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interviewLe Média — Podcasts· 12 mai 2025 18 min

Seul contre tous ! Comment Bayrou s'est mis à dos les députés

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

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Votre engagement fait la différence, alors n'hésitez plus, passez à l'action. Au sommaire, il les rend fous. François Bayrou sème la zizanie parmi les députés. Entre sa proposition de référendum sur le budget et des critiques qui passent mal, on souffle le chaud et le froid du côté du gouvernement et des députés. Nils nous racontera les dessous de ces rapports toujours plus tendus. On parlera du sort du député LFI Andy Kerbrat qui continue de faire des remous chez les insoumis. Andy Kerbrat accusé d'avoir utilisé ses frais de mandat pour financer des achats de stupéfiants, accusation qu'il dément formellement.

Le parlementaire a pourtant écopé d'une peine qui lui interdit de venir à l'Assemblée nationale pendant 15 jours et divise ses indemnités par deux. Un cas loin d'être évident à gérer pour son parti. Nils nous en dira plus. Salut Nils. Salut Fabrice, salut à tous et à toutes. Alors rien ne va plus, Nils, entre les députés et François Bayrou.

1:50
Locuteur 5

Oui, c'est le cas de le dire. On a un Premier ministre qui est déjà affaibli par le scandale Bétarame qui n'a pas de majorité à l'Assemblée, comme Emmanuel Macron d'ailleurs. Et il a braqué cette fois les parlementaires avec une proposition de référendum sur le budget. Et ce n'est pas un hasard, évidemment. Il a annoncé cette proposition, je te le donne dans le mille, dans le journal d'extrême droite, le JDD, en annonçant la couleur. Voilà, pour réduire le déficit, il faut une baisse déterminée des dépenses, une simplification, une meilleure efficacité de l'État et de l'action publique en général. Mais malheureusement, la solution n'est pas dans de nouveaux impôts ouf.

Les ultra-riches peuvent souffler. Alors bon, ça a beaucoup énervé les députés. Déjà parce que le budget, c'est leur mission principale. Ils sont élus aussi et surtout pour ça par le peuple français qu'ils représentent. Mais en plus, rappelez-vous, les Français ont déjà voté, ont revoté après la dissolution en 2024. Et ils ont clairement infligé une défaite cuisante à Emmanuel Macron et à sa politique d'austérité. Et donc, les faire repasser aux urnes sur une question budgétaire, ça semble au minimum gonflé. Et même dans son parti, le modem, ça râle en interne.

C'est l'ancien député Jean-Louis Bourlange, qui est désormais retraité, et donc qui a retrouvé toute sa liberté de parole, qui a dénoncé ce recours au référendum voulu par Bayrou dans une interview à L'Express, qu'il qualifie, je cite, « d'attrape-nigot et de vote croupion », selon lui. Voilà, donc ça veut tout dire. Mais en plus, Bayrou accuse les députés de ne pas assez travailler. Oui, pour Bayrou, les députés ne sont pas assez présents dans l'hémicycle. Ils voulaient d'ailleurs les faire travailler pendant les ponts de mai, ce qu'ils ont refusé. Donc, les députés ont été convoqués deux samedis consécutifs. Et d'ailleurs, c'est un discours qu'il tenait déjà avant sa nomination.

Il avait annoncé la couleur sur un supposé absentéisme dans une tribune dans le Figaro, un mois avant d'être nommé à Matignon. Et donc, il a remis ça lundi dernier, le 28 avril. Il ouvrait le débat sur la souveraineté énergétique de la France. Gros malaise, il faut bien le dire, quand il est monté à la tribune, regardez. Voilà, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas foule. Alors, il a tenté l'ironie avec une petite pirouette. Écoutez notre Premier ministre.

4:18
Locuteur 7

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, l'importance de ce débat n'échappera à personne. Il suffit de jeter un coup d'œil périphérique pour savoir à quel point nous sommes les uns et les autres préoccupés par cette question centrale de notre souveraineté énergétique.

4:45
Locuteur 5

Voilà, sauf que c'est une critique qui ne passe pas du tout auprès des députés, qui estiment quand même dans l'ensemble qu'ils travaillent bien assez comme ça, notamment depuis qu'ils doivent travailler de nuit. Une habitude qui a été instaurée par Macron façon Startup Nation, car les députés ne font pas que siéger dans l'hémicycle, évidemment, pour faire les mots devant les caméras. Ils vont aussi parfois en commission pour travailler sur les textes avant leur examen collégial ou sur des rapports parlementaires. Et puis, ils ont aussi tout un travail de terrain, puisqu'ils sont censés sillonner leurs circonscriptions à la rencontre de leurs électeurs, tout ça sur leur temps de travail.

