Melanie GAZENGEL par Jean-Pascal MOLLET : Le Personal Branding
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bien, bienvenue dans le podcast des magiciens de la vente. Aujourd'hui, mon invité a répondu à une question que beaucoup de dirigeants se posent sans jamais agir. Est-ce que LinkedIn peut vraiment générer des clients ? Sa réponse, et elle en est la preuve. Mélanie Gazangel est la fondatrice et CEO de Glowy Brand, agence spécialisée dans le personal branding LinkedIn pour dirigeants. Bienvenue, Mélanie.
Merci, bienvenue. Bienvenue à toi aussi.
Oui, c'est gentil. En 4 ans, elle accompagnait plus de 300 entrepreneurs, générait plus de 50 millions de vues et contribuait à construire plus d'un million d'abonnés cumulés pour ses clients. Elle est passée d'inconnue à référence dans son domaine, grâce exactement à ce qu'elle enseigne. Invité sur BFM Business, conférencière devant des centaines de personnes et à la tête d'une équipe de six personnes basée à Paris. Mélanie, encore une fois, bienvenue dans ce podcast.
Merci beaucoup. Merci pour l'invitation. C'est un plaisir d'être parmi vous aujourd'hui.
Allons-y, on va parler d'un sujet qui me tient à cœur, le personal branding. Et donc, justement, il y a trois ans, tu étais seule devant ton écran à te demander si tu devais te lancer sur LinkedIn. Et raconte-moi ce moment. Et tu avais peur de quoi exactement ?
Eh bien, j'étais entrepreneuse depuis déjà un an. Et j'avais aucune stratégie d'acquisition. J'avais aucune visibilité. Et comme tous les entrepreneurs, je pense, quand on est invisible comme ça, on va trouver des prospects, etc. Mais vu qu'on n'a aucune reconnaissance, les gens font des recherches sur nous, ils nous demandent des références. Mais il y a comme un manque de confiance, un manque de crédibilité. Et j'ai commencé à aller sur la plateforme LinkedIn, regarder un petit peu les personnes comme toi, d'ailleurs, je te voyais dès le début. Et je regardais ces personnes-là, je me disais, attends, communique sur la personne, ça me donne confiance, j'ai envie de travailler avec lui.
Je me suis dit, mais c'est ça que je dois faire. C'est exactement ça que je dois faire. Et aussi, mon business n'était pas structuré. C'est-à-dire que je vendais un peu tout. Je n'avais pas d'offres précises. Je pouvais vendre des sites web, vendre de l'identité visuelle. À partir du moment où...
C'était lié au marketing, quoi.
Exactement. Je vendais du marketing et je vendais tout ce que je pouvais vendre. Et puis après, soit je le faisais moi-même en me formant ou soit je déléguais à un freelance. Et à partir de ce moment-là, je me suis dit, il faut que je me structure, il faut que je monte un vrai business. Et surtout, il faut que j'ai une vraie stratégie d'acquisition. Sinon, je ne vais jamais pouvoir évoluer et je ne vais jamais atteindre mes ambitions. Et quand j'ai vu l'inzine, je me suis dit, bon, allez, OK, maintenant, il faut se lancer. Et le premier post, il est toujours dû à poster. Tu en écris et puis tu dis, non, mais ce n'est pas bon. Tu fais, tu refais, tu recommences, tu postes pas.
Pendant peut-être un mois ou deux mois, j'écrivais des posts que je supprimais et que je ne postais pas. Et puis un jour, je me suis dit, bon, allez, au Psy, on va partir de la base. Et je vais dire que justement, ça fait longtemps que j'ai envie de poster sur l'inzine, mais que je n'y arrive pas. Et j'ai fait un post là-dessus qui a très bien marché. D'ailleurs, j'avais 300 abonnés et j'ai posté. J'ai eu à peu près, je crois, 90 likes. C'est énorme. C'est excellent pour un premier post. J'ai des clients que je peux accompagner où je vois leur premier post, c'est 10 likes, 15 likes. Et je leur dis, mais c'est déjà très bien parce qu'on part de zéro. Donc, j'étais hyper satisfaite.
Et puis, je me suis lancée et là, je n'ai plus jamais arrêté. Je faisais trois par semaine. Et j'ai commencé à avoir des entrepreneurs qui m'ont dit, mais ça fait pour péter aussi vite. C'est quoi ton secret ? J'ai commencé à apporter des conseils. Et en fait, naturellement, je me suis dit, mais c'est ça que j'aime. C'est ça que j'aime, c'est faire du personal branding. Et je suis vraiment douée pour ça. C'est là que je me suis rendue compte que j'y arrivais bien parce que j'avais des leads qui venaient sans que je propose quoi que ce soit. Et c'est de là que c'est venu. J'ai vu une problématique. Je me suis dit, tiens, je vais les aider à se développer. Et c'est venu comme ça.
Tu avais des preuves puisque ça avait fonctionné pour toi.
Exactement. En l'espace d'un mois, je crois que j'avais déjà généré à peu près 15 ou 20 leads. Et pour la petite histoire, avant de me lancer sur LinkedIn, j'ai créé une masterclass, une conférence, une dite conférence dans Paris, dans un hôtel Mercure, je m'en rappelle, où le patron, j'avais sympathisé avec. Il m'a dit, tu peux venir organiser. C'est gratuit, mais par contre, il faut que les gens payent des verres. Et j'ai organisé une conférence sur le marketing, sur le personal branding, etc. Mais moi, je n'en avais même pas. Et une semaine avant, je commençais à me lancer sur LinkedIn. J'avais 60 personnes inscrites.
Et au bout d'une semaine après m'avoir lancé sur LinkedIn, j'avais déjà trois leads. Et j'ai fait la conférence un peu pour parler justement du personal branding, du marketing en général. Et ça avait super de marché. Et c'est de là que tout est parti.
Une histoire à raconter, du coup.
Exactement.
Justement, ton parcours, il commence dans la vente, la prospection, les rendez-vous, le closing. C'est quoi ce que la vente t'a appris et que le marketing, peut-être, ne t'aurait jamais appris ?
En fait, la vente, ça m'a appris que quand tu veux vendre, il faut avant tout que les gens te fassent confiance. La vente, ça se base sur de la confiance. Tu peux avoir le meilleur produit du monde. Tu peux avoir le meilleur personal branding aussi. Tu peux bien présenter, peu importe. Si les gens, tu ne leur inspires pas confiance, eh bien, c'est mort. Et la confiance, en fait, elle vient de plein de choses. Ça vient de le personal branding, le fait de communiquer, le fait d'être connu, le fait d'avoir de la preuve sociale, le fait déjà dans son comportement, son énergie. C'est d'inspirer la confiance. C'est quelque chose qui se ressent, d'être sûr de soi, etc. C'est plein, plein de choses.
Et quand j'étais en vente avant, moi, je faisais de la prospection sur les pages jaunes. J'étais vraiment dans les pages jaunes. Les pages jaunes. On avait encore même l'annuaire. On allait dans les pages jaunes ou sur l'ordinateur et on appelait des médecins, des infirmiers. J'étais dans la gestion de patrimoine pour leur vente des assurances vie ou des plans départs de retraite, peu importe. Et c'était très, très dur. Et en fait, avec le personal branding, ce que je me suis rendu compte, avec le marketing, on facilite la vente derrière. C'est-à-dire qu'on va aller générer déjà de la confiance, un minimum de confiance. Et après, il y a le reste du travail à faire pendant la vente.
Et c'est deux choses pour moi qui sont devenues indispensables pour vendre aujourd'hui. La prospection et la communication.
Ok, donc ça veut dire que si on devait donner une définition, je ne sais pas, il y a sûrement une définition officielle du personal branding que tu as peut-être. Mais en fait, c'est le marketing de soi.
Exactement.
C'est ça.
C'est ça. C'est le marketing de soi. C'est de se mettre en avant, de mettre en avant son expertise et pour attirer à soi. Ce n'est pas se vendre en fait. Enfin, se vendre, mais je veux dire, on ne vend jamais sur les réseaux sociaux. On ne vend jamais quand on fait du marketing, on veut déclencher un attachement et déclencher de l'intérêt aussi. C'est comme de la séduction en fait.
Oui, bien sûr. Mais ce que tu disais sur la vente, c'est que moi, ce que je dis souvent aux gens que je coach, c'est ton client, il t'achète toi avant d'acheter quoi que ce soit. Et c'est vrai que s'il ne t'achète pas toi, il n'achètera rien. En tout cas, il n'aura pas envie d'aller plus loin. Et c'est vrai que c'est la chance qu'on a aujourd'hui. Et après, il faut s'en le travailler, mais d'avoir ses réseaux sociaux, d'avoir ses vidéos, d'avoir LinkedIn, mais aussi Insta, TikTok, YouTube. Tout ça, ça aide à vendre. On peut faire ça, mais si on fait vrai que c'est mieux.
Mais c'est ça. Moi, souvent, j'ai des dirigeants qui me disent, mais attends, mais moi, je ne veux pas me mettre en avant. Ce n'est pas important. Ce qui compte, c'est mon produit. Il est super, mon produit. J'ai une équipe de dingue. Moi, c'est là-dessus que je veux communiquer. C'est sur l'entreprise. Mais à chaque fois, ce que je dis, c'est, regardez, quand vous faites, par exemple, vous répondez à un appel d'offres d'une grosse société. Ou une petite société. Vous êtes quatre concurrents ensemble à répondre à l'appel d'offres. Vous avez tous le même prix, tous la même offre. Pourquoi l'entreprise va signer avec l'un et pas l'autre ?
