Dominique Estrosi Sassone : "Le monde agricole sait qu'il peut compter sur le soutien du Sénat"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Dominique est on commence en regardant les unees de la presse régionale on a sélectionné trois titres d'abord les Dernières Nouvelles d'Alsace face à Trump quel reposte de l'Europe l'Europe qui attend la hausse des droits de douane promise par le président américain elle dispose de moyens de rétorsion mais hésite à s'engager dans une guerre commercial des secteurs comme l'automobile ou le vin seraient très exposés la deuxième une c'est celle de La Marseillaise et ce jeu de mot baay rou secours du macronisme à 15h30 les députés devront faire leur choix si l'issue des motions de censure fait peu de doute capacité du Premier ministre à créer une majorité et désormais patente et puis la dernière une c'est la vôre celle de Nice Matin l'aspartam est-il dangereux l'OMS a classé cet édulcorant artificiel comme peut-être cancérogène pour l'homme une pétition diffusée dans 11 pays demande son interdiction quine choisissz-vous bien écoutez je vais quand même rester dans la région sud Provence alpecôte d'Azur et je vais choisir la Une de La Marseillaise sur la noncensure qui vraisemblablement va être votée pour François Berrou et ainsi permettre au budget d'être voté je pense que voilà je pense qu'il est important aujourd'hui que la France se dote enfin d'un budget cela n'a que trop tardé je vois que les socialistes en tout cas font montre de responsabilité et que le rassemblement national après avoir encore une fois fait monter la pression annoncer qu'il s'est déciderait quelque part au dernier moment ne devrait pas voter cette censure tout simplement parce que voilà tout tout le monde a pris conscience que la censure a coûté très cher à notre pays la loi spéciale même si elle a été votée a coûté effectivement cher et aggravé encore le déficit et donc aujourd'hui la seule chose qui compte même si ce budget et on l'a entendu à maintes reprise n'est pas parfait que ce budget puisse être voté que l'on puisse se projeter sur la suite et ce budget nous permettra de savoir où l'on va un budget finalement de compromis est-ce que c'est pas dommage d'avoir attendu autant de temps pour réussir à faire un compromis B dans la situation politique actuelle et surtout avec la fragmentation de l'Assemblée nationale je crois que le premier ministre n'avait pas beaucoup le choix dès qu'il a été nommé dès qu'il a formé son gouvernement il s'est mis bien évidemment avec son ministre de l'économie et la ministre des comptes publiques à à avoir un dialogue permanent d'abord avec les socialistes mais aussi bien sûr avec ce qu' l'on appelle aujourd'hui le socle commun je pense que effectivement ce budget il y a beaucoup à dire même si nous nous considérons ici la majorité sénatoriale que un certain nombre de mesures qui ont été défendues ici sur les bancs du Sénat dans le bloc commun et surtout par le rapporteur général par nos collègues Christine lavard Stéphan sotarel sont des mesures qui vont quand même dans le bon sens je pense en particulier à l'économie de 3 milliards d'euros pour les collectivités territoriales hein sur une ponction qui avait été annoncé de 5 milliards d'euros je pense aussi au fait que nous voulions pas de hausse de la fiscalité pour les ménages les plus modestes au fait que le budget du ministère de l'Intérieur ait pu être maintenu mais malgré malgré tout cela effectivement nous le savons toutes et tous ce budget n'est pas parfait ce qu'il faut faire aujourd'hui me semble-t-il c'est tout de suite travailler sur la préparation du projet de loi de finances 2026 qui sera forcément plus dur cont tenu de la situation économique pour vous qui sera forcément plus dur et surtout si on veut tendre vers l'objectif qui est un équilibre deun retour à l'équilibre progressif d'ici 9 sinon on n'y arrivera pas et pour cela il faut effectivement que le gouvernement le Parlement travaille dès à présent sur la préparation du projet de loi de finance 2026 pour arrêter quelles vont être quelles seront les grandes orientations et cela de manière extrêmement clair pour donner une méthode qui permette encore une fois de savoir où l'on va aller où seront les priorités sachant que la priorité numéro 1 devra et restera celle des économies à réaliser et bien évidemment de la réduction des dépenses publiques et absolument pas de la hausse d'impôts qu'il faudra réaliser où en priorité pour vous ces économies et bien il faudra continuer à faire des économies et surtout des économies beaucoup plus importantes sur le fonctionnement de