Vote de confiance au gouvernement Bayrou | Emission spéciale - 08/09/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans cette émission spéciale sur LCP. mission spéciale consacrée à la chute du gouvernement de François Baou car le premier ministre n'a pas obtenu la confiance de l'Assemblée. Le vote a eu lieu en début de soirée.
Je vous laisse découvrir les résultats de ce vote. 194 voix pour, 364 voix contre et 15 députés qui se sont abstenus. François Baïou va donc remettre sa démission à Emmanuel Macron demain matin.
Alors qui pour lui succéder, avec quel projet, quelle majorité ? On va en débattre ce soir avec nos invités Stéphanie Riste et Philippe Brun. Bonsoir Stéphanie Iist.
Bonsoir. Vous êtes donc député du Loiré, vice-président de votre groupe ensemble pour la République et Philippe Brun, député socialiste de l'UR spécialiste du budget qui va nous rejoindre dans un instant. Euh nous serons aussi avec Marco Pomier, salle des quatre colonnes.
Avec Marco, nous allons voir comment réagissent hein les différents groupes représentés euh à l'Assemblée nationale. Euh mais d'abord, on se rend à Matignon où nous attend Thbao EOC. Thbo, euh François Bairou a convié son gouvernement pour un dernier pot, un pot de départ si l'on peut dire.
Oui, effectivement aux alentours de 20h, on a vu arriver ici un balai de voiture. Ce sont celles des ministres réunies, invité par François Baerou pour un pot de départ. Un moment de convivialité selon les termes de Matignon, quelques heures après la chute du gouvernement de François Baerou, un premier ministre encore pour quelques heures qui ne regrettent rien nous dit-on ce soir mais qui souhaite remercier son équipe gouvernementale penser peut-être aussi quelques blessures car certains ministres sont eux à maire de cette fin précipitée et puis après ces dernières heures et bien on nous annonce que le premier ministre remettra officiellement sa démission au président de la République très tôt demain matin.
Voilà pour ce qui sont donc les dernières heures de François Baerou ici à Matignon. Clément, merci à vous Thbox. Donc devant l'hôtel Matignon à Paris.
On va revivre un peu les temps forts de cette journée à l'assemblée de cette séance cet après-midi dans l'hémicycle chronique donc d'une chute annoncé un récit de Baptiste Gargich Charartier. Le premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement et c'était bel et bien sa dernière fois. Image d'un premier ministre en déroute dans une assemblée devenue ce soir l'épilogue d'une chute politique.
Tout commence avant 15h. Deux arrivées remarquées, celle bien sûr d'un premier ministre en surcis puis celle de Jean-Luc Mélenchon venu assister en première loge au dernier acte du gouvernement. D'entré le bernet frappe fort cap fixe ses responsabilités renvoyées.
Nulement question d'abdiquer. Mesdames et messieurs les députés, vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement mais vous n'avez pas le pouvoir d'effacer le réel. Le réel demeurera inexorable.
Les dépenses continueront d'augmenter plus encore. Discours rodé à la méthode coué. Mais faut-il y voir une stratégie politique, une posture du sacrifice ?
À cette question, les forces de gauche ne retiennent pas leur coût. Que désinvolture, manœuvre dilatoire, frosesse et vrai tarrahison. Nous sommes au regret de ne pas pouvoir vous faire confiance.
Soulagement que vous emportiez dans votre chute, votre projet de budget cruel et injuste qui visait à dépouiller le peuple de France. Côté Rassemblement national, les troupes de Marine Le Pen se projettent déjà et affutent les arguments. Ni démission du président, ni procédure de destitution.
Mais à la question, faut-il une nouvelle dissolution ? Le président n'a qu'une possibilité, convoquer de nouvelles élections et laisser le pays choisir et s'il le décide de choisir une majorité d'alternance. Le gouvernement de François Bairrou est tombé ce soir à l'Élysée.
On affirme que le président nommera son successeur dans les taux prochains jours. Philippe Brun, la chute du gouvernement était attendue, c'est pas vraiment une surprise. Je me tourne vers vous en premier parce que votre parti réclame aujourd'hui le poste de premier ministre.
Mais avec qui comptez-vous gouverner ? Avec quelle majorité ? Quel programme ? personne de majorité aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
Nous disons simplement qu'il faut réparer une incongrué démocratique, c'est que nous avons gagné en tout cas le moins perdu les dernières élections législatives. Le camp qui est arrivé en tête, c'est celui de la gauche et il a été exclu en vérité du pouvoir et le camp macrodiste qui est respectable a perdu sans siège lors de la dernière élection législative et c'est un peu maintenu au pouvoir. On envoie aujourd'hui les résultats, le vote d'aujourd'hui.
Non seulement c'est une vraie camouflé, une vraie défaite pour François Baou mais en plus le socle dit commun c'est la fusion entre les Macronistes d'un côté et LR perd des voies. Il y a que 193 députés qui ont voté pour François Bairou. Ce veut donc dire aujourd'hui qu'il faut trouver une autre solution et donc nous on propose qu'on nomme un premier ministre de gauche, pas forcément un socialiste, qui négocie une nouvelle méthode de travail avec l'Assemblée nationale.
Stéphanie Ris, est-ce que vous seriez prêt de vous à soutenir un gouvernement de gauche, un premier ministre de gauche ? À quelles conditions le feriez-vous ? Moi, je me suis engagé en politique pour le dépassement donc euh euh sur le le sujet de savoir quelle étiquette a le Premier ministre.
En fait, ça m'intéresse très peu. Moi, ce qui m'intéresse, c'est est-ce qu'on va réussir euh avec ce premier ministre à euh avoir un budget à la fin de l'année parce que c'est ça qui est important pour nos concitoyens. Donc une nouvelle méthode.
Oui. D'ailleurs, nous appelons et Gabriel Atal l'a proposé euh d'avoir un négociateur qui pourrait avant que soit nommé les personnes et qu'on parle d'étiquette politique négocier sur ce qu'on va proposer aux Français. Et ça me paraîtrait d'une meilleure maturité de notre assemblée si nous arrivions à faire cela.
Philippe Brin, cette proposition, vous en faites quoi ? un négociateur, un médiateur qui interviendrait pour essayer de trouver une base commune avant de avant de nommer un ou une première ministre. Oui, c'est assez conforme à ce qu'on propose nous-même.
Nous, on dit que le futur premier ministre, s'il est nommé, doit d'abord trouver un accord sur le budget. On pense que c'est à lui de faire ce ce travail et moi j'avais fait vous faites les choses dans l'autre sens par rapport à ce que propose Stéphan, que propose Gabri les accords, c'est le premier ministre qui doit lui-même travailler. Si n'a pas été fait jusqu'ici, on est toujours dans un truc très vertical.
Michel Barnier comme François Bairou se croit toujours dans un système avec une majorité absolue. La vérité c'est qu'il aurait fallu faire. Moi, j'ai appelé en 2024 à ce qu'on fasse les dialogues de l'asset.
Vous savez ici, on est à l'hôtel de la a quelques mètres d'ici. Je dire qu'on réunit toutes les forces politiques ensemble pendant 3 semaines pour se mettre d'accord sur un budget et puis le faire ici parce que c'est à l'assemblée que ça se joue en vérité. Mais ce dialogue, il doit pas avoir lieu avant de nommer un premier ministre parce que on a vu que jusqu'à présent les premiers ministres ont été nommés sans qu'il y ait ce dialogue.
Ça a échoué. C'est au prémist de faire ce dialogue. Vous savez sous la 4e République alors il y a très longtemps mais enfin ça ressemble un petit peu aujourd'hui.
Le premier ministre d'abord menait des négociations, se présentait à l'Assemblée et avant de lui-même nommer son gouvernement. Et donc c'était un premier vote qui le légitimait pour nommer son gouvernement. Aujourd'hui, un autre système très 5e République, bah le prémise fait semblant qu'il a tous les pouvoirs pendant un certain nombre de mois jusqu'à ce que la dure réalité se rappelle à lui et qu'il y ait à nouveau une censure.
Il faut bien sûr changer de méthode. Un nouveau prémis tout pens qu'il doit venir de la gauche parce qu'il y a une alternance absolument qu'il faut qu'on arrive à faire et puis une nouvelle méthode et nous on propose je l'ai proposé Jérôme Gage aussi effort je crois ce soir sur TF1 l'a proposé aussi les dialogues de l'assessè c'est c'estàd qu'on puisse ici à l'assemblée se retrouver et échanger échanger échanger pour notamment s'accorder sur le budget qui est quand même le plus gros morceau qu'on est à travailler ensemble d'ici la fin de l'année. Stéphan Is, si, on discute du fond de la ligne politique du futur gouvernement.