Parce qu'elle aura eu un meilleur feeling, un meilleur échange, une meilleure confiance, etc. C'est pour la personne aussi qu'elle va signer. Et c'est ça que les gens, ils ont du mal à prendre conscience. Surtout en 2026, aujourd'hui, on a de la publicité de partout. On est submergé par la publicité. On est appelé dans tous les sens. Ce qui va donner confiance, c'est justement de voir la personne, voir sa personnalité et de se dire... La dernière fois, j'ai été invité à faire une conférence. D'ailleurs, c'est au mois de décembre.
Et la personne m'a dit, j'ai hésité entre vous et une autre, je ne vais pas citer le prénom, une autre personne dans la personne d'Avernement qui est beaucoup plus connue que moi, qui a fait 300 000 abonnés sur les réseaux. Je vois à peu près. qui a 20 000. Et il m'a dit, en fait, je ne l'ai pas choisi parce que je n'accroche pas. Je n'accroche pas. Et j'ai dit, merci, je suis contente. Mais du coup, c'est ça, le truc. On ne peut pas être aimé de tout le monde.
Il ne faut surtout pas essayer de plaire à tout le monde.
Il ne faut pas essayer de plaire à tout le monde. C'est justement ça qu'aimait. Il y en a d'autres, ça se trouve, ils ne me choisissent pas moi. Parce que je ne leur inspire pas confiance. Ils n'aiment pas mon énergie. Ils n'aiment pas ma personnalité. Et c'est OK. Ce n'est pas grave. Tant mieux. Il faut l'accepter. C'est ça, la différence.
Et alors, du coup, comment on passe de commercial à créatrice d'une entreprise, d'entreprise de personnes abonnées ? C'était quoi le déclic ?
Le déclic, c'est que déjà, le commerce, j'adore. Mais faire que ça, je n'aime pas. Juste vendre. Et puis, je détestais être dans cette position de salarié, être monotache. Moi, je suis une personne très extravertie et qui aime plein de choses. Je suis multi-passionnée, j'aime l'aventure, j'aime la liberté. Je suis sagittaire. Je ne sais pas si tu connais un peu les horoscopes, mais je suis à fond là-dessus. Mais non, pour moi, en fait, j'avais besoin de liberté, j'avais besoin d'autonomie, de faire les choses comme j'en avais envie, où j'avais envie et quand j'en avais envie aussi. Donc, l'entrepreneuriat, c'était vraiment une façon de trouver ma place.
Et surtout, j'ai toujours été très ambitieuse. Et dans le salariat, je ne me voyais pas pouvoir évoluer sans limite. Donc, il y avait ça. Et puis après, entrepreneuse, pour moi, c'était la chance de pouvoir trouver quelque chose qui me passionnait. J'ai mis du temps. J'ai mis à peu près deux, trois ans à trouver ma voie dans l'entrepreneuriat. J'ai essayé de lancer plein de business. Cinq business qui ont totalement échoué.
C'est comme ça qu'on apprend.
Voilà, et dans divers domaines. Mais en fait, parce qu'il y en a beaucoup qui vont se lancer. Ils ont déjà trouvé leur vocation, leur zone de génie, leur passion. Et ils se disent, bon, maintenant, je veux le lancer pour moi-même. Donc là, ce n'est pas plus facile. C'est très dur aussi. Mais du coup, ils ont déjà trouvé leur vocation. Moi, je n'avais rien trouvé. C'est-à-dire que je savais que je voulais entreprendre. Mais je ne savais pas dans quoi j'étais bonne, qu'est-ce que j'aimais, qu'est-ce que je n'aimais pas. Donc, j'ai testé des trucs à gauche, à droite et puis jusqu'à trouver ce qui me plaisait un peu par dépit, on va dire, naturellement.
Et alors, tu dis la visibilité mène à la crédibilité et la crédibilité mène à la rentabilité. Est-ce que ça veut dire qu'un médiocre visible peut battre un expert invisible ?
Un médiocre visible, oui, totalement. Mais très facilement. Et on le voit beaucoup. D'ailleurs, on voit beaucoup, aujourd'hui, tu as des gens qui sont très bien et qui sont très visibles. Mais tu as des gens qui sont catastrophiques, qui vendent des choses catastrophiques. Et ils arrivent à en vendre plein, à faire beaucoup d'argent, à avoir une structure qui fonctionne bien. Et pourtant, ils ne vendent pas forcément de la qualité. Mais contrairement à un expert, ils ont de la visibilité. Et tu as des experts qui sont incroyables, qui sont très forts dans le domaine, mais qui sont invisibles et qui sont en galère tout le temps. Et ça, je le vois énormément.
Avec tous les entrepreneurs que j'ai pu accompagner, j'en ai vu plein qui étaient très forts. Mais chaque mois, ils galéraient, ils étaient dans le rouge parce qu'ils n'osaient pas se mettre en avant sur les réseaux. Ils n'osaient pas prospecter. Ils n'arrivaient pas à vendre. Il y avait un manque de confiance en soi. Et en fait, pour moi, une personne qui va avoir confiance en elle, qui va oser, qui s'en fout du regard des gens, qui va oser se montrer, oser prospecter, oser se prendre des noms, elle va avoir beaucoup plus de chances que réussir qu'une personne qui va être la meilleure experte.
Et d'ailleurs, on le voit, les plus grands chefs d'entreprise, ce ne sont pas forcément les meilleurs experts. C'est souvent des bons communicants. C'est souvent des personnes qui sont assez malignes, qui arrivent à... qui osent prendre les choses en main. Et c'est ça qui fait qu'elles fonctionnent.
On peut donner ce qui nous regarde. Soyez des experts visibles.
Exactement. Soyez des experts visibles parce que sinon, vous allez vous faire battre par les personnes qui sont peut-être moins experts. Et ce que je dis toujours, c'est qu'en plus, ce n'est pas vous que vous punissez. C'est toutes les personnes qui ont besoin d'insider par vous. Parce qu'aujourd'hui, ils vont signer avec des personnes qui ne sont pas forcément compétentes alors que vous, vous avez la compétence. Donnez-leur la chance d'être accompagnés par le bon expert. C'est une belle vision. Vraiment.
Ce que je dis souvent, c'est que quand tu vends quelque chose, il faut que tu sois persuadé que tu fais gagner quelque chose à quelqu'un.
Exactement.
Si déjà, tu es persuadé de ça, c'est comme si tu t'appelles quelqu'un ou tu vas aller voir quelqu'un pour dire, oui, tu as gagné au loto parce que tu vas travailler avec moi. C'est l'idée. C'est tout un état d'esprit, mais c'est vachement important d'être là-dedans.
Exactement. Et il y a d'ailleurs beaucoup d'experts qui ont du mal, qui ont peur de se vendre. Ils se disent, oui, mais si je prospecte, on va avoir l'impression que je suis en galère, que je suis en dehors de tapis, etc. Quand je vais vendre, on va avoir l'impression que je vais chercher des gens, que j'ai besoin des gens. Alors que non, en fait, les gens, ils ont besoin de toi. Ils ont des problématiques. Tu ne vends pas une offre. Tu apportes une solution à une problématique. Tu le règles et tu vends ta compétence. En échange, ce qui est tout à fait normal, c'est comme des personnes qui vont être en surpoids.
Elles vont payer un coach, mais parce qu'elles veulent maigrir, elles veulent régler leurs problèmes. Ce n'est pas, ah bah tiens, il est en galère, le coach, je vais le payer. Elles ne pensent pas du tout à ça.
Non, je ne pense pas.
Il faut aller chercher aussi les bonnes cibles.
Génial. Après, le risque du personal branding, ça peut être de devenir un personnage, tout compte fait, de créer même un avatar qui te ressemble. Donc, comment on peut rester authentique tout en étant quand même stratégique ? Parce que si je ne suis qu'authentique, moi, je ne sais pas si je fais des vidéos et que je fais des vidéos le week-end chez moi ou quand je suis au sport ou que je suis en vacances, je vais faire des vidéos et je vais faire du personal branding. Mais bon, comment réussir à avoir ce bon équilibre-là ?
Déjà, tout d'abord, il faut bien déterminer sa stratégie par rapport à ses objectifs. Donc, son objectif, par exemple, moi, aujourd'hui, je recherche. Moi, ce que j'aide, c'est les dirigeants d'entreprises qui vont avoir besoin de développer leur crédibilité, leur visibilité et attirer des leads, mais aussi avoir une grande audience, devenir des leaders d'opinion. Eh bien, moi, ma cible, précisément, par rapport à l'offre que je propose, c'est vraiment les dirigeants de TPE-PM. Eh bien, ce que je vais faire, c'est que je vais adapter mon message par rapport à eux. Donc, c'est important de déterminer sa cible.
Il faut bien connaître.
Oui, il faut bien connaître sa cible parce que souvent, on dit tout le temps, tout le temps. Oui, mais moi, mon offre, elle correspond à tout le monde. Oui, je l'entends. Mais quand tu es sur les réseaux, tu ne vas pas te parler de la même manière à un indépendant qu'à un dirigeant d'une TPE qu'à un dirigeant du 440.
