Patrick Modiano et Christian Mazzalai / Les retraités, perdants du budget 2026 ? | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 16:48OuverteRéponse directe
Selon vous, on cible clairement les retraités en pensant qu'ils vivent mieux que les actifs ?
- 17:08OuverteRéponse directe
Les retraités ne sont pas au fond les grands perdants de ce budget 2026 ?
- 17:26OuverteRéponse directe
Faire payer les retraités, c'est tabou en France vu leur pouvoir électoral ?
- 19:38OuverteRéponse directe
Ce gel des pensions en 2026 et une limitation des révalorisations jusqu'en 2030, c'est inédit ?
- 26:39OuverteRéponse directe
Est-ce que ça a du sens de conserver cet abattement fiscal pour les retraités ?
- 30:29OuverteRéponse directe
Il y a des retraités qui disent vouloir être solidaires avec les générations suivantes, vous l'entendez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:25PrésentateurFait
« Dans le viseur notamment, les retraités. »
- 15:48PrésentateurFait
« Le gouvernement prévoit de supprimer l'abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités pour le remplacer par un forfait plafonné à 2000 euros. »
- 15:58PrésentateurFait
« Les pensions seront gelées. »
- 17:47PrésentateurChiffre
« 370 milliards d'euros par an, ce qui en fait le premier poste de dépense de la protection sociale, soit 13,1% du PIB pour environ 17 millions de retraités. »
- 18:11PrésentateurChiffre
« Il faut rappeler quand même que les pensions ont augmenté de plus de 25 milliards d'euros depuis 2020 quand même. »
- 18:30PrésentateurFait
« Donc il est normal qu'en voulant corriger les déséquilibres budgétaires, on s'attaque au premier poste de la nation. »
- 18:52InvitéChiffre
« Le premier poste pour le coût de dépense publique en France, c'est quand même les aides publiques aux entreprises. C'est 211 milliards d'euros qui ont été versés en 2023. »
- 22:43InvitéChiffre
« Les pensions de retraite aujourd'hui sont surévaluées par retraités de 6200 euros par an. »
- 23:34InvitéFait
« La nouvelle proposition, c'est donc de le remplacer par un forfait de 2000 euros par personne. »
- 23:37InvitéChiffre
« Une note de l'Institut des politiques publiques de fin juillet estime que cette réforme pénaliserait 1 400 000 personnes, c'est un retraité sur 12. »
- 24:04InvitéFait
« Un retraité célibataire, 30 000 euros de revenu annuel, il avait droit jusqu'alors à un abattement de 3 000 euros avec la réforme. Cet abattement passerait à 2 000 euros et il paierait 160 euros d'impôt en plus. »
- 27:17InvitéFait
« Demain, il y a une mobilisation devant le conseil d'administration de l'Agircarco pour la revalorisation des retraites complémentaires. »
- 28:06InvitéFait
« C'est le seul pays au monde où on est dans cette situation-là. »
- 28:56InvitéFait
« Les retraites pèsent tellement sur le coût du travail qu'aujourd'hui, malheureusement, vous ne pouvez plus vivre de votre travail. »
- 33:44InvitéChiffre
« Les plus de 60 ans, c'est à peu près 25% de la population. C'est 35% du corps électoral. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Invité10 %
- Invité 27 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
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Bonsoir, soyez les bienvenus dans 28 minutes, merci de votre fidélité. Bonsoir et salut mes camarades. Bonsoir Elisabeth. L'actualité française, c'est donc la suspension de la réforme des retraites qui avait été exigée par le parti socialiste et qui a permis au gouvernement Lecornu II d'échapper ce matin à la censure. Mais cette suspension devrait être compensée par des économies dans le budget 2026 et la CGT craint qu'elle ne se fasse sur le dos des retraités. La pilule est particulièrement violente pour les retraités. C'est une triple peine, on baisse leurs pensions, on augmente leurs impôts et on augmente leurs frais de santé.
Si on fait le cumul de ces trois mesures, on voit que les retraités sont dans le viseur. Les économiques doivent trouver le gouvernement. Vont-ils modifier le pouvoir d'achat et donc la vie des 17 millions de retraités français ? Nous en débattrons ce soir avant de vous retrouver dans la dernière partie de l'émission. Marie Bonissot et Xavier Mauduit. Et on part aux Etats-Unis, Elisabeth, où les médias font bloc contre la décision d'imposer un contrôle préalable sur les informations du Pentagone. Oui, oui, ils ont rendu leur badge, ces journalistes, ils ont fait leur carton.
Et au moment où la liberté de la presse est menacée, retour sur le premier journal publié dans ce qui n'était pas encore les Etats-Unis. Et vous, CuiCui ? Oui, je vous raconte un projet de chantier qui fait débat, celui d'un grand hôtel de luxe à Flan de Falaise, vers Saint-Malo. Les opposants au chantier se sont alliés à des hirondelles pour essayer de tout faire capoter. Merveilleuse histoire, à tout à l'heure. Et pour commencer, joie immense de recevoir le romancier Patrick Modiano, « Ici l'ombre », arpenteur des zones obscures de l'âme et éternel piéton de Paris.
Le prix Nobel de littérature publie un merveilleux bouquin sur un atelier d'artistes parisiens avec son complice Christian Mazalaï du groupe Fénix, « Autres zinzins de la bricole mémorielle ». Le livre s'appelle « 70 bis, entrée des artistes ». On les retrouve tout de suite. Mais quelle soirée de vous avoir tous les deux ici. Patrick Modiano, mais si, mais si, laissez-nous dire. Et Christian Mazalaï, je vous présente, mais vous les connaissez déjà, Anandiaï et Benjamin Sportou. Bonsoir. Il est un familier de l'émission, paraît-il. Ah oui, oui, c'est vrai. Oh oui. Comment vous êtes-vous connus ?
Comment vous êtes-vous rencontrés, vous, l'arpenteur de Paris, qui vit dans le Bétume, au milieu des immeubles haussmanniens, et vous, le Versaillais ? Qu'est-ce qui vous a conduit aux 70 bis, rue Notre-Dame-des-Champs ?
En fait, je l'ai connu, parce que, évidemment, je pourrais presque être... Je l'ai connu par ma fille, par Marie et...
Un ami musicien ?
Oui, c'était des amis qui sont musiciens et donc... On a tourné ensemble avec Peter et Marie. Il y a pas mal d'années, maintenant, et donc on sait quoi il y a ce moment-là. Oui, je pars comme ça.
Et vous vous êtes agrégé autour de ce projet d'archéologie. Vous savez que Patrick Modiano dit « Ma mémoire précède ma naissance ». Oui. Est-ce que vous êtes, de la même façon, une sorte d'archéologue ou de jeune archéologue ?
Ce n'était pas prévu, mais ça l'est devenu pendant ces deux dernières années, je l'ai été, en fait. Oui, d'autant plus qu'il écrit, enfin, je veux dire, ce qui m'a frappé pour quelqu'un de ces générations, c'est qu'il écrit tout à la main. Et en fait, dans son groupe, oui, on l'appelle l'archiviste, en fait, à l'heure où il était fait pour...
