Bourdin Direct - Mercredi 10 juin 2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 38 %Défensif 32 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Vers la fin de l'état d'urgence sanitaire, le gouvernement a décidé de ne pas prolonger le dispositif au-delà du 10 juillet, mais ce n'est pas encore un retour à la normale qui se profile. L'épidémie marque clairement le pas.
- 0:33OuverteRéponse partielle
Y aura-t-il une ligue à 22 clubs ? Toulouse et Amiens sont maintenus pour le moment, le Conseil d'Etat a aussi validé l'arrêt de la ligue.
- 9:40OuverteRéponse directe
Christophe Castaner a annoncé la fin de la technique de l'étranglement dans un contexte de manifestation contre les violences policières. Quelles sont les alternatives envisagées ?
- 10:20OuverteRéponse directe
Supprimer la technique d'étranglement, il nous faut donc d'autres outils. Qu'en pense le syndicat Alliance Police ?
- 26:46OuverteRéponse directe
Le parquet de Paris a donné son feu vert à une enquête sur la gestion de la crise du coronavirus. Quels sont les chefs d'accusation retenus ?
- 29:23OuverteRéponse directe
Le gouvernement présente un nouveau projet de loi de finances rectificatif. Quelles sont les mesures phares pour les secteurs les plus touchés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:03PrésentateurFait
« Il y a d'autres solutions pour interpeller. Disait-il hier matin, il parlait de la clé de bras, du balayage, mais aussi de moyens techniques comme le pistolet à impulsion électrique, le taser. »
- 26:51InvitéFait
« Le parquet de Paris a donné son feu vert. Une enquête est ouverte sur la gestion de la crise du coronavirus. »
- 27:07InvitéFait
« Le nouveau projet de loi de finances rectificative présenté en Conseil des ministres, à la clé des mesures d'urgence pour les secteurs les plus touchés, BTP Librairie. »
- 31:43InvitéPromesse
« Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie s'est dit ouvert à de solutions nouvelles comme la création de chèques ciblés pour aider les ménages les plus en difficulté. »
- 41:28PrésentateurChiffre
« L'activité, par rapport à l'année dernière, elle est à 40% au-dessus de la normale. »
- 45:31PrésentateurPromesse
« D'ici 2035, c'est ce qu'a dit le gouvernement Bruno Le Maire hier. Il faut des avions neutres en carbone, fabriqués en France, par les Français en tout cas, d'ici 2035. »
- 47:35PrésentateurPromesse
« Des compagnies comme EasyJet imaginent des vols régionaux électriques à l'horizon 2030. »
- 49:37InvitéChiffre
« Aujourd'hui, moins de 1000 personnes se trouvent en réanimation dans notre pays. »
- 50:12InvitéPromesse
« Dès le 10 juillet et pour 4 mois, si la situation sanitaire s'aggrave de nouveau, le gouvernement se réserve la possibilité de réglementer ou interdire de nouveau les déplacements sur le territoire. »
- 53:41InvitéChiffre
« 40 milliards d'euros supplémentaires devraient être intégrés à ce projet de loi. »
- 54:29InvitéChiffre
« Des centaines de milliers de personnes allaient perdre leur emploi dans les mois à venir en France. »
- 55:07InvitéFait
« Il y a une conscience collective qui est en train de naître. On a eu beaucoup de temps pour y arriver, mais aujourd'hui, on prend notre destin en main. »
- 1:00:10InvitéFait
« Le mot privilège en France, il est lourd de sens historique. On pense à la Révolution française, c'est l'abolition des privilèges contre un statut de classe, contre l'aristocratie. »
- 1:02:10InvitéFait
« Moi, je suis métisse. Je ne sais pas dans quelle case je rentre, en fait. »
- 1:12:45InvitéChiffre
« Les enfants et adolescents passent désormais quasiment autant de temps chaque jour sur TikTok que sur YouTube. »
- 1:15:11InvitéFait
« Le Conseil d'État confirme l'arrêt de la saison de Ligue 1. »
- 1:18:28PrésentateurChiffre
« 87 décès de plus en 24 heures dans les hôpitaux et les EHPAD. »
- 1:18:40PrésentateurFait
« Le gouvernement veut mettre fin à l'état d'urgence sanitaire au 10 juillet. »
- 1:24:00Locuteur non identifiéFait
« Il n'est pas question pour moi de m'immiscer dans ce dossier, il y a séparation des pouvoirs. »
- 1:28:31InvitéFait
« Elle est garante du bon fonctionnement de l'institution judiciaire. »
- 1:34:08PrésentateurChiffre
« Samba Traoré a été condamné à deux ans et demi de prison ferme. »
- 1:39:26PrésentateurChiffre
« Des centaines de milliers de personnes vont perdre leur emploi dans les mois à venir. »
- 1:39:55InvitéFait
« Les PME de moins de 50 salariés paieront seulement la moitié de leur charge sociale de mars, avril et mai. »
- 1:40:03InvitéChiffre
« 1 milliard d'euros va être injecté dans les finances locales. »
- 1:43:51InvitéFait
« des élèves en classe de 3ème ont eu la semaine dernière des cours de chinois alors qu'ils n'étudient pas cette langue »
- 1:44:05InvitéFait
« On a fait 1h30 de chinois et après la prof elle s'est dit qu'on comprenait un peu rien et elle a voulu changer »
- 1:50:05PrésentateurFait
« je trouve ça un tout petit peu inquiétant »
- 1:50:13PrésentateurChiffre
« on teste assez mollement puisqu'on n'utilise que la moitié des tests qu'on a à disposition »
- 1:50:20PrésentateurFait
« il y a de moins en moins de personnes en réanimation et il y a de moins en moins de personnes touchées par le virus »
- 1:51:50PrésentateurFait
« dans les restaurants déjà à Paris l'autre jour j'ai déjà dîné dans une terrasse dehors mais dedans c'était pas vraiment la terrasse »
- 1:52:31InvitéFait
« ils ont scruté de près les images satellites de la ville de Wuhan, ils ont regardé 140 images par jour entre 2018 et 2019 »
- 1:52:57InvitéFait
« la Chine trouve que c'est ridicule d'observer ça »
- 1:55:12PrésentateurChiffre
« le confinement a permis d'épargner 690 000 vies »
- 1:56:11PrésentateurFait
« c'est une étude de vivre chez ses parents ou chez une autre personne à l'âge adulte »
- 2:15:06PrésentateurChiffre
« il y a un taux de chômage qui va être très élevé chez les jeunes »
- 2:15:32PrésentateurFait
« il va y avoir des faillites d'entreprise »
- 2:16:13PrésentateurFait
« le masque devrait être obligatoire »
- 2:16:26PrésentateurChiffre
« un enfant sur 5 à l'école »
- 2:16:51PrésentateurFait
« le virus vient d'une dégradation de la nature, d'une déforestation massive »
- 2:18:48PrésentateurFait
« sur la revalorisation des métiers de l'hôpital public ça faisait un an de conflit social »
- 2:19:00PrésentateurFait
« il faut écouter l'hôpital public qui est au bord de l'effondrement »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
- Invité 36 %
- Invité 44 %
- Invité 53 %
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Vous écoutez RMC, mercredi 10 juin, l'info sur RMC, il est pratiquement 6 heures, Céline Kalman est là pour les infos, Céline bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, il va changer le monde, les mots du frère de George Floyd lors de ses funérailles, cérémonies suivies dans le monde entier, manifestation contre les violences policières au même moment en France.
Vers la fin de l'état d'urgence sanitaire, le gouvernement a décidé de ne pas prolonger le dispositif au-delà du 10 juillet,
mais ce n'est pas encore un retour à la normale qui se profite l'explication dans ce journal.
Y aura-t-il une ligue à 22 clubs ? Toulouse et Amiens sont maintenus pour le moment, le Conseil d'Etat a aussi validé l'arrêt de la ligue. Bienvenue à tous sur RMC. Une commémoration vibrante, les funérailles de George Floyd se sont déroulées hier soir à Houston au Texas, cérémonie réservée à la famille qui avait convié plusieurs personnalités.
Martin Bourdin, on retiendra notamment la tournure politique des discours prononcés avec Donald Trump en ligne de mire. Soutenu par un membre de la famille sur scène, au bord des larmes, pleine de rage, Brooke, la nièce de George Floyd est la première à s'aventurer sur le terrain politique. Quelqu'un a dit rendre à l'Amérique sa grandeur, mais quand est-ce que l'Amérique a été grande ? Pourquoi le système doit-il être corrompu, défaillant ? L'attaque a été plus virulente encore pendant les loges funèbres. Au micro, une figure de la lutte pour les droits civiques, le révérend Al Sharpton. On se bat contre la malfaisance en haut lieu. Le président a parlé d'appeler les militaires en renfort.
Mais il n'a pas eu un mot pour les 8 minutes et 46 secondes de ce meurtre policier. Le message transmis, c'est que si vous faites partie des forces de l'ordre, les lois ne s'appliquent pas à vous. Un peu plus tôt, lors de cette cérémonie, c'est même l'adversaire de Donald Trump aux prochaines élections présidentielles, Joe Biden qui a fait une apparition, une vidéo enregistrée de 5 minutes pendant laquelle le candidat démocrate délivre, là encore, un message très politique.
On ne peut pas se dire qu'on va encore céder au racisme. L'heure de la justice sociale est venue.
Donald Trump, lui, n'a en revanche pas dit un seul mot, même sur Twitter, en lien avec ses funérailles. Et pendant que se déroulait la cérémonie aux Etats-Unis, au même moment en France, des milliers de personnes se sont retrouvées place de la République à Paris.
8 minutes 46 secondes de silence ont été observées pour rendre hommage à George Floyd, devenu donc le symbole des violences policières du racisme rassemblement dans de nombreuses autres villes en France. Dans l'actualité également, au moins une quinzaine de tags appelant au meurtre de policiers inscrits dans les rues d'Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne.
Dans la nuit de lundi à mardi, l'enquête a été confiée au commissariat de la ville. RMC, 6h02, ces dernières 24h, 87 personnes sont décédées du Covid-19 en France. Moins de 1000 patients se trouvent désormais en réanimation.
L'épidémie marque clairement le pas. Le gouvernement prévoit donc de lever l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet prochain, dans pile un mois. Benoît Ballet.
Oui, cela doit être acté lors du Conseil des ministres ce matin. Mais il y a un mai, la sortie de l'état d'urgence sanitaire doit être organisée rigoureusement et progressivement.
En mettant garde le gouvernement, le retour à la normale ne se fera pas sans filet de sécurité.
Le projet de loi permettra donc, à partir du 10 juillet et pendant 4 mois, si besoin, de réglementer l'accès au transport,
de limiter ou d'interdire certains rassemblements et de fermer à nouveau certains établissements qui accueillent du public. est exclu. En revanche, le retour au confinement strict, tel qu'on l'a connu au plus fort de la pandémie en France. Rien n'est gravé dans le marbre. C'est une habitude acquise avec ce virus.
En cas de rebond de l'épidémie, l'état d'urgence sanitaire pourrait être à nouveau instauré dans le pays. Benoît Ballet. Une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui. Homicide et blessures involontaires. Non-assistance à personne en péril. Le parquet de Paris se penche sur les responsabilisés dans la gestion de la crise sanitaire.
Des dizaines de plaintes ont été déposées. Différentes instances, structures, départements ministériels ainsi que des responsables administratifs sont mis en cause et notamment le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, en première ligne durant cette crise. Et si les restaurants en zone orange ouvraient normalement avant le 22 juin jusqu'à maintenant, les terrasses seulement sont accessibles et avec le tourbossade de ces derniers jours, les restaurateurs sont loin de faire le plein avant le 22 juin. Donc l'idée a été évoquée hier soir par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères.
S'agissant des restaurateurs, moi il me semble que l'évolution des conditions sanitaires en Ile-de-France
et le recul progressif, en tous les cas du virus, devrait permettre, je l'espère, et bien peut-être d'avancer de quelques jours la réouverture des restaurants dans leur ensemble. En tous les cas, ce sont des propositions que nous allons faire avec les professionnels pour que les instances interministérielles puissent en tous les cas se prononcer. Des centaines de milliers de personnes vont perdre leur emploi dans les mois à venir en fronte des centaines de milliers de personnes. Déclaration inquiétante signée hier soir Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie s'est dit ouvert à de solutions nouvelles
comme la création de chèques ciblés pour aider les ménages les plus en difficulté. C'est ce matin que le nouveau projet de loi de finances rectificatif est présenté en Conseil des ministres. C'est aujourd'hui également que la ville de Nice lance une grande opération de dépistage pour ses 340 000 habitants, gratuits et pour ceux qui le souhaitent, qui souhaitent savoir si oui ou non ils ont contracté la maladie. Une prise de sang suffit, Kelly Vargin.
Je vais vous faire une prise de sang, d'accord.
Cinq minutes, top chrono. Pour effectuer le test, André recevra ses résultats dans les 48 heures. Cette retraité figurait parmi les premiers inscrits au dépistage. Si je suis positive à ce test, je serai tranquillisée. Si je ne le suis pas, je revivrai un peu ce que je vis maintenant. Faire attention, une vigilance plus importante. Trois sites de dépistage pour répondre à l'inquiétude de certains niçois et lutter contre le virus, affirme Véronique Boré, coordinatrice pour la ville de Nice. C'est un outil de prévention parce que si on comprend mieux un mécanisme, on peut mieux mettre en place des outils pour essayer de le prévenir. L'intérêt c'est vraiment la circulation du virus.
Pourquoi au sein d'une même famille, une personne aura été malade et pas les autres ? C'est surtout ça qu'on cherche à comprendre. L'infectiologue Éric Cua du CHU de Nice n'est pas de cet avis. Il craint au contraire que ce dépistage envoie le mauvais signal. Je ne l'aurais absolument pas recommandé. Dire aux gens, vous avez été en contact avec le coronavirus, les gens pourraient penser protéger alors qu'on n'est pas capable de leur dire s'ils sont protégés ou pas. Le politique s'invente un peu lui aussi souvent médecin ou expert alors que ce n'est pas son rôle. Une opération de dépistage qui coûte 400 000 euros à la ville de Nice.
Parmi les dernières infos, le Sénat adopte à l'unanimité la proposition de loi pour mieux protéger les victimes de violences conjugales. Le texte autorise notamment le médecin à déroger au secret professionnel lorsqu'il estime qu'il y a danger immédiat pour la vie de la victime et situation d'emprise. Victoire d'une première bataille judiciaire. Le Conseil d'Etat a suspendu les relégations d'Amiens et de Toulouse. On parle football. Le Conseil d'administration de la Ligue doit maintenant se réunir pour valider une Ligue 1 à 22 clubs. C'est loin d'être fait mais Toulouse veut croire à son maintien dans l'élite. Wilfried Templier. Oui, la nouvelle a été très bien accueillie dans la ville rose.
De quoi enthousiasmer Zachary du haut de ses 15 ans et elle poussait à taper la balle dans le jardin avec son petit frère. Pour lui, l'espoir René. C'était vraiment inespéré. Quand il y a eu l'arrêt de la Ligue 1, on n'y croyait vraiment pas. On s'était préparé pour qu'il joue en Ligue 2 et là, c'est incroyable. Pourtant, la saison de Toulouse, 13 points et 3 maigres victoires en 28 journées ne plaident pas en la faveur d'un maintien. Frédéric, supporter depuis plus de 30 ans, le reconnaît mais seulement à demi-mot. Pour lui, la saison n'était pas finie. On n'était quand même pas bien au niveau sportif. Même avec 10 journées restantes, ça aurait été un miracle de se maintenir.
Mais bon, tant que ce n'est pas fini, ce n'est pas fini. C'est sûr qu'on ne peut pas imaginer ce qui se serait passé si on avait joué les 10 dernières journées. Les plus aguerris restent toutefois prudents. A l'image d'Alexandre, membre des Indians, groupe ultra toulousain. Il y a la LFP qui va évidemment réagir à cette décision du Conseil d'État. On voit mal comment la LFP pourrait l'accepter sans rien dire derrière. Et c'est bien là le problème. Le feuilleton du maintien ou non de Toulouse, mais aussi d'Amiens en Ligue 1, ne fait sûrement que commencer. Emmanuel Macron reçoit en fin de journée le président de la Fédération française de football, Noël Legrette.
Objectif, bien sûr, de discuter de tout ça. Et puis de la reprise économique du football aussi, professionnel et amateur.
Voilà, l'objectif c'est surtout de savoir si la finale de la Coupe de France va se jouer devant des spectateurs ou pas. C'est aussi l'une des grandes questions que posera Noël Legrette. C'est la demande de Noël Legrette, la demande que Noël Legrette fera à Emmanuel Macron. Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure. On va revenir avec Jean Rességuier sur cette Ligue 1. Ligue 1 à 20 ou 20 de club l'année prochaine. Nous allons savoir cela dans les jours qui viennent, c'est la Ligue de football qui décidera. Il est 6h08, vous savez que je vous fais jouer tous les jours. Je vous offre un beau cadeau, 500 euros tous les mois pendant un an, ça fait 6000 euros.
Pour cela, vous répondez à la question que je vous pose. Alors ce matin, c'est une question encore très facile. Quel réseau social Donald Trump menace-t-il de fermer un Twitter, deux Snapchat ? Allez-y, vous avez la bonne réponse. Vous envoyez un pour Twitter et deux pour Snapchat par SMS au 7, 3216. Le gagnant ou la gagnante avec moi tout à l'heure. Tout à l'heure, oui, bientôt, le 12 juin. Ce n'est pas tout à l'heure, c'est le 12 juin. Bien, mais le 2 juin, c'est vendredi. Nous sommes les 10, c'est après-demain. Il est 6h09, ça passe à une vitesse. Il est 6h09. Charles Magnin est là. Bonjour Charles. Ainsi que Mathieu Roux. Bonjour à tous.
C'est Jeannot Rességuier qui nous rejoint pour parler football. Jeannot, vous venez participer à cette matinale, ça nous fait plaisir. Mais avant de parler football, je voudrais que nous revenions sur Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur qui était avec moi hier matin. Il a annoncé la fin de la technique de l'étranglement dans un contexte de manifestation contre les violences policières. Il y a d'autres solutions pour interpeller. Disait-il hier matin, il parlait de la clé de bras, du balayage, mais aussi de moyens techniques comme le pistolet à impulsion électrique, le taser. C'est justement ce que réclament certains syndicats de police le taser.
Pour compenser la disparition de l'étranglement, comme le syndicat Alliance. Eh bien, ces policiers veulent une généralisation du taser, que chaque policier en soit doté. Et cette idée pose beaucoup de questions. Thomas Chupin. Supprimer la technique d'étranglement, il nous faut donc d'autres outils. Voilà ce que dit le syndicat Alliance Police. Grégory Goupil en est l'un des représentants en Ile-de-France.
Un individu pris d'une colère, je peux vous assurer que pour le maîtriser, on ne fait pas tous 1m90 et 120 kg de muscle. Le pistolet à impulsion électrique, arme considérée comme non létale, aujourd'hui serait donc la solution. Il suffit d'utiliser le taser en position choqueur pour pouvoir maîtriser l'individu. C'est une petite décharge électrique, mais il y a deux positions avec le taser. Vous avez la position choqueur et la position des sondes, qui neutralisent la relation entre la moelle épinière et le cerveau, et qui la neutralisent complètement l'individu.
S'attaquer à la moelle épinière et au cerveau, ce n'est pas du tout anodin. Cela demande une formation généralisée, d'où les doutes de Mathieu Vallée, du syndicat indépendant des commissaires de police. Actuellement, en formation initiale, il n'y a pas de formation qui est dispensée. En réalité, effectivement, ça va vite en termes d'utilisation, mais derrière, il y a toute la sensibilisation. Par exemple, le taser, puisqu'il y a une utilisation de décharge électrique, on ne peut pas l'utiliser dans les réseaux souterrains de transport en commun. Il y a toute une sensibilisation par rapport aux antécédents médicaux de la personne. Il peut y avoir un risque.
Des individus en France, comme à l'étranger, sont décédés à cause de ce taser. L'ONG Amnesty International parle d'une arme redoutable.