C'est le fameux personnel en marketing à qui je m'adresse.
C'est ça, ce n'est pas du tout la même chose. Ce n'est pas du tout la même problématique, les mêmes enjeux, les mêmes challenges. Ça n'a rien à voir. Donc, tu es obligé de parler différemment. Donc, c'est important de déterminer bien sa cible pour apporter le bon message. Ça, c'est la première chose. Ensuite, pour la partie, ça, c'est vraiment le plus important. Ensuite, pour la partie authenticité, eh bien, le personnel branding, ça évolue avec toi. C'est-à-dire qu'il y en a beaucoup qui vont commencer, ils vont être authentiques et puis après, ils vont se perdre. Parce qu'ils vont voir, tiens, ce concurrent-là, il a posté ça, ça a super bien marché.
Donc, moi, je vais poster ça, comme ça, ça va bien marcher. Et là, ils se perdent complètement. Ils commencent à ne plus être naturels. Et on ressent que c'est staté chute. Il ne faut pas vouloir copier. Il ne faut pas vouloir copier. En fait, le truc, c'est qu'il faut faire très souvent des introspections. Moi, je sais que j'en ai fait plein des introspections dans mon personal branding. Mon personal branding d'il y a, et toi, j'imagine même, tu as commencé il y a très longtemps. Ton personal branding d'il y a 10 ans, j'imagine que ce n'est pas le même qu'aujourd'hui.
Ça a évolué. Ça a évolué. En tout cas, la façon de passer les messages.
Exactement, la façon de passer les messages. C'est toujours le même. C'est toujours le même, mais on évolue quand même dans notre mode de vie, un peu tout. Donc, il y a même notre façon de penser. Des fois, on pense d'une manière et puis après, on se rend compte qu'en prenant de la maturité, de l'expérience, on pense aussi peut-être un peu différemment. Du coup, c'est important d'évoluer avec son personal branding et surtout, ne pas aller se comparer aux autres. Là, le pire truc, c'est d'aller regarder les autres et se dire, attends, mais lui, c'est bien. Non, en fait, il vaut mieux s'inspirer. Moi, j'ai une méthode, c'est je ne m'inspire pas des autres.
Sur les réseaux, je vais plutôt aller m'inspirer de la vie de tous les jours, de discussions que je vais avoir avec des personnes comme toi. Par exemple, ce podcast, peut-être qu'il va m'inspirer des choses que je n'ai pas dites avant. Ou sinon, si vous regardez des contenus, regardez sur une autre plateforme. Par exemple, moi, je vais plutôt aller m'inspirer sur des contenus YouTube pour aller poster sur LinkedIn plutôt que de contenus sur LinkedIn parce que sinon, je vais très vite me comparer.
Ce sera plus nouveau déjà.
Ce sera nouveau, ce sera fait différemment et je vais éviter de me comparer. Ça, c'est la pire des choses à faire.
C'est intéressant parce que tu parlais de LinkedIn. Justement, LinkedIn aujourd'hui, c'est quoi ? Est-ce que c'est un CV en ligne ? Est-ce que c'est un réseau social ? Est-ce que c'est une machine à vendre ? C'est quoi pour toi LinkedIn ? On en parlait déjà en offre tout à l'heure.
Je pense que c'est un peu tout à la fois. Ça dépend de notre objectif. Si aujourd'hui, on recherche à être recruté dans une entreprise qu'on est salarié, eh bien, c'est très bien d'ailleurs d'avoir un profil optimisé, de poster aussi parce qu'aujourd'hui, ça donne confiance. Il y a des employés qui vont avoir un bon personnel branding, qui vont avoir la chance d'être recrutés, plus de chances d'être recrutés qu'un autre salarié qui est invisible aussi. Seulement l'expérience et le diplôme n'est plus suffisant aujourd'hui. Donc, se démarquer, c'est très important.
Ça peut être aussi, moi, j'ai des dirigeants qui vont avoir plus un objectif de crédibilité et de visibilité, de devenir des leaders d'opinion plutôt que d'avoir une machine à vendre. Donc, on optimise le profil pour ça, on communique pour ça. Et il y a d'autres personnes, c'est vraiment un objectif. Aller faire du lead, aller faire de la vente, etc. Eh bien, c'est une autre manière aussi de communiquer. Donc, l'idée, c'est justement, c'est important d'avoir un objectif clair. Et après, il peut évoluer, comme je dis toujours. Tu peux avoir un objectif aujourd'hui de notoriété et demain, tu lances une nouvelle offre un nouveau concept. Et là, l'objectif, c'est d'aller chercher du lead à fond.
Eh bien, tu peux te repositionner, tu vois. Exactement, l'objectif, il varie. Mais par contre, attention, le profil d'Inzine, il faut adapter par rapport à son objectif. Il y a des personnes qui communiquent et qui ont envie de notoriété, mais ils n'adaptent pas leur profil pour ça. C'est encore en mode CV, quoi. Enfin, il faut adapter vraiment son profil par rapport à son objectif.
Après, ce que je dis aux commerciaux, c'est que, alors moi, je fais du recrutement commerciaux, je fais de la formation, mais aussi du recrutement. Et c'est vrai que quand je dois recruter un commercial, je vais aller voir son profil d'Inzine. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, en 2026, si je vois qu'il n'est pas à jour, qu'il n'a pas le minimum, que des fois, il y en a même, ils sont dans leur ancienne expérience, il n'a même pas été mis à jour, que la personne voit qu'elle n'a aucune activité, qu'elle ne va pas ou liker ou commenter, peut-être même pas publié, mais en tous les cas avoir une activité, ça donne une image.
Parce que c'est vrai que ton profil d'Inzine, ça reste, c'est comme la vitrine d'un magasin. Et que si la vitrine, déjà, elle ne donne pas envie, ou si tu te dis, là, ça doit faire six mois qu'il n'y a personne dans ce magasin, ça ne donne pas envie d'aller plus loin. Et c'est vrai que moi, sur un recrutement, je suis à les profils, il y a peut-être des gens, je vais dire, ah bah non, lui, ce n'est même pas la peine que je l'appelle, parce qu'on est en 2026, il fait du B2B et il est inexistant sur l'Inzine.
Mais complètement, aujourd'hui, les gens, la première chose qu'ils font quand ils rencontrent quelqu'un, c'est à les regarder sur Google. C'est pour ça que je dis toujours, regardez sur Google, marquez votre nom et votre prénom et regardez qu'est-ce qui ressort.
Première info, profil d'Inzine.
Moi, je sais que quand je marque Mélanie Gassangel, il n'y a que des photos partout, tous mes réseaux sociaux, il n'y a que moi partout. Et du coup, déjà, ça inspire un peu plus confiance que si je n'avais rien du tout. Et c'est hyper important de faire attention à cette image-là.
pour l'activité.
Surtout, pour mon activité, encore plus. Mais quelle que soit l'activité aujourd'hui, surtout sur des profils un peu commerciaux, marketing, communication, je pense que c'est vraiment nécessaire. Sur des profils ingénieurs, on est peut-être un peu plus indulgent, ce qui est normal. Mais même si vous êtes ingénieur, vous voulez faire la différence, juste optimiser votre profil. Même pas aller poster une fois par mois encore, si vous voulez, mais juste optimiser votre profil, vous allez faire tout de suite la différence.
C'est vrai que pour ce podcast où il y a quand même beaucoup de commerciaux qui nous gardent, c'est les magiciens de la vente, votre CV, l'absurde révélateur, mais votre profil doit être vendeur et vous devez travailler dessus. Alors, tu as accompagné plus de 300 dirigeants. C'est quoi la première erreur ou l'erreur la plus importante ? Ils font quasiment tous sans exception. C'est quoi le truc le plus récurrent que tu vois ?
Le plus récurrent que je vois, déjà le profil qui n'est pas optimisé. Donc, il n'y a rien d'expliqué. En fait, on arrive sur le profil. On ne sait même pas qu'ils sont dirigeants de quelle entreprise, qu'est-ce qu'ils proposent concrètement dans l'entreprise. On ne comprend pas ce qu'ils font. Il n'y a pas forcément de bannière. Enfin, le profil, c'est un peu un profil fantôme. Ça, c'est ce que je vois la plupart du temps. Après, pour ceux qui vont communiquer, énormément de personnes aujourd'hui qui utilisent de l'IA et des posts qui ne sont que experts. C'est-à-dire que le post, quand je lis, j'ai l'impression d'aller lire chez le GPT quand il me parle.
Quand tu poses une question à chez le GPT.
Il n'y a pas d'émotion.
Il n'y a pas d'émotion, ce n'est pas personnalité. Ça se voit que c'est chez le GPT qui a fait le post.
Ou Claude, maintenant c'est Claude.
Ou Claude, voilà. En fait, le truc, c'est qu'aujourd'hui, les gens utilisent l'IA et ils vont, par exemple, trois conseils pour mieux vendre. Ok, je n'ai plus besoin d'aller sur LinkedIn pour savoir ça. Je n'ai plus besoin d'un expert pour savoir ça. J'ai juste à aller sur chez le GPT. Il va me donner mes trois conseils pour mieux vendre. Par contre, si tu me dis, oui, hier, ce mois dernier, j'ai augmenté mon cruising de temps de pourcentage parce que j'ai vu ça en application. Là, ce n'est pas du tout pareil. Tu fais un retour d'expérience. Tu personnifies, en fait, tout tes contenus et ça change tout. Et c'est ça que la majorité des gens font comme erreur.
