RUFFIN - "CE CÉSAR, JE VOUS LE DOIS !" - MEETING DE LONGUEAU
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
en fait je voulais vous projeter un extrait de la vie est belle de de Franck Capra mais je crois que contenu de la taille de l'écran et on a un problème c'est qu'il y a trop de monde ce soir quoi donc contenu de la taille de l'écran du fait que ça soit soustitré que la sono est pas terrible je vais si on veut bien allumer la lumière je vais vous dire ce que dit pourquoi j'ai choisi cet extrait d'abord parce que quand même si on est là c'est aussi parce que il y a eu du cinéma donc c'était pour rendre quelque part ça aussi cinéma c'était pour et que que raconte l'extrait qu'on est en train de voir voir derrière vous le voyez pas parce que c'est allumé bon bah d'accord B allez réteins la lumière mainant alors là vous vous avez George George je vous fais en commentaire c'est quand même rare voilà George il est banquier mais c'était un banquier sympa donc c'est un banquier ruiné et là là c'est son ange gardien et ben et là son ange regardez George il s'apprête à se suicider parce qu'il est ruiné du coup ça va mal avec sa femme il vient de planter sa bagnole dans un parce que il est rond comme une queue de pelle et boum il est prêt à plonger à suicider qu'est-ce qui se passe son son ange saute à sa place son ange saute à sa place que fait George il crie donc l'ange l'ange il sait pas que c'est son ange il l'a jamais rencontré George il passe par-dessus la rambarde il saute et il va sauver son ange et il s'ensuit un dialogue ensuite on va arrêter là mais il s'ensuit un dialogue dans la petite cahute qu'on voit là don on vient de voir la fenêtre où l'ange dit je t'ai bien sauvé quand même et George dit mais attends mais attends tu es complètement malade c'est moi qui t'ai sauvé non non non non il dit moi c'est moi qui t'ai sauvé en te laissant me sauver et ouais c'est c'est pas mal hein et si on veut rallumer la lumière parce que mes notes j'ai quand même quelques notes et et c'est le sens que j'ai envie de donner à notre soirée donc voilà je sais gueuler contre le capital et puis tout ça mais c'est bien qu'on sache qu'on montre qu' qu'on sait gueuler mais qu'on sait faire autre chose on veut pas me rallumer la lumière on veut pas que je voie mes notes c'est pas possible ça non bon non c'est pas possible retour la lumière bon c'est bien moi je crois que comme l'ange on se sauve en sauvant les autres et vous savez quand on regarde merci patron on peut dire ah François il sauve les j'ai beaucoup entendu ça mais il faut savoir que les clur m'ont sauvé aussi moi quand je démarre merci patron j'ai le moral dans les chaussettes et je décide de faire merci patron parce que j'ai cette chanson de Bobby la pointe qui me tourne dans l'esprit qui est j'ai fantaisie de mettre dans ma vie un petit brin de Fantasie youi youi et donc de dire bah voilà c'est justement parce que je suis dans le noir je vais aller vers de la couleur et donc je me souviens la première séquence qu'on tourne en vérité la première séquence qui est tourné c'est la sence en Belgique on va voir le siège de là où Bernard Arnaud il fait toute sa défiscalisation c'est un jour il fait le même temps que dans le film de Capra là il neige on a du vent de face et [ __ ] il fait le même temps dans dans la dans Bruxelles qu'il fait sur mon cœur quoi et donc je suis complètement déprimé je me dis bon maintenant il va falloir faire de l'humour donc et ceci dit on se prend en jeu et ce sont les clur c'est mariehélène c'est Catherine ier c'est Madeleine Charton donc la délégué de la Samaritaine c'est marcoovand S qui m'aide à à à surmonter mon ma propre ma propre mon propre désespoir c'est un mot qui est un peu fort mais mais tout ça et et parce que en faisant ce film d'une part je trouve une fraternité et je pense que si vous êtes là ce soir c'est aussi par désir de fraternité et je trouve une raison d'être c'est-à-dire que voilà c'est quelque chose fair vous savez je le fais depuis 18 ans donc faire que faakir à un moment il faut que je trouve une autre raison d'être et donc je trouve une raison d'être en faisant ce film et en me bagarrant pour la familleclure et donc vraiment c'est finalement c'est eux qui me sauvent aussi bon ceci dit c'est pas une surprise pour moi de me sauver par les autres je dirais que quelque part faakir en permanence c'est par les autres je sais que quand je vais pas bien il faut que je parte en reportage et que j'aille voir les autres quoi et quand je pars en reportage et ben déjà rien que de voir les