Anne-Sophie Saint-Pérel, une des porte-parole de l'ONG. En droit international, ça ne peut pas être utilisé simplement pour maîtriser une personne, puisque comme il y a un risque létal, ce serait tout à fait disproportionné de prendre le risque de tuer une personne simplement pour la maîtriser. Par ailleurs, aujourd'hui, le cadre du débat est essentiellement sur qu'est-ce qui nous reste comme usage de la force. Il y a beaucoup d'autres choses que les policiers doivent maîtriser, à commencer par la négociation, la communication, le dialogue. Pour Amnesty International, en France, policiers et gendarmes sont mal formés
à la désescalade verbale, à la psychologie, et emploient trop souvent la force comme premier recours. Alors, après ce reportage de Thomas Chupin, quelques explications. Quentin Vinet, comment fonctionne le taser ?
Alors, vous l'avez bien compris avec le reportage, c'est un pistolet à impulsion électrique, assez léger, d'ailleurs, 175 grammes, qui envoie deux minuscules filins conduisant l'électricité. Ah bon ? Des petits filins ? C'est ça, avec des petits harpons au bout de ces filins qui vont s'accrocher aux vêtements ou à la peau. Ce sont ces filins qui vont créer une tension de 50 000 volts et créer une circulation électrique. En fait, l'idée, c'est de bloquer le système nerveux et de tétaniser pendant quelques secondes la personne qui est ciblée.
Il y a un débat en France, on en parlait, mais partout dans le monde aussi.
Oui, l'ONU disait dès 2017 que l'usage du taser, c'était une forme de torture. Une étude britannique assure qu'il y a un risque cardiaque chez les personnes visées. Le fabricant assure au contraire que l'utilisation du taser permet de sauver des vies, que c'est le pistolet du troisième millénaire. En France, quelques personnes sont mortes après avoir été visées par un taser. Dernier cas en date, c'était en décembre 2019 en région parisienne,
mais la justice n'a jamais reconnu de lien de cause à effet. C'est une arme qui est de plus en plus utilisée tout de même.
Oui, les policiers français sont équipés depuis 2004 avec des tasers. En 2015, les policiers déclaraient avoir utilisé 872 fois le taser en intervention. Trois ans plus tard, en 2018, ils disent qu'ils s'en sont servis 1820 fois. Le fabricant taser, c'est une société américaine de l'Arizona qui a changé de nom d'ailleurs récemment. C'est une arme qui est très légère, on l'a dit, mais qui coûte très cher 1000 euros pièce.
Merci Quentin, il est 6h13, 32, 16, c'est notre lien, vous le savez, vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous tous les matins, il y a deux sujets, Mathieu Rouault, qui font réagir. À quelle heure vous levez-vous ? Vous avez posé la question. Mais oui, mais c'est même Baptiste qui nous disait, mais comment vous faites pour prendre l'antenne à 4h24 ? Comment vous vous réveillez ? Comment vous gérez le sommeil ? Et alors là, flopper d'appels, flopper de messages, vous voulez que je vous en lise un ou deux ? Allez-y. Eh bien, tiens, Francis qui est surveillant de nuit dans un foyer, 60 ans, 32 ans de nuit, la retraite dans deux mois.
Alors, c'est 4 nuits par semaine, de 21h à 6h, donc il dort de 7h à 11h30 du matin. Et il est fidèle à Bourdin Direct depuis très très très longtemps. Depuis très longtemps, Francis. Bien, et puis, autre sujet qui vous fait réagir, les vacances cet été, est-ce que vous allez en prendre ? Où allez-vous partir ? Loue un appartement, une maison ? Égypte, l'hôtel, le camping, la famille, les amis, Martial et Léa. Et là, avec nous en Mayenne. Bonjour, Martial.
Oui, bonjour Jean-Vac.
Ça va, Martial ?
Nous, oui.
Vous êtes bien réveillé, vous. Vous êtes bien réveillé, je le sens.
Oui, il faut. Oui, il faut.
Vous êtes où ? Vous êtes sur la route, là ?
Oui, je suis sur la Nationale 4, Provitry et Somsou. Je remonte vers la Bretagne.
Vous remontez vers la Bretagne. Dites-moi, vous allez aller où en vacances cet été ?
Eh bien, pour nous, c'est Espagne, cet été. 4 semaines.
Espagne. Mais la frontière sera ouverte.
On l'espère, sincèrement, on l'espère.
Oui.
Vous voyez, 4 semaines, on part avec notre car aménagé.
Vous avez un car aménagé, oui. Un car aménagé, oui.
Un car aménagé, oui. Oui, vous savez, là, il a été homologué à l'Adréal. Donc, il est homologué camping-car. Il fait 12 mètres de long.
À 12 mètres de long, oui, mais c'est un gros, c'est un camping-car, quoi.
On est dans un car, comme ça se fait. Donc, on va éviter tout ce qui est camping et tout ça, déjà. Le but, parce que l'Espagne, c'est qu'ils sont quand même assez ouverts là-dessus. Il n'y a pas trop de restrictions. Parce que je vois, nous, en France, même quand on va en Bretagne, quand on va n'importe où, pour se garer, c'est une galère pas possible. Et là-bas, c'est un peu la vie de Bohème. C'est un peu plus ouvert, en fait. Et c'est pour ça. On ne va pas avoir un camping-car pour payer dans un camping. Enfin, moi, je ne vois pas trop l'intérêt. Et puis, il y a beaucoup d'endroits. Donc, nous, là-bas, l'Espagne, c'est beaucoup plus ouvert. Il y a vraiment quoi faire.
Eh bien, merci, Martial, et bonnes vacances. Et n'oubliez pas RMC. N'oubliez pas RMC, Martial. Bon, d'accord.
Non, je n'oublie jamais. Bon, mais ça va.
Alors, ça va. Il est 6h15. Allez, on va faire un peu de pub. Et Jeannot Rességuier pour parler foot dans deux minutes. A tout de suite. RMC, 6h09. Vaud'indirect. 6h20. Comprendre ce qu'a décidé le Conseil d'État avec Jeannot Rességuier. Bonjour, Jean. Bonjour, Jean. Alors, nous commençons avec la saison 2019-2020. Celle qui ne s'est pas terminée en raison du Covid-19. Elle est maintenant terminée. Le Conseil d'État, encore une fois, enterrinait la fin de cette saison.
Oui, c'est la victoire de l'intérêt général. C'est ce qu'a dit Didier Quillot hier soir sur RMC, le directeur général exécutif de la Ligue. La Ligue qui est reconnue dans son droit, qui a donc suivi les mesures gouvernementales.
Stop, on arrête le championnat. Et le classement a été validé aussi sur la 28e journée. Sur le fait qu'il n'y avait pas le même nombre de matchs et qu'un coefficient a été mis en place. Ça a été le cas dans tous les autres championnats effectués par la Fédération française de football. Saison terminée, classement OK. Mais le Conseil d'État suspend les relégations d'Amiens et de Toulouse. Au passage, pas de barrage non plus. Pas de play-off pour la Ligue 2. On est vraiment dans une situation particulière, pour une situation inédite, au travers de la pandémie que l'on a vécue. Ils vont continuer de vivre en ce moment.
Suspension des descentes, mais n'ordonnent pas à la Ligue de mettre une Ligue 1 à 22. Il n'est pas là pour ça, le Conseil d'État. Donc, la Ligue et la Fédération vont se discuter ensemble avec leurs juristes, avec leurs avocats. Mais il y a cette fameuse convention qui existe entre la Ligue et la Fédération française de football, qui est une convention signée pour 4 ans. La précédente s'achève le 30 juin. Donc, jusqu'au 30 juin, il faut présenter l'autre convention dans laquelle il est stipulé qu'en Ligue 1, on ne peut avoir un championnat que de 18 à 20 clubs, en Ligue 2, de 16 à 22 clubs. Donc, le règlement est clair. Donc, Amiens et Toulouse ne sont pas pour l'instant en Ligue 1 ?
Non, ils ne sont pas pour l'instant en Ligue 1. Ils vont essayer au travers de la com qu'ils ont fait hier. Mais c'est normal, c'est logique. C'est légitime aussi de la part d'Amiens et de Toulouse. Maintenant, ils vont s'appuyer sur cette convention qui a été rédigée, adoptée par la Ligue, le Conseil d'administration, l'Assemblée Générale, le Comité Exécutif. Est-ce que vous pensez que la Ligue va les maintenir en Ligue 1 ? Ah oui, en tout cas, ils vont rester là-dessus. Non, mais je dis, est-ce que vous pensez que la Ligue va maintenir Amiens et Toulouse en Ligue 1 ? Non, je ne pense pas. Je pense pas.
Ils vont rester sur une Ligue 1 à 20 clubs, avec la montée de Lens, la montée de Lorient, et la descente d'Amiens et de Toulouse. En tout cas, c'est ce que souhaite aussi la Fédération Française de Football, qui aura son dernier mot avec cette Assemblée Générale, qui pour l'instant n'était pas programmée. Maintenant, elle est programmée le 26 juin à 11h, de façon dématérialisée, nous a-t-on dit hier soir. Et c'est ce qu'on a indiqué aux Ligues et aux districts, pour qu'il y ait un vote à distance. Si éventuellement, il n'y a pas de possibilité que cette réunion ait lieu physiquement à Paris, comme c'est le cas.
Le président Legrayet rencontre, ce soir à 17h, Emmanuel Macron, le président de la République. Le 22, il y a la V3 du déconfinement. On peut penser qu'ils arrivent à trouver une solution, et que tout soit fait dans la légalité. Voilà, les discussions vont porter sur ces deux clubs, Amiens et Toulouse, mais vont porter aussi sur la finale de la Coupe de France. Parce que Noël Legrayet voudrait que cette finale soit jouée devant des spectateurs. Il souhaiterait qu'elle soit jouée devant des spectateurs. Une jauge à 5 000, 5 000, 20 000 est possible. Jusqu'à 20 000. Dans le sens où le gouvernement va peut-être annoncer des mesures un peu plus intéressantes pour tout ce qui est événementiel.
Et donc, pour ce qui est du football, en sachant que la Coupe de France et la Coupe de la Ligue, c'est pour la saison que l'on vient de terminer. Et pour désigner éventuellement, si Lyon s'impose en Coupe de la Ligue, si Saint-Etienne s'impose en Coupe de France face au Paris Saint-Germain, des places européennes aussi pour la saison prochaine. Dans tous les cas, il y a une date qui ne change pas, c'est la reprise de la prochaine saison, la saison 2020-2021, 22-23 août. 22 août pour la Ligue 2, 23 août pour la Ligue 1. C'est la raison pour laquelle aussi ce décalage va poser problème pour un calendrier s'il y avait une Ligue 1 à 22 clubs. Et autre problème, répartition des droits télé aussi.
Ah bah oui. On peut parler de gros sous, on peut parler de désunion. Bah évidemment. Merci beaucoup. Merci Jeannot. Bien, il est 6h23, vous avez tout compris. Bon, très bien. Parce que c'est pas facile le football professionnel en France. Tout le monde se déchire, tout le monde tire de son côte. La grande famille du football. Ah oui, la grande famille du football. Il est 6h24. Merci d'être avec nous tous les matins. Trois histoires, trois images. Si vous voulez réagir sur tous les sujets, vous n'hésitez pas. 3216, vous connaissez notre lien. Évidemment. Tous les matins, trois histoires et trois images. Avec vous, Charles Magnin, nous commençons avec un scénario digne d'Hollywood.
Un trésor d'une valeur de 2 millions de dollars retrouvé après 10 ans de recherche aux Etats-Unis.
Un coffre rempli de pierres précieuses et de pépites d'or cachés depuis 10 ans au cœur des montagnes rocheuses de l'Ouest américain. Ce n'est pas le scénario du prochain Indiana Jones, mais une histoire vraie. Ce coffre a été caché dans les montagnes par un millionnaire américain, Forrest Fenn, il y a 10 ans, en 2010. A l'époque, il publie sur Internet un long poème énigmatique censé donner des indices pour retrouver le précieux coffre. Depuis, on estime que 350 000 personnes se sont lancées à sa recherche. Certains y ont passé des mois. Au moins 4 sont morts de manière accidentelle dans les rocheuses, obsédées par cette chasse au trésor.
Eh bien hier, Forrest Fenn l'a annoncé à la télévision américaine. Le coffre a enfin été découvert. A l'endroit précis où il l'avait caché il y a 10 ans, il a reçu la preuve en photo. Mais un mystère demeure ce matin, l'identité de l'homme ou de la femme qui a déniché ce précieux trésor.
Oui, combien se monte à combien ? 2 millions de dollars. 2 millions de dollars le trésor. En plus, en précieuse et pépite d'or. Oui, d'accord. Bon, toujours aux Etats-Unis, des black cowboys se joignent aux manifestations.
Vous voyez, image insolite, impressionnante. Au cœur des cortèges de manifestants dans le Texas ou à Los Angeles, des cavaliers, des cowboys afro-américains. Ils se font appeler les black cowboys. Et depuis des années, ils utilisent le cheval, la culture équestre pour faire évoluer les consciences sur la place des Noirs dans la société américaine, disent-ils. Ils tiennent régulièrement à rappeler qu'on estime que du temps de la conquête du Far West, un cowboy sur quatre était noir. Et qu'il est important aujourd'hui dans ces manifestations de rappeler cette histoire.
Dites-moi, un cowboy sur quatre était noir. Est-ce que vous avez vu un noir cowboy dans un film américain des années 50 ? Ou dans une bande dessinée. Ou dans une bande dessinée. Ils tiennent bon justement. Très très peu, alors qu'il y en avait un sur quatre qui était noir. Très intéressant. Aux Pays-Bas, le gouvernement recrute des cultivateurs de cannabis. Annonce du ministère néanmoins de la Santé qui lance un appel à candidature.
Jean-Jacques, à partir du 1er juillet, les candidats pourront osculer et devenir soufiches. Ne sois pas attention, il faudra avoir la main verte et même très verte. Être capable de produire plus de six tonnes de chambres avec un éventail de dix variétés différentes. Au but de l'opération, faire baisser la criminalité aux Pays-Bas. Et oui, aux Pays-Bas, la vente de petites quantités de cannabis est autorisée. Mais il est pour l'instant interdit d'en produire en grande quantité. Les coffee shops se fournissent pour l'instant auprès du crime organisé. Et à l'avenir, avec ses cultivateurs officiels et légaux, le gouvernement espère couper l'herbe, si j'ose dire, sous le pied des dealers.
Merci Charles. Déol, vous connaissez Déol, messieurs ? Non ? Déol, c'est à côté de Châteauroux, c'est dans l'air. Bonjour Mourad. Bonjour Jean-Jacques. Déol a une particularité. Taisez-vous Mourad. Particularité. C'est du vin, de la gastro-cré. Non, non, non, pas du tout, pas du tout, pas du tout. Il y a beaucoup d'avions à Déol. C'est bien vrai, hein Mourad ?
Tout à fait, tout à fait. Beaucoup d'avions, juste à côté du fameux L'Escal.
Oui, le fameux L'Escal, oui, oui, je connais bien. Beaucoup, beaucoup d'avions, parce que c'est un garage à avions. Vous avez des avions de toutes les compagnies du monde, qui stationnent à Déol. Il y a une piste à Déol, Mourad. Il y a énormément d'avions, il y a de la réparation, et beaucoup d'avions qui stationnent. Vous avez des images en ce moment, j'imagine ? C'est impressionnant, hein Mourad ? C'est impressionnant. Sur toi en ce moment.
D'ailleurs, ça m'empêche de dormir la journée. Ça vous a... Ah bah oui, j'imagine.
Vous êtes routier, vous travaillez de 20h à 8h du matin, c'est ça ?
Tout à fait, c'est bien ça.
Vous roulez la nuit, horaire décalé, pas facile. Exactement, mais je suis habitué. Donc ça fait quelques années déjà que je fais ça, donc ça me va. Non, non, ça me va. Combien d'heures de sommeil ?
Pas beaucoup là pour le coup, ouais, je rentre à 9h, pour me réveiller vers 13-14h, moins de 5h de sommeil, ouais.
Moins de 5h de sommeil, vous arrivez à tenir et 12h de route.
Oui, voilà, ouais, ça va.
Vous arrivez à tenir.
Je suis sportif, donc ouais, ça va.
Bon, ça va Mourad.
Il vaut mieux ne pas s'endormir, c'est sûr.
Et vous êtes avec nous tous les matins, j'imagine ? Exactement, donc depuis quelques années déjà.
Donc, 14h24. La radio ? Exactement, à la radio, bien sûr. Et puis à 8h, je rentre, et puis c'est là où je regarde mon interview jusqu'à 9h, et puis là, je commence à m'endormir.
8h30, 9h. 8h30, 9h. Exactement. Oui, oui, oui. L'interview politique sur...
Ça me fait plaisir de vous parler en tout cas.
Ben, moi aussi, moi aussi, Mourad. Vraiment, moi aussi. Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Et effectivement, c'est à Deol, sur l'aéroport de Deol, que la compagnie British Airways a décidé de stocker ses 12 avions A380.
Oui, les 12 A380 sont actuellement stationnés sur la piste de Deol. Ça vous étonne ? Et l'escale, vous ne connaissez pas l'escale ? C'est le plus célèbre, Mourad. C'est peut-être le plus célèbre routier de France.
Tout à fait, oui. C'est un des plus grands.
Un des plus grands. C'est le plus grand d'ailleurs. Routièrement, le plus grand d'Europe. Oui, le plus grand d'Europe. Bien. Merci, Mourad. Salut, Mourad. Bonne journée. Merci, Joukak. Bonne journée. Au revoir, Mourad. Au revoir. La machine à café. 32 16. La touche 5 pour la gagner. Et le mot matin par SMS au 7 32 16. Bien. Qu'allons-nous faire ? Ça y est, ça y est. C'est le moment de préparer les vacances. Ah, les vacances. Pour ceux qui pourront en prendre, évidemment. Les locations de vacances sont déjà prises d'assaut sur les sites de réservation. Antoine Joutot, le directeur général du Boncoin, avec nous juste après 6h30 sur RMC. Jérôme Demory, le temps agité.
Toujours perturbé, oui. On a ces averses sur l'Est. Des averses qui vont tourner à l'orage. D'ailleurs, cet après-midi, avec ce risque de grêle sur l'Est de la Provence à la Côte d'Azur. Et de nouvelles pluies qui vont arriver par le Nord-Ouest. Ce sera plus calme entre le Golfe du Lyon, l'Auvergne, l'Île-de-France et les Hauts-de-France avec de belles éclaircies. Les températures, ça ne bouge pas. Ça reste frais, 15 à 20 degrés en général cet après-midi. Jusqu'à 25 près de la Méditerranée.
La météo avec... Euromaster ! Toujours là pour entretenir les véhicules des pros. Plus de 400 centres et 800 ateliers mobiles au service de votre sécurité. Il est 6h30, Anne-Sophie Balbière est là. Pour les dernières informations, Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le parquet de Paris a donné son feu vert. Une enquête est ouverte sur la gestion de la crise du coronavirus.
Plusieurs plaintes ont été déposées pendant le confinement, notamment par des proches de victimes. Le nouveau projet de loi de finances rectificative présenté en Conseil des ministres, à la clé des mesures d'urgence pour les secteurs les plus touchés, BTP Librairie. Je me réveille au milieu de la nuit et je pense à lui. Les mots du frère de George Floyd, les obsèques avaient lieu hier dans une église du Texas.
Hommage aussi dans plusieurs villes de France, RMC 6h31. Il y aura bien une enquête sur la gestion de la crise du coronavirus en France, annonce du procureur de Paris. Elle est ouverte, entre autres, pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui.
Première réponse judiciaire à une quarantaine de plaintes déposées pendant le confinement par une majorité de particuliers, des proches de victimes notamment. Jean-Baptiste Bourgeon.
Le docteur Ali Jemoui, médecin généraliste dans le Val-de-Marne, est mort à 59 ans du Covid-19. En première ligne, face à l'épidémie, sa veuve estime qu'il n'a pas été assez protégé.
Pas de gel, pas de blouse. J'aurais acheté peut-être des masques à mon mari. Pas de masque. Je pense qu'on n'a pas été accompagnés, je suis désolée. Il est parti en cinq jours. Il ne savait même pas qu'il avait le Covid-19.
Comment voulez-vous, il n'y avait pas de test ? Je pense qu'il y a eu beaucoup d'erreurs au niveau de la gestion, au niveau de la communication, au niveau de la prévention sanitaire, beaucoup d'erreurs.
Persuadé aussi que son mari est mort contaminé par ses patients,
il en côtoyait près de 60 par jour dès le mois de février. Pourquoi les autorités de santé n'ont-elles pas réagi ? S'emporte maître Fabrice Divizio, son avocat.
