Formation, compétences et attractivité : le point de vue de l’administration
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 26:19OuverteRéponse partielle
Confirmez-vous une plus grande exigence des demandeurs d'emploi en matière de mobilité et d'organisation du travail ?
- 26:53OuverteRéponse directe
Pouvez-vous faire un premier bilan des CFA d'entreprise autorisés par la loi de 2018 ?
- 27:29OuverteRéponse directe
Quelles réflexions avez-vous sur l'emploi des seniors avec la réforme des retraites ?
- 37:22OuverteRéponse partielle
Quelqu'un d'autre souhaite réagir au questionnement de Mme Berthé ?
- 37:26FerméeRéponse partielle
On passe à...
- 37:31OuverteRéponse partielle
Oui, allez-y
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 37:31InvitéFait
« Bruno Lucas vient de mentionner le conseil en évolution professionnelle qui est en effet un dispositif qui est très important pour le sujet des seniors. »
- 38:56InvitéFait
« Cet apprentissage a en grande partie bénéficié à l'enseignement supérieur et a constitué un véritable filon pour l'enseignement supérieur privé. »
- 39:15InvitéFait
« Tout n'est pas pris en charge maintenant avec les nouvelles règles mais c'est complété par l'entreprise qui accueille. »
- 43:19InvitéChiffre
« En 2022, avec tous les efforts qui ont été faits, c'est déjà plus 1,9 point de choix de vœux 1 vers la formation professionnelle et un choix très augmenté également sur l'apprentissage. »
- 46:34InvitéFait
« Savoir restituer une information, savoir bien se comporter, savoir rédiger un minimum, savoir comprendre une consigne, savoir interagir en projet, savoir interagir en groupe. »
- 52:18InvitéFait
« Le développement de l'apprentissage dans le supérieur ça a un effet d'image très considérable sur l'ensemble de l'apprentissage. »
- 1:08:34InvitéChiffre
« nous avons augmenté de 14% notre activité d'enregistrement »
- 1:15:58InvitéChiffre
« déjà 450 000 demandeurs d'emploi de très longue durée ont bénéficié de ce parcours »
- 1:30:42InvitéChiffre
« France Compétences verse aux régions une enveloppe financière de plus de 300 millions d'euros »
- 1:30:02InvitéChiffre
« les 118 créations de CFA d'entreprise »
- 1:30:09InvitéFait
« il y a une très forte augmentation des CFA »
- 1:30:10InvitéChiffre
« les 3000 que mentionnait Bruno Lucas tout à l'heure »
- 1:30:18InvitéChiffre
« fois deux »
- 1:30:21InvitéChiffre
« 1500 de nouveaux CFA »
- 1:30:38InvitéChiffre
« France Compétences verse aux régions une enveloppe financière de plus de 300 millions d'euros »
- 1:31:43InvitéChiffre
« 84% des demandeurs d'emploi et 84% des entreprises ce mois-ci qui sont satisfaits de leur accompagnement par Pôle emploi »
- 1:31:49InvitéChiffre
« plus 15 à 20 points en 10 ans »
- 1:34:00InvitéPromesse
« l'objectif maintenant d'un million d'apprentis à la fin du quinquennat »
- 1:34:24InvitéChiffre
« 800 000 recrutements par an nous dit France Stratégie dans le cadre de l'exercice France 2030 d'ici 2030 »
Temps de parole
- Invité37 %
- Invité 220 %
- Invité 319 %
- Présentateur7 %
- Invité 45 %
- Invité 54 %
- Invité 64 %
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Nous avons le plaisir d'accueillir pour cette seconde table ronde de la matinée, merci, bienvenue, collègues, M. Bruno Lucas, délégué général à l'emploi et à la formation professionnelle au ministère du Travail, du plein emploi et de l'insertion, M. Paul Bazin, directeur général adjoint en charge de l'offre de services de Pôle emploi, M. Hugues Dubalatier, directeur général adjoint de France Compétences, et Mme Adeline Croyère, en charge des lycées et de la formation professionnelle du ministère de l'éducation nationale. Mesdames, Messieurs, nous vous remercions évidemment de nouveau d'avoir accepté notre invitation à cette audition.
Je vous cède tout d'abord la parole pour un propos liminaire d'une durée de 5 minutes chacun, pour aller vite, dans l'ordre de présentation, puis nos trois rapporteurs vous interrogeront à leur tour avant que nous ne prenions les questions de nos collègues qui sont nombreux ce matin. Je vous prie de veiller à utiliser vos micros et en même temps de les éteindre après votre prise de parole, ceci pour faciliter la bonne captation et la retranscription de nos échanges. Et de même, à l'issue de la table ronde, de bien vouloir renvoyer les réponses au questionnaire qui vous a été adressé en complément de nos échanges. Je vous remercie donc de nouveau de votre présence et je cède la parole à M.
Lucas.
Merci beaucoup, M. le Président. Alors peut-être quelques mots pour indiquer que les enjeux que vous travaillez au sein de la délégation sont au cœur des enjeux portés par le ministère du Travail, du plein emploi et de l'insertion et des politiques publiques qu'il déploie avec, je pense, une caractéristique des questions que vous travaillez, qui sont des questions à la fois économiques, donc qui sont sur le chemin critique du développement des entreprises de notre pays, mais ce sont aussi des questions sociales qui sont importantes en matière de sécurisation des parcours professionnels des actifs. Je pense que vous l'avez également indiqué, ce sont des enjeux très larges.
D'ailleurs, le thème même de votre mission d'information, formation, compétence, attractivité, montre que ces enjeux supposent de travailler de nombreux leviers parce que de nombreuses problématiques différentes doivent être traitées et des points de vue différents de parties prenantes, des nombreuses parties prenantes impliquées doivent être pris en compte. Des enjeux pour les entreprises qui ont besoin pour se développer d'intégrer les compétences aujourd'hui et demain et aussi de développer les compétences de leurs actifs. Des enjeux pour les salariés qui ont besoin de perspectives sur les actifs en général, qui ont besoin de perspectives pour leur développement individuel.
Évidemment, des enjeux pour l'État, pour le gouvernement, pour l'ensemble des acteurs publics, avec une perspective aujourd'hui à portée de main de plein d'emplois, mais qui suppose d'être capable de résoudre ces questions de tension. Un effort très important a été engagé au début du quinquennat précédent, avec la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, qui visait à traiter un nombre important des questions que vous soulevez, avec, au premier chef, la volonté d'avoir une approche pratique, pragmatique, pour lever les obstacles à l'accès à la formation, notamment pour les personnes les moins qualifiées.
Et c'est la rénovation du CPF, je pense qu'on y reviendra dans la discussion, qui, je crois, a porté ses fruits en matière d'accès à la formation pour nos concitoyens, avec les qualifications les moins développées. Il y avait aussi un objectif de développement et de passage à l'échelle sur un dispositif qui, je crois, est unanimement reconnu comme vertueux par ses caractéristiques et sa pédagogie particulière, qui est l'apprentissage, la pédagogie de l'alternance. Et donc, a été conçu et déployé une régulation de l'apprentissage pour en faire un outil massif, non seulement de formation initiale, mais également d'intégration des compétences dans les entreprises.
Et enfin, il y avait également une dimension de réflexion sur les acteurs, les opérateurs, notamment les opérateurs à la main des branches professionnelles. Je pense en particulier, il y a d'autres éléments, mais celui-là me paraît important, à la structuration d'une part d'opérateurs sur 11 secteurs cohérents à la main des branches professionnelles, avec un regroupement dans des gouvernances partagées d'un certain nombre de branches professionnelles qui partagent des enjeux communs en matière d'emploi et de compétences. Et d'autre part, mais Hugues de Balatier reviendra, je pense, la mise en place d'un lieu de concertation et de coordination quadripartite qui est France Compétences.
Je veux aussi citer plus récemment l'effort décisif qui a été conduit après la crise sanitaire pour dynamiser le marché du travail et éviter ce qui pouvait inquiéter, je pense, l'ensemble des acteurs à l'époque, c'est-à-dire une génération sacrifiée, avec le plan Ajeune d'une solution, avec le soutien renforcé à l'apprentissage, avec des primes exceptionnelles qui ont d'ailleurs été pérennisées, simplifiées, clarifiées pour les 5 ans qui viennent, avec la mobilisation du service public de l'emploi, je pense que Paul Bazin y reviendra, et enfin avec une politique contractuelle dynamique du ministère du Travail avec les branches professionnelles pour travailler les questions de gestion prisonnelle de l'emploi et des compétences de certification, d'outils à gérage des entreprises qui sont indispensables pour traiter les questions qui vous préoccupent, tout cela dans une perspective, comme je l'ai indiqué, désormais à portée de main, de plein emploi.
Plus récemment, un effort particulier du côté de Pôle emploi sur la manière de valoriser les viviers de compétences, je pense que pour en direction des secteurs les plus en difficulté de recrutement, une réflexion également en cours sur une meilleure coordination du service public de l'emploi et de l'ensemble des acteurs qui interviennent en matière d'emploi, l'ensemble des légitimités, les stratégies de l'emploi dans ses différentes composantes, les collectivités territoriales au niveau régional, départemental, intercommunal et communal, et l'ensemble des acteurs de l'insertion avec la concertation engagée sur France Travail.
Et enfin, je crois une logique qui est, dans le fond, d'essayer d'additionner les outils et les efforts de l'ensemble des acteurs et des parties prenantes sans rentrer dans une logique de construction de cathédrales, mais plutôt dans une logique de patrimoine commun, d'objectif commun et de travail en commun qui, je pense, doit marquer les efforts que nous devons conduire dans les prochaines années.
Merci, M. Lucas. On continue dans l'ordre.
Donc, M. Bazin, si vous voulez. Merci, M. le Président. Merci de donner l'occasion de présenter l'action de Pôle emploi en matière de développement des compétences et d'attractivité des métiers et des entreprises. S'agissant du développement de compétences, Pôle emploi intervient pour le compte de l'État et des partenaires sociaux au sein de son conseil d'administration sur plusieurs champs. D'abord en matière de diagnostic des besoins de développement de compétences avec un certain nombre d'ateliers pour identifier ces compétences, pour valoriser ces compétences et en particulier les savoir-être qui sont recherchés par les entreprises, très particulièrement dans des situations de tension.
Et puis pour donc valoriser l'ensemble de ces compétences au sein d'un outil, le profil de compétences qui est en fait le passeport avec lequel le demandeur d'emploi peut se présenter aux entreprises et qui sert à faire du rapprochement qui est publié auprès des entreprises lorsque le demandeur d'emploi le souhaite et donc ils peuvent aller chercher les candidats grâce à l'exposition de ces compétences. En matière de formation, Bruno Lucas en a beaucoup parlé.
Aux côtés des régions et des opérateurs de compétences, Pôle emploi achète de la formation sur des fonds états et sur des fonds de conseils régionaux et puis sur son budget propre avec un accent particulier sur des formations courtes, préparatoires à l'emploi, ce qu'on appelle les actions de formation préalables au recrutement ou les préparations opérationnelles à l'emploi individuel. Il y en a eu près de 100 000 en 2022, particulièrement accélérés par les fonds dédiés par l'État au plan de lutte contre les tensions de recrutement de 2021. Nous intervenons également en ingénierie de formation.
Le développement de la formation à distance accélérée par la pandémie a notamment permis à un certain nombre de demandeurs d'emploi de bénéficier de formation sans se rendre dans un centre de formation. Et nous intervenons également en rémunération de ces formations. Pendant leur formation, les demandeurs d'emploi conservent une rémunération ou se voient verser une rémunération lorsqu'ils n'ont pas de droit à l'assurance chômage et lorsqu'ils y sont éligibles.