Comment est-ce que vous voyez les choses ? On a vu là que il y a eu en l'espace de 2 ans, un peu plus de 2 ans, trois gouvernements différents, trois personnalités issues de votre famille politique ou de la droite qui ont échoué. Est-ce que vous êtes prêt à accepter une orientation politique différente, plus à gauche ?
Ouais. Alors moi je je crois que ce que nous demandent nos concitoyens et particulièrement les gens qui ont voté pour moi sur ma circonscription, il demandent à ce qu'on arrive à faire des compromis pour avoir cette stabilité et de déplacer le projet politique. Nous n'avons pas forcément la même vision économique, la même vision sociétale.
Ça pour 2027. Là nous sommes dans l'urgence. Nous devons absolument arriver à des compromis.
Donc plus d'ouverture. Évidemment chacun doit faire un pas. Et quand on entend monsieur Fort encore sur TF1 ce soir dire que c'est presque le projet rien que son projet et puis le parlement se débrouille, ça m'inquiète particulièrement.
Je crois que si on veut réussir, il faut absolument discuter avant que les personnes et notamment les différents ministres et tout ça soient nommés. J'aimerais vous entendre aussi sur une phrase prononcée par Gabriel Atal dans les colones du Parisien ce soir. Il appelle Emmanuel Macron à accepter de partager le pouvoir.
Qu'est-ce qu'il faut comprendre dans cette phrase ? La vraie question encore une fois, c'est comment on sort de cet impasse ? Est-ce qu'on a envie réellement sortir de cet impasse ?
Moi, je vois aussi la solution est entre les mains d'Emmanuel Macron, c'est lui qui décidera de qui il accepte de nommer à Matignon. Mais nous sommes parlement accepter de partager le pouvoir. Je crois je vous donne un exemple par exemple sur le budget de la sécurité sociale.
Sur le budget de la sécurité sociale, 4 milliards ont été votés d'économie par le conseil de la caisse d'assurance maladie. Je crois tout à fait qu'avec monsieur Brun, nous pourrions être d'accord pour prendre ces mesures sur le budget de la sécurité sociale à partir du moment où les partenaires sociaux ont adopté ce rapport de de question. On peut y arriver.
Moi, je crois réellement que si on sort des postures, donc c'est-à-dire des étiquettes politiques, on peut arriver à avancer au moins pour ce budget en laissant évidemment le débat politique pour la présidentielle quand ça sera le moment. On va s'intéresser à un autre acteur clé de la chute de ce gouvernement Bairou, la droite puisque François Bairrou et bien n'a pas fait le plein des voix à droite lors de ce vote de confiance. Pourquoi ?
Quelles sont les raisons de ces euh de ces votes qui ont manqué à à François Bairrou ? Vous allez sans doute poser la question à votre invité Marco Pomier. Oui, Marie-Christine Dalose.
Hier Bruno Rotaillot, le président de votre parti disait "Stop à la cacophonie et aujourd'hui qu'est-ce qu'on a ? On a des républicains qui ont voté contre la confiance parfois pour François Bairou. 13 ont voté contre. neuf se sont abstenus.
Comment vous l'expliquez ? Mais je l'explique difficilement mais en même temps le président de notre groupe avait demandé à chacun de voter enfin avait laissé une liberté totale de vote. Moi, j'ai voté la confiance non pas parce que j'ai confiance en François Baou, c'est pas du tout ma marque de fabrique, mais en même temps, j'ai voté la confiance par rapport à au besoins de notre pays d'avoir de la stabilité. stabilité politique, stabilité économique et stabilité sociale.
Et si on veut être Moi, je me suis sentie responsable aujourd'hui et mon vote, il est aussi un vote de courage parce que renverser la table, c'est une question mais derrière on fait quoi ? Et on se retrouve complètement dans cette réalité aujourd'hui et je n'ai pas voulu contribuer enfin mettre ma voix avec ceux qui renversaient la table à savoir notamment LFI et le Rassemblement national. Alors maintenant, on va penser à l'après Bairou.
Emmanuel Macron a dit qu'il voulait aller vite pour nommer un nouveau premier ministre. Quel serait le profil idéal selon les Républicains ? Ben pour moi le profil idéal, il était déjà trouvé.
C'était Michel Barnier. C'est le profil idéal parce que je pense que c'était l'homme de la situation. Aujourd'hui, bah on se retrouve vers une inconnue.
Je vous rappelle que c'est le président de la République qui va désigner le premier ministre ou une première ministre. On pourrait aussi considérer que ça pourrait être une femme pour changer dans la situation. Ça doit être quelqu'un qui va s'adresser à tous les groupe politiques parce que c'est une réalité.
Notre composition de l'Assemblée nationale avec 3 est très difficile et je crois que ça va être quelqu'un qui s'adressera à tout le monde et qui fera à défaut de faire l'unanimité qui qui arrivera à rassembler une majorité. Et bien le message est passé. Merci Marie-Christine Dalose et merci à vous Marco Pomier.
Stéphanie Iris, une réaction peut-être sur ce vote du groupe LR à l'Assemblée sur 49 députés, il y en a 13 qui ont refusé la confiance à François Baou, neuf qui se sont abstenus. On a connu meilleur alliés quand même. Moi, je regrette que parfois l'intérêt électoraliste passe avant l'intérêt général et globalement pour toutes les les députés pour tous les députés d'ailleurs qui ont voté contre ou qui sont abstenus aujourd'hui parce que l'intérêt général c'est quand même d'obtenir une stabilité pour notre pays avec un budget rapidement.
Mais ce que je veux, je pense plus que tout là maintenant, à l'heure où on en est, c'est de parler avec l'ensemble de ces députés de gouvernement, des partis de de gouvernement pour les raccrocher à faire ce qu'on on proposait tout à l'heure, une méthode pour avoir un budget et pouvoir te tenir et avancer pour le pays parce que notre pays a besoin d'avancer là et pas attendre je sais pas combien de mois encore. Ouais. Philippe Brincertin euh appelle à une forme de gouvernement d'union nationale qui irait de la droite au Parti socialiste.
Ça vous semble envisageable cela ? Non, c'est pas l'Union nationale là, c'est l'Union du bloc central qui veut trouver un partenaire et élargir au Parti socialiste. On va pas servir de béquille gauche à la macronie, hein.
C'est pas ça notre rôle. Non, nous disons que on peut pas faire de mélange. En vérité, ce qu'il faut essayer de faire, c'est un gouvernement qui soit homogène idéologiquement et qui négocie ensuite avec de groupe à l'Assemblée nationale des compromis.
Nous on ne pas donc un gouvernement de gauche à 100 %. Alors nous on est de gauche comprend gouvernement de gauche mais en tout cas qui ça sert à rien de faire des grands mélanges. Enfin personne comprendrait qu'on mette Mathilde Panneau et monsieur Rotter dans le même gouvernement.
C'est impression d'immense magouille. Bon il faut pas faire ça. Il vaut mieux qu'on ait un groupe de gens qui s'entendent bien qui sont d'accord sur le fond de petits partis différents.
Un gouvernement resserré qui travaille à l'intérêt général et puis à l'assemblée des compromis qui se fassent. C'est ce que nous on propose. Alors on va parler du budget.
Je sais que vous voulez en parler Stéphane Iris. On a vu que François Baïou proposait 44 milliards d'euros d'efforts pour ce budget. Il n'a pas convaincu les députés.
Il n'a pas convaincu les Français non plus. Quand on regarde les sondages, quelles leçons est-ce que vous en tirez ? Moi ce que je vois quand même dans les sondages, c'est que malgré tout, il a réussi à mettre le sujet de la dette l'économie, à faire un peu de pédagogie auprès des Français.
On voit que ce sujet remonte dans les intérêts des Français. Mais le budget, c'est aussi la santé. sujet que je connais particulièrement.
On peut quand on parle de la dette, on parle aussi du financement de nos services publics, comment demain on va pouvoir financer l'hôpital. Sur ces sujets, je suis persuadée qu'il y a des choses à faire et qu'on peut trouver un rassemblement qui est contre le fait d'essayer de limiter le nombre d'arrêts maladies qui flambent dans notre pays. Quand ce sont des arrêts maladies qui n'ont pas lieu d'être, nous pouvons être assemblés que ce soit le Parti socialiste ou ou les Républicains en passant par nous.
