Débat Attal-Bardella : des leçons en trompe-l’oeil - Anne Rosencher - C à vous - 24/05/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et hier soir Anne comme nous tous vous avez regardé le débat àal Bardella sur France 2 oui Aurélie il y a 1000 choses à en dire et Alain duamel nous en dira aussi plus tout à l'heure mais déjà je crois comme beaucoup de téléspectateurs j'ai été saisie par la jeunesse des deux débatteurs alors c'était pas un scoop vous me direz leurs âges étaient connu à l'avance c'est vrai mais l'effet image produit toujours quelque chose au fond l'un des grands défis de notre génération monsieur hatal c'est de réconcilier les Français avec avec avec la politique et je souhaite par conséquent que ce débat ce soir soit un débat de de haute tenure vous avez parlé tout à l'heure de notre génération il suffit pas d'être jeune je me l'applique aussi à moi-même pour pour incarner un espoir l'important c'est ce qu'on propose et ce qu'on veut faire Gabriel hatal 35 ans et Jordan bardellaa 28 ans incarnait hier soir une sorte de nouvelle étos de la politique française un moment où l'on mesure que les temps changent que des pages se sont tourné pour le clin d'œil devant ma télé je n'ai pu m'empêcher de penser alors qu'on avait pris le jour même la mort de marie-fance garot au débat sur l'euro justement qu'il avait osé entre autres à Simon veale c'était en 1996 je n'étais pas bien vieille mais je m'en souviens encore une noovation totale nous sommes passés d'une construction progressive pragmatique et confédérale dans lequel les états restaient maîtres de leurs intérêts essentiels à une structure fédérale qui a un double inconvénient premièrement elle divise l'Europe en deux on le ni depuis 4 ans mais c'est vrai car nous savons que l'Union monétaire ne réunira qu'une partie des pays c'est-à-dire l'Allemagne le bénéuxe la France et l'Autriche dans un premier temps et nous sommes minoritaires dans cette structure et deuxièmement elle per fait perdurer à l'intérieur de cette structure une situation minoritaire pour la France qui ne pourra pas faire prévaloir ses intérêt alors c'est une c'est une circonstance tout à fait nouvelle c'est un système fédéral politique dans lequel nous sommes défavorisés je dirais qu'au contraire nous nous sommes plutôt éloignés du modèle fédéral car aujourd'hui nous voyez si on reprend le traité de Rome et l'esprit dans lequel le traité de Rome a été signé c'était un esprit fédéral près de 30 ans ont passé quelques illusions aussi les questions fondamentales concernant l'Europe demeurent fédéralisme souveraineté poids de l'Allemagne poid de la France et cetera mais entre-temps quelque chose a changé qui n'est guerre réjouissant pour la démocratie en vérité la foi en la politique c'est quand même émoussé et nous ne suivons plus ces débats avec la même intensité ni avec le même regard il y a bien sûr plusieurs raisons à cela l'une d'entre elles j'en suis sûr est que nous avons assisté en quelques décennies à une sorte d'opéa de la communication sur la politique et de nombreux citoyens ont désormais l'impression d'assister à une pièce de théâtre où chacun joue son rôle et dont on juge le lendemain qui a été bon ou qui a déçu alors en ce qui concerne le débat d'hier disons que Gabriel àal paraissait bien mieux maîtriser ses sujets et ses arguments c'est vrai mais je crois qu'on devrait un petit peu modérer l'effet que cela pour produire d'abord parce que il est premier ministre il n'est pas tête de liste aux élections européennes et ensuite nous étions pas dans un débat d'entre deux tours où l'effet est immédiat parce que chaque téléspectateur se demande à qui il va confier les clés du camion c'està-dire que vous pensez Anne que ce débat ne va pas produire beaucoup d'effets écoutez on verra bien entendu environ 3600000 personnes ont regardé le débat hier ce qui est un score tout à fait honorable pour un programme politique par les temps qui court mais ons nous juste des effets de loupe la tendance lourde hélas de la société est au au désintérêts voire au dépit envers la politique c'est pourquoi je pense qu'en plus des résultats de chaque liste il faudra regarder de près dans 15 jours les chiffres de l'abstention alin duramel depuis 7 ans les débat qui marque la vie politique française oppose un macroniste à un leupéniste on a vécu les débats d'entre de Tours en 2017 et 2022 à chaque fois c'est Emmanuel Macron qui prenait le dessus sur Marine Le Pen est-ce qu'hier Gabriel hatal a pris le dessus sur Jordane Bardella alors je veux pas du tout vous faire une réponse de Normand bien que je sois normand je pense que le débat était de niveau très honorable et que aucun des deux n'a été mauvais aucun des deux et je n'aurais pas juré de dire ça il y a un an en pensant à chacun des deux au bout du compte je crois que Gabriel Atal a été meilleur il a été meilleur parce qu'il connaissait mieux ses dossiers bien que jordner et et quand même connu par pas mal de choses hein mais bon il a commis des erreurs et puis il avait des lacunes bon Gabriel Attal connaissait mieux ces dossiers et puis je pense qu'il était à l'offensive c'est d'ailleurs l'originalité de de ce débat et la grande différence par rapport au débat de ce genre habituel c'est le premier ministre qui normalement est la cible qui est à l'offensive contre le leader de l'opposition qui est en position de domination dans l'espérance des vote quit à faire le professeur parfois face à l'élève est-ce que vous avez eu ce sentiment par moment alors non pas le professeur parce que c'est pour le coup c'est la question de la génération du rafraîchissement chronologique en tout cas joue un peu condescendant de temps en temps et avec un petit sourire en coin qui était pas gentil gentil et et qui n'était pas malin malin
Gabriel Attal