Alors que la maison brûlait déjà dès le mois de février en Ile-de-France, alors que les médecins du secteur étaient contaminés, tombés comme des mouches, aucune mesure n'a été prise avant le début du confinement. Qui est responsable de quoi ? Pourquoi ?
L'avocat pointe aussi la responsabilité de l'ordre des pharmaciens qui, selon lui, n'auraient pas voulu délivrer des masques au début de l'épidémie afin de respecter les consignes du gouvernement.
Le gouvernement qui souhaite mettre fin à l'état d'urgence sanitaire. La situation s'améliore, donc pas de prolongation.
Au-delà du 10 juillet, Matignon l'a confirmé hier soir, mais si besoin, il sera encore possible de réglementer l'accès au transport,
de limiter ou d'interdire certains rassemblements et de fermer à nouveau certains établissements qui accueillent du public.
Un pas de plus dans le déconfinement et ça pourrait encore s'accélérer. Les restaurants d'Ile-de-France qui n'accueillent les clients qu'en terrasse pourraient rouvrir un peu plus tôt que le 22 juin. Petite phrase du secrétaire d'État au tourisme Jean-Baptiste Lemoyne. Pour aider les secteurs les plus touchés par la crise, l'exécutif présente aujourd'hui un nouveau projet de loi de finances rectificatives. Le texte intègre les différents plans de relance automobile, tourisme, aéronautique et BTP. D'ailleurs, vous avez des détails, Victor Joannin.
Une première série de mesures s'attaque à la problématique des surcoûts sur les chantiers, c'est-à-dire les retards causés par le confinement et le respect des règles sanitaires comme l'achat de gel par exemple. Ces surcoûts devront être partagés entre les maîtres d'ouvrage public et les entreprises du BTP. Et pour compenser la baisse de leur rentabilité, les PME de moins de 50 salariés paieront seulement la moitié de leurs charges sociales de mars, avril et mai. Deuxième axe, le soutien à la relance. Un milliard d'euros va être injecté dans les finances locales, notamment pour investir dans la rénovation thermique des bâtiments publics.
Des mesures qui sont loin de satisfaire les fédérations du BTP. Elles espéraient notamment une réduction du taux de TVA. Mais le ministère du Logement estime que le secteur a bien rebondi. Depuis la fin du confinement, plus de 85% des chantiers du bâtiment ont repris et 99% des chantiers de travaux publics. Il y aura également des annonces concernant les librairies. Le secteur a pris l'eau après deux mois d'arrêt. À Paris, pour RMC. Pierrick Bonneau, Benjamin Pelsy. Depuis la fin du confinement, les clients reviennent dans cette librairie du 15e arrondissement de la capitale. Marina habite le quartier. Et heureuse qu'on aide la filière du livre.
On aide Renault, on aide l'aviation, etc. Pourquoi ne pas aider aussi le secteur culturel ?
L'établissement a retrouvé plus de 80% de sa fréquentation. Mais les dégâts économiques sont considérables. Laurent Gratadour, responsable de la librairie du délit. On a perdu un quart du chiffre d'affaires annuel. Avec les marges qu'il y a en librairie, ça va être compliqué de survivre à six mois. L'État, s'il veut nous aider, subvention, oui. Ça fait une bouffée d'air au niveau de la trésorerie. Ça permet de passer les mois difficiles. 25 millions d'euros de subventions vont être distribués. Une enveloppe de 12 millions d'euros permettra aux libraires d'investir pour se moderniser.
Guillaume Husson est délégué général du syndicat de la librairie française. Un magasin, tous les 4-5 ans, il faut qu'il se rajeunisse. Ce sont des travaux dans la librairie. Et puis, c'est le fait d'être davantage présent sur Internet pour relancer l'activité au-delà de la période d'urgence dans laquelle nous sommes encore aujourd'hui.
L'État proposera enfin des prêts aux acteurs du livre à hauteur de 40 millions d'euros. Et Bruno Le Maire, lui, prévient des centaines de milliers de personnes vont perdre leur emploi. Dans les mois à venir en France, le ministre de l'Économie se dit ouvert à des solutions nouvelles comme la création de chèques ciblés pour aider les ménages les plus en difficulté. La politique s'est invitée aux obsèques de George Floyd hier au Texas. Le révérend Al Sharpton a accusé Donald Trump d'être malfaisant, d'encourager les policiers à se croire au-dessus des lois. La cérémonie a été retransmise en direct. Beaucoup d'émotions quand le frère de la victime, Terrence Floyd, a pris la parole.
Je me réveille au milieu de la nuit et je pense à mon frère. Quand je l'ai entendu hurler, s'il vous plaît, s'il vous plaît, je ne peux pas respirer. J'ai arrêté de porter des cravates. Je ne voulais plus porter de cravates pour pouvoir respirer.
Je suis allé au mémorio sans cravate.
Maintenant, je réclame justice pour mon frère, mon grand frère. C'est Big Floyd. Les gens se souviendront de lui dans le monde entier. Il va changer le monde. Hommage aussi en France à l'appel de SOS Racisme. Quelques milliers de personnes à Paris, quelques centaines à Bordeaux, Mulhouse, Grenoble ou Dijon. C'est un acte illégal et profondément condamnable. A écrit sur Twitter la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, un ours a été découvert en Ariège hier, abattu par balle.
L'État va porter plainte, ainsi que l'association qui défend la présence de l'espèce dans les Pyrénées. Alain Rennes en est le directeur.
Là, on est sur la destruction d'une espèce protégée, du braconnage. C'est vraiment méprisable et nous allons déposer plainte. Mais au-delà de ça, ce que nous demandons dès maintenant au gouvernement et à la ministre de l'Écologie, c'est de remplacer immédiatement toute ours qui disparaîtrait de cause humaine. Le minimum maintenant, c'est bien sûr de condamner, mais c'est immédiatement de réparer et de montrer la détermination de l'État et de montrer que les braconniers n'auront pas raison. Les courses. Mathieu, c'est à Chantilly.
Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favorite numéro 4, Cressida. Outsider numéro 12, noblesse d'argent, le 4 et le 12. Merci Anne-Sophie. On vous retrouve tout à l'heure. Il est 6h38. David est à Lambesque dans les Bouches-du-Rhône. Bonjour David. Bonjour. Bonjour. Vous êtes en horaire décalé ou tous les matins, David ?
Pas du tout. Pas du tout. C'est simplement que j'ai des enfants de la vache. Et donc, on enchaîne depuis 6 ans avec nos 3 enfants. Et ce n'est pas des très gros dormeurs. Donc, autant dire que depuis 6 ans, on passe des nuits de 3-4 heures en moyenne.
Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe. 3-4 heures en moyenne, c'est directeur d'une agence bancaire. Ça se ressent dans la journée ? Il y a un coup de barre après le repas du midi. Il y a un gros coup de barre. Vous arrivez à faire une petite sieste ? Vous vôlez un peu de temps pour faire une petite sieste ? Alors non. Déjà, j'ai très peu de temps pour moi quand je suis au travail. Mais c'est surtout que moi, quand je fais une sieste, je suis encore plus fatigué après.
Oui, j'imagine. Donc, autant dire que... Après, on prend le pli, même s'il y a des coups de barre dans la journée. Mais je pense que c'est vraiment un pli à prendre.
C'est un pli à prendre, bien sûr. Bon, dites-moi, David, ça vous permet de regarder RMC Découverte ou d'écouter RMC ? C'est ça. Du coup, je peux vous voir prendre l'antenne. J'ai le plaisir tous les matins de vous voir prendre l'antenne, Jean-Jacques. Bon, merci beaucoup. Merci à vous, David. Merci vraiment. Merci, Jean-Jacques. Et merci d'être avec nous le matin. Vous allez partir en vacances ou pas cet été ?
Oui, tout à fait. On va partir en vacances. On va faire plusieurs choses. On va passer quelques jours à l'hôtel. Mais on a surtout loué pendant une semaine un petit compte sympa où il y a des yourtes. À quel endroit ? À quel endroit ? Alors, pas très loin de la maison.
Ce n'est pas très original, mais dans les Alpies. Dans les Alpies. Voilà, pas très loin de chez vous. Beaucoup de Français vont partir près de chez eux cet été. Oui, oui, c'est vrai. Bien, merci beaucoup, David. Merci. On va parler des vacances, d'ailleurs. C'est vrai que les Français se ruent vers les locations, toutes sortes de locations. C'est Antoine Joutot, le directeur général du site leboncoin.fr, qui est avec nous, qui va nous parler de tout cela. Dans deux minutes, vous continuez à appeler 32-16. Allez-y. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Vous êtes sur RMC et RMC Découverte. La chaîne 24. À tout de suite. RMC, 6h-9h. Vos dans direct. Bien.
Antoine Joutot est donc avec nous. Directeur général du site leboncoin.fr. Antoine Joutot, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Les citadins rêvent de verdure, Quentin Vinet.
C'est vrai, c'est ça. Les habitants des grandes villes veulent des maisons avec jardin ou des maisons avec piscine. Jardin, piscine, ce sont les recherches qui ont explosé pendant le confinement sur le site internet Lebonpoint, notamment. Un cadre sur deux envisage de déménager si son entreprise venait à généraliser le télétravail selon cadre emploi. Et alors justement, il y a une ville qui va en profiter, c'est la ville de Mazamé, dans le Tarn. Elle vient de lancer une campagne de communication pour justement attirer les citadins lassés des métropoles. Déconfinez-vous pour toujours à Mazamé. C'est la campagne Mazamé près de Toulouse, près des plages de la Méditerranée également.
La campagne de communication met en avant l'absence de bouchons et les prix modérés de l'immobilier dans cette ville de 10 000 habitants.
Au cœur de la montagne noire, Mazamé, Antoine Joutot. Alors, les Français préparent leurs vacances activement. Vous voyez une activité formidable sur votre site là. Ça y est, c'est parti à fond. Ça y est, depuis trois semaines, depuis l'annonce du Premier ministre, vous pouvez enfin partir. Oui. Et probablement plutôt en France. Oui. Les Français se sont remis à chercher. D'autant plus que demain, on va annoncer, je vous le dis en avant-première, une accélération du déconfinement. Le gouvernement va probablement annoncer une accélération du déconfinement demain. Donc Antoine Joutot, ça va encore encourager les Français. Les Français veulent partir en vacances.
Ils ont envie de partir en vacances. Et ils vont partir en France. Ils vont partir en France, oui. La plupart des Français vont partir d'ailleurs plutôt dans leur région. Dans leur région ? Oui. Un Français sur quatre va partir dans sa région. Et puis ensuite, vous avez des comportements par région. Évidemment, les habitants du nord de la France et de l'est vont partir un peu plus loin.
Ils vont aller plutôt en Aquitaine, plutôt en Paca. Ils vont partir plus longtemps. Mais c'est vrai qu'il y a des tendances assez nettes qui émergent depuis trois ans.
Alors, quelles sont les tendances ? Les locations, l'hôtel, le camping, je ne sais pas moi, les gîtes, location de maison, d'appartement. Quelles sont les tendances qui est ? Je pense que tout est en train de redémarrer. L'inquiétude jusqu'à fin mai, c'était l'hôtellerie, évidemment. Et on espère que demain, les mesures d'assouplissement vont être annoncées. Aujourd'hui, ce qui a redémarré, c'est la location très particulière, les résidences hôtelières, l'hôtellerie est en train de redémarrer. Et on attend aussi camping, gîtes. Voilà, donc ça, le tourisme, vous savez qu'il y a une des principales industries françaises qui fait vivre nos peuples.
Et que recherchent toutes celles et ceux qui viennent sur le Bon Coin pour en faire ? Des choses pas très originales, mais il y a un Français sur Trois qui recherche, qui veut partir avec une résidence avec piscine. On cherche les piscines. Et notamment, les habitants de Paca, de Languedoc-Roussillon, si vous n'avez pas de piscine, c'est plus compliqué. Donc, si vous avez des habitations, construisez des piscines. Et en tout cas, ensuite, les autres habitants, on voit des régions émergées qui étaient peut-être moins touristiques que les autres. Mais je pense aux Vosges, aux Jura, on parlait du Tarn et Garonne qui sont des audiences.
En plein boum, le Tarn et Garonne, les Vosges, le Jura, le Massif Central aussi. Les gens cherchent aussi des endroits où ils vont avoir de la verdure, de l'espace, des libertés qu'ils n'ont pas eu pendant deux mois et demi. Donc, des maisons, des maisons si possibles avec piscine, encore faut-il avoir les moyens, avec jardin, appartements aussi. Appartements aussi, mais on voit bien émergence des résidences familiales. Des résidences familiales, oui. Exactement, parce qu'on sent que les recherches sont un peu plus volumineuses, avec des plus grandes capacités. Donc, on sent des vacances en famille, des vacances avec des amis émerger.
Et est-ce que les vacanciers, les futurs vacanciers, vont loin de chez eux ? Ou restent souvent autour de chez eux ? Alors, si on parle, par exemple, des Parisiens, les Parisiens, ils réservent assez tôt et ils vont plutôt en Paca ou plutôt en Aquitaine. Donc, ils partent assez loin. On va dire que les habitants de l'Ouest, par exemple, eux, leur destination privilégiée, c'est l'Aquitaine. Donc, vous voyez, l'Ouest reste à l'Ouest. L'Est aussi va rester à l'Est, puisque les habitants de Paca restent plutôt en Paca. Un habitant sur deux va rester en Paca. Quitte à changer, à louer pas très loin. C'est ce que vient de nous dire notre auditeur David, qui va louer des yourtes dans les Alpies.
C'est-à-dire tout près de chez lui, de l'Ambesque. On peut tout à fait se dépayser avec la diversité des paysages. Alors, allez dans les Cévennes, si je vous donne une indication. Allez dans les Cévennes, c'est magnifique. C'est magnifique. Non, je ne suis pas du tout de parti pris. Non, non, non, le physiotourisme. Allez-y, allez dans les Cévennes. C'est magnifique. Il y a des endroits superbes. Le problème, c'est l'offre. Dans certaines régions, c'est le problème de l'offre touristique, qui est parfois insuffisant. Il y a une vraie tension depuis fin mai. Par exemple, sur le Boncoin, il y a 200 000 offres de location très particuliers.
200 000 offres de location de particulier à particulier. Il y a 200 000 hôtels. Vous allez trouver votre bonheur. Et peut-être même dans des endroits que vous ne connaissiez pas. Et des endroits originaux. Donc, je pense que vous pouvez trouver votre bonheur assez vite. Oui. Enfin, il faut aller vite. Exactement. Il faut aller vite. Mais là, l'activité est vraiment intense. L'activité, par rapport à l'année dernière, elle est à 40% au-dessus de la normale. 40% au-dessus de la normale. Il y a un espèce de phénomène de rattrapage. Et aussi, tous les touristes qui partaient à l'étranger, les Français qui partaient à l'étranger, vont partir en France. Beaucoup.
On voit explosion des réservations en Corse, explosion des réservations en Aquitaine, en Languedoc-Roussillon, en Paris. Voilà. La Corse, l'Aquitaine, le Languedoc-Roussillon, la Bretagne. Voilà les régions classiques. Mais toutes les régions vont tirer dans l'épargne jeu. C'est-à-dire que même en Moselle, dans la Meuse, dans les Ardennes aussi, il y a des demandes, évidemment. Il y a des biens partout. Il y a des biens partout et de beaux endroits partout en France. Exactement. C'est formidable, finalement. Moi, je vais être optimiste, parce que ça va permettre aux Français de redécouvrir la France. Et ça, c'est pas mal, ça.
Je pense que ce qu'il faut retenir, c'est qu'aujourd'hui, les recherches se sont concentrées assez rapidement sur le territoire français.
On voit bien des départements nouveaux qui ont émergé, dans le Poitou-Charentes aussi.
L'ex-Poitou-Charentes, puisqu'on ne peut plus le dire. En tout cas, c'est la région de mes parents, donc je le dis. Les Deux-Sèvres, la Vienne, etc. Et l'émergence de nouveaux tourismes. De nouveaux tourismes. On va prendre l'exemple de Dimitri, qui illustre bien ce que vous dites. Dimitri est du Calvados. Bonjour, Dimitri. Allô ! Dimitri était là, il n'est plus là. Je ne sais pas pourquoi. Il était sur mon écran, mais il a disparu de la circulation. Dimitri est du Calvados. Et il va louer dans le Loir-et-Cher. Il va louer pendant une semaine dans le Loir-et-Cher. Vous voyez, Calvados, Loir-et-Cher, il n'est pas très loin. Dimitri ?
Oui.
Oui, ça va, Dimitri ? Oui.
Bonjour, Jean-Jacques.
Vous allez louer un gîte dans le Loir-et-Cher, c'est ça, Dimitri ?
Alors, j'ai de Mont-Richard dans le Loir. Une semaine avec ma compagne à Loire. Oui. Avec éventuellement...
Évidemment, parce qu'on fait du dél'ex-et-l'en-vin dans la région. Dimitri, ben voilà, c'est génial. Et c'est une région que vous connaissez mal.
Alors, je ne connaissais pas du tout. C'est surtout ma compagne qui m'a suggéré ça, comme à des 13 amateurs de château. Oui. Et ça, c'est un moment qu'on avait cette idée-là. Et finalement, il y a tellement de beaux endroits.
Mais évidemment. Moi, je connais bien la France. Mais je suis loin de connaître tous les beaux endroits de France. Pourtant, je la connais bien. Mais on découvre évidemment toujours... C'est comme quand on se bat dans Paris. On a beau y habiter depuis des dizaines d'années, on découvre toujours un endroit nouveau, magique. En France, c'est pareil. C'est multiplié par mille. Dimitri, merci. Vous êtes auditeur fidèle.
Alors, je vous écoute tous les jours. Ça fait plus de 12 ans que je vous écoute, Jean-Jacques.
Oui.
Donc, comme a dit précédemment, il y a quelques temps, vous êtes un bon tacleur. Merci, Dimitri. Alors, Jean-Jacques, je profite pour féliciter le club qui m'en prend les gars cette année. Et puis, bonne chance à vous.
Merci. Comme ça, nous aurons des lances-nimes ou des nimes-lances. Ça sera sympa. Deux clubs populaires. Ça fait du bien. Merci beaucoup, Dimitri. Salut, Jean-Jacques. Salut, Dimitri. Merci. Il est 6h. Merci à vous, Antoine Jouto. Vous continuez à parler de vos vacances. On va en parler jusqu'au moment des vacances. Bien sûr, sur RMC. Dimitri qui était là. Ça fait plaisir. 6h52. Merci. A tout de suite. Qu'allons-nous faire ? Si vous voulez partir un peu plus loin, ce sera l'avion. Mais on veut des avions neutres en carbone, des avions électriques, des avions hybrides. On peut ne pas y croire. Et pourtant, c'est déjà demain. Avec Anthony Morel dans une minute sur RMC.
RMC.
RMC. RMC.
C'est déjà demain.
Anthony Morel nous emporte dans les airs. Mais oui. Ça va, Anthony. Ça va très bien, Jean-Jacques. Anthony, des avions électriques, neutres en carbone, moins polluants. C'est l'objectif. C'est l'objectif, effectivement. D'ici 2035, c'est ce qu'a dit le gouvernement Bruno Le Maire hier. Il faut des avions neutres en carbone, fabriqués en France, par les Français en tout cas, d'ici 2035. Alors, ça va demander un certain nombre de ruptures technologiques quand même. On n'y est pas. Il va falloir inventer des nouveaux types de moteurs, utiliser des nouveaux types de carburants. On a parlé, par exemple, de l'hydrogène, des avions qui fonctionneraient avec une pile combustible.
Des nouveaux types de design aussi. Peut-être que les avions ressembleront à ce qu'il y a. Il est beau, cet Airbus qui volait derrière vous. C'est un projet magnifique. Alors, je vais le décrire pour ceux qui nous écoutent. Il s'appelle Maverick. Et ça pourrait ressembler à ça, l'avion de demain. C'est-à-dire que ce n'est plus un tube avec deux ailes, pour le dire vulgairement, mais c'est une aile volante en forme de V, une sorte de gros boomerang. On peut peut-être le décrire comme ça, avec deux réacteurs à l'arrière. Ça, ça permet de gagner en aérodynamisme et donc d'utiliser 20% de... Et l'intérieur, magnifique. C'est pas mal. C'est un exemple de place passagère. Exactement.
