a des opportunités formidables, que les entreprises sont une voie d'avenir et que l'éducation nationale qui a beaucoup progressé aille quand même beaucoup plus loin pour qu'on se parle plus et qu'on mette les jeunes dans le réel. Est-ce qu'il faut lâcher du l'est en terme de budget pour répondre à cette colère dans la rue ? On a entendu certains syndicats demander jusqu'à 10 milliards sur la table hier. Sébastien Lecornu commence à à laisser entrevoir entrouvrir des ouvertures sur le budget négocié en contrepartie d'économie. Est-ce qu'on donne des millions pour

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essayer de soulager la situation ? D'une manière générale sur le plan financier, sur le plan budgétaire, on est à l'ospellent quotidiennement et dangereusement. Non, je dis je dis que les politiques d'une manière générale, pas le gouvernement spécifiquement, n'ont pas fait les économies qui s'imposaient ne les propose pas en tout cas pas suffisamment en perspective des budgets 2027. Donc à un moment donné, on ne peut pas vouloir tout et son contraire. Et donc vous dites non, il ne faut pas donner plus d'argent. Il faut il faut d'urgence réaliser les économies qui s'imposent que tous les autres pays ont fait sur les régimes sociaux en particulier, sur les retraites prioritairement. Et donc voilà, à un moment donné, il y a un principe de réalité, on est rattrapé par les réalités.

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Je vais insister, pardon. lourdement, mais vous jugez qu'il serait irresponsable de donner des millions pour essayer d'apaiser la crise et répondre aux revendications ? Ce serait irresponsable budgétairement par moi, je suis le premier à dire qu'il y a des postes de fonctionnaires de première ligne dans l'éducation, dans la santé, dans les forces de l'ordre qui sont vacants, qui devraient être pourvu et mieux rémunérés. Mais en contrepartie, si on ne veut pas chercher, grâce à la démographie qui permet de supprimer des postes sans licenciement si on ne tire pas partie de l'intelligence artificielle pour réduire des frais de fonctionnement absurdes, aberrents et uniques au monde qu'on a sur ce que j'appelle l'administration de l'administration, on parle pour ne rien dire.

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Patrick Martin, est-ce que vous craignez maintenant la convergence des luttes ? Il y a déjà une date annoncée pour le 5 novembre prochain d'inters syndical sur plusieurs sujets, un pouvoir d'achat, pouvoir public, le carburant et cetera et on a vu dans la rue qu'il n'y avait pas que les lycéens, il y a des parents, il y a des syndicats, des associations, on a vu la confédération paysane. Vous la craigniez, vous la voyez la convergence des luttes ? Moi, ce que je crains surtout euh sur fond de mesures budgétaires inappropriées qui réduiront les marges de manœuvre des entreprises en renchérissant le coût du travail, c'est qu'on importe dans l'entreprise des tensions sociales qui n'existent pas ou en tout cas très peu aujourd'hui parce qu'on aura supprimé aux

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entreprises la capacité de revaloriser les salaires. Moi, je reste dans mon champ de légitimité, c'est celui de l'entreprise et j'alerte là-dessus. [raclement de gorge] Il y a 12 milliards d'euros de renchérissement du coût du travail prévu par le budget 2027. C'est 12 milliards d'euros qui ne seront pas disponibles pour revaloriser les salaires alors qu'il y a de l'inflation notamment sur le carburant. On reviendra sur ces chiffres. Il y a une vraie bataille qui est engagée à un vrai bras de fer même entre vous et le gouvernement ces derniers jours. On y reviendra avec Nicolas Dos dans dans quelques dans quelques instants. Je reviens sur la locution du Premier ministre ce soir. Il va parler donc des lycées, il va aussi parler des carburants sur ce point en tant que

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patron du MEDF, qu'attendez-vous ? Attendez-vous plus d'aide de la part du gouvernement, plus d'actions concrètes et si oui lesquelles ? Mais on rêverait qu'il y ait plus d'aide. Mais ça n'est pas possible toujours pour la même raison. Il y a pas eu de choix courageux ces dernières années sur le chômage, sur les retraites, sur la réduction du train de vie de l'État et singulièrement des régimes sociaux et des collectivités locales. À un moment donné, l'argent magique, ça n'existe pas. On est sous pression des marchés financiers. Vous le savez vous, mais tout le monde n'en est pas conscient. Les marchés financiers, c'est pas une abstraction. C'est le coût des emprunts, des crédits à la consommation, des crédits d'investissement, euh de le des crédits immobiliers. Donc c'est en train de

