Les grandes bifurcations écologiques : planifier la rupture | #Amfis2026
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Union populaire union populaire Union Union populaire union populaire populaire populaire [applaudissements] populaire. Bonjour à toutes et tous. J'espère que vous passez des bons amfis jusqu'à maintenant. Je m'appelle Coline et je suis très heureuse d'animer ce débat euh sur les grandes bifocations écologiques planifier la rupture avec Mathilde Panot, présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nationale.
[applaudissements]
[acclamation] Et donc Cyal Châelin, présidente du groupe les écologistes à l'Assemblée nationale également. Bonjour.
[applaudissements] Euh avant de commencer, je vais déjà vous dire qu'il y aura un temps de questions et que des papiers vont être passés dans la salle. Donc vous pourrez écrire vos questions dessus, quelqu'un se chargera de les récupérer et elles seront posées à la fin de de la discussion. Euh Cyrial, c'est un plaisir de t'accueillir ici pour départ d'un sujet de fond qui est assez important pour cette présidentielle, l'écologie. Euh on l'a vu cet été, le changement climatique et ses effets sont là. Euh la c'est un été qui a été marqué par les canicules, par les feux de forêt. C'est l'été le plus chaud jamais enregistré depuis que les relevés de météo France existent. Euh il y a eu plus de 100000 hectares de forêts qui ont qui ont brûlé tout au long de l'été, les glaciers qui
qui ont drastiquement fondu et la quasi totalité des départements qui sont concernés par des restrictions d'eau. Face à cela, le gouvernement n'a pas fait grand-chose. Euh Macron a été condamné pour inaction climatique et donc on peut d'ors et déjà dire que 2027 sera une échéance cruciale pour la bifurcation écologique. Donc bah pour commencer, je vais vous poser une question toute simple. Euh Mathilde Cyriel, quelle leçon tirée de cet été ? Donc euh bonjour à toutes et à tous. Merci beaucoup à Coline qui euh anime ce débat et évidemment merci beaucoup à Cyel Châtelin euh d'être venu ici aux Amphi. Je le dis d'autant plus que avec Cyel Châelin à l'Assemblée nationale, on
a l'habitude de travailler ensemble et que à l'Assemblée nationale, nous avons 82 % de vote en commun avec le groupe écologiste. Donc c'est un plaisir de t'accueillir ici [applaudissements] et puis évidemment euh évidemment merci à vous toutes et tous d'être ici parce que j'espère que vous avez conscience de la démonstration de force que vous êtes en train de faire puisque nous sommes d'ors et déjà en train de faire les hux de toute notre histoire politique mais même de toute l'histoire politique du pays. Donc merci à vous pour cela.
[applaudissements] [acclamation] On va gagner. Alors peut-être pour commencer sur ce qui s'est passé cet été. Bon, je pense qu'avec Cyriel Châtelin, on partage et on partage avec de nombreuses associations quel est le constat à la fois du désastre des 10 ans de Macronie. Mais du coup que c'est intéressant aussi qu'on commence à se poser la question de qu'est-ce qu'il faut faire. Mais peut-être queil faut quand même revenir sur ce qui s'est passé cet été d'abord parce que cet été d'abord bon évidemment la marque que le dérèglement climatique est irréversible sur beaucoup des aspects qu'il faut désormais atténuer le plus possible le dérèglement climatique
mais aussi s'adapter au dérèglement climatique. Et rappelez-vous en 2022 nous avions dit de l'élection présidentielle que c'était la dernière station avant le désert et donc la la l'élection qu'il ne fallait pas rater. On voit que 2027 va être absolument fondamental sur quelque chose et je veux que vous vous rappeliez tout le temps ça. La politique c'est évidemment comment on organise nos sociétés mais c'est aussi pour des millions de gens une question de vie ou de mort. Et c'est ça qu'on a vu cet été. Et moi, je voudrais d'abord que [applaudissements] on ait d'abord un mot d'affection et de condoléance aux plus de 6000 familles. Et nous n'avons toujours pas les chiffres définitifs des morts des canicules. On se rappelle, il y a eu bon
une violence très forte contre les écologies sur cette question, mais au plus de 6000 familles qui ont un proche qui a décédé pendant la canicule, ça c'est la première chose et surtout qu'on rende un hommage très très fort aux pompiers, aux pompiers décédés mais aussi aux pompiers qui ont lutté tout l'été contre les mégafux au côté de citoyens et citoyennes qui les aidaient [applaudissements] et avec une mobilisation populaire très importante sur cette question. Alors, je pense que au-delà du fait que nous sommes entrés dans ce que une géographe appelle dans l'été qui sera peut-être l'été le plus frais du reste de notre vie, donc avec des épisodes caniculaires qui vont devenir la norme et qui vont encore se multiplier dans les années à
venir. D'abord, la première chose, la première leçon qu'il faut tirer de ce qui s'est passé cet été, c'est que l'écologie est une lutte de classe et on l'a vu notamment avec [applaudissements] cet épisode avec cet épisode désastreux de Yan Barhez qui sur quotidien explique que les gens qui vivent sous les toits souffrent de la chaleur et que tout le monde s'en fout et nous explique que c'est un grand moment d'unanimisme national que nous sommes en train de vivre avec Bernard Arnaud qui a chaud comme les ministres ont chaud comme tout le monde a chaud alors qu'évidemment Bernard Arnaud n'a absolument pas chaud comme ont eu chaud les soignants qui mettent des couvertures de survie sur
les hôpitaux les personnes comme les professeurs ou les les élèves puisque je vous rappelle qu'on a eu une canicule en mai qui eux avaient 40°gr dans une classe. Les travailleurs qui travaillaient dehors notamment en mettant en danger leur santé. Je rappelle que chaque année, on a des morts du à la chaleur. Bref, que non, Bernard Arnaud n'a absolument pas chaud comme eux et que la première chose à faire pour faire une politique écologique, c'est une politique de partage des richesses et de taxer les riches. [applaudissements] Deuxème chose, je vais assez vite dessus, mais c'est que apparaît très clairement que ce n'est pas une fatalité ce que nous sommes en train de vivre, mais une
question de choix politique. Bon, par exemple, sur les pompiers, vous avez vu les pompiers, il manque 50000 pompiers dans ce pays, donc qui ont manifesté à de multiples reprises, notamment en 2019 devant l'Assemblée nationale où la seule réponse du pouvoir a été d'envoyer des gaz lacrymogènes et des canons à eau. On le voit sur le fond vert, vous savez, qui a été divisé par 4 en 2 ans. Le fond vert, c'est ce fond destiné à aider les communes, par exemple pour rénover des écoles et qui a complètement fondu sous la Macronie. Donc, ils ont enlevé tout l'argent qui permettait aux communes notamment de faire en sorte que les écoles soient vivables dans des épisodes caniculaires comme on l'a vu euh cette année, cet été notamment. Euh donc avec des choix politiques qui ont été faits
et surtout que le coût de la planification, si on avait planifié les choses, et bien ce coup-là est moindre par rapport à ce qu'ils font, c'est-à-dire par rapport à des politiques de destruction. puisque par exemple, on a vu monsieur Atal qui a annulé deux Canadaires pour économiser 53 millions et le résultat c'est que ça va coûter des centaines de millions voire des milliards à l'état entre chômage partiel, entre bon évidemment les vies humaines, je pense évidemment au pompiers mais aussi au nombre d'hctares absolument colossals qui ont été brûlés. Donc à la fin, en voulant faire des économies rikiki sur les services publics, et bien on se retrouve à payer beaucoup plus. Et donc évidemment, il faut réinvestir fortement dans les services publics et faire
d'autres choix politiques. Et la dernière chose Et la dernière chose peut-être ensuite pour lancer la discussion avec Cyriel, ce qui est la dernière leçon importante à mon avis de cet été, c'est évidemment qu'il faut aller à la racine du problème pour lutter contre le dérèglement climatique et conserver un écosystème compatible avec la vie humaine, c'est-à-dire le capitalisme. puisque lorsque l'on regarde par exemple pourquoi autant d'hectares de forêt ont brûlé et bien parce que ce n'était pas un n'importe quel endroit là où ça a brûlé de manière aussi forte c'est un endroit où par exemple en terme de politique forestière ce que Macron a continué de manière extrêmement forte en
politique forestière ils ont fait non pas une forêt mais un champ d'allumette c'est-à-dire une industrialisation de forêt avec une monoculture de pain maritime. Et lorsque vous mettez le feu à des forêts qui sont des forêts industrielles, et bien le feu se répand sans que rien ne puisse le freiner. Aucune autre espèce qui du coup freine un peu la progression du feu. Et donc le fait d'avoir des forêts qui sont à une seule essence avec tous les arbres qui ont le même âge et bien justement contribue à ce qu'il y ait beaucoup d'hectares de forêts qui soient brûlé. Et nous par exemple à la France insoumise, on le dit, lorsque nous serons au pouvoir, nous ferons en sorte qu'il n'y ait plus aucune couperrace dans ce pays parce que c'est une
aberration écologique et [applaudissements] une aberration sociale aussi, je le dis pour les forestiers qui travaillent. Donc ça c'est les grands angles peut-être de cet été qui nécessitent évidemment que on arrive à faire gagner l'écologie politique en 2027 mais ça sera la suite de notre discussion et je laisse Cyel Chatelin continuer. Et ben, [applaudissements]
bonjour à tous. Merci beaucoup pour l'invitation. En tout cas, c'est un grand plaisir de partager cette scène puisqu'on a l'habitude de faire ailler ensemble à l'Assemblée nationale. On l'a fait sur la taxe Zucmane, on l'a fait contre la loi du plomb 2, on l'a fait contre le permis de tuer parce que c'est vrai qu'on a eu un été dévastateur en terme climatique. On a aussi un été dévastateur en terme de représentation des droits humains, enfin de respect des droits humains plutôt et de et de la dignité des personnes. Et donc ça c'est des combats qu'on a mené ensemble et donc ça fait plaisir de venir échanger aujourd'hui. [applaudissements] Et ben je vais continuer le fil. Après on a on a une analyse qui est quand même très partagée et en
t'écoutant, je me disais, il y a quand même ce cette maxime qu'on dit beaucoup. C'estàd qu'il est plus facile d'envisager la fin du monde que la fin du capitalisme. On est dans ce moment de bascule où certes c'est pas la fin du monde mais très clairement ce qui est clair c'est que si on n'envisage pas la fin du capitalisme, c'est notre capacité de bien vivre et d'habiter la terre qui sera remis en cause. parce que [applaudissements] tu l'as dit, c'est je veux me joindre au mots que tu as eu pour les quatre pompiers décédés pour ceux qui ont été blessés, mais c'est des centaines de milliers de personnes qui ont été déplacées de chez eux. C'est tu parlais des des soignants, c'est des bébés qui convulsent tellement il fait chaud quand il naissent. C'est ça la
