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interviewBFM TV (sur YouTube)· 18 septembre 2025 42 min

18 septembre, économie française, gouvernement... L'interview en intégralité de Sébastien Chenu (RN)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

J'accueille sur le plateau notre invité Sébastien Chenu. Merci beaucoup d'être avec nous ce soir, député du Nord, vice-président du Rassemblement national. Je voulais qu'on commence par écouter Bruno Rotaillot ce soir qui se félicite du bon déroulé de la manifestation.

Aujourd'hui, la France n'a pas été bloquée. J'avais dit ce matin que la journée c'était deux journées en en une. Il y avait le mouvement bloqu le matin et ensuite les cortèges en fin de matinée et pendant l'après-midi.

La France donc n'a pas été bloquée. On comptabilisait à 18 à 17h pardon à 19h 700 700 actions de voie publique. que j'appelle des actions de voie publique, ce sont des tentatives de blocage, de filtrage ou euh d'écortège.

Euh 140 actions de déblocage euh ont eu lieu, dont 18 à Paris. Que vous aussi vous saluez euh le bon déroulé des manifestations aujourd'hui. Il dit que dans la quasi globalité des cortèges, tout s'est plutôt bien passé.

Bon, Bon s'attribue lui-même des satisfacites et des s'autoattribue des médailles. Ben, il a raison parce qu'il y a pas grand monde qui le fera à sa place. La réalité même aujourd'hui il il ne pas non mais la réalité c'est que ça n'a pas été le carnage qu'il avait décrit avant la manifestation. probablement que ça fait partie d'ailleurs de de la stratégie du ministre de l'intérieur de dire attention ça va taper très fort ce qui décourage peut-être des gens de venir mais ça n'a pas non plus été la paix absolue.

On a vu des images je crois qu'il y a plus d'une dizaine de policiers qui ont été blessés. Voilà 26 policiers. Voyez j'avais pas le le chiffre bon.

Je crois que vous avez des confrères d'autres chaînes de télévision journalistes qui ont été molestés qui ont été blessés également. Vous avez des députés de la France insoumise qui se sont illustrés contre la police encore notamment à Lille, monsieur Leco député d'extrême gauche de la France insoumise. Donc ça pas été non plus une mère d'huile.

Donc et c'est un peu comme la participation, c'est pas la manif siècle mais c'est pas rien non plus, vous voyez. Donc en fait, je pense qu'on est dans quelque chose qui finalement euh euh c'est tenu euh c'est à peu près tenu mais c'est pas une mère d'huile et on en est à se à s'en étonner et presque à s'en réjouir. Tant mieux euh autant de vitrines cassées que cela, mais ça dit bien où on est notre pays, c'est-à-dire qu'on tremble à chaque fois et qu'on va trembler de la même façon pour la prochaine manif.

Maintenant, il y avait beaucoup de forces de l'ordre, 80000 euh forces de l'ordre. Il faut les féliciter, il faut les remercier, il faut leur dire qu'on est avec eux. Euh parce que c'est grâce à eux que le pays euh tient encore lorsqu'il y a ce genre de manif et ne dérape pas.

Donc donc vous saluez le dispositif mis en place quand même par le ministre sur les les forces de l'ordre en nombre au moment des des Jeux Olympiques. Ça montre que lorsqu'on met le paquet sur la sécurité on obtient des résultats. Est-ce qu'on peut avoir 80000 policiers sans les épuiser à chaque manifestation ? sera à voir, mais ça veut dire que le nombre, ça veut dire que là aussi euh mettre les moyens pour assurer la sécurité, en tout cas consacrer des moyens à la sécurité et bien ça doit faire partie des priorités.

On a on n pas très bien compris où vous vous positionniez concernant ces ces manifestations. Est-ce que vous soutenez ces mouvements ? Vous n'avez pas appelé à à aller manifester aujourd'hui ?

Non, mais on on n'est pas une centrale syndicale. Enfin, c'est toujours pareil. À chaque fois qu'il y a des manifestations pour quoi que ce soit, on nous dit "Est-ce que vous appelez ou pas On n'est pas une centrale syndicale.

On n'appelle pas à manifester, on ne condamne pas. Et au contraire, moi je soutiens les gens qui de bonne foi manifestent. J'entendais tout à l'heure votre Vous auriez pu manifester aujourd'hui.

Bah, j'aurais pu manifester, je vais vous dire pourquoi. Mais j'entendais tout à l'heure votre interlocuteur, j'y viens. J'entendais votre interlocuteur de sud tout à l'heure.

En fait, il est pas que de sud ce monsieur. Monsieur Mercier, il est le candidat de lutte ouvrière à toutes les élections depuis des années. À un moment, il faut savoir de qui parle et de où on parle comme on disait en 68.

Dis-moi de où tu parles, camarade. Monsieur, il n'est pas il est politisé. euh jusqu'au trognon.

Donc un moment, c'est ça aussi qui nous empêche probablement de manifester, c'est les tentatives de récupération par l'extrême gauche de tous ces mouvements sociaux. Nous, on défend, regardez, nous on défend euh la France du travail, la France populaire, la France des services publics, les gens qui se lèvent pour bosser et ça et pourtant on n'a pas la haine des riches. Moi, j'ai pas la haine du chef d'entreprise, du créateur, de celui qui prend des risques.

Pas du tout. Je considère qu'il doit contribuer s'il gagne un peu plus, mais il prend aussi des risques. Sébastien Chenu, est-ce que cette France manifestée cet après-midi et qui est soutenu, c'est vrai, par beaucoup de partis de gauche, est-ce que cette France c'est vraiment la vôtre ?

Est-ce que votre France à vous euh schématiquement, c'est pas une France qui justement n'a pas du tout les mêmes revendications. C'est une France qui qui dit "Il y a trop de normes, la vôtre, trop de normes dans notre pays, trop d'impôts." C'est pas du tout le discours qui est tenu là.

Le discours qui est tenu là, c'est il faut prendre l'argent riche, il faut plus de plus il y a plusieurs discours. Regardez, il suffit de regarder les pancardes, voyez d'un coup université en danger, du budget pour je sais pas quoi. Enfin, il y a les messages, ils étaient multiformes dans cette manifestation.

Ce qui rend d'ailleurs la lecture en réalité assez compliquée parce que il y a beaucoup de Français qui ont des choses très différentes à dire. La première chose, c'est le travail. Le travail ne pai plus.

La Vous parliez madame Chev de la désindustrialisation mais c'est pas uniquement le coût du travail. la désindustrialisation, c'est les normes, c'est le coût de l'énergie. Ouais, bien le coût de l'énergie et là-dedans, il y a toute une France populaire qui le coût de l'énergie le subit sur son lieu de travail, le subit dans son foyer.