l'État nous avons lancé une commission d'enquête j'ai dis nous avons lancé le groupe les républicains sur la réduction du nombre d'agences parce que ça fait quelques semaines voire quelques mois qu'on entend parler des des agences qui seraient extrêmement nombreuses sauf que personne n'est capable de dire exactement le nombre d'agences et qu'il y a des organismes des agences qui sont extrêmement différentes les unes des autres donc cette commission d'enquête va permettre de faire toute la lumière et de voir là où les coupes drastiqu devront être faites les agences qu'il faudra supprimer parce que aujourd'hui et bien évidemment les missions qu'elles font peuvent être redondante avec celle de service de l'État et puis peut-être réduire la voilure d'autres mais je pense que là il y a véritablement des sources d'économie extrêmement importantes à réaliser mais elles seront suffisantes ces économies et après il faudra afficher des priorités quelles seront les priorités du gouvernement de François ber berou s'il est maintenu et ces priorités il faudra les connaître très en amont pour pas se trouver confronté comme nous l'avons été là à des coups de rabot de dernières minutes et qui sont extrêmement déplaisants et qui ont conduit et qui nous ont conduit nous-même dans l'hémicycle au Sénat je pense en particulier sur le budget de logement à s'opposer à certains amendements de dernières minutes déposés par le gouvernement et qui étaient des cooups de rabot et qui n'avaient pas du tout été anticipés ni même discutés est-ce que vous redoutez les conséquen sur l'emploi de la situation économique que connaît actuellement le pays ah ben on le voit déjà malheureusement on voit déjà qu'aujourd'hui la croissance est au ralenti on voit déjà aujourd'hui que le chômage est reparti à la hausse et en particulier le ch chômage des jeunes qui sont les toujours les premières victimes lorsque le chômage remonte on voit depuis quelques semaines depuis quelques mois les défaillances d'entreprisees se multiplient bien évidemment les plans sociaux dans les grandes entreprises les services publics qui sont aujourd'hui au ralenti également et la commande publique qui est figée donc tout ça c'est un constat un constat qui est pour le moins pessimiste et qui malheureusement ne va pas s'améliorer tout de suite par contre effectivement il faut que le gouvernement aujourd'hui entende les vives inquiétudes qui sont donc al sont alerté par les chefs d'entreprisees on a beaucoup parlé la semaine dernière de l'intervention de Bernard AR Arnaud mais c'est pas le chef le seul chef d'entreprise au niveau de la commission des Affaires économique il y a environ 2 semaines 3 semaines on a auditionné le PDG de Michelin il a été très clair aujourd'hui les entreprises sont asphixé elles sont asphixées par les charges il y a de nouveau 13 milliards de charges supplémentaires pour les entreprises dans ce budget 2025 et bien évidemment si elles sont asphyiées par la pression fiscale et bien qu'est-ce qu'elles vont faire elles vont réduire leurs investissements et elles vont limiter les emplois le recrutement donc il faut vraiment qu'il y ait des mesures positive qui soit donné pour les chefs d'entreprisees parce que je le répète dans notre pays la richesse elle est créée par l'entreprise par le secteur privé et c'est en diminuant la pression fiscale qu'elles pourront relancer l'emploi qu'elles pourront relancer l'investissement par des mesures qui vont permettre à ces entreprises de retrouver de la compétitivité et de retrouver de l'attractivité on voit aujourd'hui que nos entreprises mais ça sera pareil on en parlera peut-être pour le monde agricole aujourd'hui nos entreprises elles font face quelque part à une concurrence déloyale d'autres entreprises au niveau européens parce qu'il y a des surtranspositions parce qu'il y a une surréglementation des normes qui les empêche d'être les plus compétitives pour continuer à produire à produire plus et à produire mieux on va parler toutussi de d'agriculture puisque alors que le Salon de l'Agriculture va ouvrir ses portes le 22 février prochain le Sénat c'est donc en parayère du projet de loi d'orientation agricole qui vise à répondre au malaise des agriculteurs comment se sont passé ces premières heures de séance on VO ça avec Steve [Musique] jourin bonjour bonjour bonjour M bonjour et su le Sénat donc entamé hier l'examen du projet de loi d'orientation agricole un texte très attendu par la profession des agriculteurs qui sont bien patient puisque ça fait plus d'un an que le texte a été présenté par le gouvernement c'est un projet de loi qui est passé