Une fois la formation réalisée, nous intervenons en valorisation des compétences auprès des entreprises, soit en allant chercher dans d'anciennes expériences professionnelles auprès des employeurs une confirmation des compétences acquises par la personne. C'est quelque chose de très intéressant pour les entreprises de savoir qu'un père, un autre chef d'entreprise valide les compétences d'un candidat qu'il a acquise dans un précédent emploi, ou via des systèmes d'immersion professionnelle qui permettent à un candidat de montrer à l'entreprise qui s'apprête à le recruter qu'il dispose effectivement des compétences qui sont attendues.
Et naturellement, nous travaillons avec la Caisse des dépôts et consignations qui réalise le passeport de compétences sur l'intégration de ces compétences qui ont été pour le coup certifiées, notamment par les services de l'éducation nationale, ce qui permettra d'enrichir le profil des demandeurs d'emploi, qui pourront dire « j'ai effectivement acquis cette compétence, elle a été certifiée par le passeport de compétences ». Nous avons naturellement des champs de progrès sur ce champ du développement de compétences des demandeurs d'emploi, j'en citerai au moins deux. Nous pouvons effectivement, et vous l'avez dit dans votre introduction, M.
le Président, prescrire davantage de formation, ce qui implique de bien savoir mesurer l'écart entre où en est le candidat à un instant T et les compétences qui sont attendues sur le métier qu'il vise. Et ça, nous développons des outils dans ce sens-là, je pourrais y revenir. Et puis pour lever un certain nombre d'obstacles à la formation, vous avez parlé du public plus âgé, ou encore on le voit dans le cadre du contrat d'engagement jeune que l'État a lancé et que la DGEFP pilote, le fait que la formation est un levier d'intégration des jeunes sur le marché du travail. Nous la mobilisons, mais nous pouvons encore le faire davantage demain.
En matière d'attractivité des métiers et des entreprises, Pôle emploi est en train de mettre sur pied, et le sortira dans quelques semaines, un nouveau référentiel des métiers et des compétences, une nouvelle encyclopédie des métiers, qui décrit très finement toutes les compétences attendues sur chacun des 532 métiers répertoriés au sein de cette encyclopédie. Et ces fiches ont été travaillées en proximité avec les branches professionnelles et avec les opérateurs de compétences pour que la manière dont nous présentons les métiers aux demandeurs d'emploi soit le plus fidèle possible par rapport à la réalité du marché du travail. Et cela évoluera au gré des évolutions de ces métiers.
Nous faisons des suggestions de métiers sur la base des compétences des demandeurs d'emploi, puisqu'ils peuvent transférer des compétences d'un métier à un autre. Nous permettons à des entreprises de valoriser leur métier sur une page entreprise sur poleemploi.fr, de faire découvrir leur métier à l'occasion d'ateliers qu'on appelle « hashtag tous mobilisés ». Il y en a un par agence et par semaine dans chacune des 900 agences de poleemploi sur le territoire. Ou encore, il y a des semaines thématiques dédiées à une industrie dans toutes les agences du territoire, avec des événements dans l'ensemble du territoire. La semaine des métiers du nucléaire démarre la semaine prochaine, par exemple.
Voilà. Donc, au fond, la rencontre entre la notion de compétence et celle d'attractivité se cristallise en ce moment, et Bruno Lucas l'a évoqué, avec le plan vivier de recrutement, qui a été lancé en octobre 2022 par le ministre du Travail, du plein emploi et de l'insertion. C'est la deuxième étape de la mobilisation post-crise contre les tensions de recrutement. Le gouvernement a choisi trois secteurs, 23 métiers, sur lesquels l'ensemble des agences Pôle emploi bâtissent des viviers de candidats disponibles, motivés, et qui présentent les compétences de base pour exercer ces métiers.
Et ces compétences, ce portrait robot de base du candidat a été bâti avec les fédérations professionnelles de ces trois secteurs, qui sont l'hôtellerie, café, restauration, la santé, l'action sociale et le transport, entreposage. A tous ces candidats, nous leur proposons des offres, nous les mettons en relation avec des entreprises, et pour ceux à qui il manque un petit delta de compétences, nous leur proposons des formations d'adaptation au poste, qui, en moins de 400 heures, leur permettent d'être pleinement opérationnels pour prendre ces emplois.
Les premiers résultats commencent à être intéressants, ça frémit pour le moment, en termes de retour d'emploi, évidemment, mais aussi en termes de baisse des délais de recrutement des entreprises et de satisfaction de ces entreprises. Elles sont plus de 90% à être satisfaites de cette opération vivier de recrutement.
Et ce qui est intéressant, c'est de constater que de plus en plus d'entre elles confient des offres à Pôle emploi, ce qui montre l'intérêt pour ces viviers de recrutement, que nous sommes en train d'élargir aux métiers de l'industrie en travaillant avec les conseils régionaux, qui sont responsables du développement économique, et les fédérations industrielles pour choisir les métiers pour lesquels nous allons bâtir ces viviers de recrutement. Voilà, Pôle emploi s'efforce de prendre toute sa part dans à la fois cette approche de recrutement par les compétences et d'enrichissement de l'attractivité des métiers et des entreprises.
Merci. Alors, en parlant des compétences, on s'adresse à France Compétences. M. le Balatier, à vous.
Merci, M. le Président. Quelques mots sur France Compétences, qui est un opérateur, un établissement public un peu plus jeune que mon voisin, et plus récent et donc parfois moins connu. Donc, quelques mots sur ses principales missions. Je ne serai pas exhaustif sur les missions, même si certaines sont moins connues, le développement du conseil en évolution professionnelle, par exemple, ou tout le travail d'études ou d'enquête qu'on peut mener sur le marché de la formation, pour me concentrer sur vraiment les deux jambes principales sur lesquelles on marche, c'est-à-dire le financement et la régulation.
S'agissant de notre mission de financeur du système de formation professionnelle et d'apprentissage, vous le savez, France Compétences est un des principaux financeurs de ce système au titre de la répartition de la contribution pour la formation et l'apprentissage des entreprises, qui représente à peu près 10 milliards d'euros, et surtout un rôle de répartition de cette collecte vers la Caisse des dépôts pour le CPF, vers l'État pour le plan d'investissement dans les compétences, vers les associations de transition professionnelle pour le projet de transition professionnelle, vers les OPCO, évidemment, pour tout ce qui relève du plan de développement des entreprises de moins de 50 salariés et de l'alternance, notamment l'apprentissage, etc.
Autre rôle important, c'est un rôle de financement, mais aussi de réassureur de certains de ces financeurs intermédiaires, notamment les OPCO, par le mécanisme de péréquation. Nous venons, je veux dire, endosser le déficit des OPCO dans leur propre financement de l'apprentissage. Donc, vous le savez, le système, globalement, présente aujourd'hui un déficit, mais un déficit qui, d'une part, est en baisse cette année, en 2023, dans nos prévisions, et surtout reflète très largement trois éléments. L'effort sans précédent des dernières années en faveur de la formation des demandeurs d'emploi, puisque France Compétences compte régulier également à son financement.
La dynamique très forte du CPF, qui a été mentionnée par Bruno Lucas à l'instant, et évidemment, le développement, là encore, sans commune mesure, avec ce qu'on a pu connaître par le passé, de l'apprentissage, qui est un des grands succès de la réforme de 2018. Donc voilà, une mission essentielle de financement et de réassurance de l'ensemble du système.
Alors évidemment, une petite nuance, on n'est pas le seul financeur, il y a d'autres financeurs du système, l'État, Pôle emploi, les conseils régionaux, les ménages eux-mêmes parfois, même si c'est assez faible en France, et évidemment les entreprises qui peuvent, par leurs propres dépenses, aller au-delà de la contribution qui remonte à France Compétences. Deuxième jambe sur laquelle on marche, cette mission de régulateur du marché de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Alors là encore, une nuance, on n'a pas tous les leviers à France Compétences, mais on en dispose de certains, et notamment les deux principaux sont les deux suivants.
D'une part, la régulation des certifications professionnelles, on pourra y revenir si vous le souhaitez, et d'autre part, la régulation des niveaux de prise en charge des contrats d'apprentissage, puisque la loi de 2018 a assez profondément rénové le système de régulation de l'apprentissage.
Bruno Leca l'évoquait à l'instant, mais peut-être pour rappeler la logique de cette réforme, on est passé d'une régulation un peu malthusienne par les volumes, dans le cadre d'enveloppes financières fermées, donc avec des autorisations administratives d'ouverture de place, d'ouverture de CFA, à une régulation qui permet une libération des volumes, et c'est ce qui explique en partie le succès de l'apprentissage ces dernières années. Pas de limite sur les volumes.
France Compétences, via les OPCO, suivent, dans tous les cas, en financement, dès lors qu'il y a cet accord entre un jeune, une entreprise et un CFA, qui garantit d'ailleurs une certaine adéquation aux besoins du marché du travail, puisqu'il faut qu'il y ait un recrutement par l'entreprise, et dans ce cas-là, on suit en financement. Donc ça permet de développer des volumes, mais en face de ça, il fallait évidemment avoir une régulation des niveaux de prise en charge pour maîtriser le coût du dispositif. Donc voilà, c'est un élément assez essentiel de notre mission de régulation.
On a d'autres leviers, mais voilà, les deux principaux sont ces deux-là, sur l'apprentissage, avec le succès qu'on connaît, sur le développement du nombre d'entrées en apprentissage ces dernières années, et aussi succès sur les certifications professionnelles, un peu moins connues, mais les exigences en termes de qualité des certifications professionnelles ont été considérablement renforcées par la réforme de 2018, notamment sur le critère de la valeur d'usage sur le marché du travail, qui là encore vise à avoir une meilleure adéquation aux besoins de l'économie de ces certifications professionnelles. Donc là encore, on pourra revenir sur ce sujet.
Nous avons, à France Compétences, et avec sa commission de la certification professionnelle, maîtriser le nombre de certifications, améliorer sa qualité, et réduire les délais, même s'ils sont encore trop importants, réduire les délais par rapport à l'ancien système. Donc voilà quelques mots sur nos grandes missions. On en a d'autres, peut-être moins directement en prise avec vos préoccupations, mais je voulais mentionner rapidement ces deux principaux éléments.
Merci beaucoup pour ce propos liminaire. Madame Croyer, si vous voulez.
Merci à vous. Alors, dans le contexte de grandes tensions sur le marché de l'emploi que vous avez cité, mais je rajouterai aussi le constat des plus d'un million de NITS, donc jeunes sans emploi, sans compétences, sans formation, l'enjeu est clairement ministériel. On l'a vu au travers des interventions des précédents interlocuteurs. Et l'éducation nationale prend toute sa place. Prend toute sa place parce qu'elle apporte une réponse structurante sur le début de la chaîne, finalement, l'amont de la question, qui est celle de la formation professionnelle initiale scolaire et l'apprentissage, avec 650 000 jeunes élèves de la voie professionnelle et 65 000 apprentis.
Vous l'aurez noté aussi, le positionnement de ce cabinet délégué, avec une ministre déléguée à la formation professionnelle, avec une double tutelle, travail et éducation nationale, crée, génère plus encore ce lien. Et j'aurai l'occasion, quand je répondrai à vos questions, d'évoquer les travaux en cours qui dynamisent plus encore les deux questions que vous avez posées en préambule, les deux difficultés dont vous ont fait par les secteurs économiques, le renforcement de la relation école-entreprise et cette question de l'offre de formation sur les territoires et de son adéquation aux besoins des territoires. Donc les travaux menés, finalement, répondent à trois enjeux.
Mieux insérer ces jeunes qui sont formés, prévenir leur décrochage, mais quand c'est nécessaire aussi, mieux améliorer l'accompagnement et une poursuite d'études, qui peut être nécessaire dans certains secteurs professionnels. Sur la question de l'amélioration de l'insertion professionnelle, peut-être quatre grands axes dans ce préambule. Le premier, c'est celui de la relation école-entreprise. Cette relation toujours plus renforcée, qui doit être toujours plus soutenue et qui se traduit déjà au collège avec cette question de la découverte des métiers professionnels qui s'installe maintenant dès la cinquième, mais qui est déjà existante en quatrième et en troisième.