C'est qu'ils communiquent de manière totalement impersonnelle. Et ça se ressent. Et après, ils se demandent pourquoi. Attends, je tourne autour des 500 vues, 2000 vues. Je n'arrive pas à augmenter. Ça fait un an que je communique. Du coup, je suis démotivée. Forcément, tu es démotivée parce que tu ne fais pas le nécessaire. C'est ça que je vois la plupart du temps comme erreur fréquente.
Et alors, tu parlais du profil. C'est quoi pour toi les trois éléments absolument non négociables pour le profil à tir des clients ?
Déjà, le profil optimisé.
Donc, ça veut dire quoi, profil optimisé ?
C'est non négociable. C'est-à-dire quand la photo de profil, avoir une photo de profil, on voit son visage. Pas du noir et blanc, pas un avatar, pas... Voilà, votre photo avec une image, une expression qui donne envie aussi. Donc, légèrement souriant, mais pas trop non plus. C'est ça. Je fais la tête. Même si vous n'avez pas envie de sourire, au moins un léger sourire, un léger smile. Là, une bannière. Et puis, une bio très claire qui explique ce que vous faites en une phrase. C'est assez simple.
Tu parles de bio, tu parles de titre du profil ou tu parles de la partie info ? Oui, le titre du profil.
Assez clair, qui résume un peu ce que vous faites. Il n'y a pas besoin d'en dire trop. Justement, une phrase simple. Ensuite, remplir la partie info où vous décrivez un petit peu ce que vous faites, qui vous êtes, que ça donne un peu confiance de manière naturelle. Et puis, après, les parties expériences, bien les détailler. Ça, c'est super important. Il y a beaucoup de personnes qui vont me dire, oui, mais aujourd'hui, je travaille dans l'agroalimentaire. Ça sert à quoi que je mette mon expérience quand j'étais dans l'automobile ? Eh bien, si, c'est important.
Parce que même si vous êtes peut-être manager dans l'automobile, aujourd'hui, vous êtes, je ne sais pas moi, commercial dans l'agroalimentaire, c'est un peu différent. Mais montrer que vous étiez manager dans l'automobile, les tâches que vous avez faites, ça donne quand même confiance sur après votre métier d'aujourd'hui. Donc, même si vous étiez dans un domaine différent, vous avez des skills aujourd'hui, des compétences qui peuvent servir dans un autre métier, dans un autre domaine d'activité. Donc, vraiment détailler toutes les expériences.
Alors, ce que tu dis, c'est important pour si je cherche un job, mais tu trouves que c'est aussi important pour trouver des clients dans mon métier actuel ? Complètement. Tu crois que les gens vont, c'est vrai que moi, je vais assez rarement cette partie-là quand même quand je vais sur un profil, mais toi, ton expérience dit que oui, les gens vont quand même regarder les expériences.
Ouais, moi, ça m'est arrivé souvent quand je me disais, ah oui, j'ai vu qu'on a un peu le même parcours, vous étiez commerciale dans ce domaine-là. Ça peut attirer des personnes qui vont être dans la même situation ou sinon, en fait, ça va quand même donner confiance. Moi, je sais que je suis très jeune, je suis une femme et du coup, déjà, on va dire, mais attends, elle est déjà entrepreneuse, qu'est-ce qu'elle faisait avant ? Et quand on voit du coup que j'ai quand même un passé où j'ai été commerciale, etc., ça donne quand même confiance. Les gens, ils voient que j'ai quand même, je ne sors pas de...
Tu n'es pas arrivé là comme ça, oui.
Exactement. Donc, je pense que c'est quand même important de bien détailler ces... Plus vous en mettez, de toute façon, plus ça va donner aussi confiance. Il ne faut pas trop en mettre non plus. Et puis aussi, la partie recommandation. Et les recommandations, ce n'est pas obligé. J'ai beaucoup de dirigeants qui m'ont déjà dit, ouais, mais nous, on n'en a pas. Ou des entrepreneurs qui débutent, ouais, mais moi, je n'ai pas de recommandations, je n'ai pas eu trop de clients. Je n'ai pas obligé de mettre que des clients. Ça peut être des recommandations d'anciens collègues, d'anciens managers, de partenaires.
Ça peut être aussi des amis, des amis avec qui tu as pu travailler ou qui ont fait des études avec toi. L'idée, c'est de recommander ta personne aussi, pas que ce que tu es. Qui tu es, ouais. Ouais, c'est qui tu es qu'on va recommander. C'est ça que les gens, ils vont regarder aussi.
Et donc, on a parlé de la partie profil. Maintenant, si on parle de la partie contenu, pour toi, à quelle fréquence il faut publier ? Et après, c'est quoi un bon poste LinkedIn ? Mais déjà, la fréquence.
Pour moi, la fréquence, c'est minimum deux à trois fois par semaine. Après, il n'y a pas forcément de règle. On peut poster beaucoup plus. Mais comme je dis toujours, il vaut mieux poster un peu, mais de la qualité, que de poster en quantité. Si vous postez deux fois par jour, mais des postes moyens, ça va être un cercle vicieux. Parce que LinkedIn, il va voir que les gens n'aiment pas votre contenu. Du coup, il va de moins en moins le faire voir et ça va réduire complètement la visibilité de votre profil. Donc, ce n'est pas intéressant. Donc, il vaut mieux faire des postes vraiment de qualité et trouver une fréquence qui vous correspond par rapport à vos objectifs.
Encore une fois, si vous vous attendez à monter très vite en puissance avec juste un poste par semaine, vous pouvez rêver. Et il y a une chose qu'on me dit souvent, c'est oui, mais trois postes par semaine, ça me paraît énorme. Quand on parle de rien, ça me paraît énorme. Les gens, ils vont être saoulés, etc. Il faut bien se rendre compte que les gens, sur leur fil d'actualité, ils ont énormément de personnes. Donc, que vous postiez tous les jours ou que vous postiez trois fois par semaine, ils vont vous voir au milieu de plein d'autres personnes. Ou pas. Ou pas. Ou ils ne vont même pas vous voir. Donc, vous allez sous les personnes.
Et au contraire, quand on débute, si on veut pouvoir avoir une visibilité assez rapidement, il faut quand même que vous soyez vus régulièrement. Moi, quand j'ai débuté, on m'a dit, mais on te voit partout. Et c'est aussi quand il y a les commentaires et tout, on te voit partout. Plus on va te voir, plus naturellement, tu vas développer une visibilité. Donc, la fréquence dépend des où les chiffres. Mais quand on débute, je recommande vraiment deux à trois fois par semaine minimum.
Après, c'est vrai qu'il y a des clients qui me disaient, ils pensaient que quand tu as mis le contact ou mis l'abonnée, les mille, vous voyez le poste. En fait, il y a des gens qui pensent ça. Je leur ai dit non. D'abord, l'algorithme va tester auprès de certaines personnes. Et puis après, si ça marche, si des gens réagissent, ils veulent montrer à plus de personnes. Mais non, il ne faut pas rêver. Ce serait trop bien. J'ai 157 000 abonnés. Si à chaque fois que j'écris les 157 000, il y avait mon poste qui arrive en premier, j'adorerais. Mais ce n'est pas le cas.
Non, ça ne marche pas comme ça. Et puis après, ton contenu peut être vu par des personnes extérieures. Il peut rester juste dans le réseau et être vu que par 50 personnes. Donc non, il ne faut pas. Et justement, il faut juste y aller et ne pas se poser de questions. De toute façon, les gens, ils voient votre contenu. Souvent, on va avoir peur du regard des autres et tout. Mais les gens, ils voient votre contenu, même s'ils ne leur plaisent pas. Ils restent deux secondes dessus. Après, ils repartent dans leur vie. Chacun a ses problèmes. Chacun a sa vie. Tout le monde est auto-centré sur soi-même. Donc, les gens, ils ne vont pas se psychoter sur votre poste ou psychoter sur...
Eh mais lui, il passe tout le temps. Il est relou.
Ils ont le choix de bloquer la personne ou de ne plus l'avoir dans son fil.
Exactement. Chacun est libre. Il ne faut pas avoir cette peur-là. Il n'y a aucun souci à poster.
Moi, je sais que je poste tous les jours, mais c'est aussi une stratégie. Ça vient d'un biais cognitif qui est le biais de simple exposition. C'est plus on est exposé à une marque, plus le jour où on veut passer à l'action, on y pense. C'est le principe de la publicité. Donc, bon, allez-y. Puis, c'est quoi le risque ? D'ailleurs, qui se souvient même de ce qu'il a lu sur LinkedIn et de qui il y a 48 heures ?
Mais je dirais même qu'il y a 48 minutes.
Mais à force de voir quelqu'un, oui, mais le contenu, on dirait oui, c'est vrai qu'en général, il met du contenu intéressant.
Totalement. Il y a des contenus qui marquent. Je pense qu'il y a des contenus que j'ai déjà vus dans ma vie qui m'ont marqué. Je me souviens encore après un an. Mais c'est rare. Il y en a très, très peu. Donc, il faut être conscient que les gens, ils se...
