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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 17 octobre 2013 29 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationJustice

24h Sénat - Invités: Jean Bizet, Eric Bocquet et Bernadette Bourzai.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le Sénat a-t-il relancé une commission sur l'évasion fiscale ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous senti des obstacles lors de vos auditions ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quels exemples concrets vous ont marqué ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'opinion publique est-elle plus réceptive à ces questions ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Pouvez-vous demander la protection des lanceurs d'alerte ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur l'expulsion de la jeune Kosovare ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Fait
    « Les citoyens sont perdus dans la jungle des juridictions. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir à tous et merci de nous retrouver pour cette nouvelle édition de 24h Sénat voici les titres manuel Vals au cœur de la polémique après l'expulsion d'une collégienne kosovare l'émotion est forte à gauche ce soir Jean-François Copé le président de l'UMP demande à François Hollande de sortir de son silence les questions d'immigration une enquête est en cours sur les conditions de l'arrestation de leonarda s'il y a eu faute l'arrêté d'expulsion sera annulé promesse de jean-marqu HRO le Premier ministre qui débloque 15 millions d'euros pour tenter d'éteindre l'incendie en Bretagne après les plans sociaux à répétition objectif sauver la filière agroalimentaire mais est-ce encore possible débat à suivre dans cette édition et l'invité du 24h Sénat ce soir le sénateur communiste du Nord Éric beet avec lui on parlera à dumping social et évasion fiscale manuel Vals dans la tourmente après l'expulsion controversée de léonarda 15 ans collégienne kosovire scolarisé dans le dou Jean-Marc erud promet d'annuler son expulsion si les résultats d'une enquête montrit qu'une faute a été commise on écoute le Premier ministre alors en fonction des résultats de l'enquête et après le rappel du droit et de nos principes et de nos valeurs et concernant le respect des droits de l'enfant s'il vous plaî s'il vous plaît en fonction des résultats de cette enquête monsieur le Président de Jacob je prendrai toutes les responsabilités qui qui s'imposeront le moment venu et s'il y a eu faute l'arrêté de reconduite à la frontière sera annulé cette famille reviendra pour que sa situation soit examinée réexaminée en fonction de notre droit de nos principes et de nos valeurs et dans ce contexte plusieurs responsables socialistes mettent en cause le ministre de la intérieur reflet d'un malaise grandissant à gauche Nathalie guiloir tolé à gauche après l'expulsion de la jeune kosovar la tempête atteint manuel Vals accusé de mettre à mal les valeurs de la gauche le porte-parole du PS David assouine ne comprend pas cette intervention des policiers pour le Parti socialiste c'est choquant inadmissible inacceptable incompréhensible en tous les cas euh ça ne vient pas conforter euh ce que nous voulons de la République choqué par cette intervention il n'accuse pas pour autant le ministre de l'Intérieur contrairement au parti communiste m valal ça ça à l'entière responsabilité de ce qui de ce qui s'est passé il mène une politique qui est qui est la même que celle qui était menée précédemment il appelle tous les jour à à l'amplifier et je crois qu'il faut mettre un terme à la politique qu'on par Manuel Vals oui d'autres voix de gauche dénoncent une droitisation de la politique du gouvernement une critique qui n'a pas lieu d'être selon Lucar vounas un proche de Manuel Vals écoutez chacun comprend et mesure que l'action qui est la nôtre l'action de François Hollande de Jean-Marc hraud de Manuel Vals c'est une action qui est non seulement légitime mais en même temps qui est une action qui se fait dans le cadre de la loi mais avec le souci toujours d'être cette loi appliquée avec beaucoup d'humanité je ne crois pas que c'était la d'âge du gouvernement de Monsieur Fillon ou de la