Ah, c'est l'archiviste de Phénix, et il écrit tout à la main, c'est un homme complètement anachronique. Donc, un dinosaure et un prix Nobel de littérature, votre profil idéal pour évoquer votre rapport à la mémoire à tous les deux, surtout à vous. Ce profil idéal est mis en musique par Phénix et réalisé par Gaël Legrand. On vous retrouve après pour évoquer cette merveille.
Patrick Modiano, avec le guitariste du groupe Phénix, Christian Mazalaille. Vous vous intéressez au 70 bis rue Notre-Dame-des-Champs à Paris. Une adresse où convergent peintres, sculpteurs et écrivains entre 1850 et l'après-seconde guerre mondiale. Pour évoquer le Montparnasse des artistes, vous avez le profil idéal. Né à Paris en 1945, ce début de notice biographique est tout sauf anodin. Comme vous le rappelez en 2014, lors de votre discours de réception du prix Nobel de littérature. Paris, ma ville natale, est liée à mes premières impressions d'enfance. Et ses impressions étaient si fortes que depuis, je n'ai jamais cessé d'explorer les mystères de Paris.
En 1968, le titre de votre premier roman rappelle à la fois l'occupation nazie et un lieu emblématique de la capitale. Dans La Ronde de Nuit en 1969, on navigue de Passy en Sèvres-le-Courbe. Dans Rue des boutiques obscures en 1978, les questions d'errance entre le XVIe, Montmartre et les Batignolles. En 1981, dans Une Jeunesse, une jeune femme et un jeune homme se rencontrent à Saint-Lazare. Au départ, je fais des espèces de repérages où je me rappelle de certains quartiers de Paris. Et puis, à partir de ces quartiers, je vois apparaître des personnages. Dans vos romans, vous indiquez souvent de véritables adresses.
Il semblait que plus les détails seraient précis, plus, à partir d'eux, le rêve pourrait se développer. Comme dans Quartier perdu en 1985, où le narrateur essaie de retrouver les traces de son passé. Le personnage principal, c'est Paris. Oui, c'est Paris, parce qu'au fond, les gens disparaissent, puis finalement, il ne reste plus que des rues. 70 bis, entrée des artistes, n'est pas un roman, mais un récit en quête. On y croise Edgar Monnet, Auguste Renoir, Camille Claudel, ou encore les écrivains Robert-Louis Stevenson et Ezra Pound. Tous ont fréquenté la rue Notre-Dame-des-Champs et participé à l'activité artistique de Montparnasse.
Page 197, vous décrivez l'une des portes d'entrée du 70 bis. On peut découvrir en 2024, sous les feuillages, d'étranges statues, des bustes et des inscriptions sur des pierres effritées. Mais pour combien de temps encore ?
Oui, cet ouvrage, Christian Mazalaille et Patrick Modiano, c'est une collection de portraits fulgurants de gens, d'artistes, écrivains, peintres, plasticiens, mais pas seulement, qui ont vécu tous aux 70 bis. Et alors, on connaît votre amour des annuaires. Je crois que vous avez des longueurs, des mètres de rayonnage d'annuaires chez vous, où vous piochez des noms qui deviendront, des noms propres, qui deviendront les noms de certains de vos héros romanesques.
Oui, des héros, enfin de... De vos personnages. De vos fictions, oui. Oui, les noms sont vrais, mais je les applique souvent.
Les noms sont vrais et deviennent des personnages de fiction. Et alors là, il y a des noms de gens vrais qui pourraient être des personnages fictifs. Oui. Auguste Toulmouche, Maria Latini, Nils von Dardel, Samuel Granovski, Louis Stanaka.
Oui, parce qu'il y a un côté un peu... C'est beaucoup des noms étrangers, en fait, cosmopolites, un peu.
Parce que le 70 bis était comme ça un vortex, et peut-être un refuge aussi, notamment pour des femmes artistes, des peintres, à la fin du 19e, qui sont venus et qui trouvaient une liberté et une possibilité d'émancipation qu'elles n'avaient pas dans leur pays.
Oui, parce qu'une fois qu'elles étaient à Paris, évidemment, elles avaient rompu avec leur famille. Parce qu'en fait, ce qui était un peu embêtant à l'époque, c'est que les femmes n'avaient pas le droit, par exemple, d'aller à l'école des Beaux-Arts. Elles ont commencé à pouvoir y aller en 1897. Christian Mazala, il y avait un trésor dans les caves de 70 bis. Oui, oui. Racontez-nous ce que vous avez dit. On a ouvert, on a eu des moments assez fous, assez magiques, où on a ouvert des cartons, qui étaient le dernier, dans le dernier, dans le cortège d'artistes, le dernier qui est décédé.
Les derniers couples.
Le dernier couple de sculpteurs, qui étaient un peu les derniers, les Mohicans, un peu, de Montparnasse. Les garaches. Les garaches. Les garaches. Ils ont, après leur mort, j'ai aidé la personne qui s'occupe de leur fond à ranger, en fait, tout simplement. Et on a trouvé des cartons cachés sous l'escalier et dans les caves. Et quelques cartons, j'ai demandé à Maureen Roy, qui s'occupe du fond, est-ce que je peux l'emmener à... On peut l'ouvrir avec Patrick ? Et là, on a ouvert et on a découvert des choses incroyables. Oui. Des lettres, des...
Des photos, des articles.
Mais il y avait de toutes les générales. C'était dans tous les sens, ça partait dans tous les sens. Donc, des rapines, mais il y avait plein d'artistes femmes aussi.
Claude Quint, par exemple. Claude Quint, pionnière du trouble dans le genre. Cette femme, cette surréaliste résistante qui ne voulait pas être associée soit à ce genre.
Oui, elle voulait être le genre neutre parce qu'elle avait... Oui, absolument. C'était une enfance assez bizarre. Donc, elle voulait... Oui, c'était...
Vous avez découvert aussi que Marcel Proust était passé par le 70 bis. Oui. Et qu'il y avait rencontré un peintre américain qui s'appelait Harrison.
Oui.
Un peintre tonaliste qui est devenu le Elstir de la recherche du temps perdu.
Oui, exact. Ça, c'est Patrick qui l'a retrouvé.
C'est Patrick qui l'a retrouvé.
Parce que comme deux détectives, chacun trouvait des choses. Oui, chacun en se... Il est devenu le Elstir de la recherche du temps perdu, mais aussi un autre... Enfin, Jean Santeuil qui a été publié après, il s'est encore servi...
Du peintre d'Alexandre Harrison, absolument. Montparnasse, c'est évidemment 70 bis pour une autre Lame des Chambres, mais c'est aussi d'autres lieux qui ont magnétisé les artistes, les colonies d'artistes. Paris était une fête, comme l'écrivait votre ami Amy Gouet, que vous avez croisé quand vous étiez petit, d'ailleurs, que votre maman vous avait présenté, fugacement.
Oui, non, elle l'avait vue et je n'ai pas très bien compris. Elle m'a tiré par le... Et puis, elle s'est mise à côté de lui pour l'observer. Donc, moi, je ne comprenais pas très bien. Puis après, elle m'a dit, oui, c'est un grand écrivain.
C'était Ernest Hemingway. On va parler d'un endroit, un lieu, un bar, que vous connaissez tous les deux, avec Anna, le Rosebud.