C'est compliqué d'innover. C'est compliqué d'être du nouveau. Et alors, du coup, quel format choisir ? Donc, on sait qu'on peut poster juste des textes, des images, des vidéos, les fameux carousels, les sondages. Donc, toi, c'est quoi tes conseils par rapport à ça ?
Sur la forme. Déjà, c'est important de varier les types de contenus. Pas toujours faire la même chose. Après, aujourd'hui, les postes avec juste le texte, c'est vrai que c'est un peu plus compliqué d'être visible. Parce que quand tu es sur le fait que tu es tué, du coup, tu es tout petit. En fait, ça ne prend pas de place. Mais tu as quand même affaire au début quand il y a un bon ou, quand tu as déjà surtout une...
Donc, le hook, c'est la phrase d'accroche.
Et quand tu as déjà une... Je pense que ça marche mieux aussi quand tu as déjà une belle visibilité. Quand les gens te connaissent et que tu ne mets pas d'image, ça marche déjà mieux. Si tu n'es pas connu et que tu ne mets pas d'image, ça va être plus dur d'être visible. Donc, je recommande toujours de mettre un média. Après, au niveau des contenus qui vont bien marcher, les photos, ça marche très, très bien. Et les photos, pas des photos que vous trouvez sur chat-GPT ou autre. Les photos de l'IA, ça marche quand même un peu moins bien, j'ai remarqué.
Parce qu'elles se ressemblent toutes un peu.
Oui, elles se ressemblent toutes, donc ça ne marche pas trop bien. Et je ne sais pas si les plateformes, elles détectent que c'est une photo d'IA non plus. Mais j'ai l'impression qu'elles le détectent un peu, je ne sais pas. Je n'ai pas les secrets de l'algorithme. Mais en tout cas, c'est mieux de mettre des photos, par exemple, de vous, de votre équipe, des photos, par exemple, de quelque chose que vous êtes en studio, des choses vraiment réelles. Ça marche bien aussi, les formats un peu drôles. Les vidéos ou les images un peu drôles, ça ne sera pas bien marché.
Les vidéos aujourd'hui où vous prenez la parole, c'est ce qu'on disait tout à l'heure avant le podcast, mais en fait, les vidéos aujourd'hui sur LinkedIn en vertical, c'est qu'ils tout doublent, parce qu'en fait, le problème, c'est qu'on ne voit pas l'accroche au-dessus. Et en plus de ça, on n'a pas le son. Comme quand on est sur Instagram, on est sur le fil, on a directement le son et on entend la personne. Donc sur LinkedIn, ce qui va être important, c'est quand même de faire une accroche un peu visuelle. Parler devant le micro, ce n'est pas forcément facile d'accrocher les gens. Donc, il faut essayer de faire un petit... Là, c'est un hook visuel, du coup, qu'il faut essayer de travailler.
Tout de suite ?
Ou trouver un bon site, quand on met visuellement le bon site, ou trouver un hook, même, je ne sais pas, t'arrives, tu fais des choses comme ça. Ça, ça se fait bien aussi sur Insta. Et puis après, tu as le format sondage. Alors, les sondages, c'est bien, mais c'est bien pour aller récolter de la data. Je trouve que c'est intéressant. Par exemple, si on veut voir un petit peu comment se comporte notre marché, avoir des informations, ça peut être aussi un levier de prospection. Par exemple, vous posez une question sur la problématique ou les blocages...
Parce que tu sais, ce que chacun répond, c'est le rentage du sondage.
Et si la personne a dit, par exemple, j'ai vu qu'est-ce qui vous bloque sur LinkedIn, la personne a dit, attirer du lead, ah bah tiens, cette personne a une problématique, je peux peut-être l'aider, donc peut-être que je peux... Je vais lui envoyer un petit message. Je vais lui envoyer un petit message, et voilà. Donc, c'est un peu être un bon levier de... Mais pour moi, chaque poste que vous faites est un outil prospecté derrière.
Donc, c'est chaque action que vous avez sur votre profil, que ce soit une personne qui visite votre profil, une personne qui fait une demande de connexion, qui like, qui commande votre poste, qui vous envoie un message, bienvenue dans mon réseau, c'est une personne... C'est un potentiel prospect. Enfin, à partir du moment où c'est votre cible. Si vous ciblez les dirigeants et que vous avez un ingénieur en son, ça ne sert à rien. Mais vraiment, aujourd'hui, c'est un vrai levier de prospection, et la majorité des créateurs d'un contenu, ils ne le font pas.
Alors du coup, c'est quoi le suivi derrière ? Parce que tu dis, c'est un outil de prospection, donc j'ai quelqu'un qui est là à mon profil, alors il faut que j'ai un profil payant, parce que sinon, je peux juste voir les trois derniers. Mais bon, moi, j'ai accès. La personne qui a répondu au sondage, j'ai accès aussi à ses coordonnées. Donc, quelle action tu préconises derrière ?
Pour justement que ça ne reste pas comme ça. Oui, l'action que je préconise derrière, c'est vraiment d'aller envoyer un message avec une question. C'est-à-dire ne jamais envoyer un message pour vendre quelque chose. Je ne recommande pas de dire oui. Pas le premier, quoi. Oui, toujours, moi, je, déjà, moi, je, je propose des sites web, etc. Si ça t'intéresse, on peut en discuter dix minutes. Ça, il faut arrêter, j'en reçois encore tout.
C'est comme quand tu vas en boîte, tu vas rencontrer quelqu'un, tu dis, allez, viens, on rentre chez moi.
Viens dans ma chambre, dans ma chambre. Tu vas discuter avec les personnes. Ah, salut, t'habites où ? Ah, j'adore comment tu danses. Tu vas se voir ici. Tu vas faire un hook, naturellement. Sinon, ça ne passe pas. Ça va te faire envoyer, envoyer maître. Donc, c'est important d'aller créer une connexion. Et donc là, par exemple, la personne a like mon post. Eh bien, je vais lui envoyer un message. Salut, merci pour le like sur mon post. Et lui dire, tiens, je vois que, je vais faire par rapport à mon métier, mais je vois que toi, tu postes un petit peu sur LinkedIn et tout. C'est quoi tes objectifs sur la plateforme, par exemple ? Donc, sans aller discuter pour rien.
Ça ne sert à rien d'aller faire la conversation pour faire la conversation. Il faut montrer que tu es un respect. Vous en êtes sur un réseau professionnel. Tu es sur un réseau pro. Ce n'est pas dire, ah, salut, ça va. Ça ne sert à rien. Salut, je vois que tu fais du sport. C'est super. Non, après, tu peux dire, oui, je vois que tu fais aussi de l'aéros. Moi, j'adore ça aussi. Et d'ailleurs, j'ai vu que sur ton compte, essaie de poser une question qui est en lien avec ton expertise. Ce sont la personne. Elle sait très bien qu'on est là pour le business.
Mais en fait, le problème, c'est qu'aujourd'hui, il y a plein de gens qui vont aimer ton profil, qui vont visiter, etc., qui ont une problématique dans laquelle tu peux répondre, mais qui n'ont pas forcément le déclic d'aller t'envoyer un message, de faire la démarche, d'aller prendre un rendez-vous. Ils ont besoin d'être un peu accompagnés, un peu de discuter un petit peu avant. Donc, il ne faut pas hésiter à aller vers les personnes. Pour moi, je ne le saurais pas exactement. Je ne suis pas forcément bonne dans la collection des datas. Il faut que je travaille ça, d'ailleurs.
Mais sur les statistiques de lead par rapport au post, enfin, l'inbound et par rapport à l'outbound sur LinkedIn, pour moi, les deux, c'est à peu près 50-50. Ça va varier, mais j'ai énormément de personnes qui vont venir naturellement grâce à mes postes, mais j'ai énormément de personnes que je vais aller chercher grâce au message que j'envoie. Donc, ça, c'est indispensable. Ouais, il faut vraiment faire ça.
Et en termes de stratégie, on parle aussi souvent de cette fameuse stratégie un tout fume au fume au fume au fume au fumeau, de se dire, tiens, tu ne peux pas finir au funnel, le middle of the funnel et le bottom of the funnel. Donc, autrement dit, pour ceux qui ne nous connaissent pas, un peu mainstream, qui va concerner un peu tout le monde, un contenu qui va peut-être concerner ma cible, et puis un contenu un peu plus niche. Qu'est-ce que tu penses de cette stratégie ? Et du coup, comment il faut l'appliquer ou pas ?
Je trouve que c'est très bien pour être guidée. Moi, ce dont je parle en général, c'est un espèce d'entournoir. L'idée, c'est déjà d'aller développer sa visibilité. Si aujourd'hui, tu ne fais que des postes où tu es là, tu mets des témoignages clients, tu mets en avant des trucs très experts, très niches, super, tu vas animer ton réseau. Mais tu ne vas pas aller très, très loin. Aujourd'hui, si tu veux... En fait, il n'y a pas de visibilité. Si tu n'as pas de visibilité, tu n'auras pas de conversion. Et si tu n'as pas de conversion et que tu as de la visibilité, ça ne sert à rien non plus. Donc, c'est important de trouver le bon équilibre.
