La démission d'Emmanuel Macron serait "une catastrophe institutionnelle" (Henri Guaino)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la Constitution de la 5e République est encore adaptée à notre époque ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment régler le problème de l'absence de majorité à l'Assemblée ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Quelle solution pour sortir de l'immobilisme politique actuel ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Faut-il envisager une union nationale pour dépasser les clivages ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Benjamin MorelFait
« il n'y a aucune solution pour sortir de cette crise »
- 4:00Nicolas SarkozyFait
« la politique c'est un truc de professionnel »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
13h 15h Europa info avec Clie Mathias sur Europe Info de Chroniqueur Cléie, les journalistes Victor Hér et Crevel et votre invité Henry Guena essayiste et ancien conseiller de Nicolas Sarkozi et ensemble au lendemain de la chute de François Bairou et à la veille d'un mouvement de blocage et bien on débat sur ce moment particulier de l'histoire de France et cette question que l'on entend est-ce que la Constitution de la 5e République est encore adaptée à notre époque écoutez ce qu'en pense Benjamin Morel politologue maître de conférence à l'université de Paris et il estime lui qu'il n'y a aucune solution pour sortir de cette crise. Éric Revel, on vous entendra juste après. Aujourd'hui, on voit qu'on n' pas de majorité possible à l'assemblée, qu'on a plusieurs problèmes dont celui de la dette et qu'on change de gouvernement, que ça ne règle pas fondamentalement la donne, que demain on peut diss l'Assemblée nationale, on y viendra peut-être mais au final ce que montrent les enquêtes, c'est que bah le l'option la plus probable encore, c'est queil y ait toujours pas de majorité.
Et que fait Emmanuel Macron ? il essaie de dévier le scut suivant parce que derrière si jamais la stabilité n'est pas à Matignon ni au pas les Bourbons bah tout le monde va se tourner commence à se tourner vers l'Élysée en disant est-ce que le problème au fond bah c'est pas le président de la République. Voir que le seul contact entre un président et un budget c'est quand il le promulgue.
Il a pas le pouvoir de le déposer encore moins de le voter. Donc aujourd'hui même si on changeait de président ça règlerait pas nos problèmes immédiats. Alors comment ça règle ?
Comment est-ce qu'on règlerait le problème ? Éric Revel vous vouiez la parole. de bénéfice ce que dit Benjamin.
Oui, on l'a dit en commençant Clie celui qui est en première ligne c'est Emmanuel Macron. En réalité, il a beau dresser des écrans de fumée, nommer des premiers ministres euh faire mine de penser que ils vont durer longtemps, en fait, on peut se poser la question quand même de la 5e. D'ailleurs, d'une certaine manière euh quand Gabriel Atal qui a été premier 6 mois qui nous expliquait 15 jours après qu'il avait déjà rendez-vous avec l'histoire de la France.
Voyez, c'est bon. Bah, qu'est-ce qui propose finalement des ambitions à un homme politique ? Oui, mais il faut avoir un peu de lucidité si vous voulez.
Voilà. quand quand euh quand il propose de nommer un négociateur, ça pourrait être le titre d'un film d'ailleurs, il y a eu Terminator, voyez, il peut y avoir le négociateur, mais pardon, entre Jean-Luc Mélenchon qui veut passer la 6e République et Gabriel Atal qui finalement euh use de méthode qu'on a connu sous la 4e République et qui ont menu qui ont mené à un certain désastre quand même. Bon, je sais pas si Henry Genano sera d'accord avec moi, il va pas aucune raison en fait.
Non, mais je comprends l'idée de départ. Euh le président de la République, il nomme des premier ministres euh sans savoir réellement euh avec qui il risque de gouverner. Ou alors, comme l'a expliqué Nicolas Sarkozy dans une vidéo qui est devenue euh virale, euh il croise que on lui dit, c'est-à-dire que François Berérou, lorsqu'il l'a rencontré au frur d'obrégançon, Emmanuel Macron, euh pendant les vacances, il l'aurait persuadé qu'il avait la confiance du RN.
