Grégory DOUCET : Maire EELV de Lyon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 7 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
J'aime bien dire les choses en vrai. Vous ne le faites pas pour l'image, vous baladez en vélo tout le temps ?
- 0:58OuverteRéponse directe
Vous n'avez pas peur pour votre sécurité, par exemple ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Je voulais vous dire bonne année parce qu'on est fin janvier, vous m'avez déjà souhaité mes vœux. Vous le savez ?
- 1:38FerméeRéponse partielle
Vous aviez vraiment écrit à la main chaque carte ?
- 2:04RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est très écolo, ça, d'envoyer 500 000 bouts de papier dans les boîtes aux lettres ?
- 3:18OuverteRéponse directe
Des jeunes SDF ont été relogés. Vous assumez que c'est un marqueur de bienveillance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« Exactement. C'est mon mode de locomotion quotidien, oui. »
- 1:04Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de raison qu'on s'en prenne au maire de Lyon pour le moment. »
- 1:43Invité politiqueFait
« Non, j'ai écrit à la main, vu qu'elle a été envoyée à toutes les Lyonnaises et tous les Lyonnais. »
- 1:57Invité politiqueChiffre
« Mais je ne pouvais pas écrire aux plus des 500 000 Lyonnaises et Lyonnais de la ville. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Ce qui est important, c'est surtout de souhaiter, de rappeler à tout le monde qu'il y a un lien avec la ville. »
- 4:06Invité politiqueFait
« La situation des jeunes auxquels vous faites référence, elle est particulière puisque ce sont des personnes sans abri, avec des animaux, avec des chiens. »
- 4:14Invité politiqueFait
« Il y a quelques établissements sur Lyon, mais ils sont vraiment très peu nombreux à accepter les personnes sans abri avec des animaux. »
- 4:29Invité politiqueFait
« On a pris le temps. C'est ça qui est important. On a pris le temps de construire ces solutions avec les personnes. »
- 5:39Invité politiqueFait
« Je préfère avoir en tête les mots de Victor Hugo qui nous invitait il y a plus d'un siècle à se battre contre la misère. »
- 5:55Invité politiqueFait
« Mon travail en tant que responsable politique, c'est aussi de trouver des solutions pour toutes ces situations individuelles. »
- 7:37Invité politiqueFait
« On a une situation très critique. Alors, elle touche les jeunes, vous l'avez dit, mais on est dans une crise sanitaire, une pandémie. »
- 8:09Invité politiqueFait
« Le bout du tunnel, il arrive parce que la vaccination a débuté et qu'on va finir par sortir de cette pandémie. »
- 9:03Invité politiqueFait
« Moi, j'ai demandé au premier ministre ce jour-là qu'on libère un petit peu l'accès notamment à des équipements culturels. »
- 12:56Invité politiqueFait
« On a un déficit sur Lyon dans les services publics. On a un déficit, vous m'avez déjà entendu le dire depuis notre élection, par exemple, de policiers municipaux. »
- 13:14Invité politiqueFait
« Il nous manque à Lyon des crèches, notamment des crèches municipales. »
- 13:41Invité politiqueFait
« Le service public, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. »
- 13:58Invité politiqueChiffre
« Sur la question des montants, oui, c'est vrai qu'on a présenté une PPI à 1,2 milliard, ce qui est plus important que la mandature précédente. »
- 14:13Invité politiqueFait
« C'est pour investir dans la rénovation thermique de nos bâtiments et notamment de nos écoles. »
- 15:09Invité politiqueFait
« Cette dette patrimoniale, eh bien, on en hérite. Par contre, nous, on a décidé de ne pas la laisser au suivant. »
- 21:13Invité politiqueFait
« Les vergers, on les a plantées. Tous les arrondissements, on a planté des vergers. »
- 22:36Invité politiquePromesse
« On s'est engagé à ce qu'il y ait des espaces piétons dans tous les arrondissements donc on va le faire. »
- 33:21Invité politiqueFait
« je ne souhaitais pas qu'il y ait des quartiers où il y ait plus de policiers que d'habitants »
- 33:47Invité politiqueFait
« depuis que nous sommes élus, j'ai travaillé avec mon adjoint à la tranquillité publique à la sûreté à la sécurité »
- 34:40Invité politiqueChiffre
« il y a deux semaines, il y a 11 interpellations de trafiquants de cigarettes, 3 ont terminé écroués »
- 41:27Invité politiqueChiffre
« la crise sanitaire aura coûté 45 millions d'euros à la ville en 2020 »
- 45:07Invité politiqueFait
« aujourd'hui, vous ne pouvez pas prendre rendez-vous au-delà du 15 février »
- 46:55Invité politiqueFait
« la France fait partie des pays qui a historiquement sous-investi dans le renouvelable »
Temps de parole
- Grégory Doucet70 %
- Présentateur21 %
- Locuteur 36 %
≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et comme chaque samedi, notre invité politique est là. Nous sommes ensemble jusqu'à midi. Aujourd'hui, je pense qu'on écoutera moins de musique parce qu'on a beaucoup de choses à se dire avec M. le maire de Lyon, Grégory Doucet. Bonjour, bienvenue. Bonjour. On est vraiment ravis, je vous le dis, de vous accueillir ici pour la première fois dans les nouveaux studios de Lyon 1ère sur la radio des Lyonnais. On trouvait ça plutôt normal et on a été très très contents que vous acceptiez de venir. Soyez le bienvenu. Je suis ravi. Merci. J'aime bien dire les choses en vrai. Je vous ai vu arriver...
J'ai interviewé un paquet de politiques, j'ai vu un paquet de personnalités politiques arriver là où on a rendez-vous ou alors me faire accueillir. C'est, je crois, la première fois de ma carrière que je vois arriver un maire de manière tout à fait anonyme avec son vélo, son casque dans la rue, qui se perd, qui se cherche tout seul. C'est assez original. Vous ne le faites pas pour l'image, vous le faites comme ça tout le temps, vous baladez en vélo tout le temps.
Exactement. C'est mon mode de locomotion quotidien, oui.
Vous êtes quand même maintenant devenu un personnage public assez important avec des enjeux. Vous n'avez pas peur pour votre sécurité, par exemple ?
Non, écoutez, pour l'instant, je fais attention. Il n'y a pas de raison qu'on s'en prenne au maire de Lyon pour le moment. Oui, ça peut être aussi un accident. Oui, oui, mais je fais aussi très attention. Vous m'avez vu, j'ai mon casque, mon vélo est équipé de lumière, quand il pleut, je mets ma cape de pluie, donc je roule en sécurité.
En tout cas, j'ai été surpris par cette image et elle est vraie, je peux la tester. Alors, je vais vous chatouiller juste pour commencer un petit peu. Je voulais vous dire bonne année parce qu'on est fin janvier, on a encore le droit jusqu'à ce soir, je crois, de souhaiter, sauf que vous, vous m'avez déjà souhaité mes voeux. Vous le savez ?
