Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 22 octobre 2025 89 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

L'intégrale du mercredi 22 octobre 2025

Source d'origine 6 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:51OuverteRéponse partielle

    Pour vous, faut-il relancer le débat sur l'exécution provisoire des peines ?

  • 7:12RelanceRéponse directe

    Sur l'exécution provisoire, faut-il la revoir ?

  • 8:08OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy a écrit qu'il était innocent, qu'en pensez-vous ?

  • 8:42OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu a annoncé un Conseil des ministres pour inscrire la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la Sécu. C'est le procédé que vous attendiez ?

  • 9:31RelanceÉludée

    Qui parle de décalage et non de suspension ? Comment l'avez-vous compris ?

  • 10:18OuverteRéponse partielle

    Le président évoque des perspectives de référendum sur les retraites. Serait-ce une solution pour vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:21InvitéFait
    « La suspension de la réforme des retraites avait été promise par le Premier ministre, mais sa forme n'était pas encore claire. »
  • 2:34InvitéFait
    « Le Conseil d'État a été saisi cette nuit d'une lettre rectificative et qu'un Conseil des ministres aura lieu jeudi matin pour l'adopter. »
  • 3:20Locuteur 2Fait
    « Le Premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance. »
  • 3:30Locuteur 2Fait
    « Je le dis ici parce que ça n'est ni l'abrogation ni la suspension, c'est le décalage d'une échéance. »
  • 3:50InvitéFait
    « Les débats autour de la réforme des retraites se poursuivront jusqu'à la fin de l'année. »
  • 3:54InvitéFait
    « Une conférence sur le système de retraite et le travail doit s'ouvrir fin novembre et l'hypothèse d'un référendum n'est pas exclue par l'exécutif. »
  • 4:12PrésentateurFait
    « Les députés ont rejeté la taxation des retraités. C'est un revers pour le gouvernement. »
  • 4:12PrésentateurFait
    « L'exécutif souhaitait supprimer l'abattement de 10% sur les pensions de retraite pour le remplacer par un montant forfaitaire de 2 000 euros en commission des finances. »
  • 13:30InvitéChiffre
    « Depuis juillet 2020, il y a eu en moyenne une quarantaine de démissions de maires par mois. »
  • 13:31InvitéChiffre
    « Ça correspond à 2189 démissions au total en cinq ans. »
  • 13:41InvitéFait
    « Chiffre arrêté au mois de juin dernier par le Cevipov. »
  • 33:03InvitéFait
    « La victime, ce n'est pas Nicolas Sarkozy. Les victimes, ce sont les familles des Français qui sont morts dans l'attentat d'un avion qui a explosé en vol parce que l'un des proches de Kadhafi, M. Senussi, a organisé cet attentat. »
  • 34:02InvitéFait
    « Ils sont allés négocier avec eux pour obtenir de l'argent du régime libyen. »
  • 34:12InvitéFait
    « L'exécution provisoire, elle a été décidée par le législateur et elle s'applique dans l'immense majorité des peines prononcées. »
  • 34:36InvitéFait
    « Toute la politique pénale qui a été faite et poussée notamment par Nicolas Sarkozy et ses amis consistait à dire il faut durcir les peines, durcir les sanctions sans cesse et mettre les gens en prison. »
  • 35:21InvitéFait
    « C'est une honte pour la France aux yeux du monde. C'est gravissime. »
  • 35:31InvitéFait
    « Je salue le travail des juges qui sont sous une pression permanente avec des moyens de la justice totalement insuffisants, avec des charges de travail inouïes et qui, en plus, menacées de mort, maintenant ça c'est quand même nouveau dans notre pays. »
  • 36:24PrésentateurChiffre
    « Le préjudice du cambriolage qui a été estimé à 88 millions d'euros avec un scénario rocambolesque des voleurs qui sont entrés par la fenêtre depuis la rue avec une nacelle. »
  • 37:22InvitéChiffre
    « Il y a six mois, le président de la République annonçait, à grand renfort de communication, un plan de prestige, de grands travaux de prestige appelés Louvre Renaissance pour plus de 600 millions d'euros. »
  • 38:23InvitéChiffre
    « L'État met chaque année 100 millions d'euros de subventions au Louvre. »
  • 39:27InvitéFait
    « Le président de la République décide de tout en matière culturelle dans notre pays aujourd'hui. »
  • 41:40PrésentateurFait
    « Le rapport de la Cour des comptes établit qu'il y a un problème dans l'organisation générale de la sécurité au musée du Louvre et qu'il y a des sous-investissements au cours de ces dernières années qui ont mené à des situations préoccupantes. »
  • 41:54PrésentateurFait
    « Sous-investissements en matériel mais aussi pas assez de personnel dans les salles en l'occurrence celles notamment de la galerie Apollon où c'est passé le cambriolage il y a eu des suppressions de postes d'agents. »
  • 42:29PrésentateurChiffre
    « L'État met chaque année 100 millions d'euros de subventions au Louvre. »
  • 45:01PrésentateurFait
    « Mme Dati ne s'est jamais intéressée au dossier de fond du ministère de la culture elle ne s'est jamais intéressée à la répartition des moyens alloués à son ministère. »
  • 48:18PrésentateurFait
    « Sébastien Lecornu a annoncé hier qu'il y aura un conseil des ministres demain pour graver la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la sécurité sociale. »
  • 48:46InvitéFait
    « Il y a une vraie sincérité une vraie volonté de débat avec les socialistes. »
  • 53:30Locuteur 2Chiffre
    « Les 4,7 milliards d'euros d'économies réclamées aux collectivités par Sébastien Lecornu les fait enrager. »
  • 53:48PrésentateurChiffre
    « L'addition elle n'est pas seulement 4,7 milliards en réalité elle est 6 milliards parce que c'est 4,7 milliards plus 1,3 milliard pour la CNRACL. »
  • 54:20InvitéChiffre
    « Les collectivités territoriales c'est 70% de l'investissement civil. »
  • 57:50PrésentateurFait
    « Deux psychologues expérimentés ont été embauchés et la consultation avec un psychologue sera rendue obligatoire pour les étudiants de deuxième et de cinquième année. »
  • 1:01:25InvitéFait
    « La suspension de la réforme des retraites avait été promise par le Premier ministre mais sa forme n'était pas encore claire à l'Assemblée. »
  • 1:01:37InvitéFait
    « Le conseil d'État a été saisi cette nuit d'une lettre rectificative et qu'un conseil des ministres aura lieu jeudi matin pour l'adopter. »
  • 1:02:16InvitéFait
    « Emmanuel Macron sème la confusion. Il balaie le terme de suspension et préfère celui de décalage. »
  • 1:03:43PrésentateurFait
    « les gens ne savent pas ce que c'est qu'une lettre rectificative »
  • 1:08:30PrésentateurFait
    « les socialistes ne craquent pas, ce gouvernement n'est pas censuré »
  • 1:10:00PrésentateurFait
    « celui qui a lâché sur les retraites s'appelle Emmanuel Macron »
  • 1:21:06PrésentateurChiffre
    « la non-censure est majoritaire même dans l'électorat de LFI »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Invité16 %
  • Locuteur 33 %
  • Invité 23 %
  • Locuteur 22 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 22 octobre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Sébastien Locornu tente de rassurer les oppositions et annonce un Conseil des ministres demain pour graver la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la Sécurité sociale. On va en parler dans une heure avec le constitutionnaliste Benjamin Morel et l'éditorialiste politique Françoise Degoy.

Trois jours après l'incroyable cambriolage au musée du Louvre, la présidente du musée sera devant les sénateurs cet après-midi alors que Rachida Dati a affirmé hier que les dispositifs de sécurité du musée n'ont pas été défaillants. Qu'en pense l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti ? Elle sera notre invitée dans une demi-heure. Le Sénat a entamé hier l'examen de la loi sur le statut de l'élu. Indemnité, retraite, réinsertion post-mandat, le texte vise à répondre à la crise des vocations des maires. On va en parler dans quelques instants avec le sénateur social-hystérique Kérouche.

Et puis à la une de nos régions, justement, on est allé prendre le pouls des maires des grandes villes. Quel impact les efforts demandés aux collectivités peuvent avoir sur les habitants ? Reportage à suivre dans 50 minutes. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Strybjornan. Bonjour Yann. À la une de ce mercredi 22 octobre, la présidente du musée du Louvre auditionnée au Sénat. Lors de la grande explication a sonné, Laurence Descartes sera cet après-midi devant les sénateurs.

Silencieuse depuis dimanche, la directrice du Louvre va tenter d'expliquer comment des cambrioleurs ont pu voler des joyaux dans le musée le plus visité au monde. Moment de vérité pour Laurence Descartes, devenu en mai 2021, la première femme à accéder à la tête de l'établissement. Selon le Figaro, elle aurait présenté sa démission, mais l'exécutif aurait refusé. Rendez-vous à 16h30 pour une édition spéciale sur notre antenne, Orianne. Sébastien Lecornu fait un nouveau geste en direction des oppositions sur les retraites. La suspension de la réforme sera ajoutée au projet de budget de la Sécurité sociale par lettre rectificative. Déclaration hier de Sébastien Lecornu devant les députés.

Les explications d'Adriapin.

2:21
Invité

La suspension de la réforme des retraites avait été promise par le Premier ministre, mais sa forme n'était pas encore claire. A l'Assemblée, Sébastien Lecornu rassure les socialistes. La suspension, c'est bien la suspension des deux mesures et âge et nombre de trimestres. Je souhaite vous dire que le Conseil d'État a été saisi cette nuit d'une lettre rectificative et qu'un Conseil des ministres aura lieu jeudi matin pour l'adopter. La suspension de la réforme sera donc inscrite dans le budget de la Sécurité sociale et une lettre rectificative permet d'assurer que la promesse soit bien tenue, même en cas d'enlisement des débats. Une clarification bien accueillie par le RN.

2:57
Présentateur

Voilà, il n'y avait rien, c'était que du vent. Donc là maintenant, il y a un début d'éléments concrets pour discuter.

3:02
Invité

Une position qui amuse les socialistes. Il est savoureux autant que grotesque de voir Mme Le Pen qui avait moqué notre victoire essayer de voler à son secours. Mais hier matin, depuis la Slovénie, Emmanuel Macron sème la confusion. Il balaie le terme de suspension et préfère celui de décalage.

3:19
Locuteur 2

Le Premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance. Je le dis ici parce que ça n'est ni l'abrogation ni la suspension, c'est le décalage d'une échéance.

3:35
Invité

Un désaccord sémantique entre le Président et le Premier ministre qui révolte la France insoumise.

3:40
Présentateur

Emmanuel Macron dévoie l'arnaque. La réforme des retraites n'est en aucun cas abrogée ni suspendue. Elle est décalée.

3:46
Invité

Les débats autour de la réforme des retraites se poursuivront jusqu'à la fin de l'année. Une conférence sur le système de retraite et le travail doit s'ouvrir fin novembre et l'hypothèse d'un référendum n'est pas exclue par l'exécutif.

3:59
Présentateur

Et les députés ont rejeté la taxation des retraités. C'est un revers pour le gouvernement. Rian, l'exécutif souhaitait supprimer l'abattement de 10% sur les pensions de retraite pour le remplacer par un montant forfaitaire de 2 000 euros en commission des finances. Les députés ont rejeté cette mesure. S'en s'est rapporté plus d'un milliard d'euros dans les caisses de l'État. Bruno Retailleau, lui, juge le budget invotable. L'ex-ministre de l'Intérieur, plutôt en retrait depuis son départ du gouvernement, sort du silence dans les pages du Figaro. Aujourd'hui, il dénonce les concessions faites à la gauche par le gouvernement Lecornu et juge que le retour aux urnes devient inéluctable.

Le gouvernement veut faire payer aux Français les délires et les viennes lunes socialistes pour s'acheter du temps. Fin de citation Bruno Retailleau qui retrouvera son siège de sénateur à la mi-novembre. Merci Stéphane. On va parler de ces actualités avec vous. Bonjour Éric Kerouche. Bonjour. Merci d'être notre invité. Vous êtes député socialiste des Landes, vice-président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation. On va bien sûr largement revenir sur le texte sur le statut de l'élu qui est examiné en ce moment au Sénat. Mais d'abord, on va regarder trois unes de la presse régionale. On est à sélectionner la une du télégramme.