Et donc ça, ce sont quand même les politiques résultat des politiques macronistes. C'est aussi quand on dit le travail ne peut plus, souvenez-vous, moi ça avit beaucoup marqué, Gabriel Atal avait dit on va désicardiser le pays. Et ben entre-temps, le nombre de travailleurs passés qui sont payés au SMIC, il est passé de 12 à 17 %.

Évidemment qu'on a un problème de rémunération dans le pays. Nous, on a une proposition avec Marine Le Pen mais qui est pas une proposition pour imposer au patron de pas rien fait pour pouvoir d'achat Emmanuel Macron non plus hein. Non mais notre proposition c'est plus 10 % de salaire en échange d'un gel des cotisations patronales.

C'est-à-dire mettre les gens et ça ça qu'un gouvernement doit servir autour d'une table pour obtenir un progrès social. C'est pas essayé. Oui.

Il y a la proposition aussi du Parti socialiste justement c'est de baisser la CSG au niveau du SMIC. Mais c'est c'est pas notre proposition. Ça donne plus de pouvoir d'achat.

Non non, ça donne pas plus d'ailleurs de pouvoir d'achat mais mais chacun chacun a ses propositions. Mais ce que je veux dire c'est que il y a pas simplement l'augmentation du SMIC. J'entends parfois ah mais oui mais c'est l'augmentation du SMIC.

D'abord pourquoi se limiter au SMIC ? Il y a beaucoup de travailleurs SMIC est une trappe à bas salaire. Non mais c'est pour ça mais en plus il faut pouvoir le payer.

Une petite PME un boulanger qui a un employé s'il augmente son SMIC, il va devoir augmenter le prix de sa baguette, le prix de ses prestations. On le sait. Donc c'est pas uniquement le SMIC qui est le problème, c'est l'échelle des salaires.

Et on voit bien qu'il y a des gens qui sont payés un peu plus que le SMIC qui mériteraient d'être payés évidemment davantage. On a cette problématique salariale qui est devant nous, la désindustrialisation, la problématique des salaires, la problématique des services publics et la taxation sur les ultra riches. Vous y êtes favorable ou pas ?

Alors euh c'est qu'on demande dans une démocratie comme la nôtre à ceux qui ont plus de contribuer un peu plus me semble normal. Et d'ailleurs quand je regarde les sondages euh toutes les familles politiques sont favorables à cette logique là, à cette philosophie, y compris les LR % des Français sont pour cette taxe Zucman. Mais vous c'est pas la taxe Zucman.

Non, parce que maintenant, il faut savoir ce qu'on veut. Marine Le Pen a rappelé qu'elle a été favorable à la mise en place d'un ISF, un impôt sur la fortune. C'est pas un ISF, non, mais impune financière.

Peut-être deux choses. D'abord, la taxe Zucman. Pourquoi nous nous on n'est pas d'accord avec l'attaque Zucman ?

D'abord parce que elle touche, on l'a dit, l'outil de travail. Ce qui fait qu'il y aura des délocalisations, c'est-à-dire que les boîtes qui vont supporter cette taxe, elles vont pas rester longtemps hein. À la première année, ils vont peut-être faire rentrer quelques dividendes dans les caisses de l'État, mais il y aura pas de deuxème année.

Ça peut être contribution parce que les boîtes vont partir. Donc en réalité, il faut il faut pas mettre l'outil de travail dedans. Nous, on a un impôt sur la fortune financière qui remplace l'impôt sur la fortune immobilière parce qu'on a compris que l'impôt sur la fortune immobilière et ben qui a été mise en place par Emmanuel Macron.

Oui. Et là, vous le supprimez celu ? Ah bah bien sûr, on crée pas un nouvel impôt.

On en tue un, on en crée un, on en créore. Ça rapporte à peu près si on en si on supprime un impôt pour en mettre un autre. C'est pas la même philos c'est pas la même philosophie.

Ça touche pas forcément les mêmes choses parce que dans l'impôt sur la fortune immobilière, vous touchez du patrimoine, donc vous touchez la transmission. Vous savez que le premier rêve des Français, c'est pouvoir transmettre d'abord c'est pouvoir avoir un peu de patrimoine, devenir propriétaire de son logement, de sa maison et cetera. La grande différence he aujourd'hui notamment faire traité, c'est patrimoine transmettre et pouvoir le transmettre.

Or, c'est impôt sur la fortune immobilière d'Emmanuel Macron, il va à l'encontre de cette philosophie. Nous, on considère que effectivement l'impôt sur la fortune financière, c'est un impôt sur la quelque part sur la spéculation. Alors, on en sort évidemment la résidence principale euh de ça.

On a un seuil de déclenchement euh qui est qui est le même et on flèche. Ça aussi c'est important parce que faut savoir parce que il y a le consentement à l'impôt qui est intéressant, ça rapporte 3 milliards et oui mais ça nous permet de faire quoi madame chevillon ? Est-ce que nous on le flèche sur la proposition de d'une deuxème part pour d'une part fiscale pleine pour à partir du deuxème enfant et ça c'est important pour les politiques qu'on veut relancer de natalité.

Et vous supprimez la flat taxe. Alors non mais la flat taxe c'est un autre débat. On la supprime pas la flat de taxe.

On n'est pas en train de vous dire qu'on va supprimer la flat de taxe. Un plafond de 30 % sur C'est ça. On est on n pas ouvert on en a on n pas ouvert ce ce dossier là aujourd'hui.

Nous, on dit simplement dans notre philosophie, il faut demander à ceux qui ont beaucoup de contribuer un peu plus. Mais c'est un peu comme les entreprises quand on euh de fait quand on propose quelque chose sur les surpriss, c'est pas sur les bah la tête sur les surprofits. Oui.

Regardez euh elle est elle peut d'abord ne pas être pérenne parce que là aussi on peut considérer qu'une entreprise qui fait des surprofits qui ne sont pas liés à sa stratégie propre. par exemple au moment du Covid, on va dire non mais on va dire les les entreprises euh de de l'énergie, les entreprises de la grande distribution on fait des surprofits. C'est pas parce qu'ils avaient une stratégie incroyable, c'est parce que euh en réalité il y avait euh il y a tout avait fermé, donc les gens allaient dans les grandes surfaces.

Donc ils ont fait des surprofits, pas des profits, des surprofits et bien de façon limitée dans le temps. Là encore pour éviter qu'ils puissent délocaliser, déménager et cetera. Sur 2 ans, on peut créer une taxe.