Oui, je vous ai envoyé une carte avec le Lyon.
Belle carte. Bien sûr, très belle carte. Avec un texte d'Anne Sylvestre, circonstance. Et je voulais savoir si vous aviez vraiment écrit à la main
chaque carte. Non, j'ai écrit à la main, vu qu'elle a été envoyée à toutes les Lyonnaises et tous les Lyonnais. Non, bien évidemment, on a fait recopier. J'en ai écrit un certain nombre à la main, comme il est d'usage, pour écrire à certaines personnes, bien évidemment. Mais je ne pouvais pas écrire aux plus des 500 000 Lyonnaises et Lyonnais de la ville.
On y croit presque. C'est vraiment l'impression que ça fait à la main. Alors, la question que je voulais vous poser, c'est est-ce que c'est très écolo, ça, d'envoyer 500 000 bouts de papier dans les boîtes aux lettres ?
Ce qui est important, c'est surtout de souhaiter, de rappeler à tout le monde qu'il y a un lien avec la ville. Là, en l'occurrence, le message qu'on voulait faire passer, c'était vraiment « Prenez soin de vous ». C'est celui que j'ai voulu écrire, moi. Je crois qu'on est tous dans cette ambiance un peu morose. Confinement, puis reconfinement. On ne sait pas trop encore où est le bout du tunnel, même si avec la campagne de vaccination qui débute, on commence à voir le bout du tunnel. Je crois que c'est important de garder le lien et de montrer aux gens qu'on continue à penser à eux et à les inciter à prendre soin d'eux-mêmes et à prendre soin des autres.
Alors, on va parler de plein de sujets. On va essayer, en tout cas. J'en ai listé. Moi, je pourrais vous le donner si je voulais. On n'en a absolument pas parlé, on va le dire tout. On n'a pas préparé. Il n'y a pas eu de réserve, de censure, quoi que ce soit. C'est très libre. Donc, tant mieux. On va parler vaccination, on va parler sécurité, écologie, culture, jeunesse, démocratie, politique, sociale. On parlera un peu de votre style aussi qui, je le disais en introduction, est un peu apparemment original. D'abord, l'actualité. Des jeunes SDF, on en parlait à l'instant dans le flash, ont été relogés.
Des jeunes SDF s'étaient installés rue de la République et tous les ans, il y a des petits campements comme ça qui s'installent, notamment dans cette grande artère de Lyon. Vous, l'État et les travailleurs sociaux ont trouvé cette solution de les reloger dans des caravanes où ils peuvent aller avec leurs animaux dans le quartier de Vès, je crois. C'est bon. Je crois que vous assumez, même que vous estimez qu'une mission a été accomplie. Ça, c'est quoi ? C'est un marqueur. C'est pour montrer que dorénavant, c'est comme ça qu'on va traiter les dossiers avec plus de bienveillance.
Et alors, question qui va dans l'autre sens, est-ce que vous n'avez pas peur que ce soit un appel d'air, que d'autres jeunes, que d'autres personnes SDF viennent vous réclamer un campement avec des caravanes à chaque fois ?
Alors, la situation des jeunes auxquels vous faites référence, elle est particulière puisque ce sont des personnes sans abri, avec des animaux, avec des chiens. Et donc, il était important qu'on puisse leur trouver une solution qui leur convienne. Il y a quelques établissements sur Lyon, mais ils sont vraiment très peu nombreux à accepter les personnes sans abri avec des animaux. Mais à l'heure actuelle, tout est plein. Donc, il a fallu qu'on invente de nouvelles solutions. On a pris le temps. C'est ça qui est important. On a pris le temps de construire ces solutions avec les personnes. Elles sont sans abri. Elles étaient sans abri, certes. Pour autant, elles ont aussi un parcours de vie.
Elles ont des souhaits pour leur avenir. Donc, on a travaillé ça avec elles. Et c'était important. D'ailleurs, je tiens à féliciter le travail des travailleurs sociaux, des associations. Alors, il y a toutes celles qui se mobilisent, qui font des marauds tout le temps en permanence dans la ville. Mais celles qui se sont mobilisées sur ces cas-là ont fait un travail vraiment remarquable. La ville a pris sa part, trouvé le terrain, l'achat des caravanes, l'installation, le soutien aux associations. Les associations ont fait leur travail. L'État aussi a mis sa contribution. On a très bien travaillé avec les services de la préfecture.
Et voilà, ce qui est important, c'est de constater qu'on s'en sort vraiment par le haut. Alors, sur la question de l'appel d'air que vous m'avez posé aussi... Ça peut donner des envies de revendiquer des droits ? On en parle. C'est souvent le chiffon rouge qu'on agite pour dire qu'il ne faut pas accueillir les migrants, qu'il ne faut pas trop s'occuper des pauvres, qu'il ne faut pas trop s'occuper... Mais la situation, elle est là. Vous savez, moi, je préfère... Je préfère avoir en tête les mots de Victor Hugo qui nous invitait il y a plus d'un siècle à se battre contre la misère. Parce que c'est de ça dont il est question. Moi, la misère, ça m'insupporte.
Donc, voilà, mon travail en tant que responsable politique, c'est aussi de trouver des solutions pour toutes ces situations individuelles. Des fois, c'est simple. Des fois, c'est très compliqué. Voilà. Dans ces cas-là, on doit prendre le temps, on doit être dans l'écoute. Et le sujet, les sujets... Je veux dire, le sujet du sans-abrisme est complexe par nature. Donc, il faut pouvoir l'aborder dans sa complexité. Parce qu'il s'agit de gens derrière. Ce sont des personnes avec des parcours de vie qui sont parfois très compliqués. Donc, il faut pouvoir entendre, il faut pouvoir comprendre pour les aider à construire leur vie.
Alors, je rappelle que vous venez de l'humanitaire à la base. Les gens ne savent pas forcément. Votre job, c'est ça. C'est l'humanitaire. Donc, c'est un sujet qui vous tient à cœur. On le voit sur votre compte Twitter. Quand vous tutez, vous retuitez souvent des actualités liées à, on va dire, des injustices internationales. On essaiera d'en reparler tout à l'heure. Avant de parler du conseil municipal qui a lieu cette semaine, je voudrais juste passer par les étudiants qui me semblent être aussi un sujet d'actualité urgent. On parle de plus en plus d'une base psychologique.
D'ailleurs, il y a un professeur qui était notre invité il y a quelques semaines, quelques mois, Nicolas Franck, qui est chef de service au Villenatier, qui avait alerté bien avant tout le monde en disant, il va y avoir un problème psychologique et qui touche d'abord les jeunes parce qu'ils cumulent la précarité et le problème d'être isolés. Dans votre programme que j'avais gardé précieusement, on l'avait mis dans ma boîte à l'aide. Je vois ça. Alors, c'est un programme en commun avec, à l'époque, Grégory Bernard, mais il y a un chapitre sur la jeunesse. Bruno Bernard. Qu'est-ce que j'ai dit ? J'avais dit Grégory Bernard, mais tout va bien. Bruno Bernard.