Oui, c'est ça. Et puis, ça fait gagner en aérodynamisme aussi. Alors, pour l'instant, c'est juste un concept, un démonstrateur, comme on dit. On va voir si c'est industrialisé. Mais en tout cas, c'est des pistes de recherche pour les ingénieurs aujourd'hui. Pour les ingénieurs. Mais c'est très, très intéressant. Et l'avion électrique ? Alors, l'avion électrique, c'est une arlésienne. Ça, c'est l'hydrogène. Alors, celui-ci, on ne sait pas tellement, en fait. On ne sait pas tellement. C'est vraiment un démonstrateur pour l'instant. Mais effectivement, on travaille sur l'hydrogène. L'électrique également, que ce soit Airbus, que ce soit Boeing, la NASA.
Il y a des startups aussi qui travaillent sur le fil. Alors là, l'idée, c'est qu'on va remplacer le moteur thermique qu'on connaît aujourd'hui par des moteurs électriques et des batteries au lithium, comme ceux qu'on a dans les voitures électriques ou dans les smartphones. Et l'idée, c'est d'avoir des avions qui seraient plus propres, même s'il faut derrière recycler les batteries, silencieux, et dont les billets coûteraient moins cher aussi, parce qu'il n'y aurait plus le problème du carburant, qui est un gros sujet, évidemment, pour les compagnies aériennes. Bon, on ne va pas remplacer les A380 par du tout électrique. Ah, on n'y est pas.
Franchement, un avion électrique, aujourd'hui, pour vous le dire simplement, c'est une grosse batterie qui vole. Mais il n'y a pas beaucoup de place pour les passagers. C'est un peu le problème. Mais pour des vols, on va dire, courts courriers, des vols régionaux, et puis sur des petits appareils, et avec des moteurs peut-être hybrides, qui utiliseraient une partie de kérosène, mais aussi de l'électrique, là, on pourrait peut-être arriver à quelque chose. Et d'ailleurs, des compagnies comme EasyJet imaginent des vols régionaux électriques à l'horizon 2030. Donc, ce n'est pas dans si longtemps que ça. À l'horizon 2030.
On parlait de Deol, des A380 de British Airways, qui sont tous stationnés là-bas. Deol, à côté de Châteauroux, au garage, pour l'instant. Fini l'A380. L'A380, il est mal. Il est fini. C'est terminé. Bien, merci. Merci, Anthony. Aziz ? Oui ? Aziz, vous êtes dans l'Héros ? Oui, bonjour, Jacques-Jacques. Ah, les fêtes de Marciargue. Oui, ça vous fait rire. Je les connais bien. Je les ai vécues quand j'étais plus jeune. Elle aussi, elle s'en souvienne, je pense. Non, je ne sais pas si elle s'en souvienne, mais moi, je m'en souviens. Aziz ? Oui, bonjour, Jacques-Jacques. Ça va, mon cher Aziz ? Moi aussi.
Très bien, merci.
Vous regardez la télé, vous écoutez la radio le matin ?
Non, non, non, j'écoute la radio. Je suis d'Amivine, en plein...
Ah, bah ça, c'est génial. Ça va bien, là, le vin, le raisin, pour l'instant, hein ? Pour l'instant, non, on ne va pas s'en plaindre. Je sais que le temps, c'est parfait, on ne va pas s'en plaindre, ça pousse bien. Bon, Aziz, Aziz, vous avez gagné votre machine à café, les capsules qui vont avec, mon cher Aziz. Ah, bah, c'est super, merci à toutes les filles.
Je suis très heureux pour vous, passez une belle journée, Aziz. Merci, merci, Jacques-Jacques. Merci, et à bientôt.
Salut, Aziz. Mercredi 10 juin, l'info sur AMC. Il est 7h01 et Céline Calman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour, Jean-Jacques, bonjour à tous. Fin de l'état d'urgence sanitaire dans un mois. Nouveau projet de loi présenté ce matin au Conseil des ministres, mais plusieurs mesures pourraient être prolongées. Explication dès le début de ce journal. Les services de l'État ont-ils failli au début de la crise ? Une vaste enquête préliminaire est ouverte, après le dépôt d'une quarantaine de plaintes. Les funérailles de George Floyd aux États-Unis ont résonné en France.
Des milliers de personnes réunies hier soir contre le racisme et les violences policières.
Bienvenue à tous sur AMC.
10 juillet, noté cette date, le gouvernement souhaite mettre fin à l'état d'urgence sanitaire. Un mois supplémentaire, donc, pour être certain, de la baisse de l'épidémie de Covid-19. Aujourd'hui, moins de 1000 personnes se trouvent en réanimation dans notre pays. Le projet de loi va être présenté ce matin au Conseil des ministres. Marie Monnier.
C'est l'évolution positive de la situation sanitaire qui a motivé Matignon à faire cette annonce. Le nombre de cas graves de Covid-19 est de nouveau repassé sous la barre des milliers. L'état d'urgence sanitaire doit rester un régime d'exception, insiste-t-on à Matignon. Pour autant, cette sortie de l'état d'urgence doit se faire progressivement et rigoureusement.
Un projet de loi est d'ailleurs présenté en ce sens en Conseil des ministres aujourd'hui.
Dès le 10 juillet et pour 4 mois, si la situation sanitaire s'aggrave de nouveau, le gouvernement se réserve la possibilité de réglementer ou interdire de nouveau les déplacements sur le territoire, ordonner la fermeture provisoire des établissements accueillant du public ou encore limiter ou interdire les rassemblements sur la voie publique. En revanche, selon l'entourage du Premier ministre, ces mesures n'autoriseront pas le retour à un confinement strict comme au pic de l'épidémie. Mise en danger de la vie d'autrui, homicide et blessures involontaires,
ceux qui ont géré la crise du Covid-19. Devront-ils un jour s'expliquer devant la justice ? Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire. Décision après le dépôt d'une quarantaine de plaintes des particuliers,
association des syndicats qui reprochent par exemple aux autorités sanitaires leur gestion des masques, des tests. Plusieurs voix réclament que l'enquête soit menée par un juge d'instruction indépendant. Yasmina Quetta, les membres du collectif Interurgence s'apprêtent à porter plainte. Nous on trouve préférable de séger un juge d'instruction, notamment parce que c'est un organe indépendant qui a un pouvoir d'action plus important que le parquet.
Ce qu'on veut c'est pour quelque chose d'aussi important qu'a été la crise Covid, notamment pour les soignants avec les contaminations, les décès,
la peur qui a régné qu'on puisse donner tous les moyens de manière large et entière
et de manière indépendante pour pouvoir comprendre ce qui s'est passé. Eux ne parviennent toujours pas à se relever de la maladie et vous en connaissez peut-être autour de vous des personnes qui ont contracté le virus et qui depuis replongent régulièrement. Perte d'odorat, trouble respiratoire persistant, des mois que cela dure.
Une députée veut déposer une proposition de loi la semaine prochaine pour reconnaître les symptômes de longue durée des malades Covid. Juliette Pietraszewski et Nicolas Trenot. Radio, scanner, prise de sang, Barbara enchaîne les examens depuis plusieurs semaines mais rien ne permet d'expliquer pourquoi des symptômes persistent depuis sa contamination au coronavirus il y a deux mois.
C'est vraiment invalidant au quotidien de se sentir comme une mamie et d'avoir des douleurs et des oppressions thoraciques et d'avoir du mal à respirer. Moi je ne suis pas du tout quelqu'un d'hypocondriaque ni qui s'écoute et j'aimerais bien pouvoir reprendre juste ma vie, pouvoir travailler. Plusieurs patients sont dans le même cas que Barbara, observe l'infectiologue Dominique Salmon-Séron qui lance deux études sur ces symptômes post-Covid. Les gens se plaignent essentiellement d'oppression thoracique, de tachycardie. D'autres se plaignent de picotements, de brûlures. Donc ça ne peut pas être psychosomatique parce que leurs plaintes sont très similaires.
Face à ce phénomène, qui la concerne également depuis le mois de mars, la députée Les Républicains des Alpes-Maritimes, Laurence Trastour-Isnard, veut proposer une loi pour reconnaître et prendre en charge ces patients. Rien que moi, la semaine dernière, j'en ai eu pour 75 euros de produits non remboursés. Il faudrait qu'il y ait une liste de médicaments qui puissent être pris en charge, même si d'habitude ce sont des médicaments qui ne sont pas pris en charge.
Mais selon certains scientifiques, il est encore trop tôt pour reconnaître le coronavirus comme une affection de longue durée.
La réouverture totale des restaurants en zone orange va-t-elle s'accélérer ? Seuls les terrasses sont accessibles pour le moment. Hier soir, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État en charge du tourisme, a laissé entendre que la réouverture pourrait se faire avant le 22 juin. Et si l'épidémie de coronavirus était apparue plus tôt qu'on ne le pense ? Les recherches internet des symptômes du Covid-19 ont bondi dès le mois d'août en Chine. Plus de monde aussi dans les hôpitaux de la ville de Wuhan, à cette période résultat d'une étude américaine.
RMC, 7h05, nouveau budget de crise présenté à 10h ce matin en Conseil des ministres. C'est la troisième fois qu'il est revu depuis le début de cette période inédite. Les chiffres sont vertigineux. 40 milliards d'euros supplémentaires devraient être intégrés à ce projet de loi. Après un arrêt quasi total des chantiers pendant des semaines, le secteur de BTP a lui aussi besoin d'un soutien renforcé.
Des mesures pour pallier aux surcoûts vont être annoncées. Mais c'est largement insuffisant pour Jacques Chanu,
il est président de la Fédération française du bâtiment.
C'est très très loin de ce que nous pouvons attendre. C'est un pétard bouillé. Ça veut dire quoi une prise en charge des surcoûts ? Quel pourcentage ? Sur quel type de marché ? C'est uniquement aujourd'hui sur les marchés d'État. Les marchés d'État en tant que tels, c'est 3% de notre activité. Très sincèrement, ce gouvernement ne prend pas au sérieux la situation de notre secteur. Donc il va falloir, je crois, qu'on reprenne notre bâton de pèlerin pour l'expliquer au gouvernement, aux députés, aux sénateurs, quelle est la situation que vivent nos artisans et nos entrepreneurs.
Hier soir, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a déclaré que des centaines de milliers de personnes allaient perdre leur emploi dans les mois à venir en France. Des milliers de personnes contre le racisme et les violences policières. Hier soir, un peu partout, Mulhouse, Colmar, Metz, Bordeaux, encore Grenoble, des rassemblements qui ont débuté au moment où commençaient les funérailles de George Floyd. À Paris, plus de 2400 personnes étaient présentes, selon la préfecture, 5 fois plus selon les organisateurs. Margot Bédé, Mahoubécard-Granier.
Après 8 minutes 46 de silence, en hommage à George Floyd, les manifestants genoux à terre se relèvent. Parmi eux, Thierno, la quarantaine tient dans sa main droite une pancarte avec écrit « Toutes les vies comptent ».
Il y a une conscience collective qui est en train de naître. On a eu beaucoup de temps pour y arriver, mais aujourd'hui, on prend notre destin en main, noir, blanc, rouge ou gris. On est tous réunis pour lutter contre le racisme.
Juste à côté, Marie-Claude, retraitée, elle a traversé tout Paris à pied pour être ici.
Il a fallu un déclencheur aux Etats-Unis pour qu'en France, on bouge un peu. Et au-delà des personnes concernées, tout le monde est choqué.
À côté des SOS Racisme, organisateur de la manifestation, il y a Noémie, présidente de l'Union des étudiants juifs de France.
On ne peut accepter qu'aujourd'hui, quelqu'un soit tué parce qu'il est noir ou parce qu'il est de n'importe quelle couleur pour ce qu'il est.
Le plus important pour Mohamed, 42 ans, c'est que ces manifestations anti-racisme perdurent. Les manifs doivent continuer. Parce que là, on est dans l'émotion. Est-ce que cette émotion, cette lutte peut apporter quelque chose ? Il faut qu'on puisse avoir des résultats. Des manifestations lancées par le collectif Justice pour Adama sont prévues ce samedi. Hier soir, Le Monde avait les yeux rivés vers Houston, Texas,
où George Floyd a été enterré dans la ville où il a grandi. Cérémonie pleine d'émotions pour celui qui est devenu le visage des victimes des violences policières et du racisme. Olivier Chantereau. Entourée de toute sa famille, Latonya Floyd est submergée par le chagrin entre deux sanglots, la sœur de George lui rend un bref hommage. Mon frère va beaucoup me manquer.
Je veux juste lui dire que je l'aime et remercier Dieu pour m'avoir donné mon Superman personnel.
Kathleen, la tante, retient ses larmes avec peine et regrette le départ trop rapide de son neveu.
Je veux dire à toutes les mamans que j'ai entendues aujourd'hui, si vous avez un neveu ou un oncle, prenez-le dans vos bras et aimez-le parce qu'on ne sait jamais quand vient la fin.
Pour l'évêque James Dixon venu soutenir la famille, le décès de George Floyd marque un tournant planétaire. Quand George Floyd est tombé, la nation entière et le monde se sont levés. Il est tombé dans la haine, nous nous levons dans l'amour. Il est tombé dans l'injustice, nous nous levons pour la justice. George Floyd est mort dans la discrimination, mais le monde se lève désormais pour l'égalité. Pendant la cérémonie, le maire de Houston, Sylvester Turner, a officiellement proclamé ce 9 juin 2020 journée George Floyd. Un ours s'abattu dans les Pyrénées. L'État va porter plainte, a fait savoir Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique.
L'animal a été découvert en arriège, tué par balle. Football Lyon ne sera pas européen la saison prochaine. Nos conseils d'État a confirmé l'arrêt à la 28e journée. Toulouse et Amiens sont pour l'instant maintenus en Ligue 1, ce qui ouvre la porte à un championnat à 22. Et c'est là que c'est un vrai bras de fer qui va commencer. Quelles sont désormais les options, Timothée Mémont ?
L'ordonnance du juge des référés demande en effet à la Ligue de football professionnelle de réexaminer la question du format de la Ligue 1 pour la saison 2020-2021. La LFP n'a d'autre choix que de s'exécuter. Et comme Didier Quieu, le directeur de la LFP, l'a confirmé sur notre antenne, il réunira son assemblée générale pour lui proposer à nouveau le format d'une Ligue 1 à 22 clubs. Une proposition pour la forme, puisque l'hypothèse avait déjà été évoquée, mais jamais retenue au directeur de la Ligue d'ajouter que jamais depuis 40 ans, la Ligue 1 n'a excédé 20 clubs. Même si cette disposition passait à la Ligue, la Fédération française de football pourrait la retoquer.
Ensuite, comme elle l'a déjà fait pour la Ligue 2, le passage à une Ligue 1 à 22 clubs reste donc très hypothétique. La LFP devra donc trouver des arguments recevables pour enteriner à nouveau les descentes d'Amiens et de Toulouse.
Noël Legrette à l'Élysée, le président de la Fédération française de football va être reçu par Emmanuel Macron en fin de journée. Il espère que les finales des Coupes de France, de la Ligue, accueilleront des milliers et des milliers de spectateurs.
Il y a 20 000 personnes. Je souhaite Noël Legrette. Merci. On vous retrouve tout à l'heure, c'est 8h. Vous êtes avec nous. Bon, allez, nous allons revenir sur les obsèques de George Floyd, sur le rassemblement qui a eu lieu à Paris, les rassemblements, pas qu'à Paris d'ailleurs, en province, un peu partout. Et je reçois, pour parler de racisme, Corinne Narassiguin, qui est secrétaire nationale du Parti Socialiste, secrétaire nationale à la coordination. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Vous avez écrit une tribune qui a fait beaucoup de bruit, qui est très remarquée. Et vous dites, dans cette tribune, alors vous êtes une jeune femme noire, de quelle origine êtes-vous ?
Je suis réunionnaise. Réunionnaise. Et vous dites, on ne fait pas reculer le racisme en tentant de culpabiliser individuellement et collectivement les Blancs. Explication, Corinne Narassiguin. C'est cette expression de privilège Blanc qu'on entend beaucoup depuis quelques temps en France, qui me heurte. Parce que moi, j'ai vécu très longtemps aux Etats-Unis. Donc je connais l'histoire américaine et je comprends pourquoi cette expression privilège Blanc qui est née aux Etats-Unis dans la ségrégation raciale, donc dans un moment où il y avait un racisme d'État, où effectivement les Blancs avaient un statut privilégié. Cette histoire-là, je la comprends et je la respecte.
Mais on ne peut pas importer cette expression-là en France sans regarder ce qui est l'histoire du mot privilège en France. On ne plaque pas l'histoire américaine sur l'histoire française. Voilà, le mot privilège en France, il est lourd de sens historique. On pense à la Révolution française, c'est l'abolition des privilèges contre un statut de classe, contre l'aristocratie, contre des questions d'inégalité de patrimoine, d'inégalité économique et sociale, et pas du tout d'inégalité raciale. Et donc, quand on mélange les deux, on ne comprend plus rien et on donne l'impression que la lutte antiraciste, ça serait se battre contre le statut des Blancs.
Et ça, ça n'a aucun sens et en plus c'est dangereux. Ce n'est pas ça la lutte contre le racisme. Ce n'est pas se battre contre le statut des Blancs. C'est quoi la lutte antiraciste ? La lutte antiraciste, c'est le respect de chaque être humain dans sa dignité, dans la complexité de son identité et en la respectant. Dans sa différence. Ce n'est pas du tout la même chose. Ce n'est pas de réduire justement les gens à leur couleur de peau en leur disant, ah ben toi tu es noir, tu es nécessairement une victime, toi tu es blanc, tu devrais t'en excuser. Ben non, ça n'est pas ça. Non, ça n'est pas ça.
Ce n'est pas parce qu'on est noir qu'on est nécessairement une victime et ce n'est pas parce qu'on est blanc qu'on doit s'excuser à tout bout de champ parce qu'on est blanc. Alors, ça ne veut pas dire qu'il faut ignorer ce qui est notre histoire et ce qui est la réalité du racisme en France. Au contraire. Oui, ça on est bien d'accord. Au contraire. Il faut garder ces choses-là en face mais il faut le faire avec notre histoire à non. Alors, je regardais, il y a une information qui est sortie cette nuit, Adidas, qui promet que 30% des nouvelles embauches aux Etats-Unis seront des personnes noires. Ça, c'est très américain. Oui, très américain.
Est-ce que c'est transposable, ça aussi, chez nous ? Non, je crois que ce n'est pas du tout notre culture non plus. Moi, je crois qu'aux Etats-Unis, il y a une culture de la discrimination positive, ce qu'on appelle la discrimination positive, affirmative action. Vous n'êtes pas pas courant. Moi, même, je sais que ça a aussi des effets pervers. C'est-à-dire que, du coup, les Noirs ont aussi cette espèce de chape de plombée qui soit parce qu'on laisse, c'est assez aussi lourd à porter. Moi, j'ai travaillé longtemps dans le privé aux Etats-Unis. On me faisait remplir, cocher des cases. Moi, je suis métisse. Je ne sais pas dans quelle case je rentre, en fait. Et donc, je trouve ça étrange.
Je pense qu'il faut faire attention. Ça correspond à l'histoire des Etats-Unis, qu'il y a une histoire de communauté. Vous avez souffert de discrimination ? Vous avez souffert de Corinna Raziga ? J'ai grandi à l'île de la Réunion. Donc, j'en ai beaucoup moins souffert. Et en plus, je n'ai pas un faciès, ni noir-africain, ni arabe. Et donc, j'ai effectivement beaucoup moins souffert de la violence d'un racisme systémique. Mais, bien sûr, j'ai connu du racisme. Je n'ai plus souffert systématiquement de sexisme. C'est différent. Oui, c'est différent. Mais, bien sûr, les discriminations, elles existent. Et elles peuvent exister à des niveaux différents. C'est complexe, le racisme.
C'est pour ça qu'il faut prendre le temps de regarder les choses et d'utiliser les mots justes. Oui, Corinna Raziga, quand vous voyez la transposition de la mort de George Floyd, de l'émotion provoquée par la mort de George Floyd, pardon, jusque à l'affaire Adama Traoré, qu'en pensez-vous ? Vous pensez que la relation doit être faite ? Oui, je crois qu'il y a des parallèles qui sont inévitables. Maintenant, la question du problème du dossier d'Adama Traoré, c'est que c'est un dossier qui dure depuis beaucoup trop longtemps et qu'il faut effectivement que la justice aille au bout
et qu'on connaisse la vérité. Et un peu plus vite. Voilà, et que la justice doit pouvoir être rendue. Donc ça, c'est le problème.