Exécution provisoire des peines. Le débat reste vif alors que Nicolas Sarkozy a passé sa première nuit en prison. La deuxième une, c'est celle de Varmatin sur la sécurité des musées en question. Comment mieux sécuriser les musées en France ? La question est posée après le spectaculaire vol du Louvre. Et puis la dernière une, c'est celle du journal du Centre. Environnement, climat de défiance. Malgré les crises climatiques, la transition écologique recule en France. Et si la tendance était inversée grâce aux initiatives locales ? C'est ce que demande le journal. De quelle une avez-vous envie de parler ?

5:40
Invité

Sans doute celle sur l'exécution provisoire des peines.

5:46
Présentateur

Oui, Emmanuel Macron qui a donc relancé le débat hier, qui a dit que c'était un débat légitime. Il faut le relancer, ce débat, pour vous ?

5:54
Invité

Alors, peut-être qu'on peut débattre, mais je ne suis pas sûr qu'il faille débattre des déclarations d'Emmanuel Macron. Parce qu'à chaque déclaration... Il me revient une expression de Freud où il parle de pervers polymorphe. Et en fait, pour moi, Emmanuel Macron, c'est un pervers polymorphe. Parce qu'il est destructeur dans tous les domaines. À chaque fois qu'il fait une déclaration, à chaque fois qu'il dit quelque chose, il vient envenimer les choses. C'est vrai sur l'exécution provisoire des peines. C'est vrai sur les retraites. Et quelqu'un qui a été désavoué de manière successive aussi importante devrait apprendre à se taire. Manifestement, il n'en est pas capable.

Et c'est un vrai souci. C'est le vrai souci de la politique française. Peut-être qu'on y en reviendra.

6:42
Présentateur

– Il ne devrait plus s'exprimer sur les questions nationales, se concentrer uniquement sur l'international ?

6:45
Invité

– C'est-à-dire qu'à un moment donné, si on dit qu'on est dans une logique parlementaire et que c'est au Parlement de faire la politique et de prendre des mesures, dans ce cas-là, peut-être que le président de la République peut se contenter d'être ce qu'il est au titre de la Constitution, c'est-à-dire le garant des institutions, mais pas plus. Il ne peut pas être arbitre et être sur le terrain. Et il est incapable, incapable d'assumer une position humble.

7:12
Présentateur

– Et du coup, sur l'exécution provisoire, il faut relancer le débat ou pas ? Il faut la revoir cette exécution provisoire ?

7:15
Invité

– Écoutez, sur l'exécution provisoire des peines, un, sur la condamnation de Nicolas Sarkozy, moi j'invite tout le monde à consulter le document qui fait 400 pages et qui montre bien qu'a priori, il y a quand même, sur la situation de Nicolas Sarkozy, plus que des doutes et plus que des soupçons. Donc, moi je ne comprends pas. On a une droite et une extrême droite qui sans cesse nous demandent d'être sévères, qu'il n'y ait pas de possibilité de récidive, que, justement, on condamne dès le départ qu'il y ait une exécution provisoire des peines et quand ces gens sont concernés, aussi bien Marine Le Pen que Nicolas Sarkozy, alors, ça s'applique à tout le monde sauf à eux. Ce n'est pas possible.

La justice, elle est égale et elle concerne tout le monde.

8:08
Présentateur

– Nicolas Sarkozy, qui s'est adressé aux Français hier avant d'être incarcéré à la prison de la Santé, ce n'est pas un ancien président de la République que l'on enferme, c'est un innocent, a-t-il écrit. Qu'en pensez-vous ?

8:19
Invité

– Non mais, je veux dire, on incarcère Nicolas Sarkozy, il s'avère qu'il a été ancien président de la République. Alors, d'abord, le symbole, il est un peu dramatique pour la France et, d'une certaine façon, je ne me réjouis pas de cette incarcération. Néanmoins, il n'en demeure pas moins qu'il est injusticiable comme les autres. Point.

8:42
Présentateur

– On l'a vu dans le journal, Sébastien Lecornu a donc annoncé hier devant les députés un conseil des ministres demain pour inscrire la suspension de la réforme de la traite dans le budget de la Sécu. Il y aura une lettre rectificative. C'est le procédé que vous attendiez ?

8:53
Invité

– Nous attendions un éclaircissement et hier, Sébastien Lecornu nous l'a donné. Si on est dans un débat parlementaire, si nous voulons avancer, alors il faut dégager de part et d'autre. Il manquait, on avait d'une certaine façon le fond, il manquait la forme. et la déclaration de Sébastien Lecornu est venue rassurer en ce sens en prenant une mesure technique qui permet une certitude. Donc c'est une bonne chose et c'est pour ça que, par ailleurs, la déclaration du président de la République est vraiment insupportable.

9:31
Présentateur

– Mais qui lui parle de décalage, qui dit que ce n'est pas une suspension, c'est un décalage, comment vous l'avez compris ?

9:35
Invité

– Je ne veux pas le comprendre, je vous dis qu'il se taise.

9:39
Présentateur

– Vous n'écoutez que Sébastien Lecornu.

9:41
Invité

– Non, ce n'est pas ça, mais c'est quoi le plaisir pour le président de la République de mettre des difficultés au Premier ministre qu'il a nommé deux fois ? C'est quoi le but de faire en sorte que le débat parlementaire qu'il est censé appeler de ses voeux, il le perturbe volontairement ? C'est quoi cette déclaration de l'étranger sur la politique intérieure française ? À quoi ça sert ? À quoi ça sert à part à faire du mal ? Et je pense que, en fait, le bilan des deux quinquennats d'Emmanuel Macron, ça sera ça, ça sera d'avoir fait du mal à la politique en France.

10:18
Présentateur

– Juste hier, le président de la République, il évoque de possibles perspectives de référendum sur ce sujet. Ça serait une solution pour vous ?

10:25
Invité

– Je ne sais pas, mais il l'évoque tout le temps, il l'avait déjà évoqué en 2024. Donc là aussi, je veux dire, il y a des problèmes de… où la parole publique, elle est constante et elle se traduit en actes. Mais on n'agite pas comme ça. D'abord, un référendum, c'est quelque chose d'important. On redonne la parole aux citoyens. Donc soit on le fait, soit on ne le fait pas. Mais on n'évoque pas toujours cette possibilité, peut-être… Bon, voilà, encore une fois, ce n'est pas clair, ça ne sert à rien.

10:57
Présentateur

Vous pensez que cette suspension de la réforme des retraites, elle survivra au débat parlementaire ? Vous avez entendu ce matin, Steve l'a rappelé, les déclarations de Bruno Retailleau ce matin dans le Figaro. Délire et vieille lune socialiste pour s'acheter du temps.

11:09
Invité

– Alors, je pense que Bruno Retailleau, lui aussi, pourrait s'acheter du silence. Parce que quand on arrive à détruire un gouvernement par un acte inopiné comme le tweet qu'il a fait, je pense que ça devrait l'appeler à une certaine humilité. Manifestement, ce n'est pas le cas, il n'a pas changé. Il n'en demeure pas moins que tout le monde doit comprendre, tout le monde doit comprendre, y compris le groupe Les Républicains et y compris le groupe Les Républicains du Sénat que où on avance ensemble, où on n'avance plus du tout. Si c'est leur choix qu'ils n'en fassent pas. Ce n'est pas le choix.

11:47
Présentateur

– Vous appelez le groupe LR ici au Sénat à ne pas faire obstruction à la suspension de cette réforme des retraites ?

11:51
Invité

– Mais je les appelle simplement à être réalistes. Parce qu'il faut faire attention à ce qu'on fait. On ne peut pas dire nous sommes la Haute Assemblée, nous représentons une certaine sagesse et ne pas vouloir s'inscrire dans le débat parlementaire au titre que les débats ne vous plairaient pas. Un débat parlementaire, c'est exigeant. Alors, je peux comprendre qu'ils ne soient pas heureux que l'ensemble de leurs propositions politiques ne soient pas reprises. Néanmoins, là, on est dans un jeu différent où il faut essayer de donner un budget à la France pour stabiliser notre pays. On peut refuser des règles du jeu.

12:29
Présentateur

– Mais vous l'appliquerez à vous aussi ? C'est-à-dire, si dans l'hémicycle, vous perdez par le vote certaines mesures que vous défendiez, vous direz, c'est la règle du jeu du débat parlementaire ?

12:38
Invité

– Nous nous sommes inscrits dans un débat parlementaire qui est exigeant. Et nous savons très bien, nous savons très bien d'ores et déjà que toutes les propositions de notre contre-budget ne seront pas reprises. – C'est-à-dire,

12:49
Présentateur

la taxe Juckman, si elle ne passe pas, elle n'est pas passée en commission. Si elle ne repasse pas dans l'hémicycle, vous direz, dont le taxe ne s'est pas passée ?

12:54
Invité

– Nous continuerons à faire des propositions en la matière. La taxe Juckman, c'est une variation possible de plein de propositions. Et nous allons tout faire pour qu'il y ait de la justice fiscale parce que c'est important.

13:05
Présentateur

– On va voir ce qui se passe dans l'hémicycle du Sénat puisqu'à cinq mois des municipales, les sénateurs examinent en séance le texte sur le statut de l'élu. Et c'est votre éclairage si vous avez suivi cette séance hier sur le statut des élus locaux. – Oui, c'est un sujet très cher aux sénateurs. Les premiers travaux consacrés au statut de l'élu remontent à 2018. À l'époque déjà, le Sénat constatait une crise de l'engagement local, crise qui s'est accentuée ces dernières années. Un chiffre pour illustrer le phénomène. Depuis juillet 2020, il y a eu en moyenne une quarantaine de démissions de maires par mois. Ça correspond à 2189 démissions au total en cinq ans.

Chiffre arrêté au mois de juin dernier par le Cevipov. C'est un niveau tout simplement historique, Auriane. – Que propose le Sénat pour remédier à ça ? – Il y a deux ans, Gérard Larcher lançait une initiative pour venir au chevet des élus locaux. Le texte examiné depuis hier est en fait une deuxième lecture. L'année dernière, le Sénat avait proposé et adopté une proposition de loi transpartisane. Les députés ont amendé la copie. Au tour donc des sénateurs d'en débattre à nouveau depuis hier. La philosophie ne change pas. La voici, écoutez.

14:12
Locuteur 4

– Ce texte

14:13
Présentateur

est un texte de reconnaissance par la nation d'un engagement citoyen exigeant, parfois ingrat, risqué, mais si essentiel car il fonde notre démocratie. – Alors, dans le détail, que promet ce texte ? – Trois grands piliers, Oriane, il s'agit d'améliorer les indemnités de fonction, de rendre plus faciles les conditions d'exercice des mandats ou encore de faciliter la reconversion des élus. Dans le détail hier, les sénateurs ont voté une revalorisation des indemnités des maires. Le dispositif concerne les communes de moins de 20 000 habitants. L'examen du texte va se poursuivre cet après-midi. On suivra ça bien évidemment sur Public Sénat.

Oriane, ça ne vous aura pas échappé, on est presque déjà en novembre. Si on veut que tous les dispositifs soient adoptés, il faut faire vite. Les élections municipales sont dans moins de cinq mois à écouter. – Face au profond malaise ressenti par nos élus et alors que les élections municipales de 2026 approchent à grands pas, il est impératif que ce texte transpartisan, largement attendu et de nature

15:15
Locuteur 4

à renforcer l'attractivité des mandats entre en vigueur au plus vite avant le renouvellement de mars prochain.

15:22
Présentateur

– Monsieur le sénateur, est-ce que vous engagez à que tous les dispositifs soient votés, adoptés d'ici aux prochaines élections municipales ?

15:30
Invité

– Alors, à titre individuel, oui, mais en fait, c'est un processus collectif. Donc, nous allons finir de voter ce texte aujourd'hui et la balle sera ensuite dans le camp de l'Assemblée nationale. Nous faisons en sorte, par le travail, déjà dans l'hémicycle du Sénat, que le texte soit le plus acceptable possible par l'Assemblée, de telle façon que j'espère que nous aboutirons à un vote conforme.

15:55
Présentateur

– Oui, mais du coup, vous allez faire des compromis parce que, je regarde en commission, vous avez voté une cinquantaine d'amendements. Il y avait une cinquantaine d'amendements qui ont été adoptés par rapport à la version de l'Assemblée nationale.

16:04
Invité

– Oui, mais honnêtement, ça peut sembler beaucoup, sur l'architecture globale du texte, il y a un accord. et en fait, on est plus dans le polissage que dans la reconstruction lourde.