entre les mains de Gabriel Atal de Michel Barnier c'est donc autour de François baayrou de se saisir de cette grande promesse de campagne d'Emmanuel Macron donner un nouvel élan à l'agriculture française l'idée est simple et ambitieuse écoutez avec ce texte nous sommes semons les premières graines de la reconquête de notre souveraineté alimentaire elles germeront j'en suis convaincu alors que prévois ce texte placer l'agricultur et l'agriculture au cœur des priorités de l'action publique toute la soirée hier les débats se sont concentrés autour de l'article 1 qui traite de la souveraineté alimentaire article 1 dans sa version modifiée et élève l'agriculture au rang d'intérêt fondamental de la nation retenez bien cette formulation ce sera important pour la suite autre point important de ce même article la mise en place dans la loi d'un principe de non régression de la souveraineté alimentaire il s'agit de contrer l'idée que l'écologie que l'environnement prime les intérêts agricoles écoutez ériger la souveraineté alimentaire comme intérêt fondamental de la nation au titre du code pénal peut je le crois contribuer à inverser une tendance décroissante qui mine année après année notre souveraineté le rapporteur qui explique la de la majorité sénatoriale mais pendant toute la soirée on a assisté à une bataille rangée avec la gauche de l'émicycle qui accuse à droite de régression en matière d'écologie intérêt fondamental de la nation intérêt général majeur débat technique et même la ministre s perd un peu écouter beaucoup de discussions ont tourné sur le caractère pertinent de la reconnaissance intérêts général majeur par rapport à l'autre notion qui est l'intérêt on finit par s'y perdre à cette heure-ci l'intérêt fondamental de la nation voilà on est aux alentours de minuit quelques minutes plus tard la séance sera suspendue madame la sénatrice c'est un débat sur le sexe des g des anges cette cette formulation on a l'impression voilà c'est un peu technique c'est c'est si important que ça expliquez-nous alors c'est c'est effectivement très technique il y a des dispositions juridiques et politiques qui sont particulières et que le Sénat a voulu inscrire dans le marbre de la loi c'est effectivement le fait que la souveraineté alimentaire est un intérêt fondamental de la nation au sens du Code pénal pour qu'elle soit ainsi protégée c'est donc du coup l'agriculture l'aquaculture la pêche sont d'un intérêt général majeur c'est des dispositions techniques mais par exemple intérêt général majeur ça veut dire derrière que des mesures peuvent être prises par exemple concernant le stockage de l'eau il n'y a pas d'agriculture sans eau ça veut dire que demain les fameuses mégabacin alors on va pas parler de mégabacine on va parler de réserve d'eau ça veut dire demain les projets de construction de réserve d'eau qui sont absolument nécessaires ne pourront pas faire l'objet d'autant de recours de la part d'association environnemental donc effectivement je vous le concède en tout cas sur ces premiers articles ça reste très technique mais c'est une loi de programmation et une loi programmatique et bien elle doit donner un sens elle doit donner une direction et c'est ce qui a voulu être re mise en place à travers cet article 1emer pour lequel nous sommes en pleine discussion on a montré un extrait où Madame la Ministre voilà s'égare un peu entre intérêt fondamental de la nation intérêt général majeur mais en tout cas je veux lui rendre hommage parce qu'elle connaît très bien dossier elle fait vraiment montre de pédagogie elle a envie de convaincre et c'est déjà extrêmement important et je pense que les débats se dérouleront dans les meilleures conditions possibles parce que même si ce texte n'est pas le grand texte que les agriculteurs pouvaient attendre et on le savait pertinemment ça reste un texte qui est utile un texte qui porte un certain nombre de mesures qui vont apporter des réponses aux agriculteurs en particulier sur le renouvellement des générations en particulier sur les conditions d'installation sur les conditions de transmission des exploitations parce qu'on le voit il y a une déprise de l'emploi dans les métiers agricoles il faut de nouveau faire en sorte de sensibiliser les jeunes au métiers du vivant à l'agriculture de pouvoir les orienter vers des filières d'excellence parce que la ministre disait hier à juste titre la l'enseignement agricole est une pépite française et on va créer un bachelore agro qui va permettre justement de répondre à la déprise des métiers agricoles donc de ce point de vue-là sur le volet des renouvellement des générations