présidence de Nicolas Sarkozi face à cette situation tendue le ministre de l'intérieur a été contraint de lancer une enquête administrative dans de jours à l'issue de celle-ci le gouvernement n'exclut pas l'annulation de l'arrêté d'expulsion écoutez à ce propos la réaction de Martial Bourquin sénateur socialiste du dou il a été reçu cet après-midi place bovau on l'écoute ce qui a choqué la France entière et ce qui me choque moi y compris c'est ce bus avec des enfants et cet enfant qui qui quitte le bus pour partir c'est effectivement c'est c'est c'est extrêmement choquant la la la connaissance du dossier montre qu' a une vraie complexité du dossier il y a eu un accompagnement extrêmement lourd de la commune de levier pour faire en sorte que ce cette insertion cette intégration de cette famille kosovare soit effective j'ai appris avec satisfaction que le premier ministre demandait une enquête ce qui s'était passé mais dès qu'on aura les résultat de cette enquête on pourra donner une position parce qu'aujourd'hui on sait pas trop bien ce qui s'est passé hein et j'ai l'impression que ce dossier de cette famille risque d'être réexaminé et nous avons posé la question aux internautes de notre partenaire le nouvel ops.com expulsion de la jeune kosovare Vals fragil style la gauche ils ont répondu oui à 42 % non à 51 % sur 215 votants Patrick Menucci et celui qui peut battre Jean-Claude godudin déclaration d'Eugène casazelli le président de la Communauté urbaine de Marseille après avoir été battu dimanche lors de la primaire PS il a officialisé son ralliment au députés démentant fermement un choix dicté je cite par l'appareil simplifier l'accès à la justice c'est l'objectif de deux sénateurs pour eux les citoyens sont perdus dans la jungle des juridictions il propose donc l'instauration d'un guichet unique comme nous l'explique Cécile Sixou complexe et peu lisible le constat dressé par les sénateurs sur la justice de première instance est accablant entre le tribunal d'instance les prudesommes le tribunal de commerce les citoyens ne s'y retrouvent pas ils ne savent pas vers quelle juridiction se tourner pour régler leur conflit il faut plus que la justice fasse peur aux gens c'estàd qu'on ne sache pas quelle porte frapper ou alors que la porte soit un immense palais justice dans lequel on rentre timidement dans dans le hall et puis on fait demi-tour parce que on trouve pas ce qu'on cherche parce que c'est compliqué parce qu'on comprend même pas simplifier l'accès à la justice c'est donc l'objectif des propositions d' de train et virginclè parmi les mesures phar la création d'un guichet unique un lieu proche du domicile avec un seul interlocuteur pour engager des démarches et suivre les dossiers première porte d'un lieu de justice sera une porte où le justiciable pourra être entendu où il pourra avoir les informations où il pourra faire avancer son dossier cette porte d'entrée unique s'accompagnerait de la création d'un tribunal qui regrouperit les différentes juridictions il faut simplifier les tribunaux et et créer un vrai tribunal de première instance finalement qui traite de la plupart des sujets qui intéressent la vie quotidienne de nos concitoyens Virginie de TR devrait rapidement remettre le rapport à la ministre de la Justice Christian tobir doming stroskan Jérôme kervviel Hervé falsani pendant plusieurs mois le Sénat a multiplié les auditions et les déplacements pour comprendre le rôle des banques dans l'évasion fiscale il faut dire que de nombreuses filiales de banques françaises sont implantées dans les paradis fiscaux ce qui ferait perdre à l'état 30 à 60 milliards d'euros par an monounir soui le spectre de l'affaire kusac a plané au-dessus des travaux de la commission d'enquête au fil des auditions les sénateurs se sont notamment intéressés aux pratiques de certaines banques français frça implanté dans les paradis fiscaux dont les filiales proposent des solutions d'optimisation fiscale à leurs clients des personnalités comme Dominique stroskan Jérôme carviel ou Hervé Falciani ancien employé d'HSBC qui avait transmis des listes d'évadés fiscaux à la justice française ont été entendus à l'issue de cet exercice les parlementaires évoquent plusieurs pistes pour