BACKSEAT - S04E09 - On attend le premier ministre, avec Marine Tondelier
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Juste avant ton podcast, un petit mot pour te dire que tu peux t'abonner pour soutenir l'émission, que ce soit en donnant la somme que tu veux chaque mois ou en faisant un don ponctuel. On est sous embargo de ouf, on ne peut pas vous dire qui c'est. On peut par contre vous dire qu'on recevra Marine Tondelier en invitée politique dans la deuxième partie de cette émission. Je ne suis pas tout seul autour de ce plateau puisque nous sommes avec Léa Chamboncel, mesdames et messieurs. Léa, tu es journaliste et autrice, fondatrice du Média Popol.
Tout à fait. Tout roule ? Ouais, écoute, franchement, bah écoute, ouais, grosse pêche quoi. Comme une année politique qui n'en finit pas. Qui n'en finit pas, mais où tu as l'impression d'en avoir vécu, genre.
Ouais, absolument. Ça commence à tirer un peu là. Et notamment sur Backseat, et c'est ça qui est chouette. On est également avec Uzul, mesdames et messieurs. Bonsoir. Uzul, tu commentes l'actualité politique et médiatique pour Blast et pour Backseat. Très heureux d'être avec toi, ça va ? Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. T'es chaud pour ce soir ? Je suis chaud de ouf, je suis chaud de ouf. Ça va être chouette, on va voir ça. On est également avec Malek, mesdames et messieurs. Malek, tu es le créateur du podcast Autour de Moi et chroniqueur pour Backseat. Et dans l'attente d'un premier ministre, vraiment, je n'endors plus. C'est difficile de dormir. On a tous mal dormi, cette semaine.
Non, j'ai très bien dormi. Ma meilleure nuit, exceptionnelle. On verra, évidemment, au cours de cette émission. Je pense que ça va tomber pendant le quiz à la con, sinon, ce n'est pas drôle. Ça va vraiment foutre en l'air l'émission.
Du coup, ça pourrait faire une nouvelle question du quiz à la con. Qui est le ou la nouvelle première ministre ? Avec des réponses improbables.
On verra bien. Mes chers amis, nous allons commencer par une chronique que vous attendez toutes et tous. C'est parti pour l'Edwito, mesdames et messieurs. Bonsoir, chers Edwits. Comment vas-tu ? Ouh là ! Le pavé, directement. Syrie, le pays brûle.
Brûlé.
Le pays brûlé. Pardon, excuse-moi.
C'était il y a deux ans. Bonsoir à toutes et tous. Il y a la course des petits chevaux pour Matignon, mais il y a le monde. Et il faut apprendre du monde. Alors, cette fois-ci, je vais vous dire des mots de joie, des mots de fraternité, des mots de bonheur. Il y a eu une révolution. Un peuple a fait tomber l'une des pires dictatures du monde. L'un des régimes les plus barbares. Vous le voyez aux nouvelles ? Vous voyez les prisons qui s'ouvrent ? Vous voyez les personnes qui cherchent leurs amis, leurs familles ? Une révolution ? Alors, les révolutions, on ne sait pas, évidemment, comment ça va finir. C'est une invention, c'est un chemin imprévu, inattendu.
Mais c'est l'ouverture des possibles. C'est les peuples qui, tout d'un coup, inventent leur propre chemin. Comment nous, nous aurions donné des leçons ? Comment ça s'est passé pour nous ? La prise de la Bastille, et puis après Kaka, et puis la terreur, et puis la République, puis après la contre-révolution. Napoléon rétablit l'esclavage, il envahit l'Europe, il tue des centaines de milliers de personnes. Et puis la restauration, la monarchie, tous les principes démocratiques, républicains, balayés, ça a mis un siècle. Alors, quand même, réjouissons-nous avec eux. Ne les regardons pas avec des pincettes, comme des drôles d'animaux lointains. Écoutons, écoutons ce qu'ils ont à nous dire.
Prenons la mesure de ce qu'ils ont renversé, et de ce que tous nos dirigeants politiques de tous bords ne voulaient pas voir. Car qui voulait savoir savait. Ce pavé, il est sorti il y a deux ans. Pourquoi le pays brûlé ? Parce que le mot d'ordre des tueurs, des Assad, père puis fils, Assad où le pays brûle, Assad où nous brûlons le pays. Et c'est ce qu'ils ont fait. C'est ce qu'ils ont fait en 1980 à Palmyre. C'est ce qu'ils ont fait à Hamas en 1982. C'est ce qu'ils ont fait quand la révolution, avec l'ensemble des révolutions arabes, a surgi en 2011, dans une fraternité de toute tendance. C'est un pays multiforme, la Syrie. Un pays arabe de diverses confessions, de diverses sensibilités.
Et la révolution, en 2011, a inventé pacifiquement un chemin. Et du coup, ils l'ont brutalisé. Ils l'ont violenté. Ils ont créé ce qui leur permettait de survivre. Un monstre parallèle. Daesh, l'État islamique, ça les arrangeait de ramener la révolution à une autre barbarie. Ils l'ont fait. Et ils l'ont fait avec la complicité de deux régimes qui oppriment leur propre peuple. Car c'est aussi ça qui tombe. Pourquoi c'est tombé comme un frimur ? Parce que la Russie est en difficulté avec l'Ukraine et l'Iran est en difficulté avec la révolte de son propre peuple. Pas seulement le conflit avec Israël. Femmes, vie, liberté. Deux régimes autoritaires.
Deux régimes qui brutalisent leur propre peuple. Étaient en soutien de ce régime-là. Mais j'y insiste. Ce régime-là n'était pas une dictature comme les autres. C'est un français, Michel Serrat, qui dès 82, 83, l'a qualifié d'État de barbarie. C'était un régime totalitaire. Un régime où on ne pouvait pas parler. Un régime où on pouvait disparaître parfois pour 40 ans. Et évidemment, perdre la vie pour un oui, pour un non. Avec des techniques barbares que l'on découvre dans les prisons. y compris cette presse pour écraser un corps et récupérer son sang et récupérer tous les liquides. Les fausses communes. Alors pourquoi ça a tenu ?