On travaille ensemble, donc vous pouvez nous confondre. Qu'est-ce que vous allez faire pour ces jeunes ? Pour dire les choses simplement, faire une question simple parce qu'ils attendent des réponses eux aussi et de l'aide. On leur a proposé un chèque pour aller voir les psys au niveau de l'État, mais est-ce que ça suffit ?
On a une situation très critique. Alors, elle touche les jeunes, vous l'avez dit, mais on est dans une crise sanitaire, une pandémie, mais on a aussi une deuxième crise sanitaire qui est en train de monter. C'est effectivement une crise de santé mentale. Alors, elle touche les jeunes en priorité, vous l'avez dit, notamment parce qu'il y a les problématiques de précarité qui viennent s'ajouter, aussi parce que le moment de la jeunesse, c'est le moment où on se projette, où on construit, où on prépare son avenir. Et là, ce qui se passe actuellement, c'est qu'en fait, tout semble boucher. On n'a pas l'air de voir le bout du tunnel.
Alors, moi, je pense que le bout du tunnel, il arrive parce que la vaccination a débuté et qu'on va finir par sortir de cette pandémie. Pour autant, s'enfoncer dans l'amorosité et parfois même dans la dépression, c'est un vrai problème aujourd'hui. Alors, concernant les jeunes, moi, j'en ai parlé avec le premier ministre quand il est venu le 16 janvier dernier à Lyon. C'est l'un des sujets qu'on a évoqués. J'allais vous poser la question. Il m'a fait part de son souhait. La veille, il avait rencontré les organisations de jeunesse, les représentants des étudiants et il m'a fait part de son souhait d'accroître les possibilités d'avoir accès à du suivi psychologique.
Bon, je ne dis pas que c'est inutile, il faut le faire aussi. Mais c'est largement insuffisant. Il faut pouvoir redonner un petit peu d'air à tout le monde et notamment à la jeunesse. Moi, j'ai demandé au premier ministre ce jour-là qu'on libère un petit peu l'accès notamment à des équipements culturels parce qu'on a besoin de repenser un peu son avenir. On a besoin de s'aérer l'esprit, on a besoin de se donner de l'air. On verra les musées, les cinémas, ça pourrait être un premier pas. C'est ce que j'ai demandé au premier ministre de manière à ce que l'on puisse un petit peu retrouver aussi le goût d'être ensemble même à distance.
Vous voyez, vous et moi, on est dans la même pièce, on est suffisamment à distance en plus pour enlever notre masque. On peut se parler tout à fait. J'ose dire qu'il y a de la chaleur humaine et ça, on en a besoin. C'est ça qui va nous faire aussi résister et même sortir par le haut de cette crise sanitaire et éviter une crise de santé mentale.
Aujourd'hui, je rebondis là-dessus, il y a une opération en France dans certains théâtres pour montrer qu'on peut faire des représentations en respectant les conditions pour faire une démonstration à l'État. Ça, par exemple, vous l'appelez de vos voeux à Lyon, c'est un truc à faire ?
Moi, ce qui me semble important, c'est que ma priorité était de convaincre les plus hautes autorités. C'est pour ça que j'ai fait de ce sujet un de mes combats et un des sujets clés que j'ai abordés avec le Premier ministre Castex. Il m'a dit en être conscient, il m'a dit travailler, réfléchir. En même temps, il est entre le marteau et l'enclume. Il a d'un côté les chiffres, les données sanitaires qui l'inquiètent profondément et il est sous pression. Et de l'autre côté, il a aussi la pression de tous les secteurs qui souffrent actuellement. Je pense au secteur culturel, mais on pourrait dire aussi l'hôtellerie, la restauration, le tourisme, etc. Il doit naviguer entre ça.
Je sais que la ligne de crête est difficile à tenir. pour autant, pour autant, je crois que la dégradation de la santé mentale et en particulier des jeunes, des étudiants, elle est telle aujourd'hui qu'on ne peut pas repousser le problème. Il faut prendre des mesures assez rapidement. On y travaille, nous aussi, sur le plan local. Je sais que vous avez eu l'occasion de recevoir ici même mon adjointe à la culture, Nathalie Périn-Gilbert. C'est l'un des sujets qu'on travaille avec Nathalie en ce moment. comment faire pour que le secteur culturel puisse reprendre un peu d'air et participer à cette sortie par le haut. Pour moi, c'est fondamental.
Le temps passe vite. On va faire une première pause et puis après, on reparlera du conseil municipal parce que vous avez dépensé beaucoup d'argent, apparemment, d'un seul coup. Vous allez nous expliquer ce que vous allez faire de tout ça. Bien sûr. A tout de suite.
Lyon 1ère, la matinée du week-end.
Yannick Cusy. Merci de nous écouter sur Lyon 1ère. Il est 11h25 et 25 minutes et aujourd'hui, jusqu'à midi, on reçoit le maire de Lyon, Grégory Douce qui est avec moi dans le studio en direct et d'ailleurs aussi sur Facebook, sur la page Facebook de Lyon 1ère. Vous pouvez voir que c'est vrai. Monsieur le maire, on va reprendre, on va essayer de parler d'un tas de sujets. J'aimerais qu'on dise un mot du dernier conseil municipal où vous avez tout d'un coup dépensé des sous. Vous avez inquiété votre opposition. Alors, vous n'êtes pas le seul d'ailleurs.
On parlait tout à l'heure de Bruno Bernard et je ne sais pas, une semaine avant, quelques jours avant, il y a eu la présentation du PPI, ce qu'on appelle le PPI, c'est la programmation pluriannuelle des investissements. Des investissements. Bref, c'est comment on dépense nos sous et comment on va s'y prendre. Sur la durée du mandat. Oui. En investissement. Oui, 3 milliards à peu près pour le Grand Lyon. 3,6 milliards. Et alors, vous aussi, vous avez présenté un peu ce que vous allez dépenser. J'essaie de simplifier les choses. Les deux, en fait, vous annoncez beaucoup d'embauches, beaucoup de sous et beaucoup d'embauches et de l'endettement.
Et donc, évidemment, votre opposition vous tombe dessus à bras raccourcis en disant qu'une bonne gestion, ce n'est pas ça. C'est qu'il faut faire des économies parce que surtout en ce moment, par exemple, c'est compliqué. Alors déjà, on va faire simple. Première question, pourquoi vous voulez embaucher autant de gens ? Parce qu'il y a plus de 100 personnes, c'est ça que vous allez embaucher pour la mairie ?
Oui. Alors, on a un déficit sur Lyon dans les services publics. On a un déficit, vous m'avez déjà entendu le dire depuis notre élection, par exemple, de policiers municipaux. On a besoin de recruter davantage de policiers municipaux. Il nous manque à Lyon des crèches, notamment des crèches municipales. Donc, on va avoir besoin de recruter aussi du personnel pour s'occuper de vos enfants, de nos enfants, enfin, des plus petits. On a besoin de personnel aussi dans tous les services de l'éducation, du sport. Si on veut pouvoir développer des services publics, bien évidemment, les services publics, vous savez, ça ne se fait pas sans personne.
