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interviewC à vous (sur YouTube)· 16 mai 2025 52 min

Retailleau /Wauquiez : la guerre des droites aura bien lieu - C à Vous l’intégrale - 16/05/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.Casse: Bonsoir.

Bienvenue. Très contente de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Qui a piégé qui? V.Poutine n'est jamais venu à Istanbul pour discuter d'un cessez-le-feu en Ukraine.

Il a posé un lapin à D.Trump. Quelle sera la réaction américaine?

On en parlera avec G.Fenwick. Mohamed? - M.Bouhafsi: Scandale au sein de l'armée française. 4 anciens militaires accusent des cadres de violences, de harcèlement au quotidien. - A.Casse: Nathalie? - N.Saint-Cricq: La lutte finale entre Retailleau et Wauquiez. - A.Casse: Un des dossiers de B.Retailleau, c'est comment mieux protéger les entrepreneurs en cryptomonnaie.

Il avait une réunion importante à Beauvau après une nouvelle tentative d'enlèvement. E.Larchevêque, vous y étiez.

Vous êtes cofondateur de Ledger. Votre associé D.Balland avait été pris en otage et mutilé récemment.

Qui se cache derrière ces attaques? On demandera à L.Valdiguié, journaliste d'investigation à "Marianne".

Vous signez ce livre: "Fetiche45: les autres vies de Dominique Pelicot". Lorrain? - L.Sénéchal: On est allés à la vente aux enchères des cheveux de Marie-Antoinette qui aura lieu ce week-end.

On a vérifié de quelle couleur seront ses cheveux. Selon la légende, ils ont blanchi la veille de son exécution. - A.Casse: Nous irons à Cannes retrouver A.-E.Lemoine.

Quel est le programme? - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Le programme, c'est une pluie de stars sur le tapis rouge. A.Jolie de retour à Cannes, qui s'est offert un bain de foule.

Elle a longuement signé des autographes avant de monter les marches. Elle est marraine d'un prix qui récompense les révélations masculines et féminines du Festival de Cannes. On a vu aussi E.Stone monter les marches avec la superstar chilienne P.Pascal, le héros de la série "The Last of Us", J.Phoenix, A.Butler, révélé il y a 3 ans dans "Elvis".

Ca, c'est la montée des marches de l'équipe de "Eddington". A partir de 20h, G.Lellouche, A.Exarchopoulos, L.Drucker et le rappeur marseillais SCH, qui ne fait jamais de télévision, sauf ce soir. - A.Casse: Merci.

Tout de suite, l'édito de N.Saint-Cricq. C'est le choc des titans.

On saura dimanche soir qui sera le nouveau patron de la droite. - N.Saint-Cricq: Il y a eu 4 mois de campagne.

J'ai parcouru les programmes de chacun. C'est à peu près la même chose...

On va essayer de préciser. On a eu la polémique sur les OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon avec L.Wauquiez.

On a eu le RSA qui ne durait que 2 ans. B.Retailleau a été plus calme et respectueux.

Quand ils nous disent leur point de vue sur les choses, ils nous disent que ce sera l'incarnation, la personnalité, le tempérament. Ca se fera aussi aux sondages. Les adhérents sont forcément tentés de choisir celui qui est susceptible de gagner, ce qui donne un avantage à B.Retailleau.

Ils disent que ce qui importe, c'est l'avenir de la droite. Ils disent que la diversion, les divisions, c'est fratricide. Ils disent qu'ils ne veulent pas dire du mal, mais ils disent des choses fielleuses.

Le 1er thème, c'est: "Moins macroniste que moi, tu meurs." - L.Wauquiez: Quand je serai président des Républicains, je m'engage à n'entrer dans aucun gouvernement macroniste.

Si le président des Républicains est ministre sous la tutelle d'E.Macron, ça signifie qu'on se dissout dans le bloc central petit à petit. - N.Saint-Cricq: Il craint que B.Retailleau souffre du syndrome de Stockholm.

Les personnes enlevées qui sont des otages se mettent à trouver que la cause de leur ravisseur est la bonne. Que répond B.Retailleau?

Il fait un concours de "je ne suis pas macroniste". Voici ce qu'il a déclaré. ...

Ca fait hurler les gens proches d'E.Macron, voire dans le bloc central. - A.Casse: Tout le débat, c'est être au gouvernement ou pas. - N.Saint-Cricq: L.Wauquiez joue l'opposition frontale. "Pas question d'y aller." Il avait été question avant qu'il y entre.

Il dit que l'essentiel, c'est de participer. Il y a quelque chose d'assez touchant, quand L.Wauquiez se préoccupe du temps de travail et de la double journée possible de B.Retailleau.

Il dit qu'on ne peut pas être président des Républicains et ministre de l'Intérieur en même temps. Il laisse parfois entendre que ses résultats ne sont pas si terribles que ça et qu'il devrait se concentrer à 100 % sur son travail. - L.Wauquiez: Quand, à Saint-Ouen, vous avez une école à côté d'un point de deal et qu'on ferme l'école, ce n'est pas ce que j'ai envie de voir dans mon pays.

Je fais confiance à Bruno pour ça. Il faut qu'il soit à 100 % ministre de l'Intérieur. - B.Retailleau: Si vous n'aviez pas votre interlocuteur en face de vous, vous croyez que la loi narcotrafic, que j'ai lancée quand j'étais au Sénat avec une commission d'enquête...