Pas seulement à cause de ces régimes qui l'ont soutenu avec des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité. Le gaz pour empoisonner la population. Et nous n'avons rien fait. Nous n'avons pas bougé. Les tonnes d'essence comme brûlante qui s'ajoutaient aux bombes. Ce régime a beaucoup plus tué de civils que son double, l'État islamique. A beaucoup plus massacré son propre peuple. C'était un régime génocidaire de son propre peuple. Qui, pour tous les spécialistes, fait plus penser au régime des Khmers rouges. Dans sa folie destructrice, de survie totalement folle, qu'a simplement une dictature. Alors ça a tenu comment ?
Aussi parce que nos dirigeants, toutes tendances confondues, n'ont pas voulu apprendre de cette révolution. Car les révolutions, ça nous apprend des choses. Ça nous apprend des choses auxquelles on ne pensait pas. Ça nous oblige à penser contre nous-mêmes. À discuter avec des personnes avec lesquelles on n'était pas d'accord. À créer de l'imprévu, de l'inédit. C'est ça l'invention des révolutions. Alors, évidemment, d'ici, d'Europe, d'Occident, nous allons regarder cela en miroir. Nous n'avons voulu, nos dirigeants n'ont voulu voir que le terrorisme. Peu importe ce qui arrive au peuple syrien, c'est Daesh. Et donc, hop, si on peut avoir le même ennemi, Daesh, on ferme les yeux sur le reste.
D'ailleurs, c'est comme ça qu'ils soutiennent d'autres dictatures qui ont brimé, réprimé, voire emprisonné, massacré les révolutions arabes. L'autre poumon, c'est l'Égypte. Et c'est une dictature, celle du maréchal Sissi que nous soutenons. Je ne parle même pas du roi d'Arabie Saoudite, du prince héritier et de plein d'autres. Alors, le terrorisme, premier prétexte. Deuxième prétexte, l'islam. Le préjugé, cette religion qu'on ne veut pas voir, y compris quand elle se révolutionne, y compris quand elle bouge. Comme si ce régime était une barrière contre l'intégrisme radical, totalitaire, qui se revendique d'un des trois monothéismes. C'est tout l'inverse.
Ce régime n'a pas arrêté d'utiliser la religion. Chiite contre sunnite au cœur de l'islam, soi-disant protecteur des minorités, mais en même temps instrumentalisant tout cela et n'ayant aucun problème à les réprimer quand elles se dressaient contre lui. Troisième prétexte, un régime, regardez, les Assad, leurs fils, leurs filles. Ah, ce sont des modernes, là où il y a des peuples qui seraient obscurs. Toujours ce même préjugé, comme si les Arabes n'étaient pas comme nous. Comme s'ils ne pouvaient pas penser justice, liberté, égalité, démocratie.
Comme les Ukrainiens, comme les Palestiniens, comme les Iraniens, comme tous les peuples, comme les Algériens, comme les Marocains, comme les Tunisiens, et ainsi de suite. Le même langage, les mêmes mots que nous, modernes, alors que je l'ai rappelé. Et ce livre le documente. Il n'y avait rien de plus de barbare. Et enfin, enfin, et ça a été le piège pour toute une gauche française. Ah, un régime anti-impérialiste. Il fait partie du camp anti-impérialiste. Ah bon ? C'est quoi ce camp ? Si l'anti-impérialisme, c'est soutenir des régimes qui oppriment leur propre peuple parce qu'ils seraient les adversaires des États-Unis d'Amérique. C'est ça ? Être borgne ?
Ne pas avoir des principes équitables ? Oubliez les peuples ? Ne pensez qu'aux États ? Ne pensez qu'au pouvoir des États ? Et au point d'en devenir stupide, de dire des bêtises, de ne même pas se renseigner, de ne même pas lire tous ces franco-syriens et franco-palestiniens qui connaissent ça par cœur et qu'il suffit d'aller voir ? Alors, bien sûr, on a vu la droite, l'extrême droite, soutenir ce régime parce qu'ils n'aiment pas les révolutions, parce qu'ils sont conservateurs, ils ne veulent pas que ça bouge. Mais, j'y réinsiste, on a vu aussi des gens qui se réclament de l'émancipation, qui se réclament des principes démocratiques, sociaux, être aveugles sur ce régime.
Justement, oubliez que nous devons apprendre des peuples qu'il n'y a qu'une seule boussole, les peuples. C'est la boussole de l'égalité. Les peuples inventent leur chemin au nom de l'égalité, de l'égalité des droits, sans distinction d'origine, de condition, d'apparence, de croyance. Ils l'inventent en Palestine, le droit international ne se partage pas, ils l'inventent en Ukraine, ils l'inventent en Syrie, et je parle juste de l'actualité qui est là.
Il ne faut jamais oublier que quand on a commencé à penser que les dominés, les opprimés, les ouvriers, les prolétaires, les salariés devaient défendre leurs propres intérêts, on n'a pas raisonné en termes de nation propriétaire, de patrie, d'enfermement sur soi-même identitaire. Quel était le champ commun qui a été inventé, et ses paroles au départ étaient françaises ? L'international, sans patrie, ni frontière, ni Dieu, ni César, ni tribun, simplement la solidarité qui s'invente, pas de principe unique qui empêcherait de se retrouver, d'inventer ensemble l'égalité. Une vie vaut une vie, où qu'elle soit.