Donc, mais sur les 44 milliards, est-ce qu'il a mis la barre trop haute selon vous ? Est-ce qu'il faut revoir à la baisse les ambitions pour pour ce budget ? Moi, je suis très convaincu du sujet de la dette sociale et de la nécessité de prendre à bras le corps ce sujet, mais je suis dans la réalité.
La réalité est que nous n'avons pas une majorité pour faire cette ce début de trajectoire tel qu'il est proposé. Peut-être qu'il faut faire quelques milliards de mois. Tout à l'heure, on parlait du budget de la sécurité sociale.
C'était à peu près 5,5 milliards proposés par François Bairot. Le conseil de la Caisse d'assurance maladie, c'est à peu près 4 milliards qu'il a proposé de faire. négo pour arriver à ces 4 milliards et peut-être avec d'autres idées aussi qui permettent un compromis là-dessus.
Donc je crois particulièrement qu'on peut y arriver si on est sincère un que un petit peu de volonté. Philippe Brun vous êtes un peu le monsieur budget au Parti socialiste. Le PS a fait ses propositions de contrebudget 22 milliards d'efforts au lieu de de 44.
Qu'est-ce qui est négociable ? Qu'est-ce qui ne l'est pas dans vos propositions ? Écoutez, il faudra bien qu'on en discute les uns les autres. et on avait mis nous trois lignes rouges.
La première ligne rouge, c'est rien qui touche les classes populaires et les classes moyennes. On estime que les gens qui travaillent, ils ont pas à aujourd'hui payer le prix de la mauvaise gestion de ces dernières années. Et donc pas de déremboursement des médicaments, pas d'années blanche, pas de jour férier.
Bref, les classes populaires et les classes moyennes, on veut qu'elles vivent, elles veut qu'elles puissent nourrir leurs enfants et donc on est défavorable à tout ce qui vise à leur retirer des droits. Première ligne rouge. Deuxième ligne rouge, de la justice fiscale.
On peut pas demander des efforts à tout le monde comme on le fait dans ce budget qui a été censuré aujourd'hui et dans le même temps exonérer d'efforts ceux qui ont profité des cadeaux fiscaux des dernières années en particulier pendant la crise on vu de grande for ce qu'on appelle la taxe zuman oui alors c'est nous on propose la taxe zuman et c'est en tout cas une contribution sur le patrimoin il faut qu'on en discute. L'année dernière, on a proposé le rétablissement de l'ISF. Est-ce qu'on pe faire autre chose ?
Pour en discuter, donc une contribution différentielle sur les hauts patrimoines qui permettent d'éviter les vi l'impôt. Et puis troisème demande, c'est celle d'alléger l'effort parce qu'on pense que l'effort il est pas crédible, il va casser la croissance. Le FCE a dit le budget Baou s'il avait été adopté allait augmenter deux points de chômage et diviser la croissance française par deux.
Nous, on pense qu'il faut allonger dans le temps et être plus crédible sur la baisse. Une baisse qui soit moins forte mais qui soit plus allongée dans le temps et qui soit crédible. En vérité aujourd'hui, il y a un cimetière dans l'Assemblée nationale.
C'est le cimetière des promesses sans lendemain sur le déficit parce que on fait des prévisions qui ne sont pas les bonnes. L'année dernière, il manquait 50 milliards d'euros dans la caisse et puis parce qu'ensuite on efface la nous on dit soyons crédibles. 20 21 milliards cette année c'est déjà beaucoup.
Euh, on propose 15 milliards d'économie sèches d'ailleurs pour faire ces 21 milliards. Et il propose aussi un plan de relance, propose une dépenses supplémentaires à hauteur de 10ôts pour relancer la consommation. Euh donc, on fait une baisse de la CSG pour que les gens qui ont moins de 2000 € par mois est une augmentation importante de pouvoir d'achat, 100 € au niveau du SPIC par mois.
Et puis pour euh la relance dans l'investissement, pour relancer l'économie qui est en grande difficulté aujourd'hui, l'Allemagne est en train d'investir 400 milliards d'euros dans ces infrastructure et nous on est à la traine. Stéphanie Rist, ça vous semble une bonne base de départ pour discuter, pour engager des négociations ? C'est lignes rouges ?
Alors, je vais pas répondre non alors que je viens de dire qu'il fallait trouver un compromis, mais de ce que j'entends dans ce que vous dites, je vois pas d'ouverture pour aller vers ce compromis. Quand monsieur Fort repropose la taxe Zucman à 2 % euh on voit même pas le le chemin de de compromis. Personnes les plus riches à quel niveau vous fixez le patrimoine les plus haut revenus.
Donc nous on fait une proposition et on dit que l'assemblée trouvera ses compromis. Donc une proposition ou mais alors l'assemblée ça veut dire par exemple parce que vous dites aussi qu'il n'y aurait pas de 493. Si vous avez le RN et LFI qui votent l'absence de contribution à l'Europe, j'imagine que vous seriez bien embarrassé.
C'est tout cela se passerait très bien si les députés macronistes étaient présents. Vous l'êtes donc vous êtes très présent dans les mystiques. Donc c'est pas reproche que je vous fais à vous.
C'est une grande parlementaire mais vos collègues sont très peu présents. S'ils étaient présents, on n'urait pas de problème, on pourrait la vérité c'est obligé de le faire parce que vos députés sont abs vous vous nous vous faites croire. Vous voulez essayer de nous faire croire qu'en étant 120 ou 110 députés, si vous vous mettez sans les insoumis à l'assemblée, vous pourriez avoir plus de députés à la fin que la coalition qu'on avait avec dans le bloc central où nous étions le double.
Donc la la difficulté, elle est là, elle est aussi mathématique. Le nombre est quand même malgré tout important parce que vous l'avez dit, il y a les présences, les absences et tout ça. Donc il faut aussi à mon avis qu'on prenne le chemin sous un autre angle si on veut vraiment avancer pour nos concitoyens.
Alors, on a parlé de la taxe Zucman. Euh, c'est un point de convergence hein, que vous avez avec la France insoumise, mais il y en a pas beaucoup d'autres. Enfin, en tout cas, on va le vérifier avec l'invité de Marco Pomier.
Oui, Gabriel Catala. Si Emmanuel Macron, nommé un premier ministre de gauche issu par exemple des rangs socialistes, d'ailleurs ils disent qu'ils sont prêts. Est-ce que vous censuriez vous censureriez immédiatement un gouvernement socialiste ?
Je crois qu'on peut discuter de fiction, mais il n'y aura pas de gouvernement socialiste. Monsieur Macron depuis 8 ans agit comme un rouleau compresseur. Il a brutalisé les manifestations sur la réforme des retraites.
Il a mis en place une injustice fiscale ahurissante avec les plus riches qui n'ont jamais été aussi riches et les plus pauvres qui se sont largement appauvris. Donc monsieur Macron ne va pas reculer s'il nomme un gouvernement. S'il refuse de partir, ce sera un gouvernement macroniste avec quelques socialistes triés sur le volet et prêt à se compromettre et à ne pas respecter le programme du Nouveau Front populaire sur lequel ils ont été élus.
Justement, demain, la France insoumise va déposer une motion de destitution contre Emmanuel Macron. C'est une procédure très complexe. L'année dernière, vous aviez déjà essayé, ça n'avait pas marché.
Pourquoi ça fonctionnerait cette fois ? Parce que je crois que le pays a changé depuis que les Français se sont rendus compte que la censure de monsieur Barnier n'a conduit nulle part puisque monsieur monsieur Macron a nommé monsieur Baïrou ensuite qui était tout aussi illégitime. Aujourd'hui, la volonté de départ de monsieur Macron atteint des records dans les sondages 60.
Mais là, vous avez besoin des partis politiques pour destituer Manuel Macron. 67 % des Français veulent le départ de monsieur Macron. Et donc lorsque les députés seront face à leur bulletin pour voter les institutions, ils auront ils y repenseront à deux fois puisque c'est ce que souhaitent leurs électeurs, notamment madame Le Pen qui trahit majoritairement ses électeurs puisque ces électeurs ont envie de voir monsieur Macron partir.
La dernière fois, nous avons eu les voix des communistes, les voix des écologistes et donc nous attendons que les socialistes aussi réfléchissent au sujet. Merci beaucoup Gabriel Catala. Merci à vous Marco Pomier.
Une réaction peut-être Philippe Brun au propos de Gabriel Catala. n'y croit pas à un gouvernement socialiste. Oui.