On en a fait une proposition de loi. C'est le seul grand texte qui va être voté cette année qui va tout changer pour que l'Etat puisse lutter à armes égales. C'est pas des résultats, ça? - N.Saint-Cricq: Ils y mettent tout leur coeur.

Ca se passe ce week-end. A Cannes, on ne regardera pas le tapis rouge. On devra regarder les résultats vers 19h.

On peut espérer qu'en raison du vote électronique, on ne reprendra pas Fillon-Copé. Pourquoi ils veulent tous les deux prendre la présidence? C'est parce qu'ils sont obsédés par 2027. - A.Casse: Un des dossiers urgents de B.Retailleau, c'est trouver comment empêcher de nouveaux enlèvements d'entrepreneurs en cryptomonnaie.

Des enlèvements spectaculaires comme celui qu'on a vu lundi en plein Paris. Les autorités s'inquiètent d'une gangrène mafieuse en France. Vous êtes remonté, E.Larchevêque, PDG de Ledger... - E.Larchevêque: Cofondateur. - A.Casse: Votre associé avait été enlevé en janvier.

Vous écriviez lundi que vous aviez une cible dans le dos. ...

B.Retailleau vous a reçu tout à l'heure. Il a fait quelques annonces: un accès prioritaire au numéro d'urgence, le 17, un briefing de sécurité par le GIGN et le Raid et un audit de sûreté de vos domiciles.

C'est suffisant? - E.Larchevêque: La réunion s'est bien passée.

Il y a eu une vraie mobilisation du ministère, des pouvoirs publics, de la gendarmerie, de la police. Ils prennent cette menace au sérieux. Il y a des réponses avec des propositions de mesures à court et à long termes.

C'est bien. Il faudra d'autres choses. La première, c'est que la loi soit vraiment appliquée, que les gendarmes et les policiers, qui font un travail extraordinaire, puissent continuer de le faire.

Il faut que la justice puisse suivre. On verra ça sur le long terme. - A.Casse: A quel point votre vie a changé depuis les récents enlèvements? - E.Larchevêque: On a une cible dans le dos.

La menace est avérée. On est obligés d'avoir une protection rapprochée, pour moi, ma famille et d'autres entrepreneurs dans l'univers des cryptoactifs. Avec plus de 5 ou 6 enlèvements dans les derniers mois, on se demande qui sera la prochaine cible. - A.Casse: La sécurité rapprochée coûte beaucoup d'argent. - E.Larchevêque: C'est un véritable budget à notre charge.

Ca coûte plus de 50 000 euros par mois. Qui peut se payer ça? Moi, j'ai la chance de pouvoir le faire, mais tous les entrepreneurs dans la crypto n'ont pas les moyens.

Une des problématiques qu'on a remontée, c'est qu'il faut protéger les dirigeants, mais aussi leur famille. Les entreprises ne peuvent actuellement pas le faire. Protéger la famille des salariés ou des dirigeants, ça peut être requalifié en abus de bien social.

L'essentiel du message qu'on a apporté au ministre, c'est la capacité de nous protéger. On ne demande pas à l'Etat... - A.Casse: Vous vous êtes posé la question de quitter la France? - E.Larchevêque: Evidemment.

Tout le monde se la pose. Je ne veux pas quitter la France. C'est un beau pays, mon pays.

Je veux entreprendre en France, créer de la valeur, continuer à développer une activité économique ici, mais force est de constater que la question se pose. Des entrepreneurs ont fait leurs valises. Des entrepreneurs ne viennent pas.

Chez Ledger, il y en a qui droppent, qui ne vont pas venir...

Les talents ne viennent pas parce qu'ils trouvent que c'est trop dangereux. Je n'ai jamais été attaqué, personnellement. - M.Bouhafsi: On mesure votre émotion.

Un mot a fait réagir dans votre tweet: "mexicanisation". Il y a eu des cas similaires aux Etats-Unis, en Argentine, au Canada, en Espagne. Vous citez la Belgique.

En mars 2025, il y a eu des cas en Belgique. On mesure votre émotion. Le mot n'est-il pas exagéré? - E.Larchevêque: Il faut dire les termes.

Tout le monde a compris ce que je voulais dire. On ne peut pas être...

Aujourd'hui, on peut se faire enlever et mutiler dans notre pays parce qu'on a réussi, parce qu'on a gagné de l'argent. En France, ça faisait des années qu'on n'avait pas vu ce type d'enlèvement. - A.Casse: Ce qui est fort dans votre discours, c'est que vous envisagez de porter une arme. - E.Larchevêque: Tout ce que je demande, c'est la capacité de pouvoir nous défendre nous-mêmes.

Je n'attends pas que l'Etat mette des policiers pour nous. L'Etat n'a pas à financer notre sécurité. Il doit s'occuper de la sécurité de tous.

C'est sa mission. On demande juste une autodétermination, la capacité de nous protéger. - A.Casse: Mais porter quel type d'armes? - E.Larchevêque: Aujourd'hui, on n'a pas la possibilité de porter un shocker.

C'est interdit. C'est comme un taser. C'est une arme de défense...

Si on est arrêté avec ça, on peut avoir de vrais problèmes, un casier judiciaire. - A.Casse: Vous demandez même des armes de catégorie B. - E.Larchevêque: Pour les personnes menacées.

Le port d'arme de catégorie B est un sujet qui doit être ouvert. La capacité de pouvoir se défendre soi, défendre ses biens, sa famille, est très importante pour moi. - A.Casse: Vous avez des armes? - E.Larchevêque: Oui.

Je...