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contaminer toute l'économie. On est rattrapé par la patrouille, il faut en prendre acte. Il faut donc des choix courageux d'oravant. Mais que faire de plus et de mieux pour même les entreprises qui souffrent des prix du carburant ? Non, il y a des mesures sectorielles où ciblées qui ont été qui ont été prises qui sont annoncées. Il faudra probablement les proroger, les prolonger dans un certain nombre de secteurs d'activité. Mais il y a plus d'argent. Il y a plus d'argent. vous appelez peut-être à proroger à prolonger certaines de ces aides aussi longtemps que nécessaires. Mais oui, mais en ayant en contrepartie des économies. H voilà. Qu'est-ce que qu'est-ce que coûte la suspension de la réforme des retraites ? On nous dit 1 milliard 7, c'est pas vrai. Ça coûte 4 milliards par

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an. Si on regarde également l'effet que ça a sur la croissance, il y avait une réforme de l'assurance chômage qui était prévue à hauteur de 4 milliards d'économies par an. Ce gouvernement a suspendu cette réforme pour nous demander initialement 400 millions. Mais je suis et on est allé à 1 milliard. C'est bien 3 milliards d'économies que l'on n pas. L'unic va être en déficit après un prélèvement de l'État de 2 milliards d'euros. Donc on est en train on est en train de racler les fonds de tiroir. Il faut redonner à ce pays une stabilité financière et économique. Il faut lui redonner des perspectives en aidant les entreprises plutôt que de les pénaliser. Finalement, c'est assez simple. J'étais en Espagne la semaine dernière avec le président de la République. Il y a une crise politique

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en Espagne. Les Cortè ont été dissous. Il va y avoir des élections législatives. L'Espagne va malgré tout sortir cette année un taux de croissance six fois supérieur à celui de la France. Je discute avec mes homologues patronaux espagnols, mais avec le gouvernement également. Je peux vous dire que c'est pas panique à bord. Ils n'en sont pas allés chercher 50 millions, 10 millions d'euros. Pourquoi ? Parce qu'ils ont une croissance qui est bien supérieure à la nôtre. Pourquoi ? Parce qu'ils ont mis de l'ordre dans leurs finances publiques avec en particulier un âge de départ à la retraite de 66 ans. Un gouvernement socialiste. Le budget est au cœur des discussions du soir au matin dans notre pays désormais. Le budget, c'est aussi Marine Le Pen qui a présenté le sien en vue de la

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présidentielle. Elle l'a fait hier. Ça donne 140 milliards d'euros d'efforts d'ici 2032. Ça donne 30 milliards de baisses d'impôts. Ça donne règle d'or, projet de redressement des comptes publics pour revenir sur les 3 % de déficit. Parmi les hausses de dépenses, pardon, en 2030, parmi les hausses de dépenses prévues, le RN, je donne un exemple, prévoit que le recul de l'âge de la retraite entre 62 et 60 ans coûterait 1,9 milliards d'euros aux finances publiques. Je peux pas tout résumer, mais ce projet, j'imagine que vous l'avez regardé. Est-ce que vous lugez crédible et plus concrètement encore, quelles seraient les conséquences économiques si le RN arrivait au pouvoir au regard de ce budget ? Écoutez, à nos yeux, il y a du bon et du moins bon. Notamment tout ce

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qui est prévu pour baisser les impôts de production. Donc redonner de la compétitivité, doper la croissance, doper l'emploi, ça va dans le bon sens. Après, il y a des zones d'ombre importantes, il y a des il y a des chiffrages qui relèvent un peu des vœux pieux ou des des intentions. Typiquement la réduction de notre contribution à l'Union européenne, à laquelle nous l'Union européenne, pas la contribution, on est très attaché. Il y a des chiffrages sur la lutte contre la fraude. On est pour que le la fraude soit dénoncé et sanctionné. Mais il y a beaucoup d'approximation encore à nos yeux et surtout sur les retraites. C'est la pierre angulaire du redressement du pays. De travailler plus, ça peut ne pas plaire. D'évidence, ça ne plaît pas à certains, mais il faut qu'à tous les