renforcer la lutte contre l'évasion fiscale une fraude qui coûterait entre 30 et 60 milliards d'euros à l'État chaque année il propose de renforcer l'encadrement des avocats comptables et tout autes intermédiairees à l'origine des montages financiers de créer un statut protecteur pour les lanceurs d'alerte et les personnels en charge du contrôle interne des banques afin d'assurer leur indépendance enfin ils souhaitent faire sauter ce qu'il nomme le verrou de Bercy actuellement les poursuites pour fraude fiscale sont sous la tutelle du ministère de l'Économie les sénateurs voudraient donner plus de pouvoir à la justice afin de multiplier les procédures contre les évadés fiscaux et pour parler de ses travaux le sénateur communiste du Nord Éric boet bonsoir alors est-ce que vous pouvez nous rappeler et bien pourquoi le Sénat a souhaité à nouveau s'intéresser à ce problème de l'évasion fiscale il y avait déjà eu l'année dernière une commission d'enquête sur ce thème tout à fait une première commission d'enquête avait rendu ses travaux en juillet 2012 et nous avons pensé utile en tout cas c'est une proposition de notre groupe CRC au Sénat de constituer groupe communiste républicain citoyens de constituer une seconde commission d'enquête cette fois-ci beaucoup plus centrée sur le rôle des banques des acteurs financiers et tous les systèmes de la supervision et leur fonctionnement h alors on vient de voir vous avez multiplié les auditions est-ce que que vous avez eu l'impression et bien qu'on vous ouvre facilement les portes pour mener à bien vos travaux on a senti aucun obstacle sur les travaux 49 audition au total 5 mois de travail utile intéressant donc je n'irai pas au-delà ce soir puisque vous connaissez les règles je ne peux pas communiquer sur le contenu du rapport avant la semaine prochaine donc vous serez comme toute la presse invitée à nous entendre le 24 octobre précisément oui une commission d'enquête utile incontestablement édifiante qui nous a conforté dans l'idée qu'il avait effectivement besoin de poursuivre le travail qui avait été entamé avec la première commission d'enquête h vous dites édifiante il y a vraiment des propos des lors d'audition qui vous ont marqué oui des exemples concrets on est entré dans la machine he c'était un peu le la préoccupation majeure de des des membres de la commission d'enquête comprendre les mécanismes comprendre tout ce qui est à l'œuvre et l'actualité nous a porté bien évidemment vous avez cité Cahusac vous avez citer des auditions utiles et tout cela a permis d'avancer dans nos réflexions et nos propositions HM vous avez le senti que l'opinion publique est plus réceptive justement à ces questions d'évasion fiscale notamment après l'affaire kahusac ben j'en suis convaincu je pense que le climat a changé je veux dire on ne parlait pas deévasion comme on le fait aujourd'hui il y a un an ou à forcierie 5 ans j'en veux pour preuve l'inscription à l'ordre du jour des G8 au mois de juin en Irlande du Nord et du dernier G20 à Saint-Pétersbourg de cette questions à l'agenda ça n'est quand même pas rien ça ne règle pas tout mais le sujet est devenu incontournable et c'est devenu un sujet citoyen et c'est dans ce sens-là que nous avions l'intention d'avancer que tout le monde s'enarle de cette question qui nous concerne directement tous en tant que contribuable sujet citoyen mais sujet encore tabou quand même il y a des résistances faut pas se cacher que la place de la finance est considérable dans ce monde hein les enquêtes offshore leak par exemple l'ont démontré très très très habilement oui le et les banques là-dedans ont un rôle particulier c'est une machine très complexe très intelligente très puissante les montants en jeu sont colossaux l'ingénierie à l'œuvre absolument aussi colossal donc il faut un peu bien comprendre la machine pour tenter de la combattre h HM lors de vos auditions vous aviez entendu monsieur Condamin Gerbier donc qui est gestionnaire de fortune chez rail il a été arrêté par la suite est-ce que dans vos préconisations vous pourriez et bien demander la protection de ce qu'on appelle ces lanceurs d'alertees le débat était venu je me souviens ici même et comme à l'Assemblée nationale par rapport à la loi sur