qui est important parce qu'il faut savoir quand même que 50 % des 500000 exploitants agricoles en 2020 auront l'âge de la retraite TR c'està-dire 64 ans en 2030 dans mon département près de la moitié des exploitations enfin en tout cas une grosse partie d'explloitation ont diminué depuis 1950 donc ça montre que si on ne s'en préoccupe pas et bien on aura moins d'agriculteurs et effectivement notre souveraineté sera encore plus menacée et nous continuerons à importer encore plus de produits ce n'est pas ce que nous voulons pour notre pays et pour la population française sil y a d'autres mesures qui sont prévues pour dans ce texte pour assurer l'avenir de notre agriculture madame la sénatrice en parler vous presque fait ma chronique mais je je vais quand même la la continuer que vous avez commencé à développer euh il s'agit effectivement de faire émerger une nouvelle génération d'agriculteurs et on rappelle ce chiffre que vous avez mentionné ce chiffre inquiétant d'ici 10 ans un tiers des agricultrices et des agriculteurs seront en âge de partir à la retraite le renouvellement des générations est donc un défi important plusieurs mesures sont contenus dans ce texte la création d'un guichet unique au niveau des départements pour faciliter les démarche d'installation et de transmission et la mise en place d'un fameux Bachelor agro un diplôme de niveau bac + 3 axé sur les compétences en matière entrepreneuriale l'objectif est donc très ambitieux on parle d'une augmentation de plus 30 % de personnes formées dans les filières agricoles d'ici à 2030 ce texte est-ce qu'il est modifié par le Sénat il répond vraiment à la colère des agriculteurs non il ne répond pas il n'apporte pas en tout cas toutes les réponses à la crise du monde agricole et et à la colère des agriculteurs qui s'expriment depuis plus d'un an nous le savions nous n'avons cessé de le dire c'est la raison le il disait quand même voilà la version du Sénat ça permet quand même de de répondre celle de l'EM la version du Sénat elle a été enrichie et donc elle apporte des réponses supplémentaires mais ce n'est pas un texte qui permet de répondre à toutes les inquiétudes et à la colère des agriculteurs un certain nombre de mesures sont contenus dans le projet de loi de finance et dans le projet de loi de finance sécurité sociale en particulier sur la question des retraites agricoles et donc il est important de ce point de vue-là encore une fois que le budget soit voté et puis il y a des mesures que nous avons porté avec force avec détermination je pense surtout bien sûr aux deux rapporteurs Laurent Duplon et franc Menonville et que nous avons voté la semaine dernière qui est la proposition de loi qui vise à lever les contraintes dans l'exercice du métier d'agriculteur tout simplement parce que aujourd'hui euh tous les points et plus particulièrement les points les plus clivants certains to ne sont pas évoqués dans le projet de loi d'orientation agricole qu'est-ce que vous répondez à ceux notamment à gauche qui qui accuse le Sénat ou la majorité de sénatoriale de consacrer une régression en matière de droit de l'environnement non il n'y a pas de régression en matière de droit de l'environnement il y a la volonté de faire en sorte que il y ait le principe de non régression de la souveraineté alimentaire qui soit placé sur le même plan que le principe de non régression environnementale et puis il y a un deuxième point qui est important dans ce texte c'est que l'on a voulu dépénaliser les infractions en matière d'environnement mais infraction non intentionnell ou des infractions qui pourraient résulter de conflits de normes et à ce moment-là et bien s'il doit y avoir une répression elle sera administrative si le texte est voté et non plus pénal la la position du Sénat petite parenthèse hein puisque il s'est passé quelque chose hier à l'Assemblée vous le disiez avant ce texte cette loi agricole le Sénat a voté la loi la PPL la proposition de loi du plom Menonville qui réintroduit notamment temporairement et de manière exceptionnelle un type de néonicotinoïde c'est une décision qui a été dénoncé hier aux questions d'actualité au Gouvernement par le député écologiste Benoît bitau il a interpellé les sénateurs sur les cancers pédiatriques je vous propose de l'écouter nous devons donc nous attaquer aux causes pour enfin affirmer notre volonté d'en finir avec ces cancers qui se conclut encore trop souvent par des drames c'est cont de cette ambition de cet espoir que certains sénateurs veulent pourtant prolonger l'utilisation de pesticides réputés dangereux au détriment de la santé y compris celle de