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âges, on travaille plus. C'est irresponsable. Euh c'est incomplet. C'est incomplet. Euh plusieurs propositions émergent, notamment les propositions dites déjà choc de l'Institut Montigne, ça encore une fois, je suis sûr que vous les avez en tête ce matin. Parmi les propositions choc de ce rapport intitulé Fermer les yeux n'est plus une option, il y a la question de durcir les règles de l'assurance sommage avec une sorte de rapprochement de paramètres français de ceux de l'Allemagne ou encore des Pays-Bas. Elle a encore concrètement plafonné aussi davantage l'indemnisation chômage à 3500 € bruts au lieu des 8500 €. une réduction de la durée maximale de l'indemnisation de 18 24 mois à 12 18 mois dans le cadre d'un chantier France travail et cetera. Oui. Vous dites oui à

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ce traitement de cheval comme l'appelle le Parisien ce matin. Mo moi j'aimerais faire d'abord aux travaux du MDAF he qui lui-même a publié depuis des mois un certain nombre de propositions sur la racord sur la TVA par exemple. On est raccord sur la TVA un chouille après mais bien sûr que il faut il faut remettre le pays d'une manière générale d'abord en ordre mais ensuite sur une trajectoire de croissance. Si on n' pas de croissance, on va droit dans le mur. Droit dans le mur, y compris en terme de solvabilité du pays. Donc essentiellement, on partage les conclusion de l'Institut montagne. Il se trouve que je suis membre de l'Institut montagne mais par ailleurs et donc durcir les règles de relation en chômage, il faut l'assumer à ce point plafonner davantage

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l'indemnisation 3500 € brut au lieu des 8500. Mais j'inverse les rôles, c'est moi qui vous pose une question. On se compare ici à l'Allemagne, à l'Espagne, à l'Italie, au Pays-Bas. Euh est-ce que ce sont des pays euh moins 10 ans socialement ? Est-ce que ce sont des pays en désérance ? Est-ce que ce sont des pays dont la population souffre atrocement ? Non, ce sont des pays qui se portent mieux que la France, y compris en terme d'emploi, en terme de pouvoir d'achat. Donc on on ne cherche pas on ne cherche pas à réinventer l'eau chaude. On cherche tout simplement très modestement à s'inspirer, à vrai dire, à s'aligner sur des régimes qui font leur preuves chez nos voisins immédiats. La question de l'acceptabilité dans un pays comme le nôtre. C'est à l'heure où

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les Français disent souffrir tous les matins, même certains de vos entrepreneurs, les carburants, le pouvoir d'achat, l'inflation, on comprend bien que ça va pas s'améliorer. Est-ce que ça peut rentrer dans l'espace public ce type de proposition ? Mais ne le prenez pas pour une offense, ce n'est pas l'esprit en tout cas, mais je trouve que vous êtes vraiment dans la complainte. Moi je pense que vous qui vous-même je moi je parce que vous dites que tout le monde se plaint. Non, tout le monde ne se plaint pas dans les rangs patronaux. Alors, je je ne suis pas dans la complainte, personnellement. Moi je ne me pas mais en revanche reçoit des questions de français tous les matins et je vous assure que c'est pas rassurant sur l'état d'esprit des Français. Attendez, moi je représente 2400 chefs

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d'entreprise employant 12 millions de salariés. Donc je vois ce que vous évoquez mais je vais vous dire une chose, il y a une forme de désespérance, il y a une forme de colère mais ce qui est pire c'est qu' une forme de résignation parce qu'on ne comprend pas pourquoi notre pays qui a des qualités incroyables. On le voit dans le digital, on le voit dans le quantique, on le voit dans l'énergie, on le voit dans le dans le le le l'environnement et cetera. Pourquoi ce pays euh passe-t-il son temps à se plaindre alors que les solutions sont évidentes et à porter de main ? Nous, on propose des solutions et je crois que c'est ça l'attente principale, y compris des jeunes qu'on leur apporte des solutions. Vous savez très bien que certains par exemple syndicat, CGT ou même CFDT