la contre la fraude fiscale donc le débat est revenu la semaine dernière au Sénat donc cette question a été posée a été discuté par l'ensemble des sénateurs c'est une question effectivement sur laquelle il faut se pencher avec sérieux h HM alors vous avez une double actualité Éric bet puisque cet après-midi une proposition de résolution européenne a été votée à l'unanimité elle concerne et bien l'amélioration des conditions dans lesquelles travaillent les travailleurs détachés au sein de l'Union européenne pourtant hier il y a eu un échec de la réunion au Luxembourg des ministres européens du travail sur cette question que peut faire le Sénat pour améliorer les conditions de travail alors de ces personnes alors effectivement le le Sénat a examiné cet après-midi une résolution qui avait d'abord été adoptée en avril dernier à la commission des affaires européennes puis adopté par la commission des affaires sociales également à l'unanimité c'était à nouveau le cas aujourd'hui après un débat fort intéressant euh sur cette directive européenne qui au départ visait à encadrer les choses pour protéger le statut des travailleurs détachés mais l'élargissement de l'Europe sans poser la question de l'harmonisation sociale au cœur de l'Europe et la crise qui s'vit depuis quelques années a largement encouragé à tous les contours et et fraude qu'on peut imaginer sur ce sujet donc il y a lieu effectivement de renforcer cette directive c'est le sens de cette démarche cette résolution est devenue celle du Sénat et elle appuie les démarches du gouvernement français je ne suis pas surpris de l'échec constaté hier au Conseil des ministres de européen de l'emploi ça fait des mois des années que ça traîne puisqu'il y a des forces antagoniques au sein de l'Europe il y a des pays entrants et les anglo-saxant qui sont pas très allents sur une réglementation plus dure et à l'inverse des pays comme le nôtre l'Espagne l'Allemagne qui souhaiteraiit une réglementation beaucoup plus sévère beaucoup plus stricte voilà c'est une question de rapport de force au sein de l'Europe aussi h HM une dernière question Éric Boquet peut-être je vais vous faire agir à l'expulsion controversée de cette jeune kosovare quelle est votre position je suis inquiet de cette escalade à quelques jours après Brignol on parle de l'Europe là quand on voit dans leensemble de tous les pays européens toutes ces tendances qui se manifestent qui s'expriment politiquement de la Hongrie à la France il faut faire attention ça n'est pas la gauche effectivement ça n'est pas la gauche c'est pas ainsi notre conception des droits de l'homme et euh il faut arrêter cette dérive suicidaire et dangereuse hm hm on sait que Manuel valall c'est la cible de beaucoup de critiques aujourd'hui notamment au sein même de la gauche est-ce qu'il doit démissionner écoutez c'est à lui d'en décider c'est-être au président de la République d'en décider euh mais écoutez il faut arrêter cette escalade et quelle que soit la solution pour l'arrêter voilà libre à lui de choisir la façon de régler ce problème merci beaucoup Éric beet d'avoir été à l'invité de 24h Sénat et on attend donc les conclusions de votre rapport la semaine prochaine 24h Sénat tout de suite le débat victime de restructuration et de plans sociaux à répétition la Bretagne a fait l'objet d'une réunion d'urgence à Matignon ce matin un pacte d'avenir a été proposé pour faire taire la grogne qui monte dans cette région le détail de ce pacte avec Flora sauvage parmi les mesures d'urgence le déblocage de 15 millions d'euros pour venir en aide à la filière agroalimentaire ce midi Jean anoncer un pacte d'avenir pour la Bretagne en proie à des plans sociaux les salariés des entreprises menacées de fermeture feront l'objet d'un accompagnement chacun se verra proposer un contrat de sécurisation professionnelle renforcé qui garantit le maintien de 97 % en moyenne du salaire net pendant une année le site de l'abattoir gade dans le Finistère sera repris par la communauté de commune de landivisio concernant l'écotaxe poids lourd qui doit entrer en vigueur au 1er janvier le chef du gouvernement a rappelé que l'État avait déjà accordé une réduction de 50 % du montant de l'écotaxe il a précisé que les