Ah oui, oui. Oui, repère d'artistes et d'intellectuels dans les années 60. Ce bar, il se trouve à 5 minutes à pied du 70 bis Notre-Dame des Champs. Et puis, c'est une institution depuis 1962. Beaucoup de beau monde y est passé. C'est Sartre, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Samuel Beckett. Sauf que, eh bien, depuis quelques années, l'adresse dépérissait jusqu'à ce qu'une bande de copains décident de racheter l'adresse, il y a quelques mois, pour continuer à faire vivre la culture artistique du quartier. Et ces copains, ce ne sont pas n'importe qui. Le chanteur et musicien Benjamin Biolet, l'acteur Melville Poupot, l'actrice Chiara Mastroianni.
Et donc, depuis ce rachat, il y a eu un petit peu de rafraîchissement. Un petit peu, pardon, de rafraîchissement, mais juste ce qu'il faut pour conserver l'âme de ce lieu intime. Un service à l'ancienne, des cocktails traditionnels. Et bien sûr, un pianiste qui joue jusqu'à la fermeture. Et c'est parfois Benjamin Biolet. Alors, Patrick Modiano, il y a un journaliste du Monde qui dit que ce bar, il est très modianesque. Est-ce que vous l'avez fréquenté par le passé ? Oui, à plusieurs reprises, j'y suis allé. Mais c'était très bizarre parce qu'en fait, c'était dans un Montparnasse, c'était un quartier assez, comment dirais-je, assez sombre à l'époque.
Il y avait, donc ça a été une espèce de renouveau ce bar. Mais c'était un quartier qui était un peu sombre. Enfin, on avait l'impression qu'il n'avait pas été déserté, mais qu'il s'était passé beaucoup de choses. Mais c'est comme quand la mer reflue. D'autant plus que ce qui était bizarre aussi, c'était la proximité de la gare Montparnasse. Alors là, c'était avec la rue d'Odessa. La rue d'Odessa, vous n'aimez pas beaucoup. Donc, c'est vrai que là, il y a eu un... Pousquement, il y a eu un...
Un renouveau.
Christian Mazal, Isabelle le disait, il y a beaucoup d'artistes inconnus. Lequel vous a le plus touché dans cette galerie ? Il y en a tellement, mais le... Il y a le cow-boy de Montparnasse. Lui, quand on a découvert Granovski, qui a joué dans un film, il était figurant. Il a récupéré un chapeau de cow-boy. Et après, il jouait au cow-boy, lui qui n'avait jamais vu l'Amérique. Il montait à cheval.
Incroyable. Il circulait à cheval dans les années 40, rue Notre-Dame-des-Champs, et il a été déporté. Il y a un personnage très émouvant, c'est le poète Robert Desnos, qui a écrit en 1927 La Place de l'Étoile, l'antipoème, et que vous évoquez à plusieurs reprises. Et vous, votre premier roman, c'est La Place de l'Étoile. Vous étiez très jeune, en 68, et vous ne saviez pas qu'il avait écrit ça.
Non, parce qu'à l'époque, moi, j'avais lu beaucoup de...
Et lui, il est allé aux 70 bis aussi.
Oui, parce qu'à l'époque, j'avais lu beaucoup de livres de poèmes, et même, il a écrit un roman que j'aimais beaucoup. Mais j'ignorais qu'il avait écrit ce livre, qui s'appelait La Place de l'Étoile, qui d'ailleurs était une pièce de théâtre. Oui, oui. Parce que...
C'est par Ferdière, le médecin d'Arto.
C'est par le docteur Ferdière, oui, c'était un médecin chez qui j'allais. Et la première fois que je suis... Donc, je venais d'écrire ce livre, et il m'a donné le livre. qui s'appelait La Place de l'Étoile. Alors, j'ai eu un choc, parce qu'évidemment, j'avais l'impression de lui avoir volé son titre. C'était un...
Et Patrick Modiano, comme il n'y a pas de hasard, vous êtes né un mois seulement après la mort de Robert Desnos. Oui. Vous êtes né en juillet 45, il est mort en juillet 45.
Oui, et en plus, le livre était imprimé en juillet 45.
Une dernière chose, Christian Mazalaille, vous savez que Patrick Modiano a écrit des chansons dans les années 60 pour François Zardy. Il a même écrit un album, enfin, quatre titres. Fonds de tiroir en 67. C'est peut-être un avenir commun, la musique ?
Non.
Hein ? Laissez-le répondre. Non, c'est vrai, on parle souvent de musique ensemble. Oui. C'est vrai ? Oui, oui, oui. Un album ?
Oui, c'est difficile. Oui, enfin, c'est compliqué. On a beaucoup de points communs. Oui, oui.
À suivre, trois points de suspension, comme les écrirait Patrick Modiano. En attendant l'album, le fond de tiroir numéro 2, 70 bis, entrée des artistes. Cette merveilleuse production à quatre voix et quatre mains, dont l'une qui écrit encore à la plume, c'est vous. Merci à tous les deux d'être venus dans 28 minutes ce soir. Merci infiniment. Et on va passer à un autre débat. Vous n'êtes pas concerné, un débat sur les retraités français. Le budget 2026 que le gouvernement Lecornu 2 doit concocter au plus vite suppose des économies drastiques, notamment le gel des pensions. Les retraités français qui absorbent 65% de la dépense de santé en France doivent-ils contribuer et être solidaires ?
Ou vont-ils être les pigeons d'un gouvernement aux abois ? On en débat après la mise au point de Sandrine Lecalvez. Ça s'est joué à 18 voix près. Le Premier ministre a échappé à la censure ce midi. Deux motions visant son gouvernement ont été rejetées. La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée. Soulagement de Sébastien Lecornu à la sortie de l'hémicycle.
Vous voyez bien la gravité de la situation dans laquelle on est. Vous voyez bien que c'est difficile. Il fallait que les débats puissent démarrer. Et ils vont démarrer au travail.
Dès lundi, en commission à l'Assemblée nationale, les discussions vont effectivement pouvoir commencer sur le budget de l'État, 30 milliards d'économies à trouver, et sur celui de la sécurité sociale. Dans le viseur notamment, les retraités. C'est écrit noir sur blanc dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale destiné à redresser des finances dans le rouge.
Cette situation justifie de faire participer les retraités au rétablissement de l'équilibre des comptes publics dans un contexte où la réforme des retraites de 2023 a fait peser l'ensemble des efforts sur les seuls actifs.
Le gouvernement prévoit de supprimer l'abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités pour le remplacer par un forfait plafonné à 2000 euros. Les pensions seront gelées. Pas d'augmentation d'un pourcent l'an prochain pour suivre l'inflation. Chacun fait ses comptes, comme dans ce bouleau de Rome de Lyon.
1% par mois, ça ne représente pas grand-chose. Ça va représenter 20 euros. Mais bon, 20 euros, c'est 20 euros. C'est obligatoirement une perte de pouvoir d'achat.