On pense bien sûr à des jeunes qui vont visiter les entreprises, mais finalement, les solutions sont plus variées et donnent à voir aux jeunes de différentes manières des secteurs professionnels dans lesquels ils pourraient avoir envie de poursuivre leur parcours de vie. Ça peut être au travers de visites de lycées professionnels, au travers d'échanges avec des professionnels en classe, au travers des outils élaborés, en particulier par l'ONICEP.
Cette question est essentielle puisque finalement, se forge dès la cinquième, et de plus en plus tôt, et c'est essentiel, ces questions et cette culture de l'entreprise, de la projection dans le monde du travail, elle est absolument nécessaire tant pour les élèves que d'ailleurs pour leurs enseignants qui sont les premiers prescripteurs. Cette question de la relation éco-entreprise se poursuit évidemment au lycée, lycée professionnel en particulier, qui par construction est proche des secteurs économiques avec lesquels ils travaillent, notamment parce que les jeunes vont en stage dans ces secteurs professionnels. Mais j'aurai l'occasion de le développer.
Cette relation école-entreprise, elle se forge aussi au travers de semaines de temps fort dans l'année, mais les autres interlocuteurs en ont parlé, mais également, et c'est majeur, peut-être pas encore assez mis en valeur, au travers des dynamiques de territoire qui sont posées par les lycées des métiers et les campus des métiers des qualifications. J'y reviendrai peut-être. C'est un vrai outil à disposition des territoires, des régions, pour créer ce lien entre les secteurs économiques et l'entreprise. Le deuxième grand axe, c'est celui de la rénovation des diplômes professionnels. L'éducation nationale emporte aujourd'hui 650, au plus près des attentes, évidemment, des territoires.
C'est quelque chose qui se fait déjà. L'idée, c'est aujourd'hui d'accélérer à la fois le rythme de rénovation de ces diplômes pour mieux encore suivre, voire anticiper, les évolutions et les attentes en compétence du secteur professionnel, mais également mieux cibler les secteurs professionnels dans lesquels sont faites ces rénovations pour mieux répondre aux enjeux. On citait les métiers du nucléaire tout à l'heure. J'ai également des grands groupes dans le secteur de l'électricité qui viennent nous évoquer des besoins de plus de dizaines de milliers par an de nouveaux salariés et donc des formations nécessaires avec un déploiement sur tout le territoire.
Mais une question aussi liée aux intitulés des diplômes pour qu'ils soient à la fois plus lisibles pour les futurs employeurs, mais aussi pour les jeunes et leurs familles et de fait plus attractifs. Donc la relation école-entreprise, la rénovation des diplômes. Le troisième axe, il a été cité et il est majeur et l'éducation nationale prend toute sa place, c'est celui de l'apprentissage, de l'apprentissage qui a un grand succès également au sein des lycées professionnels avec un passage en 2-3 ans de 43 000 à 65 000 apprentis accueillis au sein des lycées professionnels.
Avec cette idée, toujours ce souci de pouvoir offrir aux jeunes un parcours de formation, des allers-retours, une fluidité, une capacité à entrer en apprentissage et finalement changer d'avis, revenir en formation scolaire et inversement. Et cette fluidité, elle prend encore, en particulier quand les deux voies de formation s'expriment au sein des mêmes lycées professionnels.
Et pour finir sur le point qui nous préoccupe beaucoup en ce moment et qui finalement traduit tout le reste de ce que je viens d'évoquer avant, c'est la question de l'offre, l'offre sur les territoires, au plus près des jeunes, au plus près des familles dont on sait qu'ils ne sont pas forcément mobiles, mais aussi au plus près des bassins d'emploi. Donc cette question, elle se traduit par la notion de carte des formations professionnelles.
C'est un outil qui est piloté à la fois par les régions académiques, les rectorats et les régions, un acteur essentiel qu'il faut citer dans le panorama avec lequel nous travaillons à ce sujet, au plus près des prospectives, emplois-compétences qui nous sont exprimés et que nous prenons en compte pour faire évoluer cette offre.
Donc ces axes de travail positionnent l'éducation nationale de manière multipartenariale avec une relation institutionnelle avec les autres ministères certificateurs, avec France Compétences, avec Pôle emploi, mais aussi une déclinaison forte et essentielle de partenariats avec les régions, avec toutes les structures qui, au niveau territorial, les représentations des opérateurs de compétences, les représentations des secteurs professionnels au niveau territorial et jusqu'à chaque établissement, jusqu'à chaque élève pour que cette question de l'attention d'emploi puisse être trouvée réponse et transformer le choix de chaque jeune vers cet objet. Voilà pour ce préambule.
Merci. Alors, merci à chacun. Évidemment, beaucoup de sujets sur lesquels on va revenir. Donc je vais passer la parole tout de suite à Martine Berthet pour commencer les questions des rapporteurs.
Oui, merci, Président. Merci à chacun d'entre vous pour les premiers éléments apportés. Alors, il y a énormément de questions, bien sûr, pour chacun. Mais voilà, je vais essayer de réduire. Et de toute façon, mes deux collègues co-rapporteurs continueront après mois. Donc peut-être tout d'abord au niveau de Pôle emploi. Avez-vous identifié ? Enfin, confirmez-vous, parce que c'est quand même les retours que nous avons, qu'il y a une plus grande exigence aujourd'hui des personnes en recherche d'emploi, particulièrement en matière de mobilité géographique, mais aussi en termes d'organisation du travail.
On a vu que la crise sanitaire avait créé des besoins, entre guillemets, de pouvoir aller récupérer les enfants à l'école, etc. Et que même pour les convocations, parfois, c'est difficile. Donc est-ce que c'est quelque chose que vous confirmez ? Également, peut-être... Alors je ne sais pas qui répondra là-dessus. Est-ce que vous pouvez nous faire un premier bilan des CFA d'entreprise qui ont été autorisées par la loi d'avenir professionnel de 2018 ? Et par rapport à ce point, comment s'organise justement la formation professionnelle au sein des entreprises ?
Nous avions un intervenant sur la table ronde précédente qui nous confirmait qu'effectivement, des formations longues hors de l'entreprise avaient plutôt un impact négatif ensuite sur l'emploi. Et puis peut-être une dernière question concernant alors les seniors et la réforme des retraites, puisque c'est le point d'actualité ici au Sénat. donc quelles réflexions avez-vous sur des seniors qui vont rester plus longtemps au travail, les reconversions ? Est-ce que vous avez réfléchi déjà à ce sujet qui va arriver assez vite avec cette réforme de l'âge de départ légal à la retraite ? Je vous remercie.
Merci. Alors on peut peut-être commencer par Pôle emploi, en effet, puisque vous avez été interpellé.
Merci, madame la rapporteure. Nous ne disposons pas encore d'études sur, je dirais, l'évolution des comportements et des attentes des demandeurs d'emploi vis-à-vis du travail et de leurs exigences dans le cadre de la négociation de leurs contrats avec les entreprises. Cela dit, on en perçoit quelques indices dans le cadre du plan vivier que j'évoquais où nous nous efforçons de repérer des personnes qui, encore une fois, nous ont dit être disponibles, motivées pour exercer l'un des métiers que nous visons et qui ont le socle de compétences que nous avons travaillé avec les fédérations professionnelles.
Et pour autant, quelques mois après le lancement de l'opération, tous ces demandeurs d'emploi en vivier n'ont pas trouvé l'emploi qu'ils visaient, enfin, n'ont pas été recrutés. Il peut y avoir plusieurs raisons à ça. On peut se rendre compte qu'en fait, ils ont un frein que nous n'avions pas identifié par le passé pour reprendre cet emploi. Et puis, ça peut être aussi assez mécaniquement que lorsque, au fond, l'offre d'emploi est supérieure à la demande, les exigences peuvent être supérieures dans la négociation avec l'entreprise.
C'est pour ça aussi que nous efforçons de travailler avec les entreprises pour qu'elles identifient les leviers qu'elles peuvent activer pour réussir leur recrutement. nous commençons à mobiliser depuis quelque temps une prestation qui a été définie et achetée par la DGEFP qui s'appelle la prestation de conseil en ressources humaines. Je pourrais laisser Bruno Lucas en parler. Mais qui, voilà, aide les entreprises à travailler leur politique de ressources humaines.
Nous faisons des opérations de découverte des métiers qui permettent, au fond, de changer l'image de certains métiers puisque l'image d'un métier est très importante dans la décision de l'image d'ailleurs d'un métier ou d'une entreprise sur un bassin d'emploi peut-être très importante dans la décision d'aller y travailler pour un candidat. Et puis, lorsqu'une entreprise nous confie une offre et la dépose sur poloemploi.fr, nous disposerons dans quelques jours maintenant d'un système qui permet à l'entreprise de voir comment son offre se positionne par rapport aux offres sur le même métier dans le même bassin d'emploi.
Donc, elle pourra voir si les entreprises concurrentes en quelque sorte proposent plutôt un CDI, plutôt un CDD, qui demandent tel type d'expérience, quel type de salaire, quel niveau de salaire elle propose également. Et donc, nous sommes en capacité de le faire grâce à nos travaux d'analyse Big Data et ce qui permet en fait à un employeur de se rendre compte que peut-être que l'offre qu'il propose est en décalage par rapport à la réalité du marché du travail et qu'il aura du mal à trouver des candidats à positionner sur cette offre. Je ne sais pas si je réponds également à la question sur les seniors ou pas. D'accord.
Très rapidement, évidemment, la réforme des retraites s'accompagne de la part de l'État d'une réflexion sur l'emploi des seniors. Côté Pôle emploi, nous estimons que définir une modalité d'accompagnement spécifique pour les seniors n'est pas la bonne réponse à apporter. D'abord, il y a un côté stigmatisant à la chose et au fond, alors que les jeunes peuvent partager des caractéristiques communes au moment de leur première intégration sur le marché du travail. Une personne qui a 50 ans, qui a 55 ans, elle est passée par un parcours de vie professionnelle et personnelle qui fait qu'elle a une situation qui est profondément différente de l'autre personne de 50 à 55 ans.
Donc, prétendre dégager des caractéristiques communes est à notre sens une mauvaise piste et à l'inverse, nous avons dans notre offre de services des prestations qui sont particulièrement utiles pour des personnes en fonction de leur situation qui atteignent cet âge-là et sont demandeurs demandeuses d'emploi. Typiquement, pour une personne qui a exercé pendant 20 ans, 25 ans dans la même entreprise et qui a acquis un certain niveau de responsabilité dans cette entreprise et qui se retrouve au chômage à cet âge-là, il va y avoir un travail d'accompagnement psychologique qui va devoir être mis en place.
Nous avons un psychologue du travail au moins dans chacune de nos 915 agences qui peut aider à faire ce travail-là et au fond, il faut qu'on arrive à lui faire toucher du doigt le fait qu'il a acquis des compétences pendant toute cette carrière professionnelle, quel que soit le type de carrière qu'il a eue et que ces compétences peuvent être valorisées dans d'autres secteurs d'activité. Nous avons des prestations qui permettent de réfléchir sur ces compétences transférables également pour les seniors. Et puis, ce qui peut être très important passé à un certain âge, c'est l'importance de la problématique de santé sur l'accès à l'emploi.
Et dans le cadre du plan Tension de 2021, et grâce à un financement d'ailleurs européen, nous avons mis en oeuvre une prestation dédiée qui s'appelle parcours emploi santé et qui permet en fait à un demandeur d'emploi et c'est ciblé sur des demandeurs d'emploi de longue durée et particulièrement sur des seniors, de faire le point sur ces problématiques de santé, de comprendre en quoi elles peuvent gêner un projet professionnel ou pas, de se rendre compte qu'en réalité, ça ne le gêne pas et de bénéficier d'un double accompagnement par des professionnels de santé, santé physique comme psychologique et d'un accompagnement vers l'emploi pour résoudre, c'est pour choisir son projet professionnel, le réaliser et obtenir un emploi durable.
