Louis Aliot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:09OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous opposé à l'idée d'un encadrement ou d'un blocage des loyers ?
- 0:42RelanceRéponse partielle
C'est la faute des socialistes qui dirigent ces villes ?
- 0:58FerméeÉludée
Ça aurait coûté des fortunes, non ?
- 1:10OuverteRéponse partielle
Vous ne pensez pas qu'il y a des abus qu'il faut limiter ?
- 1:25FerméeRéponse directe
On parle des locations.
- 1:53RelanceRéponse partielle
C'est la faute des socialistes qui dirigent ces villes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Invité politiqueFait
« Parce que je pense que c'est une mauvaise idée, elle peut paraître sympathique, mais le problème, c'est un problème du nombre de logements en France, de l'aménagement du territoire. »
- 0:23Invité politiqueFait
« Beaucoup, beaucoup de logements loués sont des compléments de retraite pour des petites retraites. »
- 0:40Invité politiqueFait
« par exemple, les prix sont impraticables. »
- 0:51PrésentateurFait
« Ils ont réclamé des décrets qui puissent limiter les loyers. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Non, mais quoi ? Mais non, ça coûte déjà des fortunes. »
- 1:42Invité politiquePromesse
« Nous nous sommes pour la création d'un fonds de garantie des cautions pour permettre aux gens modestes d'accéder à la location sans passer par des difficultés administratives ou financières qui sont, quelquefois, incapables de tenir. »
- 3:35Invité politiqueFait
« Non seulement je le regrette, mais je le dénonce, je le condamne. »
- 3:39Invité politiqueChiffre
« Le Front National sera, après l'élection législative, la troisième force politique du pays. »
- 3:53Invité politiqueFait
« M. Hollande commence par exclure 20% de la population, alors qu'il reçoit des partis, qui sont des partis politiques, évidemment, représentés, mais qui sont, par rapport au Front National, insignifiants. »
- 4:12Invité politiqueFait
« et du changement nécessaire qu'il y a à la politique économique européenne, peut-être au blocage des institutions, pour retrouver les chemins d'une Europe des patries, d'une confédération d'États, et d'une prospérité avec une protection de notre économie, par exemple. »
- 4:37PrésentateurFait
« La pratique du faux tract attribué à l'adversaire, comme vous l'avez fait pour Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, vous allez la généraliser ? »
- 4:40Invité politiqueFait
« il y a une fausse affiche contre moi. Bon, elle est au bénéfice de l'UMP. »
- 5:05PrésentateurFait
« il y a écrit, votons Mélenchon, pour avoir davantage d'immigrés. »
- 6:02Invité politiqueFait
« « Il faut éradiquer ces gens-là, les chasser, y compris physiquement ». »
- 7:06Invité politiqueFait
« Jean-Luc Mélenchon est favorable à plus d'immigration. »
- 7:29PrésentateurFait
« Boucher, nationaliste révolutionnaire, soutien du Syrien Assad et de l'Iranien Armani Nejad, que vous aviez vous-même suspendu de ses fonctions l'an dernier à la Fédération de Loire-Atlantique. »
Temps de parole
- Louis Aliot67 %
- Présentateur33 %
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France Inter, le 7-9 de Patrick Cohen.
Bonjour Louis Alliot, vice-président du Front National. Pourquoi êtes-vous opposé à l'idée d'un encadrement ou d'un blocage des loyers ?
Parce que je pense que c'est une mauvaise idée, elle peut paraître sympathique, mais le problème, c'est un problème du nombre de logements en France, de l'aménagement du territoire. Beaucoup, beaucoup de logements loués sont des compléments de retraite pour des petites retraites. Et le problème, il est un problème de l'offre et de la demande. Il n'est pas un problème de prix, encore que dans les villes qui sont souvent dirigées par des socialistes comme Paris, par exemple, les prix sont impraticables.
C'est la faute des socialistes qui dirigent ces villes ?
Non, mais qu'est-ce qu'ont-ils fait dans les grandes villes pour justement limiter ? Ils auraient pu préempter...
Ils ont réclamé des décrets qui puissent limiter les loyers.
Je vais vous dire, ils auraient pu préempter sur l'achat d'immeubles pour faire du logement social, beaucoup plus ce qu'ils n'ont pas fait, par exemple.
Ça aurait coûté des fortunes, non ?
Non, mais quoi ? Mais non, ça coûte déjà des fortunes. Donc je pense que c'est une annonce pour les élections législatives que nous n'avons pas les moyens de ce contrôle-là et que ça mérite, je pense, une étude plus approfondie.
