Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewHugoDécrypte (sur YouTube)· 21 mars 2026 12 min

Trump perd le contrôle de la guerre, explications

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donald Trump est-il en train de complètement perdre le contrôle de la guerre qu'il a débuté au Moyen-Orient ? Ces derniers jours, dans ce format, on a analysé la stratégie de l'Iran et à quel point la guerre s'étend dans toute la région. Mais aujourd'hui, on va voir que Israël et les États-Unis n'ont peut-être pas tout à fait les mêmes objectifs et que Trump pourrait se retrouver dans l'embarras.

Salut, c'est Hugo. J'espère que vous allez bien et c'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour disponible sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes de podcast. Lorsque le 28 février, les États-Unis et Israël ont décidé de bombarder l'Iran, leur ennemi juré, en tuant notamment le guide suprême iranien Ali Hamé, de nombreux proches du pouvoir mais aussi des centaines de civils, le tout dans une attaque contraire au droit international.

Et bien à l'époque, on pouvait penser que les deux pays étaient pleinement alignés. Puis dans la foulée lorsque l'Iran a décidé de riposter en frappant des infrastructures militaires mais aussi stratégiques et civiles de plusieurs pays alliés des États-Unis dans la région ou encore lorsque l'Iran a décidé de bloquer le détroit d'Omous qui est stratégique pour le pétrole, et bien à ce moment-là davantage de questions ont commencé à se poser. Les tensions entre les États-Unis et Israël concernent notamment des frappes menées actuellement par Israël et qui sont en partie, mais vous allez voir, tout ça est assez ambigu, en partie désapprouvé par les États-Unis.

Parmi ces frappes, une semaine après le début de la guerre, Israël a notamment mené plusieurs bombardements contre des dépôts de carburant iranien. Selon le site états-unien Axios, qui tient ces informations de source proche du dossier, les États-Unis, qui avaient pourtant été prévenus à l'avance de ces bombardements israéliens ont été tout de même surpris par l'ampleur de l'opération. et un conseiller de Donald Trump a même déclaré anonymement à Axios que Donald Trump n'avait pas apprécié cette attaque.

Mais le deuxième point de tension évoquée qui est bien plus important, il remonte à cette semaine et il concerne aussi des frappes israéliennes. Ce mercredi, Israël a notamment décidé de bombarder South Pars. South Pars, qu'est-ce que c'est ?

C'est un gisement en mer de gaz naturel qui fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran. Et cette attaque, elle avait été perçue comme une escalade majeure dans cette guerre puisque en réponse l'Iran avait décidé de frapper le plus grand site de production de gaz naturels liquéfié du monde. C'est un site qui se situe au Qatar et tout cela a fait grimper les prix du gaz et du pétrole notamment en Europe.

Mais ce qui est intéressant donc sur cette frappe, c'est que il y a eu des sortes de doubles discours entre ce qui a été dit publiquement et ce qui a été dit en privé. Quelques heures après cette escalade, il y a eu une déclaration de Trump concernant ses bombardements israéliens sur son réseau Tru Social. Il a notamment insisté sur le fait qu'Israël a, je cite, violemment riposté sous l'effet de la colère.

De nombreux médias ont souligné que ce type de langage et d'expression du côté de Trump, ils étaient d'habitude plutôt utilisés pour dénoncer des frappes ennemies et non celles d'un allié des États-Unis comme Israël. Toujours selon Donald Trump, les États-Unis n'étaient, je cite, au courant de rien concernant cette attaque. Et tout cela a même poussé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à affirmer qu'Israël, je cite, avait agi seul.

Sauf que cette position, c'est intéressant de l'observer, on va voir pourquoi, elle contredit plusieurs articles de presse parus en Israël au lendemain de l'attaque. De la même façon, aux États-Unis, CNN ou encore le Financial Times affirment en citant des responsables États-uniens et israéliens que ces bombardements, comme toutes les opérations militaires menées en Iran, elles avaient été coordonnées au préalable avec les États-Unis. Alors, faut pas surinterpréter ces messages.

Donald Trump pourrait simplement chercher en quelque sorte à se dédouiner de telles frappes. Ça expliquerait donc le double discours entre la préparation potentielle en coulisse puis la dénonciation publique et donc ce changement de discours public opéré par Donald Trump. Mais en réalité, tout cela ça montre quelque chose de plus profond.

Même si les États-Unis et Israël ont des objectifs communs, notamment l'objectif d'affaiblir grandement le régime islamique qui est au pouvoir en Iran, il y a certaines divergences qui apparaissent de plus en plus. Depuis le début de la guerre, Israël a par exemple montré une volonté plus marquée de viser un changement de régime en Iran. D'abord, il faut comprendre qu'Israël depuis longtemps souhaite frapper l'Iran de façon importante.