J'ai un permis. Après, je n'ai pas un port d'arme. - A.Casse: Vous avez des armes chez vous?

Mais vous ne les portez pas... - E.Larchevêque: Bien sûr que non. - A.Casse: Vous demandez le droit de porter une arme.

Il y a un cadre très restrictif en France. On est l'un des pays les plus restrictifs. - L.Valdiguié: Quand il y avait de l'argent dans les banques, les braqueurs braquaient les banques.

Ca a fait des prises d'otages et des braquages de banques. Le moindre braquage de banque, même avec un pistolet factice, c'est 15 ans de prison. Là, ils gèrent l'argent des autres.

Ils peuvent le gérer dans un espace de coworking avec un ordinateur ou un téléphone. C'est bien ça? - E.Larchevêque: Disons que oui, on est comme des banquiers.

C'est le même principe. - L.Valdiguié: Ce sont des banquiers modernes.

Ils sont la cible de malfrats car les malfrats...

C'est peut-être un fantasme, mais les malfrats pensent qu'en allant chez eux, c'est mieux qu'à la banque, puisque sur son téléphone, ils pensent qu'il va pouvoir débloquer des millions d'euros... - E.Larchevêque: Ce qui est faux. - A.Casse: C'est à moitié vrai.

Avec D.Balland, il y a eu un début de rançon qui a été versé, mais ensuite, on a pu retrouver les ravisseurs. - E.Larchevêque: Je n'ai pas accès à mes fonds, mais pour sauver la vie de David, j'ai dû emprunter, trouver des fonds.

A un moment, il faut gagner du temps et permettre à la police de faire son travail. - A.Casse: Je rebondis sur ce que vous demandez.

C'est un cri du coeur. Vous demandez d'avoir des armes pour vous défendre. Vous dites que vous avez une cible dans le dos.

Ce serait possible? - L.Valdiguié: Ce serait possible, mais c'est le Far West!

Les consignes à l'époque où les banques étaient braquées, c'était de donner l'argent. Les banquiers ont résolu la question en enlevant l'argent liquide des banques. Là, c'est très violent.

Il s'agit d'enlèvement et de séquestration. On l'a vu en direct lundi. Rendez-vous compte!

Il aurait été armé, il aurait tiré en pleine rue dans le 11e arrondissement. Il y aurait eu des balles perdues. Lundi, c'était très courageux.

Le mari s'est agrippé et a empêché que sa femme et sa fille soient enlevées. Mais pour cette profession, c'est affolant. D'abord, ils ne savent pas d'où vient l'information.

Il n'y a pas d'enseigne. Il n'y a pas marqué sur sa sonnette "cryptomonnaie, l'argent est là". C'est affolant pour eux de savoir comment les malfrats ont l'information pour venir jusqu'à eux. - A.Casse: Qui sont ces malfrats?

On va revoir l'image de cet enlèvement spectaculaire de lundi. Vous insistez sur l'héroïsme du mari et celui du voisin avec l'extincteur. On est frappés par l'amateurisme des bandits. - L.Valdiguié: Ils ont l'air jeunes.

Ca rejoint le constat de la police sur la violence et la criminalité en France. C'est le rajeunissement. Dans le trafic de stups, c'est ce que constatent les policiers.

D'ailleurs, ils ont arrêté un réseau par hasard. Il y avait 4 personnes dans la voiture. Le chauffeur: 10 000 euros.

Le tueur: 10 000 euros. Celui qui allait filmer parce qu'ils planifiaient d'assassiner un gêneur sur un point de deal: 10 000 euros. 25 % des gens arrêtés dans des assassinats et des tentatives d'assassinat ont moins de 20 ans.

Toute cette population... - A.Casse: Ca, c'est ceux qui exécutent.

Qui est derrière? - L.Valdiguié: Derrière, c'est les plus difficiles.

C'est là où la police a le plus de mal. Ils sont généralement pas en France. Ils sont très peu nombreux.

Il y a 250 000 personnes en France, l'équivalent de la ville de Bordeaux, qui travaillent directement ou indirectement dans les trafics de stups. Il y a quelques dizaines de personnes à la tête de réseaux. - A.Casse: On va écouter le témoignage du père de la jeune fille qui a fait l'objet d'une tentative d'enlèvement en début de semaine.

La tentative était contre la fille et contre son fils. Le père est persuadé que ce n'est pas uniquement son secteur qui est visé par ces criminels. - Ces enlèvements avec demande de rançon en cryptomonnaie, ça peut être quelqu'un qui n'est pas dans les cryptomonnaies qui est visé.

Ce n'est que le début. Ils s'en prennent à ces gens comme moi qui sont visibles dans le secteur, mais ils vont s'en prendre maintenant à tous les gens qui ont une forme de succès en demandant un versement en cryptomonnaie. - A.Casse: Est-ce qu'il y a un risque de mexicanisation de la France? - L.Valdiguié: Il y a une population qui devient de plus en plus dangereuse.

C'est la guerre des trafiquants. Les marchés du cannabis et de la cocaïne ont explosé ces dernières années. A bas bruit...

J.Durain et E.Blanc.

C'est 2 sénateurs ordinaires. J.Durain est sénateur du Doubs.

Ils étaient en haut du mât de la vigie de tout ça. Ils ont alerté il y a 1 an, le jour de l'attaque d'Incarville et de l'évasion de M.Amra.

Ils disent que pour la 1re fois, il y a une attaque de l'Etat. "Une frange de la criminalité organisée cherche délibérément à instaurer un rapport de force avec l'Etat." Ca, c'est la mexicanisation.