Bah bien c'est son analyse. Elle a peut-être raison d'ailleurs. Peut-être qu'il y aura pas du il y aura jamais de gouvernement de gauche et que on continuera cette forfaiture qui vise à maintenir au pouvoir un camp qui a perdu les élections.
C'est peut-être elle a peut-être raison parce qu'à nous notre responsabilité pas gagné non plus monsieur. Enfin a quand même plus gagné que vous. Vous avez perdu 100 députés.
Nous on a gagné 50 donc il y a quand même une différence. Je crois quand même que il y a bien là un gagnant et un perdant. Et s'il y a bien une certitude de cette élection ou la NFP vous parz.
Ouais. Oui, c'est bien statut de cette élection, c'est que les Français, ils ont souhaité tourner la page et c'est bien les alternances, faut accepter les alternances, ça fait du bien au pays et nouvelle équipe qui voit les choses un peu différemment, qui propose des choses différentes, ça fait du bien. Donc après qu'est-ce quelle est la réalité réponse madame Ris ? que si jamais nous on était au gouvernement, bien sûr que Lif ne censurerait pas et avec l'accord qu'on propose au bloc central en vérité on serait incensurable parce que si vous ajoutez LR plus le RN censure pas et même si LFI nous faisait défaut LR+ RN plus LFI ça fait pas 290 la moitié du nombre de députés à l'assemblée donc ce gouvernement là il est pas censurable alors qu'aujourd'hui le socle commun il est tout le temps censuré parce encore une fois on parle pas de enfin voilà moi ce qui m'intéresse c'est vraiment de pourquoi faire enfin on est nombreux à être rentré en politique en 17 pour le dépassement.
Donc moi je veux pas qu'on croit que et qu'on continue à parler finalement de ce qui intéresse peu les gens. Moi sur le forum des associations, les gens me disent pas il faut que ce soit un premier ministre socialiste ou de bloc central en fait hein. Ils me disent comment on avance ?
Comment mon entreprise qui est limite dans sa croissance va pas diminuer et que je vais plus pouvoir embaucher ? C'est ça la vraie question. C'est pas à mon avis euh allez euh combien on est, quelle couleur politique on met euh à la tête du du Premier ministre.
Un mot peut-être du climat social puisqu'il y a ce mouvement Bloquons tout euh qui aura lieu après-demain dans un contexte de crise politique, on le voit aujourd'hui. Comment se positionne le PS par rapport à ce mouvement aujourd'hui ? Écoutez, nous c'est simple euh on veut pas faire de récupération et le meilleur moyen de planter le mouvement ce serait d'appeler à y participer parce que les gens détestent les partis politiques et ils ont bien raison.
Donc euh nous on dit on observe, on est à l'écoute évidemment des gens qui vont y aller. Moi je serai évidemment chez moi dans l'heure sur les ronds-point pour discuter avec les gens mais pas de récupération voilà pas d'infiltration pas de de récupération de ce que les gens font parce que je crois que c'est un mouvement spontané qui est intéressant et syndicat aussi un certain nombre de sections CGT sont investisies sud aussi il faut que le peuple puisse s'exprimer dans ce grand mouvement et que nous on soit là pour y apporter des réponses. Et très clairement, je le dis, si si président Viic décide de à nouveau mettre un premier ministre macroniste, il y aura beaucoup de beaucoup beaucoup de monde dans la rue le 10.
H Stéphanie Ristouvement qui aura donc lieu après-demain avec un gouvernement qui gère les affaires courantes, hein, en attendant un nouveau gouvernement, ça vous ça vous inquiète ? Alors, les manifestations des citoyens me m'inquiètent pas. Je pense qu'il faut et que notre travail encore plus de députés est d'aller vraiment échanger, discuter, essayer de comprendre ces mouvements qui qui sont qui est pas un mouvement habituel.
Donc aller le comprendre bien sûr, faire en sorte qu'il n'y ait pas de débordement et aucun parti devrait un peu monter la sauce pour qu'il y ait des débordements. Et je rejoins monsieur Brun, il faut absolument pas récupérer ce genre de mouvement. Mais être à l'écoute, on l'a fait pour les gilets jaunes, ça a aussi fait partie de l'accroissement de la dette puisque il y a eu un coût et c'est était nécessaire, je le regrette pas, j'ai voté ces mesures.
Voilà, donc être à l'écoute et essayer de de limiter les débordements, c'est ça qui inquiète nos concitoyens. Moi, j'ai vraiment des gens ce weekend qui m'ont dit "Mais donc on a pris un jour de RTT parce qu'on a un peu peur." Euh voilà, donc il faut qu'on arrive à retrouver une société apaisée et nous devons montrer l'exemple dans notre assemblée, ce qui est encore cet après-midi a été difficile avec des propos entendus.
Euh voilà. Alors, justement ce propos, la France insoumise a confirmé aujourd'hui qu'elle comptait déclencher une procédure de destitution du du chef de l'État euh dans les jours qui viennent. Comment réagissez-vous à ça ?
Je préfère pas en parler en fait parce que on est habitué, c'est pas la première fois, le président a été élu et monsieur Brun disait tout à l'heure c'est bon l'alternance voilà pourquoi pas. Enfin, moi ça me dérange pas mais ce qui est important c'est de garder nos institutions et parce que un jour ça sera plus le président actuel qui sera président c'est voilà et que pour les suivants, il faudra aussi respecter ces ces institutions et c'est notre société, notre vie en société en fait qui tient par ça. Donc voilà, c'est le côté des insoumis un peu révolutionnaire.
On a l'habitude euh mais je crois que euh on doit être le plus nombreux possible à essayer de de parler avec un autre discours, un autre langage. Sur ce point précis, c'est c'est un point de divergence entre vous socialiste et et insoumis. Écoutez, on s'est pas prononcé encore sur la motion qui a été déposée par les insoumis.
Mais je rappelle quand même que la destitution, c'est pas pour se faire plaisir. Bien sûr qu'on est des opposants président la République, on n pas voté pour lui premier tour en tout cas les différentes élection présidentielle et je crois que tout le monde est bien au courant qu'on est des opposants en président de la République. Maintenant la distion c'est s'il y a un manquement fondamental à ses obligations.
Bon et même si je suis désaccord avec ce qu'il fait, est-ce qu'il y a un manquement fondamental ? Et donc ça voudrait dire que il se promène dans la rue avec un saut sur la tête qui tient des propos incohérents, qui vide les extincteurs à l'Élysée. Enfin voilà, c'est pas le cas.
Bon, même si je suis en désaccord avec la politique qu'il mène, au moment où nous parlons, je ne pense pas qu'il y a un manquement fondamental à ces obligations. Alors, on va voir la séquence qui va avoir lieu, comment ça va se passer. S'il y avait une vraie fortf future démocratique, nous nous poserions la question.
Au monde se parle. Vous le savez, la première motion d'institution, nous ne l'avions nous ne l'avions pas voté. On a on a évoqué un peu tous les cas de figures possibles depuis le début de la discussion.
On n pas évoqué le l'hypothèse d'une dissolution. On a vu Marine Le Pen dans l'hémicycle la réclamé aujourd'hui. Est-ce que à vos yeux le prochain gouvernement, si le prochain gouvernement échoue, cette dissolution deviendra inéluctable ?
Avant de commencer à répondre, je voudrais dire que sur la dissolution parce qu'à chaque fois on nous dit "Vous avez peur de votre poste." Voilà. Donc moi à tite personnelle, j'ai un métier de médecin à côté où j'ai moins d'ennui et parfois mieux rémunéré.
Donc c'est pas le sujet. Le sujet sur la la dissolution, elle est que est-ce que ça répond à la question ? Est-ce que ça répond au au problème ?
Est-ce que ça va permettre de donner un budget avant le 31 décembre ? Bah je je le crois pas. Moi ce que j'entends dans nos concitoyens, c'est vraiment trois parties dans la société de gens qui demandent d'ailleurs des choses très contradictoire et ça c'est assez frappant quand vous avez des concitoyens qui habitent quasiment enfin la même circonscription et qui vous demandent des choses opposées comme c'est le cas sur ma circonscription.
On voit bien que notre pays est divisé et donc on voit bien aussi qu'on est et Gabriel Atal l'a redit probablement à la fin d'un modèle que nous devons réinventer. Comment mieux exercer le pouvoir dans notre pays ? Comment être plus représentatif de nos concitoyens.
Donc la dissolution pour moi, elle est pas une solution. Donc effectivement je vois pas l'intérêt pour nos concitoyens. Est-ce que pour le Parti socialiste, la question d'une nouvelle dissolution pourrait se poser euh si le prochain gouvernement n'est pas de gauche ?