Comme je dis toujours, tu vas parler en tonneur, tu as les postes visibilité. Donc, les postes visibilité, ça va être quoi ? Ça va être... Tu peux faire du storytelling où tu parles un peu de ton parcours, tu parles un peu de tes échecs, tes réussites, tes expériences. Ça va être aussi des postes drôles. Tant d'un, ils sont très forts là-dedans. Ils vont mettre des postes drôles. Ça marche très, très bien. Ça va être aussi mettre des postes sur une prise d'opposition, un coup de gueule sur quelque chose qui... Voilà, ça peut être... Tant d'un, ils veulent parler de politique, c'est OK. Tant d'un, ils vont parler de... Des choses qui vont parler un peu à tout le monde.
En fait, il faut que ce soit des choses qui vont parler à une cible très, très large. Et ça, ça marche super bien. Ça a développé ta visibilité. Et c'est hyper important de mettre ça en avant. Mais il faut doser. Il ne faut pas faire que ça, parce que il y en a qui ne font que ça. Et c'est épuisant. Après, en deuxième lieu, tu vas avoir les postes experts. Donc là, les postes experts, c'est vraiment d'aller poster des contenus où tu vas mettre en avant des conseils, ton expertise, t'apportes un maximum de valeur. Là, ça va montrer ta crédibilité, ta légitimité dans le métier.
Et c'est ça qui va réchauffer un peu ta cible actuelle, qui va la fidéliser, qui va lui donner envie de te suivre, qui va donner confiance. Et puis, en dernier lieu, tu vas avoir les postes. Pour moi, c'est un peu les postes que j'appelle conversion. L'idée, c'est de faire des postes où tu mets de la preuve sociale. Donc des retours clients, des études de cas. Et attention, tu peux mettre des retours clients sans mettre la marque du client si tu ne peux pas. Parce qu'il y en a, ils me disent, oui, mais je ne peux pas afficher mon client. Je n'ai pas le droit, il y a la confidentialité. OK, ce n'est pas grave, tu le fais de façon anonyme.
Et ça marche très bien, on ne va pas te prendre pour un mytho. Normalement, si tu es authentique dans tes postes, on ne va pas te prendre pour un mytho. Et puis, ça va être aussi des postes où tu mets en avant tes offres. Donc sans aller vendre directement, mais tu mets en avant tes offres. Et là, avec cette stratégie d'entonnoir, tu vas avoir toutes les clés pour aller développer une vraie visibilité, une vraie autorité, et puis faire de la conversion derrière.
Dans ton offre, la production vidéo est une des options.
Du coup, on m'a parlé un peu rapidement tout à l'heure, mais quelle est l'importance pour toi de la vidéo sur LinkedIn qui n'est pas a priori comme peut-être Instagram ou TikTok, un réseau vidéo. Instagram et TikTok, c'est que ça. Ou YouTube Shorts, même YouTube d'ailleurs. Donc, quelle est cette part et quels conseils tu peux donner vraiment sur cet aspect vidéo sur LinkedIn ?
Déjà, la vidéo, c'est vrai qu'elle est un peu moins visible sur LinkedIn, mais quand même, elle va inspirer plus confiance parce qu'on va te voir parler. Donc, admettons, tu vas avoir un prospect qui est intéressé par ton profil. Il va aller regarder un peu toutes tes publications. Et là, c'est sûr que s'il voit une vidéo, il va aller cliquer dessus. Parce qu'il est un peu intéressé. Il se dit, bon, ça me donne envie de travailler avec, mais il veut avoir un peu plus confiance avant de te contacter. Quand il va cliquer sur la vidéo, il va te voir parler. Il va voir ton énergie. Il va voir comment tu t'exprimes, comment t'apportes de la valeur. Donc, ça, déjà, ça va apporter de la confiance.
Ce qui va être important pour faire de la vidéo, c'est ça la question ? Comment faire de la vidéo ?
Oui, c'est quoi les conseils que tu peux donner ? Est-ce que vraiment, il faut que tout le monde fasse de la vidéo où tu leur conseilles, puisque ça fait partie des options que tu proposes ? Et dans ce cas-là, peut-être, quel type de vidéo fonctionne ?
Oui, je recommande à 100% de faire de la vidéo parce que, comme je dis, ça donne confiance. Après, quel type de vidéo ? Eh bien, ça va dépendre vraiment de comment on se sent à l'aise. Comme je le dis toujours, il n'y a pas de règle. Il y en a, ils vont être beaucoup plus à l'aise à faire du face cam. Ils vont être devant la caméra. Ils vont parler tout seuls. C'est rare que les gens soient à l'aise à faire ça. Mais tu vas en avoir quelques-uns qui adorent. Moi, je sais que j'aime bien le faire. J'aime bien me mettre devant la caméra et parler. Il faut que je suis lancée. C'est bon. On t'arrête plus. Voilà, c'est ça. Donc, ça peut être une bonne chose.
Il y en a qui vont aimer le faire en freestyle devant la caméra. Il y en a qui vont le faire avec un prompt. Ils vont être plus à l'aise. D'autres, ils vont préférer le faire en face de quelqu'un. Tu as le format un peu interview où quelqu'un te pose des questions. Comme tu le fais, on pourrait le faire comme ça. Ça, c'est un podcast. On pourrait dire, tiens, est-ce que tu peux me poser telle et telle question ? Et moi, ça va me générer des shorts. Ça peut être aussi, tu peux faire une vidéo où tu es dans la rue en train de marcher. Quelqu'un te prend en vidéo. Tu peux faire aussi des contenus où tu filmes des choses et tu parles en voix off.
Il y a un milliard de façons de faire de la vidéo. Il faut juste trouver la meilleure façon de le faire pour soi-même. Déjà, les moyens financiers. Est-ce que je peux faire appel à un monteur ou pas ? Je ne peux pas. OK, quel type de montage je peux faire ? Tu veux me faire des trucs hyper complexes ? Ça va être compliqué de le mettre en place si tu n'es pas monteur. Donc, en fait, c'est vraiment trouver ce qui nous correspond. Et pour trouver ce qui nous correspond, il faut faire quoi ? Eh bien, il faut tester. Mais en tout cas, il n'y a pas besoin d'avoir d'argent ou d'avoir aussi quelqu'un avec nous pour faire de la vidéo.
On peut le faire seul avec des faibles moyens comme on peut mettre des moyens énormes, que ce soit financiers ou de temps. Donc, ça dépend vraiment. Moi, ce que je recommande déjà dans un premier temps, parce que souvent, ce qui bloque avec la vidéo, ce n'est pas la partie technique. Ce n'est pas la partie organisationnelle. C'est souvent la partie mentale. C'est-à-dire que souvent, les gens, ils vont avoir peur de se mettre en avant vidéo. Ils ne vont pas être à l'aise avec... Parce que se voir en vrai dans le miroir et se voir même en photo, mais se voir en vidéo, ça n'a rien à voir. S'entendre en vidéo, c'est insupportable. Moi, je déteste entendre ma voix en vidéo.
Donc, tu ne regardes pas les vidéos après ? Tu as des podcasts ?
Je ne les regarde pas. Je regarde des petits passages. Mais par exemple, des fois, ça m'arrive souvent, je montre, je dis mon LinkedIn. Les personnes m'ajoutent. Puis après, devant moi, elle clique sur une vidéo. Elle l'écoute à côté de moi. Et moi, je suis comme ça.
Oui, on n'aime pas notre voix normalement.
C'est très compliqué. Après, avec le temps, tu t'habitues et t'acceptes. Et tu dis bon, c'est bon, allez, OK. Donc, je pense qu'il y a un gros travail, c'est déjà de s'entraîner un peu. Tu t'entraînes un peu devant le miroir, apprendre la parole. Après, tu fais deux, trois vidéos. Tu les montres. Tu ne les regardes pas. Tu les montres aux autres. Ils vont te dire que c'est super. Et puis, tu postes ta première vidéo. Ça, ça va être important. Mais l'idée, ce n'est pas que ce soit parfait. De toute façon, les vidéos que tu vas faire aujourd'hui, les vidéos que tu feras dans un an, ne sera pas du tout les mêmes. C'est comme les postes, c'est comme tout.
Quand tu vois, aujourd'hui, il n'y a, dans aucun industrie, dans aucun business, il y a la perfection. Ça n'existe pas. Et on évolue tout le temps. Donc, il faut accepter que tout ne soit pas top au début.
Dignes, les vidéos qui sont trop... Ça n'intéresse pas les gens. Les gens, ils ont pas envie d'aller les voir.
Donc, oui, il ne faut pas que ce soit... C'est marrant parce que je lisais une interview. Je crois que c'est du patron Instagram. Alors, c'est Instagram. Mais qui disait que les vidéos qui ont le plus grand succès sont des vidéos qui sont faites comme ça, avec le téléphone, pas forcément avec le micro, avec les bruits d'ambiance, avec les voitures qui passent, etc. parce que ça paraît vraiment plus pris sur le vif et plus spontané que des vidéos qui sont trop travaillées. Donc, tu vois, c'est intéressant quand même. Mais je pense que c'est pareil sur LinkedIn, en fait.