Le rapport de force, ça veut dire: "On n'a pas peur d'attaquer des juges." En France, le juge Michel a été assassiné en 81. C'était l'époque où les Français fabriquaient de l'héroïne dans la région marseillaise.

Cette année, il y a une série d'alarmes sur des magistrats... - A.Casse: Il y a aussi les attaques contre les prisons. - L.Valdiguié: Un sous-directeur de la prison des Baumettes, il y avait un contrat à 120 000 euros sur sa tête.

Une directrice de prison à Nancy a fait l'objet de cibles. - A.Casse: Pour les prisons, on parlait de M.Amra, de la DZ Mafia, de ces nouveaux groupes qui se constituent et qui règnent en maître dans le milieu de la criminalité en bande organisée.

C'est un nouveau banditisme? Des tentatives d'enlèvement, il y en a eu. - L.Valdiguié: C'est un nouveau banditisme.

Quand J.Durain fait son tour de France, il raconte des cris d'alarme d'élus de petites communes rurales. Il se souvient d'une femme, d'une élue qui a dit: "J'avais un canapé avec un point de deal dans mon village, sur un axe routier.

J'ai demandé à l'agent municipal d'aller fermer tout ça. Il est revenu me voir en disant que c'était trop dangereux." Elle ne pensait pas qu'elle était dans le même cas que tant d'autres.

Finalement, on n'a rien fait. C'est ça qui est extrêmement dangereux. C'est une atteinte à une police municipale, à l'Etat. - A.Casse: Ils arrivent parfois à franchir le mur.

Ce rapport de la police judiciaire qui est publié cette semaine et qui date de mars insiste sur la corruption qu'il peut y avoir. Une agente pénitentiaire de la maison d'arrêt d'Aix-Luynes a été mise en examen pour importation et trafic de stupéfiants. - L.Valdiguié: Elle organisait des go fasts avec l'Espagne, avec des complicités acquises en prison.

L'administration pénitentiaire...

Le rapport du Sénat avait alerté là-dessus. C'est un sujet tabou. Ca se résume en un chiffre.

Sur les milliers d'agents de l'administration pénitentiaire, il n'y a eu que 22 sanctions pour des faits de corruption. Eux-mêmes s'en plaignent. Ils s'en étaient plaints dans le rapport il y a un an. "Si on vient nous menacer à la maison, si on menace nos enfants, nous, on choisit de dire oui à ce qu'on nous demande.

On est trop tout seuls. On ne va pas laisser la vie de nos familles en jeu." Ils sont au contact.

Ils sont les premières victimes, les agents de l'administration pénitentiaire. C'est pour ça que l'idée de G.Darmanin de transférer 200 narcotrafiquants dans 2 prisons de haute sécurité... - A.Casse: C'est une bonne idée? - L.Valdiguié: Une idée à la fois bonne et dangereuse.

Les surveillants étaient plutôt contre au début, sur le thème: "Qu'est-ce qu'on fait si on est attaqués?" - A.Casse: Et comment va D.Balland? - E.Larchevêque: Il va bien.

Il va mieux. - A.Casse: Il se reconstruit? - E.Larchevêque: Oui, à l'abri des caméras.

Il aimerait qu'on l'oublie. - A.Casse: On avait une pensée pour lui ce soir.

Merci, E.Larchevêque, chef d'entreprise et cofondateur de Ledger. L.Valdiguié, vous êtes grand reporter à "Marianne".

Restez avec nous pour la Story. - J'ai pensé assez tôt à me suicider. Le fait d'entendre des médecins militaires, qui sont censés être des médecins, me dire "soit tu te suicides, soit tu désertes", c'est tellement stratosphérique!

Je fais ça pour ne pas que d'autres aient à subir ça. J'ai fait mon deuil de l'armée, même si c'est mon rêve depuis petit. Il n'y a pas un jour sans que j'y repense. - M.Bouhafsi: C'est une polémique qui plonge le 8e régiment de parachutistes dans la crise. 4 anciens militaires brisent le silence et portent plainte pour harcèlement contre des ex-supérieurs hiérarchiques. 25 témoignages révèlent un climat de terreur au sein de cette division.

Voici un document sonore qui atteste de la violence vécue par ces jeunes hommes. - M.Bouhafsi: Nous avons choisi de ne pas diffuser les parties les plus insultantes et violentes de cet enregistrement glaçant.

L'homme qui se fait taper, c'est Clovis. Il s'est confié. Pendant plusieurs mois, il a été victime à répétition de violences physiques et psychologiques. - J'ai appris de mes camarades que j'allais être lynché.

Ils m'ont dit qu'ils avaient entendu parler les cadres. Ils m'attendaient dans le bureau pour me tabasser. J'arrive là-bas.

Il y a 3 cadres. Ils annoncent la couleur: "On va te défoncer ta gueule. Ta meilleure solution, c'est de déserter.

Si tu ne désertes pas, je vais tellement t'enculer que ton trou de balle sera aussi large qu'un hangar A400M." On essaie de me projeter au sol. Un autre m'a attrapé par-derrière et m'étrangle.

Il souille mon honneur. - M.Bouhafsi: Plusieurs soldats confirment les propos de Clovis.

Un quotidien de brimades, d'insultes, de coups. Un ex-soldat a vécu les mêmes douleurs. Insultes et punitions...