La CGT appelle à une mobilisation des retraités le 6 novembre. La pilule est particulièrement violente pour les retraités. Tout ça parce qu'on refuse d'aller taxer les plus riches et d'affronter les multinationales et les rentiers. Alors les retraités seront-ils les grands perdants du budget 2026 ? Bénéficiait-il jusqu'ici d'un traitement de faveur par rapport aux actifs ? Le gouvernement prend-il un risque en ciblant les 17 millions de retraités qui représentent autant d'électeurs ? Nos trois invités pour ce débat, Agathe Leberder, bonsoir, secrétaire générale, adjointe de la CGT, ING, cadre tech. Et puis vous êtes également membre de la commission exécutive confédérale de la CGT.
Et selon vous, on cible clairement les retraités en pensant qu'ils vivent mieux que les actifs et qu'il serait donc normal de leur demander un effort. Pour vous, c'est discutable car le niveau de vie des retraités baisse depuis plusieurs années. À côté de vous, Erwann Tison, économiste. Bonsoir. Bonsoir, vous enseignez à l'université de Strasbourg. Et selon vous, les retraités ne sont pas au fond les grands perdants de ce budget 2026. Les entreprises et les actifs sont aussi énormément et seront aussi énormément mis à contribution. Et à côté de vous, Gaëlle Mac, bonsoir, directrice déléguée de la rédaction de Challenge.
Selon vous, faire payer les retraités, c'est tabou en France, vu le pouvoir électoral de cette population de 17 millions de gens notamment. Mais sur le plan économique, ajoutez-vous, il y a une logique à leur demander un effort pour redresser les comptes publics. Oui ou non, ça va être le thème de notre débat. Et on démarre avec la facture du jour. Oui, c'est celle des pensions de retraite versées à nos aînés. 370 milliards d'euros par an, ce qui en fait le premier poste de dépense de la protection sociale, soit 13,1% du PIB pour environ 17 millions de retraités à One Tison.
Ce qui explique ces chiffres-là que le gouvernement les cible particulièrement dans ce budget 2026 pour vous, les retraités. Surtout qu'ils ne sont pas ciblés outre mesure. On demande une contribution à tout le monde et là, en l'occurrence, on parle d'un gel des pensions. Il faut rappeler quand même que les pensions ont augmenté de plus de 25 milliards d'euros depuis 2020 quand même. Donc les pensions de retraite ont plus augmenté que les salaires dans ce pays depuis quelques années. Mais ensuite, le gros problème, l'idée, ce n'est pas de cibler une catégorie ou une autre.
C'est qu'effectivement, à la fois notre dette et à la fois notre déficit est fortement alimenté par notre système de retraite. Donc il est normal qu'en voulant corriger les déséquilibres budgétaires, on s'attaque au premier poste de la nation. Agathe Lebervert, 120 milliards sont financés sur ces 370 milliards à crédit, dit-on aujourd'hui. Est-ce que ça ne peut pas expliquer justement que le gouvernement, aujourd'hui, leur demande un effort ? Non mais là, on a parlé justement de la dette de l'État français, mais le premier poste pour le coût de dépense publique en France, c'est quand même les aides publiques aux entreprises. C'est 211 milliards d'euros qui ont été versés en 2023.
Les retraites sont supérieurs. Je parle de la dette et du coût du déficit public. Les postes, différents postes. Et en l'espèce, on ne discute pas du tout, puisque dans le PLF tel qu'il est sorti, le projet de loi de finances, c'est-à-dire le budget de l'État, il n'y a aucune mesure sur ces aides publiques aux entreprises. Vous voulez dire pour les réduire un tout petit peu, c'est ça que vous voulez dire ? Mais surtout les remettre à plat, les conditionnaliser, c'est ce que demandent la CGT et les autres organisations syndicales.
C'est-à-dire, est-il normal aujourd'hui que des entreprises qui licencient, par exemple, j'en cite une qui est à Grenoble, qui s'appelle ST Microélectronique, qui a touché des tonnes, des millions d'euros d'aides publiques, soit de l'Union européenne, soit de la France, soient capables de licencier aujourd'hui et de proposer la suppression d'emploi de l'État. C'est parfaitement pertinent, mais ce n'est pas le thème du débat du jour, donc on va revenir au gel des pensions.
Oui, justement, Gaëlle Mac, pour être très précis, ce qui est prévu dans ce projet de budget, ce n'est pas encore acté, c'est un gel des pensions en 2026, l'an prochain, et une limitation des révalorations de retraite jusqu'en 2030, ça, c'est du jamais vu dans les budgets précédents ? Alors, des gels de pensions, il y en a déjà eu pour un an, mais par contre… Quand ? Le dernier, c'était quand ? Alors, 2014, oui, 2014, mais par contre, une projection comme ça, dire que d'ici à 2030, il y aura des revalorisations qui resteront inférieures à l'inflation, ça, pour le coup, c'est inédit. Oui.
Ça, voilà, il faut voir que depuis janvier 2022, les retraites ont été revalorisées quatre fois, toujours à hauteur de l'inflation, voire même un petit peu plus, alors que pour les actifs, ces revalorisations de salaire ne sont pas mécaniques, ça dépend de négociations salariales qui sont très inégales d'une entreprise à l'autre, d'une filière à l'autre.
Donc, les retraités, on peut considérer que sur ces trois dernières années, ils ont été un peu mieux traités, notamment pendant la période où l'inflation était forte, que les actifs, et il faut voir aussi que ce gel qui va venir pour cette année, l'inflation va être faible cette année quand même, elle est prévue en 2026 à 1,3%, ce qui veut dire que ça va limiter quand même l'impact de cette mesure.
C'est quand même parfaitement normal que les retraites, qui sont le salaire des retraités, soient revalorisées à hauteur de l'inflation, c'est le seul revenu dont ils peuvent bénéficier, et pour information, la désindexation des pensions, ça n'affecte pas seulement les retraités, ça affecte aussi les actifs, puisque quand on désindexe généralement le niveau des pensions, on désindexe ce qu'on appelle les salaires portés au compte, c'est-à-dire les droits que les actifs sont en train de se constituer.
Et quand on gèle ça, ça a un impact à l'avenir sur le niveau des pensions des personnes concernées, et ça veut dire que les actifs d'aujourd'hui vont payer deux fois, par la désindexation de leur salaire porté au compte, et par leur niveau de pension qui sera désindexé sur plusieurs années, voire sous-indexé, comme c'est annoncé dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. – Vérone, disons là-dessus, les actifs vont être perdants aussi. – Mais les actifs sont perdants dans le système de retraite actuel, parce que, je le répète, le système par répartition, il est quand même d'une violence pour les actifs assez impressionnante.
Il y a 28% aujourd'hui du salaire super brut d'un actif qui est alloué justement aux retraites. Donc pour quelqu'un qui va être au salaire médian, on parle quand même de quasiment 900, 1000 euros par mois, par mois, pour cette personne-là qui sera allouée aux retraites, alors que cette personne-là n'arrive à mettre de côté, selon les chiffres de l'INSEE, qu'environ 120 euros. Donc c'est-à-dire qu'elle cotise six fois plus pour les retraites, pour une retraite en plus qu'elle n'aura pas. Donc quand on voit les projections du corps, pas. Et en plus de ça, les cotisations retraites pèsent quand même trois fois plus sur la fiche de paye que la CSG.