Donc nous avons des leviers sur lesquels nous pouvons nous appuyer et plus encore demain à la suite de la réforme des retraites. Merci monsieur le président.
Peut-être sur les CFA d'entreprise, donc indiquer qu'en effet la logique de la régulation nouvelle, dont on a parlé de balatier et de l'apprentissage qui a été mis en place en 2018 était finalement d'ouvrir très largement la capacité de l'offre de formation générale à déployer dans un cadre de qualité normalisée une offre d'apprentissage et était effectivement prévu d'avoir un compartiment pour les entreprises, une capacité dans le fond à déployer au regard de leurs propres enjeux et leurs propres besoins métiers et des parcours et des référentiels de compétences associées des CFA d'entreprise.
Donc c'était cette logique finalement de libération de l'offre qui s'est traduite de manière non négligeable mais pas majoritaire par la création de CFA d'entreprise. Aujourd'hui, nous avons 3 000 CFA et nous avons 111 CFA d'entreprise et qui ont plutôt été créés, ce qui est assez logique, majoritairement par des grands groupes. Voilà. Donc je pense que c'est une contribution intéressante, que ça contribue pour des entreprises qui sont, comment dire, de taille significative et qui peuvent être, qui peuvent avoir, proposer des parcours assez larges à leur propre gestion préjudice de l'emploi et des compétences. Mais ça n'est pas majoritaire dans l'offre de CFA.
S'agissant de l'emploi des seniors et en prolongement de ce qu'a indiqué Paul Bazin, s'agissant des demandeurs d'emploi, les enjeux sont les mêmes du côté des actifs et salariés, c'est-à-dire avoir une capacité à partir des compétences des personnes et surtout avoir une capacité tout au long de leur vie professionnelle à les aider à se réorienter ou à opérer les transitions nécessaires vers les entreprises ou les métiers qu'ils recrutent. Ça suppose plusieurs choses. Ça suppose d'avoir déjà des outils de transition professionnelle au niveau des entreprises. Il y en a un certain nombre qui ont été mis en place. En 2018, la PROA, Promotion Reconversion par l'Alternance.
Plus récemment et avec une forte implication de l'ensemble des partenaires sociaux, le dispositif Transition Collective et puis l'ensemble des dispositifs de formation des salariés, notamment soutenus par l'État ces dernières années avec le FNE Formation. Ça, c'est le premier aspect. Et le deuxième aspect, c'est de leur apporter une prestation de conseil dans cette réflexion très singulière, très individuelle qui est une transition professionnelle.
et c'est l'offre de conseils en évolution professionnelle qui est opérée notamment par Pôle emploi pour les demandes d'emploi mais qui est opérée par un certain nombre d'opérateurs financés, régulés par France Compétences avec un passage à l'échelle progressif et qui permet sur l'ensemble des territoires d'offrir une prestation qui permet de faire le point sur son projet et éventuellement de construire le plan d'action qui est.
Et ça, c'est, je pense, important pour les seniors c'est qu'ils puissent savoir se disposer de ce conseil ou mobiliser, par exemple, une prestation de bilan de compétences au titre de leur CPF et enfin, et sans être trop long, signaler aussi que sur ce sujet de l'emploi des seniors la dimension dans l'entreprise ou dans la branche le dialogue sur ces questions est évidemment centrales et les outils politiques contractuels dont nous disposons au niveau de la branche les EDEC qui permettent de contractualiser avec l'Etat une réflexion sur la gestion présidentielle de l'emploi et des compétences dans la branche l'évolution des métiers l'évolution des référentiels de compétences et des certifications associées et puis l'outillage et rage des entreprises est important et au niveau de l'entreprise nous avons en effet un ensemble de prestations d'appui à la réflexion RH des entreprises des petites en particulier des petites et moyennes sur la manière dont elles organisent l'accueil des demandes d'emploi ou sur la manière dont elles gèrent finalement les parcours des seniors c'est la prestation conseillère en ressources humaines qui est opérée notamment en partenariat avec les OPCO mais qui depuis quelques quelques mois va être promue par Pôle emploi en direction des entreprises qui sont démarchées par Pôle emploi
Quelqu'un d'autre souhaite réagir au questionnement de Mme Berthé ? On passe à... Oui, allez-y
Bruno Lucas vient de mentionner le conseil en évolution professionnelle qui est en effet un dispositif qui est très important pour le sujet des seniors qui peut être actionné aussi pour ce sujet-là pour d'autres parcours enfin la prolongation de parcours professionnel des seniors qui peuvent avoir besoin de reconversion ou plus largement de réflexion sur l'emploi dans lequel ils sont sur les conditions de travail il n'y a pas seulement de changement d'emploi donc c'est un élément qui est très important ça passe parfois par des reconversions professionnelles avec des dispositifs qui peuvent être financés par ce qu'a mentionné Bruno Lucas j'en mentionne un autre qui est un dispositif parmi d'autres et qui est financé par France Compétences qui est le projet de transition professionnelle qui est aussi intéressant pour ce type de formation parfois qui nécessite parfois des financements complémentaires pour des formations assez longues
Merci On va écouter les questions de Mme Blatrix-Conta si tu veux
Merci M.
le Président et merci à vous tous et toutes pour voilà ces exposés qui nous éclairent beaucoup sur la question de l'apprentissage vous avez évidemment indiqué le succès de l'apprentissage avec peut-être un revers de la médaille du coup les coups qui ont explosé qui ont conduit aux régulations que vous avez évoquées je crois qu'il faut bien le dire cet apprentissage a en grande partie bénéficié à l'enseignement supérieur et a constitué un véritable filon pour l'enseignement supérieur privé donc est-ce que il y a une évaluation des formations de ces écoles qui souvent ont des coûts de formation assez élevés au-delà de 10 euros de 10 000 euros par an tout n'est pas pris en charge maintenant avec les nouvelles règles mais c'est complété par l'entreprise qui accueille est-ce que vous avez une évaluation des formations de ces écoles est-ce qu'elles répondent réellement à des besoins voilà c'était ma première question une deuxième question concernant l'éducation nationale plutôt les lycées professionnels donc beaucoup de personnes estiment que les dernières réformes ne vont pas forcément dans le bon sens on évoque la réforme des lycées avec la problématique des mathématiques aujourd'hui les parcours d'élèves notamment avec des élèves qui prennent des SES mais pas des mathématiques enfin posent quand même problème quant à leur orientation et là vraiment la suppression de la technologie en sixième interroge également donc on a l'impression qu'on a des injonctions contraires et dernier point concernant l'enseignement professionnel dans la dernière table ronde on nous a indiqué que les voilà les formations professionnelles les métiers les moins qualifiés allaient pour un certain nombre et de plus en plus important être automatisés il y a même ça je ne l'ai pas évoqué mais j'ai vu un restaurant avec un robot qui fait le service donc on a de plus en plus de métiers qui vont être automatisés des métiers peu qualifiés et il faut que les salariés puissent s'adapter à d'autres formations et qu'ils aient des bases et ça a été évoqué c'est un vrai sujet des bases calculiques des bases littéraires suffisantes et malheureusement la dernière réforme du lycée pro a supprimé de l'enseignement général et là on a une réforme du lycée pro avec davantage de stages donc derrière quand même se pose la question de l'enseignement général et de l'adaptabilité de ces élèves et d'autre part les lycées pro commencent à avoir un certain succès et on peut s'en réjouir mais est-ce que vous allez ouvrir de manière assez importante de nouvelles davantage de place en lycée pro parce que le risque quand même dans la mesure où c'est sélectif que les élèves les plus en difficulté finalement n'aient pas de place en lycée pro et comment est-ce qu'on va travailler avec ces élèves les plus en difficulté donc ne faudrait-il ne faudrait-il pas ouvrir davantage de place en lycée pro si on veut vraiment que ça devienne une filière d'excellence et y laisser suffisamment d'enseignement général ça me semble important pour que les jeunes puissent s'adapter ensuite
Madame Croyère je crois que vous êtes
interrogée Merci beaucoup de toutes ces questions tout d'abord sur l'éclairage sur l'apprentissage dans peut-être l'apprentissage dans les lycées professionnels mais ça me permet aussi d'ouvrir un peu plus largement ce que j'ai dit en préambule sur l'attractivité de la formation professionnelle un élément socle posé en 2020 c'est la mise en lumière dans AFELNET qui est l'outil de choix d'orientation des jeunes fin de collège pour aller vers le lycée général technologique ou professionnel la mise en lumière des taux d'insertion professionnels sur chacune des formations visées c'est un outil si vous l'avez vu qui s'exprime de manière simple qui permet aux familles et aux jeunes d'être rassurés ou informés sur le choix qu'elles s'apprêtent à faire les voeux qu'elles s'apprêtent à exprimer avec leurs enfants cet outil depuis 2020 permet aussi aux jeunes de matérialiser leur choix entre un statut scolaire ou un statut par apprentissage et ce qu'on observe en 2022 avec tous les efforts qui ont été faits c'est déjà plus 1,9 point de choix de vœux 1 vers la formation professionnelle et un choix très augmenté également sur l'apprentissage donc déjà pour dire que ce donner à voir aux familles permet aussi de mieux éclairer les choix qui sont faits ensuite vous l'avez souligné et vous posez la question des métiers plus automatisés mais ça pose la question de manière générale et vous faites d'ailleurs un lien avec la capacité d'un diplôme à offrir un socle de connaissance générale mais aussi de spécialiser et c'est cet équilibre entre les deux attentes qui est toujours sur le fil et qui doit être maintenu si on part du collège peut-être quand même pour redire les choses au collège au collège les constats à l'entrée en sixième doivent être pris en compte avec une difficulté sur les maths et le français qui mérite le positionnement qu'a pris l'éducation nationale de renforcer les heures de mathématiques et de français par un accompagnement différencié s'appuyant notamment sur les tests de positionnement à l'arrivée en sixième qui donne à voir le niveau de chaque élève et en fonction de ce niveau de chaque élève pouvoir accompagner ces difficultés parce que ces difficultés si elles ne sont pas comblées là elles s'aggravent après on le sait elles s'aggravent au fil du collège et du lycée donc les mathématiques n'ont pas perdu d'heure bien au contraire il y a cet accompagnement renforcé de même sur la technologie il n'y a pas de suppression de la technologie au collège il y a effectivement une concentration des heures dédiées à la technologie sur les classes de cinquième quatrième et troisième pour laisser plus de place en sixième à cet accompagnement renforcé en mathématiques et en français la question que vous posez finalement c'est à la fois comment renforcer le socle en mathématiques en français dans les compétences transversales mais aussi maintenir l'équilibre avec la professionnalisation ça se traduit au lycée général avec la nouvelle organisation qui a été posée maintenant en décembre dernier d'une heure et demie de formation d'enseignement spécifique mathématique qui donne à ceux qui n'ont pas choisi la spécialité math alors qu'avant ils étaient amenés à le choisir et potentiellement être en difficulté ils étaient amenés à le choisir parce qu'ils savaient que c'était déterminant pour la poursuite des études maintenant avec le choix des enseignements de spécialité on leur donne la possibilité de composer de manière la plus appropriée en fonction de leur niveau et de leur choix d'orientation leur panel d'enseignement de spécialité choisi mais on offre à chaque élève qui n'aurait pas retenu cette enseignement de spécialité cette heure et demie pour tous qui offre un socle commun et qui ouvre de manière moins scolaire j'oserais dire qui ouvre vers ce qu'est l'utilisation des mathématiques dans la vie quotidienne avec une notion un peu de codage qu'est-ce que c'est que des statistiques comment exploiter les informations chiffrées qu'on peut voir dans la presse et dans son quotidien donc cette idée d'un socle général les soft skills et on le voit quand on regarde et qu'on interroge les entreprises et leurs attentes arrivent pratiquement maintenant en premier dans les compétences citées