George Floyd, on a vu, c'était filmé, c'est ça qui crée l'émotion. C'est ça qui fait que c'est un mouvement planétaire. Aujourd'hui, c'est que c'est impossible de nier ce qui s'est passé. Vous étiez hier à la manifestation. Oui. Vous avez mis un genou à terre ? Oui, absolument. Oui, sans hésiter une seconde ? Non, non, non, sans hésiter. Parce que certains disent que c'est une soumission de l'homme blanc, c'est une soumission à l'homme noir. C'est ce que disent certains les plus extrémistes. On est bien d'accord.
Mais je crois que c'est là où, quand on commence à importer des concepts de politique identitaire, de politique des minorités qui viennent essentiellement du monde anglo-saxon et du monde américain en particulier, et qui ne correspondent pas à notre histoire française, il y a des incompréhensions et il y a des manipulations. C'est pour ça qu'il faut faire attention. Il y a quasiment toute la place de la République, c'était la diversité de la France. Et tout le monde a posé un genou parce que c'était un geste de solidarité avec tous ceux qui se battent contre le racisme et tous ceux qui se battent contre le racisme en République, ça devrait être tout le monde.
Se battre contre le racisme, ce n'est pas se battre contre les Blancs. C'est ce que vous voulez dire. Oui, c'est tous ensemble. Chacun doit s'approprier ce combat-là. Chacun a sa place dans ce combat-là. Ça nous concerne tous parce que c'est une question fondamentale simplement de droits humains, de respect de ce que nous sommes en tant qu'êtres humains. Mathieu ? La question aussi, parce que vous parliez de soumission, on voit Adidas, on voit les obsèques de George Floyd, certains disent dignes d'un chef d'État. Est-ce qu'il n'y a pas une surenchère qui finalement va venir desservir la cause ? Est-ce qu'on n'en fait pas trop ?
On n'en fait jamais trop quand il s'agit d'un problème systémique qui est un problème très ancien. et où on a beaucoup trop souffert justement du déni, de l'indifférence, on détourne le regard, on fait semblant de ne pas voir que ça existe, on dit que c'est juste le cas, le comportement de quelques personnes isolées, alors qu'en réalité, il y a des problèmes systémiques, il y a des biais, il y a des procédures qui sont en place, il y a des habitudes qui font qu'il y a des personnes qui souffrent effectivement de discrimination systématiquement dans leur vie, à l'école pour le... dans leur parcours scolaire, et puis pour l'accès au logement, et puis pour l'accès au travail.
Et donc ça, il faut... le plus on en parle, le mieux c'est, mais il faut en parler avec les mots justes, avec les bonnes références historiques, qui sont les nôtres, celles de notre histoire à nous. Elle est suffisamment complexe et suffisamment lourde, on n'a pas besoin d'importer des traumatismes. Et puis on va rappeler quand même à ceux qui... des populations noires que dans les pays d'Afrique, ce sont les noirs qui exploitent les noirs souvent aussi. Mais il y a des... Oui, les racismes, les racismes sont multiples. Alors, il y a des inégalités économiques et sociales partout.
Il y a le racisme ethnique, les racismes, et il y a malheureusement le racisme est largement partagé à travers l'humanité, oui. Et oui, oui, oui. Merci beaucoup Corinne Narasiga, merci d'être venu nous voir. Petit instant de réflexion, ça vous fait réagir, j'en suis absolument certain. Alors, attendez, Bernard réagit, il est dans le Loiret. Bonjour Bernard. Bonjour Jean-Jacques. Qu'est-ce que vous vouliez dire à Corinne Narasiga ? Justement, je comprends tout ce qu'elle a dit à l'antenne, je comprends sa situation, mais j'ai l'impression qu'elle ignore beaucoup de choses que les noirs vivent en France. C'est-à-dire ?
Pour le privilège blanc, dire que le privilège blanc n'existe pas, peut-être officiellement il n'existe pas, mais pratiquement sur le terrain, il existe bien. Moi, je reprends l'exemple de ma fille qui est en recherche de stage pour faire l'alternance. Oui. Donc, elle lance le dossier, elle est appelée par l'entreprise pour passer l'entretien. Comme elle parle bien français, le nom est franchisé, on se rend par en compte, on ne se doute pas que c'est une noire, et le jour où elle se présente à l'entretien, on lui dit « Ah non, non, non, finalement, il n'y a plus de place, donc vous pouvez repartir.
» « Ma fille fait intervenir sa copine qui est blanche qui envoie le même dossier dans la même entreprise, elle est reçue et prise. » Elle est prise. Corinne Narassigan, c'est une remarque, Bernard, tous les jours, tous les jours, des personnes noires vivent ça. Absolument, c'est une réalité, il a absolument raison de le dénoncer, de s'en indigner. Mais ce que je dis moi, justement, c'est que ne pas être victime de discrimination, ça n'est pas un privilège, c'est la normalité de la République. Le problème, c'est que la République ne garantit pas cette normalité pour tout le monde parce qu'il y a des discriminations. Donc, c'est contre... Donc, la discrimination positive, ça a du bien aussi ?
Non, je crois qu'il ne faut pas passer par les quotas, mais il faut qu'il y ait une prise de conscience pour qu'il y ait un effort qui soit fait pour que la diversité complète de la France soit... On la retrouve notamment dans les entreprises qui aient des sanctions systématiques et qui aient justement ce débat permanent sur l'existence de cette discrimination. Je remercie Bernard de nous avoir appelés. Merci beaucoup Bernard. Il est 7h21. Merci Corinne Narassiguin. 7h21. Je reparlerai de ces questions avec Ségolène Royal qui est mon invité tout à l'heure de 8h35 à 9h... C'est l'heure de Marie Dupin.
Dans un instant, on peut de nouveau célébrer des mariages depuis quelques jours en France, mais sous certaines conditions, on va tout savoir. Dupin Quotidien dans un instant sur RMC. RMC Dupin Quotidien. Avec Marie Dupin, c'est l'heure des mariages. C'est l'heure du mariage. Mais non, mais... C'est l'époque. C'est le canon en Ré majeur. Oui, bravo. Bravo Normand, c'est vrai. Les mariages reprennent timidement. Timidement. Timidement et dans des conditions très strictes. Combien d'invités peut-on recevoir ?
D'abord, il faut dire ce qu'il y a. Beaucoup de futurs mariés ont tout simplement annulé la cérémonie. Je casse un peu l'ambiance. Enfin, annulé, reporter la cérémonie. Les traiteurs ont un agenda bien rempli pour l'année prochaine. Peut-être certains vont changer d'avis. En tout cas, ceux qui ont décidé de maintenir la date du mariage...
Oui, témoigné 32-16.
Ceux qui ont décidé de maintenir la date peuvent se marier depuis le 2 juin, même en zone orange. Et en ce qui concerne le nombre de personnes autorisées à la cérémonie, il est déterminé en fonction de quoi ? En fonction de la taille de la salle des mariages. Donc, si vous avez une grande salle des mariages dans votre mairie, vous pouvez peut-être avoir un nombre assez conséquent d'invités. S'il y a une petite salle des mariages, tant pis pour vous. Le mieux, c'est de voir directement avec la mairie ce qu'il vous est proposé.
Et les lieux de culte ?
Là aussi, une distance d'un mètre doit être respectée entre les participants avec port du masque obligatoire, gel hydroalcoolique. Et surtout, il faut éviter les rassemblements à la sortie des édifices religieux parce que même si vous avez une dérogation pour être plus de 10 à la mairie et si vous êtes 50 à l'église, il faut se disperser très vite.
Un masque aussi pour les mariés et un mètre de distance ?
Voilà, et puis il est toujours interdit d'être à plus de 10 dans l'espace public.
Je pense que les mariés
peuvent s'embrasser quand même. Sur son masque.
Et après la fête, comment ça se passe ?
En zone verte, vous savez, les restaurants, les salles polyvalentes ont le droit d'accueillir des rassemblements de plus de 10 personnes. En zone orange, c'est en terrasse. Mais dans tous les cas, il faut un siège vide entre chaque invité. Il ne faut pas plus de 10 personnes à table, pas plus de 10 personnes sur la piste de danse. Oui, personne. Donc il faut attendre pour danser. Il ne faut personne. Par contre, si vous vous mariez dans un lieu privé, il n'y a pas de règles. Ce qui n'empêche pas de respecter la distanciation physique.
D'accord. Il est 7h27. Je prendrais Frédéric tout à l'heure. Je n'ai pas le temps, malheureusement. Frédéric, il veut se marier. Il est fiancé, mais sa fiancée est cambodgienne. Alors ce n'est pas pratique parce qu'il faut qu'il aille au Cambodge. Et là, en ce moment, c'est un peu compliqué. C'est pas sûr que ce soit possible. C'est même pas possible. Merci, Marie. Frédéric. Charles Magnin. Enchanté. Les réseaux sociaux. Charles. Une info.
Alors une info
qui fait réagir. Peut-être, peut-être, Camien et Toulouse jouera en Ligue 1 à 22 clubs. Toutes les demandes d'Olympiques lyonnais en revanche ont été annulées. Rejetées par le Conseil d'État. Et c'est l'ironie de l'histoire
aux yeux de beaucoup d'internautes. Les 15 communiqués, les 50 tweets de Jean-Michel Aulas n'auront servi peut-être qu'à maintenir Toulouse et Amiens en Ligue 1. Un sacré retour de karma écrit un internaute. Attention, il peut encore tenter de porter le dossier à l'ONU, estime un autre. Et puis,
beaucoup d'internautes commandent cet éventuel maintien quasi miraculeux pour Toulouse qui ne comptait que 3 victoires quand la saison s'est arrêtée. Selon certains,
le pangolin sera bientôt la nouvelle mascotte du TFC. L'avocat du club aura donc été le meilleur joueur de la saison toulousaine, dit un internaute. Et puis, avec une possible Ligue 1 à 22 clubs, selon un internaute, tout ce qui va changer pour Toulouse c'est qu'ils finiront 22e au lieu de 20e l'année prochaine. Quant à Amiens, qui pourrait donc aussi se maintenir les plus complotistes, il voit la main d'Emmanuel Macron qui, après avoir permis à son club de cœur, l'OM, de se qualifier en Ligue des Champions, permettrait au club de sa ville natale Amiens de rester dans l'élite.
En réalité, comme nous l'expliquait Jeannot et Séguier ce matin, Toulouse et Amiens sont très loin d'avoir sauvé leur place en Ligue 1 car la nouvelle convention qui doit être signée entre la FED et la Ligue prévoit un championnat à 20 clubs maximum.
Le réseau social TikTok est en passe de détrôner YouTube dans le cœur des plus jeunes. Oui,
les enfants et adolescents passent désormais quasiment autant de temps chaque jour sur TikTok que sur YouTube. Sondage réalisé auprès de 60 000 enfants et adolescents les 4-15 ans dans 3 pays, Etats-Unis, Espagne, Royaume-Uni dans le détail. On apprend qu'ils passent en moyenne 1h20 par jour sur TikTok contre 1h25 sur YouTube et les courbes devraient bientôt se croiser. Alors attention, derrière ces infos, il y a une lutte d'influence parce que TikTok est un réseau social chinois et ça n'a rien anodin de voir les jeunes passer de l'américain YouTube au chinois TikTok. Les autorités américaines accusent régulièrement le réseau chinois de collecter des infos au profit de Pékin.
Bref, derrière cette course au clic et au like, c'est une véritable lutte d'influence qui se joue.
Bien, on a beaucoup parlé, Nicolas Poincaré, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. On a beaucoup parlé et on parle beaucoup d'Adama Traoré, de la famille d'Adama Traoré, notamment sa soeur, Assa Traoré. Alors, la famille Traoré est une famille nombreuse. De nombreux membres ont été condamnés par la justice ou sont en procédure judiciaire ou même parfois en prison ou ont été en prison. Vous ferez le point tout à l'heure. Voilà, on va faire le point en précisant que ça ne change rien au fond du dossier. Donc, elles sont sans réponses que l'on a toujours sur la mort d'Adama Traoré. Mais effectivement, les casiers judiciaires d'au moins quatre de ses frères sont assez épais.
Il y a des violences, des trafics de drogue, des expéditions punitives, des incendies volontaires. Adama Traoré, lui-même, au moment où il est mort, sortait de prison
et faisait l'objet
d'accusations assez graves. Tout savoir, tout à l'heure à 8h moins 10 sur l'antenne d'RMC avec Nicolas Poincaré. Il est presque 7h31. Mais justement, une garde des soins qui propose à la famille Traoré de les recevoir après avoir été incité par le président de la République à se pencher sur le dossier. C'est de la démagogie, c'est une ingérence du politique dit Béatrice Brugère du syndicat Unité Magistrat FO. Elle est avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC. C'est 7h31. Merci d'être avec nous Anne-Sophie Balbir. Elle est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Les obsèques de George Floyd transformés en tribunes politiques. Le pasteur Al Sharpton a accusé Donald Trump d'être malfaisant. Le président américain n'a pas eu un mot pour le défunt hier. Le 22 juin ou avant, les restaurateurs pourraient rouvrir plus tôt que prévu en Ile-de-France. Petite phrase du secrétaire d'État chargé du tourisme hier soir. Et puis, le Conseil d'État confirme l'arrêt de la saison de Ligue 1. Les relégations d'Amiens et de Toulouse
sont suspendues. La Ligue et la Fédération française de foot doivent statuer avant le 30 juin. RMC 7h32.
Le point final de plusieurs jours d'hommage à George Floyd. Ses obsèques avaient lieu hier au Texas dans une église de Houston, la ville où il a grandi. Cérémonie retransmise en direct. Il y a eu des chants gospel, l'émotion des proches et aussi des discours aux accents très politiques avec un homme dans le viseur, Donald Trump. Martin Bourdin. soutenu par un membre de la famille sur scène au bord des larmes pleine de rage. Brooke, la nièce de George Floyd est la première à s'aventurer sur le terrain politique. Quelqu'un a dit rendre à l'Amérique sa grandeur, mais quand est-ce que l'Amérique a été grande ? Pourquoi le système doit-il être corrompu, défaillant ?
L'attaque a été plus virulente encore pendant l'éloge funèbre. Au micro, une figure de la lutte pour les droits civiques, le révérend Al Sharpton.
On se bat
contre la malfaisance en haut lieu. Le président a parlé d'appeler les militaires en renfort, mais il n'a pas eu un mot pour les 8 minutes et 46 secondes de ce meurtre policier. Le message transmis, c'est que si vous faites partie des forces de l'ordre, les lois ne s'appliquent pas à vous.
Un peu plus tôt, lors de cette cérémonie,
c'est même l'adversaire de Donald Trump aux prochaines élections présidentielles, Joe Biden, qui a fait une apparition, une vidéo enregistrée de 5 minutes pendant laquelle le candidat démocrate délivre, là encore, un message très politique.
On ne peut pas se dire qu'on va encore céder au racisme
lors de la justice raciale
et venue. Donald Trump, lui, n'a en revanche pas dit un seul mot, même sur Twitter, en lien avec ses funérailles.
Pour saluer la mémoire de George Floyd, quelques milliers de personnes se sont rassemblées hier soir à Paris, mobilisation dans le calme, aussi à Mulhouse-Bordeaux-Grenoble-Metz, quelques incidents à Dijon. Sauve une vie, tue un flic à mort, les porcs des tags appelant au meurtre de policiers découverts dans le Val-de-Marne, une quinzaine inscrits dans les rues d'Ivry-sur-Seine. Pour le moment, pas d'interpellation, une enquête est ouverte. C'était le 3 octobre dernier,
Michael Harpon tuait 4 de ses collègues à la préfecture de police de Paris
avant d'être abattu. Après 8 mois de travaux, la commission d'enquête parlementaire
a livré ses conclusions. Benoît Ballet, elle pointe de graves défaillances sur le suivi de la saillant.
Oui, Michael Harpon n'aurait jamais dû être maintenu dans ce service. La conclusion du rapport est sans appel. Selon l'enquête parlementaire, des indices de radicalisation avaient été décelés, mais pas signalés. Et Michael Harpon, qui s'était converti à l'islam, avait dit à ses collègues à propos de l'attentat de Charlie Hebdo, c'est bien fait. Depuis l'attaque, des procédures ont été mises en place par la préfecture de police pour que les signalements soient systématiques et ensuite évalués. La commission parlementaire préconise d'aller plus loin avec 35 propositions.
La principale, déléguer le recrutement des renseignements à la préfecture de police, à la direction générale de la sécurité intérieure et au renseignement interne des armées. Les rapporteurs du texte conseillent également
d'étendre la portée des enquêtes administratives préalables au recrutement au personnel non habilité ou encore plus symboliquement d'instaurer une prestation de serment qui affirmera l'adhésion aux valeurs de la République pour l'ensemble des professions sensibles.
Benoît Ballet, merci. Le dernier bilan du coronavirus en France, 87 décès de plus
en 24 heures dans les hôpitaux et les EHPAD. Le nombre de cas graves est repassé sous la barre des 1000. La situation sanitaire s'améliore donc encore un peu plus. Résultat, le gouvernement veut mettre fin à l'état d'urgence sanitaire au 10 juillet avec la possibilité si besoin de réglementer l'accès au transport, de limiter ou d'interdire certains rassemblements. Mais il n'y aura pas de reconfinement strict. Dans les restaurants d'Île-de-France, il y a ce nouvel espoir.
Il pourrait rouvrir un peu plus tôt que le 22 juin. C'est ce qu'a laissé entendre hier soir sur France 24 Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État chargé du tourisme.
S'agissant des restaurateurs, il me semble que
l'évolution des conditions sanitaires en Île-de-France et le recul progressif
en tous les cas du virus devrait permettre je l'espère et bien peut-être d'avancer de quelques jours la réouverture des restaurants dans leur ensemble. En tous les cas, ce sont des propositions que nous allons faire avec les professionnels pour que les instances interministérielles puissent en tous les cas se prononcer.
Les ventes de voitures repartent en net hausse en France. Le ministre de l'économie parle même d'un retour à la normale ce mois-ci. Redressement spectaculaire que l'on doit aux primes mises en place par le gouvernement selon Bruno Le Maire. Illustration à Caen dans le Calvados. Nicolas Ropère avec Garance Munoz.
Après avoir réfléchi pendant tout le confinement, Mandy s'est finalement décidée. Je vous laisse vous réinstaller à beurre. Donc boîte auto, du coup. Elle bénéficie d'une prime
de 7000 euros pour l'achat d'une voiture hybride, une aubaine pour cette mère de famille. On est venus ici pour un véhicule thermique traditionnel et en fin de compte, avec les primes, on a pu faire une économie de quasiment de 20%. A très bientôt pour la livraison. Des clients comme elle, Jean-Baptiste Lebon, concessionnaire automobile dans le Calvados, en voient passer une dizaine par jour. De quoi le rassurer
après deux mois difficiles. Quand on a repris au début mai, on était très inquiets. On ne savait pas si on allait pouvoir garder tout le monde. Depuis l'annonce du gouvernement avec la prime à la conversion, ça nous rassure. C'est énorme. On a un trafic vraiment important. Les ventes sont vraiment dopées par cette prime. Mais pour Jean-Luc Moreau, spécialiste auto RMC,
cela ne suffira pas pour sauver la filière.
Il y a des grands cabinets internationaux comptablés sur à peu près moins 20% de vente de voitures. Donc ça ne va pas permettre de récupérer les deux mois et demi d'arrêt de production et de vente. Mais c'est un petit coup de boost pour le redémarrage et c'était vraiment nécessaire. Il regrette cependant que les véhicules d'occasion soient très peu concernés par ces primes.
Le Conseil d'État va réfléchir le football français depuis plusieurs semaines. La saison de Ligue 1 ne reprendra pas et les relégations d'Amiens et Toulouse sont suspendues. La voie est donc ouverte pour un championnat à 22 équipes. La Ligue a maintenant l'obligation de se pencher sur le dossier, comme l'explique sur RMC son directeur général,
Didier Quillot.