Et donc, un député de gauche un peu vexé quand même m'explique qu'on ne peut pas se dédoubler et se retrouver partout en même temps, après avoir entendu les propos du Premier ministre à l'Assemblée. D'ailleurs, jamais un paradoxe près. Le même Bayrou, dans sa tribune au Figaro, dénonçait justement ses séances de nuit interminables et cette charge de travail qui s'était accrue lors des dernières mandatures. Donc, bon, allez chercher la logique. Mais en tout cas, pour le Premier ministre, il faudrait regrouper les votes des textes et des amendements des députés en une seule demi-journée, par exemple le jeudi après-midi, et arrêter les délégations de vote, comme c'est le cas actuellement.

La présence physique du parlementaire devient obligatoire au moment du vote et tous les scrutins sont publics. C'est ce que voudrait le Premier ministre. C'est ce qu'il expliquait déjà dans le Figaro, en prenant exemple sur le Parlement européen.

6:10
Présentateur

Et on sait ce qu'en pense Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, elle qui est assez soucieuse sur ses prérogatives.

6:20
Locuteur 5

Oui, on se rappelle qu'elle aime beaucoup sanctionner les députés, notamment les députés de gauche. Alors, on me dit qu'elle est très agacée par les manœuvres de Bayrou, pour détourner ce qu'elle considère comme un détournement des vraies questions qui devraient être posées par les parlementaires sur le budget. Et elle, elle réclame au contraire l'ouverture d'une session extraordinaire pendant l'été. On l'écoute.

6:41
François Bayrou

Le 14 juillet, François Bayrou présentera les grandes lignes de son budget 2026. Nous verrons bien ce qu'il contient. Est-ce qu'il y aura une session extraordinaire en juillet à l'Assemblée ?

6:53
Locuteur 1

Alors, je ne sais pas, mais je la souhaite parce que nous avons un certain nombre de textes qu'il nous faut finir d'examiner. Et je crains que nous n'ayons pas le temps jusqu'au 30 juin.

7:04
Locuteur 5

Voilà, donc les députés n'hésitent pas directement à accuser Bayrou de mauvaise foi, car c'est le gouvernement qui fixe l'agenda parlementaire. Et c'est justement François Bayrou qui l'a tellement rempli qu'il n'y a plus de place jusqu'au 30 juin. Jugez plus tôt, je vous fais cette liste. Projet de loi sur la simplification, bon, ça fait 30 ans qu'on nous parle de simplification, mais voilà, on continue de vouloir simplifier. Discussion sur la fin de vie, un texte quand même très délicat et très controversé, donc qui dit controverse dit débat en longueur. La fin du conclave sur les retraites, qu'on a un petit peu oublié, mais qui se déroule toujours.

Un texte sur la proportionnelle, pour faire plaisir au RN, mais aussi la réforme du l'audiovisuel qui a été retirée, mais que Macron veut absolument faire adopter après un premier échec de Rachida Dati, la ministre de la Culture a annoncé donc que le texte reviendrait. À cela s'ajoute l'Assemblée parlementaire de la francophonie, donc c'est toute une organisation en juillet qui va se tenir à Paris, et notamment à l'Assemblée, donc impossible à ce moment-là pour les députés de siéger, puisqu'il y aura des députés de plus de 90 pays. Bref, pour les députés, Bayrou a créé lui-même les conditions du carreau.

8:17
Présentateur

Bon, ambiance explosive donc cette semaine après cette proposition, choc, mais est-ce que François Bayrou n'aurait pas autre chose derrière la tête ?

8:26
Locuteur 5

Ben si, bien sûr, François Bayrou n'a aucune raison de se rendre au Palais Bourbon, siège des députés. Chaque jour, loin de l'Assemblée, est une journée de gagné, c'est ce que me disait le conseiller d'un ministre en ironisant, et c'est ce qu'a confirmé notamment Hervé Marseille. On l'écoute.

8:41
Locuteur 9

Je le comprends parce que se balader à l'Assemblée nationale par les temps qui courent, on prend des risques. Et donc, moins il y va, mieux il se porte. Donc, on voit bien que là, le texte de loi simplification, n'est-ce pas, il est grignoté jour après jour. Il y avait, je ne sais combien d'amendements, des milliers d'amendements. Bon, c'est une stratégie de la gauche là-bas pour repousser et emboliser, j'allais dire, le travail à l'Assemblée nationale. Donc, évidemment, quand on dit il faut aller à l'Assemblée, ça prédit. Ben oui,

9:18
Locuteur 5

s'il ne veut pas aller à l'Assemblée, François Vailrou, c'est parce qu'il n'est pas à l'abri d'une motion de censure ou de nouveaux revers législatifs dans cette Assemblée turbulente. Et il faut bien le dire, toujours sans majorité, donc pas de stabilité, pas de, voilà, des probabilités quand même assez importantes d'essuyer des échecs. Bref, c'est un peu l'équation à résoudre pour le couple exécutif, que ce soit Emmanuel Macron ou François Vailrou, mais au final, ce sera quand même au président de trancher puisque c'est le président de la République qui décide de rédiger un décret de convocation du Parlement.