nos enfants l'histoire l'histoire les jugera est-ce que vous lui répondez à Ben Bitou je lui réponds que son intervention est pour le moins quand même caricaturale et que c'est plus du buzz et voir même une désinformation d'abord les sénateurs n'ont pas supprimé en tout cas n'ont pas voulu faire en sorte que nous réintroduisions les néonicotinoïdes les néonicotinoïdes restent bien interdit dans notre pays la seule chose que nous avons fait sur laquelle nous avons voté c'est permettre effectivement par dérogation par dérogation l'utilisation d'une seule molécule l'acétamipride qui va être potentiellement si besoin et appliqué pour les filières qui sont dans une impasse technique totale particulier on a beaucoup parlé de la filière de la noisette parce que les Français aiment beaucoup les noisettes ou de la filière de la cerise voire de la betterave ces filières aujourd'hui elles sont dans une impasse technique total si on n'utilise pas cette molécule ces filières vont tout simplement disparaître nous appliquons encore une fois la phrase qui dit pas d'interdiction sans solution c'est pas que nous ne soucions pas de la santé bien évidemment et encore une fois je voudrais que ce député puisse s'appuyer sur une réalité sur véritablement des statistiques aujourd'hui et souvent Laurent duplom notre rapporteur et l'auteur de la proposition de loi le dit les agriculteurs ont une durée de vie de 2 ans à 3 ans supérieure à celle de la moyenne nationale et puis les agriculteurs sont des gens responsables ils ne vont pas utiliser cette molécule ces pesticides s'il n'y en a pas besoin mais nous disons tant qu'il il n'y a pas de solution tant qu'il n'y a pas d'innovation et de recherche en la matière pour ces filières là dont on a absolument besoin pour éviter parce que sinon qu'est-ce qui se passe et c'est déjà le cas actuellement on importe de la noisette et cette noisette elle vient d'où elle vient par exemple de Turquie et en Turquie on utilise tous ces pesticides et pas uniquement la molécule l'acétamipride mais des pesticides qui sont bien plus dangereux donc il faut savoir ce que l'on veut il faut bien évidemment que l'on continue à S tenir l'innovation et la recherche moi je suis confiante je pense que dans quelques années on trouvera effectivement des solutions aujourd'hui pour certaines filièr agricoles qui sont menacé d'effondrement économique il n en a pas c'est ce que nous avons voulu faire à travers la proposition de loi de Laurent du plan le Salon de l'Agriculture aura lieu ouvre ses portes le 22 février est-ce que votre la le projet de loi d'orientation agricole sera adopté d'ici là alors il sera voté en tout cas je l'espère dans la version des rapports euh nous aurons les explications de vote et le vote solennel le 18 février puisque nous devrions terminer les débats qui vont quand même être longs la semaine prochaine on a ouvert pendant 15 jours euh je ne sais pas si on arrivera à trouver une date de CMP de commission mixte paritaire avec mon homologue à l'Assemblée nationale d'ici la suspension des travaux parlementaires c'està-dire 3 jours après le vote de l'assemblée et pendant le Salon de l'Agriculture si ce n'est pas le cas cette CMP elle a interviendra au début du mois de mars mais le signal important fort et en tout cas un signal de soutien au monde agricole aura été donné ici par le Sénat à travers je vous l'ai dit plusieurs textes agricoles la proposition de loi pour lever les les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur nous débattrons d'une proposition de loi sur la démocratie agricole en lien avec les Chambres d'agriculture cette semaine nous avons débattu la semaine dernière d'une proposition de loi visant à préserver et et à permettre la reconquête des E et bien tous ces sujets agricoles nous les portons au Sénat ils sont au cœur de l'actualité et ils apportent de véritables réponses au monde agricole en tout cas le monde agricole c'est qu'il peut compter sur le soutien du Sénat du Sénat sur tous les territoires même s'il y a quelques résurgence d'un cvage droite gauche on entend bien on a des agriculteurs engagés mais on a aussi des sénateurs qui même s'ils ne sont pas agriculteurs disent qu'il faut donner à la ferme France sa compétitivité sa souveraineté alimentaire parce qu'aujourd'hui elle est menacée et parce que effectivement nous devons aussi être fiers de notre agriculture cette agriculture elle est vertueuse au niveau de notre environnement c'est l'une des plus vertueuses au monde elle est moins industrielle que bon nombre d'agricultures dans le monde et puis surtout surtout faisons en sorte que nos