Une vie vaut une vie, quel que soit le lieu de naissance, apprendre des peuples, être aux côtés des peuples. Voilà pourquoi aujourd'hui, toutes celles et tous ceux qui, après avoir délaissé, car cette révolution, elle surgit là, au bout de 13 ans, 13 ans, bien creusée, vieille taupe, disait Karl Marx à propos des révolutions, citant Hamlet, Shakespeare. Eh bien, cette révolution, il ne faut pas la tenir à distance, il ne faut pas tenir ce discours que immédiatement des dirigeants s'empressent dans notre pays, de dire, fermons les frontières encore plus. Déjà, on ne les a pas accueillies, c'est l'Allemagne qui les a accueillies, mais nous, on va fermer encore plus. On n'en veut pas.
La révolution vient d'avoir lieu, on ne se précipite pas pour la soutenir, pour l'applaudir, pour s'en réjouir. Non, on en a peur. Et on a peur des personnes concernées. Et il y a même des dirigeants de gauche qui disent ça, il faut protéger notre pays. Ah bon ? La personne qui a dit ça dirige un parti qui s'appelle le Parti Communiste. Au contraire, vous devrez se dire, je vais du côté de ces révolutions. Alors, vous allez parler, évidemment, de notre petite popole française, et c'est intéressant, je ne mésestime pas tout ça. Mais nous n'inventerons pas l'avenir sans être curieux du monde, sans apprendre du monde, et sans apprendre de celles et ceux. Et c'est vraiment la leçon de la Syrie.
Malgré tout ce qu'ils ont perdu, ils ne se sont jamais laissés aller au désespoir. Ils ont cherché cette petite lumière. Je voudrais terminer en dédiant cette chronique à un ami qui ne pensait jamais voir ça de son vivant. Qui n'arrête pas de pleurer, d'avoir les yeux embués depuis la nuit de samedi à dimanche. Farouk Mardambé, si vous vous intéressez à la littérature, à la poésie du monde arabe, c'est grâce à lui. C'est lui qui traduit, qui publie à peu près toute la littérature du monde arabe. Il n'a pas vu son pays depuis l'année prochaine, ça fera 50 ans. C'est un opposant à la dictature depuis toujours. Eh bien, Farouk, il va pouvoir revenir à son pays. Quelle plus belle nouvelle !
Merci beaucoup, Edoui Plenel, pour cet édito sur la Syrie. Merci beaucoup. On gardera en tête ces belles leçons pour l'avenir. Merci, cher Edoui. Merci à vous. Je te souhaite une bonne soirée. Merci d'être venu pour cet édito cette semaine. Choclan. Il faut bien parler la langue, un peu. T'as bien raison. Merci beaucoup, Edoui Plenel, d'être venu ce soir sur le plateau de Backseat. On va continuer, mes chers amis. On est toujours en attente du nom du Premier ministre, qui n'est pas encore sorti. Mais de toute façon, on va vous tenir en courant. Il n'y a aucun problème là-dessus.
On peut réagir ou pas, la chronique ?
Si tu le souhaites, ma chère Léa. Très, très brièvement. Si tu as quelque chose à dire, dis-moi.
Edoui Plenel disait qu'il pensait à son ami qui ne pensait pas voir que cette révolution advienne de son vivant. Je voulais juste avoir un petit mot pour tous les journalistes qui sont morts en Syrie, notamment. Et je pense plus particulièrement à Rémi Oshlik, qui est décédé en 2011. Et d'autres aussi, bien sûr. Mais voilà, je pense que c'est aussi important de rappeler que le régime d'Assad était aussi contre la presse et les médias indépendants et libres et les journalistes de manière générale.
Et j'en profite pour préciser que l'ONG Reporters sans frontières a lancé une initiative pour que Assad soit traduit en justice pour le meurtre des journalistes, à retrouver sur le site internet d'RSF, si vous voulez, plus d'informations. C'est l'heure des cartes blanches, mes chers amis. Comme chaque semaine, vous avez la possibilité de venir nous parler d'un sujet dont vous voulez parler, sur lequel vous voulez mettre la lumière. Usul, toi, cette semaine, tu voulais parler du rapport... Non, je ne suis pas prêt, moi. Ah, tu n'es pas prêt. Malek, qu'est-ce que tu en penses ? Malek, tu voulais parler du bilan des JO. Oui. Oui, ben oui, des JO. On a eu des JO.
Mais attends, mais c'était incroyable ! C'est Macron qui l'a dit ça. On a eu des Jeux olympiques et paralympiques, évidemment, Emmanuel Macron nous en a parlé comme si on devait oublier tout le reste de l'année 2024. Mais on a eu des JO et hier soir, surtout, on a eu une prise de parole un peu attendue de Tony Estanguet, le président du comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Et parce que son travail ne s'est pas arrêté à la fin des Jeux paralympiques. Il y a tout un travail ensuite de bilan, de restitution à faire.
Et hier, on a appris notamment que Paris 2024 avait atteint son objectif de bilan carbone avec une réduction de moins 54% de CO2 par rapport aux éditions 2012 de Londres et de Rio 2016. Donc ça, c'est le petit truc qu'on peut mettre à notre actif, c'est qu'on a réussi ça, c'est pas assez, mais il faut le faire. Et il y a l'autre aspect, c'est que Paris 2024 finit en excédent budgétaire de 27 millions d'euros. Et en vrai, il va y avoir un petit combat politique derrière tout ça.
C'est pour Hidalgo, il a le droit de le garder pour sa retraite. Bah ouais, il va avoir fini son truc là.
Tony Estanga dit qu'il voulait aller se reposer là, qu'il s'était donné depuis plusieurs années, qu'il voulait aller faire un petit peu dodo, s'amuser avec ses enfants, etc. Ce qu'on peut pleinement entendre. Mais là, hier, Tony Estanga a pris la parole surtout pour dire que lui, son souhait, c'était que ça revienne aux fédérations françaises pour continuer de... Alors, lui dit continuer, moi je dis pour que la France devienne un pays de sport, parce qu'on en a besoin, parce que les clubs de sport amateurs en ont besoin, parce qu'on a des clubs de sport qui souffrent. Notamment avec la fin des contrats aidés que Macron a décidé dès son arrivée à l'Elysée en 2017.