Tout s'accélère après une journée de repos. En Roumanie, Lucas refuse d'aller voir des prostituées avec des membres de son régiment. Il choisit d'aller dans un musée.

Il se transforme en bouc émissaire. Ses cadres lui demandent de rester de longues heures au soleil avant une humiliation de plus. Un chef lui demande de nettoyer un canal rempli d'immondices et d'excréments. - Un chef est passé devant ma chambre.

Il m'a vu assis sur mon lit. Je devais faire des roulades. Je suis descendu dans les escaliers.

J'ai fait des roulades sur les gravillons. Quand ça l'a saoulé, je me suis mis en gainage sur les cailloux. J'ai dû nettoyer un canal où on m'a dit que c'était des excréments...

Il y avait des taches rouges. Mes chaussures puaient la merde. Le canal montait jusqu'au-dessus du genou.

Je devais tout débroussailler au petit couteau. J'avais les jambes toutes rouges, des éruptions cutanées. J'ai vu le responsable de la compagnie.

Il m'a dit que ça allait partir. Il s'en foutait. - M.Bouhafsi: Un cadre répétera à Lucas: "On va faire en sorte que tu te tires une balle dans la tête." Il aura les pires idées: s'en prendre à ses supérieurs, avant d'imaginer son propre suicide. - En Roumanie, on avait nos armes en chambre avec nous.

J'étais à l'étage des cadres. J'avais récupéré des munitions pendant les séances de tir. La nuit, je me levais, j'allais voir dans leur chambre, et il n'y avait plus de cadres!

J'ai pensé à ça très sérieusement. Tout le monde m'a dit que ce n'était pas possible. Je devais déserter ou manger mon pain noir.

Le fait d'entendre des médecins militaires, qui sont censés être des médecins, me dire "soit tu te suicides, soit tu désertes", c'est tellement stratosphérique! - M.Bouhafsi: D'après l'avocat des plaignants, l'un des soldats est en urgence psychiatrique depuis son passage au 8e RPIMa.

Une autre victime a tenté de se suicider. Plusieurs de ces soldats prennent la parole. - Depuis hier soir, je reçois un nombre incalculable de témoignages à mon cabinet et de choses qui m'apparaissent déjà très graves.

L'urgence, c'est de revoir les pratiques de fond en comble. Il y a un parallèle avec l'affaire Bétharram. On s'adresse à un jeune public.

Mes clients ont entre 20 et 23 ans à ce moment-là. Ce sont de jeunes hommes en pleine formation, qui sont sous la responsabilité de formateurs qui se sont éloignés eux-mêmes des valeurs de l'éthique qui doivent être celles de notre armée. On ne pourra pas faire l'économie de réfléchir à l'aspect systémique de la question. - M.Bouhafsi: Lucas a quitté l'armée.

L'armée le faisait rêver depuis l'enfance. Il s'apprête à rejoindre le privé. S.Lecornu a réagi. ... 16 cadres de l'armée sont aujourd'hui visés par ces accusations. - A.Casse: Merci.

V.Poutine est-il pris à son propre piège? On a assisté cette semaine à une partie d'échecs lancée par V.Poutine dimanche dernier à 2h du matin, alors que les Européens demandaient un cessez-le-feu en Ukraine.

Il abat une carte: des discussions à Istanbul le 15 mai. - V.Poutine: Nous proposons aux autorités ukrainiennes de reprendre les pourparlers entamés en 2022.

Je veux souligner: sans conditions préliminaires. Nous proposons de commencer rapidement, jeudi prochain, le 15 mai, à Istanbul, là où elles se sont tenues auparavant. - A.Casse: "Chiche", c'est ce que lui a répondu V.Zelensky.

Finalement, V.Poutine n'est jamais venu et D.Trump non plus. - A.Casse: Il y a quand même eu un rendez-vous à Istanbul, puisque 2 délégations ukrainienne et russe se sont rencontrées aujourd'hui.

Ce sont les 1res négociations directes entre l'Ukraine et la Russie depuis 2022. Bonsoir, G.Fenwick.

Vous êtes spécialiste des relations internationales et auteur de "Volodymyr Zelensky: l'Ukraine dans le sang". Comment se souviendra-t-on de cette journée? Est-ce que Zelensky a perdu la partie? - G.Fenwick: C'est un moment un peu suspendu et cristallin.

On sent qu'il est extrêmement fragile mais qu'il y a des avancées concrètes. Cette négociation consiste à faire en sorte que des ennemis deviennent des interlocuteurs et se parlent, chose qu'ils ont faite aujourd'hui, à un niveau intermédiaire ou subalterne côté russe, mais néanmoins face à face. Il y a même des accords qui ont été trouvés, notamment le concept de 1000 prisonniers pour 1000 prisonniers.

C'est un échange, même si la date n'est pas encore connue. On ne peut pas dire qu'il ne s'est rien passé. Pour autant, on reste très loin d'une paix juste et durable. - A.Casse: Il n'y a pas eu de tête-à-tête Poutine-Zelensky.

Trump laissait planer le doute sur sa présence. Est-ce qu'il tendait un piège au chef du Kremlin, qui passe désormais pour celui qui ne veut pas la paix? Il lui a posé un lapin. - G.Fenwick: Je pense qu'il a tendu un piège à V.Zelensky, un de plus.

C'est une embuscade où il ne se présente pas, contrairement à celle tendue au président ukrainien le 28 février lors de l'altercation à la Maison-Blanche. Cette fois, l'image est très forte. V.Zelensky va à Istanbul et se retrouve tout seul.