Ça se fait avec des vrais gens qui apportent du service. Je suis très attaché à la notion de services publics. Vous savez, je l'ai dit en conseil municipal, le service public, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. Donc, assurer du service public, proposer des services publics, c'est s'assurer d'une plus grande équité, entre nous tous. Et ça, ça m'importe beaucoup. Alors, sur la question des montants, oui, c'est vrai qu'on a présenté une PPI à 1,2 milliard, ce qui est plus important que la mandature précédente. Oui, c'est vrai, cet argent, on va notamment l'emprunter, mais c'est pour investir.
C'est pour investir dans la rénovation thermique de nos bâtiments et notamment de nos écoles. c'est pour végétaliser les cours d'école. Ces investissements, ils vont servir à la population. Vous savez, quand on est arrivé, on nous a dit, et notamment l'opposition nous a dit, mais vous héritez d'une situation financière qui est très saine. Oui, quand on regarde les premières lignes, mais quand on creuse un petit peu, si je puis me permettre, c'est un peu comme quand vous regardez un bilan comptable et que vous regardez ce qu'on appelle la valeur des actifs.
quand vous allez évaluer vos actifs et vous vous rendez compte qu'en fait, ils sont en mauvais état parce que, voilà, il y a certaines écoles qui sont dans des états déplorables. Il y a certains gymnases, certains équipements sportifs qui n'ont pas été entretenus depuis très longtemps. Bon, de fait, ce patrimoine-là, il coûte de l'argent. Il a besoin de fonctionner pour qu'il puisse être au service des habitantes et des habitants. Et cette dette patrimoniale, eh bien, on en hérite. Par contre, nous, on a décidé de ne pas la laisser au suivant. Et donc, effectivement, on va investir considérablement. Et on va investir considérablement en plus pour mettre tout notre patrimoine au niveau.
Au niveau de quoi ? Au niveau de l'enjeu du dérèglement énergétique. Mais oui, on a besoin aujourd'hui d'avoir des écoles qui soient à la fois bien isolées en hiver et suffisamment fraîches en été. Et ça, la rénovation thermique des bâtiments, vous savez, c'est un véritable enjeu.
Alors,
on ne va pas le faire, on va le faire, bien évidemment, en allant, je vous le disais tout à l'heure, en allant emprunter des fonds, bien évidemment. Mais on va aussi s'appuyer sur tous les outils financiers qu'on va pouvoir mobiliser. Le plan de relance de l'État, par exemple. On a déjà soumis un certain nombre de dossiers à l'État pour lui demander une contribution aux investissements de la ville.
Sauf que là, on a vu Bruno Bernard et les autres présidents d'agglomérations de toute la région, on vient de décrire à Jean Castex en disant on est un peu oublié dans cette affaire. C'est vrai que vous avez rencontré Jean Castex, mais c'est à Laurent Wauquiez qu'il est allé donner un cofinancement. Est-ce que Jean Castex vous a dit dans ce plan de relance, il y aura tant pour vous la mairie de Lyon, par exemple ?
Si les choses étaient aussi simples, j'essaie de simplifier. Oui, ça se saurait. Est-ce qu'il y a d'espoir ? Il y a un dispositif qui a été mis en place qui, à certains égards, manque encore un petit peu de clarté et de lisibilité. C'est une des choses qu'on a pu discuter, notamment plus récemment avec Pascal Mayos, le préfet. On doit se voir prochainement pour commencer à travailler. Mais c'est vrai que, comme il avait été annoncé ce plan de relance comme étant aussi vraiment à destination des collectivités territoriales et qu'en l'occurrence, des contrats doivent être signés au niveau des agglomérations, au niveau des métropoles.
Donc, ce n'est pas la ville qui va signer un contrat avec l'État, mais c'est la métropole. Les présidents d'agglomérations de la région, voyant par ailleurs que le président de la région, lui, a déjà pu signer un contrat, s'agace un petit peu de ne pas avoir été mis dans la boucle. Ce qui est tout à fait compréhensible. D'autant plus que le contrat signé entre l'État et la région, pour être très clair, moi, je n'en ai pas vu la couleur. Je ne sais pas ce qu'il y a dans ce contrat. C'est au préfet de région à qui je l'ai demandé. Parce que le président... Attends, au préfet de région, je précise, le président de la région ne nous en a pas parlé.
Il ne nous a jamais réunis pour nous dire, bon, les amis, ou pas les amis, mais mettons-nous autour de la table pour discuter du contenu. Ça, pour moi, c'est un vrai problème. Le vrai problème, c'est qu'on a besoin d'apprendre dans une situation critique, dans une situation où on est dans un contexte très compliqué, dans un contexte économique très compliqué. On a besoin de penser ensemble, de travailler ensemble.
Et ça ne marche pas. Vous avez dit pas amis, forcément. C'est vous-même qui l'avez dit. Je voulais en parler plus tard, mais je vais faire une petite parenthèse là-dessus. Ça ne va pas bien avec Laurent Wauquiez, les relations. Vous n'arrêtez pas de vous envoyer des petits mots doux. Quand ils tuent, c'est là que vous réagissez assez facilement, j'ai trouvé, par rapport à d'habitude. Qu'est-ce qui se passe avec Laurent Wauquiez ? Le courant ne passe pas.
Ce n'est pas une question de courant, c'est une question de méthode de travail. Vous savez, moi je travaille très très bien avec bien évidemment la métropole, parce qu'on est de la même couleur politique. Certes, mais je travaille très très bien aussi avec le maire de Villeurbanne et avec le préfet. Moi, je considère qu'avec des tas d'acteurs ici, l'Agence régionale de santé, on reparlera certainement de vaccination et de crise sanitaire un peu plus tard. Mais pour moi, c'est dans mon ADN de travailler en équipe. Pour moi, c'est très important de mettre les sujets sur la table, de poser des diagnostics, d'avoir des diagnostics partagés pour identifier les solutions ensemble.
Il est trop perso, Laurent Wauquiez ?
Il ne sait pas travailler en équipe. Il ne travaille pas avec d'autres.
Je me souviens quand vous avez un petit peu pris votre distance avec les Véchiers, au début de votre mandat, vous n'avez pas fait les choses comme ils s'étaient faites dans le passé. Vous avez montré que vous gardiez une distance, c'est votre choix. Il vous a fait un peu la leçon en public. Les Véchiers, c'est sacré, il faut se plier à tout ça. Vous n'avez pas moufté, d'ailleurs.