par les entreprises savoir restituer une information savoir bien se comporter savoir rédiger un minimum savoir comprendre une consigne savoir interagir en projet savoir interagir en groupe et ces compétences-là elles se travaillent à la fois dans le cadre de la classe mais elles se travaillent de fait aussi dans le milieu de l'entreprise quand le jeune est en stage d'où l'idée d'offrir à ces jeunes encore plus cette possibilité d'exprimer avant leur insertion professionnelle et de tester la renforcement de ces compétences cet équilibre entre renforcement du socle et spécialisation il s'est traduit aussi dans le cadre de la transformation de la voie pro par la mise en oeuvre des familles de métier en seconde professionnelle et c'est d'ailleurs un des points qui a fait que les jeunes en poste 3ème vont plus vers la voie professionnelle parce que ces secondes de familles de métier sont plus ouvertes elles sont ouvertes à une famille de métier un certain nombre de métier ce qui permet un moindre enfermement dès la seconde et de préciser le choix un peu plus tard ces familles de métier se calquent sur les grands secteurs professionnels et pour certaines d'entre elles puisque maintenant je vais évoquer les élèves les plus en difficulté auxquels vous pensez des élèves de SECPA des élèves qui sont accueillis en 3ème prépa métier qui est un dispositif qui fonctionne bien et qui donne à voir dès l'entrée en 3ème à des jeunes qui l'auraient choisi on est sur du volontariat un panel de métiers et en même temps de préparer la 3ème ces jeunes là qui sont les plus en difficulté au travers de ces secondes familles de métier sont accueillis accompagnés et nous réfléchissons en ce moment sous l'impulsion de la ministre Grandjean à plus encore comment renforcer et c'est toujours la priorité le socle des compétences générales qui font qu'après ils vont pouvoir exprimer rapidement ou des années après s'ils souhaitent se reconvertir une capacité à rebondir vers d'autres métiers et pour finir sur cet éclairage sur cet équilibre entre socle et spécialisation ce qui est travaillé plus encore en ce moment c'est des bacs professionnels et des CAP et des bacs professionnels qui ont une approche transversale des compétences en entreprise pilotes de lignes de production mais finalement ça pourrait être en agroalimentaire en pharmacie en cosmétique et après ces diplômes professionnels socle une spécialisation au travers de différentes certifications professionnelles qui existent l'offre est large des mentions complémentaires voir un titre pro s'ils ont l'âge et s'ils ont eu au moins un diplôme CAP bac pro mais aussi donc ça ça devient vraiment très spécifique là on devient sur un métier très spécifique solier je vais travailler au revêtement des sols monteur en réseau électrique et là on vient finalement post-diplomation par une année supplémentaire spécialiser le jeune et c'est d'autant plus utile qu'aujourd'hui la moyenne des jeunes qui sont bacheliers professionnels n'ont pas 18 ans et pour le marché de l'emploi c'est malgré tout une difficulté une difficulté assez conséquente qui fait qu'ils recherchent après coup cette spécialisation qui peut aussi être faite dans le cadre de ce qu'on appelle les formations complémentaires à l'initiative locale qui sont des formations qui sont pour le coup montées très finement au niveau d'un territoire entre un lycée professionnel et une entreprise ça peut durer un an ça peut durer deux ans trois ans et après quand le besoin en emploi trouve réponse la formation disparaît et celle-ci c'est vraiment de la dentelle elle vient répondre au plus près des territoires à un besoin de spécialisation post-bac professionnel il y en a aujourd'hui une centaine en France et quand en revanche ces formations complémentaires d'initiative locale se pérennisent parce que le besoin qui a été identifié finalement on se rend compte qu'il est valable sur tout le territoire on le transforme en certification professionnelle ce qui permet malgré tout d'avoir quelque chose qui est plus reconnu au niveau national j'espère avoir répondu à peu près à vos questions mais s'il faut j'apporterai d'autres éclairages par écrit
sur ce sujet de la formation quelqu'un veut monsieur le cas quelques compléments
sur la question au propos d'Aline Croyère sur la question de l'apprentissage et notamment sur votre question dans le fond sur l'impact et la performance de l'éveloppement de l'apprentissage dans certaines écoles du supérieur donc on n'est pas à ce stade parce qu'on est encore un peu tôt des premières entrées massives en capacité de vous donner des indications sur les taux d'insertion dans le cadre du déploiement progressif d'insert jeunes puisque aujourd'hui l'insert jeunes c'est donc une identification école par école CFA par CFA de sa performance en termes d'insertion donc mise en comme l'indiqué l'Incroyère mise en transparence publique et en CIP ce sera l'ensemble des certifications qui seront concernées donc là vous aurez des indications précises pour chacune de ces écoles simplement ce que je veux quand même indiquer c'est que il y a cet aspect là il y a aussi d'autres dimensions qui seront à prendre en compte et qui seront évalués qui sont notamment à la question de l'égalité des chances du profil des jeunes qui passent par ces parcours d'apprentissage par rapport au profil des jeunes qui passaient classiquement par ces écoles par la voie des études générales et ce que les hypothèses qu'on peut faire c'est qu'il y a quand même une dimension pour un certain nombre de jeunes à travers le contrat d'apprentissage sa pédagogie de l'alternance particulière à travers le fait qu'il a une rémunération qui fait que peut-être on offre des possibilités qu'on élargit et que par ailleurs on offre aussi peut-être des possibilités de parcours apprentissage d'abord au premier niveau et puis ensuite vers le supérieur donc ce sont tous ces éléments qui seront à prendre en compte pour évaluer ce développement de l'apprentissage dans le supérieur mais on a au moins une certitude c'est que le développement de l'apprentissage dans le supérieur ça a un effet d'image très considérable sur l'ensemble de l'apprentissage et y compris j'ai changé récemment avec le DRH d'une grande entreprise industrielle qui me disait que dans son entreprise le fait d'avoir développé l'apprentissage à ces niveaux là ça a fait bouger le management sur l'élargissement des viviers dont il avait besoin parce que précisément il avait des difficultés et des tensions importantes et donc aujourd'hui prendre un apprenti dans cette entreprise au niveau ingénieur ou commercial de Bac plus 5 et plus c'est une image positive pour aller chercher des populations que le management n'avait pas cherché autrefois mais il faudra le mesurer Merci Pour compléter les éléments que Bruno Leca vient d'apporter d'abord sur le développement de l'apprentissage notamment par son développement dans l'enseignement supérieur donc en soi c'est positif c'est ce que Bruno Leca vient de rappeler sur l'effet d'image les enjeux de promotion sociale et puis la pédagogie de l'alternance ces trois points il les a évoqués peut-être deux éléments d'une part avant la réforme l'essentiel de la croissance mais s'il était beaucoup plus faible l'essentiel de la croissance de l'apprentissage était déjà tiré par l'enseignement supérieur quasi intégralité de la petite croissance de l'apprentissage qu'on avait donc voilà le fait que le supérieur tire la croissance de l'apprentissage n'est pas une nouveauté mais surtout et c'est surtout le deuxième point que je voulais ajouter le développement apportant l'apprentissage depuis la réforme ça n'est pas que l'enseignement supérieur majoritairement mais tous les niveaux de qualification profitent de cet essor du nombre d'apprentis donc ça c'est un élément qui est essentiel alors qu'auparavant on était sur une quasi stabilité voire parfois des baisses sur certains plus bas niveaux de qualification ça c'est sur l'enseignement supérieur et son développement vous posez la question plus précisément de l'enseignement supérieur privé alors évidemment dans le supérieur les universités profitent aussi beaucoup de cet essor mais vous posez la question plus précisément de l'enseignement supérieur privé avec un questionnement sur les besoins alors d'abord ces écoles mettent en oeuvre des formations enfin dispensent des formations qui aboutissent à des certifications qui doivent être reconnues au répertoire national des certifications professionnelles donc l'adaptation aux besoins de l'économie elle est d'abord vérifiée en amont des taux d'insertion qu'évoquait Bruno Lucas sur la formation elle-même elle est déjà vérifiée en amont par France Compétences au niveau des certifications donc des diplômes ou des titres eux-mêmes donc ça c'est une première garantie de réponse aux besoins de l'économie vous évoquez la question du coût de ces formations donc nous de toute façon pour un contrat d'apprentissage nous finançons des niveaux de prise en charge pas l'intégralité du coût de la formation mais un niveau de prise en charge qui va être le même que cette formation soit dispensée dans un CFA dans une université ou dans un établissement d'enseignement supérieur privé donc après si l'entreprise est prête à payer davantage j'imagine qu'elle va vérifier avoir une exigence en termes de qualité pour payer un reste à charge sauf si peut-être cette école a des pratiques commerciales abusives et donc vous posez également la question du contrôle de ces établissements donc peut-être trois éléments là-dessus sur les pratiques commerciales on est sur un marché le marché de la formation professionnelle c'est un marché concurrentiel donc évidemment il est tout à fait dans le champ de compétence de la DGCCRF je ne vais pas parler pour eux mais ils ont mené beaucoup de contrôles ces deux dernières années sur les pratiques commerciales de ce type d'établissement je sais aussi que le ministère de l'enseignement supérieur a lancé et c'est des travaux qui sont en cours lancés par la DGCIP et la ministre madame Rotaillot pour regarder aussi des éléments dans ce type dans l'enseignement supérieur lucratif privé et puis ensuite nous à notre niveau à France Compétences nous regardons les coûts nous analyserons les coûts de l'ensemble des CFA dans ces établissements puisque chaque CFA puisque notre régulation par les niveaux de prise en charge elle se fonde notamment sur la remontée de l'ensemble des comptabilités analytiques des CFA qui nous sont remontées chaque année donc par chacun des CFA et ça nous permet de faire des analyses assez fouillées sur les coûts de l'apprentissage les coûts unitaires de l'apprentissage mais aussi CFA par CFA on a ces données et donc on peut regarder un certain nombre d'éléments qui nous permettent ensuite de mieux déterminer les bons niveaux de prise en charge donc on a des éléments assez fouillés on mène actuellement des analyses parce qu'on s'intéresse par exemple aux marges qui peuvent être dégagées sur telle ou telle certification peut-être parce que le niveau de prise en charge est trop élevé et ça peut nous justifier d'éventuelles révisions de ces niveaux et aussi s'intéresser à des pratiques de certains CFA qu'il y ait des marges y compris dans des établissements lucratifs y compris qui sont reversés en dividendes n'est pas forcément choquant en soi si c'est des fonds d'investissement qui ont investi réellement pour développer la partie CFA de tel établissement donc ça peut s'expliquer après si on constate à l'inverse que certains marges sont dégagées parce que les coûts sont plus faibles que la moyenne parce qu'ils font uniquement du 100% distanciel par exemple ça peut interroger mais voilà on dispose d'éléments d'analyse qui permettront au fil des années de creuser davantage et peut-être aussi d'étayer notre propre méthodologie de détermination des niveaux de prise en charge donc on est très attentifs sur tous ces enjeux là
Merci on va avancer avec les rapporteurs donc Michel Calvé question et puis ensuite je m'adresserai à mes collègues