Mais en tout cas, c'est le président qui le décide. La dernière fois, c'était hasardeux et on envoie le résultat. Ça a affaibli le pays terriblement de cette situation et c'est pas de guetter le cœur qu'on se retrouve dans cette situation avec des multiples censures.
Donc c'est une mauvaise idée la dernière fois. La question c'est est-ce que la dissolution amènerait à une solution pour la situation d'aujourd'hui ? Et quand on regarde les sondages, on a une assemblée qu'on changerait un peu enfin qui n'aurait toujours pas de majorité absolue.
Et donc qu'est-ce qu'est-ce que à quoi ça servirait ? Si prés se levait maintenant, on aurait un gouvernement seulement pour un an. Bon donc faire une élection générale, c'est plusieurs millions d'euros pour 1 an seulement de gouvernement avant l'élection présidentielle euh ça paraît tout de même un peu voilà un peu faible.
Donc il faut qu'on puisse trouver d'autres solutions, travailler ensemble à l'Assemblée. Mais on n pas peur de la dissolution he on a regardé des sondages, on est on a des bons sondages partis socialistes. Donc il y a pas de problème.
Enfin, il faut voir si c'est utile au pays. Merci beaucoup à tous les deux d'être venus sur le plateau d'CP. On va poursuivre évidemment l'analyse he de cette journée un peu particulière, cette journée qui a donc abouti à la chute du gouvernement de de François Baon.
On va continuer dans un instant avec nos nos autres invités, mais d'abord on retourne du côté de Matignon où se trouve Thboc. Thbo, euh François Bairou avait avait donc convoqué ou invité, on va dire, son gouvernement à un potô de départ. Où est-ce que ça en est ?
C'est terminé Clément. Les les ministres sont repartis aux alentours de 21h. François Berotou qui a effectivement réuni son gouvernement une dernière fois ce soir à Matignon peu après la chute de celui-ci lors du vote de confiance à l'Assemblée.
Vers 20h, on a vu arriver le balai des voitures ministérielles. S'en est suivi un moment de convivialité selon les termes de Matinon. Un pot de départ les derniers moments du gouvernement Baerou. le Premier ministre qui a souhaité remercier son équipe gouvernementale.
Ces 9 mois ont été des mois de profond bonheur car nous avons réussi à former une équipe avec beaucoup de solidarité. Nous avons montré une image républicaine honorable et active. Voilà les mots qu'il avait employé cet après-midi à l'Assemblée pour remercier son gouvernement. une façon aussi de penser les PL car certains ministres ce soir sont encore amè de cette fin précipitée.
Voilà des ministres reparti les San François Baol François Baou seul ce soir pour ces dernières heures ici à Matignon demain matin très tôt il remettra au président de la République sa démission mais François Baerou a aussi préparé la suite malgré tout le passage de témoins à son successeur. nous dit que les services et les conseillers de Matignon ont dû rédiger notes sur les dossiers en cours pour faciliter la transition. Elle devrait avoir lieu dans les tout prochains jours cette transition avec le nouveau futur premier ministre si l'on en croit les termes du communiqué de l'Élysée qui parle d'une nomination pour les tout prochains jours.
Merci beaucoup Thbo Enoc donc en direct de l'hôtel de Matignon et on accueille à présent deux nouveaux invités Emmanuel Rivière et Paul Cassia. Bonsoir et bienvenue à tous les deux. Emmanuel Rivier, vous êtes politologue et consult consultant en stratégie d'opinion.
Et Paul Cassia, vous êtes professeur de droit public à l'université Panthéon 1 euh à l'université parenien Pantthéon Sbon, pardon. Euh François Baotou est donc entré dans l'histoire aujourd'hui d'une certaine façon en perdant ce vote de confiance. On va revoir le le résultat. 194 voix pour, 364 voix contre et 15 abstentions.
Son gouvernement est le premier à tomber euh sur un vote de confiance sous la 5e République et je crois qu'il est le 3e à chuter donc on à peine plus de 2 ans et que là aussi c'est une première sous la 5e République. Paul Cassia, est-ce qu'on peut parler d'une crise de régime selon vous ? Alors, il y a une crise, je ne sais pas si c'est une crise de régime, on le saura très bientôt.
Ça va dépendre aussi du président de la République, ça va dépendre de ces décisions. Il y a une crise, il y a même des crises, une crise politique, une crise institutionnelle, une crise sociétale. Euh est-ce que cette crise peut-être résolue ou est-ce qu'elle va s'aggraver ?
C'est toute la question des des prochains jours. Qu'est-ce qui permettrait de sortir de cette crise selon vous ? déjà euh la nomination d'un premier ministre ou d'une première ministre euh serait un indice.
Et ensuite la possibilité pour cette première ministre ou ce premier ministre de composer un gouvernement qui pourrait tenir euh davantage que quelques mois comme l'a fait le gouvernement Barnier. Ça ça passe par quoi selon vous ? Ça passe par sans doute une nouvelle culture politique, une culture de compromis puisque nécessairement à Assemblée nationale constante, il faut que des alliances secrètes qui soient plus larges que celle qu'on a vu jusqu'à aujourd'hui avec le gouvernement Baou c'est une alliance du centre et de la droite il faut que des alliances plus larges se fassent peut-être sur un programme plus réduit sur des projets plus ciblés mais pour avoir une majorité à l'Assemblée nationale il va falloir que les forces politiques discutent de façon différente de ce qui s'est fait jusqu'à présent.
Emmanuel Rivière, sur ce terme de crise de régime, est-ce que vous le reprenez à votre compte ou bah il y a tous les ingrédients effectivement de cette multicrise qui peut aboutir à une crise de régime. Et à ce que vous n'êtes cité, j'ajouterai aussi la la crise de confiance. Euh on est à un stade où le discrédit de la classe politique dans son ensemble s'ajoute au discrédit à l'égard des gouvernants.
Et c'est vrai qu'il y a une déception qui a été répétée depuis un an sur euh l'incapacité des partis politiques et donc des acteurs politiques qui régissent en fait notre vie politique à trouver des solutions dans les enquêtes qu'on réalisé sur l'ensemble des pays européens. La France est parmi les tout derniers quand on demande aux gens s'ils sont satisfaits du fonctionnement de de de la démocratie. Mais euh ce qui euh nous amène aussi à une réflexion sur comment on doit fonctionner, c'est que par ailleurs cette assemblée dite ingouvernable qui a renverser un gouvernement aujourd'hui, qui a renversé un gouvernement au mois de novembre qui crée cette crise, elle est à l'image du pays.
Euh jamais l'Assemblée n'a été autant représentative de la diversité des sensibilités et des opinions. Et c'est comme ça que fonctionne un grand nombre de nos voisins, ce qui doit aussi nous nous inspirer. Alors quelles sont les clés selon vous pour retrouver cette confiance des Français ? que les Français retrouvent confiance en en leur classe politique.
Mais ce ce qui est assez intéressant, c'est que prenant acte de ce qui s'était passé l'an dernier et donc du fait que aucun aucune force politique, aucune coalition même ne pouvait trouver une majorité, finalement le message assez souvent répété dans les enquêtes et par des Français c'était débrouillez-vous de cette manière, trouvez une solution. Et la part des Français qui disent "Il ferait mieux de trouver des compromis" est finalement elle majoritaire euh en constat en considérant que c'est pas forcément se trahir. Et puis il y a quelque chose qu'il a encore aussi doit doit nous inspirer, c'est que ce type d'assemblée c'est d'une très grande banalité en Europe.
C'est c'est ce que produisent à peu près tous les régimes parlementaires à quelques à quelques exceptions près et en tout cas c'est commun. Il y a au moins une bonne dizaine de pays aujourd'hui qui sont dans des situations semblables et qui s'en accommodent et qui trouvent des solutions. Et c'est là où ça renvoie à votre propos.
C'estàd en fait c'est un peu l'articulation entre la fonction présidentielle et le côté binaire de notre culture du fait majoritaire et cette division à l'assemblée qui crée la difficulté. Paul Cassia, on a vu que les deux derniers gouvernements se sont formés, que les premier ministres ont été nommés sans qu'il y ait de discussion préalable pour se mettre d'accord sur un programme commun. On a vu là que le PS réclame aujourd'hui Matignon et propose de discuter après pour bâtir une majorité.
Est-ce qu'il y a pas aussi un problème de méthode tout simplement ? En réalité ici dans sous la 5e République, c'est le président de la République qui décide seul de la nomination du premier ministre. Donc c'est ça prérogative qu'il exerce de manière discrétionnaire.
