EXTRAIT - Blocus lycéens : la jeunesse a-t-elle raison d'être pessimiste?
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on ne voit pas aussi, dans ces protestations, pas toujours de la violence, mais une forme de confusion mentale ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Alors, on va à l'essentiel : parce que si on voulait rétablir l'ordre, éviter les blocus, on pourrait le faire, voilà, premier point.
- 1:40OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut faire sur Parcoursup ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on va revenir à l'époque où il fallait faire la queue pour s'inscrire à la fac ?
- 3:48OuverteRéponse directe
Comment est-ce qu'on sélectionne les élèves après ?
- 4:16OuverteRéponse directe
Je vois aussi beaucoup de drapeaux palestiniens, algériens ou autres chez les manifestants. Est-ce que ce n'est pas une autre dimension qu'on ne veut pas mentionner ici ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:11InvitéFait
« la clé de voûte de tout ça, ça a été la destruction du bac à rôle lauréat comme épreuve impartiale, égalitaire, anonyme, nationale. »
- 1:30InvitéFait
« votre orientation va être décidée par un algorithme anonyme, obscur. »
- 2:10InvitéFait
« Jacques Lang, a voulu donner le bac à tout le monde. »
- 3:40InvitéPromesse
« On rétablit le bac. C'est-à-dire une épreuve anonyme où, que vous habitiez, Brest, Carpentras, Bobigny, Saint-Denis, vous arrivez avec... »
- 4:54InvitéFait
« Le repère extérieur, ça va être la religion, ça va être le McDo et ça va être le drapeau palestinien. »
- 5:03InvitéFait
« Il n'y a plus d'histoire française à l'école. »
Temps de parole
- Invité65 %
- Présentateur19 %
- ?8 %
- Invité 25 %
- Invité 33 %
≈ 36,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
–
Tout ce qu'on viendra du rôle de l'extrême gauche, vous avez raison de mentionner Révolution permanente, donc une forme de parti subversif ou factieux militant, mais est-ce qu
'il
n
'y a
pas une certaine facilité à distinguer toujours les casseurs d'un côté et les lycéens de l'autre? Est-ce qu
'on
ne voit pas aussi, dans ces protestations, pas toujours de la violence, mais une forme de confusion mentale, d'effondrement psychique, on se réfugie immédiatement dans le premier slogan « vaguement communiste disponible ». Donc je donne partie des lycéens une forme de confusion qui est le fruit aussi d'un échec de l'éducation. – Alors,
on
va à l'essentiel,
parce que si on voulait rétablir l'ordre « éviter les blocus », on pourrait le faire, voilà, premier point. Deuxième point, la vraie question que j'aimerais aborder aujourd'hui, parce que j'ai retrouvé une lettre
dans
mes papiers que j'avais écrite avant la présidentielle de 2017 à tous les enseignants de France, et vous pouvez la ressortir, la vraie question, c'est que ça fait 20 ans
qu
'on a laissé s'effondrer le système éducatif. Moins de savoirs,
moins
de formations des enseignants, moins d'exigences, et
la
clé de voûte de tout ça, ça a été la destruction du bac à rôle lauréat comme épreuve impartiale, égalitaire, anonyme, nationale. Pourquoi il y
a
ce malaise des jeunes ? Il faut le comprendre, ce malaise des jeunes, qui n'a rien à voir avec les casseurs. C'est cette angoisse
de
se dire que votre orientation va être décidée par un algorithme anonyme, obscur. Mais c'est terrible pour les jeunes.