Le Conseil d'État nous demande de réexaminer la question du format. Il ne nous dit pas quel est le format. Je rappelle que tous les pays d'Europe jouent avec une Ligue 1 au maximum à 20 clubs que depuis 40 ans la France joue avec une Ligue 1 à 20 clubs et que cette question-là de la Ligue 1 à 22 ne s'est même jamais posée. On va néanmoins
la reposer au Conseil d'administration en précisant les contraintes que cela pose par ailleurs.
Les courses, Mathieu, c'est à Chantilly. Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC favorite numéro 4 Cressida, Outsider numéro 12 Noblesse d'argent, le 4 et le 12. Le jeu, je vous offre sur RMC et RMC Découverte un an de course. 500 euros tous les mois pendant un an. La valeur, 6 000 euros. Pour cela, vous répondez à la question que je vous pose. Quel réseau social Donald Trump menace-t-il de fermer ? Un Twitter, deux Snapchat. Vous avez la bonne réponse. Vous envoyez un pour Twitter et deux pour Snapchat par SMS au 73216 le gagnant ou la gagnante avec moi le 12 juin vendredi. Après-demain, nous sommes le 10. Aujourd'hui, il est 7h39.
Nous allons revenir sur ce qui se passe autour d'Adama Traoré, du moins de la famille d'Adama Traoré, Assa Traoré, qui demande maintenant à la garde des Sceaux de rouvrir, enfin pas de rouvrir le dossier, mais d'aller plus loin de s'immiscer dans le dossier. Ce qui est assez extravagant puisqu'il y a une séparation des pouvoirs, on le sait. Et d'un autre côté, la garde des Sceaux qui souhaitait recevoir la famille d'Adama Traoré sur injonction du président de la République, ce qui fait hurler les magistrats, beaucoup de magistrats. Béatrice Brugère est avec nous, secrétaire générale du syndicat Unité Magistrat FO. Bonjour, merci d'être là.
Oui, cette intervention d'Emmanuel Macron ne vous plaît pas ? C'est-à-dire que ce n'est pas qu'elle ne nous plaît pas, c'est qu'elle ne correspond pas à ce qui se fait normalement sur le plan institutionnel. Donc, oui, on est extrêmement heurté. Ce n'est pas la première fois d'ailleurs qu'on a ce genre de démission du politique. Mais nous sommes extrêmement choqués aussi, si vous voulez, que la garde des Sceaux se prête à ça. parce que dans notre pays, on estime que la justice, et j'espère que ce sera le cas encore, ne peut pas être l'otage soit de pression médiatique, soit de pression politique.
Alors, ce que je trouve absolument extravagant dans tout ça aussi, c'est que la garde des Sceaux était avec moi vendredi dernier, je lui ai posé la question, elle m'a dit, il n'est pas question pour moi de m'immiscer dans ce dossier, il y a séparation des pouvoirs. C'est ce qu'elle disait vendredi matin. Et puis, entre-temps, le président de la République a fait pression sur elle, si j'ai bien compris, elle n'a pas résisté à la pression. Je ne sais pas si elle n'a pas résisté à la pression, mais j'allais dire, peu importe, ce n'est pas notre problème à tous les magistrats, j'allais dire, c'est le problème du gouvernement. Oui, d'accord.
Nous, ce qui nous intéresse, si vous voulez, c'est que la justice puisse fonctionner de manière sereine et dans un cadre institutionnel qui n'appelle pas une confusion. Or, ce n'est pas le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, on est face à un emballement médiatique souvent parfois en parallèle avec une autre affaire aux Etats-Unis dont on pourrait penser quand même que le parallèle est un peu rapide. Mais surtout, ce qui nous intéresse, les magistrats, si vous voulez, c'est que cette confusion ne crée pas une défiance et un soupçon sur les enquêtes en cours.
C'est pour ça que l'indépendance de la justice est une garantie constitutionnelle dans notre pays sur laquelle il faut absolument être inflexible. Et c'est le ministre de la justice qui en est garante et le président de la République. Or, c'est eux qui se font rappeler aujourd'hui à l'ordre par l'avocat des partis civils et qui leur appellent le code de procédure pénale. Donc, c'est quand même assez paradoxal et il y a de quoi, j'allais dire, heurter. D'autant plus que, si vous voulez, on sort d'une séquence après le Covid qui a laissé quand même la justice en miettes. Et les magistrats, aujourd'hui, sont déjà extrêmement tendus sur les procédures.
on a eu des dysfonctionnements extrêmement importants sur le plan législatif puisqu'on a eu des ordonnances qui ont été, si vous voulez, sanctionnées par la Cour des caissations, ordonnances faites par la ministre qui nous a obligés à remettre des personnes en liberté. Donc, si on doit parler de dysfonctionnement, on peut en parler. Mais aujourd'hui, la justice est en miettes. Donc, plus que jamais, on a besoin de sérénité et d'avoir des garanties sur l'indépendance. Pas de pollution venue de l'extérieur. Je vais reparler de tout cela avec vous, Béatrice Brugère, dans deux minutes parce qu'on va faire un peu de pub. Il est déjà 7h43. Vous êtes sur RMC, RMC Découverte. RMC, 6h, 9h.
Votre indirecte. Bien incité à recevoir la famille Traoré. La garde des Sceaux a envoyé une invitation. Réponse de la famille Traoré. Nous voulons des actes, pas des discussions dans un salon de thé de l'Élysée. Enfin, ce n'était pas l'Élysée, c'était au ministère de la Justice. Mais dites-moi, c'est la famille Traoré qui dicte la loi dans ce pays ? J'espère que ce n'est pas la famille Traoré qui dicte la loi. Mais ce qui est sûr, c'est qu'elle rappelle, via son avocat en tout cas, parce qu'ils ont un très bon avocat, le minimum de la procédure. En effet, la séquence qui vient de se passer... Elle demande des actes, la famille Traoré.
C'est-à-dire, elle demande à la Garde des Sceaux, si je comprends bien, d'interpeller le procureur ? Oui, tout à fait. Alors, d'interpeller le procureur, peut-être, mais surtout, de s'immiscer, si vous voulez, dans un dossier qui aujourd'hui est à l'instruction. Donc, on est avec des magistrats du siège qui sont indépendants, qui font une enquête, où il y a des expertises, où il y a des possibilités d'appel, de demande d'actes. Et d'ailleurs, c'est ce qu'ils font, puisqu'il y a eu des contre-expertises, ce qui aussi est une explication de la durée de la procédure, mais pas que. Mais c'en est une, parce que l'instruction, aujourd'hui, quand on demande des actes, c'est très long.
C'est un autre problème aussi de la longueur de la justice. Et si vous voulez, il y a des possibilités, évidemment, de faire avancer une enquête. Mais jamais, le ministre, depuis, on n'a jamais vu ça, ne s'immisce comme ça en cours d'une enquête. C'est interdit de faire des instructions individuelles. Et le problème, depuis le début de ce mandat, c'est qu'on attendait une grande réforme sur l'indépendance de la justice pour les magistrats du parquet. Non seulement, elle n'a pas eu lieu, mais en plus, maintenant, on a une émission sur l'indépendance des magistrats du siège.
Alors, c'est même presque le degré au-dessus, parce que dans l'affaire Léonarda, c'était le président de la République, j'allais dire, qui était déjà intervenu. Là, on a le président de la République et le garde des Sceaux. Je n'ai pas souvenir que le garde des Sceaux de l'époque... Est-ce que Nicole Belloubet aurait pu dire non à Emmanuel Macron ? Elle aurait dû le dire. Oui, je pense que... La loi ? Je pense que... En droit ? Bien sûr, elle est garante du bon fonctionnement de l'institution judiciaire. Et en effet, en tout cas, c'est une séquence qui est absolument incroyable qui est en train de se passer. Incroyable pourquoi ? D'abord, parce que c'est une confusion.
Le soupçon maintenant, le soupçon existe sur cette enquête. Le fait de dire « je vais vous recevoir », ça veut dire qu'il y a un problème. Je vais vous recevoir. Oui, bien sûr. Donc, de toute façon, maintenant, le soupçon est là. C'est quand même une pression qui ne dit pas son nom sur les enquêteurs et aujourd'hui, sur les magistrats qui sont en charge du dossier. Bien sûr. Parce qu'il y a que ce dossier est sous les yeux, j'allais dire, de l'actualité, mais aussi du cabinet.
Mais il faut quand même savoir que la ministre, si elle voulait informer le président de la République, qui a le droit de s'émouvoir et d'essayer de comprendre ce qui se passe, pour là-dessus, il n'y a aucun problème, elle a la possibilité d'avoir des remontées d'informations via les parquets, via la chancellerie. Donc, elle était tout à fait en capacité de demander... Oui, des remontées d'informations, ce n'est pas une intervention. Pas du tout. Et c'est ce qu'on fait. Et d'ailleurs, c'est ce qu'il se passe tout le temps. C'est-à-dire, pour savoir ce qui se passe dans un dossier et pour informer... Oui, c'est même logique.
Mais bien sûr, il y a un émoi qui est extrêmement important dans l'opinion publique. Si on veut savoir ce qui se passe, il y a les remontées d'informations. Elle peut faire un point sur ces remontées d'informations. Elle peut faire un communiqué de presse. Elle peut expliquer que tout fonctionne et qu'il n'y a pas à s'inquiéter, etc. Donc, on ne peut pas dire qu'elle est démunie de ce côté-là et que l'information n'est pas verrouillée. Au contraire. Donc là, ce n'est pas du tout ça. Là, on est plutôt dans une séquence de démagogie, j'allais dire, et évidemment qui tourne au vinaigre puisque c'est l'avocat et les partis qui disent ce que vous nous dites c'est juste pas possible.
Nous, ce qu'on veut c'est que la justice fonctionne. Et ça, c'est un autre problème. C'est-à-dire qu'on aimerait que notre garde des Sceaux en effet fasse en sorte que la justice fonctionne, qu'on ait des moyens. On aimerait que le président de la République s'intéresse aussi aux moyens de la justice et pas qu'à l'affaire Traoré et peut-être que ça irait plus vite. Merci Béatrice Brugère, Secrétaire Général du Syndicat Unité Magistrat FO. Il est 7h51. Alors, on n'en a pas fini avec l'affaire Traoré. On le sait. Et la famille se fait entendre évidemment partout. L'autre jour, Assa Traoré est venu ici répondre à mes questions.
Elle appelle la famille à une grande manifestation le week-end prochain. La famille Traoré, Nicolas Poincaré, dont plusieurs fils sont actuellement en prison. Oui, alors, Jean-Jacques, il y a du boulot si vous voulez qu'on fasse le tour des casiers judiciaires de cette famille nombreuse. Il y a des affaires qui mettent en cause plusieurs frères en même temps. Il y a des faits de droit commun, des violences, des trafics de drogue, mais aussi des faits qui sont liés à la mort d'Adama Traoré et aux émeutes qui ont suivi. Oui, alors, entrons dans le détail. Qui est, par exemple, Bagui Traoré, celui qui a le plus lourd casier ? Alors, c'est un demi-frère d'Adama.
Il a presque le même âge que lui, 24 ans en 2016, c'est lui que les gendarmes étaient venus arrêter le jour de la mort d'Adama. Il était recherché pour une affaire d'extorsion de fond sur une femme fragile qui était placée sous curatelle. Il avait plusieurs fois exigé qu'elle retire
du liquide pour lui. Dans cette affaire, il a ensuite été jugé et condamné en avril 2018
à deux ans et demi de prison ferme. Mais, pendant qu'il était incarcéré à Fleury-Mérogis pour ces faits, il a été accusé de se livrer à du trafic de drogue depuis la prison avec un de ses frères qui gérait le business depuis l'extérieur. Ils ont été condamnés pour ce trafic à un an et deux ans et demi de prison ferme. Ce ne sont pas les faits les plus graves ? Non, parce que le jour de la mort de son frère, Bagui avait été arrêté par les gendarmes, on le sait, puis aussitôt relâché, relâché en raison de la mort d'Adama pour faire baisser la pression.
Mais la pression n'avait pas baissé puisque des émeutes avaient aussitôt commencé, le soir même à Beaumont-sur-Oise et elles avaient duré cinq jours ou plutôt cinq nuits. Des émeutes particulièrement violentes puisque des tirs à balles réelles avaient été échangés. Les gendarmes avaient essuyé 60 tirs de carabines, 13 d'entre eux avaient été légèrement blessés par des plombs. Bagui Traoré est accusé d'avoir participé à ces tirs. Il est mis en examen pour tentative de meurtre sur des agents de la force publique. Il va comparaître à l'automne prochain devant une cour d'assises. Ses avocats affirment qu'il n'y a aucune preuve contre lui et ils espèrent obtenir l'acquittement.
Oui, ce même garçon a aussi été condamné pour des violences en marge d'un conseil municipal à Beaumont-sur-Oise. Alors ça, c'est un épisode qui en dit long sur le climat qui régnait dans cette ville de très grande banlieue parisienne. C'était quatre mois après la mort d'Adama. La maire de la ville avait reçu des menaces, notamment des frères Traoré et le conseil municipal devait étudier la mise en place d'une protection pour l'élu. Deux des frères ont voulu assister à cette réunion où on allait parler d'eux. On leur a refusé l'entrée. Une bagarre a éclaté. Une policière a reçu un coup de poing dans la figure. Bagui et Yusufu Traoré ont été arrêtés. Mais leur arrestation a aussitôt provoqué
une émeute dans la ville. Une dizaine de jeunes, dont un autre frère Traoré, ont arrêté un autobus.
Ils ont molesté le chauffeur. Ils l'ont éjecté puis ils ont mis le feu à l'autobus. Bagui et Yusufu seront jugés dès le lendemain, condamnés à huit mois et trois mois de prison ferme pour le coup de poing à la policière en marge du conseil municipal. Yacouba, lui, sera jugé plus tard pour l'incendie du bus et condamné à trois ans de prison ferme. Un autre frère a aussi été condamné pour des violences. Lui s'appelle Samba. Il y a deux ans, son chien s'est bagarré avec un autre chien en bas de leur immeuble. Puis les maîtres du coup se sont disputés. Samba a asséné un violent coup de balai sur la tête du propriétaire de l'autre chien. Le balai et le crâne ont été brisés.
Le propriétaire de cet autre chien a perdu connaissance et il va garder des séquelles. Samba Traoré a été condamné à deux ans et demi de prison ferme. La victime a ensuite raconté que lorsqu'il était à l'hôpital, Assa Traoré, la sœur qui dirige aujourd'hui le comité La Vérité pour Adama, est venue le voir avec un ami et qu'ils lui ont proposé de l'argent pour qu'il retire sa plainte ce qu'il n'a pas accepté. Ce qu'il n'a pas accepté. Mais l'affaire la plus sordide concerne Adama Traoré lui-même. Oui, peu de temps avant sa mort, Adama Traoré était incarcéré à la prison d'Oni, la maison d'arrêt du Val-d'Oise. Le 22 mai 2016, une femme s'est présentée au commissariat de Pontoise.
J'ai lu hier le PV de son audition. Elle raconte que son fils, Steven, partage la cellule d'Adama Traoré, qu'il fait l'objet de sévices et finalement, en pleurs, il a avoué à sa mère avoir été violée par Adama. Sa mère a ensuite remué ciel et terre pour que son fils change de cellule ce qu'elle a obtenu quelques jours plus tard. Adama a ensuite été libéré et il est mort avant d'avoir été poursuivi ou entendu sur ses accusations. Mais l'histoire n'est pas tout à fait terminée parce que deux ans plus tard, ce même garçon est retrouvé par Yacouba Traoré, celui de l'incendie du bus. C'est une expédition punitive contre lui.
Steven est embarqué dans une voiture puis tabassé avec une planche de bois. Pour ce garçon, c'est un peu la triple peine. Un, il était en prison. Deux, il a été violé. Trois, il s'est fait casser la gueule pour avoir osé dénoncer ce viol alors qu'en vrai, il n'avait rien dénoncé. C'est sa mère qui avait porté plainte. En tout cas, Yacouba Traoré a encore été condamné pour ses faits. Il se trouve aujourd'hui en prison. Bon, les faits sont là. Il est bon de les rappeler. Ça ne change rien au fond de l'affaire Adama Traoré. On est bien d'accord ? Non, qu'il soit délinquant ou pas, que ses frères soient des délinquants ou pas, la question demeure. de sa mort.
On peut, à l'heure actuelle, toujours pas le dire puisque l'instruction se poursuit. Ça fait très long, 4 ans d'instruction. Vous voulez qu'à un mot, non ? D'autres Brugère ? Oui, moi, je viens d'écouter avec beaucoup d'attention ce que vous venez de dire. Je me dis que au vu de ces éléments qui n'échappent pas non plus à la chancellerie, bien évidemment, je trouve que c'est encore plus grave parce qu'il y a aussi de l'autre côté des gendarmes qui sont en attente aussi de la justice et de la vérité et que prendre comme ça le parti de l'un me semble extrêmement dangereux sur le plan institutionnel. Merci beaucoup. Il est 7h57. Vous êtes sur RMC. Merci Mathieu.
À suivre, des manifestations, justement, des appels au rassemblement pour rendre justice à Adam Atraoré, pour honorer la mémoire de George Floyd. Et si ces manifestations relançaient l'épidémie de coronavirus, certains s'en inquiètent. Ont-ils raison de s'inquiéter ? L'épidémiologiste Catherine Hill va nous rassurer après le journal de 8h sur RMC. Vous écoutez RMC.
Mercredi 10 juin,
l'info sur RMC. Il est 8h02, Céline Kalman est là pour les infos. Céline, bonjour.
Bonjour à tous. Faut-il doter tous les policiers d'un taser ? Une arme pourtant constamment décriée. Christophe Castaner a émis l'idée après l'annonce de la fin de la technique dite de l'étranglement. Troisième projet de loi de finances depuis le début de la crise. Budget qui devrait finalement atteindre 460 milliards d'euros. La crise du Covid-19 aurait-elle pu être mieux gérée ? Qui sont les responsables des défaillances ? Une vaste enquête préliminaire est ouverte après le dépôt d'une quarantaine de plaintes. Bienvenue à tous sur RMC.
Comment interpeller un délinquant sans la technique dite de l'étranglement ? Pour Christophe Castaner,
le ministre de l'Intérieur disait ici même hier matin, le pistolet à impulsion électrique fait partie des alternatives. Certains syndicats de police demandent à ce que cette arme soit généralisée sauf que l'utilisation du taser n'est pas sans risque. Thomas Chupin.
Pour le syndicat de police alliance c'est donc une certitude. Le pistolet à impulsion électrique est la solution pour remplacer cette technique d'étranglement supprimée. Grégory Goupil est l'un des représentants du syndicat en Ile-de-France. Il suffit d'utiliser
le taser en position choqueur pour pouvoir maîtriser l'individu. C'est une petite décharge électrique mais il y a deux positions avec le taser. Vous avez la position choqueur et la position des sondes qui neutralisent la relation entre la moelle épinière et le cerveau et qui la neutralisent
complètement l'individu. S'attaquer à la moelle épinière et le cerveau ce n'est pas du tout anodin cela demande une formation généralisée qui n'existe pas aujourd'hui même en école de police. Pourtant le taser a tué en France comme à l'étranger. L'ONG Amnesty International parle d'une arme redoutable. Anne-Sophie Saint-Père est l'une des porte-parole de l'ONG.
En droit international ça ne peut pas être utilisé simplement pour maîtriser une personne puisque comme il y a un risque létal ce serait tout à fait disproportionné de prendre le risque de tuer une personne simplement pour la maîtriser. Par ailleurs aujourd'hui le cadre du débat est essentiellement sur qu'est-ce qui nous reste comme usage de la force. Il y a beaucoup d'autres choses que les policiers doivent maîtriser à commencer par la négociation la communication. Et pour Amnesty International en France policiers et gendarmes sont mal formés
au dialogue à la psychologie et emploient trop souvent la force comme premier recours.
Hier soir des milliers de personnes se sont rassemblées contre le racisme et les violences policières un peu partout en France au moment où se déroulaient les funérailles de George Floyd aux Etats-Unis. De nouvelles manifestations sont prévues ce week-end. RMC 8h05 des milliards des milliards et encore des milliards. Le gouvernement déploie aujourd'hui en Conseil des ministres un nouveau budget en soutien au secteur dévasté par la crise. Troisième projet de loi de finances rectificative pour tenter de limiter la casse. Hier soir Bruno Le Maire a annoncé la couleur des centaines de milliers de personnes
vont perdre leur emploi dans les mois à venir en France. Parmi les secteurs les plus touchés le BTP Victor Joannin d'après vos informations des mesures d'urgence seront annoncées aujourd'hui pour ce secteur.