réalité de l'impact du réchauffement climatique l'été. Et puis c'est parce que je pense que la polémique sur les chiffres de la part du gouvernement, elle n'était pas voulait cacher un bilan très clair, c'est que santé publique France pour le coup c'est public, c'est institutionnel, vous pouvez regarder santé publique France, ils ont regardé le nombre de morts de la canicule de 2017 à 2025 9 années d'Emmanuel Macron. C'est 11700 personnes qui sont décédées lors de canicules sous Emmanuel Macron. Donc en fait quand il nous explique qu'ils ne savaient pas, c'est qu'ils n'ont pas voulu voir. Quand il explique qu'on ne pouvait pas prévoir, c'est qu'ils n'ont pas voulu donner les moyens aux personnes de se protéger du
réchauffement climatique. Parce qu'effectivement, quand on coupe dans les les aides pour rénover son logement, quand on coupe dans les aides pour rénover les écoles, et bien oui effectivement et bien une grande partie d'entre nous, mais surtout les plus modestes, subissent des chaleurs dont certains ne se relèvent pas. [applaudissements]
Ça c'est la première chose, c'est que je pense sincèrement que leur responsabilité est engagée. Elle est si engagée pour une deuxième raison. Tu as dit une lutte la lutte pour l'écologie politique, c'est une lutte des classes parce qu'on ne subit pas tous la même manière le réchauffement climatique. On n'y contribue pas tous de la même manière non plus. C'était le sujet qu'on abordait avec Manombri. Euh c'est simple, globalement, si on prend les milliardaires, ils émettent autant de gaz et effet de serre en 10 jours que les 50 % les plus modestes en émettent en un an. Donc en fait il n'est Oui, on doit tous faire des efforts mais en vrai ce sont les milliardaires qui doivent renier 99 % de leur mode de vie si va
atteindre nos objectifs climatiques. Et donc derrière Merci et j'insiste là-dessus, c'est les milliardaires, ça suffira pas mais c'est eux qui doivent faire le plus gros des efforts. Et donc quand on a la droite et l'extrême droite qui fait le tour des plateaux en disant l'écologie c'est la privation, l'écologie c'est vous empêcher de faire des choses. En fait, ceux qui défendent, c'est les ultra riches qui veulent continuer à prendre leur yacht, à prendre leur jet privé tranquillement pendant que nous on subit les incendies et les hausses de température. [applaudissements]
Et donc ce constat, il y a donc cette responsabilité d'inaction. Il y a aussi la cette responsabilité de ne pas avoir adapté. Il y a la responsabilité de ne pas avoir lutté. Euh ce moment de bascule qu'on est en train de vivre, il a un nom, ça s'appelle l'entrreopocène, c'est le fait que ce qu'on vit, c'est pas une crise environnementale, c'est le fait que l'humanité est devenue une force géologique. Euh c'est-à-dire que notre système, notre système économique, les émissions euh que nous faisons, les prélèvements, les prélèvements en terme d'eau, les les prélèvements en terme de ressources sont en train de profondément déséquilibrer la terre et ça c'est une responsabilité politique et pendant 9 ans finalement le gouvernement n'aura bien fait. Et la meilleure image, je
l'ai dit tout à l'heure mais j'en suis convaincu, du bilan d'Emmanuel Macron, c'est que pendant que les Français sont déplacés, lui il fait du jet ski. C'est le déni climatique et c'est ce qui nous met tous en danger. [applaudissements] Et enfin, je finirai là-dessus, il est pas trop tard, on peut encore faire des choses. Euh il y a deux et pour ça, il faut agir de deux manières. Le premier, c'est entendre les pompiers. Je pense qu'avec cet été est né une force en tout cas syndicale extrêmement fort chez les pompiers qui en ont marre de se faire mâcher dessus. J'imagine que Mathilde comme moi, tu vas souvent rencontrer les pompiers. Ça fait des années qu' nous expliquent qu'ils ont pas de moyens, qui font ce qu'ils peuvent, qui voient les incenses d'y multiplier et qui se
retrouvent les manches. Certains professionnels de très nombreux volontaires, c'est plus de 200000 pompiers volontaires dans toute la France et qui passent leur temps lim, qui passent leurs vacances à essayer de nous protéger et là ils disent stop. Et je pense qu'on a un mouvement social sur lequel on peut s'appuyer pour faire adopter une loi qui est le beau de la sécurité civile. Ça fait 1 an qu'il est dans les carton et c'est ce moins donné au pompier ce qu'il demande les moyens de pouvoir lutter correctement contre les incendies les moyens de faire correctement leur travail parce qu'on parle des Canadaires mais par exemple en plus des Canadaires, il y a 1000 camions citernes feu qui ont disparu des effectifs nationaux en 20 ans. Donc c'est-à-dire qu'ils ont pas
d'avion mais ils ont pas de camion pour lutter contre le feu. Donc ça veut dire qu'il va falloir de l'agent dans le budget, dans le combat qu'on va mener et ça veut dire qu'il faut répondre aux demandes des pompiers avec le bovau de la sécurité civile. Et le deuxième point Et le deuxième point c'est qu'il va falloir arrêter de faire des et je sais qu'on en parle après de faire des lois du type la loi du plom 2 et après de venir pleurer [raclement de gorge] quand il y a des incendies parce que l'une des réalités par exemple c'est que les endroits où ça brûle c'est les endroits les plus artificialisés. En Gironde, on a 8000, c'est 8225 hectares qui ont été artificialisés entre 2011 et 2025 pour globalement au 2 tiers faire des maisons
individuelles. C'est 11000 terrains de foot artificialisés. Et en fait cette terre artificialisée là, ça permet moins de lutter contre le feu. Ça permet d'augmenter effectivement des zones mixes où il y a plus de risque de départ d'incendie. Et donc à un moment, il va falloir se prendre. Je sais que ce gouvernement le fera pas, mais en tout cas nous nous avons conscience que tout est lié et qu'on peut pas d'un côté artificialiser, continuer à prélever plus d'eau qu'on est en capacité d'en avoir et de l'autre côté venir pleurer quand il y a des incendies qui dévastent tout. [applaudissements] Merci beaucoup. Tu tu l'as un peu évoqué mais dans la dernière dans les derniers textes discutés avant la pause parlementaire, il y a notamment eu la loi d'urgence agricole qui est une loi
climaticide qui permet qui facilite l'installation des mégabassines et qui réintroduit des pesticides dangereux. Et bah du coup, je vous propose chacune voie de tour de revenir sur ce combat que vous avez mené en juillet dernier. Cy merci. Oui, un combat qu'on a mené de bout en bout des amendements à la saisine du Conseil constitutionnel et dont je suis certaine qu'on continuera à mener, j'allais dire dans la rue, dans les manifestations. C'est le 26 septembre que il y a la manifestation les nouvelles marches pour le climat et je suis certaine qu'on verra, j'allais dire SM mais oui c'est à peu près ça fleurir SM des pancartes qui nous diront "On arrête la loi du plomb 2, c'est fini la cétamipride on n'en
veut pas préserver notre santé parce que cette loi elle a un un impact extrêmement important sur la santé donc ça c'est un des nombreux mensonges du gouvernement il nous explique deux choses un que les néonicotinoïdes l'acétamyride et le fluip alors j'arrive plus flup Radifur pourtant je m'étais entraîné ne sont pas dangereux pour la santé. Alors il faut expliquer ce que c'est ces néonicotinoïdes. En fait les néonicotinoïdes ça vise à désorienter en fait les insectes. Donc ça se ça se met entre les capteurs des neurones. Et donc c'est pas vrai que si ça se met entre le capteur des neurones euh des insectes, ça n'a pas d'impact sur les capteurs des neurones humains. Et d'ailleurs, quand on regarde aujourd'hui euh la tribune des euh des médecins, quand on regarde
les spécialistes de la question, ils nous disent "C'est un reprotoxique", c'est quelque chose qui est dangereux effectivement parce qu'il attaque le cerveau. Il attaque le cerveau en premier de ceux qui l'utilisent, c'est-à-dire des agriculteurs et de leurs enfants. Il est dangereux parce que si vous êtes soumis à l'acétamyde, c'est un poison qui passe la barrière plein sininthère. Donc ça veut dire queil peut même aller attaquer le cerveau des enfants à être. Donc en fait avoir un gouvernement qui dénit la dangerosité, qui est reconnu par tous les scientifiques où il y a un consensus, c'est effectivement extrêmement dangereux. Le deuxème mensonge, enfin je dirais même c'est
criminel à ce stade-là. Euh la deuxème menschonge, c'est qu'ils vont vous dire [applaudissements]
le deuxème mensonge, il vont vous dire "Non mais vous inquiétez pas, c'est pas nous qui prenons les décisions, c'est l'AN de cesse." Alors ils oublient de vous dire deux choses que il y a 1 an, ils ont pris alors je sais plus si c'est un arrêté, une circulaire mais en tout cas, ils ont pris une décision qui dit que maintenant c'est le gouvernement qui définit les ordres de priorité des dossiers à l'anesse. Donc on voit déjà quand même qu'ils sont en train d'attaquer son indépendance. Puis ils ne disent pas une deuxième chose, voir même ils le contestent. Pourtant c'est dans la loi qu'ils ont voté. C'est queils demandent maintenant à l'an d'accompagner les metteurs sur leur marché pour permettre de d'accélérer en fait la vente de permettre pardon, je vais refaire ma
phrase. En gros, on demande à l'aness d'aider les producteurs de pesticides à pouvoir les mettre plus vite sur le marché. Et donc quand on demande ça, on leur demande d'étudier la dangerosité mais surtout de travailler avec eux pour dire bah voilà comment vous pouvez passer l'étape de la mise sur le marché. Donc non seulement ils contestent des faits scientifiques mais en plus ils affaiblissent les gardes fous que ne sont l'ess et bien ça c'est une dynamique qui est extrêmement trumpis refuser la la réalité et dégrader les instants scientifiques. [applaudissements] Et le deuxième sujet important c'est la question de l'eau. Il y a énormément euh
de choses, mais on voit bien combien euh l'eau devient un bien indispensable. Et bien dans la leur vision d'une agriculture qui se fait au détriment des paysans, des petites exploitations et qui se fait en faveur des fermusines, et bien c'est des déjà des fermes des des fermes d'agriculture paysane qui disparaissent. C'est des agriculteurs qui sont plus agriculteurs mais qui deviennent des industriels et qui fait très longtemps qu'ils ont pas vu des champs et des animaux. Mais ça a aussi un impact sur la qualité de l'eau. Je regardais un peu les chiffres par exemple si on prend la Bretagne parce que malheureusement la Bretagne un exemple assez assez frappant puisque
c'est là où on a des grandes concentrations notamment d'élevage d'élevage d'élevage pauvin. Et bien on est sur des taux de nitrates dans les eauves bretonnes qui sont passés de 5 mg par litre dans les années 60 à 33 mg par litre aujourd'hui. C'est on a une explosion. On a plus de 19 millions de Français qui aujourd'hui boissent une eau vont ont déjà bu une eau qui n'était pas réglementaire en terme de pesticides. Donc globalement ce qu'ils sont en train de faire c'est un monde où il y a deux choses. Il y a moins d'eau et quand il reste de l'eau, ils l'auront pollué. Et c'est contre ça qu'on doit se battre. [applaudissements] Merci Cyriel. Peut-être pour continuer sur l'eau ce que tu disais à l'instant.