Le tout dans un contexte où l'Iran menace régulièrement Israël et dans un contexte donc où le premier ministre israélien Benjamin Netaniaahu souhaiterait vouloir mettre un terme au régime islamique. Pour rappel, Israël considère que l'Iran est une menace existentielle pour le pays et l'Iran nie régulièrement l'existence ou le droit d'Israël à exister en tant qu'État. Mais surtout, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que certains soulignent que le contexte politique, il n'a rien à voir en Israël et aux États-Unis.

Si on commence par Israël, il faut comprendre que cette guerre, elle est globalement approuvée par la population et ce donc malgré ce bilan humain extrêmement important et humanitaire important qu'on va rappeler après. Il y a donc une approbation globalement importante de la population. Par ailleurs, on peut noter que plus la guerre dure et bien plus Benjamin Netaniau est protégé.

En effet, la guerre lui permet de repousser des élections qui pourraient lui être globalement défavorables. Et par ailleurs, on peut noter que sa coalition, donc son alliance au gouvernement, elle repose aujourd'hui sur des ministres d'extrême droite qui veulent cette guerre, une fin donc de cette guerre, que ce soit ici, mais que ce soit aussi au Liban ou encore à Gaza. Et bien ça pourrait faire chuter sa coalition.

Et enfin, dernière chose, il faut noter que Netaniaahu est visé par des procès pour corruption, des procès qui sont actuellement repoussés par cette guerre. Bref, pour résumer, l'intérêt personnel de Netaniaahu n'est vraiment pas à négliger dans la situation actuelle. Tout cela pourrait pousser donc Israël à s'impliquer sur le long terme tandis que les États-Unis et Donald Trump pourraient vouloir se retirer plus tôt et ce pour plein de raisons.

D'abord, on en a déjà parlé, le conflit, il fait monter les prix du pétrole, ce qui a un impact direct sur le pouvoir d'achat des personnes aux États-Unis. Au-delà de ça, plus la guerre est longue, plus la guerre est coûteuse pour l'économie du pays. On peut aussi noter que les partenaires des États-Unis en payent le prix cher, notamment les pays du golf qui abritent des bases militaires des États-Unis et qui sont ciblées.

Enfin, globalement et y compris au sein de son camp, cette guerre et bien elle risque de n'être pas populaire. On peut quand même rappeler que Donald Trump, il a mené sa campagne avec le slogan America first, l'Amérique d'abord, qu'il a dénoncé pendant des années des guerres qui duraient longtemps au Moyen-Orient. Il y a donc un risque qu'il se retrouve dans cette exacte même situation.

Surtout, il faut noter que Donald Trump, il a des élections et ces élections là, elles ne seront pas repoussé. C'est des élections de mi-mandat, des élections très importantes donc qui pourraient coûter cher à Donald Trump pour éviter toute répercussion politique. Ses conseillers lui auraient d'ailleurs déjà demandé de préparer une sortie rapide de cette guerre.

C'est ce qu'indique le Wall Street Journal. Enfin, ce qu'il faut noter, c'est que si la guerre continue de se prolonger, le risque de régionalisation du conflit augmente et les États-Unis pourraient devoir encore plus s'impliquer dans la guerre pour protéger davantage leurs alliés. D'ailleurs, on peut le noter avec cette déclaration.

Trump a annoncé sur son réseau social Truth Social vouloir réduire graduellement les opérations américaines au Moyen-Orient contre l'Iran. Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que cette guerre et bien elle lui échappe probablement. En gros, même s'il souhaite se retirer demain, est-ce que réellement ce sera la fin de cette guerre ?

Beaucoup de spécialistes de la région estiment que la guerre est en train de lui échapper. On aura l'occasion d'analyser tout ça dans les prochains jours sur ce format. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que malgré les volontés de chacun, cette guerre, elle a des conséquences humanitaires absolument immenses.

Il y a eu près de 1500 personnes tuées en Iran, près de 18 en Israël, près de 21 dans les États du Golf. Au Liban aussi de la même façon, les frappes israéliennes ont entraîné et bien des conséquences humanitaires extrêmement importantes. On en a beaucoup parlé sur la chaîne et on va en reparler juste après dans un instant.

Quoi qu'il en soit, on va continuer à vous informer donc sur YouTube et en podcast audio. N'hésitez pas au passage dans les commentaires si vous avez des questions sur ce sujet parce que évidemment on va continuer à vous informer au quotidien. Je vous laisse avec Blanche pour le reste de l'actualité importante du jour et je reviens juste après.

Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette actu. L'armée israélienne a annoncé avoir lancé ce samedi une vague de bombardement sur Beouh, la capitale du Liban, visant le Hzbola après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Le Hbola. on a déjà pas mal parlé dans ce format, c'est un parti politique islamiste libanais mais aussi une organisation armée définie comme terroriste par l'Union européenne et de très nombreux pays. Il est aussi très proche de l'Iran et le 2 mars dernier, il a lancé une attaque contre Israël pour, je cite, "Venger la mort de Layatola Ali Hamenei en Iran, le guide suprême du pays." En réponse, Israël a donc bombardé le Liban et revendique aujourd'hui avoir frappé plus de 2000 cibles liées au esbola depuis le début de l'opération.