Est- que vous êtes par exemple à la création d'une d'une tranche supérieure pour les très hauts revenus par exemple ? C'est c'est une des pistes qui est en ce moment. Ça fait pas ce ne fait pas partie en tous les cas de nos propositions.

Aujourd'hui, donc si je récapitule en tout cas quand même cette mesure là que vous proposez donc non à la taxe Zucman dont tout le monde parle en ce moment. Oui, pour remplacer l'impôt sur la fortune immobilière par un impôt sur la fortune financière, ça veut quand même dire que vous êtes pour une augmentation des impôts. Ben non, puisquon tue un impôt et on en et on en et on en fait.

Donc en fait, il y a pas de la philosophie de de taxer les grandes fortunes. Il rapporte même moi et ça rapporte 4 milliards 3 milliards, ça fait un milliard de mois. Non non, c'est à peu près pareil.

Mais en fait, on change le périmètre, on change de philosophie, mais on on demande au plus revenu de contribuer sur la spéculation. On demande effectivement de faire un effort. C'est parce que je pense que tout le monde est acquis à cette idée-là, mais c'est pas ça.

Parce que ça aussi, attends, je t'amène juste un truc. Sincèrement, on focalise beaucoup sur cet axe. C'est pas ce qui va nous permettre de rembourser.

Mais est-ce que vous êtes tous sur cette ligne ? Pardon ? Et après je vous donne le micro, mais est-ce que vous êtes tous sur cette ligne ?

On sait que Jordan Bardella par exemple est sur une ligne un peu plus libérale pro business. Est-ce que est-ce que lui est d'accord aussi avec cette idée ? On sent qu'il y a quand même un peu un malaise autour de de cette histoire d' jambes en fait.

Il y a de quand on demande au plus aisé de contribuer un peu plus, c'est à une condition, nous c'est ce qu'on dit, c'est que ça profite aux autres. Et quand je vous ai fait la démonstration de la façon dont nous souhaitions flécher euh ce que ces 3 milliards qu'on récupérait, ce serait pour faire profiter euh les famille française. Donc vous voyez, à partir du moment où on demande plus à certains, c'est pour que ça profite à d'autres.

C'est pas pour financer le coût de l'immigration. Parce que le problème et je viens sur le consentement à la dépense. Tout à l'heure, j'ai parlé du consentement à l'impôt.

Les gens n'ont pas envie de payer plus d'impôts pour financer plus d'immigration des agences de facher. Sébastien Chenu et vous le savez, c'est que le pays la France est un des pays les plus redistributeurs au monde. Ça c'est évident là.

Non, mais il y a un sujet un sujet un sujet sur lequel sincèrement on commence à ne plus rien comprendre sur la position du Rassemblement national, c'est celui des retraites. Est-ce que oui ou non, vous tenez le discours qui a été celui qui avait jusqu'à un certain moment de retour à l'âge de départ à la retraite à 62 ans avec 42 annuités. Parce que si vous ne dites pas tout, c'est drôle que vous ne disiez pas tout. avec 42 annuité.

Ne pas tout dire et ne dire que simplement à 62 ans, c'est ne dire que la moitié des des choses. Donc oui, si évidemment les finances publiques le permettent. Marine Le Pen a toujours dit ça nouveau.

Elle a toujours dit si les finances publiques le permettent. Et dans notre modèle économique, ça fait partie des totems, c'est-à-dire des priorités. Donc aujourd'hui, c'est pas un peu contradictoire ?

Bah non, parce que nous considérons que nous dans notre modèle économique, à partir du moment ce qu'on veut c'est relancer une année, ça peut-être 10 milliards passer. Ouis. Nous ce qu'on veut c'est relancer de la croissance, relancer de la productivité.

C'est-à-dire qu'on est dans une logique différente de de certains autres. Et bien on pense qu'on peut tenir cela. On pense qu'on peut le tenir et c'est pour ça que c'est une de nos priorités.

Mais on est toujours sur 62 ans, 42 ans, 42 annuités et après de façon progressive. Mais quand euh et avant 20 ans, vous pouvez partir à 60 ans si vous avez vos 40 mesure de justice sociale. C'est un choix de société, c'est plus que ça.

C'est un choix de société. Le premier ministre a dit ce soir qu'il allait à nouveau recevoir les syndicats après la manifestation de ce jour. il va probablement à nouveau recevoir les forces politiques aussi.

Est-ce que vous y retournerez pour le rencontrer que visiblement dans les entretiens qu'il a eu avec les différentes forces politiques, pour l'instant, il a pas dit grand-chose de ce que lui voulait faire. Bah, on retournera Oui, enfin en général, on répond aux invitations du Premier ministre pour parler de la situation. Mais est-ce que ça peut durer 2 semaines, 3 semaines comme ça sans gouvernement, sans qu'on sache vraiment ce qu'il veut faire ?

Non, mais à un moment Sébastien Lec Grenuier va bien nous dire quelle est sa rupture puisque c'est lui qui a parlé de rupture. Il y a un budget le 1er octobre. Non bah là voilà vous az vu son communiqué ce soir il est assez lapidaire en disant bon ben ça s'est bien passé et j'écoute tout le monde et je suis et les revendications des manifestants sont au cœur des des négociations.

Je vais leur redonner rendez-vous dans quelques jours. Peut-être recevra-t-il les forces politiques je corrige votre bandeau. Les plus haut revenus doivent contribuer si ça bénéficie aux autres.

Enfin je veux dire c'est pas les plus haut revenus doivent contribuer comme ça n'importe comment. Attention, attention à ce qu'on dit aussi hein. Moi j'entends ça.

La philosophie elle est elle est partagée mais si ça contribue si ça permet de mener d'autres politiques de un peu peur de braquer les les les par Non, c'est pas ça. Je veux pas les voir partir. Je veux pas voir partir les délocaliser ou partir des start-ups, des entreprises et cetera.

Je voudrais qu'on en crée davantage. Je voudrais qu'on crée de la croissance, qu'on crée de la productivité. Mais c'est ce qu' essayé de faire Emmanuel Macron he c'est plus de Oui ou quoi parce que vous croyez que c'est en soutenant tout ce qu'il a soutenu au niveau de l'Union européenne sur les la sur les normes en nombre qui sont venus tuer de la croissance qu'il a réussi non mais à un moment Emmanuel Macron il peut pas dire tout et faire et faire le contraire de ce qu'il dit.

La réalité de tout ça, c'est que Sébastien Lecornu nous a promis une rupture. C'est pas nous qui a eu qui avons donné ce mot. Rupture.

Des rupture sur le fond et sur la forme. Bah, on va voir. Il y aura êtes allé à Matignon.