Merci Monsieur le Président depuis effectivement 2014 que la délégation sénatoriale aux entreprises a été créée nous avons régulièrement rencontré les chefs d'entreprise et de tout temps ils nous ont évoqué les difficultés de recrutement ce qui nous avait amené déjà à travailler sur le sujet en 2018 et puis à se réinterroger aujourd'hui compte tenu de ce qu'on entend sauf peut-être lors du déplacement dans le chair que nous avons effectué il y a quelques jours où les deux entreprises visitées Mona et Ledger ne nous ont pas évoqué ces problèmes de recrutement mais un problème quand même de qualification des personnels donc il convient de s'interroger sur l'adéquation des formations aux besoins réels des entreprises aujourd'hui la nécessité peut-être puisque nous avons visité à Vierzon toujours un campus numérique où ce sont des formations correspondant aux besoins de métiers particulièrement évolutifs qui vont être dispensés et qui appellent peut-être une certaine réactivité quant à la labellisation de ces formations puisque les besoins des entreprises évoluent très vite donc il convient de savoir si au niveau de France Compétences aujourd'hui il y a cette capacité de réactivité permettant de répondre à des besoins de métiers sur des évolutions extrêmement rapides alors globalement on peut tous se satisfaire de connaître un taux de chômage à la baisse un niveau d'emploi qui s'améliore reste néanmoins dans les catégories abaissées plus de 3 millions d'inscrits à Pôle emploi et sur l'ensemble des catégories 5 millions 4 ça veut dire qu'il y a encore là un vivier sur lequel il faut qu'on se penche pour pouvoir je dirais répondre aux besoins des entreprises et puis surtout permettre à nos concitoyens des pourvus d'emploi de pouvoir en retrouver pour assurer leur subsistance parmi les freins que vous avez identifiés quels sont-ils assez précisément on sait qu'il y a notamment la question de la mobilité c'est vrai qu'entre la Bretagne et les Hauts-de-France il y a un taux de chômage totalement différent mais on a du mal à répondre aux besoins de mobilité les questions de logement sont aussi certainement des questions extrêmement fortes il y a sans doute un niveau de compétence sur la table ronde précédente que nous animions tout à l'heure était évoqué le fait qu'il est nécessaire qu'il y ait une meilleure performance des process de formation on le retrouve d'ailleurs pour ce qui concerne les niveaux de formation initiale dans les classements internationaux de la France quand on se compare pour ce qui concerne la formation initiale nous restons encore encore en deçà et les études de l'OCDE dont nous avions connaissance tout à l'heure aussi évoquaient la difficulté pour beaucoup de nos concitoyens à pouvoir effectivement se former la formation des adultes est cruciale mais de nombreux adultes ne se forment pas effectivement nous quand nous nous comparons aux autres pays nous avons beaucoup de retard là-dessus que peut-on faire pour accélérer ce retard parce que à côté du succès de l'apprentissage que nous avons appelé de nos voeux et dont nous nous satisfaisons il y a la nécessité de mieux accompagner sans doute les personnes en reconversion alors le conseil en évolution professionnelle apprend aussi le nombre de personnes impliquées mais est-ce suffisant comment peut-on faire pour aller un peu plus loin et puis je reviens aussi sur la question qui a été évoquée tout à l'heure par Florence Blatick-Contra sur la question de l'emploi des seniors qui est une question effectivement importante qui vient à l'ordre du jour du Sénat aujourd'hui à part à travers le projet de loi de retraite mais qui on l'espère sera également traité sur le projet de loi que le ministre a annoncé avant la fin d'été pour ce qui concerne le plein emploi quelle disposition voyez-vous justement pour permettre aux seniors dont on voit que le niveau d'activité en France est là aussi en comparaison des classements internationaux nettement inférieurs à ce que l'on peut observer dans les pays autour de nous comment peut-on faire en sorte d'améliorer les choses faut-il un contrat dédié aux seniors peut-être pour que financièrement cela ne pèse pas pour les entreprises
merci pour ces questions alors qui veut commencer monsieur Bazin peut-être ou pas comme vous voulez allez alors allez-y monsieur Balatier si vous voulez prendre
l'ordre sur la question de l'adéquation des formations et la réactivité de l'adaptation de ces formations à l'évolution des métiers alors déjà la question des difficultés de recrutement ne se résume évidemment pas aux enjeux de compétences il y en a beaucoup d'autres je crois que ça a été mentionné lors d'une précédente table ronde vous aviez évoqué les multiples facteurs de ces difficultés de recrutement néanmoins parmi celles les plus souvent citées par les employeurs il y a en effet les sujets d'adéquation des compétences des candidats qui le reçoivent donc le sujet est très vaste mais le sujet pour prendre plutôt le périmètre de compétences de mon établissement traiter de la réactivité de l'adaptation des certifications professionnelles donc c'est encore en amont de l'évolution de l'offre de formation là c'est plutôt sur un marché concurrentiel la loi de l'offre et de la demande donc ça va s'adapter mais il faut que les certifications c'est-à-dire les titres et diplômes déjà existent et soient adaptées au contenu éventuellement nouveau de certains métiers donc avec des cas qui sont un peu différents l'évolution des métiers et les métiers qui peuvent être totalement ou très largement nouveaux donc la question qui est souvent posée c'est celle des délais d'adaptation de ces certifications professionnelles et en fait là-dedans il y a deux sous-questions il y a à quel moment les organismes certificateurs donc les créateurs de certifications peuvent déposer un dossier pour l'enregistrement au répertoire national qui est géré par France Compétences et ensuite les délais d'instruction propre à France Compétences et ce sont deux questions différentes la première question le sujet qui est souvent soulevé c'est le sujet de l'exigence que nous avons d'avoir deux promos pour être enregistré au RNCP le répertoire national des certifications professionnelles France Compétences exige d'avoir un dossier de demande qui fait valoir des taux d'insertion sur deux promotions donc ça veut dire que pour être enregistré il faut déjà qu'il y ait eu deux années de formation pour cette certification et donc c'est une exigence importante que nous avons justement pour vérifier que pour bénéficier de fonds publics ensuite et disposer de la reconnaissance d'inscription au RNCP il faut que ça soit ça réponde réellement à des besoins du marché du travail attestés par de réels taux d'insertion des personnes qui ont suivi ces formations donc c'est évidemment une condition qui est très importante pour vérifier ce point néanmoins ça veut dire qu'il faut pour être enregistré avoir déjà deux ans d'ancienneté et donc c'est cette question qui peut être posée pour des métiers qui évoluent beaucoup ou qui sont totalement nouveaux donc deux éléments importants à avoir en tête c'est que lorsque nous renouvelons des certifications déjà existantes c'est pas un renouvellement forcément à l'identique et donc ces renouvellements peuvent tout à fait intégrer des adaptations assez fortes du contenu des différents référentiels de ces certifications donc même quand il y a des évolutions importantes des métiers ça passe par la procédure de renouvellement donc on considère que c'est toujours la même certification qui évolue et donc si cette certification avait déjà ses deux ans d'ancienneté de promotion avec les taux d'insertion dont ils peuvent attester on ne va pas leur demander d'en attester sur le nouveau format de cette certification donc la certification qui évolue elle peut être renouvelée assez rapidement en revanche se pose la question des métiers émergents ou tellement en évolution que la certification est en réalité complètement nouvelle pour répondre aux besoins et donc là nous avons une procédure dérogatoire où entre guillemets nous prenons le risque d'autoriser l'enregistrement au RNCP d'une certification sans connaître ses taux d'insertion sur deux années précédentes donc chaque année France Compétences établit en lien avec un comité d'experts et qui est validé par la commission de la certification professionnelle une liste de ces métiers dits émergents ou en particulière évolution qui permet d'avoir cette procédure dérogatoire plus rapide donc voilà ça peut être des métiers notamment dans le champ de la rénovation énergétique de l'internet des objets du recyclage des énergies décarbonées de la bioproduction enfin là on a entre 20 et 25 métiers qui permettent aux candidats de déposer les certifications avec des procédures beaucoup plus rapides donc voilà les exemples que je vous ai montrés montrent qu'on est quand même beaucoup dans le domaine de la transition numérique ou transition énergétique ça ne vous étonnera pas donc voilà pour cette partie de l'amont du dépôt du dossier ensuite le deuxième sujet qui est souvent soulevé et vous le pensez était sous-entendu également dans votre question ce sont les délais d'instruction à France Compétences où on a sur des délais qui sont encore probablement trop longs qui sont sur 2022 en moyenne de 6,5 mois d'instruction mais plusieurs points là-dessus premier point il faut avoir aussi à l'esprit qu'avant la réforme l'ancienne CNCP donc avant la création de France Compétences avait des délais d'instruction qui étaient plutôt de l'ordre de 10 mois ou un peu plus deuxième point on est sur une tendance à la baisse alors même que les flux de création de certification ont plutôt augmenté ensuite il y a un effet 2022 qui est un peu conjoncturel c'est justement nous avons augmenté de 14% notre activité d'enregistrement et donc nous avons fortement réduit le stock en traitant des dossiers qui avaient une certaine ancienneté donc ça a fait un peu facialement monter notre moyenne de délais et donc on pense que l'année prochaine on sera plutôt sur des délais en tout cas c'est notre objectif qui seront plutôt de l'ordre de 5 mois voire inférieurs donc on voit le différentiel par rapport aux 10 mois de l'ancien système alors 5 mois c'est encore assez long mais aussi on fait beaucoup de pédagogie auprès des organismes certificateurs pour qu'ils déposent leur dossier suffisamment en amont de l'ouverture des formations donc voilà on a toute cette pédagogie notre site internet des vademecom des guides pratiques pour les informer aussi de ces délais mais qui sont en cours de réduction alors la deuxième partie merci monsieur le président deux questions une sur les freins à l'emploi l'autre sur les seniors sur les freins à l'emploi nous efforçons d'agir sur chacun de ces freins pour les lever et permettre l'intégration dans l'emploi des personnes vous avez évoqué la question de la mobilité pour l'emploi alors il y a deux types de mobilité disons que vous avez la mobilité du quotidien je dois me déplacer de plusieurs kilomètres pour pouvoir exercer mon emploi ou prendre une formation ou etc et puis la mobilité pour le cours résidentiel je peux me déplacer à l'autre bout de la France ou parfois pas si loin mais en tout cas ça implique un déménagement pour pouvoir prendre un emploi sur la mobilité du quotidien nous avons des aides des aides kilométriques des bons SNCF de quantité d'éléments qui peuvent aider un demandeur d'emploi soit qui veut faire une prestation soit qui veut partir en formation soit qui est dans les premiers mois de sa reprise d'emploi pour l'accompagner et on s'appuie également sur des partenaires pour du financement de véhicules on finance évidemment le permis de conduire à travers différents canaux et le compte personnel de formation est l'un des premiers leviers de financement du permis de conduire bref quantité d'aide à la mobilité du quotidien plus une nouvelle prestation financée depuis un an qui a bénéficié à 16 000 demandeurs d'emploi et qui permet au fond de faire un diagnostic de ces problèmes de mobilité par un prestataire et qui permet notamment à des personnes pour lesquelles la mobilité est plus qu'un frein est une peur panique et ils sont beaucoup plus nombreux qu'on le croit de se rendre compte qu'il est plus facile d'utiliser quand on est dans une grosse agglomération les transports en commun que l'on croit il suffit juste d'apprendre à lire un plan de transports en commun et donc on fait ça pour une partie de nos publics les aider à interroger toutes leurs problématiques de mobilité et traiter ces freins et après vous avez la mobilité pour le coup géographique résidentielle se déménager pour prendre un emploi là-dessus l'honnêteté oblige à reconnaître que nous n'avons pas trouvé la martingue nous avons testé pendant un an une prestation qui permettait au fond de proposer des offres d'emploi très éloignées du domicilier avec des partenaires et notamment Action Logement de proposer une combinaison en quelque sorte logement emploi ça a été très peu saisi par les demandeurs d'emploi très peu de demandeurs d'emploi sont saisis on avait fait des études il y a quelques années ça remonte c'était avant la crise qui montrait qu'au fond il y a un tel attachement à une terre une telle implantation dans un territoire puisque c'est là qu'est la famille c'est là qu'est le cercle d'amis également c'est là que sont les repères etc.