Bon, vous avez suivi la lutte de Sainte Soline, les grandes luttes qu'il y a eu contre les mégabassines un peu partout dans le pays. Il y a une chose assez frappante qui s'est passé cet été qui bat quand même en brèche tout ce que disent ceux qui sont pour l'agrobiness et cetera sur le fait qu'il faut absolument construire des mégabassines partout. Il se trouve que la mégabassine de Sainte Soline est à sec complet et [grognement] donc soit première option toute l'eau s'est évaporée. Ce qui quand même montre que ce que nous disons depuis le début, c'est-à-dire que la meilleure réserve d'eau, c'est le sol et les nappes fréatiques est réelles. Soit autre option, il y a peut-être eu de l'évaporation ou alors des agriculteurs ont pris de l'eau alors que c'était
strictement interdit et illégal de prendre de l'eau dans cette bassine. Donc il y a deux solutions peut-être dessus mais c'est pour vous dire que la question de la maladaptation est une question qui va aussi être très importante et quand même la macronie rendez-vous compte qu'en 3 ans, en 2 ans et demi même, ils ont fait trois lois agricoles pour expliquer ensuite que nous nous sommes les ennemis des agricultrices et des agriculteurs ce qu'il ne cessent de répéter sans cesse. Alors que encore une fois le problème des agriculteurs et des agricultrices de ce pays, ce ne sont pas les pesticides. Le problème des agriculteurs, c'est notamment la question du libre échange, des choses que nous on avait fait passer dans la loi d'urgence agricole, le fait que quand un pesticide est interdit en
France, on n'interdit pas l'importation de des produits qui contiennent ce même pesticide. Donc les on laisse les paysans avec une concurrence déloyale qui est absolument évidente. Et puis c'est aussi, je le je le dis quand même souvent sur la question des pesticides, des agriculteurs et des agricultrices qui sont les premières victimes des produits qui sont épendus, eux, leurs enfants, les proches qui vivent autour et les riverins. Et donc, il y a un enjeu très fort sur cette sur cette question de d'enlever la chimie dans dans l'agriculture et de revenir vers une agriculture paysane et écologique. Rappelez-vous qu'on a un président de la République qui avait dit au début de son mandat dans 3 ans, il n'y aura plus de glyphosate.
Bon, nous sommes 10 ans après, il y a toujours le glyphosate. Les néonicotinoïdes dont on parle, les pesticides tueurs d'abeilles dont on parlait qui attaquent donc directement le cerveau des enfants, les néonicotinoïdes, ils avaient été interdits au début du premier mandat d'Emmanuel Macron et là, ils sont en train de les réautoriser. Vous avez par exemple le conseil de l'ordre des médecins qui dit "Ne reproduisons pas les erreurs du passé." On a déjà eu le scandale sanitaire de la miante où tout le monde savait. On a continué. On a déjà eu le scandale sanitaire du lord desconces où tout le monde savait et on a continué qui ne sont pas des scandales du passé comme on peut le croire. la miante. Il y a toujours aujourd'hui des gens qui meurent de la miante. Le chlore déconne
dans les Antilles, c'est pour les Antilles le plus fort taux de cancer de la prostate au monde. On parle pour des siècles et des siècles d'eau, de sol, de chair qui sont contaminées avec des taux de cancer de la prostate mais avec aussi des malformations, des donc un empoisonnement sur du très long terme qui a été fait. Et une des choses qu'on avait gagné l'été dernier, rappelez-vous, contre la la première loi du plomb, c'était la pétition qui avait été signée par 2,2 millions de citoyens et citoyennes qui disaient "Nous, on refuse que votre système nous rende malade et on sait que nos maladies, nos cancers et autres, c'est pas juste un hasard, un pas de chance individuelle.
C'est un système qui est organisé où on accepte pour de la rentabilité, pour de la profitabilité de rendre malade les gens. Et donc là où il y a un scandale sanitaire démocratique sur ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale avec la loi d'urgence, c'est que vous avez un président et un gouvernement qui ont dit "Non, non, la loi d'urgence agricole, on réintroduira pas ces pesticides dangereux pour la santé." Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Le sénateur Duplour le réintroduit. Et donc, vous savez quand vous avez une loi, ça passe par l'Assemblée, le Sénat, l'Assemblée, le Sénat. Ça a été voté au Sénat et nous à l'Assemblée nationale quand c'est arrivé à nous, on a voulu faire des amendements pour supprimer ce truclà, pour supprimer l'article qui autorisait les poisons.
Vous savez qui a déposé les amendements ? Bon nous, la France insoumise, les écologistes, bon bref plus les groupes à gauche de l'hémicycle et cetera. Et puis il y avait par exemple quelqu'un comme madame Borne qui a déposé cet amendement et qu'a fait le gouvernement comme ils font en fait à chaque fois. C'est-à-dire que pour continuer, le capitalisme est de plus en plus autoritaire. rappelez-vous de du désastre de Sainte Soline où y compris les instances internationales ont condamné la France, et bien ils le font non seulement sur les manifestants, ceux qui revendiquent contre les grands projets, contre le Canal Senord, contre le Lion Turin et cetera, mais ils le font aussi dans l'Assemblée. Et donc dans l'Assemblée, ce qu'ils nous ont fait c'est qu'ils
nous ont dit bah en dernière lecture, c'est le gouvernement qui décide si on discute d'un amendement ou non. Et on a décidé qu'on en discuterait pas et qu'on le voterait pas. Donc sorte de 493, on n'en discute pas et donc à la fin on se retrouve avec deux autorisations de poison dans cette loi que l'Assemblée nationale n'a jamais voté. Donc ce que nous on a dit qu'on allait faire et puis on va inviter tous les députés à la Cignée, je sais que Cyriel Châtelin le fera, c'est que le 29 octobre qui sera notre dernière niche parlementaire avant la présidentielle, c'est-à-dire le jour où on peut faire les lois à l'Assemblée nationale et décider des lois, nous on va faire une loi pour supprimer et abroger la
réintroduction de ces deux poisons. Et là, ils vont être obligés de voter, y compris les macronistes et autres qui voulaient le supprimer avant. On va voir ce qu'ils vont faire. Et donc, on peut gagner le 29 octobre pour interdire ces poisons qui nous rendent malades. Et puis [applaudissements] dans tous les cas, une autre des choses que nous avons appris cet été, c'est que rappelez-vous, nous avons une ministre de la transition écologique, nous avons appris son nom à ce moment-là, Monique Barbu, qui a lorsqu'elle a vu la réintroduction des néonicotnoïdes a dit "Je démissionne, je ne peux pas accepter cela." Bon, ensuite je sais pas, elle a parlé avec quelqu'un et puis elle a dit "Bon, ils m'ont convaincu. En fait, monsieur
le Cornu m'a convaincu, je reste." Bon alors du coup disons à Monique Barbu depuis cette université d'été qu'elle peut voter pour nous tranquillement et pour Jean-Luc Mélenchon dont elle a dit récemment qu'il avait le meilleur programme écologique puisque nous si ce n'est pas le 29 octobre nous lorsque nous serons au pouvoir nous interdirons les néonicontinoïdes comme le glyphosate et autres poisons qui nous rendent malades pour faire changer l'agriculture. [applaudissements] et notamment arrêter que ça soit uniquement un type d'agriculture qui soit subventionné fortement avec la PAC, sujet qui est un sujet d'ampleur que je laisse pour plus tard.