Donc voilà, ça va faire l'objet d'un arbitrage entre l'État, la ville, la région, etc. Mais la prise de parole un peu politique hier de Tony Estanga en annonçant ce budget excédentaire, j'espère, aura un bel effet pour nos clubs sportifs et pour le travail que font les éducateurs tous les jours dans les clubs. J'ai vu quelqu'un dans le chat qui a dit « on refait une cérémonie d'ouverture ». Moi je suis chaud, moi je suis chaud, j'ai repos, on en est. Mais non, en tout cas, intéressant, on suivra effectivement où va l'argent de ces 27 millions d'euros d'excédent. Léa, toi tu voulais nous parler du logement en référence au procès de la rue d'Aubagne.
Effectivement, c'est ouvert il y a 23 jours le procès de la rue d'Aubagne et aujourd'hui il y a eu les réquisitoires du parquet qui demandent des peines de prison pour homicide involontaire à l'encontre d'un certain nombre de personnes qui étaient impliquées dans l'effondrement de deux immeubles de la rue d'Aubagne à Marseille le 5 novembre 2018, au cours duquel 8 personnes ont trouvé la mort. Parmi les personnes visées, il y a notamment Julien Ruaz, qui est ancien adjoint au maire de Marseille et qui était à l'époque chargé de la police des immeubles en péril. Ce drame, comme bien d'autres, aurait pu évidemment être évité.
Et je me suis dit que c'était peut-être l'occasion de parler du mal-logement de manière générale dans ce pays. Il faut savoir que la violence du mal-logement concerne aujourd'hui 4 millions de personnes dans notre pays, plus de 4 millions de personnes. Ce chiffre est issu du dernier rapport qui a été publié en février de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement. On y apprend également que 12 millions de personnes sont concernées par la crise du logement en France. Aujourd'hui, plus d'un million de personnes sont privées de logements personnels. Plus de 8 000 personnes, dont 2 800 mineurs, ne voient pas leur demande pourvue au 115 chaque soir.
Plus d'un million de personnes vivent en situation de surpeuplement aggravé et près de 6 millions de personnes sont dites en situation d'efforts financiers excessifs pour pouvoir prendre en charge leur logement. Cette crise du logement s'est accentuée au fil du temps. Le rapport nous apprend ainsi que le nombre de personnes sans domicile a plus que doublé depuis 2012 et même triplé depuis 2001. En 2013, les Français et Françaises étaient 44% de plus qu'en 2006 à se priver de chauffage à cause de son coût. Et le nombre d'expulsions locatives avec le concours de la force publique a atteint son record en 2022 avec 17 500 expulsions, un chiffre en hausse de 62% par rapport à 2006.
Voici quelques chiffres bien entendu non exhaustifs qui viennent illustrer cette crise majeure à laquelle les pouvoirs publics restent relativement insensibles.
Merci beaucoup Léa pour cette carte blanche. Combien de temps va durer le procès de la rue de Bagne ?
On devrait avoir, je crois, un délibéré le 20 décembre.
Ok, juste avant Noël. Ok, très bien. On suivra ça. Merci beaucoup Léa de nous avoir parlé de ce sujet ô combien important. Usul ?
Bien entendu, on pense aux victimes.
Bien sûr, évidemment.
Il y a toutes les personnes qui sont dans la situation de précarité dans le cadre de la crise du logement.
Usul, toi tu as lu un rapport parlementaire. On est pas beaucoup plus joyeux moi, on va pas partir sur... Mais là c'est bien, on commence par tout le pas fun et après... Après on fait le fun.
Après on fait le fun. Ou pas. Un espagnol, une achet, premier ministre et tout. Voilà. Mais non, moi je voudrais parler de l'état de la psychiatrie en France. Vite fait, juste vite fait, quelques pistes de réflexion. Parce que bon, il y a un rapport parlementaire en effet qui a été remis hier et il me fallait le nom parce que je la connais pas, la députée macroniste Nicole Dubré-Chirin et celle-là on la connaît, l'écologiste Sandrine Rousseau. Donc évidemment c'est alarmant. C'est aussi alarmant que ce à quoi on peut s'imaginer. Des lits continuent de fermer chaque année. Et en plus de ça, il y a une demande de plus en plus forte avec des gens, les jeunes notamment, les 18-25.
On était à 10% de 18-25 qui vont pas bien il y a 5 ans. Là maintenant on est à 20. Quand je dis ils vont pas bien, c'est-à-dire qu'ils mériteraient d'être pris en charge, qu'on les envies suicidaires, etc. Donc tout ça se dirige dans un système de santé publique qui est exsangue. Il faut voir l'état des... C'est pire que les hôpitaux. C'est pire que les hôpitaux, les hôpitaux psychiatriques. De l'avis de beaucoup de gens. On dit souvent que c'est le parent pauvre de l'hôpital. L'hôpital public psy. Et voilà. Alors si ça peut vous rassurer, vous savez ce que je raconte à chaque fois. Dès que des services publics se dégradent, c'est l'ouverture de services privés.
Donc c'est ce que dit aussi le rapport.
C'est-à-dire qu'il y a 6 000 lits par contre qui s'ouvrent dans des institutions privées. Alors là c'est pas du droit. Il n'y avait pas le droit systématiquement. Il faut voir si la sécu vous le rembourse ou pas. Il faut voir si votre mutuel vous le rembourse. Si vous aurez le droit à ces soins-là qui... Alors évidemment les conditions sont meilleures. Il y a plus de personnel. Il y a moins de dangerosité aussi. Parce que quand tu es en sous-effectif dans les structures publiques, tu te retrouves avec des gens sursédatés, mal sédatés, pas forcément bien suivis. Ou même sursédatés pour que les personnels puissent faire une journée de travail à peu près normale.