Ce qui explique qu'il n'y ait pas de discussion préalable entre forces politiques comme ça peut être le cas dans d'autres pays. En Allemagne par exemple ou en Espagne. Le président de la République l'année dernière, peut-être que tout le monde s'en souvient, avait refusé de nommer quelqu'un issu du Nouveau Front populaire et avait choisi de nommer monsieur Barnier puis monsieur Baou.
Donc la difficulté vient de ce que on a un régime qui est présidentialiste, dans lequel l'exécutif est fort alors que aujourd'hui le l'Assemblée nationale n'est plus dans les mains de l'exécutif. Donc il y a une sorte de dissociation entre les pouvoirs de l'exécutif tels qu'ils sont appliqués depuis 1958 et le parlementarisme nouveau né de l'élection de 2024. Mais ce paysage politique euh fracturé euh tripartite, on dit, il est sans doute là pour longtemps.
Ça veut dire qu'il faudrait adapter nos institutions à cette nouvelle réalité-là. Alors, adapter nos institutions, ça va être très difficile puisque pour les adapter, il faut une révision constitutionnelle qui est inenvisageable aujourd'hui. Il y aurait une autre manière de les adapter, c'est en changeant le mode de scrutin, en passant du scrutin actuel majoritaire à deux tours pour l'élection des députés à un scrutin à la proportionnelle.
ça changerait beaucoup de choses et ça c'est possible par une loi ordinaire, une loi simple. Donc à Assemblée nationale constante, ce serait possible de changer ce mode de scrutin. Mais ce qu'il faudrait surtout changer, c'est la culture politique pour la raison que comme ça vient d'être dit par Emmanuel Rivière, la bipolarisation a disparu et vous l'avez dit aussi Clément pour longtemps.
On a trois blocs qui sont appelés à durée et c'est avec ces trois blocs qu'il va falloir gouverner, qu'il va falloir légiférer. Alors on va on va revenir sur ce qui s'est passé cet après-midi dans l'hémicycle notamment sur la prise de parole de Marine Le Pen. Marine Le Pen a clairement réclamé une dissolution et quand on regarde les intentions de vote des Français en cas de dissolution, on comprend mieux pourquoi elle réclame cette dissolution puisque le RN arriverait très largement en tête avec 33 % d'intention de vote selon un sondage Toluna Harisard interactif pour Challange.
La gauche arriverait en 2è position, on le voit ici. Alors, il y a deux cas de figure, hein. Une gauche unie mais sans éléfis obtiendrait 19 % des voix.
La gauche avec Léfi serait à 26 %. Les macronistes feraient entre 15 et 16 %. Enfin, la droite serait autour de 10 %.
Emmanuel Rivière, 33 % au premier tour pour le RN. Est-ce que ça rend pour le RN majorité absolue possible lors de de législative ? L'expérience de l'an dernier invite à la la plus grande prudence sur ce que toute projection à partir d'un voilà d'une intention de vote de premier tour, on va dire une simulation de vote parce que pour l'instant il y est pas question enfin il y a pas d'élection qui soi convoqué mais voilà à un point près 33 % c'est ce qu'a fait le Rassemblement national l'an dernier avec ses alliés euh un peu plus mais ça ne change pas considérablement la donne. qui changera la donne ou pas, c'est de savoir si en face du Rassemblement national, il y a un une gauche unie ou divisé.
La gauche unie est effectivement avait réussi à avoir le plus grand nombre de de députés. De est-ce qu'il y a un camp présidentiel affaibli ? Et c'est peut-être la principale leçon de ce sondage, c'est que s'il y a un camp qui dévisse, c'est celui-là.
C'est par rapport à 2024. Et 3è question est-ce que il y aura à nouveau ou pas un front républicain qui se mettrait en place ? Et il y a eu un son âge élable qui a été curieusement interprété d'ailleurs comme ne confirmant pas ou en infirmant l'idée d'un fran républicain parce que près de 6 français sur 10 s opposé mais dans ces six français sur 10 on a la moitié qui de toute façon votent ou qui souhaitent que le RN prenne le pouvoir.
Si regardes les autres, en fait, ce qu'il faut regarder, c'est ce que disent les électeurs de gauche. Eux, ils pensent toujours qu'il faut appliquer le Front républicain très largement et même les deux tiers des électeurs de l'ensemble Renaissance, Horizon et Modem le pensent aussi. Donc, le Rassemblement national pourrait être à nouveau confronté parce que finalement les Français ont pas changé des questions fondamentales, hein.
Ceux qui veulent le RN et dont ils pensent que c'est eux qui représentent l'alternance le souhaitent toujours ardemment. Et ceux à qui ce scénario fait très peur, bah ça ne leur fait pas moins peur. Et peut-être d'ailleurs que l'épisode Trump depuis son investiture euh a réactivé cette peur.
Donc en tout cas, les fondamentaux n'ont peut-être pas changé. Paul Cassia, toujours au sujet de Marine Le Pen et de son discours dans l'hémicycle, elle s'est posé en défenseur de la 5e République, de l'esprit de la constitution de la 5e République en réclamant cette dissolution. Elle estime que le président est sorti de son rôle, qu'il n'est plus un arbitre mais qu'il participe au jeu.
Est-ce que vous partagez son analyse ? Depuis 1958, le président n'est pas un arbrite, il ne l'est qu'en période de cohabitation. Sinon, pour le reste, on le voit depuis 2017 en particulier, c'est le président qui gouverne.
C'est le président qui fait qui fait des choix politiques. Donc et sur cette idée que face à une impasse politique, il faut retourner devant les Français. Alors, c'est possible.
C'est une prérogative du président de la République qui peut dissoudre l'Assemblée nationale à sa convenance. S'il estime qu'il y a une impasse insurmontable aujourd'hui, la dissolution est possible. C'est une prérogative du président de la République qui lui appartient d'exercer.
Euh comme on vient de voir dans le sondage que euh qui est passé à l'instant à l'antenne, il n'est pas sûr, il est même probable que la prochaine assemblée nationale serait composée quasiment à l'identique que celle d'aujourd'hui. Donc on va se retrouver devant devant la même ass. Ce qui est certain euh en revanche, c'est que euh quand des élections sont perdues, il a pu arriver qu'un président de la République démissionne.
C'était le cas euh en 1969 du général de Gaul qui a perdu un référendum, donc il a démissionné. Mais cette tradition s'est perdu. H on a vu depuis des élections perdues notamment Chirac euh qui est resté président de la République, François Mitteran resté président de la République alors que des élections intermédiaires ont été perdues.
Donc la tradition golienne c'est perdue. C'est au président de la République ou vous parlez d'élection perdu mais c'est pas forcément d'impasse politique de blocage total des institutions. Est-ce que la question d'une démission du chef de l'État pourrait se poser à court terme selon vous si ce blocage devait persister ?
La question de la démission du chef de l'État, elle peut toujours se poser mais c'est une prérogative. Là aussi, c'est une décision qui lui appartient seul de résoudre. Euh pour l'instant, le président de la République doit chercher un ou une première ministre, doit décider de dissoudre ou pas.
Et si à l'issue de ces processus, les blocages persistent, bien il va se retrouver en première ligne pour finalement devoir rendre des comptes à la nation. Et pourra-il tenir jusqu'en 2027 ? Ce n'est pas à moi de de le dire.
Un mot peut-être euh de la procédure de destitution euh que LFI va engager là dans les tout prochains jours euh à l'Assemblée. Euh c'est une procédure complexe. Euh c'est une procédure complexe qui suppose que le chef de l'État ait commis un manquement grave à ses devoirs euh constitutionnels. ce que pour l'instant moi comme observateur je ne je ne trouve pas h et il est très probable que le Congrès, le Parlement, l'Assemblée nationale en tout cas ne vote pas la motion qui sera présentée par LFI au titre de la destitution du chef de l'État.
Donc c'est un un coup de semonce, on va dire comme ça avait été déjà le cas l'année dernière. avait déjà déposé une motion similaire avec sans succès. Emmanuel Rivière, quand on pose la question au Français, bah d'une démission du chef de l'État, ils sont 49 % à plébiscité cela selon ce même sondage publié par par Challenge.
Est-ce que cette pression de l'opinion publique peut devenir inéluctable, pousser inéluctablement à une démission de d'Emmanuel Macron ? inéluctablement, le président est protégé par les institutions. Mais c'est vrai que quand on compare la situation d'Emmanuel Macron aujourd'hui à ce qu'elle était il y a à peu près un an, il a retrouvé une prérogative, il peut à nouveau dissoudre mais comme on vient de le dire avec des chances que ça améliore les la situation qui sont assez minces et par ailleurs sa position s'est affaiblie.