[applaudissements] Alors désormais, je vous propose d'aller du côté du programme. Tu as commencé un peu à l'aborder Mathilde, mais Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle, a posé dans le débat la question des le sujet des écorégions. Mathilde, est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi cette mesure et qu'est-ce que ça recoupe ? Ouais. Alors, les écorégions, c'est vraiment un point très très important de notre programme. Les écor-égions, au départ, ça vient euh de la nécessité non seulement de voir l'ampleur des ruptures qu'on doit faire dans tous les domaines, la question énergétique, la question des bâtiments, notamment de la rénovation énergétique, la question des transports, bref, dans tous les domaines, il faut faire un grand virage et arrêter avec ce
qui a été le discours pendant très longtemps. Vous savez quand vous expliquez qu'il fallait faire une transition écologique, qu'on avait le temps, qu'on pouvait aller doucement, bref, donc là il faut une rupture sur ces questions là. Donc pour avoir une rupture, il faut qu'on construise la une République écologique, y compris dans son découpage administratif. Nous nous ne sommes pas d'accord avec le fonctionnement des m des méga régions actuelles qui viennent notamment de la Commission européenne qui a découpé ça en 13 grandes région avec l'idée qu'il fallait se baser sur le vieux modèle du développement économique, être compétitif, être attractif, bref être d'ailleurs
compétitif les unes contre les autres et en construant construisant ainsi une échelle qui enfin avec lequel on est en désaccord complet et qui crée même des problèmes y compris démocratiqu Donc nous on propose de changer radicalement ça et d'avoir des écorégions qui sont basées autour des bassins versant. Donc, il y a six bassins versants en France et 24 à peu près sous-bassins versants. Donc nous, on s'orienterait plutôt vers ça. L'idée, c'est pas de refaire des grandes des grandes régions comme c'est le cas actuellement. et donc de réorganiser à partir justement du cycle de l'eau une écoorégion qui aurait justement pour objectif de d'organiser la planification
écologique dont on a besoin autour des questions d'eau, de sol, d'alimentation, de santé, ce qu'on disait, d'air. Bref, d'avoir une République écologique qui a un échelon administratif qui s'occupe de la question de la planification écologique. Bon, ça vient de tradition sur le biorégionalisme et cetera. Sûrement Cyriel en parlera. Ça vient aussi d'ailleurs de l'histoire de notre République. Quand on regarde par exemple la manière dont se sont fait les départements, les départements, il y avait des considérations bon matérielles et pratiques, c'est-à-dire par exemple le fait que dans un chef-lieu vous deviez pouvoir aller au chef-lieu dans un département à une journée de cheval. Bon, des choses donc très pratiques qui ont donné lieu à la naissance des
départements en plus de vouloir défaire des baronnies. Mais il y avait aussi dans les dans dans les départements dès le départ et dans l'histoire donc c'est comment c'est construite la République justement la question aussi euh de l'environnement des ressources naturelles et cetera puisqu'on se retrouve toujours aujourd'hui avec 2 ti3 des départements qui ont le nom d'un fleuve ou d'une rivière ou d'une montagne ou de donc ça existait ça existe et c'est ancré dans l'histoire de notre République. Donc ces écorégions, elles auraient justement pour mission de faire que la planification écologique soit une priorité et qu'on arrête d'avoir des priorités soi-disant écologiques, mais des priorités
écologiques qui sont sans cesse écrasé par des priorités économiques. Donc la France deviendrait ainsi un pays, un des rares pays au monde avec justement une administration directement qui en ferait une République écologique. Donc ça c'est la proposition qu'on fait qui permet de penser les ruptures et puis de penser par exemple si on prend le cycle de l'eau, de penser sur un bassin versant quels vont être les conflits d'usage, comment on règle ces conflits d'usage là, bref de revenir à des entités qui ont un sens et qui nous permettent de mettre en place la rupture quand même très grande qu'on doit faire. Jamais aucune génération avant nous n'a eu à affronter ce cet enjeu là qui est vraiment l'enjeu de notre siècle, c'est-à-dire comment on conserve un
écosystème compatible avec la vie humaine et comment on adapte notre territoire pour que chacun et chacune puisse avoir une vie digne. Donc l'enjeu, il est énorme et c'est pourquoi nous nous proposons que y compris dans la construction de la République, on retrouve le fait qu'on mette au cœur la question de la planification écologique. Et je termine juste par là. le capitalisme, il faut lui disputer deux choses. Il faut lui disputer la maîtrise du temps. Ça c'est la planification, sortir du temps court dans lequel il nous plonge tout le temps. Donc retrouver le temps long. Et la deuxième chose, c'est l'espace et c'est ce qu'on propose justement avec les écorégions. [applaudissements] Merci Mathilde. Et du coup Cyriel, la question que je te pose c'est qu'est-ce
que tu portes comme regard sur cette proposition ? Qu'est-ce que tu en penses ? Mais effectivement, Mathil l'a dit, c'est une proposition qui on va dire enfin en tout cas je pense est dans la suite de pensée notamment de la pensée des biorégions qui ont été un concept porté par les écologistes et qui sont nés bien avant la question des biorégions. Il me semble que les premières apparitions, c'est 1977 dans la revue Z écologistes. En fait, ça vient des États-Unis, notamment de la biorégion californienne. Et cette idée, c'est effectivement ça recoupe un peu ce qui a été dit, qu'un territoire dont les
limites ne seraient pas définies par des frontières politiques mais par des des frontières géographiques qui permettent qui prennent en compte à la fois les écosystèmes et les communautés humaines, c'est-à-dire la capacité de respecter la cohérence en terme d'écosystème, que ça soit l'eau. Après moi par exemple, je viens des montagnes. Donc il y a à la fois effectivement la question des bassins versants, des rattachements d'eau, il y a la question des vallées. Après, moi je suis je viens de la vallée, je viens pas de la montagne mais en fait on voit bien qu'on a des écosystèmes qui sont qui sont différents en fonction en fonction des des territoires et qu'effectivement la question c'est comment on est à la fois cohérent en terme d'écosystème mais comment on a des échelles où une
communauté humaine va pouvoir s'organiser. Alors à l'époque c'était pas la transition, c'était pas la planification mais effectivement même quand les écologistes l'ont repris dans leur programme, c'était cette idée d'organiser alors nous effectivement il y a encore transition écologique sur les mêmes domaines he la question de l'eau, la question de l'alimentation mais aussi la question de comment est-ce qu'on gère l'artificialisation des sols dans ces territoires là. c'est-à-dire de retrouver de préserver des espaces de biodiversité, de penser la construction euh en fait de pouvoir loger tout en respectant tout en respectant les sols. Donc de toute façon là on a un accord, c'est que il faut penser cette organisation territoriale. Il faut penser ces organisations territoriales en lui.
Alors pour nous en allant avec quand même une décentralisation très forte, c'est-à-dire que ça doit être des territoires qui doivent avoir une capacité à décider, qui doivent avoir une capacité à se financer. On voit que l'un des sujets aujourd'hui des collectivités territoriales, c'est qu'elles sont exang et qu'on leur a enlevé finalement leur autonomie fiscale. Donc si on veut pouvoir faire une transition et en fait laisser aussi ces territoires décidés, bien il faut qu'ils aient des capacités à financer puisque l'argent c'est le nerf de la guerre. Et je dirais que plus récemment, on y a à lier alors pas directement avec les biorégions, mais tu as dit il y a le temps, il y a l'espace et il y a la question du droit. C'est-à-dire que il y a la question de redonner la place à ces
écosystèmes là et notamment sur les fleuves. Aujourd'hui, c'est des espaces qui sont considérés comme ne pouvant pas se défendre. C'est dire que si vous polluez un fleuve, si vous faites des prélèvements trop forts, tellement forts que comme aujourd'hui, ils sont complètement asséchés, mais on n pas d'outil juridique aussi pour aujourd'hui pour défendre le fleuve. C'est comme si finalement cela n'existait pas dans notre droit. Bien, ça fait partie des choses, c'est notamment Charles Fournier qu'il pense à l'Assemblée nationale, c'est d'associer en fait finalement à ces deux composantes aussi la capacité du droit de reconnaissance des écosystèmes pour pouvoir face aux intérêts des grandes entreprises parce que les grandes entreprises, on leur a donné la personne morale, la compassité
destiné en justice, voir même parfois la capacité de de s'opposer à des décisions d'intérêt général dans leur intérêt économique propre. Et bien à un moment, il faut que les écosystèmes et notamment les grands fleuves, nous ayons la même capacité, c'est-à-dire de pouvoir combattre l'intérêt des entreprises en disant "Non, là vous dépassez des limites." Et donc, il y a je dirais que le troisème aspect, c'est l'organisation territoriale, le temps et la capacité de droit notamment pour les écosystèmes. [applaudissements] On va continuer sur la question du programme. À la France insoumise, on porte un programme de de rupture avec leur dominant. C'est le seul programme qui permet de à même de faire la bifurcation écologique. Et donc
Mathilde, j'aimerais bien que tu nous en dises plus sur ce programme. Bah programme dont même les macronises sont obligés d'avouer que il est le meilleur. C'est quand même dire où est-ce qu'on où est-ce qu'on en est. Alors euh [applaudissements] bon, pour nous c'est très très important [raclement de gorge] euh de garder l'idée que il faut absolument une rupture avec le modèle capitaliste, le modèle de production et de consommation parce que sinon on narrivera pas à faire l'ampleur de la bifurcation dont on a besoin. Donc ça implique dans tous les domaines de revoir la manière dont on consomme, on produit. On extrait aussi, je pense, notamment à toute la question des ressources et de
la pollution importée qui est une question très importante, y compris vis-à-vis de nos relations avec d'autres pays. Et je le dis d'autant plus que là, évidemment, on parle du cas de la France, donc on aspire à gouverner l'année prochaine avec Jean-Luc Mélenchon à l'Élysée, mais évidemment, ça a des implications aussi à l'international. Et si vous regardez l'ensemble des guerres, des conflits et y compris des génocides dans le monde aujourd'hui, vous ne pouvez pas comprendre par exemple ce qui se passe à Gaza si vous ne comprenez pas que un des intérêts de Netaniaahu est d'avoir accès à la mer. Vous ne pouvez pas comprendre ce qui se passe actuellement au Liban si vous ne comprenez pas que un de leurs objectifs, c'est d'arriver à avoir accès