Le problème c'est que c'est extrêmement invisible, donc en fait on ne se rend pas compte aujourd'hui. Le problème de toute cette mécanique-là, c'est que vous l'avez dit juste avant, aujourd'hui les pensions de retraite sont 120 milliards supérieurs aux cotisations. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que les pensions de retraite aujourd'hui sont surévaluées par retraités de 6200 euros par an. Donc c'est ce qu'il faudrait qu'on baisse pour équilibrer le système. Si on ne le fait pas, on ne va pas le faire tout de suite, si on ne le fait pas malheureusement c'est soit par la dette, soit par l'augmentation des cotisations.
Bon, alors attendez, il y a quelque chose là qui est en préparation, c'est dans le projet de loi de finances la fin de l'abattement de 10% concernant jusqu'à présent les retraités.
Oui, parce que jusqu'à maintenant les retraités comme les actifs bénéficiaient d'un abattement automatique de 10% sur leur revenu pour frais professionnels. Alors cet abattement, je rappelle qu'il avait été créé pour les retraités en 1978 et c'était pour compenser une inflation galopante et les frais de santé des seniors. Cet abattement, il était jusqu'alors plafonné à 4 399 euros par foyer fiscal. La nouvelle proposition, c'est donc de le remplacer par un forfait de 2000 euros par personne.
Et donc une note de l'Institut des politiques publiques de fin juillet estime que cette réforme pénaliserait 1 400 000 personnes, c'est un retraité sur 12, et qu'elle bénéficierait à l'inverse à 100 000 retraités, d'où cette phrase qu'on entend régulièrement des petits gagnants et des grands perdants. Alors les petits gagnants, ce sont ceux qui touchent moins de 20 000 euros par an et dans leur cas, on parle de gagner seulement quelques euros par an. Quant aux grands perdants, ce sont les personnes seules avant tout. Je vous donne un exemple, un retraité célibataire, 30 000 euros de revenu annuel, il avait droit jusqu'alors à un abattement de 3 000 euros avec la réforme.
Cet abattement passerait à 2 000 euros et il paierait 160 euros d'impôt en plus. Je prends maintenant l'exemple d'un couple plus aisé qui eux aussi vont voir leur impôt augmenter, mais de façon moindre. Donc le couple touche 100 000 euros de revenu annuel, 50 000 euros chacun au total. Ils avaient droit à l'époque, jusqu'à aujourd'hui en tout cas, à 4 399 euros, c'est le plafond de l'abattement. Désormais, cet abattement serait de 4 000 euros et donc eux paieraient 60 euros de plus par an, selon le Parisien. Kaël Mack, finalement, on le voit, c'est les retraités de la classe moyenne qui paieraient le plus. Est-ce que ça, ça vous paraît juste ?
Oui, moi ça me paraît juste. Je ne vais pas me faire des amis, là, je pense. Alors, je ne dirais pas que c'est les classes moyennes. Ça commence à être les classes moyennes supérieures. C'est-à-dire que, déjà, on part de l'idée que moins d'un retraité sur deux paie l'impôt. Donc déjà, il y a quand même la moitié des retraités ne sont pas du tout concernés par cette mesure. Voilà. Donc je pense que l'ensemble des retraités les plus modestes sont épargnés par cette mesure. Ensuite, dans cette mesure, ceux qui sont en dessous de ce forfait de 2 000 euros, donc ceux qui sont tout juste à l'impôt et juste là-au-dessus, ils vont être les petits gagnants dont vous parlez.
Et les perdants et les grands perdants, ce sont ceux qui vont être au-dessus de ce plafond de 2 000 euros tous les ans et qui donc profitaient jusque-là du fait que c'était un pourcentage et non pas une somme forfaitaire. Et là, on parle quand même de retraités relativement aisés. Bon, je pense qu'il faut se souvenir que le taux de pauvreté des actifs, c'est 15 %, le taux de pauvreté des retraités, c'est 11 %. Si quelqu'un peut faire un effort, les retraités aisés, je trouve cette mesure plus juste, par exemple, que désindexer les retraites. Plus solidaire, plus solidaire. C'est pour tout le monde. Ça vous paraît injuste ? C'est plus ciblé. Plus 60 euros, par exemple, par an d'impôt.
C'est injuste, puisqu'on augmente les impôts des retraités. Par ailleurs, tout ça résulte d'un discours. C'est un discours de mise en opposition qui a été parfaitement nourri par François Bayrou quand il a présenté son projet de budget, quand il parlait des boomers, en pointant du doigt une génération. C'est grave, ce type de discours. C'est des discours actifs contre retraités, jeunes contre vieux, cadres et professions intermédiaires contre ouvriers employés. Comme si le niveau de salaire, le niveau de pension n'était pas lié à une qualification.
Sur cet abattement en particulier, est-ce que ça a du sens de le conserver, sachant qu'on parle de frais professionnels et qu'en l'occurrence, les retraités ne travaillent plus ?
Ce qui n'a pas de sens, c'est d'augmenter les impôts des retraités alors qu'on laisse 100 milliards d'euros de dividendes être versés dans les entreprises du CAC 40 en 2024. En fait, ce qu'on est en train de faire… C'est un exercice contre les entreprises, contre les ménages. Ce qu'on est en train de faire, c'est du partage de la pénurie au sein du monde du travail, entre les salariés actifs et les salariés retraités. Et ça, le monde du travail n'en veut pas, c'est la raison pour laquelle ils se mobilisent. Demain, il y a une mobilisation devant le conseil d'administration de l'Agircarco pour la revalorisation des retraites complémentaires.
La caisse des retraites, qui paye une partie quand même. Et le 6 novembre. Pour les cadres et professions intermédiaires, c'est parfois jusqu'à 60% de leur pension. – Arouane, disons, c'est vrai que quand on regarde le salaire médian, enfin pardon, la retraite médiane, c'est 1 541 euros net. – Pour la part sécu. – Pour la part sécu. – Oui, ce n'est pas non plus des nantis. Et puis ces gens-là, et on l'entendait dans la mise au point, ils vont devoir payer leurs frais de santé qui sont plus importants, parfois ils n'ont pas de mutuel, et éventuellement les pâtes. – Bien sûr, mais alors, première chose, c'est la part sécu, les 1 500.
Quand vous mettez la complémentaire, vous êtes à 2 000 euros. Et quand vous rajoutez après le niveau de vie, il faut savoir que, par exemple, 75% des retraités sont propriétaires, ce qui est logique d'avoir accumulé ses normes de patrimoine tout au long de sa vie, et bien en fait, quand on compare les niveaux de vie, aujourd'hui, les retraités ont un niveau de vie de 3% supérieur à celui des actifs. Est-ce que c'est normal d'avoir un niveau de vie supérieur quand on ne travaille pas que quand on travaille ? – Oui, mais ça veut dire qu'on a travaillé 40 ans, voire 42 ans. – Alors oui, mais le problème, c'est que c'est le seul pays au monde où on est dans cette situation-là.