En fait, avant, il y a cinq ans, je pense que c'était un peu différent. Quand on travaillait plus la vidéo, on était dans des endroits, des beaux endroits, etc. Et c'est ça qui marchait. Mais aujourd'hui, les gens, ils ont envie de revenir à l'authentité, au naturel. Et ce qui marche le mieux, ça va être des vidéos qui sont prises un peu à l'arrache. Ça marche très, très bien. C'est pour ça qu'il ne faut pas trop se prendre la tête et vraiment y aller. Et même sur LinkedIn, souvent, on va dire « Oui, mais LinkedIn, c'est un réseau professionnel. » Eh bien, non. La dernière fois, c'est un exemple tout simple qui n'a rien à voir avec la vidéo. Mais ça veut tout dire.
J'ai parlé avec un dirigeant. Il rencontrait un prospect. Donc, il fait un call avec un prospect et tout. Et c'était un prospect qui faisait énormément, des très gros chiffres à faire à plus de 20 millions d'euros par an. Mais lui, il ne savait pas. Donc, il pensait que c'était un dirigeant. Il tutoyait, il lui parlait vraiment un peu comme un pote. Et le mec, à la fin, il l'a signé. Et le mec, le dirigeant lui a dit « Mais on ne m'a jamais parlé de cette manière-là. On ne m'a jamais parlé comme ça. » Mais ça ne lui a plus. Et souvent, il l'a adoré. En fait, justement, aujourd'hui, le côté conventionnel, bien parlé, bien... Aujourd'hui, on veut...
Il y a des personnes qui restent un peu comme ça. Mais la majorité des gens, aujourd'hui, veulent vraiment de l'authenticité, du naturel, se sentir proche, sentir qu'on est connecté. Et de plus en plus aujourd'hui, surtout avec les réseaux sociaux. Donc, il ne faut pas hésiter à être le plus naturel possible. C'est ça que les gens vont aimer.
Et à l'ère de l'IA, moi, ce que je dis aux commerciaux, c'est que justement, l'IA est là pour vous aider, vous apporter des outils. Je pense qu'à l'ère de l'IA, on a encore plus besoin de relations, que l'IA doit te permettre de libérer du temps sur certaines tâches un peu embêtantes, mais justement, au profit de cette relation et de créer cette relation. Je suis persuadé aussi que sur LinkedIn, la vidéo va être de plus en plus différenciante. Déjà, il y a beaucoup moins de monde. Et parce que les gens vont en avoir marre, des posts qui se ressemblent, des posts à l'IA, une vidéo, sauf si elle est générée par un avatar IA, et ça existe aussi.
Mais sinon, c'est un bon moyen de se différencier et de créer vachement plus d'émotions. On crée plus d'émotions quand on fait une vidéo que quand on écrit des choses.
Totalement. C'est pour ça que les gens étaient très vite addicts à Instagram et TikTok avec les vidéos explosées. Les gens sont accrois. Ils peuvent passer des heures à faire ça sur le feed. Trois secondes, trois secondes, trois secondes. LinkedIn, ça va être pareil.
Alors, on arrive tout doucement vers la fin, mais tu parles donc de personal branding, tu as une agence de personal branding et tu parles de stratégie. Mais concrètement, comment tes clients et comment tu vérifies avec tes clients que ta stratégie fonctionne ? Et du coup, c'est quoi les KPIs ? C'est quoi les indicateurs qui te permettent de dire, bah oui, voilà, on a fait ça et voilà ce que ça a donné. Qu'est-ce que tu mesures en fait ?
Déjà, dans un premier lieu, on va regarder les statistiques de base. Ça va être les interactions. Donc, combien il va y avoir de vues sur les postes, l'évolution des interactions. Dans un deuxième temps, on va regarder quand même l'engagement. Donc, l'engagement, ça comprend les likes, les commentaires, les enregistrements. On va vraiment regarder toutes ces statistiques-là. C'est déjà sur cette base-là qu'on va pouvoir voir si on arrive à évoluer en termes de visibilité. Et puis après, la deuxième chose, ça va être les statistiques sur la conversion. Et quand je parle d'engagement aussi, ça va être les visibles, les demandes de connexion.
Et on va regarder aussi le nombre de leads qu'on va générer. Donc ça, comment on va le mesurer ? Eh bien déjà, on va avoir l'inbound. Donc, combien de personnes vont contacter en message entrant ? Parce qu'il y a des personnes qu'on va générer par les messages entrant qui vont demander, tiens, j'aimerais bien avoir un rendez-vous pour que je suis intéressée par vos services. Et deuxième chose, ceux qui vont prendre des rendez-vous. Donc, soit ils vont prendre des rendez-vous. Ça peut être une inscription sur votre SaaS si vous avez un SaaS. Donc, l'idée, c'est de mettre un lien.
En fait, on peut utiliser Billy ou autre qui vont permettre de suivre le lien, tout simplement, pour voir combien de personnes ont pris rendez-vous par ce biais-là. Et puis, troisième chose, ça va être l'outbound. Donc, combien de personnes on va générer avec l'outbound en allant les contacter directement ? C'est vraiment à partir de là qu'on va voir l'efficacité. Nous, on s'arrête là. On s'arrête vraiment sur la partie lead parce que la conversion, ce n'est pas notre métier. Exactement. Ça, tu viens justement appris sur la partie conversion. Mais logiquement, si on part de... On a une personne qui vend grâce à de la prospection à fond.
On va avoir plus de conversion grâce à de l'inbound et de l'outbound sur l'indin parce qu'on est sur des... Sur l'outbound, on est sur des leads qui sont quand même assez tièdes, qui sont réchauffés. Et sur l'inbound, on est sur des leads chauds. C'est eux qui viennent à toi. Facile. Donc, ça va être beaucoup plus facile. Donc, normalement, s'il n'y a pas une augmentation de conversion, c'est qu'il y a un petit souci. Mais normalement, ça n'arrive pas en général. C'est naturellement plus qualifié. Et après, comment... Après, oui, donc, vient toute la partie vente. Et après, souvent, quand on est sur...
Parce que j'ai beaucoup de clients aussi qui fonctionnent avec le bouche-à-oreille, la recommandation. Donc, on est à peu près sur les mêmes stats en général parce que la recommandation... Au final, on se rend compte que LinkedIn, ça a le même... Presque le même effet que la recommandation. C'est presque aussi efficace. La recommandation, il y a un levier qui est hyper puissant. C'est qu'on y va les yeux fermés quand quelqu'un nous recommande. Sur LinkedIn, tu vas quand même... Tu peux comparer et tout. Voilà. Mais on est à peu près sur les mêmes stats quand même.
Mais c'est marrant parce que sur la vidéo, je trouve que tu as l'effet vu à la télé. Moi, ça m'arrive assez régulièrement. Je dis quand même beaucoup. Mais de rencontrer des gens, de les croiser. Quand je suis en vacances dans un resto, ça m'est arrivé dans une station service chez McDo. Ah, je vous suis sur LinkedIn, etc. et puis tu as l'impression que je connais quelqu'un qui voit à la télé. Oui, ils me connaissent, mais je fais juste des vidéos. Mais c'est vachement intéressant et c'est assez fort. Du coup, tu as été, toi, invité sur BFM Business. Tu disais, tu fais des conférences dont plein de personnes. Mais tu es aussi jeune, ce que tu disais tout à l'heure.
Du coup, est-ce que tu as eu, toi, le syndrome de l'imposteur ?
Toute ma vie.
Encore aujourd'hui, tu crois ? Oui, je l'ai toujours.
Je ne sais pas pour toi, mais moi, je l'ai toujours eu à des niveaux différents sur des choses différentes. le syndrome de l'imposteur, je pense qu'après, il y a des moments où tu as plus confiance en toi et tu l'as moins. Il y a des moments où ça varie en fait en fonction de ce que tu fais. Tu vois, quand tu fais des podcasts comme ça, ça te redonne de la confiance, ça te rebooste un peu. Et puis, il y a des fois, tu as un moment où tu es dans des échecs et ça te tue et tu reviens dans un syndrome un peu de l'imposteur où tu ne te sens plus légitime. Donc oui, je l'ai toujours eu, mais je l'ai toujours continué.
Et je me suis toujours dit, OK, même si tu ne te sens pas légitime, même si tu ne l'es pas, rappelle-toi de tout ce que tu as fait. J'avais un coach business qui m'avait fait faire ce travail-là. Un moment de temps, je faisais énormément de conférences en ligne. Je me suis un peu calmée là. Je faisais beaucoup ça et à chaque fois, j'étais stressée. J'étais vraiment hyper stressée. Je me disais, mais qu'est-ce que je vais faire ? Je n'étais pas dans l'énergie, mais qui je suis pour aller donner des conseils et tout. Et il m'a dit de faire un exercice tout simple.
Prends une feuille et écris les dix dernières choses que tu as fait où tu es vraiment fière et tu n'aurais jamais pensé y arriver où tu as vraiment été stressée de toi.
C'est un bon conseil pour tout le monde, pour les gens qui les regardent.
Et j'ai écrit ces dix choses-là et il m'a dit, tu les lis. Tu les lis encore et encore et encore et ressens le truc. Fais de la visualisation où tu revis le moment. Et franchement, ça aide de dingue. Maintenant, je le fais quand même naturellement ou vraiment. Je ne me sens pas légitime. Je me dis, attends, tu as quand même fait ça. Tu as fait ça. Oui, tu es légitime de le faire. Ils ont fait trois fois moins et aujourd'hui, ils se sentent en confiance. Donc, c'est grâce à ce travail-là que j'y arrive.