16:21
Présentateur

– On parlait de cette revalorisation des maires, est-ce que ça va permettre vraiment de stopper la crise de l'engagement ?

16:29
Invité

– C'est une des façons de le faire. Alors, vous savez, les indemnités des maires, ce n'est pas un salaire, c'est une compensation du temps qu'ils donnent pour l'exercice de leur mandat. Il s'avère que ces mandats et ces assez documentés sont de plus en plus chronophages, qu'ils sont de plus en plus incompatibles avec une activité professionnelle et que donc, il fallait procéder à une augmentation d'indemnités qui ne sont pas très élevées. Donc, pour le coup, il y a une augmentation pour les communes de moins de 3 500 habitants de 10 % de ces indemnités et ensuite, c'est dégressif jusqu'à 20 000 habitants. Donc, c'est plutôt quelque chose sur un mode correctif.

17:14
Présentateur

Mais il y a aussi la difficulté, on l'entendait dans les témoignages de maires qu'on a chaque jour, pour les maires, notamment des petites communes, de cumuler leur emploi et leur fonction de maire. Est-ce que vous pensez que ce texte, ça va aider à résoudre ça ?

17:27
Invité

Le texte, il concerne tous les aspects de l'exercice du mandat. Quand vous y arrivez, quand vous l'exercez autour pour, par exemple, vos autorisations d'absence ou vos créditeurs, quand vous travaillez et donc que vous puissiez dire à votre employeur que vous pouvez vous absenter pour votre mandat, un peu plus de formation, un peu plus d'aide aussi pour les dispositifs, encore une fois, autour du mandat, par exemple, le fait que vous travaillez, vous avez des enfants, comment je m'organise pour le soir ?

L'extension pour la garde des enfants est un des éléments, le fait que vous êtes en déplacement professionnel et donc nous avons autorisé la visioconférence pour que vous puissiez continuer votre rôle à distance, bref, aider autour et dans l'exercice du mandat. C'est le but parce qu'au-delà de… Vous l'avez dit tout à l'heure, on a eu un nombre de démissions important, ça a même cumulé dans l'année 2023, on est monté à 600 démissions. Donc on était au maximum 600 démissions de maire en une seule année. Donc franchement, on voit bien qu'il y a un malaise. Donc il y a deux objectifs.

Sécuriser déjà les gens qui sont dans le mandat et surtout faire en sorte que ces fonctions électives se démocratisent. Pour qu'elles se démocratisent, il faut aussi qu'elles soient attractives et que tout le monde puisse se présenter à des élections sans penser déjà à toutes les conséquences négatives que ça pourrait avoir sur leur vie professionnelle ou sur leur vie personnelle.

19:01
Présentateur

Il y a une crainte, c'est que certaines communes se retrouvent sans candidat aux prochaines élections municipales. Est-ce que vous avez des estimations sur le nombre de communes qui seraient concernées ?

19:09
Invité

Alors, avant les élections, il y a toujours une double crainte. Un, la première, c'est qu'il n'y ait pas assez de candidats dans les mairies et deux, que certaines communes n'aient pas de candidats du tout. Donc, si on regarde un petit peu dans les enquêtes auxquelles j'ai pu participer au Cévi-Pof, on se rend compte en fait que le taux de renouvellement des maires prévus pour l'année prochaine ne diffère pas, a priori, de ce que nous avions en 2020. c'est donc déjà rassurant. C'est stable. Donc, on ne risque pas de manquer de candidats de manière globale. Est-ce que, de manière locale, il peut y avoir des difficultés ? Probablement. Ça a été le cas il y a six ans.

Mais, sur les 35 000 communes françaises, en fait, un petit peu moins, il ne faut pas croire qu'on va avoir une déshérence forte.

20:06
Présentateur

Et on va voir justement ce que pensent les élus locaux de ce texte ainsi que du budget qui arrive. On va aller dans les Bouches-du-Rhône. Bonjour Roland Mourin. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire d'hiver droite de Châteauneuf-les-Martyques. D'abord, un mot sur ce texte. Roland Mourin, est-ce que, pour vous, il est le bienvenu ?

20:22
Locuteur 3

C'est une amélioration mais ça ne sera pas suffisant. Je pense que ce qui handicap beaucoup les maires, c'est tout ce qui pèse sur leurs épaules et surtout dans les petites communes où ils ont moins les moyens d'avoir du personnel compétent sur tous les sujets qui touchent la gestion d'une mairie. Voilà, il y a trop de responsabilités pour tout ou n'importe quoi.

20:47
Présentateur

Et pourquoi vous dites que ça ne sera pas suffisant ? Du coup, qu'est-ce que vous attendiez de plus ?

20:51
Locuteur 3

Attendez, 10% de plus, une maire qui touche 500 euros, il va toucher 550, je veux dire, ça ne va pas changer sa vie ni rendre la fonction plus attractive. Mais je pense que le problème, outre financier, ce qui est de plus important, c'est toutes les responsabilités qui pèsent sur le maire. Je pense que c'est plus de ce côté-là qu'il faut aller.

21:15
Présentateur

On va en parler, un mot juste de ce que vient dire M. le maire sur finalement l'insuffisance et la petite revalorisation des indemnités.

21:22
Invité

– Je comprends tout à fait la position du maire, mais l'idée aussi, c'est encore une fois, moi je prône pour une rupture un petit peu plus forte qu'avec l'indemnité, en mettant en place un statut d'agent civique territorial où on aurait un vrai salaire, mais ça n'est pas encore accepté. Donc là, effectivement, on est dans une petite, on est dans une compensation qui… oui, je le crois, ne répond pas à l'engagement qui est celui de tous les jours des maires, notamment des communes de moins de 1000 habitants. Donc c'est une vraie difficulté.

Maintenant, il faut que nous trouvions aussi un équilibre parce que l'idée aussi à travers ce texte, ce n'est pas de dire que les élus, parce que c'est souvent la présentation, sont des privilégiés. Donc on est sur une ligne de crête entre les droits et les devoirs. et forcément, ça peut interroger.

22:26
Présentateur

Roland Mourin, vous parliez des responsabilités qui pèsent sur vos épaules. Qu'est-ce qui vous pèse le plus ?

22:33
Locuteur 3

Moi, encore, j'ai une mairie de 18 500 habitants, j'ai les services compétents et tout, mais c'est surtout les incertitudes de ce qui va arriver, les conséquences. on s'occupe d'urbanisme, on s'occupe de sécurité, on s'occupe de tout ce qui est en matière d'environnement. Et je veux dire, on n'est pas à l'abri de la moindre erreur et des responsabilités et ça peut aller jusqu'au pénal. Voilà. Donc, on se décharge sur les maires, sur beaucoup de choses et donc, voilà, il faudrait un peu donner de l'assurance aux maires pour qu'ils aient moins de risques.

Voilà, parce que, je le répète, les petites communes ont moins les moyens d'avoir des personnes compétentes sur tous les sujets et c'est compliqué pour eux et je pense que c'est ceux qui pèsent le plus sur eux.

23:35
Invité

Sur ce point précis, M. le maire l'a dit, il y a vraiment une interrogation autour de la question de la responsabilité pénale parce que, autant il y a peu de cas en volume de responsabilités pénales qui sont mises en cause pour les élus, autant, quand ça arrive, les maires ont vraiment l'impression qu'il y a une épée de Damoclès au-dessus de leur tête et que les conséquences sont difficilement maîtrisables et c'est le cas. C'est le cas. Et donc, vraiment, nous avons fait en sorte dans l'article 18 et 18 bis A de répondre directement à cette question et je tiens à vous le dire, M.

le maire, c'est difficile à stabiliser mais nous faisons en sorte de sécuriser l'action de tous les jours parce que la responsabilité pénale, c'est une vraie interrogation du mandat. et il fallait remettre le métier sur l'ouvrage ou l'ouvrage sur le métier, pardon, et il est évident que là, ça va apporter quelque chose.

24:41
Présentateur

M. le maire, est-ce qu'il y a aussi des inquiétudes ou des contraintes liées à l'incertitude budgétaire qui pèsent sur vous et qui ont des conséquences sur le vente quotidien, notamment liées à l'augmentation de certaines taxes ?

24:54
Locuteur 3

Bien sûr, c'est la première préoccupation. Les collectivités sont tenues d'avoir un budget équilibré, ce n'est pas le cas de l'État depuis 50 ans et donc les conséquences pèsent sur les collectivités parce qu'on est depuis longtemps, moi je suis maire depuis 2014 et on est la variable d'ajustement des finances de l'État et ce qui rend notre tâche compliquée. À la fois, on nous supprime les dotations qui à l'origine étaient faites pour nous indemniser sur un transfert de compétences. On nous ponctionne financièrement de diverses manières et on nous oblige à faire des dépenses supplémentaires.

Donc, voilà, ça devient difficile de gérer tout ça alors que, bon, on le sait, on est en période de crise financière depuis longtemps d'ailleurs. Bon, je pense qu'il faut travailler ensemble, serrer les coudes et avancer plutôt que d'être dans un rapport de force.

25:57
Présentateur

Mais du coup, ça veut dire que vous êtes en première ligne face à vos habitants qui, on l'imagine, ne sont pas forcément très contents quand vous augmentez les taxes ?

26:05
Locuteur 3

Bien sûr, bien sûr qu'ils ne sont pas contents. Et quel choix avant nous quand on supprime la taxe d'habitation n'est pas perçue par les collectivités ? Et bon, il y a une compensation mais le compte n'y est pas. Et la seule marge de manœuvre que nous avons maintenant, c'est sur la taxe foncière qui n'est pas payée par tous les habitants d'une commune. Donc, ce sont toujours les mêmes qui payent. Donc, il y a un moment où ce n'est plus possible.

26:34
Présentateur

Un petit mot, une réponse là-dessus, Éric Carroche ?

26:36
Invité

Je ne peux que partager ce qui a été dit sur la suppression de la taxe d'habitation. Alors, bien sûr, tout le monde était content que la taxe d'habitation à titre individuel soit supprimée. C'était faussement populaire cette mesure présentée par Emmanuel Macron. Elle a profité à certains et pas à tous en volume. Et donc, les collectivités...

Comment expliquer aux collectivités qu'en gros, l'État gère mal et finalement, à un moment donné, on va se retrouver sur des collectivités qui, elles, ont des budgets en équilibre et, en fait, sont prises entre le marteau et l'enclume parce qu'il y a de plus en plus de pression qui vient de l'État et de plus en plus de pression qui vient aussi des habitants et des citoyens avec les demandes. Ce n'est pas tenable et ce n'est pas normal non plus que les collectivités soient la variable d'adaptation de l'État.

27:29
Présentateur

Merci, M. le maire. Merci, Roland Mourin, d'avoir été avec nous. Maire de Châteauneuf-les-Martiques dans les Bouches-du-Rhône. Merci beaucoup d'avoir été en direct avec nous. On va continuer à parler de ces sujets. On va chez vous. Cette fois-ci, on retrouve Jefferson Desport. Bonjour, Jefferson. Merci d'être avec nous, grands reporters. À Sud-Ouest, Jefferson, vous allez nous parler du grand acte de décentralisation promis par le Premier ministre. On va essayer de rétablir le son, Jefferson. Jefferson, on ne vous entend pas ? Est-ce que vous nous entendez bien ? C'est nous qui avons un petit peu du mal à vous entendre, Jefferson. On va essayer de rétablir la liaison.

Jefferson, il voulait vous interroger sur ce qu'a promis Sébastien Lecornu lors de son discours de politique générale et devant les députés et devant les sénateurs. Un grand acte de décentralisation avant les municipales. Qu'est-ce que vous en attendez ?

28:28
Invité

Moi, ce que je sais, encore une fois, quand on regarde les différentes demandes des maires, des élus locaux, c'est qu'il y a une grande demande. Et cette demande, c'est avant tout une demande de stabilité. Parce que depuis dix ans, il y a une succession de réformes qui ont été menées, s'agissant des territoires, que ces réformes ont été vites et qu'on est dans une période de stabilisation. Donc la première recommandation, ce serait qu'on soit dans une logique d'ajustement, mais pas de transformation institutionnelle qui, de toute façon, ne servirait pas dans l'État actuel, notamment avant des élections.

29:08
Présentateur

Mais vous pensez qu'Emmanuel Macron, qui parle de décentralisation depuis 2017, il va réussir ? C'est un grand décentralisateur ? Il va laisser faire ça ?