Ils sont obligés d'assommer les patients. Bref, tout ça pour dire que c'est en train de devenir un marché privé. C'est très intéressant. De mutuel, voilà. Et je ne pense même pas aux externalités. Vous savez, laisser des gens en mauvaise santé mentale dans la rue. Souvent ils sont jetés à la rue d'ailleurs parfois. C'est aussi... Il y a un facteur d'insécurité. Il faut aussi penser à ça. C'est-à-dire qu'on va le payer autrement. On va le payer en gens qui vont décompenser dans la rue, faire des trucs de zinzin, faire les arrêter, faire les mettre en prison, faire on ne sait pas quoi. Ça va encombrer encore d'autres tuyaux.
Et donc voilà. Mais si vous avez une bonne mutuelle, vous pourrez aller dans une meilleure structure, dans le privé. Par contre, du coup, s'ils assument cette charge-là dans le privé, il va falloir qu'ils en assument la responsabilité aussi. Quand on n'est pas content de sa mutuelle. Qu'est-ce qu'on peut faire alors quand on n'est pas content de sa mutuelle qui ne prend pas en charge les...
Je ne sais pas, mais à un moment, si les entreprises assument de prendre en charge des missions
qui jusque-là étaient dévouées aux politiques, aux collectifs, il ne faut pas s'étonner si les gens, à un moment, ils flinguaient les présidents, maintenant ils vont flinguer les chefs d'entreprise.
Il y a des responsabilités à assumer. Mais c'est pareil, c'est de l'insécurité tout ça. Ce n'est pas bon non plus, ce n'est pas bon, ce n'est pas un modèle à suivre non plus. Mais ça fait réfléchir quand même, ça fait réfléchir sur société quand même. Je suis bien d'accord avec toi, Usul, effectivement sur ce sujet. Tu as parfaitement raison, les deux endroits en France où il y a le plus de personnes qui souffrent de maladies mentales, c'est à la rue et en prison. Et de manière très cynique, on les fait passer de l'un à l'autre parce que ça nous arrange bien et qu'ils ne sont pas pris en charge autrement.
Merci beaucoup à suivre effectivement les suites de ce rapport parlementaire parce que ce n'est pas le premier à tirer la sonnette d'alarme sur ce sujet. On verra ce qu'en retient le futur gouvernement. Je n'ai pas de carte blanche moi, mais sachez que je suis sur Flightradar depuis tout à l'heure. Je suis l'avion de Macron qui revient de Pologne. Il vient d'atterrir à Vélizy-Villacoublet. Il a fait une descente, c'est un Falcon 7X de la République française. Il a fait une descente à 2000 pieds minutes, ça descend très fort un Falcon. Il vient de se poser la pleine est et tout. Donc là, il a atterri il y a une trentaine de secondes.
Le temps que Macron prenne sa bagnole avec les gyrophares et rentre jusqu'à l'Elysée, à mon avis d'ici 30 minutes, on aura peut-être un nombre de première minute.
On ne peut pas nous faire un truc sur le tarmac, on expédie ça vite. J'avoue.
Alors, j'ai réfléchi dans l'avion. Allez hop, Jean Castex. Vous l'aimez bien Jean Castex ? Jean Castex, allez hop. C'est le retour de... On verra, affaire à suivre. On continue avec une chronique extraordinaire, mesdames et messieurs. C'est parti pour le PowerPoint de Vincent. Mon cher Vincent, comment vas-tu ? Ça va, je chiale toutes les larmes de mon corps à cause de Queer Eye, mais sinon ça va globalement, voilà. À cause de ? Queer Eye ? Comment ça s'appelait en France ? Ça avait un autre nom en France. Ah, je ne sais pas, je ne connais pas la version française. Je crois qu'il s'appelait juste Queer, je crois. Bon, c'est une émission.
Ah, mais c'est une émission, c'est une émission. Il n'y a pas que les Pokémon. Je pensais que c'était un nom Pokémon.
Tu n'étais pas très queer, Jean-Pierre. Bah si, pourtant, mais non, d'accord. Non, mais écoutez, cette semaine, j'ai un format un peu spécial à vous proposer, parce que pour Backseat, mes ambitions n'ont pas de limites. En fait, je vais vous proposer une sorte de reportage. Parce qu'il y a quelques jours, il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai appris l'existence d'un salon professionnel dédié aux créateurs de contenu. Tu sais de quoi je parle, je crois. Je sais. Ça s'appelle la Paris Creator Week. Et c'était avec des gros noms comme Inox Tag, Joycar, EnjoyPhoenix, Sally, Amixem, Hugo Descript. Il y avait une omniprésence de Webédia.
Et des noms de table ronde qui me donnaient envie de lever des fonds pour scale-up et devenir une licorne. Parce qu'évidemment, je vous laisse deviner où est lieu l'événement. Je l'ai masqué là, mais... Je le sais, moi, du coup. Vas-y. Station F. Oui, la Station F, exactement. Ah, la Station F, on adore Station F. C'est comment ça ? Oh, putain. Donc, voilà. Je me suis dit, il y a tous les voyants qui sont ouverts. J'ai trop envie d'y aller. Mais cette fois, ils sont alignés. Et donc, j'ai regardé comment ils y accéder. Et là, petite déconvenue, les prix. Notamment pour... Ouais ! C'est un salon professionnel. Ah ouais ? T'as des petits fenus ?
Pour les créateurs, il faut avoir 10 000 abonnés minimum. Et il faut payer 300 euros. J'ai que 5 000 abonnés sur YouTube depuis quelques jours. D'ailleurs, abonnez-vous. Félicitations, abonnez-vous. Il faut qu'ils puissent aller dans les salons. Aidez-moi à aller des salons B2B. Heureusement, en tant que journaliste, j'ai un super pouvoir. Je peux invoquer le pouvoir de l'accréditation presse. Et ça, c'est pas donné à tout le monde. J'ai énormément de chance. Donc voilà, j'étais prêt à m'immerger dans le monde de la start-up nation, de la créateur économie.