autres ça me remonte le moral donc voilà c'est la première raison pour laquelle je considère que je vous dois ce César euh parce que je j'espère que dans la salle il y a un paquet de Catherine de Marieline de Marco de Madeleine et ainsi de suite et si vous êtes si vous êtes pas encore des Catherines des marie-hélè et des Marc ou des anges gardiens vous pouvez vous avez encore le temps de le devenir euh et euh et et et ben voilà je pense que je donc je c'est pour ça que je souhaite le partager avec vous ce César et euh je pense que la meilleure de manière de le partager c'est de partager euh la prise de parole euh de pouvoir mettre des visages des noms de rendre la parole à un certain nombre de personnes donc c'est pour ça que pendant la soirée moi je vais faire des interventions mais ce qui est prioriser la priorité c'est de donner la parole à un certain nombre de de lutteurs ou de gens qui qui sont dans le dur aujourd'hui alors après on fera l'usage qu'on veut de ce de ce César on pourra l'utiliser pour leur beauté le cul éventuellement ça peut être une arme ou bien comme pavé dans les manifes on verra bien ce qu'on en fera la deuxième raison pour laquelle ce C ce César moi je vous le dois je vais vous dire c'est quand même un grand paradoxe dans l'histoire de ce film c'est que on n' pas reçu 1 € du CNC du Centre national de la cinématographie pour faire ce film et on récolte un César à la fin et il y a c'est que entre les deux bon euh on va faire un coin on va faire un coin selfie à la fin il y avait ça au départ quoi c'était pas pour le faire pendant le truc euh c'est que entre les deux il y a il y a eu une série de batailles qui ont été livrées pour que ce film existe et qu'il soit vu en masse et que c'est cette série cette série de bataill vous y avez ce sont les gens qui ont participé euh parce que au départ vous savez je fais un film sur une délocalisation dans une usine d'une usine textile dans le Nord avec des ouvriers donc la perspective pour que ce film soit vu massivement et qu'il entre dans les scénacles Parisiens est quand même relativement limité euh alors l'arme ça a été vous alors ça était vous sur le financement vous au sens large c'est-à-dire que ça a été toute des des gens de toute la France qui se sont saisis de ça le financement c'est ce ce sont des gens comme vous qui l'ont financé l'ébullition on a remis euh euh le on a remis on a donné des tractes et puis tout ça et ce sont des gens normaux qui ont fait tout le travail pour faire exister le film auprès de leur salle de cinéma lu demander que la salle de cinéma prenne le film et tout ça et par exemple j'ai en mémoire euh bon ça va être dur les camarades parce que la sono est mauvaise donc euh j'ai en mémoire une séance par exemple je veux donner rappeler qu'il y a des anonymes qui ont fait ce boulot et leur donner des noms j'ai en mémoire une une séance par exemple à Chambéry où ils avaient prévu une salle et on s'est retrouvé à la projeté dans deux salles en même temps deux fois d'affilé c'était un bordel monstre et pourquoi parce que les gens charméry avaient fait le boulot pour que ça existe en amont avant qu'il ça soit public et donc là je sal Jean-Pierre delbonel qui est un mec qui qui qui est engagé là-bas Claude secrétaire de l'ulcgt Patrice de lastastré c'est un exploitant de salle mais ça veut dire qu'il y a des il y a des salariés qui ont fait qui ont énormément fait le boulot aussi en tant qu'exploitant pour faire exister le film et on a la chance en France d'avoir un réseau de salle de cinéma qui est pas seulement Gomon et ainsi de suite pour faire exister ce genre de film je me souviens d'avoir une discussion avec avec le les dirigeants de attaque qui disaient il voulait pas soutenir le film parce qu'il pensait que c'était pas un film vraiment politique donc ils ont ils ont choisi de pas soutenir le film je leur ai dit vous verrez vous serez débordé par votre base et c'est ce qui s'est passé à Attac et dans plein d'organisations c'est que c'est la base des organisations qui ont qui se sont saisies du film et je pense que ça peut être un problème chez les militants auquels il faut veiller et quand on vient dirigeant des militants c'est d'être quelque part amputé d'un sentiment du populaire de qu'est-ce qui est populaire qu'est-ce qui peut marcher et je je pense qu'il y a euh euh l'activité militante peut être une activité vachement cérébralisée qui fait qu'on sent pas que un film comme celui-là ça remue au niveau des affects ça donne du rire ça porte des larmes ça porte de la joie ça appte tout ça et