Donc, vous avez fait plusieurs propositions, les connais, des économies sur l'immigration, transformer l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence, réduire la contribution de la France à l'Union européenne, réduire le train de vie de l'État et cetera. Qu'est-ce qu'il vous a dit concrètement Sébastien Lecnu ? Est-ce que vous avez eu l'impression qu'il y avait peut-être la possibilité qu'il passe qu'il fasse un pas vers vous sur certains sujets ?

Non, mais vous savez, enfin je pas révéler d'abord, je ne connais pas l'essence même de la conversation qu'il a eu avec Jordane et Marine, mais comme dit Marine, nous sommes suffisamment expérimentés pour ne pas croire euh les paroles, les promesses, les engagements qui servent simplement à essayer d'acheter. B nous on nous achète pas. Voilà, en deux mots, on ne nous achète pas. 40 milliards d'euron vous aviez dit on est d'accord faut faire 40 milliards on sent déjà qu'il veut enous 40 milliards probablement 35 30 oui mais d'accord mais en réalité nous on veut bien s'aligner sur 40 milliards on l'avait dit de toute façon une dette ça se rembourse et un déficit il va bien falloir effectivement un moment s'y attaquer mais avec quelle logique en fait nous ce qu'on demande comme rupture c'est une rupture philosophique politique avec ce qui a mis le pays dans l'état que nous connaissons.

C'est-à-dire rouvrir ouvrir le dossier de la contribution à l'Union européenne. François Berou d'ailleurs après qu'on nous a dit pendant des années on nous a dit pendant des années on nous a dit pendant des années c'est pas possible ce n'est pas possible de de contribuer moins et puis François Bou a dit ah bah attendez si je crois qu'on peut un milliard et demi économiser allons plus loin ouvrons aussi il a incroyablement augmenté le budget de l'Union européenne c'est pas fini oui 2000 milliards on avait jamais vu ça donc c'est pour ça qu'il y a quand même eu effectivement François Ber qui a dit attendez là je crois que quand même d'autres pays ont dérab pourquoi est-ce qu'on en a pas Vous rameneriez à combien cette contribution ? Le le plus faible, elle est de combien aujourd'hui ? 18 milliards.

Non mais aujourd'hui bah vous savez que François Berou nous disait qu'elle était de 31 milliards. Je crois c'était c'était le chiffre qui qu'il avait avancé et je crois qu'il était assez inexact. En tous les cas, elle a augmenté je crois on en est àis 3 euh sur les dernières années.

Vous savez que la France on est le premier bénéficiaire notamment avec la politique agric commune la PAC ça vous savez. Oui, d'accord. Mais nous ce qu'on veut c'est renationaliser la Pâque.

C'est aussi la même chose. Nous ce qu'on souhaite c'est pouvoir euh c'est pouvoir que faire en sorte de flécher nous-même le produit de ce que nous donnons à quoi ça sert si par exemple la semaine prochaine parce que ça les les paysans sont vont se réveiller la semaine prochaine enfin se réveiller façon de parler vont manifester la semaine prochaine parce que justement sur le Mercosour la France n'a pas été entendue par l'Europe. est minoritaire, il y a de fortes chances, c'est pas encore fait, mais il y a de fortes chances que finalement cet accord entre plusieurs pays d'Amérique latine et l'Europe soit conclu dans les prochains mois.

Bah oui, mais moi j'ai entendu les gouvernants euh la ministre de l'agriculture, Emmanuel Mac européen pour D'accord. Mais enfin, est-ce qu'ils sont allés se battre ? On a l'impression qu'ils ont lâché.

Oui. Si si si allé se battre. Sauf que la voix de la France, elle est beaucoup plus affaiublie.

Ah bah la voie de la France est beaucoup plus parce qu'on a pas les mêmes intérêts que les autres si vous comprenez. Non mais on n'a pas les mêmes intérêts que les autres mais surtout enfin c'est la fin de notre agriculture. En réalité le plan social qui se dessine c'est la fin euh de qu'est-ce que vous feriez vous par exemple à la place des autorités françaises ?

Mais nous on renégocierait les accords de libre échange et on ferait sortir l'agriculture de ces accordslon pourquoi c'est pas possible mais pas du tout pas du tout. Il y a des pays européens qui sont d'ailleurs tout à fait d'accord avec ça. Il y a des pays européens qui sont d'ailleurs tout à fait d'accord avec ça.

Et d'ailleurs et d'ailleurs, c'était pas les pays dans lesquels les nos gouvernants devaient faire ils devaient pas faire la tournée des pays qui pensaient la même chose pour essayer de sensibiliser madame ça n'a pas été fait. Ils ont changé d'avis. Enfin, ils ont changé d'avis.

On leur a fait aussi changer d'avis. Donc vous voyez ça c'est effectivement une une rupture à faire. On parlait des ruptures.

Oui mais cette rupture. Est-ce que Mais est-ce que Sébastien étonnable cette rupture ? Est-ce que vous pourriez la faire au rassemblement national ?

Bah pourquoi on ne pourrait pas ? Mais parce que l'empêche parce que qu'est-ce qui l'empêche ? sur ça, pas sur ça.

Non, les accords de libre échange, je suis je suis désolé sur les accords de libre échange, on n'est pas obligé on n'est pas obligé de tout mettre ou en tous les cas, on peut faire sortir un certain nombre de choses dans les accords de de libre échange. Enfin, un accord c'est fait pour évoluer. Il y a pas un accord parce que si demain enfin, je veux dire, les accords n'ont pas vocation à perdurer tout le temps en dépit de ce qui se passe.

Enfin, le monde change. Nous nous considérons que ça doit pouvoir évoluer au nom de l'Europe. Ils sont passés au nom de l'Europe.

C'est d'accord. Mais à partir du moment où nous on ferait ce que ce qu'ils n'ont pas fait, c'est-à-dire aller sensibiliser aussi, c'est pour ça qu'on a les partenaires européens, aller sensibiliser des pays qui ont les mêmes intérêts que nous, à se dire qu'il faut se faire sortir par exemple l'agriculture de ces accords. Mais pardon, juste une question pour bien comprendre.

Si alors vous vous demandez donc de baisser la contribution de la France à l'Union européenne, la conséquence euh les conséquences concretes, ça serait quoi ? Mais c'est que la France, elle bénéficie. On a nous on reçoit beaucoup comme l'Italie, on parle beaucoup de on parle beaucoup de l'Italie en disant qu'elle s'est redressé économiquement parce qu'elle a incroyablement bénéficier des fonds des fonds européens.