véhicules agricoles et ceux affecté au transport du lait serait exonéré de cette taxe pour la filière agroalimentaire il faut reporter les cotaxe poids lourd qui cristallise les inquiétudes on dit stop attention il se passe des choses aujourd'hui graves dans la filière c'est la première économie de la Bretagne et il faut que les pouvoirs politiques s'en rendent compte enfin pour soutenir les entreprises qui connaîtraient des difficultés de trésorer la banque publique d'investissement va renforcer son action en Bretagne dans les semaines à venir et on ouvre le débat du 24h Sénat sur l'avenir de la filière agroalimentaire avec nos invités ce soir Bernadette bourzet bonsoir vous êtes sénatrice socialiste de la courise et jean Bizet bonsoir sénateur UMP de la Manche merci d'être avec nous alors on vient de le voir et bien il a eu cette réunion d'urgence à matigon 15 millions d'euros pour aider les entreprises agroalimentaires ont été débloquées par le gouvernement dans un contexte Budet é tercéré c'est une bonne nouvelle mais est-ce que ça va suffire Bernadette bouré écoutez je pense que c'est une bonne nouvelle et en même temps je suis convaincu que ce ça ne sera pas suffisant je veux dire par là que nous sortons avec mes collègues du Sénat d'une mission d'information sur la filière viande dont la rapporteur était madame gouachavant où nous avons pu constater l'état véritablement préoccupant des filières volaill et port en Bretagne sans compter les autres filières bovine et ovin mais qui sont moins centré sur la Bretagne et nous avons pu voir effectivement qu'il y a une perte de compétitivité une perte de production dans ces domaines moins de millions de ports en 10 ans sur la Bretagne 9 % d'importation de poulet de consommation il y a 10 ans à l'heure actuelle 48 % des poulets consommé en France sont importés donc il y a véritablement une crise et il faut réagir alors peut-être Jean biset de quoi souffre la filière agroalimentaire en France est-ce qu'elle souffre de la concurrence européenne on sait que les abattoirs bretons gadent notamment ont souffert de la concurrence allemande oui entre autres si vous voulez euh mais le le problème c'est vrai qu'il y a une grosse perte de compétitivité qui ne date pas je dirais d'aujourd'hui qui qui date d'hier et et d'avantière quand la France court après des subventions et bien d'autres pays notamment notre plus proche voisin en Allemagne court après les volumes de production et qu'est-ce qui gagne en fin de compte c'est notre voisin allemand quand on voit qu'il y a une quinzaine d'années tout simplement parce que produire était devenu quelque chose un peu péjoratif si vous voulez et bien la France produisait pratiquement 25 millions de têtes entre guillemets de de porc aujourd'hui nous en produisons 24 quand parallèlement pendant ce même lapse de deux temps et bien l'Espagne et l'Allemagne était à 30 35 et aujourd'hui ils sont à 40 45 si vous voulez et bien on pe tout ça on pe je dirais des décisions en matière environnementale alors que ce sont des transpositions de directive on parlera de l'écotax peut-être un peu plus tard et les contacts bien je me suis largement battu à l'époque quand c'est passé au Parlement j'ai réussi simplement avec l'appui des élu breton à récupéré une exénération sur la filière collecte de lait mais c'est nettement insuffisant hm hm est-ce que vous partagez le diagnostic de jean- biset Bernard je partage le diagnostic sur la perte de compétitivité il faut y ajouter d'ailleurs au-delà des normes qui sont généralement plus strictes en France que dans le reste des pays européens il faut y ajouter quand même la question de la directive des de détachement des travailleurs al justement ça c'était en débat cet après-midi au Sénat est-ce que il y a quand même un problème de concurrence européenne sur les abattoirs en France aujourd'hui exctement et cette directive elle est effectivement utilisé à plein notamment par les abattoirs allemands qui sont devenus extrêmement performant très modernisé d'ailleurs mais également employant cette main d'œuvre qui coûte selon les cas 4 à 5 € de l'heure quand dans notre pays c'est beaucoup plus élevé euh et et il faut aller effectivement vers une simplification