New York Times, il n'y a pas longtemps, faisait justement une comparaison. Même dans les systèmes les plus sociodémocrates, notamment les pays du Nord, on arrive à un rapport qui est de 75%, pas à 103%. – Et en plus, on ne veut pas travailler plus longtemps et notre espérance de vie augmente. Donc le nombre de retraités et le nombre de temps passé à la retraite va vraiment continuer d'augmenter. – Et si vous me permettez, le gros problème, je ne veux pas du tout opposer les générations, encore une fois, j'aime profondément mes parents et mes grands-parents, mais le problème, c'est que, le problème aujourd'hui, c'est quoi ?
C'est qu'on est face à un marché du travail qui est sclérosé avec un travail qui ne paye plus. Antoine Fouché l'a montré, il faut à peu près aujourd'hui 80 ans pour... – Antoine Fouché, pardon, c'est l'ancien conseiller de Muriel Pénicaud qui a fait un excellent bouquin l'année dernière. – Elle vit quand même dans la semaine du travail. – Sur justement le travail, sortir du travail qui ne paye plus, il dit qu'aujourd'hui, il faut 80 ans pour doubler son niveau de vie, il en fallait 15 dans les années 70. Aujourd'hui, le problème, c'est que les retraites pèsent tellement sur le coût du travail qu'aujourd'hui, malheureusement, vous ne pouvez plus vivre de votre travail.
Ça augmente le taux de pauvreté des jeunes, ça diminue aussi la perspective démographique, c'est-à-dire qu'un jeune aujourd'hui, au voile, est moins de 35 ans, voudrait avoir 2,3 enfants, il n'y a donc 1,6. La démographie, c'est la prochaine bombe économique qui est devant nous. Tout ça parce qu'on a un système des retraites, effectivement, qui pèse beaucoup trop. Et moi, j'attendrai des syndicats qui se battent justement pour revaloriser au maximum le travail. – Alors, attendez, attendez, ils vont se battre et peut-être que les retraités vont aussi aller dans la rue, on ne sait pas. En tout cas, on va revenir à une archive qui nous ramène à septembre 2017.
Les retraités se sont mobilisés et ils manifestaient contre la hausse de la CSG.
– Ils se sentent trahis, injustement mis à contribution car la CSG augmentera d'1,7 points dès le 1er janvier prochain pour les pensions supérieures à 1 200 euros par mois. Inacceptable, et ils le disent, dans les rues de Paris cet après-midi.
– Je ne peux plus mettre d'argent de côté parce qu'il y a des gens qui ont décidé que j'étais plus favorisé que les autres. Ça veut dire que dans 5 ans, dans 10 ans, quand je serai à l'EHPAD, je vais me retrouver où ? Dans un muroir ou dans la rue ?
– J'ai travaillé jusqu'à 64 ans. Pour avoir 25 euros de plus, on me les enlève. Une personne seule, c'est dégueulasse. Tous les jours, je puise dans les petites économies que j'ai faites pour partir à la retraite. – Pour compenser la hausse de la CSG, dès le 1er octobre, les pensions vont augmenter de 0,8%. – Agade Le Berdard et ses retraités, vous les appelez à se mobiliser le 6 novembre prochain. Alors là, on a entendu ce qui était contre.
Il y a des retraités qui disent, moi, je veux être solidaire avec les générations suivantes, avec mes petits-enfants. Donc là, vous dites qu'il y a opposition, on a opposé. Il y en a qui disent, non, c'est de la solidarité aussi, de donner un peu plus. – Oui, je pense que, en fait, juste là, c'est complètement dingue, parce que sur cette hausse des impôts sur les retraités, ça permet d'effacer la hausse des impôts qu'on a proposée, par exemple, avec la taxe Zuckman, où là, ça concernait 1 800 foyers fiscaux. Ça avait un rendement de 20 milliards d'euros. – Le chiffre est contesté, le rendement est contesté, vous le savez.
Certains disent, comme Philippe Aguillon, qui est désormais prix Nobel d'économie, que c'est 5 milliards. Mais bon. – Mais donc, on s'attaque à la grande masse des retraités, en pointant du doigt des retraités qui seraient plus aisés que les autres. C'est une erreur. Tout le monde a perdu en pouvoir d'achat ces dernières années. Et c'est très grave. Les pouvoirs d'achat ont… – Ah non. – Le pouvoir d'achat des retraités a diminué ces dernières années. – Il a été indexé sur l'inflation. – Il a diminué du fait de la hausse de la CSG et des désindexations qui ont eu lieu ces dernières années. – Depuis 2020, il a indexé sur l'inflation. Il a été perdu en pouvoir d'achat.
C'est une erreur de les mettre en opposition. Les salariés ont perdu en pouvoir d'achat. Pourquoi ? Parce que le gouvernement a été totalement démissionnaire sur les politiques sociales en matière de salaire. Il avait organisé, il y a deux ans exactement, c'était le 16 octobre 2023, on était tous et toutes à la conférence sociale sur les salaires pour parler de comment on allait augmenter les salaires. Depuis, rien ne s'est passé. Ils avaient prévu des sanctions sur les branches qui ne respectent pas les minimas au SMIC. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Il y a 1,2 million de salariés qui ont des minimas conventionnels inférieurs au SMIC. C'est gravissime.
Ils avaient prévu de travailler sur les exonérations de cotisations sociales pour faire sortir les salariés de la trappe à bas salaire. Qu'est-ce qui s'est passé sur ce dossier ? Rien, ça n'a pas avancé. Ils avaient prévu d'organiser une grande négociation sur le temps partiel imposé. Qu'est-ce qui s'est passé ? Rien. C'est gravissime que le gouvernement ait démissionné sur les salaires et qui justifie le fait de s'attaquer aux retraités parce que le pouvoir d'achat des actifs a baissé.
Pour revenir sur ces retraités, Gaël Max, ces retraités sont de plus en plus mis à contribution, notamment par exemple sur les franchises médicales,
un doublement prévu dans le budget 2026. Oui, mais à un moment, si vous voulez, en dehors de quelques-uns qui ont toujours l'illusion que la taxe Zuckman va rapporter 20 milliards d'euros, mais sinon, si on se dit qu'elle va rapporter et qu'elle ne va peut-être pas être mise en œuvre et que peut-être qu'elle va rapporter 5 milliards, tout le monde va devoir faire des efforts à un moment. À un moment, il faut quand même se rendre compte qu'on a une dette qui fait 115% du PIB, qu'on a un déficit qui fait plus de 5,7-8% du PIB et que donc tout le monde... Oui, mais là, c'est la question de la répartition de ces efforts. Et donc maintenant, on répartit les efforts.
Mais est-ce qu'ils sont suffisamment répartis ? Eh bien, si on regarde, si vous voulez, les retraités par rapport aux actifs, etc. Il y a, en France, on est quand même, par rapport à l'ensemble des pays européens, plus généreux avec les retraités que la moyenne. Bien sûr, les retraités ont travaillé toute leur vie, mais les actifs aussi vont travailler toute leur vie et ils n'auront probablement pas les retraites qu'ont les retraités aujourd'hui. Ils ont certainement eu des cotisations plus élevées et un travail plus précaire.