29:16
Invité

Je pense qu'Emmanuel Macron n'a aucune connaissance de la décentralisation. Aucune.

29:21
Présentateur

Donc ce sera un acte amnima ?

29:23
Invité

Alors non. En revanche, je sais que Sébastien Lecornu a eu un rôle, et j'ai eu l'occasion de discuter avec lui sur les bancs du Sénat, il a eu un rôle en tant que ministre des collectivités il y a quelques années. C'est un élu local. Et donc il connaît à peu près la matière de la décentralisation. Emmanuel Macron ne connaît pas les territoires et n'a qu'une vue très superficielle de ce qui s'y passe. Et donc je conseille encore une fois que le président de la République, si on veut que ça avance, ne se mêle surtout pas de ce dossier.

29:55
Présentateur

Je crois qu'on a retrouvé Jefferson. Jefferson, je ne sais pas si vous nous entendez. Vous avez une deuxième question. Du coup, j'ai posé la première. Je vous entends très bien. Est-ce que vous m'entendez déjà ? Oui, oui, là, on vous entend. Bon, juste pour poursuivre, bonjour Éric Kerou, juste pour poursuivre sur ce sujet-là, est-ce qu'il faut ouvrir le millefeuille, le chantier du millefeuille territorial vu que Sébastien Lecornu veut un acte de clarification, y compris sur les compétences et les compétences financières ? Donc, par exemple, est-ce qu'il faut supprimer un échelon ?

30:24
Invité

J'ai un agacement sur ce sujet qui est assez… Donc, il n'y a pas de millefeuille en France. Ça, c'est une version, je suis désolé, mais dans la plupart des grands pays européens, il y a trois niveaux de gouvernement. Voilà. Donc, il y a des communes, des départements, des régions. Qu'est-ce qui fait la spécificité de la France ? C'est tout simplement que, comme nous avons un émiettement, une atomisation communale extrêmement forte, nous avons choisi un modèle au niveau communal de coopération. Voilà. Mais il faut arrêter de parler de ce millefeuille. Dans ce cas-là, il y a des millefeuilles ailleurs aussi. Sur les compétences, la loi NOTRe a déjà avancé sur les compétences.

Faut-il aller plus loin et raisonner uniquement en termes de compétences ? Il y aurait bien quelque chose à faire. C'est que, simplement, on ne soit plus dans la verticalité et que certaines des fonctions qui sont confiées à l'État sur les territoires soient désormais confiées aux collectivités locales. Si on veut faire de la décentralisation comme l'ensemble des autres pays autour de nous, alors il faut faire confiance aux collectivités.

31:32
Présentateur

Merci Jefferson pour le problème technique. Merci beaucoup Jefferson d'avoir été avec nous. On vous retrouvera évidemment très vite dans cette émission. Et puis, je signale, puisqu'on a beaucoup parlé du blues des mers que le reportage de notre journaliste Jérôme Rabier sur le blues des mers est à voir sur notre site internet et sur nos réseaux sociaux. Merci beaucoup Eric Kérouche. Merci. Merci d'avoir été avec nous. Steve, on se retrouve dans 20 minutes ? Allez, si vous voulez, on parle de la première nuit en prison de la Sarkozy. Allez, on va en parler tout de suite avec notre invité Aurélie Philippetti dans cette ministre de la Culture. Nous rejoins. Bonjour Aurélie Philippetti.

Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ancienne ministre de la Culture. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesseroton du groupe Ebra, les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice.

32:34
Invité

Bonjour Aurélie Philippetti.

32:36
Présentateur

Bonjour Aurélie Philippetti. On va évidemment longuement parler de ce qui s'est passé dimanche au Louvre mais d'abord à la une de beaucoup de nos journaux régionaux ce matin, c'est la photo de Nicolas Sarkozy qui a donc passé sa première nuit en prison. Ça pose la question et Emmanuel Macron a relancé cette question hier de l'exécution provisoire et le chef de l'État dit que c'est un débat légitime. Vous dites la même chose ? Non, ça pose la question de ce qui a amené Nicolas Sarkozy en prison et il faut le rappeler. Il y a des véritables victimes dans cette histoire. La victime, ce n'est pas Nicolas Sarkozy.

Les victimes, ce sont les familles des Français qui sont morts dans l'attentat d'un avion qui a explosé en vol parce que l'un des proches de Kadhafi, M. Senussi, a organisé cet attentat. Si Nicolas Sarkozy est en prison, c'est parce que les juges, le tribunal, au nom du peuple français, a estimé qu'il y avait eu une association qu'on appelle en droit association de malfaiteurs entre Nicolas Sarkozy, Claude Guéambry, sorte feu, qui sont allés discuter et négocier avec cet individu, M. Senussi, responsable de l'attentat qui a coûté la vie à des Français. Ils sont allés négocier avec eux pour obtenir de l'argent du régime libyen. Voilà ce qui s'est passé. – Sur l'exécution provisoire…

– Je ne vais pas entrer. L'exécution provisoire, elle a été décidée par le législateur et elle s'applique dans l'immense majorité des peines prononcées. Donc, il n'y a pas de question et on n'est pas là pour se substituer ni au juge ni au législateur. Si maintenant le législateur trouve que l'exécution provisoire n'est plus une bonne idée alors que toute la politique pénale qui a été faite et poussée notamment par Nicolas Sarkozy et ses amis consistait à dire il faut durcir les peines, durcir les sanctions sans cesse et mettre les gens en prison.

C'est lui qui le disait encore lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, président de la République pour mettre les gens en prison à la première infraction. Là, en l'occurrence, il n'y a pas si on veut changer la loi sur l'exécution provisoire. On la change mais la question elle n'est pas là. Le scandale n'est pas là. Le scandale, il y a des victimes dans cette histoire dont personne ne parle jamais, ce sont des Français. Un dernier mot là-dessus. Oui, vous repreniez une phrase de mettre les gens en prison. Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République française est en prison depuis hier. Est-ce que ça change quelque chose dans notre histoire politique ?

C'est une honte pour la France aux yeux du monde. C'est gravissime. Mais ce qui est gravissime, c'est les faits qui l'ont emmené en prison. Ce n'est pas le fait que la justice indépendante, moi je salue le travail des juges qui sont sous une pression permanente avec des moyens de la justice totalement insuffisants, avec des charges de travail inouïes et qui, en plus, menacées de mort, maintenant, ça c'est quand même nouveau dans notre pays. Ces juges continuent à faire leur travail en appliquant la loi, tout simplement.

Donc je trouve que dans ce qui se passe là médiatiquement depuis hier, il y a une dérive qui m'inquiète énormément parce que ce que l'on devrait ressentir, c'est de la honte, non pas qu'il y ait une exécution provisoire, mais qu'un ancien président de la République ait été condamné pour des faits aussi graves et soit en prison. Ça, oui, ça c'est une honte. On va parler de ce qui s'est passé dimanche au Louvre, le préjudice du cambriolage qui a été estimé à 88 millions d'euros avec un scénario rocambolesque des voleurs qui sont entrés par la fenêtre depuis la rue avec une nacelle. Vous avez été ministre de la Culture, est-ce que vous pensiez un tel scénario possible ?

Non, c'est évidemment un scénario cauchemar mais qui doit, malgré tout, être non pas anticipé, on ne peut jamais imaginer ça, mais enfin, toutes les mesures doivent être prises. pour assurer au maximum la sécurité de nos musées et de nos collections nationales.

36:54
Locuteur 2

Est-ce qu'elles l'ont été au fil des années, c'est un reproche qui est revenu

36:57
Invité

très régulièrement dans le débat

36:58
Présentateur

depuis dimanche, un abandon du Louvre notamment et d'un certain nombre de musées en France, des gouvernements successifs auxquels vous avez appartenu notamment ? Alors, non, non, ça c'est trop facile parce que tous les gouvernements n'ont pas mené les mêmes politiques.

Moi, là, ce qui m'interroge, c'est qu'il faut se rappeler qu'il y a six mois, le président de la République annonçait, à grand renfort de communication, un plan de prestige, de grands travaux de prestige appelés Louvre Renaissance pour plus de 600 millions d'euros qui consistait non pas à renforcer la sécurité du musée ou à effectuer les travaux de maintenance pourtant indispensables mais qui consistait à dire on va faire une nouvelle entrée sur la face est du Louvre avec une salle pour isoler la Joconde, ce que je trouve particulièrement inadapté et contraire à l'esprit d'un musée universel parce que un musée s'est fait pour montrer l'histoire des arts et ce n'est pas pour juste dire aux gens venez faire des selfies devant un chef-d'oeuvre donc pour moi mais c'est un débat disons muséographique néanmoins dans cet investissement massif il n'a jamais été question du travail de maintenance du ce qu'on appelle le schéma directeur du Louvre pour lequel il y avait eu des alertes et donc des investissements nécessaires qui étaient estimés à 400 à 500 millions donc en fait ce que vous nous dites c'est que ce n'est pas un manque de moyens c'est juste que l'argent est là il n'a pas été mis au bon endroit l'argent n'est jamais enfin je veux dire là dans ce qui était prévisible malheureusement on pouvait craindre qu'il y ait des problèmes parce qu'il y en avait eu alors soit des problèmes de sécurité soit des problèmes tout simplement de bâtiment bâtimentaire par exemple il y a eu deux expositions l'année dernière qu'on a dû fermer parce qu'il y avait des fuites d'eau dans les salles et donc ça ça nécessitait des travaux massifs importants mais des travaux qui sont beaucoup moins vendeurs d'un point de vue médiatique c'est moins glamour évidemment de refaire la plomberie dans un musée ou de refaire les toilettes plutôt que de dire on va faire le Louvre Renaissance on va faire une grande entrée etc donc c'est quoi une responsabilité d'Emmanuel Macron c'est une responsabilité du gouvernement en tout cas et à mon sens c'est vraiment enfin en tout cas c'est clairement c'est la responsabilité du ministère de la Culture de la ministre de la Culture et comme on le sait maintenant puisque le président de la République décide de tout en matière culturelle dans notre pays aujourd'hui et bien et que c'est lui qui avait annoncé le projet Louvre-Renaissance on peut aussi se dire finalement il avait fait le mauvais choix et il avait choisi de mettre cet argent là où c'était beaucoup moins indispensable ça devait être mis dans les travaux de base du Louvre pour lesquels il y avait des alertes nombreuses la Cour des comptes par ailleurs a relevé justement qu'il y avait des problèmes de sécurité qui étaient identifiés au Louvre depuis au cours des cinq dernières années et les problèmes de sécurité c'était quoi c'était que par exemple il n'y avait pas de vidéo de surveillance partout dans les galeries des expositions permanentes on met aujourd'hui l'accent beaucoup dans nos musées sur les expositions temporaires parce que ça crée de l'événement et donc on peut faire beaucoup de communication on va chercher des mécènes mais on délaisse un peu les collections permanentes et ça c'est une dérive qu'on peut observer depuis 10 à 15 ans et effectivement il y a un moment ça je l'avais observé par exemple moi aussi à l'époque mais je dirais aujourd'hui il est temps de mettre un frein à ça et de se dire on doit se concentrer sur les missions de base du service public de la culture préserver les collections les transmettre les faire connaître faire de l'éducation artistique c'est moins glamour effectivement que de faire une énième nouvelle grande exposition ou une nouvelle entrée mais en tout cas c'est indispensable voilà donc moins d'opérations un peu bling bling et on se reconcentre sur les missions de fond du service public de la culture vous parliez de la sécurité hier Rachida Dati l'actuel ministre de la culture a été longuement interrogé lors de la séance de questions d'actualité au gouvernement on va écouter ce qu'elle a répondu

41:13
Locuteur 4

est-ce que les dispositifs de sécurité du musée du Louvre ont été défaillants non ils n'ont pas été défaillants c'est une réalité les dispositifs de sécurité du musée du Louvre ont fonctionné