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disent "Mais alors pourquoi les entreprises elles aussi se plaignent-elles autant ?" Le MEDEF, vous êtes accusé de ne pas en faire suffisamment dans le budget, de trop vous plaindre justement et de prendre pas de ne pas prendre suffisamment votre part. Mais chacun peut se renvoyer la balle. Mais les syndicats avec qui on parle bien ne peuvent pas ignorer que il y a un rapport récent du Sénat, celui du sénateur Capu, qui confirme que les entreprises françaises sont les plus taxées au monde. Les syndicats disent par exemple qu'il faut réduire les allègements de charge sociale. Très bien. C'est ce que j'évoqué tout à l'heure. D'une certaine manière, il se tirent une balle dans le pied puisque c'est autant de marge de manœuvre que nous n'aurons pas pour revaloriser les

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salaires. à un moment donné, si on peut sortir des postures, être objectif, être respectueux et trouver des solutions consensuelles, ça sera bien pour tout sur la [raclement de gorge] situation. La France fait la la une du Wall Street Journal, ça aussi ça vous a pas échappé. Le Wall Street qui écrit "L'appétit de la France pour l'argent magique s'est transformé en une bombe d'endettement. Des années de dépenses incontrôlées ont conduit le pays à devenir l'un des maillons les plus faibles d'Europe et le journal ajoute cette phrase : "La France est devenue si ingouvernable que son système politique ne peut plus prendre de mesures correctives. La France est-elle devenue ingouvernable ? Selon Non, je ne pense pas. Je ne pense pas. Mais à un moment donné, il faut faire

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preuve de lucidité, de courage. Nous étions ensemble à la rêffe à notre université d'été fin août. Le thème c'était le courage. Et on demande pas aux politiques de faire des triples saltos arrière. Moi-même j'en serai incapable. On leur demande simplement de prendre acte d'une situation, de la dire de manière posée, grave, grave, solonnelle et de dire voilà, nous n'avons pas d'autre choix dans un premier temps que de prendre un certain nombre de mesures que tous les autres pays ont pris qui peuvent être douloureuses mais qui sont les conditions du rebond. Parce qu'il faut pas ne promettre que de la sueur, du sang et des larmes. Il faut donner des perspectives. Quand on parle des jeunes, j'en reviens à ça, il faut leur donner des perspectives. Il se trouve que ces

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perspectives existent. Donc, levons le nez du guidon. Nous, entrepreneurs, on se doit de s'inscrire dans des trajectoires de moyen long terme. On le fait et donc on se désespère, on s'exaspère un petit peu d'une forme de nombrilisme, de courttermisme et je dirais alors que je suis provincial, le provincialisme, c'est-à-dire qu'on ne regarde pas ce qui se passe de bien autour de nous pour s'enfermer dans des querelles complètement stériles et anxiogènes. Je sens une colère très nette, mais je le sens encore une fois, c'est comme avec Fabien Rousell hier, on a une proximité autour de cette table qui fait que c'est physique. Je capte très bien du coup vos ressentis. Il y a un gâchi. Voilà, c'est ça. Oui. Non, mais je sens je sens votre agacement, voir votre colère. Un acte de

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trahison, ça c'est Jean-Luc Mélenchon qui parle d'acte de trahison. Il veut poursuivre le gouverneur de la Banque de France en en 2027. S'il arrive au pouvoir. Le candidat élé à la présidentielle accuse Emmanuel Moulin qui a pris le poste il y a pas longtemps de pousser les investisseurs à sanctionner la France sur les marchés financiers. J'explique rapidement pour nos téléspectateurs, la veille, ce même gouverneur a a accordé un une un entretien au Final Show Times. Il avertit que faute de mesure pour assignir les finances publiques, le pays courait le risque d'être étranglé par les taux d'intérêt et il appelle les représentants élus à reconnaître la nécessité de redresser les finances publiques. Le tweet de Mélenchon, il est là. Le banquier central français prend

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publiquement parti contre ce pays. C'est un acte de trahison. Il n'y aura pas de prescription en 2027. Il sera poursuivi pour cela. Votre réaction ? Bon, c'est le jeu de monsieur Mélenchon et de de Lfi d'être dans l'outrance. Je crois qu'il faut raison garder. On a gouverneur de la Banque de France qui n'est pas là par hasard. Alors, s'il est poursuivi par pour trahison par monsieur Mélenchon, je le serai aussi parce que je tiens le même raisonnement que monsieur Moulin, gouverneur de la banque de France. Ça vous choque pas qu'il le disent au Final Shy Times. C'est c'est Mais non, ça me choque pas. C'est une évidence. C'est une évidence. à nouveau, il faut à un moment donné, il faut être factuel et tout ça n'est pas dramatique. Tout ça n'est pas dramatique. C'est pas un bin alors c'est