Et s'il ne le faisait pas pour cet été, ce serait clairement une première sous la Ve République. Mais avec Emmanuel Macron, on a l'habitude, des premières fois,

10:01
Présentateur

ce ne serait pas une surprise. On passe à notre second sujet. Andy Kerbrat, puni par LFI, le député dans la tourmente après une arrestation pour achat de drogue et l'utilisation de ses frais de mandat a été durement sanctionné à l'Assemblée nationale.

10:18
Locuteur 5

Oui, Andy Kerbrat, il a écopé mercredi d'une censure avec exclusion temporaire par le bureau de l'Assemblée. Alors, c'est l'instance disciplinaire de l'institution, c'est un peu le conseil de discipline, comme dans les établissements. Et donc, concrètement, il n'a pas le droit de paraître 15 jours à l'Assemblée et il se voit retrancher la moitié de son indemnité parlementaire pendant deux mois. On écoute le vote qui a eu lieu en hémicycle à l'Assemblée pour avaliser cette sanction du bureau regardé.

10:49
Locuteur 2

Demandez maintenant aux députés qui se prononcent en faveur de la censure avec exclusion temporaire de M. Andy Kerbrat de bien vouloir lever la main. Je vous remercie. Je demande aux députés qui se prononcent contre la censure avec exclusion temporaire de bien vouloir lever la main. Non ? Tiens-lui les deux mains. Je constate que l'Assemblée nationale prononce la censure avec exclusion temporaire de M. Andy Kerbrat. Je me félicite de cette unanimité de l'Assemblée nationale qui fait suite à l'unanimité du bureau. Nous, députés de l'Assemblée nationale de tous bords politiques confondus, réaffirmons ainsi l'exigence probité d'exemplarité qui est la nôtre devant le peuple français.

Je vous remercie. La séance est suspendue.

11:35
Locuteur 5

Voilà, donc c'est la sanction de grade 4. C'est la plus haute dans l'arsenal parlementaire. Et c'est aussi une punition symbolique assez infamante parce que priver un parlementaire de l'accès à l'Assemblée pour discuter des textes, pour rencontrer ses collègues, mais aussi pour prendre part au vote, c'est en quelque sorte lui interdire de facto d'exercer pleinement son mandat. Mais la vraie interrogation, c'est quand même le rôle de ses camarades LFI qui ont voté avec leurs collègues du bureau et notamment les macronistes, la droite, les socialistes, les écolos, etc. à l'unanimité comme s'en est vanté Yael Brun-Pivet sur ses réseaux sociaux sitôt la séance levée.

Et c'est quand même la première fois que des élus sont sanctionnés pour manquement au code de déontologie après un mauvais usage de leur avance de frais de mandat. Alors on rappelle au bureau de l'Assemblée, c'est la gauche qui est majoritaire depuis la dissolution Acte brillant d'Emmanuel Macron. Et il y a quatre membres de LFI et pas des moindres qui siègent. Il y a Clémence Guettet, Nadej Abomangouli, Farida Amrani et Gabriel Amar, le gendre de Jean-Luc Mélenchon lui-même.

Alors évidemment, les macronistes se sont régalés de ce vote parce qu'eux prennent désormais la tolérance zéro sur ces questions de déontologie, sachant qu'au moins un de leurs anciens députés avait aussi consommé de la cocaïne. Mais bon, ça c'est l'histoire ancienne. Alors les écolos et les socialistes eux ont plaidé pour des sanctions pour le symbole, c'est ce qu'on m'a dit, c'est-à-dire que l'Assemblée devait prouver qu'elle pouvait sanctionner l'un des leurs. Mais par contre, quand j'ai essayé d'en savoir plus du côté de la France insoumise, ça a été quand même un petit peu compliqué.

Alors c'est un participant du bureau d'un autre parti qui m'a raconté quand même que ses élus, ses quatre élus LFI ont tenté de faire valoir quelques arguments pour amoindrir la sanction avant de se ranger à la majorité.

13:25
Présentateur

Et pourtant, on parle souvent à LFI de serrer les rangs, de soutien aux camarades. Ça a été moins le cas pour Andy Kerbrat ?