agriculteur retrouve de la dignité soit fier du métier formidable qu'ils exercissent qu'ils exercent qui est celui de nourrir les populations merci St à tout à l'heure est-ce que la France insoumise sera bientôt à cour de munition en matière de motion de censure on en parle tout à l'heure certain de la motion de censure devra faire attention parce que la Constitution est très claire sur ce point on voit ça aller dans quelques instants on va chez vous pour terminer Dominique on retrouve Isabelle Osias bonjour merci beaucoup d'être avec nous rédactrice en chef de l'hébdomadaire économique tribune Côte d'Azur Isabelle vouliez interroger Dominique sur un dossier sur la Côte d'Azur mais aussi évidemment un peu partout en France et la crise du logement oui bonjour Dominique esttrosi ça sonne j'aurais aimé évoquer avec vous la problématique du logement qui devient particulièrement inquiétante dans les Alpes Maritimes on construisait en 2020 9000 logements neuf par an en 2024 on est tombé à 4000 et la Fédération du BTP annonce une chute de 20 % des mises en chantier pour 2025 al on le sait dans les Alpes Maritimes le francier est rare le francier est cher pour la filière appelle les élus locaux à réagir elle dénonce notamment des comportements frileux de la part des élus locaux sur la délivrance des permis de construire c'est un sujet qui inquiète aussi le patronat pierre hippolito le président du mdeef 06 alerte sur une situation bloquante qui impacte l'attractivité des entreprises pour des patrons qui n'arrivent plus à loger leur salariés B BTP et patron ont listé des propositions à l'attention des parlementaires comme la construction de logement qui est pour actif qui rentrerait dans les quôas de la loi su pour vous que peut et que doit porter la force publique en priorité pour enrayer cette crise du logement qui impacte l'attractivité du territoire alors d'abord je veux dire euh tout mon soutien bien évidemment la Fédération du bâtiment et travaux publics dans le 06 mais également au MDEF 06 ils savent que depuis de nombreuses années je suis à leur côté euh bien évidemment le cri d'alerte qu'il pousseent est tout à fait légitime on le voit la crise du logement que traverse notre pays elle n'épargne pas malheureusement et je dirais qu'elle est encore peut-être un peu plus préignante dans notre département qui reste un département certes extrêmement attractif mais très tendu au niveau de la possibilité de proposer des logement à l'ensemble de nos concitoyens sur toute la chaîne du logement depuis le logement social jusqu'au logement en accession à la propriété et ça a des conséquences ça a des conséquences sur le développement économique vous y avez fait référence ça a des consé sur l'emploi puisque forcément et bien ça entrave la dynamique du marché du travail et ça inquiète à juste titre les employeurs les chefs d'entreprise alors je sais que et j'en ai beaucoup parlé avec le président du meddef 06 avec Pierre hippolito il a une une idée une proposition qui d'ailleurs a fait l'objet hein d'un dépôt d'une proposition de loi à l'Assemblée nationale qui pour l'instant n'a pas été inscrite c'est celle de créer un usufruit locatif social employeur je trouve que c'est une idée intéressante qu'il faut creuser parce que ça permet véritablement d'associer les collectivités les employeurs et les salariés pour la production de logement abordable ça permet du gagnant gagnant si j'ose dire ça permet de faire en sorte que le salarié puisse plus facilement trouver un logement via son employeur l'employeur qu'est-ce qu'il pourrait faire avec ce dispositif il pourrait acquérir un immeuble en propriété avec une décôe par rapport au prix du marché à condition à condition que cet immeuble soit ensuite acquis par un bailleur social qu'il soit géré par un bailleur social et le bailleur social attribuerait les logements au salariés de cet employeur et à l'issue à l'issue de cette usufruit et bien l'employeur n'aurait pas investi à fond perdu il récupérerait l'immeuble soit pour le vendre soit pour continuer à le mettre en location je pense qu'aujourd'hui c'est une piste qu'il va falloir creuser justement pour répondre plus particulièrement à cette problématique du logement pour les actifs merci beaucoup merci Isabelle losias d'avoir été avec nous réctrice en chef à l'hebdomadaire économique tribune Côte d'Azur merci et merci à vous Dominique est çane on suivra bien évidemment les débats sur la loi d'orientation agricole jusqu'au 18 février merci d'avoir été notre invité on accueille un autre sénateur c'est Patrick caner qui nous rejoint [Musique]
Dominique Estrosi Sassone