Pour poser une question, la créateur économie a-t-elle réussi à scaler son cluster pour s'établir comme un lead de l'industrie culturelle et de la French Tech ? Alors, formulé plus naturellement pour nous autres, c'est comment ils vont les influenceurs, dis donc ? Alors, je ne vais pas vous faire un récit heure par heure, etc. Mais je vais plutôt vous parler des choses importantes, à mon sens, de ce que j'ai retenu. La première info, c'est des chiffres. La créateur économie, elle pèserait actuellement 6,5 milliards d'euros en France, soit 0,16% du PIB. On est dedans, nous. Oui, on est dedans. Vous en faites partie.
Vous contribuez à ça, les abonnés de Backseat. Merci à vous.
Mais oui, ça représente 1,5 million d'emplois directs et indirects, selon l'étude qui a été faite en marge de cet événement. Avec un taux de croissance annuel, estimé à près de 25% par an, les influenceurs pèseront près de 30 milliards d'euros d'ici 2031. Moi aussi, je me pose beaucoup de questions. Mais je trouve ça génial. Ça veut dire que la créateur économie se porte bien, l'avenir est radieux. C'est aussi le discours qui a été tenu dans une autre conférence par Webedia, partenaire majeur de l'événement.
Ils ont même profité du salon pour faire leur conférence de fin d'année, le Créateur Show, où ils ont pu célébrer leurs accomplissements, comme par exemple le documentaire Kaizen d'Inoxtag, ou encore le documentaire Kaizen d'Inoxtag, ou même le documentaire Kaizen d'Inoxtag. Alors, je ne vais pas vous mentir, la conférence a vite un peu tourné en rond et c'était très long. Et on sentait que les influenceurs étaient là en représentation, un peu comme des produits qu'on présente aux marques. Et ça m'a fait un peu de la peine pour eux. Il y a eu aussi un moment très intéressant pour Webedia dans une autre conférence.
C'était avec la directrice générale de Webedia, Michelle Benzeno, qui était sur scène avec Alexia de La Roche-Joubert, qui est une papesse de la production télé chez Banigé. Elles ont beaucoup parlé des différences et des points communs entre la télé et Internet, qui est le sujet actuellement dans le milieu, comment ça va fusionner, comment ça va se récupérer, etc. Et ils ont notamment parlé des IP, donc les marques, c'est le terme un peu anglais, on va dire, les marques comme Koh-Lanta, Star Academy, etc. Et que la télé essaye de protéger un peu face à Internet. Voici deux extraits de leur échange que j'ai trouvé super intéressant.
Désolé pour la qualité de la vidéo, j'étais au fond de la salle.
Et je pense que c'est ça aussi sur lequel il va falloir travailler, c'est que nous, quelquefois, on a l'impression un peu d'être pillés. Et c'est vrai que je le dis souvent, on n'est pas encore en action pour protéger nos IP sur votre domaine, mais ça ne veut pas dire qu'on ne le sera pas. Et il faut faire attention à ça. Et inversement, vous avez des IP qui vous ne protégez pas, qui peuvent être prises par d'autres ou éventuellement même d'autres secteurs.
Nous, à côté de monstres comme Banigé, on a beaucoup à apprendre de vous sur la protection des IP, parce que la grande question pour Webmedia, c'est que quand on crée des formats avec des créateurs qui les incarnent, le jour où le créateur s'en va, on fait comment, en fait ? C'est la grosse question.
Voilà. Et moi, je trouve ça très intéressant quand on sait qu'il y a eu des gros conflits entre Webmedia et l'émission Zen pour la dernière. Zen qui était produit par Webmedia. Et quand ils sont partis, ils ont fait produire leur dernière émission par Bump, qui est l'agence de Squeezie, agence rivale de Webmedia, qui n'était pas du tout présente au salon. Ils se sont fait niquer leur IP. Voilà. Protégez vos IP. Oui, c'est important. Alors après, je ne vais pas mentir, les autres conférences étaient un peu trop marketing pour moi, mais normal. C'est un salon B2B, comme on dit, business à business. Donc, je suis passé un peu à côté. Il y a une conférence qui va me suivre longtemps, je pense.
C'était un panel avec des influenceurs LinkedIn.
Oh là là.
Et c'était un ride, c'était des expériences, voilà. Littéralement, beaucoup d'anglicismes, comme je viens de le faire, et beaucoup d'envolés lyriques assez incroyables. Je vous ai fait une petite sélection de phrases entendues comme ça au cours de la conférence. Ma préférée, c'est vraiment l'intervenant qui, pour se présenter, dit « J'ai été ban cette fois de LinkedIn. » J'ai trouvé ça incroyable. Je n'ai pas compris comment il avait fait, mais c'est un flex, visiblement. Tout le monde écoute « Génération Do It Yourself », ok ?
Assez vite, donc j'ai préféré quitter les conférences pour aller un peu dans les recoins, dans les backstage, pour un peu discuter en off, etc., comme le font les journalistes en temps normal. J'ai croisé une représentante de BNP Paribas, j'ai croisé des lobbyistes, j'ai croisé un député, et j'ai croisé une personne qui portait une casquette rouge « Make content great again ». Voilà. Let's go ! Alors, quand j'ai croisé un vidéaste très suivi, et que j'ai demandé comment il se sentait dans cet environnement, il m'a répondu en souriant de droite. Voilà. Mais au-delà de la blague, j'ai trouvé ça intéressant de creuser un petit peu la dualité qui transparaissait dans l'événement.
Et c'est pour ça que quand j'ai croisé Amélie Deloche, que j'avais déjà interviewée pour une chronique précédente, en fait, je lui en ai parlé parce qu'en fait, une partie de son métier, c'est interpeller les créateurs de contenu sur les enjeux écologiques avec son compte « Paye ton influence » que je vous invite à suivre. Et je lui ai demandé si elle sentait une forme d'engagement du milieu pour la planète, et elle m'a dit ça.