Écoutez, moi, je venais ce jour-là, vous faites référence à la cérémonie du Veu des Échevins, à la suite de laquelle j'ai pris la parole. Je n'ai pas assisté à la cérémonie religieuse, mais je suis venu à la rencontre de la communauté des catholiques en toute amitié. En tant que maire de Lyon, je suis là pour m'assurer que toutes les communautés religieuses puissent croire et pratiquer. C'est votre différence avec vous qui ne vous dites pas parce que je suis maire de Lyon. Lui, il est président très sûr. Oui, mais je suis maire de Lyon avant tout. Et quand je représente la fonction, je ne fais pas valoir mes croyances personnelles. Ce n'est pas le sujet.
Et quand je suis venu m'adresser à la communauté des catholiques à la suite de la cérémonie du Veu des Échevins, je suis venu parler principalement du Laudato Si, en l'occurrence. Vous savez de quoi il s'agit ?
Non, j'attends de vous développer, mais je n'ai plus peur qu'on fasse une heure là-dessus. Oui, je n'aurais pas dû partir. Mais ce n'est pas grave, c'est intéressant.
Je suis venu parler des écrits du pape et des écrits du pape sur l'écologie intégrale. C'est comme ça que le pape l'appelle parce qu'il me semblait primordial de parler de ce qui nous rassemble, de ce qui fait du corps entre nous. Voilà, Laurent Wauquiez, dans son intervention, n'a parlé de vous que de moi. en même temps, je suis ravi qu'il s'intéresse à moi. Peut-être que ça l'amènera peut-être un jour à s'intéresser à l'écologie.
Alors justement, votre prisme, tout ce que vous faites part de ça. Et d'ailleurs, vos adjoints ou les gens de votre équipe ou même au-delà au Grand Lyon, tous ceux que j'ai rencontrés commencent par me dire qu'il faut faire la transition écologique donc on va faire ça. Ça, c'est vrai. C'est votre façon de voir les choses. On va par exemple prendre le sujet de l'écologie, on va le faire maintenant. Qu'est-ce qu'à quoi on doit s'attendre ? Vous avez tenté de piétoniser le centre-ville. Est-ce que ça, vous avez l'intention d'aller plus loin sur ce domaine ? Vous installez des vergers partout.
Donc, est-ce que ce n'est pas une utopie juste de se dire tiens, je vais cueillir des pommes ou je ne sais pas quoi, des abricots ?
Ce n'est pas une utopie. En l'occurrence, c'est une réalité. Les pommes, on ne les a pas encore. Mais les vergers, on les a plantées. Tous les arrondissements, on a planté des vergers. Ça, ce n'est pas juste un symbole ? Ce n'est pas qu'un symbole. C'est aussi une façon de remettre de l'agriculture dans la ville. De remettre de la nature en ville, mais de montrer que la nature, c'est aussi ça. De reposer notre rapport à la nature, c'est important. Quand vous emmènerez vos enfants à aller cueillir des framboises... Je ne sais pas d'enfants. Laissez-les tranquilles.
D'accord.
Voilà. C'est vrai, ça fait deux fois que je vous le dis. Quand j'emmènerai les miens, ou quand des parents désireront montrer à leurs enfants comment pousser une pomme, une framboise ou une groseille, ils pourront le faire sans avoir besoin d'aller sur Wikipédia. Ils pourront le faire et ils pourront aller les cueillir directement avec leurs enfants. C'est important aussi de retrouver ce sens de la vraie vie.
Ces vergers, ils vont être gérés par la ville ou c'est des habitants qui les prennent en compte comment ça marche en quelques mots ?
L'idée, c'est qu'on puisse les gérer avec les habitants. Ce n'est pas des agents de la ville que je vais demander d'aller ramasser des pommes pour faire des compotes pour le maire.
La piétonisation va aller en s'accroissant ?
Oui, bien sûr. On s'est engagé à ce qu'il y ait des espaces piétons dans tous les arrondissements donc on va le faire. On a mené quelques opérations assez flash, je vais dire, qui étaient pour à la fois donner à voir pour que chacun puisse finalement redécouvrir la ville sous un nouveau jour. quand les 26 et 27 septembre derniers nous avons fait l'opération La Voix est Libre sur la Presqu'Île et dans d'autres endroits dans la ville finalement dans tous les arrondissements voilà, certains, enfin beaucoup de personnes nous ont dit mais c'est vrai que se déplacer dans cette ville qui est une belle ville on a la chance d'avoir une ville magnifique s'y déplacer à pied c'est la redécouvrir.
Il n'y a pas eu que ça comme réaction il y a eu aussi beaucoup de...
Oui, mais vous savez dans toutes les villes qui se sont engagées dans des grands exercices dans des grandes opérations de piétonisation il y a eu de la résistance mais sur le plan économique à moyen terme finalement on a vu des effets extrêmement bénéfiques sur le plan je dirais social sur le plan du bien-être bon, je ne vais pas vous en faire la démonstration mais on est quand même mieux à se déplacer dans une rue où il n'y a pas de bruit ou en tout cas les seuls bruits qu'on entend c'est ceux à la rigueur des enfants qui crient à côté plutôt que d'entendre le bruit des klaxons et des voitures donc voilà donc en termes de santé publique aussi on a vu dans ces villes qui ont largement piétonnisé des effets bénéfiques donc il ne s'agit pas de piétonnisé partout toutes les rues de la ville bien évidemment non mais d'avoir des espaces comme ça suffisamment nombreux de respiration pour qu'on puisse se déplacer profiter profiter de notre très belle ville
Est-ce que ça pourrait aller jusqu'à une presqu'île piétonne à terme et définitivement ?