Trump et Poutine ne sont pas là. Zelensky est seul à avoir répondu à cet appel lancé par Poutine et soutenu par D.Trump le lendemain. - A.Casse: Vous voyez le verre à moitié vide.

Je vais essayer de voir l'inverse. Le secrétaire d'Etat américain M.Rubio est sur place et a demandé à ce que le massacre cesse en Ukraine.

Il y a une humiliation dans le bureau Ovale, mais le tête-à-tête qu'il y a eu dans la chapelle Sixtine et la signature de l'accord sur les minerais laissent entendre une reconstruction ukraino-américaine. Est-ce que Trump ne s'est pas rapproché de Zelensky? Est-ce qu'il est plus proche de Zelensky que de Poutine? - G.Fenwick: Le fait que vous posiez la question est très inquiétant.

D.Trump pèse 1000 milliards de dollars militairement chaque année. Son imprévisibilité erratique est très inquiétante. - A.Casse: Il souffle le chaud et le froid.

Parfois, il est du côté de Poutine et, parfois, il semble être plus du côté de Zelensky. - G.Fenwick: Quand vous avez une situation nette et claire pour les personnes honnêtes, un agressé et un agresseur, l'arbitre n'a pas à prendre une position équidistante.

Il doit nommer correctement les choses. Aujourd'hui, M.Rubio parle, mais où sont les actions?

Vous prêtez ensuite beaucoup d'autorité à M.Rubio. Je ne suis pas certain qu'il soit si utile et puissant au sein de l'administration... - A.Casse: Poutine joue la montre.

Une délégation de seconds couteaux est venue. On attendait S.Lavrov, mais on a eu un assistant de Poutine qu'on ne connaît pas, un ancien ministre de la Culture qui a beaucoup oeuvré pour une réhabilitation de Staline.

Il a fait poser des statues de Staline. Pour l'instant, c'est ça, son oeuvre. - G.Fenwick: Il participe à la militarisation de la mémoire et au contrôle de l'histoire.

C'est très cher à V.Poutine. Il est connu des personnes qui travaillent sur le Kremlin et de V.Poutine.

Vous l'avez très bien exprimé, c'est la D2 russe face à la Champions League américaine. Les Ukrainiens avaient V.Zelensky, le ministre de la Défense, le principal conseiller présidentiel...

Les Russes ont envoyé des vice-ministres et un assistant. - N.Saint-Cricq: E.Macron, avec K.Starmer et d'autres...

On a dit que c'était un tournant. C'était une belle image de l'UE. Se sont-ils trompés?

Vous estimez que cette initiative a servi à quelque chose? - G.Fenwick: Votre question est révélatrice.

Ca peut être un tournant, mais en direction de notre impuissance. C'est le risque. A partir du moment où vous avez autant de nations qui se tiennent aux côtés du président ukrainien dans la capitale de son pays et qui essaient d'imposer un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours à partir de lundi, et, s'il n'est pas respecté, vous menacez de sanctions massives et en étroite coordination avec les Américains...

D'autres disent qu'il n'y a pas de cessez-le-feu. Le président français vient de proférer exactement la même menace, mais cette fois depuis Tirana, en Albanie. - A.Casse: Puisqu'on parlait de celui qui représente V.Poutine pendant cette réunion, on va l'écouter.

On fait un point d'étape pour savoir à quoi a servi cette négociation. - A.Casse: V.Zelensky a lui aussi réagi.

Il est en Albanie, aux côtés d'E.Macron et de K.Starmer. - A.Casse: Il se demande si V.Poutine n'a pas eu peur.

Est-ce qu'on sait ce qui s'est dit? On a eu quelques échos. Les Russes ont apparemment demandé à l'Ukraine de lâcher plusieurs territoires. - G.Fenwick: Vous avez 2 options.

Soit les Russes sont tellement en confiance qu'ils posent sur la table des demandes tellement maximalistes qu'elles sont même excessives du point de vue américain...

Par exemple, exiger de l'Ukraine qu'elle se retire des territoires que la Russie n'a pas réussi à conquérir militairement avant d'arriver à un cessez-le-feu. C'est inacceptable pour les Ukrainiens. Ca l'est tout autant pour les Américains, qui l'ont fait savoir.

Soit les Russes ne sont pas sincères. Ils envoient la D2 pour négocier. Ils mettent des demandes tellement irréalistes que ça permet de faire diversion et de ne pas se rendre compte que le carnage continue sur le terrain.

La Russie, poussivement mais méthodiquement, continue d'avancer et de grappiller du terrain. - A.Casse: Avec quelle réaction possible de D.Trump?

Il a déjà dit que V.Poutine l'avait manipulé. Il s'est énervé.

Après la rencontre avec V.Zelensky, on s'est demandé s'il n'y avait pas un changement. Il avait brandi des menaces et des textes supplémentaires sur toutes les entreprises qui achètent en Russie.

On sait combien l'économie russe est dépendante. Pourrait-il appuyer sur le bouton? - G.Fenwick: Il ne l'a pas fait.

Vous utilisez les verbes "dire", "brandir", "menacer"...

Il n'a rien fait. Concrètement, les Américains ne font rien. Ils ont des leviers économiques, financiers et militaires qu'ils peuvent actionner.

D.Trump a été très rapide quand il s'est agi de suspendre le partage de renseignements militaires avec les Ukrainiens, suspendre l'approvisionnement en aide militaire, mais face à la Russie, il y a une main américaine qui semble trembler. - M.Bouhafsi: Au Proche-Orient, les forces israéliennes maintiennent le blocage total de l'aide à Gaza.