41:27
Présentateur

vous auriez dit la même chose pas de défaillance des dispositifs de sécurité alors moi je n'ai pas les informations sur est-ce que effectivement les caméras ont fonctionné ou pas mais ce qui est sûr c'est que le rapport de la Cour des comptes établit qu'il y a un problème dans l'organisation générale de la sécurité au musée du Louvre et qu'il y a des sous-investissements au cours de ces dernières années qui ont mené à des situations préoccupantes sous-investissements en matériel mais aussi pas assez de personnel dans les salles en l'occurrence celles notamment de la galerie Apollon où c'est passé le cambriolage il y a eu des suppressions de postes d'agents voilà et les suppressions de postes d'agents ils ont un impact direct sur la sécurité dans les galeries mais aussi ça pourrait être un cambriolage ça aurait pu être autre chose un incendie par exemple on a besoin d'avoir une présence physique d'agents et là encore c'est un problème d'allocation des moyens l'État met chaque année 100 millions d'euros de subventions au Louvre 100 millions d'euros c'est beaucoup d'argent c'est énormément d'argent alors on va me dire bien sûr mais maintenant ce n'est plus la majorité du budget du Louvre et l'État ne représente plus que 45 à peu près pour cent du budget du Louvre mais 100 millions d'euros c'est l'une des plus grosses subventions du ministère de la Culture ça nécessite pardon mais un musée ce n'est pas une fondation privée un musée c'est un objectif de service public ça doit avant tout assurer les missions encore une fois préservation des collections transmission éducation artistique ça c'est les missions de base aujourd'hui la plupart des musées sont dans une logique où en fait ils considèrent qu'ils doivent trouver leurs ressources en attirant des mécènes faire des opérations de prestige faire des expositions et c'est cette logique-là très inflationniste je pense à quoi il faut mettre aujourd'hui un coup d'arrêt une question sur le dispositif de sécurité qu'évoque Rachida Dati en écoutant par exemple

43:36
Invité

le criminologue Alain Boer qui est un spécialiste du sujet on découvre qu'il y a une forêt de caméras autour du Louvre à l'intérieur autour certaines relèves du Louvre

43:45
Présentateur

d'autres de l'État d'autres de la ville de Paris est-ce que

43:48
Invité

le même Alain Boer dit ne pas savoir ce que surveillent les caméras de la ville de Paris sujet que vous connaissez bien est-ce que ces caméras

43:58
Locuteur 2

sont mises à contribution dans le cadre de l'enquête dans ce cambriolage ?

44:03
Présentateur

d'abord bien sûr quand il y a des faits d'insécurité les services de sécurité de la ville de Paris sont mis à contribution mais enfin je rappelle que là c'est la responsabilité intégrale du gouvernement de la ministre de la Culture parce que le Louvre c'est un établissement public du ministère de la Culture financé exclusivement par le ministère de la Culture et que l'emprise du Louvre c'est le domaine de l'État donc il n'y a pas de responsabilité de la mairie de Paris il n'y a aucune enfin je veux dire c'est quand même fou enfin on est bien conscient que Mme Dati est en campagne municipale à Paris mais enfin là c'est sa responsabilité à elle qui est engagée et qu'elle essaye je sais bien que ça ose tout mais enfin bon qu'elle essaye de rejeter la responsabilité sur Anne Hidalgo enfin vraiment là on est une petite odeur

44:51
Locuteur 2

de campagne municipale

44:52
Présentateur

vous voulez dire ?

oui mais c'est absolument indécent c'est à dire que c'est elle aujourd'hui qui doit être mise en cause parce que Mme Dati ne s'est jamais intéressée au dossier de fond du ministère de la culture elle ne s'est jamais intéressée à la répartition des moyens alloués à son ministère elle ne s'est jamais intéressée à ce qui fait le travail de base d'un ministre de la culture c'est à dire assurer ses missions fondamentales du service public elle n'a jamais vraiment pris son poste c'est ce que vous dites non elle ne fait que sa campagne électorale pour les municipales à Paris et elle utilise donc elle n'est pas ministre de la culture elle utilise le ministère elle est sur le papier mais elle n'est pas elle utilise le ministère de la culture pour faire sa communication pour les municipales à Paris la présidente du musée du Louvre elle sera devant les sénateurs cet après-midi à 16h30 qu'est-ce que vous attendez de cette audition ?

qu'elle nous explique où a été mis comment a été réparti le budget d'investissement du Louvre et si elle compte aujourd'hui suite à ce qui s'est passé changer la répartition dans les mois et les années à venir de ses budgets d'investissement d'après le Figaro elle aurait présenté sa démission dimanche après ce qui s'est passé qu'il lui aurait été refusé c'est justifié de refuser sa démission ou il aurait fallu l'accepter ?

si elle l'a présenté je pense que c'est digne de sa part de l'avoir présenté en tout cas étant donné ce qui s'est passé je pense que c'était quelque chose de normal et de digne le président de la république fait ses choix mais normalement c'est pas le président de la république qui doit recevoir la présidente de l'établissement public normalement c'est le ministère de la culture ça prouve bien que madame Dati n'est pas ministre de la culture c'est Emmanuel Macron le véritable ministre de la culture dans ce pays vous l'auriez accepté sa démission ?

franchement je ne vais pas rentrer dans ce débat-là ce n'est pas la circonstance et en l'occurrence la véritable question c'est pourquoi le président de la république aujourd'hui est le ministre de la culture de ce pays au-delà du Louvre parce qu'on a vu depuis lundi plusieurs unes de presse régionale parlaient de la sécurité de leurs musées et des inquiétudes locales sur la sécurité des musées en région elle est insuffisante partout la sécurité de nos musées ?

en tout cas il faut qu'elle soit contrôlée vérifiée partout les musées ont des budgets qui sont restreints et ça montre encore une fois à quel point les investissements dans les établissements culturels sont importants mais c'était un sujet d'inquiétude quand vous étiez au ministère ?

oui bien sûr c'est toujours un sujet d'inquiétude vous savez il y a eu un vol par exemple au musée national de la porcelaine de Limoges il y a à peu près un mois avec des pièces très très précieuses de porcelaine de Chine qui ont été dérobées ça peut être des commandes par exemple de collectionneurs donc avec derrière beaucoup d'argent déployé pour donner des moyens aux cambrioleurs donc il faut faire très attention parce que nos collections sont précieuses et je rappelle une chose c'est que les collections par exemple les collections nationales les collections publiques c'est le patrimoine de tous les français donc c'est notre patrimoine à tous c'est pas vendable donc ça nécessite ensuite derrière évidemment des circuits mais ces circuits sont organisés donc il faut renforcer les moyens de sécurité et les moyens de la police d'investigation derrière Un mot sur le reste de l'actualité Sébastien Lecornu a annoncé hier qu'il y aura un conseil des ministres demain pour graver la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la sécurité sociale ça vous rassure qu'il utilise une lettre rectificative ?

Oui c'est plutôt rassurant et en tout cas ça montre que visiblement il veut donner toutes les garanties pour donner toutes les garanties aux députés qui lui ont permis d'être premier ministre Donc il y a une vraie sincérité une vraie volonté de débat avec les socialistes c'est comme ça que vous le percevez ?

Oui mais maintenant on va voir la question du débat sur d'autres sujets que les retraites si cette question-là elle est tranchée maintenant c'est tous les articles de la loi de finances et de la loi de financement de la sécurité sociale avec les différentes mesures qui vont passer et sur lesquelles il va falloir qu'il y ait des discussions et là les choses vont à mon avis se compliquer à la fois pour le gouvernement et pour le parti socialiste parce qu'il va falloir choisir d'assumer ou pas un certain nombre de mesures comme la hausse des franchises médicales par exemple donc c'est là que les choses deviennent intéressantes Mais ça veut dire que le PS il est un peu dans un piège ?

Je ne sais pas si c'est un piège ou pas on va voir à l'usage on va voir dans ce débat Est-ce que vous estimez que depuis le cornu 2 les socialistes ont la bonne attitude ?

J'ai envie en tout cas de leur donner une chance pour voir comment ça va se passer pendant ce débat parce que s'ils arrivent à imposer leur agenda et à refuser un certain nombre de mesures qui sont des mesures qu'on peut appeler contre la justice sociale à ce moment-là ils auront vraiment fait avancer la politique dans ce pays et ils auront opéré un transfert du pouvoir de l'Elysée en gros en tout cas de l'exécutif vers le Parlement et ça ça serait vraiment intéressant ça prouverait qu'on est capable avec intelligence de rééquilibrer les pouvoirs dans ce pays par la pratique et sans changement de constitution je pense que ça c'est possible mais ça va dépendre beaucoup de l'attitude des uns et des autres au cours des débats sur chacun des articles ça va être très difficile vous n'êtes pas sûr que le budget arrive au bout et qu'il y a un compromis à la fin on n'est pas sûr que le budget arrive au bout parce que voilà s'il y a des choses vous avez l'air un peu sceptique sur un compromis final écoutez je suis sceptique ou méfiante peut-être mais je ne demande qu'à être rassurée et non en tout cas ce qui est intéressant c'est qu'avec la démarche engagée par le parti socialiste là maintenant on va voir s'ils sont capables de tenir sur chacun des articles une ligne très très forte et ainsi de rééquilibrer complètement ce budget vous avez été vos partis socialistes et là vous avez fait le choix de rejoindre place publique de Raphaël Luxman pourquoi ce choix ?

parce que je pense qu'il faut s'engager vous savez la situation politique elle est difficile là aujourd'hui en France mais dans le monde dans le monde il y a une montée terrible de l'extrême droite une montée terrible du populisme d'extrême droite et voilà ça me fait ça me fait peur comme à tout le monde en fait je crois que les valeurs sur lesquelles on pensait finalement pouvoir construire toute notre vie les valeurs de la démocratie les plus simples sont aujourd'hui menacées donc et pourquoi du coup Raphaël Luxman ?

parce que je crois qu'il défend avec force et conviction ses valeurs ses principes démocratiques et qu'il a une intégrité aussi une sincérité qui me plaît dans une période où beaucoup en politique ne font plus que de la communication et vous espérez que le PS se rallie à sa candidature du coup il l'a déjà fait par exemple c'était quand même le parti socialiste qui avait soutenu Raphaël Luxman comme tête de liste aux élections européennes et vous souhaitez qu'il en soit de même pour la présidentielle ?

ça sera la même chose pour les prochaines élections présidentielles c'est lui le meilleur candidat pour incarner le PS aujourd'hui on l'a vu l'année dernière lors des élections européennes il a fait un très bon score on voit que sa popularité est intacte il défend une ligne qui permet je crois de rassembler assez largement la gauche et toutes les gauches en quelque sorte donc j'espère que le parti socialiste et d'autres pourront se rallier puisqu'à un moment donné il faut bien qu'il y ait un candidat ou une candidate à l'élection présidentielle Merci Aurélie Philippetti merci beaucoup d'avoir été notre invité Fabrice la une du républicain nos rins nos musées sont-ils bien protégés ?

On est dans le thème Exactement merci beaucoup on va voir ce qu'il y a à la une de nos régions Et c'est l'heure de notre reportage en région et on va parler de l'état d'esprit des maires Jérôme Rabier s'est rendu au Creuseau pour la convention annuelle de France urbaine il y a quelques jours afin de prendre le pouls des maires des grandes villes comment perçoivent-ils les efforts que Sébastien Lecornu veut demander aux collectivités et quel impact on regarde son reportage

53:27
Locuteur 2

Les grandes villes et agglomérations de France sont remontées Les 4,7 milliards d'euros d'économies réclamées aux collectivités par Sébastien Lecornu les fait enrager surtout que l'addition pourrait être encore plus élevée en prenant en compte les cotisations plus importantes pour la retraite de leurs agents

53:45
Présentateur

L'addition elle n'est pas seulement 4,7 milliards en réalité elle est 6 milliards parce que c'est 4,7 milliards plus 1,3 milliard pour la CNRACL c'est donc 3 fois plus que l'année dernière c'est tout simplement pas soutenable et pas juste

54:01
Locuteur 2

L'unanimité est de mise au sein de France Urbaine qui rassemble toutes les sensibilités politiques hors extrême pour le maire de Versailles c'est toute la machine économique locale qui est en danger

54:12
Présentateur

On estime nous si vous voulez que ça va avoir un effet déflationniste très important il ne faut jamais oublier

54:18
Invité

que les collectivités territoriales c'est 70% de l'investissement civil

54:24
Présentateur

et si on a un prélèvement aussi lourd en fait on va encore accroître cette crise économique et on voit aujourd'hui le nombre très inquiétant de défaillance d'entreprises

54:37
Locuteur 2

Tous ces élus dénoncent des économies trop importantes qui vont stopper l'investissement autre sujet d'inquiétude la fin de la compensation d'exonération de taxes pour les sites industriels