Nous, on en bénéficie le plan régional par exemple très important euh sur la politique agricole commune, sur l'innovation, on en a bénéficié au moment du Covid sur les médicaments. Est-ce que ce serait problématique pour les agriculteurs notamment ? Ah bah oui, certainement oui, ça mett complètement en cause le système.

Alors après reçoit des subventions européennes d' donc vous metteurs dans la diffé mais c'est notre argent, on demande à récupérer notre argent et oui d'accord. Enfin, c'est nous qui sommes contributeurs net. On demande à récupérer cet argent pour le flécher nous-même en matière d'agriculture.

Je vous donne deux autres sujets en matière de l'Union européenne sur lequel il y a des économies à faire. Les crédits sur l'élargissement continu et infini de l'Union européenne notamment la Turquie. Ben nous on demande que ça s'arrête.

On demande d'ouvrir le débat. C'est une rupture. Est-ce que Sébastien le cornu est capable le débat seul les subventions les subventions qui concurren qui viennent aider nos concurrents.

Euh les subventions de l'Union européenne qui viennent aider nos concurrents notamment en matière autom. Est-ce que là encore il y a une voix de la France le corn ? C'est très intéressant.

Si d'aventure vous étiez aujourd'hui vous m'avez appelé Sébastien Lecnu. Sébastien Sébastien Lecornu. Je suis désolé.

Tout je l'ai j'ai droit une fois par jour. Sébastien Chenu. Sébastien Chenu.

Je suis vraiment je suis vraiment confus. Je suis vraiment confus. Si d'aventure vous étiez alors ça va vous plaire.

Si d'aventure vous étiez au gouvernement et si vous étiez aux affaires, comment vous y prendriez pour justement rompre avec tous ces accords qui nous lient à l'Europe ? Mais il s'agit pas de rompre avec tous ces accords qui nous lient à l'Europe. Il s'agit de faire évoluer l'Union européenne.

Mais le fait ça c'est un changement quand même. Voulez enfin ça date pas des derniers mois mais vous ne souhaitez plus quitter l'Union européenne. Mais ça fait longtemps qu'on l'a dit.

Ça fait ça fait pas des enf ça fait quand même quelques élections présidentielles. Ça fait quand même quelques dernière dernière. Non mais la réalité c'est qu'il faut que l'Union européenne redonne des leviers de souveraineté aux pays membres.

Et d'ailleurs je pense qu'on n'est pas les seuls à tenir ce discours là. Oui, mais est-ce que vous pensez est-ce que vous pensez sincèrement que l'Union européenne fermerait les yeux sur le fait qu'un gouvernement euh qui serait dirigé par quelqu'un du Rassemblement national en France euh puisse être euh considéré comme euh comme quantité négligeable et qu'il n'entendrait pas le message des Français ? Moi, je crois beaucoup dans dans le fait que l'Union européenne se réformera aussi de l'intérieur, que un moment les voix des peuples à travers leurs représentants ça compte, ça dit quelque chose.

Ça se fait pendant un jour. Bien entendu. Vous seriez pour la suppression de la Commission européenne ?

Non, je suis pour que on revoit ses pouvoirs. Je pour qu'on réorganise totalement ses pouvoirs et qu'elle rende des leviers de souveraineté au pays. Il y a des questions téléspectateurs qui nous parviennent en même temps.

On va essayer d'y répondre. Clara, on parle de justice fiscale, mais pourquoi certains très gros groupes continuent-ils à payer moins d'impôts que des PME françaises ? parce que déjà et ben toutes ces grands groupes, c'est vrai qu'il y a un problème de fiscalité, de taux d'imposité, taux d'imposition pardon, mais c'est ces grands groupes, ils font des bénéfices à l'extérieur.

La France représente par quand on parle tout le temps des entreprises du K40, la France ne représente que plus que 9 10 % en moyenne de l'archi d'affaires. Donc il réalise beaucoup d' de bénéfices à l'extérieur de la France et très souvent un petit peu moins en France. Et pour ajouter à ce que disvig, c'est aussi des grands groupes qui ont le pouvoir de faire de l'optimisation fiscale à haute dose, hein.

Souvent, ça c'est clair à travers leur filiale. Mais Zucman ça va inciter à ça. Ça va inciter à l'optimation tax Zucman donc de 2 % sur les patrimoines les plus importants.

Vous dites mais oui mais par ne rapportera pas tant que ça puisqu'ils vont faire après il y a même je crois une une problématique juridique constitutionnelle j'ai cru comprendre qui fait que cette axe n'était peut-être pas tout à fait constitutionnelle. elle rapportera pas autant que ça. Enfin, on on a l'impression d'avoir découvert la poule aux œuf d'or avec cette PE.

Moi, je vous le dis, c'est pas c'est pas la solution à nos problèmes la réalité. euh trouver des mécanismes de contribution euh pour ceux effectivement euh qui sont euh euh peut-être avantagés, pourquoi pas à partir du moment où on empêche pas la productivité et on ne touche pas à la croissance, où on ne euh percute pas la croissance qui est si en difficulté déjà dans notre pays. Je j'aimerais vous lire la réaction de de Jean-Luc Mélenchon euh ce soir euh sur son sur son blog.

Là-dessus, vous vous rejoignez quand même un petit peu. Alors lui, il parle d'un mouvement permanent qui s'oppose. Il parle d'Emmanuel Macron à lui en ouvrant sans cesse des brèches dans la muraille de la citadelle.

On sait que lui, il veut faire partir Emmanuel Macron. C'est un peu votre cas aussi. Là-dessus, vos revendications se rejoignent.

Non, mais c'est pas ça, c'est que vous avez des gouvernants dont la seule obsession est de durer aujourd'hui. Chang il cherchent plus à changer la vie. D'ailleurs, vous rappelez euh les socialistes en 81, on changera la vie, on a vu ce que ça a donné.

Euh mais euh tous ces gens qui nous gouvernent, ils cherchent à durer simplement. Enfin, il a été élu pour un second mandat, c'est les français, le président de la République, mais il n'a pas de majorité. Il y a trois blocs à l'Assemblée et c'est le bloc le plus minoritaire qui gouverne.

Enfin, quel drôle de démocratie ou ceux dans lequel justement majorité qui n'arrivent plus à à disre. Alors, il faut dissoudre parce que je pense que lorsque un système est bloqué, il est bloqué par Emmanuel Macron, mais il a été bloqué aussi par les désistements, les appels à voter de Gabriel Atal pour la LFI, de la LFI pour pour les amis de monsieur Macron, ils ont fait élire monsieur Darmanin, madame Born, les LR qui faisaient voter, monsieur Bertrand faisait voter pour des communistes. Enfin, tout ce petit monde pour durer a mis de côté leur conviction politique quand ils en ont encore et se retrouvent dans ont bloqué le système, c'est qu'ils ont tordu le bras nos institutions.