à l'eau du fleuve là. Et vous ne pouvez pas comprendre pourquoi il y a une focalisation aussi forte sur les Détroits d'Ormous, une agression de l'Iran par les États-Unis. Si vous ne comprenez pas là aussi qu'il faut suivre la question du pétrole et du dollar. Et nous on redit que nous au pouvoir nous ne laisserons jamais sans rien dire le génocide continuer contre le peuple palestinien. Nous ne laisserons pas la Palestine disparaître. [applaudissements] Et je le dis d'autant plus quand ceux qui continuent à ne pas vouloir de génocide parler de génocide font semblant de ne pas voir la dernière déclaration par exemple de Bengvir suprémiste de Netaniaahu qui vient de
dire que toutes les nuits, il pensait qu'il fallait tuer entre 30 à 40 Palestiniens. Pas des Palestiniens qui constituaient une menace particulière mais des Palestiniens qui ne méritaient pas de vivre parce que ce n'était pas des êtres humains. Donc nous au pouvoir, nous avons fait comme France insoumise en tenant bon à chaque instant, nous avons fait entendre une autre voix de la France et nous continuerons à faire raisonner cette autre voix de la France, celle qui refuse la loi du plus fort et qui fait respecter le droit international. [applaudissements] Là, je le dis sur l'international, mais dans tout, nous avons besoin de rupture. [applaudissements] On devra faire le bilan des 10 années de
Macronie. Là, je veux pas qu'on le refasse là maintenant parce que les constats, on les partage mais il faudra le faire sur ce qui s'est passé pendant 10 ans d'Emmanuel Macron qui a tout détruit. Il a détruit les capacités de l'État pour faire face justement aux catastrophes. Par exemple, 10 ans de Macronist, c'est 100000 fonctionnaires de moins. 100000 fonctionnaires de moins, contrairement à ce que raconards de l'extrême droite et cetera. Et bien ça donne le désastre de gens qui à la fin peuvent plus faire face ni lorsqu'il y a une épidémie comme le Covid où euh vous aviez des soignants en sac poubelle dans la 7e puissance économique au monde, ni dans des feux de forêt où vous avez des pompiers qui se sont retrouvés avec le devant le feu avec des cagoules
qui coûtent 12 € et qui laissent passer les particules cancérogènes. C'est ça qui se passe dans la 7e puissance économique au monde. Et de même, dans la 7e puissance économique au monde, vous avez chaque année un record de nombre de morts à la rue qui ne cesse d'augmenter au point qu'en 2025 en France, il y a eu selon le collectif des morts de la rue, donc nous savons que c'est sous-estimé, qui fait un travail absolument incroyable pour redonner un nom aux personnes qui sont décédées de la rue. Il y a eu au moins 960 personnes qui sont mortes dont le plus jeune était un bébé de 11 jours. En France, en 2025, 7e puissance économique au monde, il y a un bébé de 11 jours qui est décédé de la
rue. Là, cet été, j'étais avec le SAMU social parce que c'est un effet de la canicule. Quand on parlait de la la l'écologie est une lutte des classes, quand je parle d'une question de vie ou de mort pour des millions de personnes, la question qui est posé, c'est de savoir si on continue dans un système où seuls les riches pourront profiter de la question de la fraîcheur, de bon bref de de conditions de vie qui restent dignes et que les autres soit vivent dans des conditions de souffrance qui sont énormes voire meurent de cela. Cet été, moi j'étais avec le SAMU social qui était en grève et je veux les féliciter parce qu'avec après 57 jours de grève, ils ont gagné leur revendication. [applaudissements] Et bien le SAM social était en grève notamment parce qu'on leur avait demandé
en pleine canicule d'appeler des familles pour leur dire "On a supprimé 1200 nuités en hôtels sociaux et donc vous devez appeler les familles pour leur dire que elles doivent retourner à la rue." Évidemment, ils ont refusé de faire cela et ils se sont mis non seulement en grève, mais ils ont occupé le parvi devant le enfin devant le SAMU social avec des familles qui été accompagnées par Utopia 56. Donc, il y avait 450 personnes et sur ces 450 personnes, il y avait plus de 150 enfants dont la plupart étaient des enfants qui avaient 4 mois, 5 mois, 10 mois, 1 an. En bref, la moyenne des enfants c'était moins de
5 ans. Donc la question dans quand on parle de programme de rupture, ça veut dire que quand on regarde tout ce qu'il va falloir faire en terme d'énergie renouvelable, en terme de construction, de changement de tout le modèle de construction, en terme de bifurcation agric sur l'agriculture, en terme de révolution sur la question des transports parce que notamment il va refaire il va falloir réouvrir les petites gares et cetera. en terme d'emploi qu'il va falloir créer aussi parce que la bifurcation écologique, elle va créer beaucoup d'emplois. Et bien quand vous regardez tout ce qu'il y a à faire, oui, on a besoin d'un programme de rupture et surtout on a besoin d'un programme qui aille chercher l'argent là où il est parce qu'on va avoir besoin de beaucoup
d'investissements sur cette questionlà. et aller chercher l'argent là où il est, c'est évidemment faire un programme de partage des richesses notamment vis-à-vis des des plus riches de ce pays qui n'ont eu de cesse de s'engresser. Mais c'est aussi, et je le dis parce que je sais que ça c'est un point sur lequel nous ne sommes pas forcément en accord et qui mérite des discussions, mais c'est aussi désobéir à Bruxelles sur la règle absurde de déficit qu'ils font, qui ne nous permet pas d'être à la hauteur des enjeux écologiques. Bref, ça fait beaucoup de choses à faire et ça nécessite d'être ambitieux dans ce qu'on porte. Et donc, est-ce que tu es d'accord ? Est-ce que seul un programme de rupture avec l'ordre dominant peut permettre la bifurcation écologique ?
Oui, seul un programme de rupture peut permettre de faire la transition écologique, la bifurcation écologique. En tout cas, ce qui est sûr, [applaudissements] c'est qu'il faut arriver à penser la fin du capitalisme pour déjouer la fin du monde. Et avant de développer pourquoi, je voudrais quand même revenir sur deux choses que tu as dit. Premier, c'est extrêmement important. Tu as parlé du génocide à Gaza. Moi, je veux dire le pil engagement des députés écologistes et social sur ce sujet-là. Oui, il y a un génocide et je veux saluer Sabrina SBA qui est là que vous avez pu voir sur un atelier juste avant parce que elle est la voix du groupe écologiste et social sur ce sujet qu'elle ne lâche jamais rien et qu'elle suit les choses extrêmement fortement. Donc, j'en
profite, je suis là. Merci Sabrina. [applaudissements]
Le deuxième point, je serai moins applaudisse. Mais bon, comme je suis là, je vais quand même dire que sur le programme, je pense que nous pouvons et on aura un petit débat sur à qui revient la palme du meilleur programme écologiste en compte écologiste quand même quand même, je vais défendre le nôtre et je pense que dans notre tradition pardon. Oui, c'est bon, on l'a voté le 11 juillet, vous pouvez le voir, il est en ligne. Je vous invite à aller le regarder [applaudissements]
sur sur la question du capitalisme et du programme de de rupture pour
C'est bon, vous m'entendez ? Ça marche. Pour reprendre la file du du programme de rupture. Oui, en fait, il est indispensable aujourd'hui le capitalisme et et ça a été dit et je pense qu'on l'a démontré extrêmement destructeur. Et je veux prendre un exemple extrêmement concret qui est la question du numérique parce que je pense qu'il y a aujourd'hui le numérique qui a un espèce de de nouvelle phase du capitalisme. On le voit avec les entrées en bourse complètement délirantes de SpaceX. C'est-à-dire qu'on est sur des niveaux d'investissement qui sont délirants. C'est-à-dire qu'on parle en billions de dollars. On est sur des chiffres qu'ils ne peuvent à un moment ramener de l'argent à des actionnaires que si en
fait il pompent tout, qu'il pompe nos ressources, qu'il pompent l'eau, qu'il pompe les minerais au détriment. Et on pourrait reparler effectivement notamment de la situation Congo, c'est-à-dire qu'on fait la guerre pour pouvoir aller faire fabriquer les ordinateurs, les puces et qu'effectivement on voit d'ailleurs très concrètement comment l'industrie du numérique aujourd'hui est l'héritier de la barbarie capitaliste. C'est-à-dire qu'on a une barbarie capitaliste coloniale qui s'est approprié les ressources et donc aujourd'hui on continue on continue la guerre pour pouvoir finalement nourrir cette industrie numérique. et bien [applaudissements]
c'est avec ce système là qu'il faut absolument rompre. Mais je voudrais aller un peu plus loin parce que la question c'est aussi comment euh avec euh avec ce système. Euh il y a euh le sujet effectivement de l'Europe dont il faudra euh qu'on parle plus amplement. Mais je pense que la question de l'Europe c'est en fait de se dire comment pour nous hein et pour moi en tout cas la manière dont je le vois c'est que c'est un défi que même si la la France est une puissance mondiale, elle ne peut pas relever seule. Et donc c'est euh quelles sont les coopérations entre des États qui ont le sentiment d'avoir une trajectoire commune qui peuvent se mettre en œuvre ? Mais là, je pense qu'on rentrera sur un débat haute. Mais je pense qu'il y a pas que la question de la désobéissance à
Bruxelles. Il y a aussi comment on construit un espace politique qui arrive à peser dans l'ordre mondial et suffisamment fort pour atteindre les objectifs climatiques. Et donc je pense que voilà, il y a la question de la désobéissance et a aussi la la construction de cet espace-là. [applaudissements]
Et la deuxième chose sur la question du capitalisme euh c'est effectivement ça va demander des ruptures extrêmement profondes. Euh ça va demander une puissance pour aller secouer les plus riches, ceux qui en bénéficient directement tout en arrivant à protéger les plus vulnérables. Parce que la problématique avec le capitalisme, c'est finalement que toutes les infrastructures accumulaient c'est Jean-Baptiste Fress qui dit c'est presque devenu une deuxième nature. C'estd qu'aujourd'hui si on prend un exemple si vous allez travailler, vous allez prendre votre voiture, vous allez potenti anciennement bosser dans une usine puis après vous allez faire votre course dans un supermarché. Tout ça, c'est des infrastructures dont certaines ont des fonctionnements qui sont
complètement incompatibles avec une société qui sort du capitalisme. Et donc la question c'est comment on arrive à expliquer comment on fait avec ces infrastructures qui existent qui sont pour certaines qui n'ont plus d'avenir qui sont presque zombies. Par exemple, si on prend la 69, on est en train de se battre pour construire une autoroute qui est déjà périmée mais qui va être là et qu'on va devoir gérer. Et pour le gérer, il faut qu'on dise à la personne qui en fait prend sa voiture, va bosser dans une usine et va faire des courses dans un supermarché, que la société qu'on est en train de construire, elle lui permettra de vivre mieux et qu'elle lui permettra de répondre exactement aux mêmes besoins, se déplacer, pouvoir travailler et pouvoir aller finalement