54:49
Présentateur

et là on a des mesures qui très concrètement si elles s'appliquent vont freiner les investissements des entreprises industrielles donc il y a quand même quelque chose qui ne va pas dans ce pays

55:00
Locuteur 2

La ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation a tenu à venir rencontrer ses élus des grandes villes mais si les échanges ont été courtois le ton est resté ferme sur le fond tout le monde doit contribuer aux efforts

55:13
Présentateur

Collectivité et élus nous sommes élus locaux nous sommes sur le bateau France Etat Collectivité et il nous appartient

55:22
Locuteur 4

parce que nous croyons dans l'avenir et que nous croyons devoir rendre les services aux habitants il nous appartient de nous redresser donc ce qui est proposé c'est un effort de redressement c'est pas un budget

55:34
Présentateur

d'austérité

55:35
Locuteur 2

En contrepartie des efforts demandés la ministre a promis un chantier pour alléger les normes et que le futur débat sur la décentralisation permettrait de redonner du pouvoir aux élus locaux

55:47
Présentateur

Et on poursuit le tour de l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale On va aller à Tours On retrouve Valérie Pernet Bonjour Valérie Merci beaucoup d'être avec nous journaliste à la Nouvelle République en Indre et Loire Valérie On va parler avec vous d'un tout autre sujet la santé mentale des étudiants en médecine Oui c'est un vrai sujet qui s'est révélé dans nos colonnes en fin de semaine dernière et on y revient dans la Nouvelle République de ce mercredi car le sujet a beaucoup fait réagir Dans notre édition de samedi Cécile Lacev est allée à la rencontre de trois étudiantes en cinquième année de médecine à la faculté de Tours Ces étudiantes ont voulu briser la loi du silence alors non sans une grande angoisse elles ont vraiment pris beaucoup de précautions avant de rencontrer notre journaliste Tant l'Omerta est présente elles ont évoqué la surcharge de travail le stress du concours national Elles ont évoqué aussi la précarité financière car l'une d'entre elles par exemple est obligée de travailler d'avoir un petit boulot en plus de tout ce travail qu'elle effectue à la faculté et à l'hôpital C'est vraiment une grosse surcharge de travail Ces jeunes externes de 22 ans évoquent notamment leurs stages par exemple aux urgences Elles nous expliquent avoir déjà été amenées à faire des prescriptions alors qu'elles ne sont même pas encore médecins Donc forcément elles vivent avec la pression d'une erreur médicale Et le soir quand elles rentrent de stage elles se repassent le film de leur journée et se disent qu'elles ont peut-être loupé quelque chose qu'elles n'ont peut-être pas vérifié une allergie et que tel patient pourrait avoir des complications Donc forcément ça crée un stress énorme Elles sont vraiment en grande difficulté et elles ont vraiment lancé un cri d'alerte Et ces trois témoignages n'ont pas vraiment surpris le doyen de la faculté de médecine de Tours Le professeur Denis Angoulevent a même révélé qu'un étudiant en cinquième année avait mis fin à ses jours l'été dernier Donc pour prévenir de ces situations dramatiques des mesures se mettent en place Deux psychologues expérimentés ont été embauchés et la consultation avec un psychologue sera rendue obligatoire pour les étudiants de deuxième et de cinquième année Mais on peut se demander et les étudiants se demandent aujourd'hui si deux psychologues pour mille étudiants est-ce que ce sera suffisant ?

Merci Valérie Merci beaucoup d'avoir été avec nous Valérie Pernet journaliste à la Nouvelle République en Indre et Loire la une de la Nouvelle République magasin général le projet relancé Merci beaucoup Valérie Pernet Si vous regardez ce qui est à la une de nos autres quotidiens régionaux et à la une de beaucoup de nos journaux ce matin c'est la détention de Nicolas Sarkozy Première venue en prison pour l'ancien chef de l'État qui a été incarcéré hier à la Santé à Paris ça fait la une effectivement de plusieurs quotidiens ce matin Corse ce matin titre sobrement incarcéré pour le Dauphiné libéré Nicolas Sarkozy est un détenu pas comme les autres puisque deux policiers sont dédiés à sa sécurité 24h sur 24 la dépêche du midi revient aussi sur cette première nuit en prison la Marseillaise un peu taquin titre avec un sourire un peu en coin quelle indignité quelle indignité référence au propos de l'ancien chef de l'État sur un plateau télé il y a quelques années et puis la palme de la une sarcastique on va la voir elle revient peut-être à Nord-Éclair regardez cette une sur la gauche un gros plan sur le placement extérieur comme alternative à la prison et puis de l'autre côté sur la droite Nicolas Sarkozy dort derrière les barreaux Et le débat sur l'exécution provisoire des peines ne fait que comment ?

On va voir la une de Télégram hier Emmanuel Macron s'est dit favorable à un débat sur la question de l'exécution immédiate des peines de prison même lorsqu'un appel est formulé les juristes semblent ouverts à des évolutions mais dans les pages du journal certains invitent à bien bien réfléchir à la question il y a un risque nous disent-ils de désarmer les magistrats argument et contre-argument à lire ce matin dans les pages du Télégram Retour sur le casse du siècle La Dordogne Libre se penche notamment sur la fameuse couronne de l'impératrice Eugénie dérobée puis retrouvée à l'extérieur du musée du Louvre le journal donne la parole à quelqu'un qui connaît bien le joyau Baudouin de Vite il est le propriétaire du musée Napoléon à Cendrieux il est surtout le fils de Marie-Claude Tilde Bonaparte filleule de l'impératrice Eugénie lorsque Eugénie est décédée la couronne a été transmise en héritage à la mère de Baudouin de Vite qu'il a conservée pendant longtemps dans le coffre d'une banque belge cette histoire incroyable est racontée dans les pages de la Dordogne Libre Oriane autre sujet des loyers toujours plus cher Sud-Ouest revient sur 20 ans de hausse continue des loyers dans l'agglomération bordelaise selon l'observatoire des loyers ils ont augmenté plus rapidement que dans les autres métropoles ces dernières années dans le détail on a d'un côté un parc locatif qui augmente faiblement à raison de 1 à 2% par an et de l'autre une demande de logement qui progresse plus vite que l'offre résultat il est de plus en plus difficile de se loger dans la région et Montpellier va s'illuminer chaque année au mois de novembre la manifestation cœur de ville en lumière illumine les rues de Montpellier 13 sites emblématiques de la ville seront cette année mis en scène avec des créations lumineuses le programme est à retrouver dans Midi Libre aujourd'hui et ça fait envie merci Steve merci beaucoup pour cette revue de presse place à notre débat d'éditorialiste la suspension de la réforme des retraites annoncée par Sébastien Lecornu survivra-t-elle au débat parlementaire le bloc central affiche sa réticence et pour tenter de rassurer la gauche Sébastien Lecornu a annoncé hier un conseil des ministres pour l'aggraver dans le budget de la sécurité sociale on voit ça avec Adrien Pan

1:01:22
Invité

La suspension de la réforme des retraites avait été promise par le Premier ministre mais sa forme n'était pas encore claire à l'Assemblée Sébastien Lecornu rassure les socialistes La suspension c'est bien la suspension des deux mesures et âge et nombre de trimestres Je souhaite vous dire que le conseil d'Etat a été saisi cette nuit d'une lettre rectificative et qu'un conseil des ministres aura lieu jeudi matin pour l'adopter La suspension de la réforme sera donc inscrite dans le budget de la sécurité sociale et une lettre rectificative permet d'assurer que la promesse soit bien tenue même en cas d'enlisement des débats Une clarification bien accueillie par le RN

1:01:59
Présentateur

Voilà il n'y avait rien c'était que du vent donc là maintenant il y a un début d'éléments concrets pour discuter

1:02:04
Invité

Une position qui amuse les socialistes Il est savoureux autant que grotesque de voir Madame Le Pen qui avait moqué notre victoire essayer de voler à son secours Mais hier matin depuis la Slovénie Emmanuel Macron sème la confusion Il balaie le terme de suspension et préfère celui de décalage

1:02:21
Locuteur 2

Le Premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance Je le dis ici parce que ça n'est ni l'abrogation ni la suspension c'est le décalage d'une échéance

1:02:37
Invité

Un désaccord sémantique entre le Président et le Premier ministre qui révolte la France insoumise

1:02:42
Présentateur

Emmanuel Macron dévoile l'arnaque La réforme des retraites n'est en aucun cas abrogée ni suspendue Elle est décalée

1:02:49
Invité

Les débats autour de la réforme des retraites se poursuivront jusqu'à la fin de l'année Une conférence sur le système de retraite et le travail doit s'ouvrir fin novembre et l'hypothèse d'un référendum n'est pas exclue par l'exécutif