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grand mot tout ça peut ça peut impressionner, ça peut exciter certains mais ça n'est pas la réalité. Vous savez l'annulation de la dette, les ménages savent très bien ce que c'est. Quand vous ne remboursez plus vos emprunts, vous êtes interdit bancaire et on saisit vos biens. Si on veut que ça arrive à la France, petit. Bon, je vous parlais des questions de français. C'est l'heure justement de les regarder ensemble. Patrick Martin, allez, on les découvre. Je les découvre avec vous, je le dis chaque matin en direct hein. Nabi la soisson. Beaucoup de salariés ont le sentiment de travailler davantage sans voir leur niveau de vie réellement progresser. Jusqu'où le MEDEF est-il prêt à aller pour augmenter les salaires et mieux [raclement de gorge] répartir la richesse produite ?

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Bah déjà en évitant ce que j'évoqué tout à l'heure, c'est-à-dire un surcroix de taxation du travail, je donne un exemple. On va dor avant taxer l'intéressement et la participation. J'ai entendu monsieur Farandou ici même, je crois dire que c'était anormal que l'intéressement et la participation ne soit pas taxé dans le pays qui est déjà le plus taxé au monde. Ça dénote quand même une un biais, une pente qui qui sont un peu surprenantes. Je pense que le le bon sujet pour les salariés y compris, ça serait de moins taxer. Ensuite, on a fait nous-même des propositions qui ont été publiées qui sont officielles pour revaloriser les salaires. Comment ? en en réduisant l'écart entre le brut qui est un des plus élevés d'Europe et le net qui est un des plus faibles d'Europe parce qu'on

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a des régimes sociaux qui sont trop supportés par les salariés et par les entreprises. Donc on en transfère une partie du coup vers la consommation et vers les importations au passage ça serait pas ridicule. On prend une autre question. Je crois que c'est Elodie me dit-on. Elodie voilà c'est ça. Agir sur scène bonjour à vous Elodie. Pensez-vous qu'un candidat à la présidentielle s'att en mesure de rétablir la situation économique en France ? Je pense qu'Elodie veut savoir quel candidat vous estimez aujourd'hui être le plus en mesure de porter les bonnes solutions. Je sais pas si c'est la question mais moi je reste de ce point de vue très optimiste. D'où ma véhémence d'une certaine manière bien sûr qu' y a il y a un ou une ou plusieurs candidats qui sont de qui

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peuvent redresser la France mais il faut que ça se fasse sur la base d'un contrat clair. Contrat clair. Ouais. dire les choses, dire prendre le risque de dire les choses, ne pas rester entre deux EOS parce que il y a des analyses électorales électoralistes à vrai dire très savante qui vous disent "Tel électorat votera dans tel sens." Non, à un moment donné, on est dans une situation telle et je le redis, la France a des atouts tels queil faut il faut avoir le courage de dire "Voilà mon projet pour la France c'est ça, ça passe par quelques épreuves, ça passe surtout par quelques investissements et on y va." Et puis après les électeurs prennent ou ne prennent pas mais en toute connaissance de cause. En toute connaissance de cause. On prend une troisème question, c'est Jean-Pascal

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qui est à tour. Est-ce qu'une victoire de la France insoumise en 2027 ferait fuir les patrons ? Oui, bien sûr, bien sûr. Alors, fuir, faut s'entendre, ça peut être fuir physiquement, ça peut être fuir financièrement, mais ça serait mon cas parce que je suis chef d'entreprise français cas. Le LFI arri je je poursuis ma réponse. Fuir en ce sens qu'on lèverait le crayon en se disant on est on est dans un pays qui devient horriblement dangereux. Pourquoi travaillerait-on ? Pourquoi prendrait-on des risques en investissant nos patrimoines ? Pourquoi mettrait-on souvent en péril notre vie personnelle et familiale en travaillant comme des daners pour à la fin des fins ne rien récupérer et que ça parte dans un puissant fond qui existe déjà mais qui serait largement creusé par les filles.