Aujourd'hui, la raison pour laquelle les retraités sont un public auquel on fait particulièrement attention, c'est que les plus de 60 ans, c'est à peu près 25% de la population. C'est 35% du corps électoral. Et c'est encore bien plus des votants. Parce que je rappelle qu'à premier tour de la présidentielle de 2022, 16% seulement des plus de 60 ans se sont abstenus, alors que 44% des 18-34 ans se sont abstenus. Donc, c'est un vivier électoral important. Donc, on les ménage. C'est une clientèle électorale. Alors, vous parlez d'élections, la bataille parlementaire, elle ne fait que commencer.
Et la gauche veut imprimer sa marque sur ce budget. Écoutez, Philippe Brun, député socialiste de l'heure et vice-président de la commission des finances. Si le budget de la sécurité sociale proposé par le gouvernement, il y a le gel de toutes les retraites. Ça ne passera pas. On aura peut-être un accord pour geler les retraites au-dessus d'un certain seuil pour les retraités aisés. Et pour l'essentiel des retraités qui gagnent moins de 1 500 euros par mois, il n'y aura jamais de gel, en vérité. Beaucoup de choses vont sortir. Les franchises médicales, ça ne passera jamais. Le gel des retraites, grandeur nature, comme prévoit le gouvernement, ça ne passera jamais.
Erwin Tison, ça ne passera jamais. Parce qu'en effet, on en parlait. La taxe du Kman était au cœur de l'actualité récemment. Les retraités disent quoi ? Ils disent qu'on ne s'en prend pas à ceux qui ont le plus aujourd'hui. Voilà le sentiment d'injustice qu'il peut y avoir. Est-ce que vous l'entendez, cela ? Oui, je l'entends. Alors après, le débat sur la taxe du Kman, on ne va pas le refaire là. Il a été biaisé dès le début. Là-dessus même des économies. Mais sur la répartition des efforts. La répartition des efforts, aujourd'hui, c'est simple. Qu'est-ce qu'on veut pour notre pays ? On a effectivement des salaires qui stagnent. Pourquoi est-ce qu'ils stagnent ?
Parce que le moteur principal de l'augmentation des salaires, qu'est la productivité, est en panne. Pourquoi est-ce qu'elle est en panne ? Parce que d'une part, l'investissement des entreprises est trop faible. De deux, la formation professionnelle n'est pas bien dirigée vers ceux qui en ont besoin. Et de trois, surtout, les salaires sont trop faibles. Il y a une corrélation directe entre les deux. Donc, soit on veut effectivement continuer à choyer la population, celle des baby-boomers qui a été la plus, on va dire, protégée de toute l'histoire de notre pays. Soit on veut justement investir dans notre jeunesse pour essayer d'en faire en sorte de réavancer vers la prospérité.
Regatte Leberner, qu'est-ce que vous souhaitez ? Que ce budget capote quelque part ? Au risque de retomber dans une instabilité politique ? Non, il faut un budget qui réponde aux aspirations du monde du travail. Et le monde du travail, c'est les actifs aujourd'hui, les salariés actifs, mais aussi les salariés retraités. Il faut un budget qui réponde à ça, c'est-à-dire qu'il faut une revalorisation des pensions. C'est la raison pour laquelle on se mobilise devant l'Agir Carco pour les retraites complémentaires. Vous l'avez déjà dit. Il faut cesser de geler le salaire des fonctionnaires. C'est aussi ça qu'il y a dans le budget.
On parle de 5 millions de personnes dont le salaire ne va pas augmenter, alors que l'inflation continue d'être présente. Et pourquoi est-ce qu'il n'augmente pas ? Parce que malheureusement, les pensions des retraités du public coûtent beaucoup trop cher. Aucun rapport. 16% aujourd'hui de la dépense d'éducation est dédiée exclusivement à financer les pensions des retraités du public. Il faut remettre à plat les aides publiques aux entreprises qui nous coûtent 211 milliards en 2023.
Mais après ces aides-là, il faut quand même se souvenir que les entreprises restent plus prélevées en France que dans la moyenne des pays européens après l'ensemble de ces aides, qui peuvent être chiffrées entre 135 milliards et 220 milliards. Mais après ça, elles restent quand même surprélevées. Pour financer des services publics qui doivent rester de qualité, une protection sociale qui doit rester de qualité. Merci infiniment. C'était un débat plus que civil, mais vous ne serez pas d'accord. On le constate. Mais vous pouvez débattre. C'est déjà énorme. Merci encore. On va rester dans l'actualité.
Vu par Xavier Maudieu et Marie Bonisso aux Etats-Unis, les exigences liberticides du Pentagone sont fusées en bloc par les médias et même par certains médias trumpiens comme Fox News et à Saint-Malo. Les hirondelles dont la population s'effondre, par ailleurs, d'au moins 25% en France, feront-elles capoter un projet hôtelier là où elles nidifient dans la falaise ? Mais d'abord le mot vedette du jour, repéré par l'infatigable Nolte, « cru du siècle », car Paris se prépare à une possible montée des eaux hors normes. C'est entendu.
« Comment se prépare-t-on à la crue du siècle ? » « En Ile-de-France, cette crue du siècle »
« Crue du siècle », qu'est-ce que ça veut dire ? » « Exactement ce que ça dit. » « Merci de m'en dire un peu plus. » « Entendu. » « La vie secrète des mots vedettes. » « Crue du siècle », du latin crescere croître et saeculum, génération, les scientifiques disent « crue centenale », est une expression populaire emphatique désignant une montée des eaux carabinées qui frôle ou dépasse un record. Lundi 13 octobre, la ville de Paris a organisé un exercice grandeur nature pour simuler une crue du siècle. La crue de la Seine ayant noyé Paris le 28 janvier 1910, mesurée à 8 mètres 62, est à ce jour la crue du siècle en France.
Dans le scénario catastrophe façon Roland Emmerich, imaginé par la mairie de Paris, en 2026, l'eau monte à 9 mètres 10. Un quart des rues sont inondées, deux lignes de métro-circuitent encore, un Parisien sur six a quitté la ville. Pour dramatiser la séquence comme à Hollywood, une experte de la ville, la Seine, il ne s'agit pas de savoir si une telle inondation arrivera, mais quand ? Nul ne le sait. Mais en termes statistiques, chaque année, Paris a une malchance sur cent de connaître une montée des eaux qui dépasserait 1,6 mètres.
S'il existe d'autres épées de Damoclès naturelles, méga-irruption aux Canaries, séisme radical en Californie, le premier risque naturel pour la région capitale est une crue du siècle avec débordement du fleuve, pluie torrentielle, remontée des nappes phréatiques qui menacent 700 000 habitants pour un coût de 30 milliards d'euros, soit 20 fois plus que celle de 1910. L'image d'une crue sadique et meurtrière a frappé l'équipe municipale en 2024 quand des automobilistes espagnols ont été piégés vivants par la montée des eaux près de Valence. Autre horreur possible, à Paris, une crue au-dessus de 8,60 mètres déclencherait un incontrôlable refoulement des eaux.
Flouctouate, nec, merditure.