que penser déménagement pour prendre un emploi pour des demandeurs d'emploi notamment éloignés de l'emploi et donc qui se rattachent à cet enracinement c'est quelque chose de très difficile à faire donc nous n'avons pas trouvé la solution là-dessus ce que nous faisons en revanche c'est d'essayer de promouvoir les territoires qui recrutent à travers un outil qui s'appelle Mobiville que nous avons développé avec Action Logement qui est un site sur lequel vous pouvez retrouver l'intégralité des bassins d'emploi du territoire parfois même une grande partie des communes du territoire avec les emplois qu'elles proposent et au fond les caractéristiques de ces territoires donc en termes d'emploi en termes de loisirs en termes de garde d'enfants etc.
et nous travaillons avec toutes les collectivités qui le souhaitent pour pouvoir au fond valoriser l'image de ce territoire et en faire des territoires attractifs avec au fond l'accroche de l'emploi qui est disponible sur ce territoire vous avez également des freins de santé je les ai évoqués avec la prestation tout à l'heure vous avez des freins de type électronisme donc manque de compétences numériques et nous donnons désormais la possibilité à tous les demandeurs d'emploi de passer un test qui s'appelle PIX qui était développé par une start-up d'État et qui au fond permet de faire le point sur ces compétences numériques et nous avons une dimension PIX emploi qui permet au fond de se rendre compte comment est-ce que je suis à l'aise avec l'utilisation du numérique pour ma recherche d'emploi et sur la base de ce test selon les résultats nous pouvons proposer des ateliers des prestations qui permettent de développer ces compétences numériques pour reprendre un emploi le sujet du moment l'un des sujets du moment c'est celui de l'électronisme nous sommes en train de tester la création d'une autre start-up d'État qui s'appelle EVA qui est un test qui permet de repérer les signes de l'illettrisme mais de manière très peu stigmatisante pour la personne et pour lui démontrer à la fin qu'il n'y a rien de catastrophique à avoir des problèmes de lecture et des problèmes d'écriture mais que le fait de régler ces freins-là va être vraiment un booster dans la recherche d'emploi donc ça c'est un test que nous avons fait depuis un an et nous comptons désormais l'étendre dans tous les diagnostics que nous faisons des demandeurs d'emploi dès lors que nous repérons le signe de l'illettrisme et puis vous avez parlé de la formation parmi les progrès que je crois nous pouvons faire collectivement et notre espoir c'est que la création de France Travail permette cela c'est d'abord de mettre à disposition de tous les demandeurs d'emploi une cartographie de l'ensemble des formations toutes les formations quel que soit leur financeur quel que soit leur mode de financement leur mode de délivrance etc.
avec une idée très claire de ce à quoi elles aboutissent ce qu'on développe comme compétences le type de retour à l'emploi que l'on peut espérer avec ces formations et aujourd'hui nous avons des outils côté Pôle emploi il en existe chez d'autres partenaires au fond nous pourrions réfléchir à agglomérer toute cette cartographie pour donner toute l'information dont les demandeurs d'emploi ont besoin travailler sur différentes pédagogies aussi dans le cadre du plan d'investissement dans les compétences financées par l'Etat et portées par les conseils régionaux et par Pôle emploi des pédagogies particulières ont commencé à être testées pour rendre la formation plus attractive notamment pour des publics qui ont quitté les bancs de l'école depuis un certain moment et donc en particulier le public senior et on commence à émerger des pédagogies intéressantes de ce point de vue là c'est encore embryonnaire à ce stade et puis très rapidement parce que je suis trop long pardon s'agissant des seniors je pense qu'on peut agir sur quatre leviers le premier c'est de j'en parlais déjà tout à l'heure donc je vais aller très vite de diagnostiquer le risque d'enfermement dans le chômage de longue durée quand on est senior le plan tension décidé par le gouvernement en 2021 a conduit Pôle emploi à mettre en place des parcours de remobilisation des chômeurs des demandeurs d'emploi de très longue durée et au fond de refaire un diagnostic des raisons pour lesquelles ils sont ou ils risquent de s'enfermer dans un chômage de longue durée pour leur proposer un parcours intensif d'accompagnement en sortie déjà 450 000 demandeurs d'emploi de très longue durée ont bénéficié de ce parcours avec des résultats très positifs sur le retour à l'emploi ensuite il s'agit de les préparer on parlait de la formation à l'instant on peut parler aussi des immersions professionnelles on en fait environ 200 000 à Pôle emploi de demandeurs d'emploi les missions locales en font également beaucoup s'agissant des jeunes et c'est un outil très puissant puisqu'à l'issue d'une immersion professionnelle en particulier pour des seniors on a 70% de retour à l'emploi ensuite donc ça veut dire que lorsqu'on met une entreprise en capacité d'observer un demandeur d'emploi y compris senior en situation de travail et bien ça produit des résultats intéressants c'est aussi pour ça que nous développons depuis quelques mois les actions de formation en situation de travail donc on va plus se former uniquement dans un organisme de formation on peut aussi se former directement dans l'entreprise avec un financement public pour cela et puis quatrième élément assez important je pense c'est au fond de lever les stéréotypes des entreprises sur le recrutement de salariés seniors nous sommes en train de développer un kit qui nous permet dans nos dialogues avec les employeurs qui font appel à Pôle emploi pour recruter de déconstruire les stéréotypes des recruteurs sur les salariés seniors et en miroir de lutter contre l'auto-censure des demandeurs d'emploi seniors puisque quand vous avez été victime d'une je ne sais pas si on veut parler de discrimination mais en tout cas de stéréotypes en face du côté d'un recruteur vous avez plus tendance à vous censurer dans vos opportunités d'emploi et donc voilà on essaie de travailler sur cette dimension très psychologique du recrutement des seniors merci un petit complément oui monsieur le président si vous permettez rapidement sur cette question cruciale de la mobilité et de l'accès à la formation qui finalement est exposée et mise en lumière par dans le cadre des demandeurs d'emploi mais qui finalement s'exprime dès le collège et le lycée avec des études de sociologues qui pose des constats très objectifs sur la diminution du choix de poursuite d'études ne serait-ce qu'au lycée quand il n'y a pas à proximité d'offres suffisamment proches pour pouvoir mailler le territoire et donner l'opportunité aux jeunes et à sa famille d'avoir l'envie d'y aller dans le port de ce constat l'éducation nationale a posé plusieurs projets notamment celui qui s'appelle Territoires éducatifs ruraux qui vient vraiment répondre à cette question de l'égalité des chances à l'accès à la formation dans les territoires ruraux et qui finalement comme action pose un réseau de coopération avec les collectivités pour mieux mailler le réseau des transports mais aussi répond à la question des internats puisque ça peut être une autre solution avec la création des internats d'excellence on en a aujourd'hui 307 c'est une véritable réponse quand les familles adhèrent au projet à cette question de l'éloignement géographique et puis Paul Bazin en a parlé il y a cette question aussi sociologique de comment éviter les auto-censures accompagner l'égalité des chances accompagner les choix à l'orientation pour ces collégiens qui peuvent effectivement s'auto-censurer dans leur choix de formation ça l'exemple d'action la plus marquante et qui porte vraiment ses fruits c'est celle de la cordée de réussite que vous avez peut-être entendu parler la cordée de la réussite l'idée c'est des jeunes collégiens qui finalement sont encordés avec des jeunes lyciens et des jeunes de l'enseignement supérieur dans une forme de mentorat de père à père et qui du coup ouvrent leurs portes ouvrent leurs perspectives par ces échanges avec des jeunes qui ont tracé la voie donc ça on aimerait pouvoir le reproduire de manière plus large également
si je vais on va devoir conclure parce que mais simplement je vais donner la parole pour deux questions je crois chacun chacune
oui merci président merci madame et messieurs pour vos présentations et vos réponses déjà sauf erreur de ma part il y a un enseignement qui n'a pas été évoqué c'est l'enseignement dans les lycées et grandes écoles qui certes ne dépendent pas du ministère de l'éducation mais qui dépendent du ministère de l'agriculture et où là il y a des formations de premier niveau jusqu'à l'enseignement supérieur donc je voulais savoir comment les enseignants de l'enseignement général sont sensibilisés à découvrir cette filière et cette filière qui répond à des besoins de territoire puisque nous avons des hautes formations dans le milieu du lait dans le milieu du bois et j'ai l'impression qu'il n'y a pas tout à fait un bon lien entre l'enseignement général et cet enseignement là donc comment comment sensibiliser les enseignants de l'enseignement général à cette filière au débouché qu'elle offre et puis également sensibiliser à découvrir les entreprises qui recrutent sur ces métiers parce que moi j'ai quand même des remontées d'entreprises qui me disent les enseignants ne veulent pas venir découvrir nos entreprises donc je crois que là il y a vraiment à améliorer ceci parce que les débouchés sur le terrain sont là et comme je vous l'ai dit à tout niveau de la personne qui doit manipuler à l'ingénieur donc je crois qu'il y a un petit peu une perte là et qu'il pourrait y avoir beaucoup d'amélioration d'apporter je vous remercie
madame gruny question
merci monsieur le président je vais balayer vraiment je pense que j'aurai pas les réponses mais c'est pas grave moi quand je vous écoute je me dis c'est merveilleux tout va bien et après je suis sur le terrain et c'est moins bien sur le CPF qui est formé CPF c'est à dire dans les en général ça reste encore trop souvent des cadres et surtout dans les petites entreprises où quand une personne part en formation c'est 50% en fait de l'effectif donc comment on palise ça parce que franchement c'est encore un vrai souci moi je viens d'un territoire rural mais comme beaucoup de mes collègues au Sénat donc mes questions c'est comme ça avant on avait l'Opca maintenant on a l'Opco et entre les deux ce qui manque c'est l'accompagnement dans les entreprises aussi sur les plans de formation parce que l'Opco maintenant c'est juste une trésorerie quoi voilà tirelire il n'y a pas d'accompagnement suffisamment je ne parle pas des grandes entreprises on parle toujours des multinationales ça va bien les multinationales ils ont 36 personnes qui vont s'en occuper moi je vous parle des TPE et des PME il nous manque ça voilà et ensuite l'argent est plutôt remonté un peu plus haut et le ruissellement ces moyens et quand je vous entends parler comptabilité moi je suis une comptable de métier donc je peux entendre ça comptes analytiques des CFA marges etc ne nous enlevez pas des CFA de proximité qui peut-être sont pas rentables mais qui répondent quand même à ce que madame vient de dire sur justement le fait qu'ils ne vont pas aller dans des lycées dans des CFA qui sont trop éloignées moi en suivant Marie-Christine j'avais aussi une question c'est comment sont formés les enseignants aux entreprises Marie-Christine a parlé des filières mais aux entreprises parce qu'on a toujours l'impression quand même d'être dans deux mondes très différents moi comme ma collègue Florence Blatrix j'aimerais bien voir un point sur deux trois années sur justement l'apprentissage les chiffres ce qui part en effectif mais aussi en euros sur les filières supérieures et puis sur celles qui restent pour former nos métiers de bouche notre hôtellerie etc parce qu'aujourd'hui on sent bien qu'il y a quand même ça sur l'emploi des seniors et là je pense que vous pouvez quand même aussi en parler il va falloir changer aussi gérer la façon de faire des choses des chefs d'entreprise par rapport à l'emploi des seniors pour remettre tout ce qu'on veut et sur Pôle emploi alors moi je vois qu'il y a beaucoup d'efforts de communication vraiment beaucoup de choses qui sont mises en place etc j'ai bien peur que ce soit toujours les mêmes qui y aillent parce qu'en revanche moi dans le suivi des personnes j'ai encore des gens où c'est compliqué et quand on a au-dessus de 45 ans quand on est au chômage pour l'emploi des seniors je le dis les difficultés en gros ça n'intéresse pas beaucoup les Pôle emploi non plus voilà donc moi j'ai demandé directement à mon Pôle emploi de faire un suivi sur trois personnes qui ont justement qui sont dans ce que j'appelle moi les emplois des seniors entre 45 et puis 62 ans 64 demain de me faire un point de l'accompagnement voilà mais merci pour vos réponses mais c'est pas idyllique comme vous le dites c'est ça nous on vient du terrain et c'est pas aussi idyllique