Aujourd'hui, D.Trump s'est engagé à régler cette situation. - M.Bouhafsi: Comme d'habitude, il dit qu'il va régler ça.

C'est ce qu'on entend depuis plusieurs semaines. "Ce que fait le gouvernement Netanyahou est inacceptable. C'est une honte." C'est ce qu'a dit E.Macron sur TF1.

D.Trump a levé les sanctions contre la Syrie et a négocié directement pour la libération d'E.Alexander.

B.Netanyahou est de plus en plus isolé? - G.Fenwick: Par son allié américain.

D.Trump personnifie tout, donc pour lui, Israël, c'est B.Netanyahou.

Dans son portefeuille d'actifs et de personnages politiques, il a décidé que B.Netanyahou était un actif toxique. Il discute directement avec le Hamas, avec les Houthis, avec les Iraniens...

Il lève toutes les sanctions et il y a même une photo de lui en train de serrer la main avec A.Al-Charaa, président par intérim de la Syrie, avec MBS et avec Erdogan, qui a participé à ce moment par voie téléphonique. Les relations sont très mauvaises entre D.Trump et B.Netanyahou.

Pour arriver au coeur de D.Trump, le chemin est très long et sinueux. Pour que D.Trump parle de famine à Gaza et d'une guerre brutale, c'est que les choses ont dépassé les bornes, même pour lui. - A.Casse: Merci.

C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. On commence par ces impressionnants orages de grêle dans le Sud-Ouest. - L.Sénéchal: Les Landes ont été particulièrement touchées hier.

Saint-Perdon est transformé en station de ski. Il y a eu aussi de la grêle sur la route. Ca a rendu la conduite dangereuse.

Les habitants ont été surpris par la violence de cet événement météo. On parle de 15 cm de grêle par endroits. Les récoltes ont souffert chez les particuliers et les professionnels. - Ma femme est née dans cette maison.

Elle n'avait jamais vu ça. Le rosier est haché. Le citronnier était en fleur et je n'ai plus de citronnier.

Les oliviers, pareil. Tout est mort. - La grêle est venue s'accumuler avec un mélange de terre.

On n'a jamais vu une quantité aussi importante se stocker sur la partie basse. C'est exceptionnel. - L.Sénéchal: La puissance de la grêle a parfois entraîné des dégâts sur les carrosseries, les vitres et parfois à l'intérieur des bâtiments.

Ca a parfois traversé les toits. C'est le faux plafond d'une église qui s'est effondré. - La laine de verre est imbibée.

Les plaques de faux plafond sont tombées. On a eu énormément de caves inondées sur la commune. Le centre de loisirs, dans lequel il y avait 45 enfants, a dû être évacué. - L.Sénéchal: Pendant que les orages de grêle se multiplient sur la moitié sud, le Nord est épargné.

Regardez ces images de Calais. On dirait la Croisette. Sécheresse dans le Nord, où la pluie ne tombe plus.

C'était pourtant inondé pendant des mois il y a un an et demi. - Regardez. J'ai même la main qui rentre dedans.

Regardez. C'est vide. Je n'ai jamais vu ça en 30 ans de carrière.

La sécheresse a provoqué un stress à la plante. Par instinct de survie, elle a sorti son épi pour se réensemencer. On va avoir une moindre récolte. - L.Sénéchal: On a beau avoir dépassé les saints de glace, il a gelé ce matin. - A.Casse: Aux Etats-Unis, révélations sur l'état de santé de J.Biden à la fin de son mandat. - L.Sénéchal: C'est un livre-enquête qui a fait la une, signé d'un journaliste de CNN.

Le livre s'appelle "Péché originel". Un président trop vieux pour être candidat, forcé de se retirer, mais trop tard pour laisser une chance à K.Harris.

G.Clooney a pesé dans l'abandon de Biden. Quelques semaines avant de demander le retrait, le président ne l'avait pas reconnu. - L.Sénéchal: G.Clooney, quelques semaines après ça, avait publié une tribune décisive pour demander le retrait de J.Biden.

Une autre révélation du livre, c'est l'état de santé de Biden. Il était tellement affaibli que son médecin le disait à une chute du fauteuil roulant définitif. Le médecin préconisait une chaise roulante en cas de second mandat pour lui permettre les nombreux déplacements inhérents à la fonction de président.

Biden a balayé ces informations il y a quelque temps d'une voix faible et chevrotante. C'est contre-productif. - L.Sénéchal: Le fiasco Biden a ouvert la voie à un retour de Trump à la Maison-Blanche et à l'arrivée de personnalités comme Kennedy Jr à la Santé, un antivax qui, hier encore, reconnaissait ne pas être qualifié pour parler médecine. - L.Sénéchal: R.Kennedy Jr est auditionné parce qu'il défend son budget fédéral.

Il a lancé une étude controversée sur le lien entre autisme et vaccination. Il fait face à la pire épidémie de rougeole aux Etats-Unis et a supprimé 20 000 emplois dans le secteur de la santé. Les enjeux sont colossaux et les débats ont duré toute la nuit.

Deux élus se sont endormis au pire moment, celui du vote. - L.Sénéchal: Il s'est justifié, ce fameux monsieur Moore, en balançant tous ses collègues. - L.Sénéchal: Sa collègue démocrate qu'on a vue et qui a aussi piqué du nez a eu une réponse pleine d'humour.