se nourrir et se nourrir mieux. Mais je pense qu'on a vraiment ces deux aspects, c'est-à-dire aller lutter contre les super riches, aller reprendre l'argent où est, aller lutter contre les déconcentrations, mais ne jamais oublier que ce système-là, il est imprégné dans notre vie de tous les jours. Et donc, il va falloir permettre, donner aux gens la capacité aussi de se projeter dans un monde où il n'y a plus de capitalisme, mais où pourtant ils vivent bien et ils vivent heureux. Et même qu'on le donne, que ça soit quelque chose, alors là, je vais reprendre un terme si on peut dire soliste, mais que ça soit quelque chose de désirable. C'est-à-dire que je le pense vraiment, on ne gagnera la bataille, c'est pas pour se mettre dans une filiation d'idée, mais on ne gagnera
la bataille contre le capitalisme que si finalement on a les 99 % des gens qui sont convaincus que le problème c'est les 1 % qui leur imposent le capital, que c'est les 1 % qui profitent et qui vivront mieux le jour où on aura déconstruit. Et aujourd'hui, les 1 % ils utilisent la peur des 50 % les plus modèles pour continuer à bah à se gaver. Et ça c'est pas possible. Et je pense que c'est là où on a vraiment un jeu d'avoir les deux, c'est-à-dire se battre contre ceux qui sont en haut et garantir une sécurité à ceux qui sont en bas. Et on pourrait revenir sur effectivement comment on fait de la transition des logements, comment on va faire du circuit court, comment est-ce que on fait un bio qui est abordable parce que c'est vrai que c'est un sujet la question du prix, la question des
aliments et donc en fait c'est des sujets qu'il faut se confronter c'est dire que bien vivre que l'écologie c'est pas un luxe, c'est un droit pour toutes et tous. Alors moi, je préfère le modèle coopératif mais ça se discute. Je pense que effectivement on va dire qu'on a une soci une socialisation des moyens de production et qu'il faut une gouvernance partagée très forte et notamment des ouvriers pour se réapproprier le capital. [applaudissements]
On va passer bientôt aux questions-réponses de la salle. Mais avant de faire ça, j'ai une dernière question. et pas la moindre. Comment faire gagner l'écologie de rupture en 2027 ? Union populaire populaire, [applaudissements] union populaire, union populaire, union populaire populaire. Non, bah là, on arrive dans le cœur du du sujet. Enfin, non pas que le programmatique ne soit pas important, mais comme je le disais, on a 82 % de votre commun à l'Assemblée nationale. Donc, il y a quand même beaucoup des constats et des solutions qu'on partage avec des nuances parfois ou des
désaccords euh mais qui euh bon se retrouvent quand même dans la majorité des choses. Bon, d'abord tout le monde voit que on est dans une situation avec une élection qui a des enjeux particulièrement historiques. On a parlé de des enjeux de ce qu'on a vécu cet été. On sait qu'il y a une question de temps dans la question de l'action face au dérèglement climatique et à l'effondrement du vivant notamment parce que plus on avance dans le temps, plus on a des effets qui se nourrissent entre eux et qui deviennent l'air de l'imprévisibilité et de l'incertitude totale. Donc il y a un enjeu de temps sur ce que ce qu'on est en train de vivre. Je disais la dernière fois 2022, on disait dernière station avant le désert. Bon et plus on avance dans le
temps, plus c'est difficile y compris de d'être à la hauteur des enjeux et de ce qui de ce qu'il faudrait faire. Ensuite, évidemment, on a un enjeu que tout le monde a bien saisi, qu'on a vu encore malheureusement cet été, qui est l'enjeu de l'extrême droite, d'une extrême droite qui est de plus en plus violente, qui est de plus en plus décomplexée dans le racisme et d'ailleurs qui n'est plus un racisme uniquement de l'extrême droite mais qui coule sur toute la droite. On a eu pendant des mois Bruno Rotaillot comme ministre au gouvernement qui bon parlait à la fois des belles heures de la colonisation de de régression vers les origines ethniques en parlant des jeunes des quartiers populaires. Bref, on a un enjeu non seulement de d'en finir avec la Macronie qui est en fin de règne et
dont il faut absolument tourner la page, mais aussi notre enjeu c'est celui de battre l'extrême droite avec tout ce que ça implique. Là aussi je disais la politique c'est une question de vie ou de mort. avec tout ce que ça implique pour des gens qui sont directement concernés, que ça soit euh par la violence policière, par les discriminations, par bon bref, donc il y a un un deuxième enjeu très fort qui est celui euh euh évidemment de battre l'extrême droite. Il y a un troisème, il y a une troisème chose, c'est l'expérience qu'on a. Et 2022, je rappelle qu'en 2022, Jean-Luc Mélenchon a raté le second tour de l'élection présidentielle à 420000 voix avec des candidatures qui elles ont toutes fait moins de 5 % à gauche. C'est ce qui ensuite on a on a dit jetons la rivière
à la rancune, on a fait la nuupèse puis le nouveau Front populaire et cetera. Mais il n'empêche qu'il faut quand même apprendre de ça et il faut y compris apprendre de ce que ça veut dire sur une candidature qui aujourd'hui et je pense que vous en êtes la preuve en terme de dynamique euh ce qu'on a vécu à Saint-Denis, ce qu'on vit aujourd'hui, il y a une candidature qui est en capacité d'arriver au second tour de l'élection présidentielle. Rien que ça, même si on va gagner cette élection, mais rien que ça, je vous assure que ça change l'ambiance d'un pays [applaudissements] et qui est en capacité de l'emporter. Et donc quand je dis il faut apprendre de 2022, nous on a une certitude pour gagner, c'est qu'il faut être clair sur ce qu'on porte. C'est pour ça que nous on dit
nous notre candidature c'est évidemment Jean-Luc Mélenchon mais c'est la question du programme. Et moi je suis président d'un groupe parlementaire qui a toujours tenu la parole qui a été faite devant les électeurs et les électrices et on a fait ça à l'Assemblée. [applaudissements] On fera exactement la même chose quand on sera à l'Élysée. Donc ça c'est aussi pour ça que nous c'est pas des enjeux personnels avec les socialistes par exemple. Nous, c'est un enjeu politique de dire "Nous ne pensons pas, nous sommes même absolument persuadés qu'il n'y a aucune compromission ou aucun compromis possible avec la Macronie et que du coup si on se dit ça, l'enjeu de la censure c'est pas juste un enjeu de posture à
l'Assemblée nationale. et aussi un enjeu posé de dire "Nous ne ferons aucun compromis avec un système qui est un système non seulement qui a pointé du doigt l'ensemble des étrangers de ce pays, qui a fait exploser le racisme, qui a évidemment rendu la situation complètement impossible en terme d'écologie et qui a sans cesse enrichi les plus riches de ce pays." Donc la question quand on dit que nous on ne veut pas faire de magouille, c'est parce que nous on pense que la seule manière de battre la Macronie et de défaire l'extrême droite, c'est justement qu'il y ait le plus grand nombre possible qui reviennent aux urnes et que donc il y ait une mobilisation populaire telle que on arrive à les inonder dans les urnes. Et pour ça,
[applaudissements][acclamation] il faut être clair sur les enjeux. Donc nous, on gardera notre cap sur le programme de rupture. Maintenant, on appelle toutes celles et ceux qui nous veulent et on vous a tendu la main là-dessus. On a proposé l'alliance populaire avec vous et avec les communistes parce qu'il y a une logique puisqu'on a censuré ensemble les gouvernements les uns après les autres et que euh moi je pense que les électeurs et les électrices y comprennent pas quand d'un côté on pose notre programme et qu'on salie de l'autre côté avec des gens qui défendent la 69. ils comprennent pas par exemple quand on dit des choses et que de l'autre côté on on aide les macronistes à passer des budgets qui sont absolument horrible et donc il faut de la clarté
là-dessus et on on serait plus que ravi de mener cette bataille avec vous. D'où le fait que nous dont on a dit c'est carré, on vous a proposé aussi un accord au carré dont on espère que vous y répondrez favorablement. [applaudissements]
Union populaire union populaire union populaireionion [applaudissements] Alors on peut alors déjà ouais tu l'ai dit tu me proposer un accord un accord au carré et pour que l'accord au carré soit respecté la question c'est C'est pas moi. Mon engagement, c'est l'engagement de l'ensemble du mouvement. Et ce que je vous dire, moi je peux vous faire aujourd'hui euh les débats qu'il y a chez nous, mais la décision finale, je le dis, elle reviendra à nos adhérents parce qu'en fait on, tu l'as dit, on est dans un moment où en fait euh il faut pouvoir être clair et donc cet engagement, c'est un un engagement d'organisation, c'est un engagement d'un
mouvement politique à un moment décisif à la fois pour le pays parce que on est au moment où l'extrême droite est aux portes du pouvoir et à la fois sur la question écologique avec le débat qu'on a eu, c'est-à-dire face à une accélération des risques du réchauffement climatique. Comment on y répond ? Réféchez-vous. [rires]
Oui, mais ça ça fait partie de la culture écologiste. On aime débattre, poser, mûir les choses. C'est à un moment on vote. Non mais je ne peux vous dire que la vérité. Voilà. La deuxè la deuxième chose, c'est effectivement de souligner. Je pense que ça alors j'ai dit qu'on avait adopté un programme donc je sais pas si vous lirez l'ensemble mais d'aller regarder l'introduction. On dit quand même des choses qui montent des convergences claires sur la volonté de rupture. Qui dit par exemple qu'on n'est pas là pour accompagner le système tel qu'il existe. On est là pour être une alternative crédible aux destructions qui l'engendre. Et donc on se place vraiment dans cette idée qu'ils font un rapport
de force pour pouvoir changer de modèle et qu'on obtiendra les choses que si finalement on est dans la lutte et à la fois et je pense qu'on a des convergences, c'est-à-dire dans une lutte à la fois institutionnelle et à la fois dans une lutte dans la rue dans les mobilisations que ça soit le cas sur la 69 sur le lion Turin et sur un nombre de projets inutiles ou de lois inacceptables. Donc il y a une convergence effectivement extrêmement forte, mais il y a aussi ce débat chez les écologistes parce que la présidentielle c'est pas n'importe quelle élection, c'est une élection extrêmement importante. Depuis 1974, on a toujours eu sauf une fois un candidat à la présidentielle et que oui, le débat
qu'on a aujourd'hui, c'est qu'on est en capacité d'avoir une candidature. Et donc la question, c'est comment est-ce qu'on porte un comment on fait face à l'extrême droite chez nous ? C'est ça le démarre en se disant bah voilà effectivement on est dans un moment et on l'a écrit, on l'a partagé en on a conscience en tant qu'écologiste qu'on ne peut pas être le bulletin de vote qui fait gagner l'extrême droite et que le risque pour la victoire de l'extrême droite c'est notamment le l' miettement de la gauche et qu'on doit être en capacité d'incarner finalement cette rupture avec le macronisme. Donc ça on en a conscience et c'est quelque chose qui est affirmé, écrit, revendiqué. Par contre, quand on parle de la présidentielle, c'est un choix qui est pas à Odin. Euh c'est un choix qui est