Vous ne pensez pas qu'il y a des abus qu'il faut limiter ? Que le niveau des loyers est devenu, justement, insupportable dans certaines grandes villes ? Simplement, se maintenir au niveau de l'inflation, ce n'est pas...
Le coût d'achat, quelquefois, est devenu un abus en lui-même, quand on voit le prix du mètre carré dans certaines villes.
On parle des locations.
Oui, d'accord, mais ça dépend aussi. Vous comprenez ? Quand vous achetez cher un logement, le prix de la location dépend aussi du coût du mètre carré à l'achat. Et c'est bien le problème. Donc je pense que c'est, encore une fois, un effet d'annonce. Nous nous sommes pour la création d'un fonds de garantie des cautions pour permettre aux gens modestes d'accéder à la location sans passer par des difficultés administratives ou financières qui sont, quelquefois, incapables de tenir.
Là-dessus, en somme, vous êtes sur la même position que l'UMP. Vous pensez qu'il faut laisser faire le marché ?
Je pense que... Non. Je pense que c'est l'UMP qui est sur nos positions. Ah bon ? Et je n'ai pas tout à fait dit ça. Moi, je pense que les collectivités territoriales, et notamment les mairies, ont une action positive à faire. Et effectivement, s'il y a vraiment des abus à ce moment-là, il faut les sanctionner, mais pas par une loi. Je ne vois pas comment il pourrait y avoir une loi qui contrôlerait l'ensemble des loyers sur l'ensemble du territoire.
Un décret qui bloque simplement les loyers à la relocation.
Qui peut bloquer l'augmentation des loyers. Mais nous serons donc toujours sur les loyers actuels qui sont déjà, quelquefois, très élevés.
Ah, vous, vous êtes pour un décret qui permet de faire baisser les loyers ?
Non, M. Cohen. Moi, je suis pour une grande loi sur l'aménagement du territoire et logement qui permettent de construire beaucoup de logements, pardon, et pour justement augmenter l'offre et faire baisser les prix des loyers.
Et vous êtes plutôt du côté des propriétaires ou des locataires dans cette histoire ?
Écoutez, des deux, parce qu'encore une fois...
Ah, des deux !
Écoutez, les propriétaires, quand vous avez des petits retraités agricoles qui louent un studio dans un village, c'est un complément de retraite, ce n'est pas un gros propriétaire. Alors qu'il y ait...
Mais on leur propose de relouer, simplement, d'augmenter au niveau de l'inflation, et pas plus.
Qu'il y ait des abus dans les grandes villes par un certain nombre de grands groupes immobiliers, ça, c'est une chose. Mais pour limiter ces abus, on ne va pas quand même pénaliser les petits propriétaires. Donc je rappelle que c'est un complément pour leur retraite ou pour leur revenu.
On en reparlera à 9h moins 20, donc, avec nos invités. Faut-il encadrer les loyers ? Comment vous nous appelez ? 01 45 24 7000. Le Front National, Louis Alliot, seul grand parti à ne pas être reçu à l'Elysée par François Hollande, dans le cadre de la préparation du UG20. Vous le regrettez ?
Non seulement je le regrette, mais je le dénonce, je le condamne. Le Front National sera, après l'élection législative, la troisième force politique du pays. Peut-être ne sera-t-il pas présent à l'Assemblée, nous verrons bien. Et M. Hollande commence par exclure 20% de la population, alors qu'il reçoit des partis, qui sont des partis politiques, évidemment, représentés, mais qui sont, par rapport au Front National, insignifiants. Eh bien, je pense que le peuple doit regarder ça avec des yeux critiques. Que lui auriez-vous dit à François Hollande ?
On aurait pu discuter de la politique internationale, et de la politique européenne, économique, et du changement nécessaire qu'il y a à la politique économique européenne, peut-être au blocage des institutions, pour retrouver les chemins d'une Europe des patries, d'une confédération d'États, et d'une prospérité avec une protection de notre économie, par exemple.
La campagne législative, Louis Alliot, la pratique du faux tract attribué à l'adversaire, comme vous l'avez fait pour Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, vous allez la généraliser ?
Écoutez, je ne sais pas, moi j'ai vu qu'à Perpignan, par exemple, il y a une fausse affiche contre moi. Bon, elle est au bénéfice de l'UMP. Donc vous voyez que c'est une technique de campagne qui est partagée par tous les partis.
C'est-à-dire que l'UMP a fabriqué une affiche qui vous est attribuée ?
Non, qui n'est pas attribuée, mais qui est anonyme, qui n'est pas siglée, qui est une affiche, voilà. Et il y a marqué, votez FN, c'est votez PS, par exemple. Ah ben, c'est pas pareil. C'est une affiche anonyme.