Et donc, Mélanie, si tu avais un seul conseil à donner à un dirigeant aujourd'hui, qui reporte sa présence sur LinkedIn, qui la reporte, dans tous les cas, ce serait, quel conseil ? Un seul conseil à quelqu'un qui dit, bah non, LinkedIn, je n'y vais pas ou je n'y fais rien. J'ai juste mon profil.
Qui ne veut pas du tout le faire.
Oui, mais qui reporte, qui dit oui, je m'en occuperai plus tard.
En fait, aujourd'hui, quand on est dirigeant, quand on est entrepreneur, même quand on est commercial, on a une vie pro, on a une vie perso, on est débordé tout le temps. Il y a toujours des nouveaux problèmes. Être entrepreneur, c'est régler des problèmes. Je n'ai jamais vu un entrepreneur qui n'a pas de problème. Quand tu reportes, tu te dis, je vais reporter, j'aurai plus de temps là. Mais non, je te jure que tu n'auras pas plus de temps parce que tu n'auras un autre problème qui va apparaître. Tu as un employé qui ne va plus être là, tu vas avoir encore des problèmes. Donc, en fait, tu n'auras jamais le temps. Tout est une question de priorité.
C'est comme quand tu rencontres une femme qui te plaît plus ou moins, et tu n'as pas le temps. Si elle te plaît de malade, elle t'a eu le coup de cœur, bizarrement, même si tu es débordé, tu vas trouver le temps pour aller la dater. C'est exactement pareil. Aujourd'hui, c'est une question de priorité et ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'on est de plus en plus dans le digital aujourd'hui. C'est de plus en plus important de le faire et ceux qui ne le font pas aujourd'hui prennent du retard par rapport à tous les autres, par rapport au concurrent.
Votre concurrent qui communique aura forcément un coup d'avance sur vous donc c'est hyper important de le faire et reporter à plus tard, c'est reporter le problème à plus tard. Honnêtement, allez-y maintenant comme je dis toujours. Oui, mais c'est mieux à la rentrée, mais qu'est-ce qui va changer à la rentrée ? Oui, mais il y a les vacances scolaires. Ne vous inquiétez pas, les gens sont sur les réseaux pendant les vacances. Ils sont accro aux réseaux sociaux. Moi, mes meilleurs chiffres que j'ai fait, je me rappelle, en 2023, c'est en 2023, les meilleurs chiffres que j'ai fait, mes deux meilleurs chiffres d'affaires, c'était en plein mois d'août grâce à ma communication en ligne.
La dernière vente que j'avais faite, je me rappelle, je faisais de la vente en ligne à ce moment-là. La dernière vente que j'avais faite au mois de décembre, c'était le 31 décembre à 22h45. Ça veut dire que le mec, il fêtait son nouvel an, il a été sur ma page, il a acheté. Donc, juste pour vous dire une chose, les gens, ils sont tout le temps là. Donc, franchement, il n'y a pas de bon moment. Le bon moment, c'est...
Et puis, c'est vrai que le patron doit être le premier commercial à Savoie. C'est vrai que tu as plein de patrons qui disent, moi, ça m'arrive, tiens, on va former nos commerciaux à LinkedIn, mais le gars, il ne fait rien. Je dis, mais attends, tu es en train de dire, on va les former, mais toi, tu ne fais rien. Donc, ça ne marche pas, en fait.
Et puis, surtout, les commerciaux, aujourd'hui, ils ont la prospection. S'ils ont une assistante qui leur donne des leads, quel intérêt pour eux d'aller faire du LinkedIn ? Donc, en fait, il faut que le patron, il montre l'exemple. C'est comme si tu es adulte avec ton enfant, tu bois de l'alcool et tu dis à ton enfant de ne pas boire d'alcool. Tu lui montres tout le temps que tu te bourres la gueule et tu lui dis de ne pas se bourrer la gueule. C'est ça. C'est normal qu'il va le faire. Donc, il faut montrer l'exemple à ses employés. Et oui, il faut que tu sois le leader de ta boîte. Donc, sois le leader sur cette chose-là et ça va inspirer les autres.
Et quand les employés vont voir ça, ils vont dire, moi aussi, je vais le faire. Donc, c'est hyper important que le dirigeant, il se mette en avant. Et puis, même si tu n'es pas le commercial de ta boîte, c'est-à-dire que tu as des commerciaux et que tu ne fais plus de vente dans ta boîte, tu es quand même l'image de ta boîte. C'est toi, ta boîte et c'est toi qui va inspirer les autres à te rejoindre. Même si ce n'est pas toi qui sont comme un interlocuteur. Donc, c'est super important aujourd'hui.
C'est quoi le livre, peut-être le podcast ou la personne qui t'a le plus influencée dans ton business aujourd'hui ?
C'est très dur de répondre à cette question.
Sans dire forcément le, mais peut-être, pour une fois, livre, personne, podcast ou autre, mais qui t'a le plus influencée ?
Qui m'a le plus influencée ?
Ou aidée ? Ou était déclencheur ?
Alex Sormozy m'a beaucoup influencée sur la partie offre. De base, moi, comme je t'ai dit, je n'avais pas d'offre. J'avais un business qui était très aléatoire et il m'a énormément aidée à me focaliser sur une cible, à bien comprendre qu'on ne peut pas avoir une cible très, très large. Il faut avoir une offre, une cible, un canal d'acquisition et se concentrer vraiment là-dessus. Donc Alex Sormozy m'a vraiment aidée sur cette chose-là. Après, il y en a plein qui m'ont inspiré. Non, mais c'est très bien. Tu vois, même toi, tu as des parties des personnes qui m'ont inspiré des débuts sur LinkedIn ou qui m'ont donné envie de communiquer, qui m'ont donné envie de prendre les devants.
Tu parles aussi beaucoup du disque et moi, c'est quelque chose qui me parle beaucoup aujourd'hui. Je me rends compte que d'ailleurs, je vends plus facilement à des bleus alors que moi, je suis jaune et rouge. J'ai du mal à vendre à des jaunes. Le plus dur pour moi alors que je suis plus jaune que j'ai déjà à vendre.
C'est là où on a le plus de mal, l'opposé. Mais ok, intéressant.
J'ai du mal alors que les bleus, c'est vraiment... J'adore travailler avec eux. Mais du coup,
c'est l'ensemble de choses.
Il y a énormément de personnes qui m'inspirent aujourd'hui.
Comme dans tous les épisodes de mon podcast, je laisse toujours une minute à la fin à mon invité pour faire ce que la personne en veut. Je te laisse une minute pour utiliser et passer les messages que tu as envie de passer et faire ce que tu as envie de faire.
Ok. Moi, aujourd'hui, ça fait déjà un moment que je fais du personal branding. Aujourd'hui, le personal branding, ça a vraiment changé ma vie. Honnêtement, ça m'a apporté aussi de la confiance en moi parce que de voir que j'étais reconnue, de voir que les gens, ils me font beaucoup plus confiance, que je suis crédible, ça m'a apporté bien plus que juste du lead. C'est une chose qu'on oublie souvent, c'est qu'on parle du personal branding comme ça m'a apporté du business, etc. Mais ça apporte bien plus que ça. ça nous apporte aussi de la légitimité et puis ça apporte de la visibilité comme là, j'ai été invitée dans ton podcast, j'ai été invitée sur BFM Business.
Ça m'a apporté énormément de choses et aussi des rencontres qui sont incroyables. j'ai rencontré des entrepreneurs que je n'aurais jamais rencontrés sans LinkedIn. Même quand je vais en iPhone, des fois je suis reconnue et ça apporte aussi de la satisfaction personnelle d'être reconnue. Donc moi je recommande à toute personne de pouvoir se mettre en avant et d'ailleurs j'aide les dirigeants et même les commerciaux, j'en ai aidé pas mal. Si aujourd'hui vous avez la peur de vous lancer, si vous avez, voilà, il vous manque la compétence, il vous manque de la confiance pour vous lancer aussi.
J'aide vraiment que ce soit sur la partie psychologique, les croyances que vous avez pour passer ce cap mais aussi sur la partie stratégique et technique pour vous aider à avancer. Donc voilà, je suis là pour vous aider donc vous pouvez me contacter directement sur LinkedIn.
Mélanie Gazangel, A-Z-E-N-G-U-L.
C'est ça.
Et Glory Brand, c'est le nom de ton entreprise, c'est ça ? Si je tape G-L-O-W-Y plus loin, Brand.
C'est ça, Glory Brand. On me trouvera plus avec mon nom et mon prénom mais voilà. Et surtout, je te remercie de m'avoir invité, c'était agréable de pouvoir te rencontrer en vrai parce que du coup, depuis le temps que je te vois sur la plateforme, ça change.
Il existe en vrai. Ce n'est pas un avatar, ce n'est pas une idée. Bon, en tous les cas, un grand merci Mélanie. Ciao, ciao, à très bientôt à tous pour un nouvel épisode des Magiciennes de la Vente et bien évidemment, si vous avez aimé, n'hésitez pas à liker, commenter et repartager. A bientôt. Bye bye. Sous-titrage ST' 501