qu'on en reste à un strict raisonnement sur mais est-ce que c'est vraiment un film syndical où est la force collective enin voyez et donc je pense alors là j'ai une citation de gramchi si vous voulez parce que je peux faire mon intell aussi de temps en temps qui dit l'erreur de l'intellectuel consiste à croire qu'on peut savoir sans comprendre et surtout sans ressentir et sans être passionné et je pense que les passions les affects et tout ça ça fait aussi partie de la vie politique et faut et qu'il faut en tenir compte alors ensuite ouais les gens les les gens les gens ils se sont mobilisés à tous les moments donc je disais pour la levée de fond pour le faire exister en salle mais on savait qu'on avait un gros obstacle qui était l'obstacle des médias et je veux dire par exemple quand il y a eu la séquence avec Jean-Michel laapathie qui où europin refuse de me recevoir pourquoi europin donc s dit la direction d'uropin refuse que je passe à l'antenne qu'est-ce qui se passe les pages facebook ça déborde des pages facebook ça déborde des ton compes Twitter et tout ça donc c'est une autre mobilisation que la rue mais qui fait que ils sont obligés ils sont finalement contraints de me recevoir sinon ils paraissent ridiculle c'est toujours les gens qui là en l'occurrence ont joué contre lag garder et Bernard Arnaud et qui ont vaincu l'argent et qui ont fait que j'ai pu aller remettre mon OS en plastique à Jean-Michel à pati euh et ça a été un tel je veux dire ça a été un tel succès ce film dans les salles de cinéma avec 500000 entrées ce qui pour un documentaire est exceptionnel mais aussi en dehors des cinémas puisque il y a eu évidemment des projections sur les places publiques mais ça a été aussi le cas dans les bourses du travail il y a des gens qui en car vous savez les cars qui montaient en manifestation depuis la province qui mon monter en manifestation contre la loi de travail il projetaient le film dans l'cart pour se donner du bom au cœur avant d'aller en manif c'est vachement bon moi ça vaut plus qu'un César ce genre de de de chos là et c'est ça qui fait que quelque part le monde du cinema a été condamné alors que c'était pas son truc parce que ce film est trop populaire pour eux et bien ils ont été condamnés à me nommer pour les Césars mais c'est seulement nommé et après pourquoi ils m'ont pourquoi j'ai été élu parce que il y a une lutte des classes internes au cinéma aussi c'est-à-dire que c'est un le panel c'est pas 30 bonhommes qui se réunissent dans une salle qui délivr les Césars c'est 4000 personnes 4000 personnes ça veut dire que dedans vous avez des projectionnistes vous avez des techniciens du cinéma vous avez des ouvreuses vous avez des gens comme ça qui qui peuvent voter aussi et il est évident que par exemple sur RTL Patrice lecte qui donc au moment où je fais mon discours apparemment sur RTL ils ont coupé le truc ils ont pas diffusé mon discours en disant il y a un moment polémique on va passer la publicité et bien Patrice lecte qui était invité a dit oui mais ça c'est pas vraiment un film alors que moi je revendique aussi le côté artistique de mon film et je les emmerde voilà mais mais Patrice lecte a dit c'est pas vraiment un film et en gros ce sont les tacherons du cinéma qui ont décidé de choisir ce film là et ben je suis fier d' d'avoir été choisi par les tacherons du [Applaudissements] cinéma alors vous savezand appudi et je m'y attendais pas mais quand je dis voilà les acteurs il pourrai très bien être délocalisés en Roumanie là et que je suis applaudi par la salle après il y a des gens sur Twitter je trouve que les gens ils sont méchants sur facebook moi je trouve ils disent VO regardez c'est des sales hypotrites en vérité bon ben moi je reçois pas les choses comme ça moi je dis bah voilà à un moment j'ai réussi aussi à toucher le public qui est en face de moi et qui pas forcément un public adversaire vous savez il y a des gens qui qui louent un dans dans les 1400 personnes qui se retrouvent sal playel il y a peut-être une fraction qui est très liée à l'oligarchie mais il y a des gens qui ont un costume de soirée pour seulement ce soir-là aussi euh il y a des voilà c'est fait de ça aussi cet univers là et je pense que si on on les conçoit uniquement comme des ennemis ça veut dire qu'on est pas dans une stratégie que je dirais je cité gramchi mais dansun stratégie hégémonique c'est-à-dire d'être capable de parler à tout le monde et d'être capable de de se faire comprendre de tout le monde et aujourd'hui moi je veux pas parler à à un ghetto à nous-même je