des normes en particulier environnemental vous avez évoqué lescotax c'est un handicap je rappelle que c'est quand même le Grenel c'est-à-dire de 2008- 200009 et que l'appliquer en 2014 c'est quand même avec 5 ans de retard et une perte d'efficacité mais en Bretagne on a souligné à juste titre que les normes d'installation en particulier des porcheries étaient beaucoup trop strictes et un travail est en cours pour modifier les autorisations en enregistrement jusqu'à des élevages de 2000 ports ce qui sera effectivement un allègement de la norme tout en essayant malgré tout de préserver l'environnement parce que la situation de la Bretagne en matière environnementale est loin d'être satisfaisante d'où le plan de méthanisation du ministre Lefol qui propose effectivement de traiter cette question Jean biset je vous écoute oui non mais le problème si vous voulez c'est que cette perte de compétitivité elle est inhérante à la filière agroalimentaire alors que française alors que nous avons les agriculteurs les plus performants qui soit tout simplement parce que c'est le mal français cette complexité administrative cette surtransposition de directive et vous avez parlé de la directive détachement des travailleurs la directive de 96 libre circulation je dirais des personnes partait d'un bon sentiment c'està dire créer un grand marché unique il y a eu dérivve de cette directive c'est la raison pour laquelle en mars 2012 je dis bien en mars 2012 il a été je dirais créer une directive d'application qui a pour but de corriger cela on en a débattu toute l'après-midi mais si vous voulez pour moi je pense que c'est un état d'esprit la productivité agricole il y a une quinzaine d'années a été considérée comme quelque chose je dirais de plus à la mode alors c'est vrai qu'il y a eu des dérives environnementales notamment dans la région Bretagne et la terre a de la mémoire si bien qu'aujourd'hui grâce à la ou à cause plus exement de la percolation des sols bien les taux avait atteint un degré important simplement aussi ce qu'il faut dire c'est que les agriculteurs ont corrigé cela mais les délais de je dirais de remise en ordre de tout cela demande du temps et moi je je je souhaite si vous voulez que les 15 millions d'euros qui ont été mis sur la table c'est vrai que ce n'est pas un problème c'est très bien faut faut faut être honnête intellectuellement faut être intellectuellement honnête bien sûr que c'est un un effort du gouvernement mais c'est un état d'esprit c'est la raison pour laquelle moi j'interpelle précisément Monsieur Le Fol demain là-dessus ce n'est c'est moins des subventions et je sais l'effort que vient de faire le gouvernement là-dessus c'est moins des efforts de de subvention queun état d'esprit a changé nous devons pouvoir parler compétitivité productivité parce que tout simplement moi j'ai le même cas chez moi en BasseNormandie où j'ai un abattoir qui a été je je dirais sauvé entre guillemets par les collectivités régionales et départementales je souhaite que ce soit un sauvetage pérenne tout simplement parce que si vous voulez il y avait une distorsion de concurrence qui au fil du temps n'était plus supportable on n plus assez de matières premières à faire travailler à nos outils de transformation préparant ce débat je me suis rendu compte que l'agroalimentaire c'était un des rares secteurs qui dégageait un solde positif du commerce extérieur de la France est en train de sa C mais nous avons perdu nous avons perdu beaucoup de place il y a simplement quelques années nous étions juste derrière les États-Unis les États-Unis est en position numéro 1 avec 48 milliards d'euros si vous voulez de chiffre d'affaires de l'ensemble des industries de transformation agricole euh la France juste derrière aujourd'hui nous sommes en 4e position les de le second ce sont les Pays-Bas avec 46 milliards et et l'Allemagne également execo nous sommes nous en 4e position pour remonter dans ce classement puis ça reste un secteur et bien qui permet d'avoir une balance commerciale à peu près en équilibre je crois qu'il y a des mesures d'urgence elles viennent d'être prises elles ont été annoncées pour la filière volaille au Space de Rennes au mois de septembre et puis là sur la filière