Oui, mais attendez, sur le faux tract que vous avez fait fabriquer à Hénin-Beaumont, il y a écrit, votons Mélenchon, pour avoir davantage d'immigrés. C'est différent.
Écoutez, c'est une technique qui marche, puisqu'on en parle. Non, c'est une tromperie. Non, pas du tout. C'est du marketing politique, ça fait partie des choses que nous connaissons depuis maintenant longtemps. Est-ce que vous vous souveniez de l'affiche « Dans 20 ans, la France serait une république islamique », vous vous en souvenez ?
Non.
Bon, ben voilà, ça faisait partie aussi de ce genre de teasing, on pourrait dire.
Bon, la justice aura à se prononcer, mais je voulais savoir si vous aviez l'intention de reproduire ce type de pratiques dans d'autres circonscriptions. Marine Le Pen avait annoncé la semaine dernière qu'il y aurait d'autres faux tracts de ce style à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais.
Écoutez, je n'en sais rien. Je suis accaparé à ma campagne, et c'est déjà pas mal.
Je pensais que vous étiez davantage au courant. Jean-Luc Mélenchon, accusé hier soir par Marine Le Pen de vouloir noyer la circonscription sous une marée d'immigrés clandestins. Elle l'a traité d'urluberleux au visage hideux et dangereux qui vomit la démocratie. Ils volent pas très haut le débat, Hénin-Beaumont.
Oui, vous auriez pu citer la phrase de Mélenchon qui dit « Il faut éradiquer ces gens-là, les chasser, y compris physiquement ».
Non, il n'y a pas physiquement, mais éradiquer politiquement, pourquoi pas ?
Ah bon ? Je vous donnerai la citation. Physiquement, il a dit « On les chassera physiquement de la circonscription ».
Ils vont raser les murs.
Et on les chassera physiquement. Voilà. C'est M. Mélenchon qui est venu, on va dire, s'incruster dans cette circonscription pour mener une campagne extrémiste et violente. Voilà. Marine Le Pen est là depuis longtemps dans cette circonscription.
Donc, il n'y a pas d'excès ? Ce débat démocratique normal ?
C'est une campagne de la part de M. Mélenchon habituel. Il n'a fait que ça pendant les élections présidentielles. Je remarque simplement, M. Cohen, que le Front de Gauche, avec 7% dans les intentions de vote, aura peut-être 25 députés à l'Assemblée Nationale. Le Front National, le Rassemblement Le Marine, avec 15%, n'en aura peut-être pas un. Voilà la réalité de la démocratie française.
Et la peur de l'immigré que vous agitez à Hénin-Beaumont ? Ce n'est pas la peur de l'immigré. En accusant Jean-Luc Mélenchon de vouloir noyer la région sous une marée d'immigrés clandestins ?
Jean-Luc Mélenchon est favorable à plus d'immigration. Nous nous sommes favorables à limiter l'immigration. C'est une vraie ligne de fracture entre les deux parties.
Il est pour la régularisation des clandestins.
Des sans-papiers, entre autres. Et pour plus d'immigration, oui. Il l'assume, d'ailleurs.
Dernière question, Louis Alliot. Comment se fait-il que vous ayez investi Christian Boucher, votre candidat aux législatives en Loire-Atlantique, dans la circonscription de Jean-Marc Ayrault ? Boucher, nationaliste révolutionnaire, soutien du Syrien Assad et de l'Iranien Armani Nejad, que vous aviez vous-même suspendu de ses fonctions l'an dernier à la Fédération de Loire-Atlantique.
Écoutez, j'ai lu un article ce matin, c'est dans 20 minutes, où il fait amende d'honorable, et il dit que tout ça, c'est du passé, et qu'il s'inscrit désormais dans une vie politique tout à fait normale. Voilà, ça fait partie des gens qui aussi... Donc c'est un candidat normal. Ça fait partie des gens qui ont un passé peut-être un peu sulfureux, mais qui aujourd'hui s'inscrivent dans une démarche politique tout à fait démocratique. On pourrait citer d'autres exemples dans d'autres partis.
Mais je croyais que vous aviez justement éliminé ou, je ne sais pas dire, éradiqué tous les personnages sulfureux qui étaient au sein du Front National.
Ce n'est pas un type dangereux, ce n'est pas un type qui a été condamné, par exemple, comme d'autres le sont. Donc il n'y a pas matière non plus à exclure des gens qui peuvent faire amende d'honorable. Vous savez, tout le monde a des parcours dans sa vie, et lui particulièrement.
Merci Louis Alliot d'être venu ce matin au micro de France Inter.
Louis Aliot