13:34
Locuteur 5

C'est vrai, on sait qu'à la France insoumise et notamment à la direction, il y a un côté quand même très protecteur envers les siens, notamment ceux qui sont les plus proches du grand patron. Jean-Luc Mélenchon, on se souvient de sa réaction épidermique quand Katnans avait été condamné pour violences conjugales. Là, sur Kerbrat, l'attitude n'est pas tout à fait la même. J'ai enquêté comme j'ai pu et de ce que j'en ai compris, il y a au moins deux raisons.

D'abord, il y a une raison externe, c'est-à-dire que la direction n'a pas du tout apprécié que son collaborateur, celui d'Andy Kerbrat, Merlin Gauthier, aide le jeune Richie Thibault à s'introduire à l'Assemblée lors de la manif contre le site d'extrême droite Frontière. Frontière, rappelons-le, avait diffusé des informations personnelles sur des collaborateurs LFI. Donc, ça équivalait à leur mettre une cible dans le dos. Donc, il y avait eu une manif au Palais Bourbon pour interpeller les députés et surtout la présidence de l'Assemblée.

Et donc, Richie Thibault, qui est le collaborateur de la députée Ercili Assoudé, qui défraille régulièrement la chronique, était sur place malgré l'interdiction de paraître. Et ça a fortement agacé la direction. Et puis, il faut bien le dire, Andy Kerbrat, son cas ne fait pas consensus à la France Insoumise. Sophia Chikirou, notamment, ne souhaiterait pas sa démission, alors que d'autres membres du cercle proche de Jean-Luc Mélenchon seraient plutôt pour qu'il s'efface. Mais c'est surtout l'utilisation des avances de frais de mandat pour ces sachets de drogue révélés par Mediapart qui lui vaudraient cette sévérité, selon mes sources.

Bon, il y en avait quand même pour 25 000 euros, selon nos confrères du média d'investigation. Alors, le député, lui, il dément. Il l'a à nouveau annoncé sur X ce mercredi. Il dit, je mets en garde contre les fausses informations qui circulent. Je n'ai pas été sanctionné pour avoir utilisé de l'argent public pour acheter des produits stupéfiants. Je n'ai jamais utilisé mon enveloppe de frais de mandat pour financer mon addiction. Jamais. Côté LFI, le discours est plus sévère. Un élu, notamment, qui tient à garder l'anonymat compte tenu de la sensibilité du sujet, me confie. On forme nos élus sur la gestion de leurs frais de mandat. Ce n'est pas anodin.

Interrogé par Mediapart, Andy Kerbrat avait admis avoir fait n'importe quoi tout en revenant longuement sur, je cite, le merdier dans lequel il s'était enfermé. Évidemment, c'est son addiction dont il témoignait et pour laquelle il est encore en arrêt maladie à ce jour. Et il avait témoigné assez courageusement, il faut le dire, en février dans Envoyé spécial. Petit retour, voilà, séquence.

16:07
Locuteur 3

Vous, vous ne vous disiez pas je suis député, j'ai un devoir d'exemplarité, je ne peux pas continuer à faire ça ?

16:12
Locuteur 6

Tu sais, tu sais, j'en étais malheureux. Donc la semaine d'après, j'en commençais parce que j'étais mal. Un engrenage et ça tourne. Vous aviez conscience de ça, vous, d'être plongé dans cet engrenage ? Non, sur le moment T, on repousse. C'est derrière tout le problème. C'est à la sortie. Et à la sortie, tout le monde s'est dit « Ah, plus jamais ! » Et la semaine d'après, ça recommence.

16:42
Locuteur 3

Quand on consomme, quand vous consommiez, est-ce que vous pensiez au règlement de compte que ça peut générer ? Aux livreurs qui sont mineurs, est-ce que… Ben, bien sûr que non.

16:55
Locuteur 6

Quand on consomme, on n'a pas conscience de ça.

17:00
Locuteur 5

Voilà. Alors en attendant, il a déjà remboursé 95% des salles concernées à la fin de l'année 2024. Il s'est engagé à procéder au remboursement demandé sur la part restante. et le débat sur son avenir au sein de la France insoumise semble rester entier. Mais c'est vrai qu'une partie de ses camarades apparemment est en train de le lâcher.

17:21
Présentateur

Merci beaucoup Nils et merci à vous d'avoir regardé cette émission. Dites-nous ce que vous en avez pensé en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via l'adresse contact. LeMédiatv.fr Si vous nous avez regardé à la télévision, partagez cette vidéo, mettez des petits pouces en haut. Regardez-nous sur YouTube mais aussi sur le canal 165 de la Freebox sur Molotov et si vous le pouvez, bien entendu, sautez le pas, devenez sociétaire, abonné ou donateur du Média en allant sur leMédiatv.fr slash soutien. Restez connectés au Média.