porsine plus particulièrement mais je voudrais rappeler que il y a eu un travail important qui a été fait par le délégué interministériel de l'agroalimentaire àain berger pendant tout l'hiver et le printemps de 2013 et qui a débouché sur des plans de filières qui qui ont fait d'ailleurs consensus entre les professionnels alors comment on arrive à cette situation dramatique avec et bien ces plans sociaux qui se succèd parce que vous savez le navire agriculture bretonne il n'est pas facile de retourner une tendance qui était une tendance lourde et une tendance qui conduisait effectivement à ce que dit Monsieur biset c'est-à-dire une BA des production d'abattoir et comme les la baisse des productions va de paire avec la transformation si vous n'avez plus de matières premières à transformer et bien il y a des abattoirs entre je crois aussi si vous voulez que dans ce domaineel comme dans beaucoup d'autres la France est victime d'un dénis de réalité alors que nos voisins européens eux avancent les yeux ouverts nous avons tous les éléments toute la je dirais toutes les règles possibles sur le plan administra sur le plan juridique sur le plan législatif pour contr contrer tout cela la mondialisation ça fait partie de notre cotidien la refuser ne sera pas une solution il faut rentrer dedans je dirais à pleine dent et exiger ce qu'on appelle le principe de réciprocité on a mis du temps alors qu'on avait tous les éléments pour l'exiger dans le cadre des négociations commercial international dans que ce soit l'OMC que ce soit également dans le cadre du futur traité je sais pas s'il ira jusqu'à terre entre l'Union européenne et les USA il ne faut pas avoir peur d'affronter la réalité nous sommes sur des marchés mondiaux mais permettre à nos agriculteurs d'être à égalité de compétition sur le plan social sur le plan environnemental et sur le plan administratif et ça ça ne se quantifie pas par un jour 15 millions d'euros si vous voulez encore une fois je considère et venant de ma venant de ma part c'est plutôt intellectuellement à peu près correcte si vous voulez c'est un effort important mais ce n'est pas suffisant il faut changer de mentalité et et ça vient de loin déjà sous monsieur Méline c'était dans les années 1880 on avait déjà joué la la protection le protectionnisme parce que les céréales américaines ou les céréales russes étit je dirais avait avait mis à mal les céréal françaises donc voyons il faut il faut maintenant on est arrivé au bout du bout regardons en fr ce principe de réciprocité quelle est votre position je crois qu'il nous faut effectivement nous protéger de la concurrence intérieur à l'Europe d'une part parce qu'il me semble que les règles doivent être les mêmes dans tous les pays et s'harmoniser progressivement mais on ne peut pas supporter ce qui s'est passé avec ce qui se passe avec la directive du détachement des travailleurs et puis il faut réinvestir et je dois dire que depuis que les les deux plans filières ont été mis en place en Bretagne il y a 350 projets qui ont été recensés et 550 millions d'euros d'investissement qui pourront être aidés par la banque publique d'investissement voilà des choses concrètes mais donc un message optimiste que vous délivrez ce soir vous croyez que la filière et bien agroalimentaire bretonne notamment va pouvoir surmonter ce je suis convaincu qu'il y a des savoir-faire dans cette région qu'il y a véritablement un amour de l'agriculture je l'ai ressenti comme ça lorsque nous sommes allés dans dans cette région que je connaissais mal et je dois dire que s'il se coalise bien c'est-à-dire si les professionnels les collectivités locales et les employés parce que c'est important aussi moi j'ai constaté qu'il y avait des gens qui travaillaient dur dans ces entreprises c'est pourquoi je pense que l'aide qui est apporté au plan social et deile n une population âé et s bien merci à tous les deux d'avoir été les invités de 24h Sénat on attendra donc votre question demain au ministre de l'Agriculture lors des questions d'actualité au gouvernement que vous pourrez suivre en direct sur Public Sénat à partir de 15h c'est la fin de cette édition merci de votre fidélité à 22h vous retrouvez Sonia mabrook bonne soirée et à demain I