Les bombardements israéliens ont tué plus de 1000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million selon le ministère de la santé libanaise. En parallèle, les États-Unis et Israël ont bombardé ce samedi le site d'enrichissement nucléaire de Nathans, le plus grand du pays, selon l'Organisation iranienne de l'énergie atomique. En gros, c'est une usine qui raffine l'uranium pour le rendre plus utile, soit pour produire de l'énergie, soit potentiellement pour des armes selon le niveau atteint.

Et c'est justement ce que les États-Unis et Israël reprochent à l'Iran, vouloir développer l'arme nucléaire, ce que l'Iran ni. Alors pour le moment, aucune fuite radioactive n'a été détectée à la suite des bombardements et les habitants des alentours ne sont pas en danger. De son côté, l'Agence internationale de l'énergie atomique a appelé à la retenue militaire pour éviter tout risque d'accident nucléaire.

Deuxième info, l'Ukraine a lancé près de 300 drones sur la Russie dans la nuit de vendredi à samedi selon le ministère russe de la défense, précisément, ce sont drones qui ont été lancés et c'est l'une des frappes les plus importantes depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022. Environ 90 de ces engins ont visé la région de Rostov selon son gouverneur, une région qui est proche de la frontière avec l'Ukraine. Alors ces drones n'ont fait aucun dégâts ni blessé puisqu'ils ont été interceptés selon l'agence de presse officielle russe Ria Novosti.

Mais le gouverneur de la région de Saratov dans le sud-ouest de la Russie a fait savoir que deux personnes avaient été blessées après une attaque de drone qui a endommagé plusieurs maisons. De son côté, l'armée de l'air ukrainienne a annoncé ce samedi que la Russie avait lancé 154 drones contre l'Ukraine dans la nuit, dont drones ont été abattus ou neutralisés par la défense antiaérienne. Ces attaques ont lieu alors que des négociateurs ukrainiens et américains se sont retrouvés aux États-Unis ce samedi pour de nouveau pourparler pour tenter de mettre fin à la guerre.

Les négociations entre l'Ukraine et la Russie menées par les États-Unis sont au point mort depuis qu'elles ont été interrompues par la guerre au Moyen-Orient qui a éclaté le 28 février. 3e actu, le fugitif Ilias Kerbouche qui s'était échappé de la prison de ville-pinte le 7 mars dernier a été arrêté ce vendredi soir après 13 jours de caval à Cané en Rousillon dans le sud de la France. En fait, le 7 mars, trois personnes dont deux faux policiers se sont présentés à la maison d'arrêt de ville en scène Saint-Denis, munis d'un soi-disant mandat pour extraire le prisonnier de sa cellule pour le placer en garde à vue.

Les agents pénitentiaires leur avaient donc remis Ilas carbouch âgé de 21 ans en pensant qu'il s'agissait de vrais policier. Mais au bout de 48 heures, le personnel pénitentiaire a commencé à s'inquiéter de ne pas le voir revenir. Une enquête a alors été ouverte par le parquet de Paris pour évasion en bande organisée.

Deux personnes ont été mises en examen dans le cadre de ce dossier. Surnommé Ganito, Ilias Carbouche est connu de la justice pour plusieurs vols aggravés. Il purgeit d'ailleurs plusieurs peines de prison et était aussi en détention provisoire dans deux autres affaires.

Il a notamment été mis en examen en novembre dernier, soupçonné d'avoir commandité le cambriolage puis la séquestration de l'ex gardien du PSG, Gian Luigi Donaruma en 2023. À la suite de son arrestation, Laurent Nouz, le ministre de l'intérieur, a félicité sur X les forces de l'ordre pour cette opération. Et on termine avec cette actu.

À partir de ce dimanche, les places de cinéma seront à 5 € et ce pour 3 jours à l'occasion du printemps du cinéma. Ce tarif, il concerne près de 2500 cinémas en France. Le printemps du cinéma, c'est une opération promotionnelle nationale créée en 2000 qui a lieu tous les ans en mars.

Elle a pour objectif d'attirer plus de spectateurs en mettant en avant des films sortis entre les vacances de février et celle de pâqu. une période généralement plus calme pour les cinémas et ça fonctionne puisque chaque année le printemps du cinéma attire entre 2 et 2,5 millions de spectateurs. Mais contrairement à l'année dernière, les salles connaissent déjà un regain de fréquentation.

Depuis le début de l'année, on compte environ 20 % de spectateurs en plus par rapport à 2025 dans les salles de cinéma grâce à la sortie de gros films comme Gourou, Marsupilami ou encore LOL 2 qui ont fait des millions d'entrées. Merci beaucoup Blanche. Alors demain, il y aura pas de format d'actu du jour sur YouTube.

Du coup pour vous informer notamment sur la guerre au Moyen-Orient, rendez-vous sur Instagram, vous le savez, le nom du compte c'est Hugo DCrypt. Prenez soin de vous et de vos proches et on se dit donc à lundi pour une nouvelle vidéo.