Une première série de mesures s'attaque à la problématique des surcoûts sur les chantiers c'est-à-dire les retards causés par le confinement et le respect des règles sanitaires comme l'achat de gel par exemple. Ces surcoûts devront être partagés entre les maîtres d'ouvrage public et les entreprises du BTP et pour compenser la baisse de leur rentabilité les PME de moins de 50 salariés paieront seulement la moitié de leur charge sociale de mars, avril et mai. Deuxième axe le soutien à la relance 1 milliard d'euros va être injecté dans les finances locales notamment pour investir dans la rénovation thermique des bâtiments publics.
Des mesures qui sont loin de satisfaire les fédérations du BTP elles espèrent notamment une réduction du taux de TVA mais le ministère du Logement estime que le secteur a bien rebondi depuis la fin du confinement plus de 85% des chantiers du bâtiment ont repris et 99% des chantiers de travaux publics. Pour l'instant aucune annonce forte
concernant les familles les plus précaires fragilisées par la crise du Covid-19 pourtant sur le terrain les associations voient la situation se détériorer concrètement de jour en jour. Le reportage en région parisienne Florian Chevalet. Au siège du secours catholique de Seine-Saint-Denis les appels de familles en situation de détresse continuent d'affluer.
Et avec l'assistante sociale vous en avez parlé de cette difficulté financière ? Valérie est animatrice de Réseau de Solidarité. Elles sont en difficulté pour acheter des couches du lait ils ont les enfants qui ne vont pas à l'école donc il faut les nourrir. Entre 15 et 20 nouvelles familles appellent tous les jours selon Camille Hugues déléguée départementale du secours catholique. Ce sont des familles qui étaient inconnues de nos services précédemment et aujourd'hui ce sont des personnes que l'on doit aider pour qu'elles puissent arriver à se nourrir correctement et avoir un niveau de vie digne.
L'autre urgence pour ces familles le logement Christophe Robert délégué général de la fondation Abbé Pierre demande un fonds d'aide de 200 millions d'euros. Aujourd'hui beaucoup ne peuvent plus payer leurs loyers et leurs charges et ça va s'accentuer dans les mois à venir. C'est une vraie bombe à retardement. Côté politique Fabien Roussel secrétaire national du parti communiste français demande un plan massif pour lutter contre la pauvreté. Il n'y a eu que 800 millions d'euros de débloqués pour aider les plus démunis ils n'ont perçu que 150 euros une seule fois sur toute la crise c'est loin d'être suffisant.
Si certains membres du gouvernement souhaitent des aides pour ce public pour l'instant rien n'est décidé. Les salariés de Dorichbourg sous-traitants d'Airbus votent la grève reconductible jusqu'à vendredi ils refusent la proposition
de leur direction de baisser leur salaire pour sauver l'activité. Et si les restaurants rouvraient avant le 22 juin en zone orange Jean-Baptiste Lemoyne le secrétaire d'état au tourisme n'y est pas fermé actuellement
les restaurateurs ne peuvent servir les clients qu'en terrasse. RMC 8h08 une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui homicide et blessures involontaires non-assistance à personne en péril le parquet de Paris se penche sur les responsabilités dans la gestion de la crise sanitaire des dizaines de plaintes ont été déposées des syndicats des médecins des particuliers
qui cherchent les responsables donc à ce manquement en début de l'épidémie Jean-Baptiste Bourgeon
Le docteur Ali Jemoui médecin généraliste dans le Val-de-Marne est mort à 59 ans du Covid-19 en première ligne face à l'épidémie sa veuve estime qu'il n'a pas été assez protégé Pas de gel pas de blouse j'aurais acheté peut-être des masques à mon mari
pas de masque je pense qu'on n'a pas été accompagnés je suis désolée il est parti en 5 jours il ne savait même pas qu'il avait le Covid-19
comment voulez-vous il n'y avait pas de test je pense qu'il y a eu beaucoup d'erreurs au niveau de la gestion au niveau de la communication
Marie est mort contaminée par ses patients il en côtoyait
près de 60 par jour dès le mois de février pourquoi les autorités de santé n'ont-elles pas réagi s'emporte maître Fabrice Divizio son avocat
Alors que la maison brûlait déjà dès le mois de février en Ile-de-France alors que les médecins du secteur étaient contaminés tombaient comme des mouches aucune mesure n'a été prise avant le début du confinement qui est responsable de quoi pourquoi L'avocat pointe aussi la responsabilité
de l'ordre des pharmaciens qui selon lui n'auraient pas voulu délivrer des masques au début de l'épidémie afin de respecter les consignes du gouvernement
Si vous avez des enfants au collège le reportage qui va suivre va sans doute vous parler le protocole sanitaire
vous le savez a largement modifié l'organisation des classes Résultat les élèves se retrouvent parfois avec des enseignants qu'ils ne connaissent même pas à Marseille situation encore plus hallucinante des élèves en classe de 3ème ont eu la semaine dernière des cours de chinois alors qu'ils n'étudient pas cette langue Nicolas Ropère Benjamin Belcy
A la place d'un cours de maths ou de français vendredi dernier Jérémy élève de 3ème
a eu une initiation aux chinois On a fait 1h30 de chinois et après la prof elle s'est dit qu'on comprenait un peu rien et elle a voulu changer et on a juste traduit un texte en espagnol un texte en italien Une improvisation totale
selon le père de Jérémy qui ne décolère pas
On attendait vraiment
beaucoup de ce mois avant les vacances pour les remettre dans le rythme c'était finalement
plus une garderie qu'autre chose donc déçu
un petit peu en colère
de se dire que les profs ne jouaient pas le jeu
alors que les enfants étaient présents en cours Pour Sandrine Perrault la représentante des parents d'élèves l'enseignement dispensé en classe depuis la reprise du collège n'est pas satisfaisant Je conçois qu'ils ne fassent pas les emplois du temps et que ce soit le même professeur qui les suit
pendant toute la demi-journée pour des raisons d'hygiène mais je ne comprends pas
pourquoi ce n'est pas des vrais cours Le rectorat assure de son côté que cette heure de chinois est la conséquence d'une réorganisation à la dernière minute des emplois du temps et que depuis les choses sont revenues à la normale
Un collectif de parents d'élèves d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis réclame en justice la réouverture de toutes les écoles primaires de la commune une audience doit se tenir cet après-midi En football le Conseil d'Etat a retoqué l'ensemble des requêtes de Jean-Michel Aulas en signant l'arrêt de la Ligue 1 à la 28ème journée Toulouse et Amiens sont pour l'instant maintenus en Ligue 1 Noël Legrette sera à l'Elysée à 17h le président de la Fédération Française de Football espère la présence de 20 000 spectateurs pour les finales des Coupes de Français de la Ligue RMC s'associe à Reporters d'Espoir dans le cadre de l'opération La France des Solutions tous mobilisés aujourd'hui
nous sommes à Lyon où les musiciens de l'Orchestre National de la Ville entament une série de concerts ils jouent dans les pas de les Girondines pour la plus grande joie des résidents Florence Donjon Quelques notes de musique et la magie opère les mains battent la mesure les corps se réveillent sur des airs connus de tous A 90 ans Raymond esquisse même volontiers quelques pas de danse elle est conquise J'adore
Moi je suis toute seule je suis une vieille j'aime bien les gens comme ça
Yves lui est mélomane ce concert est un vrai moment d'évasion C'est une musique qui porte qui porte de l'espérance qui porte de la joie Ses émotions fortes Carole Millet les ressent aussi en tant que musicienne
De jouer en petite formation il y a un échange on envoie quelque chose on a une réponse et pour moi humainement c'est tellement important de pouvoir faire l'instrument d'aller jouer partout c'est génial
Après trois mois particulièrement difficiles Pascal Malter directrice de l'établissement savoure ce moment de bonheur bien mérité Là c'est de nouveau de la joie qui rentre dans l'établissement avec cette musique et ça c'est fantastique Les concerts se poursuivront dans les différents établissements de la ville jusqu'au milieu de l'été 8h12 merci Stéphine c'est beau un peu de musique le matin comme ça Bon Samir n'est pas d'accord avec ce que nous venons de faire et chacun a le droit de s'exprimer sur l'antenne d'RMC vous le savez tant que je suis là c'est comme ça que ça va se passer le Plessis Trévise le Val-de-Marne Bonjour Samir
Bonjour Jean-Jacques
Bonjour Samir vous n'êtes pas d'accord avec expliquez-moi sur quoi vous n'êtes pas d'accord Non en fait
c'est la manière parce que j'ai regardé la dernière fois je peux tutoyer Jean-Jacques
Vas-y Samir
bon en fait la dernière fois j'ai vu tu as invité ça trop vrai pour qu'elle puisse s'exprimer et tout sur
sur sur de son frère Dama et je me dis aujourd'hui le parallèle il est trop facile parce que les gens qu'est-ce qu'ils vont faire ils vont dire ah bah en fait
la famille de Tronré elle n'est pas toute blanche et peut-être que c'est normal mais c'est ce qu'on attend sur les réseaux sociaux parce que je regarde Twitter en même temps et je me dis mais Jean-Jacques aujourd'hui on est en pleine élection municipale j'invite Agnès Buzyn et Madame Hidalgo va devenir déroulé sur votre plateau ou pas le casier judiciaire de la famille
de Rachida Dati parce que c'est pareil on parle de de de de de de de l'affaire Traoré bah dans ces cas-là déroulons les les casier judiciaires mon cher Samir mon cher Samir on a parlé on a parlé de la famille de Rachida Dati mais enfin qui n'a pas de comparaison avec ce qui est avec la famille Traoré mais non mais Samir alors si on dit on parle pas d'un d'un fait parce qu'on ne parle pas d'un autre fait Samir ce n'est pas possible il est bon dans la vie de dire la vérité et de dire les faits Samir quel est le secret judiciaire il n'y a pas de secret judiciaire là un casier qui peut l'avoir un casier judiciaire mais non mais il n'y a pas de secret judiciaire puisqu'il y a des affaires en cours oui bah oui je ne sais pas qui est-ce qui a sorti les cas enfin qui est-ce je ne me rappelle plus mais non mais Samir Samir notre métier quel est le métier d'un journaliste Samir c'est de rapporter des faits et je rapporte des faits et que ça plaise ou que ça ne plaise pas je rapporte des faits et les faits existent et c'est mon boulot Samir oui
je crois que c'est une une logistrate qui est venue et qui dit et qui dit
la ministre de la justice ne peut pas interceler dans des affaires judiciaires bah oui les journalistes ne peuvent pas avoir un casier judiciaire mais je n'entre pas dans une affaire judiciaire je rappelle les faits mon cher Samir et le rôle du journaliste c'est de rapporter des faits que ça plaise ou que ça ne plaise pas mon cher Samir
bon c'est mon boulot
des condamnations sont publiques elles ont existé je fais mon métier mon cher Samir voilà et je l'assume bon ben c'est sympa Samir merci Samir
allez salut Samir salut
salut Samir il est 8h15 allez Catherine Hill est avec nous bonjour Catherine Hill pardonnez-moi pour cette mais il est bon de rappeler les faits justement alors les faits vous êtes épidémiologiste dites-moi le gouvernement va nous annoncer demain c'est pas encore officiel mais je vous le dis une accélération du déconfinement vous êtes favorable à une accélération du déconfinement ou pas ?
ben pas vraiment je trouve ça un tout petit peu inquiétant le virus continue à circuler visiblement il y a des foyers partout dans le pays oui on teste assez mollement puisqu'on n'utilise que la moitié des tests qu'on a à disposition il y a de moins en moins de personnes en réanimation et il y a de moins en moins de personnes touchées par le virus tout de même Catherine Hill oui mais vous n'allez pas nous confiner pendant des mois et des mois non mais les gens d'Ontario ont réfléchi à ce qui se passait à la fin du confinement et ils ont essayé et ils ont essayé de voir au bout de combien de temps l'épidémique risquait de reprendre et ils ont si on extrapole leurs calculs d'Ontario à la France ils disent que selon la prudence des gens à partir du 11 mai selon que les gens étaient très prudents ou pas du tout se sont mis à vivre normalement le début on va revoir la résurgence entre le 8 juin c'est à dire avant-hier et le 22 juin ah bon vous dites ça risque là de ressurgir ça pourrait il suffit de pas grand chose vous avez bien vu à Mulhouse vous mettez des gens dans un endroit confiné qui chantent et pouf vous êtes reparti avec une épidémie alors les chinois méfiance bon méfiance vous dites méfiance tiens un mot avant de donner la parole à Quentin Viner est-ce que les rassemblements que l'on voit ici ou là aujourd'hui sont des nids à virus pas vraiment si les gens ont des masques et ils sont dehors c'est beaucoup moins embêtant que d'être dedans et de chanter ou de crier dans un lieu fermé les lieux fermés c'est bien pire bon vous n'êtes pas favorable donc à une accélération du déconfinement je comprends bien les arguments économiques et tout le monde en a marre etc mais franchement dans les restaurants déjà à Paris l'autre jour j'ai déjà dîné dans une terrasse dehors mais dedans c'était pas vraiment la terrasse il y avait déjà pas mal de monde donc évidemment c'est un peu inquiétant il n'y a pas beaucoup de virus qui circulent il nous manque aussi une estimation de la proportion des gens qui se promènent aujourd'hui dans le pays porteurs du virus en train de tracher autour de on ne sait pas ça combien il y en a ?
il y en a forcément puisqu'il y a des foyers donc comment le virus est arrivé dans ces foyers ? on ne sait rien alors le virus qui aurait pu apparaître dès le mois d'août Quentin Vinet
août 2019 effectivement ce sont des chercheurs américains qui disent se les scientifiques d'Harvard et de Boston qui d'emblée se défendent ils disent qu'ils n'ont pas reçu de financement ils n'ont rien à voir avec le bras de fer Pékin-Washington voilà pour la précision ils ont scruté de près les images satellites de la ville de Wuhan ils ont regardé 140 images par jour entre 2018 et 2019 et ils ont remarqué une très forte augmentation du trafic sur les parkings des six grands hôpitaux de Wuhan à partir du mois d'août avec un pic en décembre c'est pas tout sur la même période ils ont remarqué une forte hausse des recherches internet concernant les symptômes du coronavirus des symptômes que l'on retrouve peu avec la grippe saisonnaire la toux, la diarrhée alors la Chine trouve que c'est ridicule d'observer ça mais qu'est-ce que ça veut dire ?
selon ces scientifiques ça veut dire que le virus était sûrement présent dès le mois d'août
en Chine bien avant le cluster de Wuhan c'est possible c'est possible Catherine Hill
ça change rien à rien
oui je suis bien d'accord non si ça change que les Chinois ont caché au reste du monde pendant plusieurs semaines la réalité de la situation peut-être aussi oui peut-être mais en plein peut-être pas entre août et décembre oui d'accord mais enfin bon Catherine Hill pas de prolongation de l'état d'urgence a dit le gouvernement je vous sens mais je vous sens un peu très prudente mais oui je suis prudente c'est mon métier d'être prudente c'est votre métier on a un virus qui est quand même assez perfide la moitié des contaminations viennent de quelqu'un qui n'a pas de symptômes et qui ne se sait pas contaminant c'est pour ça qu'il faut que les gens aient des masques parce que celui qui est porteur du virus il ne faut pas qu'il le crache aux alentours on ne porte un masque pas pour se protéger soi-même on porte un masque pour que celui qui est positif qui ne se sait pas positif ne crache pas son virus dans tous les cas le virus circule toujours même s'il circule à bas bruit oui absolument c'est bien ça le problème oui c'est ça le problème c'est ça le problème il faut le trouver pour le trouver il faut tester autour des cas pour trouver tous les porteurs si le virus est rentré dans des EHPAD pendant cette semaine où il y a eu je ne sais plus 34 morts dans les EHPAD ce virus il est rentré dans ces EHPAD qui l'a apporté dans ces EHPAD
où sont les enquêtes sur le personnel des EHPAD qui introduisent le virus est-ce qu'il y a
des nouveaux EHPAD qui sont contaminés on ne sait pas on manque beaucoup de données bon mais Catherine oui on manque beaucoup de petites méfiances et méfiances notamment pour l'automne et le méfiance c'est pour tout de suite vous croyez vraiment que les températures ont une influence sur la vie du virus alors je ne trouve pas les données ne sont pas très convaincantes il suffit de regarder qu'il y a eu des cas en Islande et à Hong Kong et en Australie et partout donc ce virus a l'air de se ficher un peu pas mal du climat version optimiste il n'aime pas la chaleur mais bon ça reste à démontrer et l'humidité alors il y a eu une enquête dans le Figaro qui parait aujourd'hui dans le Figaro qui nous dit que le confinement a permis d'épargner 690 000 vies ça vous paraît raisonnable il y a eu un moment où le nombre de morts doublait tous les 3 jours donc vous continuez à faire doubler le nombre de morts tous les 3 jours on arrive à ces chiffres là vous arrivez à tout ce que vous voulez c'est pas difficile ça bon d'accord merci Catherine merci beaucoup vous êtes épidémiologiste 8h21 et vous êtes sur RMC ce matin allez à suivre mon cher Mathieu 5 millions près de 5 millions de français vivent chez leurs parents ou chez leurs grands-parents génération Tanguy mais peut-être aussi génération Boomerang après la crise on va tout savoir Frédéric Simotel dans un instant sur RMC RMC 6h 9h bon d'indirect allez il est 8h26 je suis avec Frédéric Simotel 5 millions de français Frédéric de plus de 18 ans vivent encore chez leurs parents parmi eux 900 000 font d'ailleurs partie de cette génération boomerang ils sont revenus vivre à la maison souvent pour des raisons financières oui c'est une étude de vivre chez ses parents ou chez une autre personne à l'âge adulte publiée par l'adresse c'est la direction de la recherche des études de l'évaluation des statistiques et effectivement donc alors c'est 4,7 millions pour être précis mais voilà en global 5 millions de français 5 millions de français adultes vivent donc chez leurs parents leurs grands-parents ou chez un membre de leur famille alors il faut savoir que 57% sont des hommes 70% on s'en doute un peu ont 18-24 ans 58% ne sont plus étudiants donc ils ont commencé à travailler mais 20% sont quand même au chômage alors ce qui est intéressant dans cette étude c'est que parmi ces 5 millions et bien il y a un cinquième c'est à peu près un peu moins d'un million 900 000 qui font partie de cette génération boomerang c'est des gens qui ont quitté le cocon familial et qui finalement sont revenus pour des raisons financières en général c'est ça c'est manque de ressources financières pour 75% d'entre eux manque de ressources donc pour vivre au quotidien manque de ressources aussi pour avoir accès à un logement que ce soit à la location pour avoir un prix immobilier des incertitudes liées à la crise des risques de précarisation beaucoup ne sont pas en couple sont même en rupture de couple certains aussi ont des problèmes de santé oui ça existe aussi un tiers quitterait le logement familial s'il le pouvait et puis il faut le rappeler les jeunes aujourd'hui 45% des jeunes qui démarrent aujourd'hui il n'y a que 45% des jeunes qui démarrent aujourd'hui qui ont un CDI tout le reste 55% c'est du CDD c'est du stage c'est de l'apprentissage donc c'est compliqué de quitter le cocon familial bon il faut quand même rassurer certains parents il y a un million un million de ces 5 millions qui préfèrent rester quand même vivre avec leurs parents le confort matériel enfin voilà tout ce que ça peut entraîner derrière tout ça merci Frédéric Simotayier 8h28 merci à toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin qui nous suivent qui nous accompagnent c'est un immense plaisir de vous savoir là vous connaissez notre lien le 32 16 demain vous continuerez à nous appeler à nous regarder à nous suivre à nous accompagner à la télévision vous êtes tous les jours plus nombreux et j'en suis très heureux toute l'équipe est là aussi pour vous merci à toute cette équipe Ségolène Royal sera mon invité dans un instant sur RMC et sur BFM TV à tout de suite 8h29
RMC Bourdin Direct
Jean-Jacques Bourdin notre invité Ségolène Royal bonjour bonjour merci d'être avec nous Georges Floyd est devenu le symbole des violences policières et racistes sa mort est-ce qu'Emmanuel Macron doit s'engager ?