veux qu'on soit capable de parler à tout le monde donc quand on est applaudi sur ce type de discours là il faut s'en réjouir et c'est tout euh aujourd'hui aujourd'hui à Longo c'est je je on est on a vocation à être majoritaire nous sommes majoritaires dans le pays nous sommes la majorité ce sont eux les minorités donc si on a vocation à être majoritaire estce que qu'on peut se dire que ce soir quand on voit le monde qu'il y a ici à long nous sommes la gauche mais nous sommes aussi la France et si on veut être ça et ben il faut il faut avoir un discours qui permette de parler à tout le monde et y compris dans cette salle qui est la salle playel où il y a une partie de l'oligarchie mais il y a des gens qui sont qui sont différents bref euh ce César je vous le dois parce que ce sont des gens comme vous qui se sont bougés le cul à peau à Carcassonne et j'ai des visages en mémoire de gens qui se sont emmerdés à aller faire du tractage à envoyer des messages sur les réseaux sociaux et tout ça pour faire exister le film et le le rendre quelque part incontournable y compris par des gens qui n'en voulaient pas non je vais dire un truc déjà l'effet surprise que ça produ ce ce discours là ça signifie quelque chose oh Fifi qui me le dit d'accord si c'est Fifi c'est différent ça produit ça signifie quelque chose sur le degré de censure et d'autocensure de l'univers télévisuel le le fait que ça soit comme une surprise ça devrait arriver tous les jours ce genre de discours là on devrait pouvoir l'entendre de manière régulière et le fait que ça soit comme par effraction et ben ça signifie voilà le fait qu'on me recadre le t-shirt vous imaginez un t-shirt i love Vincent c'est déjà trop révolutionnaire pour être supporté par Canal Plus et derrière j'ai pas je suis pas en replay sur le site de Canal enfin je m'en fous hein j'en ai rien à battre mais je veux dire ça signifie quelque chose sur le voilà sur cette censure qui est quand même à l'œuvre et et moi je CITIS toujours Xavier Mathieu hein le passage Xavier Mathieu devant David Pujadas quand il lui réplique mais la violence qui c'est la violence donc le délégué de Continental où est-ce qu'elle est la violence et c'est comme si on et voilà moi ça m'avait fait un choc et j'étais super content de cette scène làà et c'est comme si on avait le droit de temps en temps à des éclairs dans la nuit mais on est quand même dans la nuit télévisuel on est quand même dans la nuit médiatique où ça ça n'est qu'une exception et à à mon avis ça devrait être la règle voilà c'est la première chose que je voulais dire après bon il y a plein de gens qui m'ont dit qu'est-ce que c'était courageux et tout ça bof vous savez non vraiment faut pas se la raconter et ensuite ça me fait penser quand j'allais au Glière donc il y a un haut lieu de la résistance dans les Alpes et où les gens ils me disaient voilà vous êtes un nouveau résistant bah faut arrêter de se raconter les les résistants ils avaient affronté les nazis et c'était quand même une autre paire de manches que d'All avoir affronté les caméra de de Canal Plus et George Tounet quoi donc non je je vourais même dire l'inverse je ne suis pas un héros euh je ouais je mais je sais pas chanter comme Balavoine et j'espère pas terminer comme lui par ailleurs mais euh au contraire je suis comme chacun d'entre vous un individu qui est pris par le doute l'incertitude voir la peur et ainsi de suite ouais qu'est-ce qu'il y a camarade ouais les héros c'est ceux qui font ce qu'ils peuvent alors ouais je fais du mieux que je peux ça c'est vrai enfin c'est vrai j'espère que c'est vrai j'en sais rien mais et je veux dire juste de où je pars moi quand j'étais jeune mais c'était un absolu manque de confiance en moi que j'avais c'était une grande révolte solitaire et à la limite une telle timidité que j'osais pas aller a acheter le pain oui j'en étais presque là et je pars de là alors qu'est-ce qui fait que de là je vais Inter appeler le président de la République en direct sur Canal plus pourquoi il y a ce courage euh et pourquoi il y a ce courage aussi ce soir parce que après tout je vous redoute autant que euh d'abord d'abord s'il y a ça si j'ai pu faire ça c'est parce que je me suis jamais senti tout seul je vous je vous ai senti avec moi et je veux dire je vous sens avec moi depuis un bail pas vous seulement mais des milliers de personnes dans les manifes et ainsi de suite je me sens porté par vous et protégé par vous et qui fait que ça me donne une audace un courage de le faire en effet parce que je me sens pas tout seul alors comment