Voyez ? Bon, je sais pas si si c'est Beirou qu'il faut blâmer ou le président de la République qui a cru. Comme a dit l'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy, la politique c'est un truc de professionnel.
Voyez, même si Emmanuel Macron s'est venté que c'était bien d'être un amateur. Bon, écoutez, je tire pas de leçon mais en fait voilà. Alors, on a c'est pour ça que je vous ai parlé ou d'immobilisme ou d'insurrection.
En fait, on est bloqué là-dedans. Immobilisme, est-ce qu'on passe euh rapidement un premier ministre ? Est-ce que la 5e est grillée ?
Est-ce qu'on part vers la 6e ou est-ce qu'on revient à une façon de fonctionner de la 4e qui n'a pas fonctionné ? Votre avis Henré Gu ? D'abord la 4e ne faisait pas ce que ce que propose Gabriel Atal sous la 4e République dans le président de la République appelé un premier ministre pressenti. qui ressortait de l'Élysée en disant le président m'a chargé de constituer une majorité et puis c'est pas un médiateur, c'était un négociateur c'était il était pressenti c'estàd c'était un premier ministre s'il y arrivait, il était premier ministre, il était pas et donc il revenait parfois il revenait très souvent 15 jours une semaine 15 jours après bah après avoir consulté ses amis pour dire soit ben mes amis sont d'accord et soit ben on n'est pas d'accord et donc il n'était il n'était pas nommé premier ministre définitivement et on en cherchait un autre.
Bon, mais c'était pas quelqu'un qui était en dehors du jeu du jeu politique qui était là tout neutre et cetera. Bon, donc c'est pas tout à fait la même chose, même si les résultats sont à peu près les mêmes. On est effectivement à la fin de la 4e avec les institutions de la 5e.
C'est pas une raison pour la 5e République en l'air. C'est Ah, je suis totalement défavorable à ça. Moi, je suis même pour qu'on revienne à la 5e République version 1962.
Voilà, c'est-à-dire qu'on a on se point Sepenaat renouvelable autant de fois qu'on c'est les gens qui décident. Aucun président de la de la 5e République sous le régime du Septenaat n'a n'a fait euh deux Septena complets. Voilà, Miteran a fait deux Septena entrecoupé de deux cohabitations.
Bon, Chirak a fait a fait un Septena et un quinquena avec au milieu une cohabitation de 5 ans. Voilà. Donc ça il y a il y a pas de danger que les gens restent là pendant pendant 30 ans, quoi.
Je veux dire c'est et c'est les gens ce sont les électeurs qui décident et et la la cohabitation leur permettait d'ailleurs de d'avoir une respiration. C'est-à-dire quand ils en voulaient plus, il virait pas le président mais il faisait bah il obligé à une cohabitation. Là, on n'est pas dans la cohabitation, on n'est pas c'est le le problème là, c'est qu'on résonne encore une fois avec des schémas qui sont pas applicables à la à la à la situation présente.
Aujourd'hui, aujourd'hui, on peut pas raisonner en ni en cohabitation, çaen est pas une, ni en coalition parce que on peut pas faire une coalition des partis dans dans voilà, c'est c'est pas possible. Ils sont antinomiques et ça ne correspond à rien aux fractures des électeurs. Donc ce qu'on peut faire, c'est quelque chose qui ressemble pas, c'est pas exactement la même chose, mais qui ressemble à l'Union nationale.
En gouvernement d'union nationale, on n'est pas dans des circonstances dramatiques, mais au moins quelque chose qui est qui a à voir avec l'unité nationale. C'està-dire encore une fois, il faut dépasser les clivages, déplacer les ambitions personnelles, les gens qui sont rentrés en 1944, on est en 44, d'accord, il y a la rise de guerre civile, mais de Gaul, il va chercher les communistes. Et puis il va même il va même gracier il va même gracier Tores, le chef du parti communiste qui a déserté pendant la guerre pour partir en Union soviétique.