Eh bien tout ça vaut bouer, hein ? Merci M. Noltre, bonsoir Mme Moni, Mme Bonissot, et M. Béoui, et M. Bauduit. Alors, cher Xavier, ça chauffe pour les médias aux Etats-Unis. Le Pentagone, par rapport aux journalistes accrédités, donc au Pentagone, le Pentagone voulait imposer des restrictions sur le contrôle préalable des informations, une espèce de censure qui ne dit pas son nom ou de contrôle un peu liberticide. Un paquet de journalistes, même des gens de Fox News, ont décidé de faire leur carton et de rendre leur badge. Voilà où on en est. Et vous, vous nous conduisez aux origines de la presse américaine.
Oui, Elisabeth, le 25 septembre 1690 à Boston, parce que c'est là que paraît le premier numéro de Public Occurrences. C'est le premier journal à apparaître dans les colonies anglaises. L'Amérique, alors attention, il y avait déjà des feuilles d'informations qui circulaient, mais elles venaient d'Angleterre. Non, là, avec Public Occurrences, nous avons bien quelque chose qui est publié à Boston, avec l'idée de fournir des informations sur les affaires étrangères et domestiques. Et là, on a quelque chose d'assez court. C'est trois pages de texte sur deux colonnes. La quatrième page est laissée blanche.
L'hypothèse, c'est que c'était peut-être pour y mettre de la publicité, voire pour laisser aux gens la possibilité de rajouter des informations. Parce que vous savez, à ce moment-là, ça passait de main en main. Et qui le crée, ce Public Occurrences ? C'est un rebelle. Il s'appelle Benjamin Harris. Alors lui, il vient d'Angleterre. Il était à Londres éditeur. Et d'ailleurs, il publiait des pamphlets qui révulsaient le pouvoir royal. Si bien qu'après plein de condamnations, il a décidé d'aller s'installer à Boston,
où c'est là, il fait paraître son journal. Et dès le premier numéro, il donne toute son ambition. Alors il dit vouloir fournir des comptes rendus, des événements importants.
D'ailleurs, il lance un appel à la population. Si vous avez des informations, veuillez les donner. Et puis surtout, il dit vouloir mener une guerre contre le mensonge. Il s'engage à vérifier toutes les informations.
Et que si jamais il y avait une erreur qui était passée, il va la corriger dans le numéro suivant. C'est un magnifique programme. Hélas, ça ne dure pas mal longtemps, cette histoire-là. Parce que nous sommes à un moment, fin du XVIIe siècle, où l'idée même de liberté de la presse est absolument inexistante.
Et donc, le pouvoir colonial décide d'interdire la parution, mais surtout récupère tous les numéros déjà imprimés, détruit tout ça. Donc vous comprenez bien qu'il n'y a qu'un seul numéro de ce journal de Benjamin Harris. Collector, dites donc. Et alors, que devient-il ensuite ? Ce bonhomme-là, il reste quelques temps à Boston. Puis après, il rentre en Angleterre, où il décide de publier un nouveau journal. C'est le London Post. Alors là, ça ne fait aucune polémique. Ça s'agit, on va dire, avec l'âge. Non, le destin du numéro dont je vous parlais, le seul numéro, est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus intéressant. Parce que, détruit, il n'y a plus rien.
Et on en retrouve seulement une copie en 1845, par hasard à Londres. Alors, il est possible que ce soit une copie qui a été envoyée, vous voyez, pour la censure. Et donc, très vite, aux États-Unis. Parce que maintenant, il y a les États-Unis. On en fait un facsimilé, parce que c'est le premier journal, ce seul numéro. Alors, je peux vous le dire, déjà, si, dans les archives, vous le sortez, c'est la fortune garantie. Parce que c'est le premier journal, et on n'en a pas. Donc, on a envie de dire aux habitants du Massachusetts, bosse ton archivage. Ah ! Comme dirait Patrick Modiano, spécialiste de l'archive.
Alors, Marie, à Saint-Malo, une poignée d'hirondelles vont peut-être réussir à bloquer un projet de thalasso, 5 étoiles, qui est contesté depuis des années par des riverains et par des écologistes du coin. Oui, Elisabeth, creuser son nid ou partir en thalassothérapie, il va falloir choisir. Les Malouins retiennent leur souple. On dirait qu'il y a un fémariste de Netflix qui a débarqué sur l'affaire Relic pour ajouter à un super retournement de situation à ce contentieux qui dure, vous l'avez dit, depuis des années.
Alors, d'un côté, un groupe hôtelier Relic, qui est connu comme le loup blanc dans la région, puisque c'est une entreprise familiale qui emploie déjà plein de gens, notamment dans ses splendides termes marins. Ils veulent en construire d'autres. Des termes, à flanc de falaise, au-dessus d'une plage qui s'appelle la plage de Mini-Hic, à quelques kilomètres des Remparts de Saint-Malo. C'est un énorme projet qui est estimé à 90 millions d'euros. Deux hôtels de luxe, des appartements de luxe, évidemment aussi, un centre de thalasso, une école de formation au métier du bien-être. Bref, la mairie de Centre-Droit a délivré le permis de construire il y a 5 ans.
Immédiatement contesté ce permis de construire par deux associations de riverains, d'écolos, de citoyens qui ne comprennent pas qu'on artificialise encore le peu de côtes sauvages qui restent et qu'on creuse surtout à 10 mètres de profondeur dans cette falaise, déjà extrêmement vulnérable. Alors, il faut noter que la mairie de Saint-Malo n'a toujours pas établi sa carte d'exposition au recul du trait de côte, qui est une carte qu'elle a l'obligation de faire et de publier, c'est la loi. Mais on a quand même des cartes nationales qui montrent déjà que le trait de côte dans ce coin-là pourrait reculer d'une dizaine de mètres en cas de phénomène majeur comme une grosse tempête.
Phénomène majeur qui s'intensifie, vous le savez, avec le réchauffement climatique. Alors, pourquoi un projet comme ça du passé alors que le futur est si menaçant ? C'est ce que pensent les opposants qui ont perdu leur très longue bataille judiciaire. Ils sont allés jusqu'au Conseil d'État. Ça a duré des années. En vain, les travaux normalement sont annoncés pour le deuxième trimestre de l'année prochaine. jusqu'à ce que cet été, ta-la-la, un retournement de situation, l'Association Bretagne Vivante recense cinq nids d'hirondelles de rivage occupées dans cette même falaise.
Justement parce que cette falaise est fragilisée, elle est grignotée par la houle, exactement, elle est friable et donc elle est parfaite pour aller se creuser une petite galerie à l'intérieur, comme ce qu'adore faire les hirondelles. Ces oiseaux sont protégés. Le groupe Rolique va donc devoir désormais produire une étude d'impact s'il veut pouvoir obtenir une dérogation de la préfecture pour continuer à construire. Et si on découvre que les nids sont vraiment dérangés par les travaux, le chantier pourrait être stoppé.
En tout cas, c'est ce qu'estiment des juristes de l'environnement qui ont été interviewés dans un passionnant article du journal Libération qui vous raconte toute cette histoire qui est évidemment à suivre. Ce n'est pas fini. En attendant, pondez les enfants, pondez partout comme si ce n'est pas la saison. Pondez les fillettes. Faites des jeux, quoi. Bon, cuicui, merci. Allez, demain sur Arte et Chéri, c'est le club. Un gros pondeur, Renaud Dely. Nous, on se retrouve lundi à 20h05. Tchuss.
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