Suspension des ministres LR, budget... Jean-Didier Berger (LR) est l'invité politique de la matinale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean-Dier Berger. Alors vous êtes aussi membre de la commission des finances, donc vous étiez au première première loge pour voir le volet recette du budget 2026 rejeté par les députés dont vous avez voté contre. Alors déjà pourquoi vous avez voté contre ?
Pour une raison très simple, c'est que cette année, nous n'avons pas envie de de voir se reproduire les mêmes choses que l'année dernière, c'est-à-dire une folie fiscale, une folie d'avalanche de d'impôts et de taxes nouvelles voté main dans la main par le Rassemblement national et la France insoumise ou parfois proposé par le gouvernement. Donc nous avons fait en sorte de faire tomber un maximum de ces taxes nouvelles, mais j'observe que si nous y sommes parvenus pour un certain nombre d'entre elles, d'autres ont été ajoutés notamment par le Rassemblement national et donc nous n'avons pas la possibilité en l'État de voter un tel budget. Alors pourquoi on comprenne et que les gens nous comprennent, Renaissance, les députés Renaissance ont été les seuls à valider ce projet, donc partie recette.
Les partenaires, j'allais dire du modè d'horizon sont abstenus. Deux membres des républicains se sont abstenus dont le rapporteur euh du budget et donc les républicains euh Rassemblement national et l'ensemble de la gauche ont voté contre. Ça veut dire que euh on plie le match, le le volet recette ne sera pas voté.
Je rappelle que le Premier ministre présente dans discussion générale cet après-midi son projet de loi de finance. Ça vaut le coup de faire un débat ? Ça peut encore bouger ?
Il faut expliquer aux gens que d'abord en l'absence de 493, le budget est ce qu'en font les députés. Parfois le meilleur, parfois le pire. Et quand on a le verre à moitié plein ou le verre à moitié vide, bien il faut euh choisir, nous avons euh voulu continuer à maintenir la pression pour expliquer à tout le monde, y compris au gouvernement que nous voulons un budget avec la baisse de la dépense publique, avec une vraie baisse de la dépense publique et pas simplement quelques aménagements.
Le haut conseil des finances publiques l'a dit. Cette année, c'est le début en 2025 du redressement. Mais ce redressement se fait 100 % par des augmentations d'impôts et 0 % par la baisse de la dépense publique.
Dans le pays le plus taxé du monde et dans le pays qui dépense le plus en matière de dépenses publiques, il y a des marges de manœuvre. Et puis deuxièmement, quand on voit le Rassemblement national et la France insoumise voter tout et n'importe quoi, et bien qu'est-ce qu'on fait ? On va pas les laisser taxer les Françaises et les Français pourant nos responsabilités.
On on le dit, il y a un problème de recette aussi euh euh en France. Euh vous vous considérez que par exemple, vous dites pas de nouveaux impôts, mais vous considérez qu'il ne faut pas aller chercher de l'argent chez les ultra riches. Par exemple, l'impôt universel, vous y êtes opposé.
Ça pourrait éviter l'optimisation fiscale dans l'expropriation financière. Comment on peut faire pour équilibre ? C'est quoi pour vous l'équilibre budgétaire ?
On n'est pas on n'est pas du tout dans un équilibre fiscal aujourd'hui. Il faut rappeler que on est le pays le plus fiscalisé du monde. On est dans le pays où il y a le moins pour tout le monde, vous le savez.
Mais bien sûr que si. Vous vous rendez pas compte en fait que les écarts de richesse avant redistribution, ça va de 1 à 18. C'està-dire il y en a qui gagnent 18 fois plus que les autres et après redistribution, on passe cet écart de 1 à 18 un écart de 1 à 3.
On est dans le pays où il y a le plus de justice fiscale. Donc si nous on est injuste, mais comment sont les autres ? Moi je je voudrais bien qu'on qu'on s'interroge et qu'on regarde ce qui se passe ailleurs.
Et en réalité si on doit bouger, d'ailleurs le Premier ministre l'avait dit, si on doit augmenter certains impôts, il faut aussi être capable d'en baisser d'autres. C'est donc c'est pas un problème de recette. Faut protester que les ultra riches soient moins imposés que les français de manière générale.
C'est drôle parce que quand comme moi et quand un certain nombre de gens mais dans ce cas-là, moi je préférais qu'on soit oui mais c'est pas parce que les gens répètent, c'est pas parce que la gauche répète à l'infini les mêmes choses que ça correspond à une réalité. Moi, je préférerais même avoir un impôt proportionnel si on veut s'assurer que tout le monde participe de la même façon. Maintenant, la gauche qui a toujours été pour l'impôt redistributif, pour l'impôt progressif, nous dit que bah en fait, il est pas vraiment progressif. on y comprend plus rien.