Et en 1958, bah pendant plusieurs mois, tous les partis qui avaient combattu, presque tous qui avaient combattu le général de Gaul pendant toute la 4e, ils ont accepté de siéger dans le gouvernement. Ils ont accepté que ce gouvernement mette au point une constitution avec laquelle la plupart était en désaccord. Mais voilà, on a assuré la continuité de l'État.
Donc c'est possible euh mais si on ne encore une fois c'est je reconnais que ça tient du miracle dans le contexte actuel mais oui mais si voilà raison Morel il y a pas de solution sinon avec des personnalitateurs du commun parler de 1958 on a un Jacques Ruf par exemple était pas dans le gouvernement he non mais d'accord mais enfin c'est c'est quand même c'est quand même sa philosophie qu'on suit ou Antoine Pidet je sais pas si à ce momentl il était plutôt Ruf que Pet Oui bah alors Ruf bah oui mais si vous voulez il y a des gens exceptionnels aussi il y a des partis qui s'entendent pour sortir la France de l'ornière notamment budgétaire même s'il faut pas avoir qu'une vision comptable des choses mais mais vous avez aussi des personnalités extraordinaire si vous voulez j'ai rien contre Lombard mais quand le matin il annonce que on va emprunter auprès du FMI et que l'après-midi il dit "Attendez non j'ai dû me tromper j'ai dû confondre l'acronyme c'est pas le fond monétaire international don je voulais parler bon bah vous êtes d'accord donc on n pas tout à fait le même je peux vous dire le diagnostic qu'on pourrait faire c'est pas que notre République est malade c'est que notre personnel politique est hypocondriaque c'est un peu le personnel politique mais il y a pas de maladie en réalité le personnel politique a inventé des maladie et complètement hypocondriaque le centre est terrifié à l'idée de discuter avec le nationale résultat n pas de c'est la façon de penser la politique si vous voulez qui est biaisée le centre est hypocondriaque parce qu'il refuse de discuter avec le rassemblement nationale parce qu'il a peur d'être contaminé par le rassemblement national parce qu'il est dit que le rassemblement national était fasciste raciste et gens passe pendant des années. Donc maintenant, il peut plus discuter avec lui. Idem avec la gauche puisqu'il a dit que la gauche était en fait une extrême gauche.
La France soumise notamment, il ne peut pas discuter avec eux non plus. Et les deux pôles annexes que sont donc la gauche et leur Assemblée nationale ne peuvent pas discuter avec le centre puisque sinon ils seront accusés par leurs électeurs d'être devenus des macronistes et d'avoir pactisé avec le macronisme et d'avoir entretenu le pouvoir empêcher le le PS de se rapprocher pour avoir des élus de LFI pour fonder quand les combin ça fonctionne mais maintenant il s les doigts je vous donner un exemple de ce qu'il faudrait arriver à faire vous avez à l'Assemblée nationale une commission des finances, le président de la commission des finances, monsieur Coquel et et et LI. Voilà.
Euh le rapporteur général du budget qui est au moins aussi important que le président de la de la commission euh c'est monsieur Decourson euh et la l'antithèse politique euh intellectuelle sociologique de de voilà et tous les deux ils ont réussi à laisser le leur non pas abandonner leur conviction mais à les laisser à la porte de leur devoirs et et ils remplissent leur fonction par devoir pour l'assemblé et ça marche très très bien alors qu'il y a pas plus opposés et aucun des deux ne s'est renié. C'est ça qu'il faudrait arriver à faire. Merci beaucoup d'avoir été avec nous dans ce studio d'Europa info aujourd'hui monsieur Genot.
Je rappelle qu'on peut vous lire dans le JD News, votre tribune sur la figure du chef, de l'homme providentiel et du politicien. donc c'est-à-dire à partir de demain dans le