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Bon, je pense qu'on aurait encore pas mal de choses à se dire sur le sujet mais moi je propose qu'on se retrouve une prochaine fois parce que après près 4 heures de questions à vous poser mais c'est l'heure d'accueillir Nicolas 12. Bonjour à vous Nicolas. Alors un point sur lequel on va revenir c'est le gouvernement qui vous a recadré. Ça a été écrit partout comme ça. Vous allez me dire ce que vous en pensez. Vous avez jugé très durement le projet de budget du gouvernement. Vous dites qu'il va aggraver la situation. D'après vous, vous avez cité le chiffre de 20 milliards d'euros l'an prochain euh de contribution. Euh le ministre de de l'économie vous dit "Non, non, mais c'est faux, c'est pas le chiffre." Et vous avez même eu l'honneur du premier tweet d'un nouveau compte de

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vérification du gouvernement qui s'appelle "Soyons précis" et qui vous répond point parpin. Le gouvernement affirme que les forces supplémentaires demandé aux entreprises en 2027 est de 6,5 milliards d'euros, soit trois fois moins que les 20 milliards avancés par vous et cetera sur les allègements de charge et cetera sur le gel de la réforme des retraites et il y a le ministre du travail qui était à votre place lundi et qui vous répond. les agements généraux par ailleurs, un jour ou l'autre et monsieur Martin le sait bien, il faudra qu'on en parle parce que c'est une trappe à SMIC aujourd'hui. Donc si on veut que les gens sortent du SMIC tôt ou tard, il faudra bien mettre à plat les éléments généraux. Et c'est là que Nicolas intervient et c'est là que vous allez répondre

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justement à Jean-Pierre Farandou Patrick Martin que je suis bien d'accord avec lui. Il faut il faut sortir de la trappe à bas salaire. Mais bien sûr mais d'ailleurs, il y avait une conférence sociale à laquelle le MDEF avait participé fin 2023 sous la présidence de madame Borne à leur premier ministre. On avait été les premiers à dire ce cette mécanique est infernale. La prime d'activité également est un système infernal. Donc évidemment qu'il faut remettre sa mais c'est pas du tout ce que fait le gouvernement avec les mesures qu'il annonce pour 2027. Quelle est la différence ? Alors, ça veut dire que on va pas s'occuper des allègements de cotisation sur les bas salaires qui fabriquent la trappe à bas salaire et la semicardinalisation, mais qu'on va s'intéresser aux allègements de

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cotisation de l'autre côté du spectre des salaires en incluant dans le calcul des rémunérations la le partage du profil, la participation et l'intéressement pour les extraire de la zone susceptible de bénéficier des allègements de cotisation. De fait, on va taxer l'intéressement et la participation. C'est pour ça que vous disiez que l'intéressement et la participation allait être taxé. Voilà. Et donc on va renchérir le coût du travail. Je peux détailler si vous le souhaitez. Alors d'abord je veux pas polémiquer avec le gouvernement. Je m'étonne simplement qu'après avoir reçu une lettre aux entrepreneurs qui nous avait rassuré et qui nous avait encouragé, on a nous aussi besoin d'encouragement. On a vu au fil des jours apparaître un certain nombre de mesures qui vont à contresens de ce

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discours positif pour les entreprises. Donc ça a suscité une certaine surprise. Vous l'avez vécu comment ce compte soyons précis qui vous a fait l'honneur du som Écoutez moi je je ne réagis pas. Je crois que les réseaux sociaux se enfin réagissent à notre place y compris des économistes notre chiffre. Le prend c'est un compte du gouvernement. En gros, c'est le gouvernement qui vous répond aussi sévè. Je ne comprends pas qu'il le fasse et qu'il le fasse de cette manière. Euh je crois que nos chiffres sont exacts et je crois que un éditorialiste économique a d'ailleurs signifié que le Premier ministre lui-même avait repris nos chiffrage dans certains discours. Donc voilà, il s'agit pas de polémiquer, il s'agit de trouver des solutions. La réalité c'est que à

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travers deux mesures sur les allègements de charge et sur les complémentaires santé, les frais de santé, le coût du travail va être enchéri de plus de 12 milliards d'euros. Je l'ai dit tout à l'heure, je le répète, ces 12 milliards d'euros qui ne seront plus disponibles pour revaloriser les salaires. Donc à un moment donné, le chien court après sa queue. Comment est-ce que l'on sort de cette question de trap à salaire ? Alors la réponse qui est apportée pour le budget 27 n'est pas la bonne puisqueeffectivement elle ne concerne pas la cible qui provoque ce phénomène de concentration autour du SMIC. Qu'est-ce que le MEDEF propose ? Le MEDAF propose déjà en dehors de de limiter les dépenses sociales de revoir leur financement, c'est-à-dire de transférer ah la TVA sociale.