En fait, j'ai parlé avec notamment des agents de très gros influenceurs, des personnes en agence qui en fait soutiennent pas mal ce qu'on fait avec Paye ton influence et qui nous disent qu'en fait, on a besoin d'acteurs comme vous qui mettent en avant concrètement les dérives de l'influence marketing, notamment sur la valorisation d'imaginaire consommation à rebours des enjeux climatiques ou la valorisation de marques extrêmement impactantes écologiquement. En fait, je sens qu'il y a une volonté de faire mieux, mais qu'il y a le business model en fait et le côté business qui freine l'intégration de ces questions d'éthique et de responsabilité écologique au sein des acteurs du secteur.
Mais les personnes avec qui j'ai discuté de manière générale, elles étaient plutôt en soutien et en disant « Ah mais oui, on sait qu'on aimerait faire mieux, on sait qu'on devrait faire mieux, mais on a du mal à le faire, notamment pour des raisons business. »
Surprenant ! Super étonnant ! Surprenant ! Quoi ? Le capitalisme nique tout ?
La planète, oui, mais voilà ! Alors là ? Donc assez vite, en fait, j'ai commencé à percevoir deux mondes se superposer dans ce salon. Celui de la scène du salon, logiquement très entrepreneuriale, avec des gros influenceurs à la marque bien établie, l'IP, et qui sont pour la grande majorité dans une volonté de développement et de superproduction. C'est vraiment vers ça qu'on va. Oué Bédia l'a répété plusieurs fois sur scène. Par exemple, il y a une conférence, c'était incroyable pour moi, je ne sais pas vous, mais il y a Amixem, qu'on présente parfois comme le Mister Beast français. Il a interviewé le Stratégie Manager de Mister Beast.
Et en fait, j'imaginais trop Amixem dans sa tête être super attentif et prendre plein de notes, etc. Vraiment, j'ai trouvé ça. C'était assez intéressant, mais c'est vrai qu'en coulisses, j'ai aussi perçu le monde d'autres créateurs de contenu qui ont des visages peut-être un peu moins connus et qui ont du mal à maintenir leur modèle, qui rêvent de vivre de ce métier, ou de juste passer un cap et qui veulent se faire des contacts, ce genre de choses. Et même, ils ont juste du mal à se dégager un salaire. Et il faut rappeler une autre étude qui a été un peu plus discrète, qui a été dévoilée par l'agence Rich le mois dernier. Ça montrait bien que 85% des influenceurs gagnent moins que le SMIC.
Donc ça, c'est quand même assez important. Et comme le montre une autre étude dévoilée cette fois pendant le salon, beaucoup travaillent vraiment seuls et doivent apprendre à gérer le retour entreprise et leur contrat sur le tas. Ça, ils sont où les 1,5 million d'emplois ? Ils sont où les 1,5 million de personnes en France ? Ne tire pas sur le messager ! Non, non, non, tu m'énerves ! Non, mais je ne sais pas ! C'est vrai que ça m'a beaucoup interpellé aussi. Et quand je pense à tout ça en discutant avec les gens, pour moi, c'est là qu'émerge une autre difficulté pour les créateurs, le cadre légal qui est encore très flou.
C'est ce que m'a expliqué Roxane Tirbass, c'est une juriste qui travaille avec beaucoup de vidéastes et à qui j'ai demandé quelles devraient être les priorités des créateurs de contenu, notamment ceux qui démarrent ?
S'intéresser aux droits d'auteur, pourquoi pas éventuellement adhérer à un organisme de gestion collective, SACD ou SCAM, c'est à peu près votre choix. Ça permet d'avoir des redevances, ça permet d'horodater les créations. S'intéresser à vos contrats, qu'est-ce que vous avez signé et qu'est-ce que vous êtes en train de signer, et notamment le dépôt de marque. Ça, ça peut être pertinent pour protéger les pseudos parce que le dépôt de marque, si vous n'avez pas déposé votre pseudo ou des choses qui vous caractérisent, qui vous différencient des autres créateurs et créatrices de contenu, le droit, il n'existe que dans votre tête. Ce n'est pas comme le droit d'auteur où c'est automatique.
Là, on a besoin d'un dépôt. Au moins, se poser la question. Je ne vous dis pas de déposer absolument la marque. Je vous dis en tout cas d'y réfléchir un petit peu sérieusement.
Tiens, le dépôt de marque, comme disait... Il faut protéger son IP. Il faut protéger son IP. Mais encore que là, c'est bon. Je pense que pour un créateur de contenu, c'est très pertinent d'y penser vu les discussions qui se déroulent en haut lieu. Y penser, ça a dû être déposé. Pardon ? Non, rien. T'as dit, c'est pertinent d'y penser. Maxite s'est déposé. Maxite s'est déposé. J'en suis le repropriétaire. D'ailleurs, juste si ça intéresse certains d'entre vous, Roxane m'a donné cette fiche récap. Je vous laisse faire une cap écran. Vous pourrez la retrouver dans le replay. Si ça vous intéresse, vous êtes peut-être concerné. Il y a peut-être des gens qui font du contenu sur Internet.
Tu peux me la forwarder, s'il te plaît, sur LinkedIn. Sur LinkedIn, tu me la forwarder. Oui, mais pour que tu scales, je ferai n'importe quoi. T'inquiète pas. Mais voilà, je finirai juste en citant une autre table ronde un peu plus discrète de l'événement. Là encore, il était intéressant de noter et de voir que depuis la loi sur les influenceurs, le travail continue en coulisses pour continuer à légiférer et cadrer le milieu, notamment sur les aides publiques, sur la fiscalité ou sur la régulation de l'alcool, qui sont des gros, gros sujets. On en a déjà parlé ici.