D'abord son impopularité effectivement pèse. On peut dire que les sondages ne doit pas dicter les comportements des uns des autres. Enfin, quand vous vous êtes à un record d'impopularité proche euh des records de son prédécesseur François Hollande, et bien ça n'aide pas à trouver des alliés, ça n'aide pas à trouver des appuis, ça n'aide pas à négocier en position de force.
Euh l'an dernier, Emmanuel Macron, on finalement s'était arrogé le soin d'être lui l'organisateur des discussions, de reconsulter les uns et les autres et de nommer un premier ministre, il a été renversé. Un second premier ministre, il a été renversé. C'est vrai que ces marges de manœuvre se sont réduites et que ce soit un troisème premier ministre à sa main, peut-être un des scénarios qui sont étude aujourd'hui à l'Élysée présente quand même un certain nombre de de fragilités et puis ce qui a changé aussi considérablement mais c'est qu'on s'est approché d'un an de l'échéance présidentielle ce qui vient compliquer le jeu pour tout le monde d'ailleurs parce qu'on voit qu'il y a certains partis qui en fait songent déjà à la présidentielle d'une certaine manière se projettent là-dedans et probablement des Français qui sont dans le même état d'esprit qui disent finalement ils ne se passera rien si qui que par une élection qui tournerait véritablement la page et marquerait l'alternance.
Mais pour beaucoup d'autres, l'équation, elle est un peu différente. On se retrouve là avec à l'issue 2 mois où le premier ministre renversé aujourd'hui a claironné et torbi que la situation était catastrophique et puis il y a plus de capitaine à la barre du du navire dans la dans la tempête. Donc beaucoup de Français doivent se dire mais là il y a des décisions à prendre et des solutions à prendre maintenant.
Donc c'est la responsabilité de l'ensemble du personnel politique est un peu interrogé mais au sommet de tout ça il y a le chef de l'État. Est-ce que cette perspective d'une nouvelle dissolution n'est pas inéluctable quand on entend le le discours prononcé par Marine Le Pen ? Bah c'est voilà, il y a il y a deux forces politiques qui appellent les scénarios différents, hein.
Le la France insoumise veut euh une démission du chef de l'État et tente la destitution. Marine Le Pen a semblé euh prendre acte que cela n'arriverait pas euh et pousse à une législative. Donc qui peuvent espérer qu'ils sont en situation effectivement de de la gagner à Forceurie si la gauche était était divisée.
Euh ce caractère inéluctable ne paraît pas évident. En tout cas, la fenêtre de tir, elle est elle est pas infinie par rapport à l'approche d'une autre élection parce que pour dire à quel point les choses sont compliquées, il faut quand même se rappeler qu'on a aussi des municipales prévus au mois de mars. Alors, on va on va justement se tourner vers le rassemblement national en en allant salle des quatre colonnes avec Marco Paumier.
Marco, vous êtes en compagnie de Thomas Ménager. Oui, Thomas Ménager. Marine Le Pen veut qu'Emmanuel Macron prononce une nouvelle dissolution.
Mais pourquoi faire ? parce que selon les sondages, ça changerait pas forcément grand-chose. Alors déjà, faut jamais se prononcer avant les élections.
On l'a vu la dernière fois, il y avait une majorité qui était assurée pour le Rassemblement national. Il y a eu ses magouilles qui et ses désistements des républicains pour des candidats de gauche et d'extrême gauche et vice-versa. Donc, il faut laisser le peuple s'exprimer.
Aujourd'hui, on est bloqué. Il y a pas 50 solutions. Quand il y a un blocage, il faut redonner la parole au peuple.
Et je pense que les résultats seraient sensiblement différents parce que le pseud pseudo floron républicain dont je vous évoqué les résultats l'an dernier serait aujourd'hui sensiblement les différents et les Français ont compris qu'il fallait qu'il y ait un groupe politique qui est une majorité, une ligne le claire pour pouvoir réformer le pays. Nous sommes bloqués avec trois blocs, pas de majorité. Et donc aujourd'hui, la seule possibilité que nous voyons pour pouvoir sortir de ce bourbier, c'est de redonner la parole au peuple.
Alors, en attendant, on attend aussi un un nouveau premier ministre ou une nouvelle première ministre. Quel serait le profil idéal pour le Rassemblement national ? Alors la vraie question c'est pas le casting.
C'estàd en fait on nous interroge même on nous donne des noms parfois à certains de vos collègues. La vraie question, c'est est-ce qu'il y a un premier ministre qui existe aujourd'hui qui accepte de faire une rupture totale avec le macronisme coupée totalement sur cette ligne qui nous a endetté, qui a fait souffrir les Français, qui a baissé le pouvoir d'achat, qui a mis nos retraités, nos actifs en difficulté et qui accepte de travailler avec l'ensemble des personnalités ici présentes, l'ensemble des députés, l'ensemble des groupes politiques et qui acceptent de lever un certain nombre de tabous sur l'immigration, sur le train de vie de l'État, sur la contribution à l'Union européenne qui accepte au final de reprendre prendre des idées des différents bancs de cette assemblée et d'être dans la coconstruction. Ce que n'a pas voulu faire François Bairou qui a refusé de travailler, qui a organisé son départ et qui a juste dit qui même me suivent et soit on accepte un plan, soit au final on est irresponsable.
C'est pas comme ça qu'on travaille, surtout dans le contexte actuel. Il faut travailler avec l'ensemble des parties prenantes et donc faudra qu'il y ait un changement de ligne peu importe le casting. Le message est bien passé.
Merci Thomas Ménager et merci à vous Marco Pomier. Emmanuel Rivière, vous vouliez réagir je crois Thomas Menager. Ce qui est intéressant par rapport à la logique de de des solutions telle qu'elle est décrite un peu par Thomas Menager ici puis par Marine Le Pen, c'est que finalement le le scénario auquel ils aspirent s'inscrit dans la tradition majoritaire, c'est-à-dire de se voir gagnant une majorité absolue à l'Assemblée nationale avec un gouvernement monogloc.
Ce qui caractérise encore aujourd'hui le Rassemblement national, c'est qu'il a finalement assez peu d'alliés. Alors évidemment, il y a Éric Sioti et et quelques quelques députés. Euh quand l'extrême droite s'est porté au pouvoir partout ailleurs en Europe, c'est dans le cadre d'alliance souvent alliance avec la la droite traditionnelle.
Donc c'est ça qu'il faudrait suivre dans les les semaines qui viennent aussi, c'est et dans la perspective de 2027, est-ce que cette digue qui s'est maintenue jusqu'à présent de l'alliance possible de toutes les droites auquel beaucoup aspirent se se constitue ? quel cas peut-être que cette logique majoritaire peut s'opérer sans quoi dans un pays divisé en trois, est-ce que c'est pas illusoire de penser qu'on peut avoir une majorité absolue à Polia ? Oui, si vous vouliez réagir.
C'est-à-dire que le Rassemblement national a tout à gagner à une dissolution puisqueaujourd'hui il est impensable que le RAssemblée nationale gouverne. Il n'y a pas assez de députés, personne ne veut faire une alliance avec le Rassembl nationale. Donc la seule possibilité c'est d'augmenter le camping de députés Rassemblant nationale et pour ça il faut une dissolution.
H euh est-ce que cette dissolution conduirait à ce qui est plus de 289 députés Assemblage nationale seuil de la majorité absolue seuil de la majorité absolue c'est quand même difficile de le penser mais en tout état de cause c'est vrai que actuellement le le Rassembl nationale a le vent en pou de multiples raisons. Alors, cette crise politique intervient dans un moment de forte tension sociale en France. Après-demain sera déclenché ce mouvement bloquons tout qui a pris naissance, si l'on peut dire, sur les sur les réseaux sociaux.
Et il y en a eu un un avant-goût aujourd'hui puisque certains membres de ce mouvement avaient lancé des appels, vous le voyez, à des apéros devant différentes mairies en France. Vous voyez ici ces images tournées devant la mairie du 20e arrondissement à Paris. On va on va écouter quelques réactions recueillies par nos équipes sur place Hélène Bonduel et et Pierrive de Henin.
Bah dans le contexte actuel, c'est bien d'avoir des petites victoires, des petits moments de de respiration je pense et puis après on continue la bataille. Le 10 vous serez dans la rue quelque part ? Oui oui oui oui bien sûr.