Quand un système est bloqué, pour le débloquer, il faut demander au Français de trancher. Alors, si d'aventure il y avait une dissolution, est-ce que vous pensez que vous pourriez obtenir la majorité absolue ? Oui.

Oui. Je pense. Qu'est-ce qui vous permet de le croire ?

Alors, plusieurs choses. D'abord, je crois qu'il y a un solide bon sens des Français qui ont vu ce qui était les Français, c'est un peuple très politique. Ils ont vu, ils voi ce qu'est une assemblée nationale dans laquelle il y a pas de majorité.

Donc, je pense qu'il donnerait une majorité d'abord à quelqu'un. Euh est-ce que ce serait nous à nous effectivement euh de peut-être de faire nos preuves, de convaincre, mais je pense qu'effectivement euh nous pourrions avoir euh cette majorité parce que nous prenons une politique qui n'a jamais été menée euh dans le pays. Les propositions qui sont les nôtres sont parfois d'ailleurs portées dans d'autres pays par d'autres gouvernements avec certains succès.

Par exemple, sur l'immigration en Allemagne, ils arrêtent le regroupement familial où en tous les cas, il ils le diminuent. Donc nous on le propose ici, on n'est pas plus bête que les Allemands, pourquoi ça marcherait pas ? Donc je pense que les Français attendent d'autres choix et qu'en réalité les conséquences des choix politique que nous mesurons bah sont les mêmes chaque année parce que ce sont il y a pas de différence de de nature dans les politiques qui succèdent le barage républicain c'est terminé.

Il y aura toujours un réflexe pavlovien chez un certain de gauche parce que souvent la gauche ils voient leur conviction politique un peu comme une religion. Donc il il considère que tout ce qui n'est pas de leur religion doit on doit lui faire obstacle. Mais je pense qu'il y a beaucoup de bon sens chez les Français qui diront "Écoutez le Rassemblement national, ils ont des propositions, elles sont différentes, ils sont légitimes, ils sont républicains, ils sont prêts, donnons leur donnonsleur leur chance parce que sinon c'est le pays qui va s'écrouler.

On est un vrai gage de stabilité, moi je crois." Mais ils Ouais mais sauf que les Français ils en ont un peu marre de l'instabilité aussi. Est-ce qu'ils ont réellement envie d'une nouvelle dissolution un an plus tard ?

Il y a pas un peu un ral quand même qui s'installe ? ution, c'est la stabilité, c'est la possibilité de stabilité. Et dans cette possibilité de stabilité, le Rassemblement national, c'est probablement le parti aujourd'hui le plus stable, celui qui, s'il était majoritaire, permettrait de retrouver, je pense, le plus de quiétude.

Et pardon, donc vous avez vraiment fait des calculs et selon vos calculs, vous auriez la majorité absolue. Jordela sera il y a pas de doute là-dessus. Mais si, il y a toujours un doute.

Je suis pas madame Irma, je suis pas en train de vous prédire quelque chose. Je vous dis que c'est et qu'on va se donner tout le mal possible pour convaincre les Français de la pertinence de nos choix. Vous êtes prêts d'ailleurs ?

Oui. On a vu que quand il y a eu la dissolution dernière fois, oui, oui, il y avait 15 types qui qui étaient pas bon. Mais enfin bon, vous chez les Macronis quand ils en ont fait lire 300 en 2017, il y en avait 200 qui étaient des tocars.

On s'est rendu compte que une fois élu, il y avait 200 tocars là-dedans. Donc, je veux dire, c'est nous quand des gens sont pas prêts, on les représente pas. Il y a des gens qui ont posé des problèmes, on les représentera pas.

Problème des Macronis, c'est que où il les représente, où il les planque dans toutes les agences d'État qu'il faudrait liquider. D'ailleurs, vous pourriez prendre une personnalité un peu ce qu'a fait George Moni en Italie, de prendre un Mario Mont français ou une française, je ne sais pas, d'avoir une personnalité dire qui fasse peut-être un peu moins peur et qui soit en même temps très compétent, très plutôt technique que politique en tant que premier ministre. Ah ben non, c'est Jordan Bardella qui mènera euh euh qui mènera euh euh les troupes.

C'est c'est lui qui se prépare pour euh pour gouverner. Mais il y aura pas que des ministres si on avait un gouvernement, si demain on avait une majorité, il y aura pas que des ministres loin de là. Euh Rassemblement national, on est capable de trouver dans la société civile, il y a des gens qui travaillent avec nous.

Vous savez comme Macron est arrivé en 2017, personne connaissait Muriel Penico, personne connaissait Agnès Busin. C'était des gens qui étaient des sociopnels qui sont entrés dans la lumière avec la fonction qu'ils ont occupé. Bon, vous me direz, on aurait préféré peut-être les voir rester dans l'ombre.

Euh mais madame Borne, pareil. Euh mais enfin, on a des gens que les Français ne connaissent pas et qui je crois sont tout à fait capables de mener une autre politique. Bon, donc quand vous dites en tout cas à la sortie de la Réunion à Maton, quand on entend Marine Le Pen dire est-ce qu'on censurera ou pas, ben on jugera sur sur pièce.

Oui. Non, mais à vous écouter, c'est soit la dissolution, soit soit la démission. Vous censurerez.

Non, la la formule de la formule de Jordan Bardella est probablement celle qui dit le mieux les choses. Euh s'il n'y a pas de rupture, il y aura censure. C'est bien Sébastien Lecnu qui a parler de rupture.

Alors, nous le prenons au mot. Mais rupture sur quoi ? Après, c'est pas pour être précis.

Rupture sur quoi ? rupture sur la politique, sur la forme et sur le fond, sur la méthode et sur les objectifs sur les dossiers à ouvrir sur les retraites par exemple parce que pour vous c'est un point de rupture. Ah mais euh aujourd'hui, on considère qu'effectivement nous, il faut euh euh changer ce euh ce système, cette réforme euh injuste.

Mais aujourd'hui euh dans les j'allais dire c'est c'est pas une une liste, si vous voulez à la préver, c'est une philosophie de gouvernement. ou desvendication mais en tous les cas pour pour pas être très clair si demain on a une majorité on abrogera la loi Macron évidemment sur les retraites mais là la censure elle est de toute manière acquise pour vous mais la censure elle est jamais elle est elle est jamais automatique chez nous he cela dit la censure elle est jamais automatique. On nous l'a bien souvent reproché d'ailleurs.