Alors
vous disiez que tout passait que toute notre politique passait par le prisme de la transition écologique et vous avez raison l'un des sujets auxquels je suis très attaché et ça fait partie de la logique de la transition c'est de faire avec alors vous m'avez déjà à plusieurs reprises entendu parler de concertation de co-construction la piétonisation on va la faire la trajectoire elle est lancée l'objectif il est posé maintenant ce que l'on souhaite ce que l'on va faire c'est de faire cette piétonisation avec les parties prenantes les habitants les commerçants les artisans
donc vous allez consulter
donc oui on va même plus que consulter on va prendre je préfère le terme de concertation qui pour moi c'est encore un cran au-dessus vous savez si je prends l'un des derniers exemples dans le deuxième arrondissement lors de la dernière opération de piétonisation on a d'abord contacté l'adjointe au maire du deuxième pour lui dire pour lui demander où est-ce qu'elle souhaitait piétoniser si elle souhaitait piétoniser temporairement elle nous a dit demander aux commerçants moi je suivrai les commerçants donc on a interrogé les commerçants et ils ont souhaité non pas piétoniser mais interdire le stationnement je crois que c'était l'ancienne rue de la préfecture dans le deuxième bon très bien c'est ce qu'on a fait on s'est limité à ce que à ce moment-là les commerçants pardon avaient sollicité on n'a pas été plus loin sur la Croix-Rousse rue du Maille ou grande rue de la Croix-Rousse il y avait plus d'enthousiasme plus d'engouement pour l'exercice et bien on a suivi les recommandations moi j'ai été rencontré rue du Maille ce week-end-là des commerçants à la Croix-Rousse qui étaient ravis ravis de voir la rue complètement apaisée
donc vous êtes en train de me dire que cette image des écolos qui veulent virer toutes les voitures de force en expliquant aux gens que c'est mieux pour eux c'est peut-être une caricature
c'est surtout que c'est une pour vous le dire de manière assez directe je ne suis pas quand même arrivé là par hasard je veux dire je n'ai pas été nous n'avons pas été élus par je ne sais quelle opération du Saint-Esprit
donc il y a une forme d'acceptation ce n'est pas une question
d'acceptation c'est ce que les gens souhaitent c'est ce que les gens souhaitent vous savez je pense que même pour sortir de cette crise sanitaire il va falloir que l'on se réinvente j'ai presque envie de dire ce n'est même pas moi qui dit c'est le Président de la République rappelez-vous rappelez-vous il l'a dit il y a quelques mois on va avoir besoin de se réinventer on va avoir besoin de repenser notre façon d'envisager je ne vais pas paraître trop pompeux notre rapport au monde mais ça veut dire notre façon d'être dans la ville notre façon de voir la ville et oui ça veut dire moins de place aux voitures ça veut dire plus de place au mode doux notamment notamment pour la marche vous savez vous avez entendu dire aussi pendant la campagne électorale je voulais faire de Lyon la ville des enfants voilà et bien je veux que notre ville demain c'est la ville de votre programme exactement soit une ville où nos enfants peuvent se déplacer en toute sécurité quand ils vont à l'école à pied on n'a pas peur pour leur sécurité pour leur sûreté pour moi ça c'est fondamental
ça tombe bien on va parler de sécurité dans un instant on fait une nouvelle pause restez avec nous on revient juste après la pause à tout de suite
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Lyon première l'invité du samedi
et l'invité du samedi ce samedi c'est Grégory Doucet le maire de Lyon le temps passe très très vite monsieur le maire il nous reste qu'un quart d'heure et j'ai encore 17 sujets c'est foutu on va quand même essayer d'en balayer quelques-uns c'est parce que je suis en bonne compagnie oui bah merci c'est gentil n'essayez pas de flatter votre interviewer d'autres ont essayé je ne marche pas non on va parler de sécurité moi-même je vous ai un petit peu apostrophé sur le cas de la guillotière parce que j'avais relié les plaintes d'une association en l'occurrence vous êtes allé récemment dans le quartier avec le préfet pour visiter un poste de police un commissariat voilà c'était une forme de réponse que j'aimerais savoir en gros est-ce que c'est un sujet qui vous déplait vous avez aussi dit dans la presse je préfère avoir des quartiers où il y a moins de flics que d'habitants je ne sais pas comment vous l'avez dit mais des phrases qui ont été mal perçues notamment à la guillotière donc quelle est votre doctrine par rapport à la sécurité est-ce que vous êtes pour ou contre la vidéosurveillance on dit souvent que les écologistes ils n'aiment pas la vidéosurveillance qu'ils ont peur d'être fichés tout ça est-ce que ça aussi c'est une caricature ou pas ?
alors il y a plein de sujets dans votre question la première question qui porte sur la place Gabriel Péry et le quartier de la guillotière d'une manière générale sachez que la place Gabriel Péry c'est une de mes priorités sur le mandat donc j'ai monté un groupe de travail qui réunit à peu près le tiers de mon exécutif pour travailler les différents aspects parce que le sujet ou les sujets sont multiples il ne s'agit pas que de sécurité et si vous avez pu m'entendre dire qu'effectivement je ne souhaitais pas qu'il y ait des quartiers où il y ait plus de policiers que d'habitants c'est parce que c'est pas une fin en soi la ville on veut pouvoir y vivre tranquillement on n'a pas envie d'avoir un policier derrière chaque habitant pour s'assurer que tout se passe bien
mais sans en arriver là les habitants justement je ne veux pas en arriver là il y a du trafic il y a du problème de bruit
il y a du problème de sécurité
de vol
plus de policiers
ça peut aider non ?
mais bien sûr il y en a plus vous savez depuis que nous sommes élus j'ai travaillé avec mon adjoint à la tranquillité publique à la sûreté à la sécurité Mohamed Chilly sur une mobilisation plus importante de la police municipale sur le quartier et notamment sur la place du pont enfin la place Gabriel Péry on a travaillé avec les services de la préfecture pour que la police nationale elle-même soit plus présente et on a travaillé avec le procureur de la République pour que sa politique pénale soit aussi concentrée sur ce quartier-là ça se fait relativement peu le procureur il a été je dois le remercier parce qu'il a été très très à l'écoute et il a compris qu'il fallait absolument mettre un focus sur ce territoire-là c'est ce qui a permis par exemple le travail conjoint de la police municipale nationale et des services du procureur qu'il y a deux semaines il y a 11 interpellations de trafiquants de cigarettes 3 ont terminé écroués voilà donc il y a des résultats 48 heures après il y avait de nouveaux vendeurs de cigarettes oui parce qu'effectivement on est sur un problème structurel donc on a besoin de travailler sur effectivement la répression à certains moments et sur certains sujets mais on a aussi besoin de travailler sur tous les autres sujets sur la place Gabriel Péry on a besoin de travailler l'aménagement urbain on a besoin de travailler sur les espaces commerciaux on a besoin de travailler sur la prévention la médiation sociale voilà donc on a commencé tous ces sujets le 26 janvier dernier donc c'était il y a quelques jours il y a eu un premier un premier round de concertation avec des acteurs du quartier un premier sujet a été abordé il va y avoir plusieurs réunions de concertation dans les prochains jours pour travailler les différents sujets pourquoi Stasos
par exemple dit que vous ne leur répondez pas que vous les ignorez
