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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 10 mai 2017 6 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Macron : la réforme à tout prix - Les questions SMS #cdanslair 10.05.2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse partielle

    Macron, pour réussir là où Hollande a échoué, ne devra-t-il pas écouter, dialoguer, expliquer et informer avant de décider ?

  • 1:23OuverteRéponse partielle

    Quel personnage sera le plus courageux pour accepter le poste de ministre du Travail et de la Formation ?

  • 2:16OuverteRéponse partielle

    Le principal défi n'est-il pas d'arriver à constituer une majorité présidentielle législative ?

  • 3:09OuverteRéponse partielle

    La bienveillance de Hollande à son égard n'est-elle pas plutôt un handicap pour Macron ?

  • 3:41OuverteRéponse partielle

    Le nouveau président va-t-il revenir sur certaines mesures de son prédécesseur ?

  • 4:44OuverteRéponse partielle

    Quel est le calendrier pour la réduction du nombre de parlementaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:36InvitéChiffre
    « s'il tient sa promesse, on devrait être autour de 15 ministres. »
  • 1:40InvitéChiffre
    « 5 de gauche, 5 de droite, 5 de la société civile, avec parité entre femmes et hommes. »
  • 3:56InvitéFait
    « il n'était pas du tout d'accord avec les réformes qui ont été entreprises. »
  • 4:00InvitéPromesse
    « on met beaucoup plus de moyens là où il en faut, et puis on donne l'autonomie aux établissements. »
  • 4:06InvitéFait
    « Il l'a dit pendant le débat contre Mme Le Pen, il a cité trois noms de trois lois sur lesquelles il voulait revenir. »
  • 4:13InvitéFait
    « Mme Najat Vallaud-Belkacem sur l'éducation. »
  • 4:18InvitéFait
    « Mme El Khomri. »
  • 4:22InvitéFait
    « la loi travail. »
  • 4:36InvitéPromesse
    « Zéro, tolérance zéro, exécution de toutes les peines. »
  • 4:52InvitéFait
    « ça devrait être voté dans cette loi, mais ça ne s'appliquera que à la prochaine législature. »
  • 5:12InvitéChiffre
    « Est-ce que ça permettrait de changer les choses ? »
  • 5:15InvitéPromesse
    « il veut lui donner plus de moyens, je dirais, en amont. »
  • 5:28InvitéPromesse
    « il veut aussi beaucoup plus de transparence. »
  • 5:31InvitéPromesse
    « il veut que vous l'indiquiez sur votre agenda, que ce soit parfaitement transparent. »
  • 5:36InvitéPromesse
    « Il veut des justificatifs sur les dépenses. »
  • 5:38InvitéPromesse
    « Il veut le casier judiciaire vierge. »
  • 5:42InvitéPromesse
    « Interdit par exemple d'employer des gens de sa propre famille. »

Temps de parole

  • Invité40 %
  • Invité 226 %
  • Invité 317 %
  • Invité 49 %
  • Présentateur7 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Invité

Macron, pour réussir là où Hollande a échoué, ne devra-t-il pas écouter, dialoguer, expliquer et informer avant de décider ? Je pense que l'explication, c'est quelque chose qui sera fondamental sous le quinquennat. Alors, est-ce qu'il est obligé de concerter, tenir compte et pour reculer ? Je ne suis pas sûre. Mais il faut qu'il montre qu'il est ouvert au dialogue, mais ça, il l'avait montré au moment de l'examen de sa loi Macron. Et je pense surtout qu'il est là pour faire de la pédagogie, donner du sens, donner l'horizon.

C'est vrai qu'il n'est pas du tout sur les 100 jours, il est sur le quinquennat, peut-être même au-delà, parce que les réformes de transformation, ça va prendre 5, 10 ans. Mais lui, c'est ça son rôle, c'est-à-dire dans cette espèce de, comment vous dire, tous ces journaux qui le traquent, ces reporters et tout ça, il est là pour dire, voilà le sens de mon action et de, étape après étape, faire le point et ouvrir d'autres chantiers. Et je pense que c'est vraiment la pédagogie qui va être très importante. On a eu le sentiment que François Hollande parlait beaucoup pendant ce quinquennat, mais il n'a pas suffisamment accompagné ces réformes, c'est ça ?

Il l'a, je pense, mais ça, je pense que d'abord, c'était une structuration de l'esprit, où il a eu de mal à ne pas être dans la synthèse. Et je pense que c'est parce qu'il était tellement débordé par la crise qu'il fallait qu'il soit tactique, donc il n'expliquait pas avant, tandis qu'Emmanuel Macron, il vous dit là où il veut aller. Et puis s'il doit adapter, il le fera, mais au moins il a la vision de là où il veut aboutir. Quel personnage sera le plus courageux pour accepter le poste de ministre du Travail et de la Formation ? Bon courage ! Non, mais tout le monde l'a dit. Vous savez, ça sera un gouvernement resserré. S'il tient sa promesse, on devrait être autour de 15 ministres.