Sébastien Chenu la censure elle n'est pas synonyme de dissolution. C'est-à-dire que si d'aventure il y avait une censure, est-ce que si le premier ministre bah prenait encore quelqu'un du bloc central, est-ce que là qu'est-ce que vous diriez là ? Mais enfin, il va faire ça jusqu'à quand ?

Je veux dire, je si son son but c'est d'épuiser les Français, si son but c'est de mettre le pays dehors, si son but c'est d'entendre matin, midi et soir sous ses fenêtres Macron d'émission, qu'il continue comme ça. Je On a un président qui est obstiné, qui n'a pas compris que on ne peut pas demander à ceux qui ont perdu les élections de de gouverner, de continuer la même politique. Ah ben Emmanuel Macron est le problème central de la vie politique française.

Il est celui qui a fait croire à un nouveau monde, à une nouvelle philosophie. le Mozart de la finance et cetera, c'est le pire président de la République qu'on a eu. Ah, le pire président de la République qu'on a eu sans sans de la 5e en tous les cas sans conteste.

Pire que François Hollande. Pire que François Hollande, pire que tous. Le pire président de de la République que nous n'ayons jamais eu.

Aussi bien sur la forme que sur le fond, aussi bien sur le mépris qu'il a des Français que sur son obstination à ne pas vouloir les entendre, aussi bien sur les piètres résultats qui sont les Est-ce qu'il y a un domaine dans lequel ça a marché ? Mais qui est en train de remonter ? Non mais c'est vous qui êtes la spécialiste le chômage est en train de remonter.

Oui mais il reste quand même bienord d'accord il est en train de remonter. D'accord. Non mais il est en train de remonter mais il est pas à 10 % vous le savez aussi bien queord mais est-ce que vous pouvez me dire si dans l'éducation nationale ça va mieux en terme de sécurité ça va mieux en terme d'immigration ça va mieux en terme de pouvoir d'achat ça va mieux en pauvreté ça va mieux attendez arrêtonsnous sur pouvoir d'achat pendant le covid comme l'évoque Guillaume d'Aray il a mis quoi plus combien de préar il a eu un bou énergétique pour les français ou tout ça coûtait très cher aujourd'hui on en est où les défaillances d'entreprise les défaillances d'entreprise n'ont jamais été aussi importantes mesures d'aide nous les avons votass national des trucs complètement dingu il y av aussi des trucs complètement dingu la fermeture des magasins des rayons non essentiels et cetera on a des dingueries absolas notre confrère que je viens d'acheter qui vient d'écrire un livre qui s'appelle le palais bourbier dans lequel il dit que le président de la République a dissous l'année dernière en 2024 avec l'espoir, je sais pas s'il faut employer ce terme, mais avec en pensant que ça serait le Rassemblement national qui obtiendrait une majorité et que ça serait et que dans ce cas-là, il nommerait un premier ministre de vos rangs pour que, pardon de l'expression, on on voit que ça tient pas la route.

Est-ce que vous confirmez ça ? Peux pas, moi je peux pas vous le confirmer. C'est pas nous qui avons eu cette idée de dissou, c'est le président de la République qui a dissou.

Nous, on demandait la dissolution et on veut gagner et on voulait gagner. Qu'il est fait cette dissolution avec c cette idée un peu ce calcul un peu maiavélique maiavellique pour ces troupes parce que si c'était si l'idée était de nous donner le pouvoir, il fallait le dire parce qu'en fait ils ont fait l'inverse, ils ont appelé à voter pour la LFI, ils ont fait élire d'autres. Donc je suis pas tout à fait sûr moi de cette analyse pour être très honnête mais ce que je crois c'est que oui, vous avez dit euh vous avez utilisé le mot espoir.

Moi je pense qu'on représente un espoir. Je pense que dans le pays on représente un espoir pour des millions de français. L'espoir que ça aille mieux, l'espoir que ça se passe mieux.

L'espoir de retrouver des marges. Est-ce que vous êtes prêts aujourd'hui ? Est-ce que vous parce que le programme il est un peu fluctuant quand même quand on pose les questions sur notamment sur le programme de monsieur Macron.

La pratique de monsieur Macron n'est pas fluctante sur tous les sujets. Oui, c'est je parle pas du monsieur Macron. Moi je veux bien qu'on soit toujours plus exigeant de nous mais enfin quand on voit les autres qu'aujourd'hui vous êtes prêt ou vous attendez plutôt la présidentielle ?

Est-ce que vous seriez prêt demain ? Madame Chillon nous sommes prêts. Nous voulons exercer le pouvoir dès maintenant le plus tôt possible et dans la plénitude des moyens qui seront ceux que nous donneront les Français.

Nous voulons exercer le pouvoir pour mener une autre politique avec Jordane à Matignon et pour au service d'une autre politique économique, social, sécuritaire, migratoire. Ou alors Sébastien Chenu euh il y a une question d'Hugo qui vous est adressée. Est-ce que le RN pourrait envisager une alliance avec monsieur le cornu ?

Une alliance sur quoi ? Non mais enfin non mais nous on a des idées politiques. Je sais que à l'occasion des à l'occasion des rendez-vous que vous avez fait.

Nous avons des idées politiques. Euh nous avons un programme, on peut le contester, on peut euh le le le euh le le maltraiter, on peut euh c'est la démocratie. Mais euh ces idées politiques, ce programme sont à l'opposé euh de ce que Sébastien Lecornu représente.

Enfin, qu'est-ce c'est que cette idée de de s'allier avec des gens qui veulent faire l'inverse de ce que vous voulez faire ? Monsieur le Cornu, il veut par exemple plus d'éoliennes. Nous, on en veut moins.

Enfin, comment voulez-vous qu'on puisse l'entendre ? Monsieur le Cornu, ça ça va Monsieur le Cornu accueille 500000 accueille 500000 personnes avec monsieur Taillot par an sur notre territoire sur le territoire national. On ne veut plus de cette logique là.

Mais enfin un moment c'est pas on n'est pas dans la question derrière la question d'Hugo, c'est l'idée qu'il va falloir faire des compromis pour sortir et débloquer la situation. C'est les Français qui décideront de la façon dont les grands équilibres de notre politique, des trajectoires que notre politique doit prendre, des trajectoire politique que doit prendre notre pays. C'est pas des alliances de la bidouillerie.

Enfin, on a l'impression qu'on revient sous la 4e ou passe-moi le sel, je te donne le poivre. Et on s'entend avec l'adversaire d'hier mais pour faire quoi ? Pour faire quoi ?