1:03:00
Présentateur

Et on va en parler avec Françoise Degoy Bonjour François Bonjour ma chère Merci d'être là et Benjamin Morel Bonjour Benjamin Merci également L'homme de la lettre rectificative Benjamin Morel Écoutez la lettre rectificative qui d'habitude est un point qu'on n'enseigne même pas dans nos pré-pénats est devenue tout d'un coup un instrument de buzz et alors ça c'est quand même très très improbable Les constitutionnalistes sont ravis Mais surtout vous parce que du coup vous avez parlé de cette lettre rectificative vous allez nous dire évidemment après Françoise Et que c'est par socialiste évidemment Et du coup Non non mais ce qui est extraordinaire c'est la qualité de ce peuple français politique c'est à dire que à un moment donné les gens ne savent pas ce que c'est qu'une lettre rectificative mais tout le monde en fait s'informe tout le monde cherche Tchadjipiti ce que vous voulez et d'un seul coup ça devient on devient des spécialistes et moi quand je dis ça je ne me moque pas j'adore ce pays qui à un moment donné s'empare des trucs et devient spécialiste pas au niveau de Benjamin mais comprend les enjeux et moi ça me la lettre rectificative au-delà du talent de Benjamin ça me donne comment dirais-je vraiment une confiance dans ce pays je trouve que ce pays fait de la politique inlassablement et est bien plus intelligent d'ailleurs que les gens qui gouvernent Voilà on va démarrer avec ce message d'espoir c'est déjà une bonne chose je suis assez d'accord tu es d'accord vous êtes d'accord exactement Benjamin du coup la lettre rectificative que vous avez lancée dans le débat qu'est-ce que c'est qu'est-ce que ça va changer la lettre rectificative en fait c'est un instrument qui permet à un gouvernement de rattraper son projet de loi de dire j'ai oublié quelques petits éléments je rajoute ces éléments dans mon projet de loi initial et donc ça permet que le texte sur lequel on commence à débattre soit un texte modifié en l'occurrence ça a deux avantages pour ce qui nous concerne c'est-à-dire le projet de loi sur ce plan de la sécurité sociale ce qui doit comprendre la suspension de la réforme des retraites le premier élément c'est que moi je n'y crois pas trop mais certains craignaient que ça puisse être ce qu'on appelle un cavalier législatif souvenez-vous on avait eu un grand débat sur les cavaliers législatifs il y a quelques années au moment de la loi immigration c'est une disposition qui n'a rien à voir avec le fond du texte et c'est rejeté il faut le dire après il est rejeté le conseil constitutionnel le retoc le conseil constitutionnel balade le truc la réalité c'est qu'ici c'est peu probable tout bêtement parce que ça a un impact sur les comptes de la sécurité sociale et que donc mais bon au moins ça rassure tout le monde l'autre élément et que la réforme banque c'était déjà une loi rectificative du budget de la sécurité sociale oui mais elle était spécialisée sur la question de la réforme des retraites donc on peut toujours en discuter j'y crois peu mais au moins ça rassure tout le monde l'autre élément c'est que même si c'est pas du tout une bonne idée même si les ordonnances on les a jamais utilisées parce que c'est un peu la bombe nucléaire en matière de processus législatif si François Mitterrand elle les a utilisées pas celles-là non mais pas celles-là mais l'ordonnance on les utilise assez souvent des ordonnances de l'article 38 oui mais là on parle des ordonnances budgétaires je suis d'accord avec vous les ordonnances de l'article 38 il faut une loi d'habilitation le Parlement doit donner son avis là c'est pas le cas c'est-à-dire qu'au bout de 70 jours pour le budget de 50 jours pour le PLFSS il peut y avoir un gouvernement qui dit ah tiens vous n'êtes pas mis d'accord et bien j'applique mon budget par loi d'ordonnance il vaudra jusqu'à ce que vous adoptiez un budget ou jusqu'à fin 2026 ça évidemment c'est très violent il faut voir qu'on emprunte ça au droit allemand et le dernier qui les a vraiment utilisés il s'appelait Autophone Bismarck ce qui n'est pas vraiment un gage de démocratie il explique à ce moment-là au hashtag qu'en fait ils se sont trompés que le deuxième empire allemand n'allait pas vraiment être une démocratie et que donc s'il n'y a pas de budget il n'y en aurait un quand même donc comprenez bien que les ordonnances c'est pas non plus tout à fait la panacée mais mais si elles devaient être utilisées si on ne devait pas avoir de budget et si à défaut de budget eh bien on devait se satisfaire d'ordonnances ce qui serait appliqué selon une interprétation contestable mais qui est visiblement celle du secrétariat général du gouvernement c'est le budget tel qu'il a été déposé à l'Assemblée Nationale si vous amendez votre budget si vous rajoutez dans votre budget par exemple la suspension de la réforme des retraites et que vous passez par voie d'ordonnance selon l'interprétation du gouvernement il n'y a pas de suspension mais si vous avez une lettre rectificative souvenez-vous vous modifiez votre texte originel et donc vous reprenez votre texte et vous dites peut-être que tu restes le texte originel c'est ça donc là ça fait tomber l'argument politique notamment du RN et de LFI qui disent le PS s'est fait enflé pardon pour l'expression ça passe par ordonnance alors attention on peut faire du droit constitutionnel toute la matinée non mais deux mots quand même là-dessus ça veut dire que si jamais il n'y a pas de budget à adopter in fine en effet et que ça passe par ordonnance on aurait suspension toutefois il y a deux voies pour qu'il n'y ait pas de suspension la suspension elle n'est pas évidente un on peut avoir un projet de loi de suspension de sécurité sociale qui soit adopté sans la question de la suspension de la réforme des retraites c'est pas gagné a priori mais disons que c'est une possibilité l'autre option c'est qu'on n'utilise pas les ordonnances et qu'on reprenne comme l'année dernière des lois spéciales ça a un gros coût pour l'économie on pourrait y revenir les lois spéciales mais malgré tout si à loi spéciale il n'y a pas de suspension Oui c'est la politique C'est assez inconnue politiquement parlant il a voulu rassurer les socialistes Oui c'est pas qu'il a voulu rassurer parce que moi j'aimerais bien qu'on fasse ok il a absolument raison dans tout ce qu'il dit la réalité si vous voyez c'est que le véhicule législatif alors c'est Benjamin Morel qui est dans sa connaissance de la constitution qui donne cette option évidemment le Rassemblement National et LFI se jettent dessus comme la misère sur le monde en réalité parce que pourquoi parce que politiquement ils se rendent compte quand même qu'ils sont à la ramasse ils sont complètement à côté de la plaque en fait politiquement je vois bien ce qu'ils poursuivent ils étaient persuadés il y a un problème avec LFI ils étaient persuadés que la censure passerait que les socialistes craqueraient les socialistes ne craquent pas ce gouvernement n'est pas censuré ils sont persuadés ensuite que c'est une promesse de la monnaie de singe en réalité avec laquelle le gouvernement aurait acheté le parti socialiste Olivier Faure et Boris Vallaud surtout Olivier Faure d'ailleurs dans la négociation interne beaucoup plus d'ailleurs que le patron du groupe socialiste si on va dans le détail de l'histoire et bien c'est pas de la monnaie de singe ils se mettent même à travailler sur l'outil législatif quand LFI commence la semaine dernière sa polémique sur vous vous êtes fait acheter pour une poignée de cerise ça ne marchera jamais en réalité plutôt que de faire du bruit de la fureur vous avez quand même les législateurs du parti socialiste et le cabinet de Lecornu et le ministre le premier ministre qui travaillent sur le véhicule parce que le véhicule n'est pas satisfaisant la loi ad hoc elle n'est pas plus satisfaisante que l'amendement donc cette histoire de la traité significative en réalité elle travaille Benjamin la sort donc LFI se dit tiens mais ils sont persuadés jusqu'au bout qu'en réalité les socialistes ne l'obtiendront pas parce que c'est un engagement un ciment d'une certaine manière et par mière après-midi coup de théâtre ils l'obtiennent et là où je trouve que tout le monde est un peu injuste retenez bien notez l'heure gréfiée tout le monde est un peu injuste avec Emmanuel Macron parce que la vérité c'est qu'imaginer que Sébastien Lecornu serait d'un seul coup devenu une créature ex nihilo émancipée d'Emmanuel Macron et qu'il arrache tout au président c'est vraiment une fable qu'il faut raconter aux enfants la réalité c'est que celui qui a lâché sur les retraites s'appelle Emmanuel Macron quand on connaît le personnage on le connaît bien et quand on connaît son entêtement et surtout sa détermination sur cette question des retraites ce que ça représente pour lui qui quasiment c'est un totem pour lui c'est sa signature véritablement il lâche parce qu'il n'a pas d'autre choix politiquement mais c'est lui qui le lâche qui est-ce qui dit on va la passer l'ordonnance en Conseil des ministres demain matin c'est Emmanuel Macron c'est absolument pas Sébastien Lecornu donc moi je crois qu'il faut arrêter d'être un peu comme des enfants se dire Lecornu Macron c'est un numéro de claquette parfaitement organisé entre les deux il n'y a pas de cohabitation entre Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron moi je vois simplement une intelligence politique en réalité de tous les protagonistes de cette affaire je pense qu'il y a un chemin de crête et qu'on peut passer et je rigole de voir Jean-Luc Mélenchon qui a lui-même interpellé Benjamin Morel disant il faut écouter ce que dit Morel il fait Morel il n'y a pas raison Jean-Luc Mélenchon voilà voilà il faut écouter mais en règle générale il faut écouter ce que dit Benjamin Morel mais il faut écouter elle est d'accord avec Jean-Luc Mélenchon bien sûr oui mais j'ai longtemps été d'accord sur vous et avec Marine Le Pen j'ai longtemps été d'accord pas du tout j'ai longtemps été d'accord avec Jean-Luc Mélenchon jusqu'au 7 octobre ce qui est une rupture définitive mais ce qui est sûr c'est que la réalité si vous voulez maintenant ils ne savent plus quoi faire maintenant même cette lettre ne sert à rien et donc ils sont en réalité ils sont à côté de la plaque et je pense que la France insoumise et Marine Le Pen peuvent en dire ce qu'ils veulent ils ont été tels épris qu'ils croyaient prendre en fait en réalité ceux qui se sont fait rouler dans la farine véritablement par l'alliance le cornu Macron d'un côté et la négociation sans concession d'ailleurs du parti socialiste de l'autre et bien c'est LFI et le RN et c'est savoureux en fait et on va écouter un allié du rassemblement national Eric Ciotti à ce sujet il était ce matin sur TF1 on voit bien que le parti socialiste a toujours le pistolet sur la tempe du premier ministre et le fait danser ou chanter et il les amène moi je suis contre cette suspension je pense contre la vie Marine Le Pen je l'ai toujours on a une divergence là-dessus voilà est-ce que du coup il y a le point du coup est donné au parti socialiste face à LFI et face au RN et ses alliés je ne dirais pas que le RN et la FI sont les principaux perdants parce que quoi qu'il arrive le budget actuellement soit les socialistes le votent et ça va être très très très compliqué d'assumer parce qu'évidemment pour que les LR il faut rappeler il faut faire un peu d'arithmétique c'est-à-dire que si jamais le budget passe il n'y a en réalité pour l'instant qu'une voie c'est une voie où le budget est voté par les LR et par les socialistes si vous faites avaler trop de couleuvres au LR ils ne voteront pas d'autant qu'après la commission mixte paritaire le Sénat a priori va pondre un budget qui n'est pas vraiment socialiste compatible et donc à partir de là si jamais vous n'avez pas de commission mixte paritaire qui aboutit un dernier mot qui est donné à l'Assemblée ça va être dur pour Laurent Wauquiez budget invotable dit ce matin Bruno Retailleau c'est l'une des grosses grosses difficultés donc soit les socialistes avalent pas des couleuvres pas des bois mais des anacondas auquel cas que diront les LFI les verts etc regardez ces socialistes etc soit ça passe par bois d'ordonnance et la LFI a déjà préparé le truc en disant on va déposer une motion de censure l'avant veille des ordonnances pour dire nous on ne se la fait pas on va vers les ordonnances c'est un 49 alinéa 3 multiplié par 10 et donc à partir de là vous serez responsable si vous votez pas les ordonnances donc je ne suis pas sûr que les enfin si vous votez pas la censure je ne suis pas sûr que ces deux groupes politiques soient les grands perdants ceux qui sont probablement les grands perdants d'hier c'est le gouvernement parce que quelle était la stratégie de Sébastien Lecornu c'était de dire écoutez voilà on va mettre la réforme des retraites dans le PLFSS et on va pousser les socialistes à voter en disant regardez vous êtes face à un choix binaire soit vous votez le PLFSS avec la suspension et dans ce cas vous aurez la suspension et le reste donc votez si vous êtes cohérent soit vous ne votez pas le PLFSS mais adieu suspension avec la lettre rectificative c'est cet argument là cette pression là qui saute et on a un part socialiste qui en effet est relativement émancipé et peut se dire bah écoutez on vote on vote pas on aura quand même la suspension donc les socialistes sont les grands vainqueurs je crains que pour Sébastien Lecornu il soit le grand perdant parce qu'au fond Sébastien Lecornu il a un objectif enfin il en a deux faire passer son budget et faire passer son budget de la sécu or là il n'a pas avancé dans un iota hier j'entends les arguments de Benjamin mais après vous savez très bien qu'on fait de la politique en marchant et que chaque jour est un nouveau jour en ce sens que vous avez je ne dis pas du tout que vous avez les arguments de LFI mais on n'en est pas loin vous dites exactement ce que je lis de Manuel Bompard depuis hier d'Éric Coquerel en disant je détaille leur stratégie et elle n'est pas idiote leur stratégie elle est ce qu'elle est mais je ne suis pas d'accord avec l'idée qu'à un moment donné on ne trouve pas des points de convergence et que vous expliquez que le PS va avaler des anacondas c'est quasiment écrit moi je ne suis pas du tout sûr que le PS avale des anacondas sur le budget dans ce cas ce seront les LR qui avaleront des anacondas et après c'est le rapport de force et si jamais ils avalent des anacondas ils ne voteront pas le budget or on a besoin de tous les LR et de tous les socialistes non ça ne marche pas je voudrais finir c'est de l'arithmétique je voudrais finir là-dessus il y a ce que dit Bruno Retailleau qui est une chose qui est à l'extérieur de la force parce qu'il est en mode de forteresse assiégé Bruno Retailleau si vous voulez me fait l'effet maintenant dans une sorte de désespéré qui est sorti tout seul du film personne n'avait rien demandé il est sorti du film et maintenant il essaie d'y re-rentrer c'est assez pathétique en réalité je vois bien qu'il est aidé par le Figaro ce matin son interview elle est lunaire nous ne voterons pas mais en réalité qui suit Bruno Retailleau en fait dans le groupe cette maison ?

cette maison ?

