Dépakine : la lanceuse d’alerte Marine Martin témoigne | INA Actu
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je suis marine Martin maman de deux enfants handicapés suite à la prise de despquin pendant la grossesse c'est l'histoire d'une maman qui a dû prendre un médicament contre l'épilepsie l'histoire de son petit garçon qui souffre aujourd'hui de graves troubles un cas qui ne serait pas isolé cette famille pointe du doigt les effets du médicament et le manque d'information de la part du laboratoire impossible pour Nathan de rester manger à la cantine avec les copains ce garçon de 9 ans a besoin de pour tous les midi c'est oui je me rappelle très bien de cette vidéo déjà la coiffure et ce qui me marque aussi c'est l'accent du présentateur Marc Tamon que je connais depuis plus de 10 ans et qui vraiment marqueah voilà notre appartenance au sud et voilà oui c'est beaucoup de chemins parcourus beaucoup de chemins parcourus car avant d'être lanceuse d'alerte marine Martin était salarié dans la logistique très vite elle utilise les médias pour faire entendre son combat aujourd'hui notre notre but principal c'est de diffuser cette information auprès des familles bien sûr auprès des praticiens qui malheureusement n'ont pas eu cette information en temps et en heure et qui ont laissé donc de nombreuses femmes sous ce sous médicament pendant la grossesse c'était mes premiers pas et je parle vite je suis très stressé ça oui c'est très bizarre j'étais pas du tout préparé à ça quand je me suis lancée dans cette bataille quoi une bataille qui commence donc en 2011 quand elle découvre que des études font le lien entre la prise de dépquin par des femmes enceintes et des malformations chez les enfants des avertissements non communiqué par Sanofi laboratoire qui commercialise la deppquine elle décide alors de fonder une association laapzac afin d'alerter les femmes et d'attaquer le laboratoire avec entre autres une plainte collective en 2016 Sanofi visé par une action de groupe dans l'affaire de la dépquine cette démarche collective est inédite en matière de santé l'objet c'est de convaincre le juge et de lui donner les arguments de faire condamner le laboratoire derrière sur l'image il y a mes hologues anglaises qui avaient fait le déblacement alors là oui là c'est impressionnant parce que il y a a y a toutes les caméras ça aussi j'étais absolument enfin bon là je commençais à être rodé à l'exercice mais c'est vrai que c'était c'est très impressionnant quand on est dans une petite salle et qui a 3000 caméras pointées sur toi ils les ont rendus malade c'est à eux d'assumer aujourd'hui ces enfants qui vont vivre peut-être pendant 70 ans et qui auront besoin d'une ce personne au quotidien je suis très très en colère oui je suis toujours cette colère elle m'anime toujours parce que c'est uniquement pour des raisons financière qui n'ont pas informé les patients des dangers de ce médicament en 2016 avec son association elle recense 30000 à 50000 victimes en France et multiplie les procédures au civil en individuel l'action de groupe qui était aussi une action civile au pénal donc pour poursuivre les s'il y a des responsables physiques à aller chercher j'ai mis en cause l'État au tribunal administratif et enfin j'ai mis en place le fond d'indemnisation à l'ONIAM donc voilà les les victimes elles ont cinq possibilités d'agir donc comme je dis si on me ferme la porte d'un côté je rentrerai par la fenêtre et ça marche en 2022 la justice estime que Sanofi est responsable d'un manque de vigilance et d'information sur les risques de ce médicament sur le fettus je sais que je je leur fait mal et ça ça ça me fait du bien parce que nous on a pris perpète avec nos enfants handicapés à vie donc eux bah ils peuvent compter sur moi pour pour être là encore pendant un petit moment je lâcherai rien ça se voit sur mon sourire que je suis je suis vraiment contente d'avoir gagné et puis effectivement d'avoir fait condamner s nos fi eux qui plaident toujours l'innocence mais non donc des victoires il y en a régulièrement et je suis fière de les porter aujourd'hui et fier du combat parce que c'était quand même David contre goliathin sanofille c'est c'est c'est pas un petit laboratoire c'est un Big Pharma fin 2024 le laboratoire a été condamné à verser à sa famille 285000 € c'est rien c'est peanuts par rapport à ce qu'il gagne même avec un chiffre d'affair avec la dpquine donc aujourd'hui c'est pas là que je leur fais mal je leur fais mal quand je pense je passe là à la télévision et c'est ça qui les associés à un scandale salitaire c'est ça qui leur fait du tort mais ce combat que je mène c'est pour moi une une façon de de réparer les choses c'est une manière aussi de me déculp ise moi oui on vous a menti on vous a trompé en disant que ce médicament n'était pas dangereux chez la femme enceinte donc c'est un travail de reconstruction aussi et aujourd'hui je pense que mes enfants sont fiers de moi et du combat que j'ai mené voilà enfin je l'espère en tout cas [Musique]
Jean-Pierre Bataille