parce que on ne les ignore pas du tout ils ont déjà été reçus par la mère du 7ème par mon adjoint à la sûreté ils ont été reçus par des tas d'acteurs en fait mais moi ce qui m'importe c'est d'écouter tout le monde ce n'est pas parce que vous criez plus fort dans la rue que vous allez forcément devenir le chouchou du maire ce n'est pas comme ça que ça va fonctionner non mais clairement je veux dire les choses oui ce n'est pas comme ça que ça doit fonctionner non moi ce qui m'importe et quand je vous parlais de concertation tout à l'heure sur d'autres sujets ce qui m'importe c'est d'entendre tout le monde parce que ceux qui aujourd'hui ne sont pas satisfaits et souffrent même de certaines situations du bruit de la pollution aussi parce qu'elle est massive aussi sur la place Gabriel Péry du trafic de la délinquance etc ce ne sont pas que ceux qui s'expriment le plus fort qui en souffrent le plus et moi ce qui m'importe c'est de rencontrer tous les collectifs tous les représentants des habitants mais aussi ceux qui se disent en colère je n'ai pas de soucis avec ça d'ailleurs ils font partie des rounds de concertation que j'évoquais tout à l'heure les caméras alors sur les caméras je n'ai pas de doctrine dans la matière c'est à dire que ça peut être utile pour arrêter certains délinquants certains criminels parce que les caméras ont permis de les filmer bien sûr c'est leur nature mais ce n'est pas l'alpha et l'oméga d'une politique de sécurité ce qui voudrait nous faire croire que parce qu'on en mettrait partout d'un seul coup on ferait baisser les chiffres de la délinquance ou de la criminalité et cela vous raconte des bobards clairement mais bien sûr les caméras ça ne suffit pas c'est l'un des outils il y a de nombreux outils en matière de lutte contre la délinquance ça veut dire que
vous ne voulez pas en mettre plus par exemple
ça veut dire que concrètement on a lancé un travail de diagnostic d'audit du système de vidéoprotection déjà existant à la ville vous savez on a plus de 500 caméras dans la ville de Lyon aujourd'hui c'est une grande ville 500 caméras oui mais on fait partie des villes qui d'abord se sont équipées très tôt et qui sont les plus équipées en caméras de vidéoprotection donc on n'a pas on n'a pas aujourd'hui je dirais à se lamenter parce que la ville de Lyon serait en retard sur le sujet non par contre ce qui est important et c'est ce que nous allons faire c'est de mesurer leur efficacité est-ce que ça nous sert vraiment dans certains cas je pense que oui et c'est la raison pour laquelle nous venons de voter en conseil municipal l'extension du dispositif de vidéoverbalisation parce qu'avec des caméras on peut aussi repérer des contrevenants on peut repérer de l'infraction routière de la violence routière ça c'est important et les caméras permettent très très vite finalement de les relever et d'envoyer des contraventions donc oui la vidéoprotection la vidéosurveillance dans certains cas elle peut être utile sur la délinquance sur la criminalité vous savez il y a finalement très très peu d'études qui ont été faites en France et les quelques-unes qui existent sont très mitigées voire certaines sont très critiques donc voilà on a décidé de se faire notre propre opinion en mettant en place un audit de la vidéosurveillance sur la ville de Lyon
alors pour conclure là-dessus là aussi vous avez été un petit peu attaqué par encore lui Laurent Wauquiez qui vous disait vous faites de l'angélisme vous vous y mettez quand vous voulez la sécurité donc là vous ne dites pas d'angélisme c'est faux quoi c'est ce que vous répondez
vous savez parmi les premiers sujets auxquels je me suis attaqué tout de suite après mon élection les histoires de rodéo sur la presqu'île sur le bas des pentes la place Gabriel Péry je viens de vous en parler j'ai rencontré le préfet le procureur dès l'été pour qu'on travaille tous ensemble sur le sujet j'ai demandé à mon adjoint à la tranquillité publique que je citais tout à l'heure Mohamed Chilly de mobiliser nos forces de police municipales en priorité sur la place Gabriel Péry et sur la presqu'île et sur le bas des pentes parce qu'on avait à ce moment-là on voyait à ce moment-là monter la délinquance et en particulier nocturne donc oui je ne suis pas du tout resté les bras croisés bien au contraire je ne suis pas du tout allergique au traitement des questions de sécurité de sûreté et de tranquillité publique par contre je le fais différemment c'est-à-dire que et oui je ne le fais pas sur Twitter parce que vous savez les gazouillis sur Twitter n'ont jamais permis d'arrêter des délinquants
c'est ça aussi c'est dit je vais essayer de faire encore deux sujets avant qu'on se quitte je voudrais qu'on parle un peu d'économie et on va dire puisque vous parliez du bout du tunnel et de l'après savoir ce que vous voulez faire alors j'ai parlé en tweet vous avez tweeté une information qui dit que les mille personnes les plus riches au monde ont pu reconstituer leur fortune récemment et que ça vous touche énormément et donc je voulais vous demander comment vous vous allez faire en termes d'économie pour booster et je pense par exemple aux restaurateurs et pas seulement aux magasins à tous ces gens qui sont touchés par la crise qu'est-ce que le maire peut faire pour que ça reparte après qu'est-ce que vous avez en vue je vais arrêter de poser 17 questions pour de la même chose allez-y j'ai compris
merci oui j'ai compris juste les mille personnes les mille milliardaires dont vous parliez à l'instant ce chiffre il ne vient pas de moi il vient du dernier rapport d'Oxfam et qui dit qu'en l'espace de neuf mois après le début de la crise les mille personnes les plus riches de la planète ont récupéré en fait leur fortune qui s'était effondrée dans un premier temps alors qu'on peut penser que la très grande majorité des plus pauvres vous mettra sans doute 10 ans à s'en remettre donc voilà c'était simplement pour souligner qu'on vit dans un monde profondément inégalitaire et que ça c'est c'est un vrai sujet de préoccupation la transition écologique c'est aussi c'est aussi prendre en compte ce phénomène et lutter contre les inégalités alors maintenant pour revenir à votre question très précise sur la ville de Lyon qu'est-ce que le maire de Lyon peut faire pour aider les secteurs qui souffrent déjà juste vous rappeler qu'on s'est très largement mobilisés et vous rappelez aussi que la ville souffre aussi de la situation vous savez la crise sanitaire aura coûté 45 millions d'euros à la ville en 2020 pourquoi ?
parce que c'est moins de recettes parce qu'il y a eu moins d'activités tourisme pas simplement tourisme mais le marché de l'immobilier a ralenti ça veut dire qu'il y a eu moins de droits de succession donc c'est décédé il y a eu moins de circulation moins de stationnement enfin bon voilà toutes les recettes habituelles de la ville ont diminué et puis des coûts supplémentaires parce que la ville a pris sa part aussi dans la crise sanitaire dans la réponse à la crise sanitaire quand moi je décide en septembre de transformer le palais des sports de Gerland d'abord en centre de dépistage géant que beaucoup de villes nous ont enviés on a l'un des centres de dépistage les plus grands en France et il y avait des gens qui sont venus nous voir d'autres villes pour simplement comprendre comment on s'était organisé et là-dessus les services de la ville des sports de l'équipement ont fait un travail remarquable et puis plus récemment on a transformé ce centre de dépistage en lieu de vaccination il est devenu aussi un lieu de vaccination là encore une fois l'un des plus grands en France bon ça représente des coûts pour la ville bien évidemment donc qu'est-ce qu'on fait parce que je voudrais vous accélérer qu'est-ce qu'on fait pour relancer je voulais vous dire que la ville aussi et dans les dépenses de la ville il y a aussi tout le soutien aux commerces de proximité quand on ne fait pas payer les droits de terrasse quand on ne fait pas payer les loyers des commerçants qui sont dans les locaux de la ville on les soutient on leur permet de traverser les moments difficiles c'est ce qu'on avait fait par exemple pour ceux qui sont à la Pôle Bocuse puisque c'est un bâtiment de la ville on va continuer sur le commerce de proximité ça va être ma priorité de faire en sorte que nos commerçants de proximité puissent redémarrer alors ils ont déjà réouvert mais puissent voir leur activité commerciale booster dans les prochains mois comment ?