Par les
parcours sup, notamment. Parcours sup, il faut... Alors là, je rejoins, vous l'avez vu. Qu'est-ce qu'il faut faire sur parcours sup ? Il
y en a
certains qui disent qu'il faut le supprimer. Mais il faut le supprimer par
cours sup. Et
le remplacer par quoi ? Mais le remplacer par le retour d'un bac. Est-ce que vous savez comment
ça marche ? Un bac exigeant ? Non, non, mais attendez. On a revenu à l
'époque où il fallait faire la queue pour s'inscrire à la fac. Est-ce qu'on va revenir à ça ? Non,
mais on a aussi,
pardonnez-moi, une époque où, au bac, il fallait passer toutes les matières. Aujourd'hui, il y a le... Mais il
n
'y a plus de bac. Mais parce qu'un certain
monsieur,
Jacques Lang, a voulu donner le bac à tout le monde. C'était ça, quand même,
l'histoire. Alors, il y a deux choses. Il était ministre de l'Education nationale. Ça remonte à
plus de 20 ans. Par quoi est-ce qu'on le remplace si on le supprime ? Deux choses. Moi, je veux d'abord rétablir
l
'École de la République des savoirs, du mérite et de l'effort à partir du primaire. Vous trouverez mon projet présidentiel sur mon site Internet pour l'école. On l'a revu entièrement. 60 mesures, très précises. Mais je reviens à l'essentiel. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Comme le bac
a
été quasiment supprimé, on a gardé le mot bac. Mais vous avez un contrôle continu qui commence en première terminale.
Il
y a une pression sur les professeurs, une angoisse des élèves qui se disent, dès la première copie de première, si je n
'ai
pas une bonne note, attendez, l'algorithme,
cette
note va rentrer dans l'algorithme. Et donc, mon destin, mon destin, ma vie va être bouleversée. Qu'est-ce qui se passe
? C
'est que des professeurs ont une pression énorme. Et tous les professeurs, les enseignants qui m'écoutent le savent. Ils ont une pression énorme pour augmenter les notes. Ensuite, il y a des différences entre lycées. Il y a des lycées où on note large. Donc, les enfants vont être favorisés au moment du parcours sub de la machine noire. Et puis, il
y
a des lycées qui notent sévère.
Les
enfants qui sont les meilleurs vont être défavorisés. Donc, vous avez toute une génération qui, aujourd'hui, sait que leur destin est dans les mains d'un algorithme injuste qui n'a plus d'égalité. On l'a compris. On fait quoi ? On rétablit le bac. C'est-à-dire une épreuve anonyme où, que vous habitiez, Brest, Carpentras, Bobigny, Saint-Denis,
vous arrivez avec... Comment est-ce qu'on sélectionne les élèves
après
? Mais après,
en fonction des notes du bac.
Mais
attendez, excusez-moi. Il y a deux problèmes. Vous pouvez avoir un parcours sub
qui
part d'une épreuve égalitaire qui est le bac. Là, au moins, les élèves savent que la note a été juste. Comment vous voulez faire entrer dans la vie active une génération
qui
est orientée sur l'injustice, l'opacité ?
On l'a compris. Alors,
il faut analyser toutes les dimensions de cette crise. Je vois aussi beaucoup de drapeaux palestiniens, algériens ou autres chez les manifestants. Et on entend ce que j'appelle la gauche walla. Est-ce que ce n
'est
pas une autre dimension qu'on ne veut pas mentionner ici ? C'est-à-dire un échec très net de l'intégration de
l
'assimilation qui se manifeste aussi dans ces émeutes ? Sans une
école du savoir,
de
la méritocratie, il
n
'y
a
pas d'assimilation possible. Voilà. Et l'école était le dernier endroit possible. Donc, bien évidemment, vous avez raison. Une jeunesse perdue. Plus de repères.
C
'est la faille. Mais il
y a
des repères, quelquefois, c'est ça, le refus de la France. Oui, enfin, des repères extérieurs. Voilà. Le repère extérieur, ça va être la religion, ça va être le McDo et ça va être le drapeau palestinien. Parce qu'il n'y a pas de patriotisme français. Il n'y a plus d'histoire française à l'école. Il n'y
a
plus de langue française. Il n
'y a
plus d'exigence.
Il
n
'y a
plus de méritocratie. Il ne
faut
pas s'étonner. L'histoire est enseignée, mais effectivement, on pourra...
Vous avez
vu l'histoire qui est enseignée ? J'ai vu Nicolas Dupont-Aignan.
On
pourra en parler dans un instant. Au grand rendez-vous,
à
tout de suite.