Elle dit ceci. ... - A.Casse: Pas mal.

Bonne réponse. Le Vatican dévoile le portrait officiel du nouveau pape. - L.Sénéchal: Photo officielle dans la lignée de celle de ses prédécesseurs, à part le métal de la croix, qui est en or.

François avait choisi une croix en argent. Léon XIV continue d'inscrire son pontificat naissant sous le signe du social. Hier, c'était le jour anniversaire de la doctrine sociale de l'Eglise, Rerum Novarum.

Léon XIV a appelé à lutter contre les inégalités mondiales. Il est anti-Trump. Il célébrera dimanche la 1re messe en public place Saint-Pierre en présence de dirigeants du monde entier, comme F.Bayrou, J.D.Vance...

Le vice-président est le dernier à avoir vu le pape François. Léon XIV est beaucoup plus jeune. Il a 69 ans.

Il est fan de sport et a reçu le numéro 1 mondial du tennis, J.Sinner. Le tennisman lui a offert une raquette. - L.Sénéchal: Ca ne l'empêche pas d'être cool, même s'il est social. - A.Casse: Une mèche de cheveu de Marie-Antoinette sera aux enchères. - L.Sénéchal: Pour le coup, on est dans l'antisocial.

Des trésors royaux sont mis en vente. 196 lots. Il y a des armes, des tableaux, des portraits qui remontent tous à l'Ancien Régime.

Ce qui est insolite, c'est cette mèche de cheveu prise dans les dernières heures de vie de Marie-Antoinette. La légende veut que ses cheveux aient blanchi dans la nuit précédant la montée à l'échafaud. - Ce sont des cheveux blancs.

A l'époque, au XVIIIe siècle, il y a une habitude d'offrir des mèches de cheveux. Ce petit papier est important. "Ils m'ont été donnés par un procureur de la commune chargé d'inspecter la prison où cette malheureuse reine était enfermée." Les gens qui ont écrit cette petite phrase étaient des gens sympathisants vis-à-vis de la reine.

C'est quelque chose de très émouvant. - L.Sénéchal: Ces cheveux blancs sont estimés quelques milliers d'euros.

C'est loin d'être la pièce la plus chère. Il y a un livre de prières: 100 000 euros. Marie-Antoinette ne le touchait pas.

Elle avait des porteurs. - Il était tenu par des prêtres qui le tenaient comme ça pour que Marie-Antoinette, pendant la messe, puisse suivre la messe. Marie-Antoinette fascine.

Elle a connu la gloire totale et la déchéance totale. On dit que les hommes politiques sont maltraités par les journaux en ce moment, mais ce n'est rien à côté de ce que c'était au XVIIIe siècle. On disait qu'elle était lesbienne, qu'elle se faisait fouetter, qu'elle mangeait des enfants...

Tout ça fascine les gens. - L.Sénéchal: La pièce la plus chère est un tableau monumental du futur Louis XIV, enfant à l'époque.

Il est estimé 200 000 euros. Pour ce tableau, comme pour le reste, il faut des acheteurs motivés et fortunés. - Les portraits de la reine avec Louis XIV enfant sont assez rares.

C'est l'histoire de France. Nos racines sont là. - Les souvenirs historiques sont toujours fascinants.

Ca ravive l'histoire de France. - Vous auriez envie de l'acheter? - Je n'ai pas le lieu pour l'exposer, malheureusement.

Mon appartement n'est pas assez grand. - L.Sénéchal: Il faut de la place.

La vente aura lieu dimanche. - A.Casse: On termine par des images du tapis rouge. - L.Sénéchal: On commence par un cocorico.

N.Portman est définitivement francophile. Elle préfère nos Frenchies aux stars américaines.

Elle est bras dessus, bras dessous avec W.Lebghil et V.Macaigne.

Le moment fort du jour a été la montée des marches de la Française qu'on a reçue hier sur le plateau de "C à vous" à Cannes, H.Herzi. Elle projetait son 1er film à Cannes.

Grand moment d'émotion. 9 minutes d'ovation debout. J'ai appris quelques règles du Festival de Cannes avec T.Frémaux. - L.Sénéchal: Après avoir monté les marches, il faut les redescendre.

Ca fait partie du job. - A.Casse: On va tout de suite à Cannes.

Merci d'avoir été nos invités. Tout de suite, on va à Cannes retrouver Babeth. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

On n'a pas encore tout à fait fait le ménage sur le plateau. Je ne comprends pas. Il y a 137 dossiers.

Où sont mes fiches, Bertrand? - B.Chameroy: Si ça t'inquiète, tu n'es pas prête pour la suite.

Il y a 51 chiens qui arrivent. - A.-E.Lemoine: "C à vous" à Cannes.

On fait dans la finesse pour annoncer le programme du jour. "Dossier 137", c'est le titre du 1er film français en compétition officielle à Cannes, avec L.Drucker dans le rôle principal.

L.Drucker dont c'est le festival cette année. - P.Cohen: C'est son festival. - A.-E.Lemoine: Elle a deux films présentés ici. "Chien 51", c'est le nouveau film de C.Jimenez qui continue cette espèce de trilogie sur le monde policier dans lequel il nous plonge.

On en parle avec C.Jimenez, A.Exarchopoulos, G.Lellouche...

Pourquoi des feuilles blanches? On reçoit aussi Chico et les Gipsies, qui fêtent leurs 45 ans d'existence. C'est le seul groupe français à avoir obtenu un disque d'or aux Etats-Unis.

Voilà pour le programme.