pas du tout à Odin pour un parti de se dire quand il est en capacité d'avoir une candidature que de poser le fait qu'il pourrait soutenir un candidat qui n'est pas un candidat écologiste. Et donc c'est normal que ça fasse débat en notre sein de savoir quelle est la manière manière de faire les choses. Et ce débat là, on ne sait le poser et le trancher que de manière démocratique. Bien sûr qu'il faudra une qu'il faut par contre pour le trancher l'éclairer notamment avec les convergences en terme programmatique. Je vais parce que je je supute qu'à mon avis le débat va continuer dans les dans les questions
[applaudissements]
justement nous avons une question surprise euh de la salle qui demande "Comment vous positionnez-vous par rapport au vert populaires et Quelle stratégie qu' ont adopté ELV face à la montée du fascisme ? [applaudissements] Ben, je crois que je vois Jérôme Glaise qui est qui est au premier rang. Bah, les vert populaires, c'est des militants avec qui on a fait tout un parcours de route ensemble. Après voilà, il y a eu des choix qui ont été faits au moment des municipales où nos routes se sont, on va dire, on n' pas pris les mêmes chemins. La question
qu'on se pose maintenant, c'est est-ce que c'est euh finalement est-ce que nos la question qui est en train de se poser en ce moment, c'est est-ce que nos chemins vont se retrouver ? Et c'est ça le sujet. Et sur la question de la lutte contre l'extrême droite, je l'ai dit, c'est quelque chose qu'on prend extrêmement au sérieux et on sait qu'il y a un enjeu sur la question de l'iettement et on sait la question de la responsabilité que ont chacun et chacune des candidats dans cette bataille contre l'extrême droite et la question de l'importance d'une dynamique de gauche parce que pour moi la lutte contre l'extrême droite, elle a deux volets qui sont tout aussi importants. Le premier volet, c'est la question de la bataille dans les urnes
et les les faire échouer à prendre le pouvoir. Le deuxième volet, c'est le bataille culturel et tu l'as dit, c'est-à-dire qu'il y a la question des partis, il y a le RN et puis il y a aussi tous les candidats par exemple comme Retaillot des elle a pas non elle a pas bu. Elle voit pas des verrs avec Vok. Non, pour le coup non. Marine Tondelier ne voit pas des verres avec le renvoqué, ça je peux vous le garantir.
Excusez-moi, je vous propose qu'on termine la conférence s'il vous plaît. Mais c'est exactement ce que j'allais dire. Je suis d'accord. C'est-à-dire que la question de l'extrême droite, c'est plus seulement la pasale du Rassemblement national. Et c'est pour ça qu'on a une lutte qui est à la fois dans les urnes et culturelles. Parce que l'enjeu c'est pas de se dire parce que traditionnellement on vient d'un parti gauliste qu'aujourd'hui on n'est pas en train de propager des idées d'extrême droite. C'est effectivement le cadre taillot. C'est effectivement le cas de le renvoquer. Quand on voit les dernières déclarations d'Édouard Philippe, c'est la même chose. Donc on a conscience du péril qui est face à nous. Et si l'extrême droite elle est dangereuse, c'est parce qu'elle a des
réserves de voie. Donc oui, la question de finalement et c'est pour ça qu'on la pose et c'est pas rien en fait et je pense que en 5e République vous pouvez en convenir que se dire se poser la question à un moment de se dire nous sommes en capacité d'avoir une candidature mais nous serions prêts à participer à une dynamique qui n'est pas menée par un compte d'at écologiste, ce n'est pas rien politiquement et déjà poser la possibilité et après le trancher. Ça c'est la première chose. La deuxième chose et parce que je pense que vous aimez la franchise et que c'est fait comme ça qu'on fait des choses en carré. On a 82 % de votre commun, on a énormément de convergence, mais on a aussi des différents qui sont pas non mais je le dis qui sont pas dans une élection présidentielle des enjeux
secondaires parce que le président de la République, les questions internationales, c'est un élément important. Et donc je pense que sur ces sujets-là, sur par exemple l'Europe et on l'a dit, il faut qu'on ait une discussion. Moi, je crois beaucoup à la question de dicussion d'organisation à organisation qui permettent justement de voir ce qu'il est possible de faire et d'avoir une dynamique qui est une dynamique où les écologistes, ils apportent leurs pierres à l'édifice pour faire battre l'extrême droite. [applaudissements]
Je vous propose désormais d'aborder un autre sujet. On a une question sur Mayotte qui est un département français à à Mayotte, l'eau du robinet un jour sur Il y a l'eau du robinet qu'un jours sur tr et donc que ferez-vous pour nos autres mères ? Peut-être Mathilde, je te laisse répondre puis ensuite Cyriel. Ouais. Euh bon déjà pour rebondir sur ce que disait Cyel déjà je la remercie parce que évidemment comme nous sommes impatients parce que il y a non, il y a un enjeu enfin il y a un enjeu évidemment de savoir ce que les uns et les autres font faire. Il y a aussi un enjeu, je le dis parce que pour ceux qui regardent la politique de plus loin de d'incompréhension aussi de de ce qui se passe et qui peut y compris contribuer à une forme enfin nous nous on fait de la politique
pour faire retrouver le goût de la politique aux gens et donc il y a plein de choses qui font contribuer à à éloigner les gens de la politique et à voilà et à faire que notre enjeu principal quand même et c'est la principale chose d'ailleurs qu'on reprochait à la primaire qui a été proposée notamment par par les écologistes mais pas que. Notre principal enjeu quand même, je le disais, c'est la mobilisation populaire et c'est notamment le fait que nous on est un des rares mouvement politique à faire année après année des campagnes d'inscription sur les listes électorales alors qu'il y a 11 millions de gens qui sont non inscrits et mal inscrits. Et donc l'enjeu, et ça je le dis mais parce que ça c'est des choses qu'on s'est dit très souvent mais l'enjeu c'est pas de
nous parler entre nous en fait, c'est pas de nous parler entre convaincus. L'enjeu, c'est d'aller chercher les gens un par un pour qu'on arrive à gagner cette élection présidentielle. Et donc là aussi, on a un enjeu de temps et et du coup qui explique à la fois bon la les les demandes qui qu'il y a dans la salle, mais aussi parce que parce que y a quand quand on dit que on a besoin, si c'est un devoir quasiment de gagner cette élection présidentielle, quand il faut aller chercher les gens un par un pour convaincre, ça prend du temps. Ça prend du temps à aller voir les gens porte à porte, à convaincre autour des idées, à faire que les idées elles passent dans la société. Et donc euh euh pour ça aussi il y a il y a voilà cet enjeu un peu de temps qui se fait
ressentir comme une urgence à chacun et à chacune. Ça c'est juste pour réagir à la fois ce que tu as dit. Est-ce que Je te laisse réagir s'il y a de l'impatience c'est qu'il y a de l'envie. Donc voilà, il y a des possibiles. Ensuite, deuxième chose sur ce qui est dit sur Mayotte mais plus généralement sur la question des territoires dit d'outreemer. Je dis dit d'outreemer parce que on a malheureusement jamais trouvé avec les copains d'Outremè qu'est-ce qu'il fallait dire mais en fait Outreem on a l'impression que c'est tous les mêmes territoires alors qu'ils ont des enjeux extrêmement différents. Et d'ailleurs, si vous voulez ce soir, vous pouvez venir voir le documentaire qui retrace le déplacement qu'on a fait avec Bastien Lchot auprès du FLNKS en Kanaki Nouvelle-Calédonie
avec la promesse que nous nous avons faite que la Kanie Nouvelle-Calédonie sera indépendante lorsque Jean-Luc Mélenchon sera président de la République. Alors sur la question de l'eau, moi c'est une question qui me tient particulièrement à cœur puisque moi j'ai présidé une commission d'enquête sur la question de l'accaparement de l'eau par des multinationales et notamment on a fait tout un p de cette commission d'enquête en Guadeloupe. Guadeloupe où une filiale de Véolia est venue pendant 70 ans et c'est un territoire dans lequel il y a beaucoup d'eau. Il y a même beaucoup plus d'eau douce disponible par habitant que ce qu'on a ici en Hexagone. Et pourtant, en Guadeloupe, il y a des gens qui se réveillent la nuit pour essayer d'avoir
un filet d'eau. Il y a des gamins qui ratent l'école parce que on on ferme l'école parce qu'il y a plus d'eau à l'école. Il y a, comme m'a dit une Guadeloupéenne un jour, littéralement de l'eau de merde qui sort du robinet. C'est-à-dire que comme vous avez des trous partout puisqu'ils ont sous-investi dans l'ensemble des réseaux, comme vous avez des trous partout quand vous avez des fortes pluies en Guadeloupe, vous avez le réseau d'eau usée qui déborde et qui va dans les autres trous du réseau juste à côté qui est le réseau de canalisation d'eau propre. Et donc vous ouvrez votre robinet à l'hôpital dans votre maison et vous avez littéralement de l'eau avec des matières fécales qui tombent de votre robinet. Ce cette question du droit à l'eau lorsque vous vous rappelez
le premier geste barrière dont on parlait sur le Covid, c'était de se laver les mains. Les Guadelup ne peuvent pas se laver les mains. En tout cas, ils doivent avoir des bidons d'eau, acheter de l'eau qui est extrêmement cher là-bas pour juste faire le premier geste barrière sur la question du Covid. Ils ont manifesté contre ça et contre l'obligation vaccinale sur lequelle nous aussi nous étions posés en disant que ça ne servira absolument à rien euh avec en plus bon tout le traumatisme du chlor qui y a derrière. Je passe là-dessus mais bon bref. Donc, ils ont manifesté notamment pour avoir juste accès à un droit à l'eau qui, je le rappelle, est reconnu comme un droit fondamental humain à l'ONU sous l'impulsion de la Bolivie depuis 2010 et que la France ne
respecte pas, ni en Guadeloupe, ni à Mayotte où c'est encore pire, ni dans d'autres territoires. Et bien lorsqu'ils ont manifesté, la seule réponse qui leur a été faite par le gouvernement, c'est de leur envoyer le raide comme s'ils étaient je ne sais quel grand criminel pour derrière faire de la répression. Et donc moi je le dis, nous quand on sera au pouvoir, on mettra l'argent immédiatement pour faire en sorte de garantir le droit à l'eau et à l'assainissement qui est un droit fondamental humain, notamment en mettant l'argent sur la table qu'il faut pour rénover les réseaux d'eau parce que le droit à l'eau ne se négocie pas dans notre pays, ni en Guadeloupe, ni à
Mayotte, ni nulle part. Et on doit apprendre de ça parce que ce qui se passe en Guadeloupe, à Mayotte et à d'autres est en train d'arriver aussi en Hexagone de plus en plus souvent chaque été dans des petits villages. Des villages sont alimentés avec des camions citternes parce que il n'y a plus d'eau à ces endroits-là. Et donc il faut apprendre sur la manière de gérer l'eau. Et je le dis aussi, les multinationales qui gèrent l'eau aujourd'hui dans les communes en délégation privée avec nous, c'est terminé. Et de même les minéraliers comme Nesley et Danon qui assèchent des territoires comme à Volvic ou à Vitel. Avec nous aussi ça sera terminé.