J'ai posé mon préavis de grève il y a bien longtemps déjà. On est dans le quartier donc on est très bien de contente de participer à voir pour savoir un peu ce qui se passe et qui va ce qui va se passer par la suite dans jour quand même des frémissements de gens qui sont pas qui sont pas contents et qui voudrai bien que ça change et qui voudrai bien l'unité de tous les partis de gauche pour arriver à imposer un gouvernement de gauche. Emmanuel Rivière, comment analysez-vous ce mouvement ? bloquons tout, je le disais, né sur les les réseaux sociaux.
Bah ce qui est intéressant, c'est de regarder la dynamique parce qu'il est très mouvement, très mouvant ce ce mouvement. On a d'abord pu dire que il était né dans des sphères d'extrême droite limite complotiste et puis voilà, il y a eu une espèce d'interaction avec la déclaration de Jean-Luc Mélenchon soutenant le mouvement et d'un mouvement qui se voulait un peu comme les gilets jaunes en dehors des parties et d'une certaine manière très horizontale organisé spontanément. Il avait ce point commun d'ailleurs avec les gilets jaunes s'organiser sur les réseaux sociaux.
Euh il semble et je renvoie aux travaux que de de d'Antoine Bristiel que ce mouvement euh soit de plus en plus en train de se composer avec euh des militants plutôt orientés à gauche, soit des militants associatifs, soit des militants politiques. Donc il est pas forcément un baromètre de la société française comme les gilets jaunes ont pu l'être. Je trouve qu'il y a un point très révélateur et qui est commun entre les gilets jaunes et les premières discussions auxquelles on pouvait assister et dans les premiers surtout mode d'action qui était envisagé pour le mouvement de l'Ocantou, c'est l'idée de se dire que on va peut-être pouvoir cesser de subir en agissant même à sa petite échelle avec sa carte bleue avec ses pieds avec et donc il y a bien quand même un message qui adressé aux politiques d'une certaine manière c'est comment on peut agir ne peut subir finalement si on est nombreux et qu'on s'organise on peut quelque part leur infliger quelque chose et il faut pas perdre de vue.
C'est pour ça que le fait que certains partis se soient un peu emparés du mouvement n'est pas anodin. La plus grande fracture aujourd'hui, elle est entre les citoyens et l'idée qu'ils se font du personnel politique qui est de plus en plus considéré comme coupable de tous les mots de la terre. Alors vous évoquiez le soutien apporté par la France insoumise à ce mouvement bloquons tout.
On va on va écouter justement cette déclaration faite par Jean-Luc Mélenchon ce soir au sujet de cette mobilisation à venir. Les actions violentes mercredi vous condamnez. Pourquoi ?
Pourquoi voudriez-vous qu'il y en ait ? Moi, j'ai dit ministre de l'intérieur vient de nous dire "Je crains des actions volantes, des sabotages." Oui, mais le ministre de l'intérieur est en guerre contre le peuple français.
Il va mobiliser 80000 policiers. De quoi a-t-il peur pour qu'on modifie une armée entière face au peuple ? Non non mais moi je redis ce que j'ai toujours dit.
La révolution citoyenne à laquelle j'insaspire se fait par les urnes. Les méthodes d'action doivent être des méthodes d'action non violentes ou pacifiques. Choissez le mot que vous voulez.
Et je pense que n'importe quoi d'autre et je le dis dans les yeux à tous ceux qui m'écoutent. Ne faites rien d'autre que des choses qui soient maîtrisées et calmes parce qu'ils s'en serviront pendant des heures. S'il y a un cage qui brûle quelque part, ils vont le filmer pendant des heures.
Merci. Paul Casscia, les pouvoirs publics le disent, ils ont du mal à évaluer ce que va être cette mobilisation de de ce mouvement bloc tout après-demain. Est-ce qu'un gouvernement démissionnaire a les moyens de gérer une situation une éventuelle situation de crise et de violence dans la rue ?
On est dans une situation très inédite où à la crise institutionnelle qu'on vit ce soir va s'ajouter une crise de société qui va se manifester donc le l dans 2 jours mercredi ce qui est assez inédit. Il n'y a plus d'interlocuteur en réalité du mouvement social qui va se tenir mercredi puisque le gouvernement est démissionnaire, il peut seulement gérer les affaires courantes. Hm hm.
Parmi ces affaires courantes, il y a la protection de l'ordre public et le ministre de l'intérieur a toute compétence pour assurer la sauvegarde de l'ordre public, étant entendu que la sauvegarde de l'ordre public doit se concilier avec la défense des libertés et parmi les libertés, il y a la liberté de manifester. Donc c'est cet équilibre que le ministre de l'intérieur démissionnaire doit absolument assurer pour la journée de mercredi. l'ordre public d'une part, c'est évident, ça a été indiqué par Jean-Luc Mélenchon, mais aussi la possibilité pour chacune et chacun dans de manifester, d'exprimer ses convictions sur la loi publique dans le respect des des libertés publiques.
Emmanuel River sur le sur les propos de Jean-Luc Mélenchon, en réaction à ceux du ministre de l'intérieur, Bruno Retaillot, il y a un risque selon vous, un réel risque de de violence à l'occasion de de cette mobilisation ou est-ce que le gouvernement en rajoute un peu ? Alors le fait est que la plupart des des mobilisations, pas toutes hein, mais la plupart des mobilisations ont été l'occasion pour quelques organisations type Black Block et cetera pour conduire des des actions violentes. Je pense pas que ce soit ça qui donnera la tonalité.
C'est vrai que un un voilà un des travaux des observateurs et des journalistes, c'est aussi d'arriver à faire la part des choses entre ce qui est épisodique et ce qui caractérise l'ensemble du mouvement. Mais si on on revient un petit peu en arrière, ce qui avait été extrêmement frappant euh au moment des gilets jaunes hein avec les violences qu'on l'on a tous en tête et notamment le cette bataille rangée au pied de l'Arc de Triomphe qui a fini par être saccagé, c'est que euh et je pense que ça a beaucoup dérouté les les le gouvernement à l'époque, euh les sondages réalisés immédiatement après disaient qu'il y avait une condamnation de la violence et que ça ne changeait rien à l'approbation très majoritaire du mouvement des des des gilets jaunes. Et donc sans légitimer quoi que ce soit, c'est ça qu'il faudra observer et entendre aussi comme la volonté ou pas d'exprimer un message.
Et ce qui parfois se traduit par des manifestations de de violence évidemment condamnable, c'est le sentiment de ne jamais être entendu. Et c'est ce que révè les enquêtes comme assez t tous les ans, le baromètre fracture française pose des questions là-dessus. La majorité des Français rejettent la violence, ne considèrent pas que ce soit un mode d'action légitime, mais il y a une part des Français autour de 20 30 % qui pensent que il y a pas d'autres moyens de se faire entendre.
Le mot de la fin, Paul Cassia. Euh au au vu de ce qui s'est passé aujourd'hui, est-ce que vous êtes optimiste sur une sortie de crise politique rapide ? Pas du tout.
Non, je et le fait que le président de la République a indiqué dans un communiqué qu'il a nommé un premier ministre dans les prochains jours sans fixer de date précise, je dois dire ne m'a pas vraiment rassuré puisque tout le monde 67 millions de personnes savent que ce soir le gouvernement Baou allait tomber. Donc j'imagine que le président de la République le savait aussi et avait anticipé cette chute inévitable. Et j'aurais aimé, enfin, j'aurais été rassuré de savoir que je rappelle que le soir des élections au Parlement européen, le le président de la République a dissou l'Assemblée nationale, le soir même et j'aurais aimé que le soir même de la chute de Baou, on sache quelle était la suite.
C'était mot de la fin, c'est la fin de cette émission. Merci beaucoup à tous les deux d'être venu sur le le plateau d'CP et merci à nos équipes sur le terrain qui ont assuré cette antenne de dès 14h et jusqu'à maintenant. On va conclure cette émission avec l'image du jour si l'on peut dire.
C'était donc en fin de en fin de journée en début de soirée François Bairou quittant l'Assemblée nationale après avoir échoué hein à obtenir la la confiance des députés. Il remettra donc cette démission à Emmanuel Macron demain matin. Ce sera évidemment à suivre sur LCP avec notamment notre toute nouvelle émission à 19h30.
Ne ratez pas ce rendez-vous avec Adeline François. Chaque voix compte, c'est le titre de notre nouvelle émission. Bonne soirée à tous et à bientôt sur LCP. [Musique]
François Bayrou