ça a été bah d'abord j'ai une équipe autour de moi et il faut les saluer l'équipe salarié donc Joanna Sylvain Vincent Baptiste Magali donc il y a les salariés et il y a aussi plein de bénévoles et il me supporte ça veut dire qu'il me soutiennent mais il me tolèent aussi et c'est pas évident tous les jours ensuite pour cette campagne oui mais je me sens soutenu bah je vois Brigitte je vois Florence je m'excuse je pas citer tout le monde mais je vois Grégoire je vois Annie je vois plein de gens que je qui sont autour de moi il y a Fifi qui était là il y a un instant tu prends un Fifi tu prends deux Fabiens et puis tout ça ils arrivent à t'allumer le bazar non mais voilà donc je me sens soutenu par par je suis pas je me sens pas tout seul et ça c'est vachement important et puis bon par ailleurs je veux dire depuis un an je reçois des milliers de remerciements je veux dire j'ai fait la manif je crois que c'était le 15 juin ou 10 juin l'année dernière à Paris j'ai l'impression d'être le général de Goul au moment de où où la libération quoi c'était des acolat des selfies des machins tout ça en permanence il vous en reste quelque chose ça enfin ça ça change le regard qu'on peut porter sur soi-même la semaine d'avant les Césars on met 600 personnes à Flic secours comment vous voulez que je me sente tout seul comment vous voulez que je me sente pas pousser quand il y a 600 personnes à fix secours il y a le bon accueil que j'ai reçu chez whpool au fur et à mesure et qui fait que je peux me sentir légitime comme étant quelque part un porte-parole de whirpool parce que j'ai eu ce bon accueil parce que j'avais eu le sentiment que ce que j'avais à dire c'était ce que eux-mêmes auraient voulu dire et donc voilà et donc tout ça c'est tout ça donc c'est vous c'est vous qui me poussez et c'est vous qui m'encouragez euh et puis si j'ai ces mots-là à ce moment-là je veux dire ça fait 18 ans que je fais ce métier euh ça fait 18 ans que je suis allé chez abéia que je suis allé oui au lav-elinge chez whirpool que j'ai vu les Parisau siège de France que j'ai vu tout ça à force de rencontre ou les AVS il y a pas que les industries mais à force de rencontre évidemment que ça infuse en moi et que les mots des gens les sentiments des gens les aspirations des gens et ben je suis comme une une éponge et je l'ai fait un peu mienne même si moi je ne suis pas un fils du peuple je ne suis pas le peuple je suis peut-être un petit fils du peuple davantage mais mais mais voilà ça infuse ça ça ça me transforme ça me ça fait que quand je vais parler là je sais que je parle au nom de centaines de noms de centaines de visages que j'ai sous les yeux c'est toujours différent de dire la précarité ou d'avoir la famille Clure à défendre et donc je suis je suis nourri de cette manière là enfin pour terminer à chaque coup dur depuis des années parce que il y a quand même eu des coups durs dans l'histoire de faakir il y a eu des procès avec casino et tout ça les gens autour de moi ont toujours répondu présent ça veut dire il y a tout un travail à faire pour que il y a rien de spontané mais il y a toujours quand il y a eu besoin de solidarité j'ai toujours ressenti qu'il y avait la possibilité que cette solidarité existe autour de moi et y compris je le dirais Gilles Balbastre est pas là ce soir mais c'est important aussi d'avoir dans son métier des gens qui vous soutiennent et je je veux citer Serge Alimi qui a beaucoup compté dans mon parcours Daniel Mermet euh euh voilà pierre Rimbert des gens comme ça avec qui vous savez on a un parcours qui est quand même marqué pour ma part par la précarité par l'incertitude par le fait qu'il y a des hauts et des bas et tout ça et le fait d'avoir un groupe comme ça solidaire autour de vous qui vous rassure et vous vous permet de de d'apprivoiser un certain parcours professionnel et ben c'est c'est une chance aussi que j'ai eu dans mon histoire et enfin euh le ça tout ça a renforcé ma confiance c'està direire que moi c'est pas le problème de crise prise de conscience je l'ai la conscience que le monde va pas bien mais c'est la prise de confiance que je peux un peu le changer alors pas tout seul avec vous mais il y a voilà donc ce César c'est pour ça que je vous le remets à nouveau et qu'il est le vôre parce que il y aurait pas eu ce discours César là si j'avais pas pu sentir que pendant des années vous il avez pas eu des des centaines voire des milliers de gens qui étaient à mes côté et que je les représenter quoi voilà je vous remercie en tout cas vous m'avez donné cette force
François Ruffin