Et s'il tient son autre promesse, 5 de gauche, 5 de droite, 5 de la société civile, avec parité entre femmes et hommes. Au ministère du Travail, c'est le type même de ministère où il peut nommer quelqu'un qui n'est pas connu du grand public, un technicien, quelqu'un qui vient de je ne sais quel univers, mais en tous les cas un univers où on maîtrise parfaitement ces sujets-là, et qui ne soit pas connu du grand public, et qui se révèle être... Je vois bien moi, M. Griveaux, à ce poste-là. Après, c'est même le Christa qui m'a fait. C'est pas lui faire injure de dire qu'il n'est pas très connu. Oui, bien sûr, bien sûr, complètement.

Alors, le principal défi n'est-il pas d'arriver à constituer une majorité présidentielle législative, sans quoi le programme de Macron restera lettre morte ? Bien sûr que c'est son priorité. Oui, mais en même temps, ce qui est intéressant aussi, c'est que... Bon, lui, il vise la majorité absolue pour son mouvement, pour des raisons évidemment pratiques, de dire j'ai quand même un programme de transformation à mettre en œuvre. Donc voilà. En même temps, il est compatible, de par son profil, à des gouvernements de coalition. C'est-à-dire que s'il n'a pas sa majorité absolue, il peut parfaitement conclure des alliances avec des groupes qui sont...

ou une fraction des groupes qui sont d'accord avec lui. Et donc, à ce moment-là, je trouve que la constitution de la 5e, elle est pratique pour ça. C'est qu'elle permet les configurations qu'on veut. À partir du moment où il est sur l'axe et gauche et droite, ça lui ouvre quand même des possibilités assez importantes. Surtout quand on voit les derniers ralliements. Il y a beaucoup de gens qui sont prêts à vouloir travailler avec lui. Donc je pense qu'il n'aura pas beaucoup de mal à les convaincre. La bienveillance de Hollande à son égard n'est-elle pas plutôt un handicap pour Macron ?

3:14
Présentateur

Maintenant, c'est fini. La page est tournée. Voilà, la page est tournée. François Hollande, je pense que ça doit le penser un peu... Parce que c'est un peu son fils, la succession. Il le voit un peu comme un fils. Donc effectivement, il ne peut pas empêcher cette empathie. Mais pour Macron, ça y est, c'est terminé. Je pense que précisément, le contraste est terrible d'ailleurs. Quand on voit les images, c'est qu'on voit quelqu'un qui est dans demain et celui qui est déjà le passé.

3:41
Invité

Le nouveau président va-t-il revenir sur certaines mesures de son prédécesseur ? Est-ce qu'il va détricoter ce qu'a fait François Hollande ? Ah ben, moi sur l'éducation, oui. Allons-y sur l'éducation. Je trouve que c'est vraiment le chantier symbolique. C'est-à-dire qu'il n'était pas du tout d'accord avec les réformes qui ont été entreprises. Et là, il va vraiment détricoter pour faire quelque chose qui est basé sur à la fois, on met beaucoup plus de moyens là où il en faut, et puis on donne l'autonomie aux établissements. Et ça, c'est quelque chose. Il l'a dit pendant le débat contre Mme Le Pen, il a cité trois noms de trois lois sur lesquelles il voulait revenir.

Mme Najat Vallaud-Belkacem sur l'éducation. Mme El Khomri. Alors pour aller plus loin, c'est pas détricoté, mais c'est pour aller plus loin. C'est donc la loi travail. Et Mme Taubira qui l'a cité parce que la philosophie pénale, si vous voulez, de Taubira ne correspond pas du tout à celle que veut mettre en application. Zéro, tolérance zéro, exécution de toutes les peines. Ça ne correspond pas tout à fait à ce que Mme Taubira préconisait. Quel est le calendrier pour la réduction du nombre de parlementaires ?

C'est compliqué parce qu'en fait, ça devrait être voté dans cette loi, mais ça ne s'appliquera que à la prochaine législature parce que je ne l'ai pas entendu dire qu'il y aurait un référendum au milieu du quinquennat pour mettre en oeuvre la réforme. Donc c'est plutôt dans les cinq ans qui viennent. Comment Macron va-t-il agir pour moraliser davantage la vie publique en donnant plus de moyens à la haute autorité pour la transparence ? C'est une question. Est-ce que ça permettrait de changer les choses ? Oui, il veut lui donner plus de moyens, je dirais, en amont. C'est-à-dire pour prévenir justement les malfaçons.

Là, dans le détail, je ne suis pas très au courant, mais je sais qu'il veut mettre davantage de moyens. Il veut aussi beaucoup plus de transparence. Par exemple, dans les rendez-vous que vous avez avec des lobbies, il veut que vous l'indiquiez sur votre agenda, que ce soit parfaitement transparent. Il veut des justificatifs sur les dépenses. Il veut le casier judiciaire vierge. Donc il y a tout un tas de réglementations en plus qu'il va mettre en oeuvre pour que ce soit beaucoup plus transparent. Interdit par exemple d'employer des gens de sa propre famille. Mais qui contrôlent les...