[applaudissements]
[applaudissements] J'ai envie de dire que rajouter, je pense que mot pour mot, nous pourrions reprendre les mêmes propositions sur la question. Après totalement franche. Moi c'était un sujet avant d'être député, je ne le connaissais pas, je le connaissais peu. C'est des territoires qui extrêmement loin. On a l'impression que c'est un peu loin des yeux, loin du cœur, qu'on ne les pense pas dans nos politiques publiques. Et c'est une des choses que j'ai découvertes en arrivant à l'Assemblée nationale, c'était effectivement, je pense que c'était la niche insoumise, c'était la question de l'obligation vaccinale et ça a été la violence des débats dire d'un côté des dépultrés ultra marin qui parlait des masques qui arrivaient qui étaient déjà quasiment pourris. qui parlait du fait
que leurs proches n'arrivaient plus à se faire soigner dans les hôpitaux, qu'ils étaient obligés de venir en hexagone pour se faire soigner. Il parlait d'une urgence vitale et pendant plus de 2 heures, on a un gouvernement qui avait fait de l'obstruction sur une niche parlementaire pour éviter le vote du texte. Et c'est là, je trouve que c'était un symbole de la violence qui était faite à ces territoires, c'est-à-dire la négation de la parole des députés ultramarins, la négation des violence qu'il vivait et le vouloir imposer la vision du gouvernement en négligeant tout l'impact que ça pourrait avoir sur leur vie. C'est donc un sujet que les députriés ultramarins ont porté
sur lequel ils m'ont beaucoup appris que Stevie Gustave qui est là qui est au sein du groupe écologiste et social qui revient d'ailleurs cet été qui était dans les territoires d'outremè justement pour faire ces ces échanges et travailler sur ce sujet-là m'ont apporté et ce que je veux dire c'est bien évidemment question de la salo mais c'est la question de l'ensemble des infrastructures dire que moi ce que que je comprends, c'est que ce qu'on a sur l'eau, on a sur les routes, on l'a sur l'hôpital, on a sur la question des écoles. C'est-à-dire qu'on a globalement des territoires qui sont complètement abandonnés, désinvestis avec un sentiment d'être des territoires de seconde zone et en fait ils ont raison. Aujourd'hui, l'État ne remplit pas son devoir par rapport à aux habitants de
ces territoires et c'est quelque chose qui doit frontal mentalement changer et c'est aussi quelque chose qui est héritier du passéonal français. Et tant qu'on regardera pas ça en face, je pense que nous n'arriverons pas à ré enfin on n'arrivera pas à avoir une politique correcte par rapport à ces territoires. [applaudissements]
J'ai une dernière question avant que je vous laisse toutes les deux conclure rapidement par un mot. Le 29 septembre, comptez-vous manifester au côté des pompiers en lutte afin qu'ils ne soient pas gazés et matraqués comme en 2019 ? Qui veut répondre ? un grand oui. On sera là avec eux le 29 après pour reprendre leur revendication dans la rue pour éviter qu'il se fassent gazer dans les mystiqu pour qu'il se fassent respecter pour qu'on augmente les budgets et qu'on pour qu'on passe le texte de loi. [applaudissements] Bon en tout cas donc je fais le enfin ma conclusion sera très rapide. Je veux de nouveau vous remercier pour ce temps d'échange. Je trouve que c'est des
moments où on peut en tout cas continuer euh à enrichir enfin en tout cas ce dialogue qui permet de continuer à enrichir cette vision partagée du monde. Je sais qu'aujourd'hui et j'ai entendu Mathilde ce que tu as dit, j'ai entendu ce que vous vous avez dit. Je sais que certains sont peut-être vous êtes venus avec d'autres attentes. Je sais qu'on est dans un moment charnière. En tout cas, pour moi, c'était important d'être là, important d'être avec vous et important de vous dire euh quels étaient aujourd'hui le les questions des réflexions au sein des écologistes. Vous trouvez qu'on est l moi je pense qu'on a des décisions à prendre et j'entends et tu as raison. La question c'est de ne pas de se parler dans l'entre soi mais quand on est aussi dans des moments
charnières au sein d'une organisation. Effectivement ça prend un peu de temps. Ça prend peut-être trop de temps à vos yeux. Je l'entends mais je pense que c'est pour nous indispensable pour qu'effectivement quand il y a un mouvement, je suis désolée de le revenir mais c'est en tout cas pour l'expliquer pour vous dire moi je suis un je suis heureuse d'être là pour vous le dire pour vous le dire en face parce que je pense que ça fait partie des choses qui sont extrêmement importantes. Ça permet de montrer des convergences, ça permet de montrer des copains communs, ça permet de montrer qu'on a des réflexions qui sont fortes et queon ne prend pas à la légère. Et ça c'est ce que je peux vous assurer. Dire que la campagne de 2027, tu l'as dit, on sait à quel point
c'est déterminant. Et ça le seule chose que je peux vous assurer et je sais que ça sera pas suffisant, c'est qu'il y a aucun écologiste qui prendra la décision à la à la légère parce qu'on sait les périls qui nous gente. [applaudissements] Merci beaucoup euh Cyrial, merci Coline pour euh l'animation du débat. Merci à vous toutes et tous d'avoir euh été là. Bon, nous évidemment on sera au côté des pompiers mais je rappelle des dates importantes. Il y a aussi alors tu as parlé du 26 septembre mais il y aussi une manifestation le 15 septembre justement sur la question de la canicule avec beaucoup d'associations. Il y a la il y a évidemment la manifestation du 20 septembre contre le permis de tuer. Donc là, il faudra être au côté du collectif
Stop aux violences d'État. Euh et je trouve que quand même sur l'ensemble des mobilisations quand on parle des pompiers et autres qui en fait ont lancé les alertes depuis des années et des années quand les pompiers on leur parlait des commissions d'enquête qui étaient demandé et cetera, il nous disaient "Bon, il suffit de s'asseoir 2 heures avec nous et on va vous dire de quoi on a besoin." Et je trouve que c'est une excellente chose parce que ça veut dire que dans ce pays entre les syndicalistes, les associations, les chercheurs et chercheuse, on sait comment faire autrement et donc il suffit justement de faire en sorte que avec l'énergie populaire qui existe un peu partout et bien on puisse mettre en œuvre ces autres solutions. Et donc je le dis parce que parce que c'est des
discussions qu'on a là aussi très souvent. Nous on a choisi de se tenir très à distance des questions de primaire. Évidemment, c'est pas la question qu'on n'y croit pas et puis que nous on ne veut pas participer à des choses qui visent à désespérer les gens de dire si on est si on n'est pas ensemble alors on n'y arrivera jamais alors que la gauche n'a jamais été unie entièrement dans aucune élection présidentielle. Et nous on le dit parce que [applaudissements] moi je ne veux pas qu'on désespère les gens. Donc en fait quand on regarde la dynamique qu'on a 26000 personnes à Saint-Denis, des hies qui sont des horiques et même des universités d'été qui sont historiques, et bien nous avons la force et la possibilité de gagner cette élection euh
présidentielle. On espère le faire avec vous. Euh mais en tout cas euh nous on continuera euh la dynamique qu'on a lancé autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, autour euh des équipes qu'on a créé et on voit euh la force populaire euh qu'on est ici autour évidemment euh du programme et puis euh au travail, on va aller abattre la citadelle. Merci infiniment à vous. [applaudissements]
[applaudissements]
Cyrielle Chatelain