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TVA sociale mais on n'est pas les seul on Alors c'est ce qu'on a proposé. L'Institut montagne va à trois points. Euh François Hollande a parlé de 4 points en supprimant le le la TVA sur le à ta réduit. Donc voilà, c'est dans l'air et c'est très bien ainsi. C'est comme la capitalisation, sont des sujets que le MEDF a introduit dans le débat il y a des années et qui commencent enfin à être à être pris en compte pour redonner des marges de manœuvre aux entreprise y compris pour revaloriser les salaires. Dans la proposition que nous avons faite, séance tenante. On revalorise les salaires à hauteur de net, les salaires nets à hauteur de 10 milliards d'euros. Mais le sujet principal n'est pas celui-là. Le sujet principal, c'est de redonner de la croissance à notre pays.

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Moi, je suis choqué pour tout vous dire que dans aucun discours politique, mais pas tellement d'ailleurs dans le discours syndical, on ne parle d'emploi, on ne parle plus d'emploi. On a un marché de l'emploi qui s'est retourné. On va être à 8,6 de taux de chômage au minimum en fin d'année. On est à 22 % de taux de chômage des jeunes. Tous les autres pays européens maintiennent un taux de un taux de chômage à 4 5 %. Et on ne parle pas d'emploi avec au minimum, vous dites au minimum, justement, je voulais savoir à quel point pour vous le tissu euh des entreprises est en train de souffrir en ce moment. Quelles sont les perspectives ? Vous dites à minima sur les 8,6 % de chômage Ouais. Et vous en fait quel qu'est-ce que vous avez à l'esprit ? Jusqu'où ça peut aller ? Qu'est-ce que vous

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constatez ? Non. Alors, dès dès que je tiens à propos un propos pessimiste, on m'accable et ce serait moi qui fera les marchés financiers. Donc, c'est ridicule. Il y a des faits tout simplement. On gère le régime dit de l'AGS association pour la garantie des salaires intégralement financé par les entreprises et géré par les entreprises. On voit bien l'augmentation du nombre de faillites. On voit que ça touche des entreprises d'une taille progressivement plus importante et dans des secteurs d'activité de plus en plus nombreux dont dans avant l'industrie et bien sûr le bâtiment et le transport. Donc on on voit ça au jour le jour. La pente n'est pas bonne et donc tout ce qui va aller à l'encontre dans le dans le budget tel qu'il est présenté on s'inquiète encore

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plus. des discussions au parlement. Tout ce qui va à l'encontre de la croissance, de l'investissement et de l'emploi va nécessairement à l'encontre du pouvoir d'achat. Comment qualifiez-vous la décision du gouvernement de prendre 2 milliards d'euros dans les excédents de l'UNEDC au profit du budget de l'État ? Bon, d'abord, techniquement, ça n'a aucun sens parce que tous ces déficits ou tous ces excédents sont pris dans un pot commun aux yeux des critères de Mastrich. Ça va conduire l'unic à emprunter plus cher que l'État d'empreinte lui-même. Enfin, tout ça c'est de la politique de gribouille, hein. Euh et nous on veut redresser, on veut désendetter l'unit qui traîne 60 milliards de dettes. Donc on peut pas on peut pas vouloir tout et son contraire. On peut pas à juste titre

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nous demander de bien gérer les régimes dont on a la charge. On le fait très bien sur les retraites complémentaires à Girco. Il y a une fiction de gestion paritaire sur l'UNEDC. On vient systématiquement nous taper les excédents. C'està-dire rien comprendre pour les mettre où ces excédents ? Ben moi, je n'en sais rien. Dans un pot commun de dépenses incontrôlées. Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin, Patrick Martin, patron du du MEDF.