En fait, c'est ce qu'ils font eux. On va pas faire ce qu'on dénonce. Ils font exactement ça.

Ils s'entendent entre eux pour durer. Et il va et il va où le le bateau France pendant ce temps-là ? C'est quoi le cap ?

C'est quoi la direction ? Est-ce que euh vous êtes déçu euh que le pouvoir actuel n'ait pas finalement introduit la proportionnelle euh comme scrutin aux législatives ? Bah écoutez, oui, c'est un engagement mais il y en a eu tellement euh qui n'a pas qui n'a pas été vous tiendriez vous si vous arriviez au pouvoir.

Bah oui, ça fait partie de notre programme. Et c'est une rupture pour vous euh lorsqu'on parle des ruptures de Sébastien le cornu. Oui, enfin ça fait partie euh des ruptures possibles.

Enfin, c'est faut pas penser nous acheter avec ça. Enfin, si vous voulez tout savoir, je veux dire, c'est pas Françoisou la cru. Non, mais je veux dire, on n'est pas des indigènes qu'on achète avec de la veroterie.

Un moment, c'est par c'est pas forcément de la verie. Non mais on parle de rupture profonde, on parle de d'orientation pour le pays, on parle pas de on n'est pas des marchands de tapis, il va pas nous dire "Je vous donne un bout de proportionnel et puis un petit bout et puis sur sur l'AME on enlève la balnéothérapie et puis vous êtes gentil. On demande de changer de politique." La la base du compromis, c'est que chacun fasse un pas.

Évidemment qu'il ne va pas euh vous dire oui à tout votre proposition. Mais mais madame, moi je crois pas forcément que la vie politique ce soit des compromis. La vie politique c'est des orientations.

La vie politique ça doit être la clarté. La vie politique ça doit être de la cohérence. C'est c'est pas des des premier pas discussion aboutisse parce que vous souhaitez on veut un changement de logique, on veut un changement de politique.

C'est quand même pas votre programme et rien d'autre quoi. Bah en tous les cas oui. Les idées que veulent les Français.

Les idées que veulent les Français et je pense que c'est nous qui les portons. Les idées que veulent certains français ceux qui veulent assemblement national que veulent aujourd'hui le plus grand nombre des Français. Alors pour en revenir sur euh la mobilisation, je voulais qu'on écoute Manuel Bompard de la France insoumise qui donne un nouveau rendez-vous le 21, c'est-à-dire dimanche.

On écoute. Moi, j'appuie euh les initiatives qu'elles soient syndicales, c'était le cas aujourd'hui ou qu'elle soit citoyenne et c'est manifestement le cas de dimanche. C'est pas moi qui appelle à manifester.

Je soutiens les appels à manifester qui existent. Et je le dis de manière très précise parce que sinon vous allez répéter à longueur d'antenne sur vos plateaux non, ils viennent pas de mon parti. Ils viennent pas de mon parti. les appels à manifester le 21 septembre.

Moi en tout cas, je souhaite que on soit appelé à de nouveau à nous mobiliser dans les prochains jours et dans les prochaines semaines. Encore une fois, parce que je crois que tout le monde doit comprendre que sans mobilisation populaire, il n'y aura pas de changement de politique et que ça ça passe par le fait que les gens se mettent en action, se mettent en mouvement et que aujourd'hui ils ont fait la démonstration qu' pouvaient être très nombreuses et très nombreux à le faire. Donc la France Infouis qui lance à nouveau une mobilisation ce dimanche.

Qu'est-ce que vous dites à vos électeurs ? Non mais la France insoumise se prend pour un syndicat en fait. Déjà on avait l'impression que c'était une Zade mais enfin maintenant ils se prennent pour un syndicat.

Les Français sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire. Les Français qui auront envie de suivre les mots d'ordre de leur syndicat le feront et les Français dans leur grande sagesse, ils ont envie de manifester manifesteront. Que la LFI s'occupe de ce qui la regarde.

Hm. Donc vous laissez la liberté à vos électures. Oui, mais il y a pas un décalage avec votre base.

Ils sont nombreux dans les cortèges d'ailleurs. Vous sa j'en sais rien. Allez leur demander.

Moi je pense qu'il il y a une diversité de profil dans les cortèges. Les gens qui défilent ils votent pas tous et les filles hein. Les gens qui défilent il y a des gens très sincères, il y a des gens qui ne sont pas certains par exemple de vos électeurs, vous connaissez dans votre circonscription qui ont manifesté aujourd'hui.

Bien sûr. en est vu aujourd'hui à Valencienne et d'ailleurs certains avaient le drapeau bleu blanc rouge et ça n'a pas beaucoup plu euh voyez-vous parce que ça aussi benah il y en a qui préfèrent le drapeau palestinien. On demande ce que ça vient faire là-dedans.

Donc oui, il y a une grande diversité de Français qui manifestent. Il y a des gens de bonne foi mais la récupe avec leur gros sabot de de la LFI me semble particulièrement indécente. Une question justement lundi, le président de la République va monter à la tribune de l'Assemblée générale des Nations- Unies pour demander la reconnaissance, enfin pour dire que la France va reconnaître avec d'autres pays d'ailleurs l'État de Palestine.

Quelle est votre opinion, votre avis, votre jugement ? Nous nous avons toujours défendu l'idée que il y ait à terme deux états euh un état israélien, un état palestinien euh mais reconnaître aujourd'hui un état de Palestine dans l'actualité euh douloureuse, grave que nous connaissons, c'est donner un point au Hamas. D'ailleurs, le Hamas a félicité euh Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron avait dit il faut remplir un certain nombre de conditions libération des otages, mise au pas du Hamas et cetera. C'est pas le cas. les conditions ne sont pas remplies et je pense que c'est à la fois euh euh un peu cynique.

Je pense que c'est une très mauvaise manière faite à nos compatriotes français qui souffrent de l'antisémitisme euh que de parler au nom de la France et d'aller reconnaître. On parle on on parle de reconnaître la Palestine, on parle pas du Hamas. Oui.

Non, mais aujourd'hui la Palestine, elle est l'État palestinien dans sa structuration balbuciante, il est adossé au Hamas. Donc aujourd'hui en fait quand vous parlez à des responsables palestiniens une fois sur deux vous parlez avec des gens qui Macron dit ce soir c'est au contraire à ses yeux la meilleure façon d'isoler le Hamas. Mais Emmanuel Macron dit n'importe quoi.

Voilà. Et donc vous êtes contre donc vous êtes contre. Totalement opposé à la reconnaissance de l'État palestinien aujourd'hui au moment même et sur les critères qui fondent.

C'est une faute, c'est une très lourde faute.