avec des événements par exemple ? oui avec des événements tout à l'heure je crois que c'était en aparté on parlait de l'échange que j'avais pu avoir avec le Premier ministre quand je demande au Premier ministre de réouvrir les lieux culturels de nous donner un peu d'air c'est pour nous donner des possibilités aussi de faire de l'animation de rendre nos villes plus dynamiques plus vivantes et bien ça doit pouvoir aussi servir aux commerçants dans toute la ville
on dit un mot de la vaccination un petit mot est-ce que vous aussi vous dites qu'il y a un problème en France c'est que le non-approvisionnement vous n'êtes pas très polémique là-dessus vous avez fait une conférence de presse pour dire voilà le centre va devoir temporiser parce qu'il n'y a pas les doses un peu comme tous vos homologues j'ai envie de dire en France est-ce que ça vous scandalise ou est-ce que vous comprenez ce qui se passe comment vous le voyez ?
je ne vais pas vous parler de scandale d'état comme certains l'ont fait vous savez dans la situation actuelle avec la vaccination qui représente quand même pour nous une opportunité de sortie de crise avec la vaccination on peut voir le bout du tunnel donc on a besoin de concentrer nos énergies nos efforts sur le comment sur le faire et pas sur la polémique donc vous dites patientons ?
non non je ne dis pas patientons par contre il se trouve que je suis en plus d'être maire de Lyon co-président de la commission santé de France Urbaine France Urbaine c'est l'association des grands élus de France enfin des élus des grandes villes et des grandes métropoles et on a écrit au premier ministre pour lui demander plus de lisibilité plus de visibilité sur les sur les livraisons de doses voilà et on lui a aussi demandé de s'engager sur plusieurs mois sur un nombre minimal de doses de livraison de doses de manière à ce qu'on puisse ouvrir les prises de rendez-vous sur une durée beaucoup plus longue aujourd'hui vous ne pouvez pas prendre rendez-vous au-delà du 15 février ce n'est pas normal on devrait pouvoir prendre rendez-vous bien au-delà parce que ça c'est de nature aussi à rassurer on a parlé de santé mentale tout à l'heure ce qui crée aussi beaucoup d'angoisse et notamment par rapport à la vaccination c'est le fait de ne pas pouvoir avoir de rendez-vous de vaccination si vous savez que vous avez un rendez-vous même au mois d'avril même au mois de mai certes voilà vous devez patienter et pour autant vous savez que ça va venir et ça c'est important aussi pour garder le moral donc j'ai demandé au premier ministre plus de transparence plus de lisibilité et un engagement sur le nombre de doses on l'a aussi interpellé sur l'engagement des villes dans la réponse à la crise sanitaire parce que les villes prennent leur part je vous ai parlé du coût de la ville enfin du coût pour la ville de la réponse à la crise sanitaire on a besoin aussi que l'état nous vienne en dette sur ce sujet Castex doit se dire tout le sait c'est un coup de fil par jour on s'est déjà eu un certain nombre de fois au téléphone ok dernière question mes relations sont sont concentrées sur les sujets et elles sont cordiales et avec le premier ministre j'arrive à travailler même si on n'est pas toujours d'accord et c'est sûr quand je l'interpelle voilà on a un débat mais au moins il est franc et direct
on va terminer sur un mot peut-être de politique plus globale un dernier mot avant le flash de midi qui sera un tout petit peu en retard je préviens je vais vous poser une question un peu provoque par exemple vous avez fait partie des gens qui ont demandé est-ce qu'on ferme la centrale de Buger en tout cas les écologistes dont vous faites partie disent il faut fermer la centrale de Buger ce qui n'est pas surprenant puisque vous l'avez toujours dit alors j'ai eu une question qu'on m'a envoyée et je me suis dit tiens je vais la poser comment on fait marcher vos voitures électriques et vos vélos électriques s'il n'y a plus de centrale nucléaire ça ne va pas vous surprendre c'est une question qu'on vous pose souvent
j'imagine oui et puis c'est une question un petit peu caricaturale mais j'y réponds volontiers merci non mais j'y réponds volontiers vous savez la France fait partie des pays qui a historiquement sous-investi dans le renouvelable dans les énergies renouvelables donc on a on a à investir massivement dans les énergies renouvelables l'électricité l'électricité on en a besoin effectivement on a aussi besoin d'avoir une politique d'économie d'énergie on a pris l'habitude que l'énergie était très abondante très peu chère et qu'on pouvait consommer sans se poser de questions mais il faut qu'on revienne sur nos habitudes un peu plus tôt je vous parlais de transition je vous parlais d'un nouveau rapport au monde on a parlé d'inégalité voilà mettons toutes ces briques les unes ensemble et réalisons qu'on doit changer notre façon d'envisager aussi notre consommation d'énergie
et là tous vos opposants vous dire donc on lève son linge à la main au lavoir donc on se déplace en calèche
est-ce que est-ce que est-ce que je vous ai demandé de vous éclairer à la bougie non voilà non les écologistes ne sont pas pour le retour à la caverne rassurez-vous rassurez-vous on continuera de faire de la radio je continuerai de venir vous parler il n'y a pas de soucis c'est un plaisir je vous dis simplement qu'on a besoin d'être économe en énergie être économe en énergie ça ne veut pas dire arrêter de consommer de l'énergie mais je ne sais pas je vais arrêter de vous parler de vos enfants puisque vous m'avez dit que vous n'en aviez plus j'en ferai pour la prochaine fois voilà exactement faites un effort s'il vous plaît mais voilà bon bah ça commence par des petites choses ça commence par des habitudes d'éteindre la lumière quand on sort d'une pièce tout ça et tous ces gestes mis bout à bout qui vont nous permettre de faire des économies avoir des appareils ménagers des véhicules qui consomment moins d'énergie tout ça va nous aider à limiter notre consommation on a besoin de revenir vers plus de sobriété plus de frugalité frugalité ça ne veut pas dire qu'on va revenir à la bougie et qu'on va se déplacer en pot de phoque rassurez-vous on va continuer à avoir une vie tout à fait agréable simplement on sera plus sobre
voilà c'est le maire de Lyon Grégory Toussé qui était notre invité aujourd'hui merci d'être passé par Lyon 1ère merci est-ce que je peux vous proposer qu'on se souhaite des bons voeux comme ça chaque année
de la santé et puis de l'audace et puis du bonheur
et on comparera vos cartes de voeux chaque année avec plaisir ce sera avec plaisir de toute façon vous venez à Lyon 1ère quand vous voulez et on se retrouve si vous voulez bien dans un an avec plaisir l'invitation est lancée merci encore d'être passé par chez nous et bon retour en vélo merci à vous bonne journée au revoir
Grégory Doucet