on ne l'a pas entendu tous les chefs d'état je pense doivent s'engager Angela Merkel l'a fait le ministre canadien Trudeau l'a fait également mais ce qu'il faut retenir surtout c'est ce qui se passe il se passe un mouvement mondial de lutte contre le racisme qui s'inscrit d'ailleurs dans la foulée des prises de parole des victimes au sens large dans le mouvement mitou ce sont les femmes qui ont pris la parole sur les violences conjugales sur les assassinats des femmes par leurs conjoints etc ça veut dire qu'on rentre dans une société où les victimes réalisent qu'elles peuvent prendre la parole et qu'elles ne sont pas seules et ce mouvement mondial ne va pas s'arrêter c'est-à-dire que ces prises de parole ne vont pas s'arrêter et donc les pouvoirs politiques doivent savoir comment répondre à la fois à l'émotion bien évidemment mais surtout à la rationalité de ces prises de parole pour apporter des solutions répondre à l'émotion ça ne veut pas dire subir subir le diktat des réseaux sociaux ou de l'émotion vous avez raison les mouvements sociaux bien sûr les mouvements sociaux on y trouve à la fois le pire et le meilleur et de ce point de vue c'est le meilleur qui en sort c'est quelque chose quand même de très positif on peut d'ailleurs inscrire dans ce mouvement mondial les manifestations pour le climat puisque ce sont les générations victimes c'est-à-dire les plus jeunes qui s'estiment victimes de l'inertie des gouvernements par rapport à la lutte contre le réchauffement climatique qui prennent la parole autrement dit c'est des prises de parole de victimes qui demandent tout simplement à être respectées et ça c'est quand même très positif ce matin je recevais l'une des responsables du parti socialiste Corinne Narassiguin qui disait on ne fait pas reculer le racisme en tentant de culpabiliser individuellement et collectivement les blancs vous êtes d'accord avec cela ?
oui bien sûr mais globalement il faut répondre aux solutions c'est-à-dire il faut apporter des solutions à ces problèmes de tension alors les solutions c'est quoi ? c'est une discrimination positive ? c'est par exemple Adidas qui décide je ne sais pas si vous avez vu ça qui décide d'embaucher 30% de Noirs mais la discrimination positive elle peut apporter des solutions vous êtes favorable ? oui je suis favorable à la discrimination positive dans certains cas qu'est-ce que c'est la discrimination positive ?
mais ça peut aussi s'appliquer avec des critères sociaux par exemple les enfants qui naissent dans des familles plus pauvres ont plus de difficultés à accéder à l'école donc on pourrait par exemple davantage les équiper davantage les accompagner faire du soutien scolaire individualisé la discrimination positive vous êtes en train de voir des quotas alors ?
la discrimination positive c'est l'égalité des chances donc il faut faire cette discrimination positive en plus sans retirer des droits à ceux qui n'ont pas besoin de discrimination positive vous voyez il ne faut pas opposer les uns aux autres il faut rentrer dans des logiques de réconciliation en agissant pour l'égalité des chances vous étiez hier soir place de la république non je n'étais pas place de la république pourquoi ? pourquoi ? non ? parce que je rassemblement contre le racisme je ne manifeste pas je ne manifeste jamais je cherche des solutions je cherche des solutions mais je ne manifeste pas vous ne mettriez pas de genoux à terre ?
non je ne pense pas non plaquer l'histoire de France sur l'histoire des Etats-Unis n'est-ce pas une faute ? une erreur ? nous ne sommes pas dans la situation des Etats-Unis mais nous ne devons pas le devenir vous voyez ?
nous ne devons pas le devenir aux Etats-Unis il y a 300 millions d'armes pour 330 à peu près millions d'habitants 300 millions d'armes donc il y a une société hyper violente où tout le monde se méfie de tout le monde donc heureusement en France et en Europe il y a la réglementation sur la détention d'armes mais il ne faut pas devenir en effet des sociétés aussi violentes que la société des Etats-Unis d'Amérique je faisais la compte pas moi mais l'actualité a fait la comparaison est certaine en fait la comparaison entre la mort de George Floyd et la mort d'Adama Traoré même si ce sont des histoires totalement différentes à des époques totalement différentes la garde des Sceaux Nicole Belloubet a proposé de recevoir la famille Traoré sous la pression d'Emmanuel Macron est-ce que l'intervention du président de la république est une faute ?
est-ce qu'il n'aurait pas dû ?
mais vous savez moi je connais bien Nicole Belloubet elle était rectrice de l'académie de Toulouse quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire donc je pense qu'elle a pris cette initiative ils ont forcément discuté parce que la situation est comme très très tendue donc tout ce que font les ministres est arbitré par le premier ministre et par le président de la république je pense que c'était un geste humain tout simplement d'humanité mais c'est une c'est une erreur juridique bien évidemment puisqu'elle ne peut pas interférer dans une affaire qui est en instruction sinon ça voudrait dire alors qu'elle reçoit le président de la république a demandé de se pencher sur l'affaire Traoré ça veut dire quoi je ne sais pas ce sont des informations oui des suppositions en tout cas on ne peut pas la garde des Sceaux c'est pas bien grave non plus la garde des Sceaux ne peut pas se pencher sur une affaire qui est en cours d'instruction en revanche ce qui est étonnant dans cette affaire et qui pourrait peut-être apaiser la situation une affaire quand même qui dure depuis 4 ans donc on a d'un côté une famille en immense détresse par rapport à la mort d'un frère d'un fils des policiers qui sont mis en accusation sans preuve pour l'instant des gendarmes des expertises qui sont contradictoires oui une reconstitution qui n'a pas toujours eu lieu donc il y a des solutions d'apaisement d'abord que la reconstitution peut-être ait lieu et ensuite que les experts qui ne disent pas tous la même chose soient réunis par le procureur pour savoir pourquoi il y a une telle divergence d'appréciation dans les faits qui ont conduit à la mort tout simplement la famille Saoué qui a révélé cette possible rencontre invite Nicole Belloubet à convoquer le procureur et à demander la mise en examen des gendarmes c'est pas son rôle non c'est le rôle du procureur mais je viens vous dire moi les solutions d'apaisement et de recalage de la procédure dans le respect de l'ensemble des partis pour la recherche de la vérité mais au-delà moi je voudrais dire quand même sur la question des policiers et des gendarmes j'allais y venir oui il faut mettre un certain nombre de repères parce que ça fait des sujets de tensions supplémentaires rendez-vous compte quand même que nous sortons du confinement que les français se sont dit on va souffler un peu on va relancer l'activité économique il y a quand même des souffrances économiques sociales psychologiques émotionnelles et on redécouvre à nouveau on est à nouveau confronté à un sujet de tensions extrêmes donc il faut vraiment reconstruire de la confiance et je pense que gouverner c'est apaiser et dans ce contexte il faut remettre des repères parce que sinon c'est le désordre généralisé quel repère faut-il remettre ?
alors lesquels ? le premier repère c'est de rendre hommage au travail de la police et de la gendarmerie quand même c'est un travail extrêmement difficile vous l'avez regardé Christophe Castaner hier matin ici même ?
oui bien sûr vous l'avez regardé il a rendu hommage et bien je rends hommage au personnel aux fonctionnaires de police et de gendarmes parce qu'ils ont un métier très difficile qui leur demande d'abord du courage de la maturité du sang-froid et par conséquent et surtout dans des zones difficiles et par conséquent nous devons être solidaires de ce grand corps républicain et ce qui compte c'est l'ordre républicain le deuxième repère c'est qu'il n'y a pas de sécurité sans justice ni de justice sécurité ça rime aussi avec vérité donc sécurité justice vérité c'est très important on manque de vérité ? oui on manque de vérité mais où ?
c'est ça c'est tout l'enjeu c'est la clarification de la vérité l'ordre juste il n'y a pas d'ordre sans justice ni de justice sans ordre donc ça c'est un équilibre qu'il faut absolument garder et enfin Jean-Jacques Bourdin oui les gendarmes et les policiers qu'est-ce qu'ils subissent quand même depuis ces dernières années ?
ils ont subi les gilets jaunes ils ont subi les mouvements retraite ils ont subi la mobilisation aussi on leur a demandé aussi de contenir les manifestations pourtant extrêmement justifiées dans l'hôpital public c'est-à-dire que la police est mise sous pression par un gouvernement qui mène des politiques antisociales ces politiques antisociales qui conduisent à des mouvements sociaux et donc aujourd'hui on a une police qui est épuisée épuisée par le maintien de l'ordre et ce gouvernement est responsable ce président est responsable c'est-à-dire qu'ils doivent et je vais parler en positif vraiment arrêter les politiques antisociales arrêter les mouvements c'est vrai que vous ne deviez plus critiquer arrêter mais au contraire c'est des dynamiques d'action vous savez comme je le disais à l'instant gouverner c'est apaiser donc si on arrête les politiques antisociales on arrête les mouvements sociaux et on permet à la police de reprendre son souffle par rapport à des épreuves qui durent depuis trop longtemps le parti socialiste qui demande la création d'une commission d'enquête sur les violences policières vous vous associez à cela ?
à cette demande ? vous trouvez qu'elle est bienvenue ?
il faut pourquoi pas c'est le rôle et l'indépendance du parlement donc le parlement prend les initiatives qu'il croit utiles par rapport c'est le parti socialiste c'est le groupe socialiste par rapport c'est de sa responsabilité mais quand même ce qu'il faut rappeler parce qu'on a l'impression qu'il y a une zone de non-droit mais non il y a un code de déontologie de la police nationale que j'ai sous les yeux là le code de déontologie de la police nationale c'est important pour les auditeurs qui nous entendent et qui pensent que comme ça on est en train d'improviser parce que les réponses sont quand même improvisées par le gouvernement donc qu'est-ce que c'est ?
une seconde le code de déontologie à quoi sert la police nationale ?
c'est intéressant quand même comme question c'est un grand corps républicain la police nationale donc la garantie des libertés la défense des institutions de la république il y en a quatre objectifs le maintien de la paix et de l'ordre public et enfin la protection des personnes et des biens et ce qui est clairement dit dans ce code de déontologie c'est que la possibilité d'utiliser la force c'est quand même un pouvoir considérable qui donne des devoirs quand on porte l'uniforme on a à la fois l'honneur de porter un uniforme et on a également des devoirs et ces devoirs juste un mot ils sont inscrits dans le code de déontologie qui dit ceci l'usage de la force doit être strictement nécessaire et proportionné et toute personne appréhendée ne doit subir ni violence ni traitement inhumain ni traitement dégradant donc tout est dit dans le code de déontologie et par conséquent à partir de l'application de ce code de déontologie soit il y a respect de ses règles et la police doit être protégée et défendue soit il y a une infraction de la part de certains policiers heureusement de façon très marginale et ils ne doivent pas rester dans la police nationale donc ils doivent être révoqués oui parce qu'ils ne méritent pas l'honneur qui leur est fait de porter l'uniforme et d'être dans la police les policiers qui échangent des propos racistes dans des groupes sur des réseaux sociaux je ne sais pas Facebook Whatsapp ou autre doivent être révoqués mais bien sûr mais dans le cadre de la présomption d'innocence et la procédure contradictoire fait avérer révocation bien évidemment bien évidemment bien déconfinement le déconfinement c'est juste peut-être par rapport aux propositions qu'a fait le ministre de l'intérieur ah oui qu'est-ce que vous en pensez il a parlé de soupçons avérés oui donc j'ai vu que ça avait suscité quand même un certain nombre de remous à juste titre et je pense que dans ces domaines extrêmement sensibles il ne faut pas improviser vous voyez parce que tout d'un coup maintenant il va mettre les pistolets tasers parce que pour c'est pire que tout je dis aux Etats-Unis ces pistolets ont fait quand même plus de 500 morts donc on a une espèce de gestion chaotique et improvisée et pour ne pas gérer les choses de façon improvisée il faut en revenir au repère du droit celui que je viens de vous donner dans le code de déontologie et en ce qui concerne la question des soupçons avérés il ne faut pas utiliser ce mot-là il faut utiliser le mot qui est dans le code de procédure pénale quel est ce mot dans le code de procédure pénale ce sont les indices graves et concordants donc quand il y a des indices graves et concordants de faits de racisme de faits de sexisme de faits de discrimination alors en effet il faut la suspension du fonctionnaire de police et la saisine immédiate du procureur de la république sans attendre que la famille porte plainte parce qu'il y a beaucoup de problèmes qui viennent du fait que alors même qu'il y a des indices graves et concordants sur des délits de certains fonctionnaires de police on attend que les familles portent plainte non c'est à la hiérarchie de saisir le procureur de la république sur la base de l'article 40 de signaler au procureur de la république mais le problème et c'est pour ça que c'est intéressant dans les propositions à faire c'est que souvent la hiérarchie qui fait prof de courage c'est à dire qui saisit le procureur de la république est parfois contredite par l'échelon hiérarchique supérieur donc il faut aussi consolider conforter renforcer des hiérarchies qui sont courageuses des commissaires de police qui font leur travail il faut leur donner de la responsabilité plus d'autonomie et plus de considération et en ce qui concerne les propositions qui sont faites qu'est-ce qu'on peut faire tout de suite écoutez donc qu'est-ce qui est demandé aujourd'hui c'est filmer les choses pourquoi toutes ces affaires donc c'est la caméra piéton sur tous les policiers oui mais la caméra piéton ne fonctionne pas toujours elle est les batteries se déchargent non non non alors là si on met des limites techniques non la caméra piéton pourquoi la caméra donc enregistrer tous les contrôles d'identité mais bien sûr parce que ça protégera les policiers et d'ailleurs l'expérience le prouve puisque vous savez à un moment il y a eu toute une polémique sur les aveux extorqués vous vous souvenez de ça oui bien sûr il y avait des délinquants bien sûr qui disaient mais non qui se cognaient contre un mur qui avait un bleu qui disait on m'a extorqué mes aveux et donc je retire mes aveux lors du procès retirer les aveux qu'ils avaient fait en garde à vue pour arrêter ces polémiques qui sont d'ailleurs maintenant totalement arrêtées toutes les gardes à vue pour les affaires criminelles et pour les affaires des mineurs ont été enregistrées ils ont filmé il n'y a plus de polémiques il n'y a plus de polémiques ni de délinquants qui sont en garde à vue et qui se cognent contre un radiateur ça c'est vu aussi ensuite qui ont attaqué les policiers ni de policiers qui se comportent contrairement à leur code de déontologie et ça il n'y a plus donc il faut enregistrer bien sûr d'une manière ou d'une autre tous les contrôles d'identité mais bien sûr je pense que c'est ça chaque policier doit être régroupé de camérapé en intervention bien sûr d'ailleurs il le demande donc faisons-le et deuxièmement il faut rétablir la police de proximité quand vous voyez des interpellations par exemple ce gamin-là de 14 ans qui a voulu perdre un oeil qui est plaqué au sol mais s'il y avait une police de proximité il connaîtrait les familles il connaîtrait l'école on avait mis en place avec Jean-Pierre Chevènement je me souviens les contrats locaux de sécurité vous vous souvenez de ça ça fonctionnait bien pourquoi ça a été supprimé donc il faut reconstruire avec les élus locaux de proximité parce qu'il faut associer la police de proximité le milieu scolaire et les familles et notamment les femmes parce qu'il y a beaucoup de mères seules qui élèvent des adolescents et c'est pas facile donc il y a des adultes référents dans les quartiers il y a des associations de quartiers il faut renouer ce lien de proximité dans les quartiers pour que les enfants dès le plus jeune âge et le sens de l'éducation civique des droits et des devoirs de l'obéissance de la bienveillance de la réussite scolaire etc.
et là avec le déconfinement je dis attention parce que il va y avoir il risque d'y avoir beaucoup de problèmes dans les quartiers les jeunes ont été confinés les parcs ont été fermés les lieux de sport ont été fermés alors que les jeunes on le sait il suffit d'avoir élevé des adolescents pour savoir qu'ils ont besoin de remuer besoin de se défouler ils ont été confinés il y a un taux de chômage je t'inquiète là j'alerte parce qu'il y a un taux de chômage qui va être très élevé chez les jeunes et donc il est absolument impératif de prendre à bras le corps la question des jeunes de tous les jeunes pas seulement les jeunes des quartiers parce que même les jeunes diplômés aujourd'hui n'ont pas leur petit boulot d'été n'ont pas leur stage n'ont pas leur recrutement à la rentrée parce qu'il va y avoir des faillites d'entreprise donc il faut à mon avis lancer des actions d'envergure pourquoi pas des chantiers nationaux pour vraiment que tous les jeunes aient soit une activité soit un emploi à la rentrée occuper occuper comme ça ça leur évitera de faire des bêtises est-ce qu'il faut accélérer le déconfinement pensé justement pour permettre tout cela je crois que le bon vocabulaire c'est d'être au bon rythme au bon rythme c'est n'y oui mais aller plus vite d'être au bon rythme oui aller plus vite mais en gardant les gestes de protection et moi je suis comme très étonné que dans les commerces ou sur la voie publique les gens ne portent plus de masque le masque devrait être obligatoire et en plus ça aiderait les entreprises françaises vous avez vu qu'il y a un stock de masques on en a parlé mais bien sûr et déconfiner vite l'école il faut que les enfants retournent à l'école c'est pas possible un enfant sur 5 à l'école les commerces les restaurants mais avec les gestes de protection et notamment le port du masque dans les magasins nous devons profondément changer nos modes de vie maintenant c'est François Hollande qui disait ça dans une interview à un quotidien italien je ne sais pas si vous avez lu vous dites la même chose finalement je pense que ce confinement permet de réfléchir aux excès de la mondialisation il doit être pris comme une alerte ça doit être pris comme une alerte quand j'entends par exemple le secteur de l'aéronautique dire on va revenir comme avant dépêchons-nous pour qu'il y ait autant d'avions comme avant mais non mais non il faut réfléchir aussi à la question du développement durable de la lutte contre la pollution le virus vient d'une dégradation de la nature d'une déforestation massive d'un transfert mais oui et les maladies viendront de plus en plus du dérèglement climatique donc on ne va pas recommencer le même type de développement hyper mondialisé où on échange ces maladies on échange ces pollutions non ça c'est pas possible donc il faut savoir ce que l'on garde et ce que l'on ne garde pas dans les civilisations que nous avons à construire et en tout cas ce qui est très important c'est de passer de la défiance à la confiance vous voyez si les gens sont confiants le développement la reprise économique va être rapide si les règles sont claires si le modèle économique de développement durable est bien cadré si l'horizon est fixé il n'y a pas de raison que la relance économique ne soit pas rapide vous avez un avenir présidentiel ou pas alors finalement parce que ça a commencé ici vous vous souvenez oui c'est vrai c'est vrai mais oui mais oui vous avez avancé depuis vous avez un avenir présidentiel vous voyez vous voyez se dessiner puisque vous voulez changer l'avenir le monde est-ce que vous voyez se dessiner un avenir présidentiel sincèrement sincèrement je pense que la prochaine élection présidentielle sera très différente de celle des autres et ça c'est sûr parce qu'on en a assez de l'hyperprésidentialisation d'un régime qui fait que quelques-uns pensent que des hommes d'ailleurs pensent qu'ils savent tout ils décident à deux ou trois ils nous assènent des décisions et ensuite lorsque ça se passe pas ils disent ah bah si on avait réfléchi peut-être que ça se serait passé autrement c'est ce qu'ils ont dit par exemple sur la revalorisation des métiers de l'hôpital public ça faisait un an de conflit social un an pendant lesquels nous avons dit nous avons été nombreux à dire il faut écouter l'hôpital public qui est au bord de l'effondrement au bord de la dépression professionnelle et maintenant ils disent ah bah oui ils avaient raison donc je suis convaincue que si l'on veut qu'il y ait une alternative une alternative démocratique sociale écologique à ce qui se passe aujourd'hui il va falloir en effet être prêt pour incarner cette alternative vous êtes prête ?
non c'est pas quelque chose de personnel non mais collectivement vous êtes prête ? ça sera une décision collective parce que cette offre cette offre alternative pour redresser la France et lui donner une nouvelle espérance ne pourra réussir que s'il y a une union de celles et ceux qui pensent que les valeurs humaines doivent l'emporter sur les valeurs vous êtes prête à vous engager pour cela ? vous le savez oui vous le savez mais ça sera une décision collective et ça sera conditionné par la capacité que nous aurons ou pas à nous rassembler bien merci à Ségolène Royal 8h55 vous êtes sur RMC BFM TV le matin à Ségolène Royal