Il faudrait savoir où on habite. Et puis je rappelle que ceux qui créent la richesse dans notre pays sont les entrepreneurs, les chefs d'entreprise parce que c'est cette richesse-là qu'on arrive à redistribuer ensuite. Glut a été a été rejetée euh c'est une victoire pour vous pour les républicains sur la base d'un amendement que j'avais déposé.
Voilà, il faut pas la remplacer par un autre dispositif pour vous. Euh l'affaire est close sur euh pour trouver des nouvelles recettes dans cette population là des ultra riches. Sais, je voudrais dire je voudrais dire aux Français et aux Français que il faut se méfier des solutions de facilité.
En fait, il faut qu'ils se rendent compte que en leur disant ça, en leur disant "Vous inquiétez pas, c'est pas à vous qu'on va prendre l'argent, mais c'est à des gens qui sont beaucoup plus riches que vous, mais à la fin qui paye." C'est toujours les Français et les Français de la classe moyenne qui payent. L'année dernière, avec cette même logique, on s'est retrouvé avec 60 milliards d'impôts supplémentaires votés par la euh la France insoumise et le Rassemblement national.
Et c'était sur le logement, sur le logement principal, sur le logement secondaire, sur euh même sur le logement HLM, sur les Français de l'étranger, sur les entreprises à l'issue des débats en commission, ça n'a pas été euh le budget voté. Mais bien sûr, heureusement parce que mais parce qu'il y avait le 493 et aujourd'hui les Français et les Français ont dans l'idée que le 493, c'est un truc très négatif qui pénalise les Français et les Français. Franceoumise national vont finir par le 493 populaire parce que quand on a plus de 493 qu'est-ce qui sort de la machine à laver une fois que ça a fait 1600 tours minute ?
Bah parfois tout est n'importe quoi. Donc il faut se méfier de ces solutions de facilité. Quand on vous dit que en fait c'est un problème de recette, ça veut dire vous inquiétez pas dormez braves gens, il y a pas besoin de baisser la dépense publique.
Mais c'est faux. et tous les autres pays européens qui s'en sont sortis ont baissé la dépense publique. Alors, vous parlez beaucoup de du Rassemblée nationale et la France insoumise, on va parler euh des Républicain.
Vous, vous auriez euh aimé que le 493 soit maintenu ? Alors, c'est une armre constitutionnelle, donc euh il y a pas de problème là-dessus, mais vous auriez préféré que ce débat se déroule avec le 493 éventuellement comme une épée de damoclè. Vous pensez que ça va changer le débat ?
Bien sûr. Non, bien sûr que c'est pas la solution la solution révèle le 493. Ce qu'on préférait, c'est avoir des gens de bonne volonté qui soient capable de faire des des compromis, des consensus pour arriver dans l'intérêt général à trouver les bonnes solutions.
Mais même quand il y a des choses qui sont évidentes comme celle que je rappelle, pays le plus taxé du monde, pays qui redistribue le plus, pays qui dépense le plus, on est encore à se demander s'il faut pas augmenter la dépense publique en suspendant, en abrant les retraites et s'il faut pas aller taxer encore plus histoire d'étouffer encore définitivement l'activité en France et la croissance. On marche complètement sur la tête. Donc il faut trouver des solutions.
Mais les solutions, nous on les a, on les propose et puis ça va préparer les Français au grand débat de 2027. Parce que si on en est là, c'est parce qu'en 2022 et en 2017, il y a eu deux élections présidentielles ratées où on s'est pas posé les vraies questions et dans un pays euh qui est en déficit depuis plus de 50 ans, il est temps de se les poser. Alors le débat, je l'ai dit en discussion générale commence cet après-midi avec un discours du du premier ministre.
Est-ce que je me trompe si je dis que ce volet recette a peu de chance d'être voté ou est-ce que vous chez les républicains, vous pensez qu'il y a encore du grain à moudre et peut-être à arriver à le voter ? Parce que ne pas voter le budget ou s'abstenir, c'est faire partie de l'opposition. Est-ce que vous êtes prêt à être dans l'opposition ?
Ce que je moi je suis d'un naturel toujours optimiste. Donc j'espère qu'il y a des solutions et j'espère que chacun va prendre ses responsabilités. Le gouvernement essaie de faire des efforts.