alors faudrait refaire le débat évidemment non non mais merci merci d'avoir fait un panorama des sujets qu'on remonte du terrain et quand Marie-Christine nous parle de relations avec l'entreprise on se souvient d'une visite dans le Jura où il y avait des beaux emplois disponibles et où l'école qui était à côté n'avait jamais mis les pieds dans l'entreprise en question on est d'accord bref donc merci pour le témoignage des territoires si vous voulez conclure alors en deux phrases très exigeant enfin en quelques mots chacun en vous remerciant évidemment de votre participation allez-y on va monsieur Lucas peut-être on commence par madame allez-y puisque vous souhaitez pas
toute réponse sur enseignement agricole et formation allez-y
et on termine
en deux mots parce que j'ai été sous-directeur au ministère de l'agriculture il y a encore un an donc voilà du coup j'en profite puisque c'est un dispositif de formation que je trouve très complémentaire sur l'éducation nationale et qui apporte réponse alors aujourd'hui il accueille 200 000 élèves c'est peu mais effectivement c'est question de souveraineté alimentaire et de métier et je reviens à cette question de la mobilité géographique de métier au plus près des territoires des industries alimentaires il y en aura toujours partout des paysagistes et des élagueurs il y en aura toujours partout donc peut-être dire en quelques mots il y a un partenariat national cadre avec l'éducation nationale qui se décline dans toutes les académies avec les régions puisque ce sont les premières qui sont maintenant à la manœuvre sur le rôle d'information ce que veut ce partenariat national qui est décliné maintenant bien et on a vu les évolutions depuis deux ans c'est que tout établissement tout collège qui fait une porte ouverte une information aux jeunes qui fait une réunion de bassin associe systématiquement l'enseignement agricole ça c'est la première chose que les profs principaux des collèges puissent effectivement connaître à la fois les formations et les métiers de l'enseignement agricole ça va monter en puissance avec cette question de la découverte des métiers qui est en train de prendre tout son essor et puis ce qui a été le plus important le plus marquant peut-être et on a vu vraiment une augmentation qui s'est traduit à ce moment-là c'est qu'en 2020-2021 a été mis en ligne sur AFELnet toute l'offre de formation de l'enseignement agricole public et privé sous contrat pour permettre aux jeunes et aux familles d'avoir une bonne visibilité de toute cette offre qu'ils effectivement souvent méconnaissaient complètement donc voilà pour cette première réponse peut-être deux petits points sur les PME les PME avec lesquels nos lycées travaillent en particulier ceux qui sont labellisés lycées des métiers qui est un label extrêmement important et qui est tout petit peut-être qui maille au niveau d'un petit territoire mais qui va chercher justement du partenariat et créer des liens particuliers avec les PME peut-être aussi un dispositif qui s'appelle Pitec qui vient des Etats-Unis et c'était porté par IBM mais l'idée c'est vraiment de mettre en oeuvre au plus près des lycées et des PME des mentorats mentorats d'entreprises avec des jeunes qui sont accompagnés au long terme et ça ça crée vraiment un lien fort aussi avec des petites entreprises sur la formation des enseignants et je suis contente de finir par ça pardon du coup j'ai pris le micro en premier mais je ne sais pas si je referai peut-être un petit tour de pite après mais la formation des enseignants c'est essentiel on en revient toujours à ça pour la formation professionnelle si l'enseignant en face du jeune qui reste son premier prescripteur parce qu'il donne à voir ce qu'il connaît et ce qu'il apprécie ou pas dans le secteur professionnel n'est pas sensibilisé au secteur professionnel il y a souci et c'est vraiment là-dessus qu'il y a deux axes il y a le axe de travail au collège et j'en ai parlé au travers de la découverte professionnelle et puis il y a l'axe de renforcement des formations notamment en immersion en entreprise qu'on peut offrir au PLP donc aux professeurs de lycée professionnel et ça c'est essentiel ça se traduit notamment plus des métiers des qualifications quand ils existent puisqu'ils ont dans leur mandat d'autant plus quand ils vont chercher des fonds dans le cadre de l'appel à manifestation d'intérêts compétences et métiers d'avenir de proposer de la formation aux enseignants de les accueillir sur leur plateau technique qui sont très beaux et très financés pour qu'ils découvrent les métiers et ça c'est essentiel merci
merci d'avoir évoqué l'immersion des professeurs dans les entreprises nous-mêmes nous faisons l'immersion des sénateurs dans les entreprises c'est notre délégation qui s'en occupe et donc c'est un beau projet aussi pour chacun on continue la conclusion je vais également sacrifier
ma conclusion globale pour répondre simplement à un enjeu qui me tient à coeur et qui a été mentionné c'est la question des CFA de proximité pour mentionner trois points le premier point c'est qu'au moment de la réforme il y avait eu certains ont plutôt opposants à la réforme qui craignaient une grande vague de fermeture de CFA notamment dans les territoires ça n'est pas arrivé deuxième point on évoquait les 118 créations de CFA d'entreprise mais surtout globalement au-delà des CFA d'entreprise il y a une très forte augmentation des CFA les 3000 que mentionnait Bruno Lucas tout à l'heure c'est une augmentation considérable du nombre de CFA en France et donc voilà donc fois deux c'est pas que les 118 CFA d'entreprise c'est surtout 1500 de nouveaux CFA donc alors qui peuvent être concentrés dans des agglomérations mais globalement il y a un meilleur maillage territorial qu'avant la réforme et troisième point on est très attentif à ces sujets et c'était déjà prévu dans la réforme puisque France Compétences verse aux régions une enveloppe financière de plus de 300 millions d'euros pour soit majorer les niveaux de prise en charge soit pour financer de l'investissement et notamment au titre de l'aménagement du territoire donc c'est bien un sujet de préoccupation qui est également prévu et qui est financé par ces deux dotations fonctionnement et investissement de France Compétences versé aux conseils régionaux Merci Monsieur Bazin Même technique du coup non pour vous dire Madame la Sénatrice que certes nous produisons des éléments de communication qui nous semblent importants pour que davantage d'entreprises fassent appel à Pôle emploi parce que davantage d'offres d'emploi déposées à Pôle emploi c'est davantage d'opportunités d'emploi pour les plus éloignés de l'emploi ceux dont nous nous occupons à Pôle emploi et avec les partenaires du service public de l'emploi mais nos efforts ces dernières années ça a surtout été de développer une offre de service qui s'adapte le plus possible à la situation individuelle de chaque personne je pense que ça produit des résultats on a aujourd'hui 84% des demandeurs d'emploi et 84% des entreprises ce mois-ci qui sont satisfaits de leur accompagnement par Pôle emploi plus 15 à 20 points en 10 ans donc c'est tout de même quelque chose néanmoins et vous avez parfaitement raison nous avons de nombreuses marges de progrès j'en ai d'ailleurs évoqué quand même dans mes propos autour de la formation autour des immersions autour aussi sans doute de mieux mobiliser notre offre de service et celle de nos partenaires pour chaque personne et qu'elles se sentent vraiment accompagnées et qu'on ait utilisé tous les leviers pour permettre son retour à l'emploi et on sait qu'on doit progresser là-dedans c'est pas toujours très simple quand il y a autant de demandeurs d'emploi accompagnés par le nombre de conseillers pour l'emploi qui est ce qu'il est mais nous avons des partenaires dans tous les territoires qui fournissent des solutions d'accompagnement et l'espoir que nous avons avec ce que nous savons des travaux autour de la création de France Travail c'est qu'on puisse mieux partager ces services et qu'au fond en face de chaque personne qui est en recherche d'emploi les partenaires sachent s'articuler pour proposer le bon service qui va lever un frein à la mobilité le bon service qui va permettre d'envoyer en formation bref je pense que toutes les solutions existent sur le terrain on peut encore en développer certaines d'entre elles ce qu'il faut c'est qu'on se coordonne mieux entre les différents acteurs pour pouvoir avoir des parcours fluides sans couture pour les personnes et mobiliser les bons services au bon moment pour répondre à leurs problématiques et les amener vers l'emploi durable merci d'avoir signalé les situations des trois personnes à votre agence Pôle emploi j'ai absolument aucun doute qu'ils répondront à votre demande
monsieur Lucas peut-être une conclusion personnelle et une conclusion générale
de nos propos merci d'abord un merci sincère ainsi qu'à l'ensemble des membres de la délégation pour cet échange il a je crois pour nous d'abord été agréable et puis ensuite il a une vertu c'est qu'il nous permet de vérifier et de nourrir les préoccupations que nous pouvons avoir et de vérifier qu'elles sont en congruence avec ce que vous vous remontez de vos territoires voilà donc pour nous c'est extrêmement utile dire également que moi j'ai la conviction que beaucoup a été accompli mais que beaucoup reste à faire je pense que la transformation par exemple de l'apprentissage est quand même si on avait si on se reportait cinq ans en avant et qu'on annonçait ces résultats cet objectif et l'objectif maintenant d'un million d'apprentis à la fin du quinquennat qui est quand même quelque chose que je pense transforme profondément même s'il y a un certain nombre de choses à suivre la vie de beaucoup de jeunes qui vont commencer leur vie professionnelle dans des conditions finalement dans l'entreprise avec une expérience de ce que c'est l'entreprise une vision et des perspectives de développement qui sont je pense sont intéressantes donc je pense que beaucoup a été accompli je pense aussi que nous avons devant nous et c'est je pense les attendus de vos travaux des enjeux très importants 800 000 recrutements par an nous dit France Stratégie dans le cadre de l'exercice France 2030 d'ici 2030 c'est aussi une très belle opportunité si on arrive à travailler correctement les différents les différents sujets que vous avez identifiés sur lesquels vous nous avez interrogés de finalement sortir d'une longue période où le sujet était d'abord le chômage massif et là on est dans une situation nous acteurs de l'emploi et de la formation et de l'éducation où l'enjeu c'est il y a des solutions dans les entreprises et il faut qu'on trouve les moyens pour que l'ensemble de nos concitoyens puissent en bénéficier voilà donc je pense qu'il y a beaucoup à faire mais qu'on a un socle solide pour le faire
merci beaucoup j'ai quelques trois annonces à faire pendant que je vous tiens encore sous la main et veuillez m'excuser des deux secondes avant que je vous remercie directement nous nous retrouverons jeudi prochain à 9 mars à 8h30 pour des auditions consacrées cette fois la simplification des normes applicables aux entreprises vaste sujet le 16 mars au matin de 9h à 11h visite de l'entreprise IDEX une ETI de services énergétiques qui accompagne les collectivités territoriales et industries dans leur transition énergétique c'est dans la région parisienne donc on fera sur deux heures l'aller-retour et enfin le mercredi 22 mars à 8h15 nous organisons la première édition d'une série de rencontres ouvertes à d'autres sénateurs de notre souci de pédagogie chacun s'il y a sous le titre la parole aux entrepreneurs et nous recevrons alors Thierry Marx qui viendra nous parler de son expérience entrepreneuriale et des sujets de formation et de compétences qu'il a trouvé à l'humi en prenant la présidence voilà je voulais vous indiquer ça et surtout madame messieurs vous remercier de vous être prêté avec talent à l'échange pour nos rapporteurs vous serez tenus au courant évidemment des suites de nos travaux de leurs conclusions on essaye toujours de rebondir après sur soit des débats dans l'hémicycle soit des amendements lorsque des textes passent et qu'on peut intervenir soit si nécessaire faire une PPL sur ces sujets donc c'est jamais des rapports enfin on ne le souhaite pas qui restent lettres morts d'ailleurs on les reprend on essaye toujours de mettre à jour les travaux qui ont été faits par nos prédécesseurs parfois par les mêmes et c'est toujours intéressant de voir évoluer les choses alors encore une fois merci de votre présence et des échanges de cette matinée n'oubliez pas le petit questionnaire écrit ça c'est précieux pour la suite et bonne journée à tous merci encore merci