non non mais bien sûr le Sénat et après la commission mixte paritaire peut échouer je sais très bien comment est le Sénat je sais très bien comment est mais cette maison-là si l'Assemblée a le dernier mot cette maison-là elle n'existe pas et par ailleurs Laurent Wauquiez par ailleurs Laurent Wauquiez n'est pas je veux dire bien sûr que ça sera un vrai débat mais par ailleurs Laurent Wauquiez n'est pas Bruno Retailleau moi je suis certaine que vous allez voir sur la partie recette déjà sur la partie recette on va voir ce que ça donne il y a 9 milliards en moins bon je vois bien aussi pourquoi Emmanuel Macron met la pression hier il met la pression parce qu'en gros et c'est là qu'est le rapport de force politique il met la c'est le bad cop et good cop c'est-à-dire que vous avez le gentil flic c'est le cornu et le méchant flic c'est Macron parce que le message qui est envoyé aux socialistes c'est en gros n'exagérez pas en gros je vous ai déjà donné la réforme des retraites n'allez pas trop loin dans le dépeçage du budget c'est normal c'est le jeu politique et donc c'est un rapport de force et les socialistes répondent de façon très courtoise à la Olivier Faure ok super mais je vous assure que si ce budget reste en l'état on censurera donc vous voyez on n'est pas dans de la co-gestion ou de la co-production d'un film on est vraiment moi je pense qu'on est véritablement rentré dans une co-habitation où chaque chose se deal et c'est pour ça que je ne suis pas d'accord avec Benjamin sur l'idée que ce budget ressortira avec des anacondas que le PS avalera je pense que ce budget peut être rectifié et dans la partie recette et vous verrez dans la partie PLSSS vous aurez des convergences inimaginables vous pensez que Marine Le Pen vous pensez que LFI vraiment franchement vous pensez qu'ils vont qu'ils pourront accepter par rapport à leur électorat de laisser passer le déremboursement des médicaments bien sûr que non c'est très très simple vous savez quand on fait la politique comparée celui qui vote le budget il est dans la majorité donc il est à peu près clair que ni les Verts ni les communistes ni le RN ni la FI ne voteront le moindre budget ça c'est évident donc ça se joue encore une fois sur un arc LR-PS je veux bien que le PS gagne plein de choses sur le budget et qu'il y ait un budget à la bonne source le Parti Socialiste derrière qu'est-ce qui va se passer après la commission mixte paritaire si elle échoue vous aurez une majorité LR au Sénat qui dira à Laurent Wauquiez mais attends tu vas donc voter un budget socialiste plutôt que de voter le budget qui sort du Sénat et qui est de droite mais qui es-tu en fait vous allez avoir une Marine Le Pen qui va dire regardez les LR et bien même chose que la France Insoumise de l'autre côté si les socialistes devaient avaler des anacondas regardez ces LR qui ne sont pas vraiment des gens sérieux qui acceptent les hausses d'impôts qui acceptent etc la prochaine fois toi électeur de centre droit tu te dis la crédibilité économique est du côté de LR en réalité regardez nous nous sommes plus droits dans nos bottes et donc ça la pression sur LR et sur Laurent Wauquiez va être gigantesque si le PS il a parfaitement résisté à la pression sur la censure parfaitement résisté mais parce qu'il y avait un intérêt Benjamin moi je pense pas parce que Laurent Wauquiez est à sa carte ou part socialiste de manière cachée donc à partir de là d'un point de vue d'un point de vue purement arithmétique ça ne passe pas écoutez la politique c'est pas de l'arithmétique je suis désolé alors si d'un point du parlementaire la politique c'est de l'arithmétique je termine non ce n'est pas que de l'arithmétique c'est de l'arithmétique ce n'est pas que de l'arithmétique je vous explique alors donnez moi je vais vous expliquer vous aurez bien du mal par exemple Marine Le Pen aura bien du mal à la fin du budget vous savez très bien que le Rassemblement national va batailler mais le RN ne va jamais voter le budget ça n'existe pas ça je suis d'accord et je vous explique donc vous êtes là le RN ne va jamais la censure n'arrivera jamais la non-censure n'arrivera jamais tout ce qui n'était jamais est arrivé je vous dis juste que vous ne pouvez pas la politique vous le savez très bien c'est une affaire de cohérence les hommes et les femmes politiques sont sanctionnés quand ils sont laissez-moi finir quand ils sont incohérents vous comprenez ce que je veux dire donc vous ne pouvez pas avoir une Marine Le Pen qui va batailler pendant tout le PLFSS parfois même je pense avec la gauche sur les mesures de déremboursement par rapport à son électorat et qui à la fin nous explique voilà pourquoi je ne vote pas le budget vous ne savez pas ce qui va se passer dans la discussion donc votre voix si je la comprends bien c'est que le RN et le PS votent le budget alors on se parie on se parie on se parie un café ou une bière mais le RN ne votera pas le budget ne s'attiendra pas non plus dessus donc ça c'est je dirais aujourd'hui pas possible c'est même pas dans l'intérêt du Rassemblement National et par ailleurs ça voudrait dire que le RN ça veut dire que le RN rentrerait dans la majorité donc ça n'a absolument aucun sens mais je veux bien parier un café une bière ou même mon PEL ça n'est pas ce que je vous dis je vous dis juste qu'à un moment donné quand les débats vont se faire vous ne pouvez pas Marine Le Pen la logique par exemple de la France insoumise ou de Marine Le Pen eût été de ne pas censurer ah bah non bien sûr que si mais regardez mais il disait une dissolution mais regardez mais j'ai bien compris mais regardez par rapport à leur électorat je sais bien que tout le monde vise une dissolution la logique par rapport électorale vous me parlez de l'électorat vous me parlez des électeurs vous avez vu les sondages sur la non-censure la non-censure est majoritaire même dans l'électorat de LFI le désir de calme est majoritaire même dans l'électorat du Rassemblement National à un moment donné non mais à un moment donné vous pouvez l'électorat RN voulait la dissolution et les enquêtes sont faits qu'il faut avoir une majorité ah bah si d'ailleurs une majorité de français la voulait la dissolution mais regardez les enquêtes aujourd'hui les enquêtes vous avez vu les enquêtes étaient là les enquêtes étaient là mais je ne vous parle pas d'il y a trois jours je vous parle au moment de la censure là vous inventez des chiffres je dirais à un moment soit on se retrouve sur des bases rationnelles et on peut débattre soit non Benjamin vous ne pouvez pas porter les arguments comment dirais-je constitutionnalistes attendez je ne porte pas des arguments on va revenir au local ça paraît un fait avéré l'état-major je ne suis pas là pour faire un débat politique avec vous je suis là pour essayer de poser des faits donc à partir de là je comprends sur les retraites

1:22:10
Locuteur 1

c'est comme un sujet hautement inflammable et il est clair que pour ça il faut qu'il y ait un débat sera il faut qu'il y ait un consensus sinon un référendum c'est livré en pâture un sujet un débat qui par ailleurs parlera d'autre chose le contexte ne s'y prête pas aujourd'hui dans un référendum il y a toujours deux choses il y a le texte et le contexte le texte doit être un consensus

1:22:27
Présentateur

ça bouge et vous continuez à ne pas débattre mon empire je voudrais juste expliquer sur les sondages en fait on dit la même chose bien sûr qu'avant la dissolution il y a une majorité etc quand la non-censure arrive vous regardez le sondage de l'IFOP qui est passionnant deux jours après vous vous rendez compte que la majorité à 80% même des électeurs de la France insoumise considère que finalement la non-censure c'est pas si mal parce que ça met de la stabilité c'est ce que je vous explique mais la censure ce n'est pas la dissolution la dissolution elle a été voulue par je crois 68% des Français

1:22:58
Locuteur 4

et quand vous avez

1:23:00
Présentateur

des enquêtes d'opinion aujourd'hui le RN peut obtenir une majorité relative voire absolue la stratégie du RN et ce depuis le mois de mai c'est de pousser la dissolution c'est pourquoi l'idée que le RN ne censure pas est aujourd'hui absurde parce qu'en fait le RN a intérêt en vie d'une dissolution et il s'adresse à son électorat en disant nous on est cohérents on va vers la dissolution donc je vous explique Benjamin que ça la politique ça bouge tout le temps et vous le savez très bien vous l'observez autant que moi sauf que ça c'est vrai avant ça n'est plus vrai maintenant c'est à dire que ça n'est plus vrai l'état-major de Marine Le Pen peut faire ce qu'elle veut je parle aussi moi aussi avec les dirigeants du RN quand vous avez un électorat qui vous dit on est un peu dans la stabilité essayons d'y rester un peu vous réfléchissez je n'ai pas dit que le RN votera le budget je vous dis juste que l'électorat RN que vous présentez comme quelque chose d'immuable ou LFI a bougé depuis la non-censure mais c'est vrai qu'il y a une symbolique dans le vote du budget qui est un marqueur d'appartenance je ne conteste pas ça du tout je ne conteste pas ça je vous dis simplement que les débats vont être très intéressants parce que vous allez avoir un problème de cohérence politique pour les uns et pour les autres et il y a aussi la question du bloc central parce que du coup il y a ces alertes sur les finances publiques sur le coût de la suspension de la réforme des retraites ce que dit notamment Pierre Moscovici est-ce que du coup ça va compter ça aussi pour le vote du bloc central Benjamin ?

un peu moins avec la lettre actif cative parce que si on avait eu un amendement on part tous du principe que l'amendement aurait été voté pas dit la FI aurait pu dire non mais attendez c'est une fausse c'est pas une abrogation c'est une suspension c'est même ce que disait Gabriel Attal les voix du bloc central ne compteront pas sur ce sujet et alors le RN aurait pu dire également on s'abstient ou on ne vote pas parce que ce n'est pas notre réforme à nous et de l'autre côté vous auriez eu un bloc central qui probablement n'aurait pas en partie voire majoritairement voté l'amendement là ça va être plus compliqué c'est à dire que si on parle de la suspension ça veut dire qu'au sein de la majorité on dépose un amendement qui supprimerait une disposition qui vient du gouvernement ça peut arriver mais a priori c'est un peu plus compliqué donc dans ce cadre là ça veut dire deux choses ça veut dire que un c'est un peu plus sûr pour la suspension et que deux en revanche il est tout sauf évident que le bloc central vote d'un seul tenant le budget on a beaucoup parlé de budget Frankenstein ces derniers jours en fait il va être en grande partie c'est encore vous ça ?

je ne suis pas sûr on me le prête à moi mais je pense que c'est pour le coup pas de moi mais bon je veux bien endosser tous les néologismes du monde mais quoi qu'il arrive si vous voulez vous allez avoir un budget dont la tête va être complètement imprédictible parce que on commence à le voir entre les amendements croisés entre l'AF et l'ERN et les divisions au sein du bloc central et ça d'une certaine façon l'absence de 49 à 1 à 3 fait que le gouvernement garde des instruments mais malgré tout a relativement peu la main et donc il va falloir voir ce que ça donne et in fine il faudra éviter ce qui s'est passé l'année dernière c'est à dire que le budget soit in fine inassumable par quiconque et que tout en ayant été adopté détail par détail et bien il y a un rejet global moi je suis j'entends je suis d'accord avec ce que dit Benjamin mais moi je suis ravi de voir le retour à l'Assemblée nationale de la presse politique j'ai commencé comme ça moi à France Inter il y a 25 ans et on s'ennuyait et il y avait des débats qui étaient juste extraordinaires c'est la première fois que je vois à nouveau la presse politique s'intéresser à un budget déjà et surtout comment dirais-je revenir et c'est le changement il devrait s'en réjouir je ne sais pas s'il s'en réjouit je n'en ai pas parlé avec lui mais évidemment le temps du Parlement est venu le temps de la discussion est venu c'est pour ça que toutes les théories que nous avons élaborées sur papier glacé vont voler en éclat vous parliez des amendements croisés vous parliez de je m'amuse à regarder les débats en commission des finances c'est quand même fantastique ce qui est en train de se passer vous avez des convergences incroyables qui sont incroyables au sens premier du terme non pas qu'elles m'aissent baudissent je veux dire donc c'est ça qui est en train de se passer le changement de culture et nous-mêmes nous devons adapter tout ce que nous savons déjà je pense qu'il faut oublier ce que nous savions pour voir comment ça va sortir et on suivra évidemment ces discussions budgétaires on termine par l'histoire du jour quand même allez on parle beaucoup de la crise de vocation des maires mais il y a des maires qui ne sont pas prêts de s'arrêter regardez c'est la une de la Charente Libre à 80 ans ces maires prêts à rempiler la mairie plutôt que la maison de retraite c'est le titre de l'article à lire dans la Charente Libre alors ils ont 75 ans comme les journalistes et les constitutionnalistes mais c'est ça ils ont 75 ans 80 ans il n'y a jamais eu de retraite pour nous il brille un 4ème un 5ème voire un 6ème mandat c'est le cas de Michel Fougère 83 ans je continue car j'aime rendre service et le maire a encore un peu de pouvoir tout en promettant dans 6 ans j'arrêterai avant de vite se reprendre c'est vrai je disais déjà ça il y a 6 ans alors les maires ils restent on n'arrête pas les maires ils restent par passion mais aussi pour pallier la crise des vocations une petite question avant terminer est-ce que vous savez quel âge avait le plus vieux maire de France 97 ans ou 18 ?

98 ans bravo Françoise il s'appelait Marcel Bertomé il est décédé depuis il était maire de Saint-Serein sur l'île en Gironde c'est vrai et c'est lui qui détenait ce record voilà merci à tous les deux merci à tous de nous avoir suivi à demain Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat

L'intégrale du mercredi 22 octobre 2025 · Pourquijevote