Nous, on considère que le compte n'y est pas encore mais on était pas très loin. Vous savez par exemple, on avait déposé avec leur invoqué, mes collègues de la droite républicaine un amendement pour revenir sur le gel du barême de l'impôt sur le revenu. Concrètement pour éviter une augmentation d'impôts pour tous les Français qui travaillent et qui sont soumis à l'impôt sur le revenu.
Cet amendement était en train de passer. Il a été rejeté uniquement parce que le Rassemblement national qui pourtant avait exactement le même n'a pas voté le nôtre. Donc tout ça, ces petites magouilles politiciennes, les gens n'en peuvent plus.
Et si on arrive euh et on était pas très loin à faire passer le rejet de la taxe euh le de revenir sur l'abattement euh euh des 10 % pour les retraités, euh nous on a réussi par exemple à faire maintenir le les allègements d'impôts pour les familles qui ont des collégiens, des lycéens et des enfants en études universitaire. Si en plus de ça, on arrive à rétablir euh le le l'indexation du barême de l'impôt sur le revenu, alors on aura une partie recette beaucoup plus votable. Et en face, nous on propose des vraies baisses de dépenses parce que c'est ça l'équilibre auquel on veut parvenir sur l'immigration. sur l'assistana et puis également sur l'administration administrante comme on dit et notamment ces fameuses agences ou quand vous dites la Sistana, je je qu'on précise les choses, vous voulez plafonner euh les allocations queles qu'elles soient, vous parlez d'assistana, c'est signé Laurent Voquier, mais vous voulez les plafonner quel que soit le type d'allocation, vous savez, on n'est pas les seuls on n'est pas le seul à le dire qu'il y a quand même un problème dans notre pays quand euh c'est pour ça que je me permets de préciser.
Bien sûr, il faut il faut expliquer les choses. Nous, on considère que il n'est pas normal quand on bénéficie des revenus de l'assistance de finir par gagner davantage ou d'avoir davantage de restes à vivre que des gens qui font l'effort d'aller travailler. On est dans une situation où il y a des tas de secteurs en tension, des chefs d'entreprise, des collectivités, des associations qui n'arrivent pas à recruter.
Donc tant qu'on est dans cette situation, il faut faire en sorte de limiter les revenus de l'assistance pour faire en sorte que aller travailler soit toujours plus avantageux et qui qu'on récompense davantage le travail. En baissant la redistribution, on a la possibilité d'augmenter euh le le reste à vivre de ceux qui travaillent. Euh moins de charge, moins de cotisation et plus euh de de salaire net.
L'écart entre le net et le brut aujourd'hui est beaucoup trop important. Il faut le réduire et ça ça ne peut se faire qu'en ayant le courage de limiter les revenus de l'assistance. et nous propose 70 % du allocation sociale unique plafonnée.
Un petit mot sur la suspension des retraites, ce sera dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Vous voterez cet amendement ou pas ? Écoutez, pour l'instant, on va voir exactement ce qu'il y a dans le texte et puis surtout ce qui va sortir du débat parce que je rappelle qu'entre le texte initial qui est proposé, même rectifié, et ce qui va sortir, on peut avoir deux planètes d'écart.
Donc une fois qu'on saura exactement comment le texte atterrit, on pourra dire ce qui est votable et ce qui ne l'est pas. Alors, un petit mot sur les ministres qui ont été suspendus euh du parti. Vous considérez que c'est normal euh que des ministres euh des Républicains étaient été suspendus.
Vous en pensez quoi vous à titre personnel ? Écoutez, moi je considère queavec les députés de la droite républicaine, on a su faire la part des choses depuis le début euh quand on a envoyé Michel Barnier pour diriger le pays à la tête du gouvernement. Quand on a alors que l'histoire d'amour avec François Bairou était quand même pas totalement évidente avec beaucoup de passifs, on a su lui apporter un soutien constructif pour faire en sorte de ne pas se retrouver avec la gauche au pouvoir et moi, je préfère avoir Annie Jeunevar plutôt que Sandrine Rousseau.
Je préfère avoir Vincent Jambrain au Philippe Tabarot que Louis Boyard et je pense que les Français et les Français aussi. Donc euh ce sont euh tous des amis et euh je pense que ils savent faire la part des choses. Ils avaient d'ailleurs d'eux-même pris la décision de se mettre en retrait pour que voilà chacun soit dans son rôle et que personne ne soit pénalisé et je pense qu'ils ont euh toutes et tous le sens de l'intérêt général.
Jean-Der, je vous remercie d'être passé ce matin sur France info. Merci à vous. Merci beaucoup et merci à Jean-Di Berger d'avoir été invité euh de la matinale de France info qui se poursuit dans un instant avec un un nouveau journal et Guimetard qui nous attend.
à tout de suite.
Jean-Didier Berger