Mais à part Roxane, je n'ai pas vraiment entendu les gens parler du droit du travail pour les créateurs déjà, mais aussi pour tous les collaborateurs, souvent freelance, jeunes et précaires, qui les aident à créer. Donc moi, quand je suis reparti de cette Creator Week, pendant que les participants allaient au yo-yo faire la fête, je me suis dit qu'être authentique dans ces contenus, ce qu'ont répété tout le monde lors des tables rondes, c'est super, mais connaître ces droits, pouvoir les faire appliquer, c'est peut-être le vrai Everest à gravir dans cet univers, certes jeune, mais qui pèse déjà visiblement des milliards d'euros. Merci beaucoup. Merci beaucoup, Vincent, pour ce PowerPoint.
Suivez Vincent d'Internet sur les réseaux sociaux qui vont bien. N'hésitez pas à suivre, évidemment, sa chaîne Twitch également, où il analyse très régulièrement l'actualité de l'influence. Et si vous êtes un B2B et que vous voulez scaler pour de la croissance, tout ça, n'hésitez pas à devenir partenaire de l'émission Backseat.
Mon temps, on faisait des vidéos, on les mettait sur en ligne, et puis voilà, t'es un créateur.
Ouais, mais nous, maintenant, on a besoin d'argent pour payer les salaires de tout ça, donc n'hésitez pas à devenir partenaire de Backseat avec un B4, contactez-nous et on sera heureux de travailler avec vous. Ah oui. Merci. À vous. Et puisqu'on parle de Backseat et des bonnes nouvelles, mesdames et messieurs, j'ai l'immense plaisir... Alors déjà, pardon, excusez-moi, parenthèse, une dépêche AFP, pas de Premier ministre nommé ce soir. Ce sera demain matin. Ouais, la déception dans le public est palpable. Mais en plus, il est rentré plus tôt, l'autre. Ouais, je sais, il a atterri son avion. Il a atterri son avion, il a dit non, pas ce soir. Il a annulé un truc. Non, j'ai mal à la tête.
Non, il a mal à la tête. Donc c'est demain matin, a priori, le nom du premier ministre. Il y avait dit 48 heures ! Peut-être qu'il voulait mater Backseat, les gars. À mon avis, il voulait mater Backseat tranquillement pour voir un petit peu, pour jauger et prendre sa décision. Ça me paraît évident. Deuxième truc que je voulais vous annoncer, mesdames et messieurs, la naissance, on vous en avait déjà parlé, de la newsletter Backseat. Ça y est, elle est née. La newsletter Backseat va s'appeler siège arrière. C'est pas une blague.
Vous aurez l'immense plaisir d'apprendre qu'elle est gérée par une ancienne chroniqueuse, Sacha Beckerman, qu'on remercie et qu'on embrasse très fort, qui va diriger cette newsletter. Tous les mardis, dans votre boîte mail, une newsletter pour faire le point sur tout un tas de sujets, parler de l'actualité d'Internet également. On aura par exemple l'association Anticor, qui aura sa chronique dans cette newsletter pour vous parler un peu de l'actualité, de la lutte contre la corruption. Si vous êtes membre du Club Backseat, ou d'ailleurs, si vous êtes membre du Club Backseat, vous aurez des contenus additionnels aux autres, réservés aux membres du Club Backseat.
Et pour les autres qui êtes déjà donateurs et donatrices de Backseat, vous recevrez automatiquement cette newsletter. Ça fait partie des contreparties à votre participation financière. Merci encore à vous. Et les autres, le lien est dans le chat et en description de cette vidéo. Inscrivez-vous sur la newsletter Backseat pour recevoir tout ça. La première sera mardi prochain. Normalement, vous avez le lien dans le chat. Il est en haut du chat. Cliquez, abonnez-vous à la newsletter. Et voilà, très heureux. Bravo Sacha, merci Sacha. Et longue vie à cette newsletter. Tenez-nous au courant de si ça vous plaît.
On continue, mesdames et messieurs, le programme de l'émission avec un moment très important, le quiz à la con, mesdames et messieurs. Un quiz à la con, un quiz à la con cette semaine spéciale, Premier ministre, évidemment. Évidemment, le thème, c'est Premier ministre. Vous le savez, vous le savez pas, mais il y a une tradition en France qui est que lorsque l'on est Premier ministre et qu'on occupe l'hôtel de Matignon, on doit planter un arbre dans le jardin de l'hôtel de Matignon. C'est une tradition, tous les premiers ministres, ou presque l'ont fait. Donc, on va notamment parler de ça dans cette première question du quiz à la con. Quel arbre a planté Michel Barnier ?
Est-ce que c'est, réponse A, aucun, il n'a pas eu le temps. Est-ce que c'est B, un cèdre, l'ardre national du Liban. Est-ce que, réponse C, il a planté un désespoir des singes, autrement appelé un orocaria, l'arbre national du Chili. Ou est-ce qu'il a planté un érable rouge, autrement appelé October Glory, l'arbre national du Canada ? Ce n'était pas là, là ?
Ah là là, là, quoi.
Non, mais c'était hier ou aujourd'hui. Enfin, je ne sais pas, je ne sais plus. En tout cas, j'ai lu ça aujourd'hui.
Je crois que j'ai lu ça aujourd'hui. Comment ? Si tu l'as vu, tu te rappelais et nous dire, comme ça, on est tous bons.
Mais déjà, ça veut dire que la réponse A, voilà.
Les gens, il l'a planté, il était déjà un peu grand ? Ou il a mis juste une graine ?
Non, il est déjà un petit peu grand. Il est déjà un petit peu grand. Mais en général, c'est des arbres bébés.
Un arbre bébé ? Ok.
Un arbre bébé. C'est le terme technique. Tu n'y connais rien, tu bosses à Jardinland.
J'en y connais. Ça s'appelle un arbre bébé. Ça s'appelle un arbre bébé. Foutez-moi la paix. Réponse A, réponse B, réponse C, réponse D. Vous avez l'image à l'écran. Quel est l'arbre, selon vous, qui a été planté par Michel Barnier ? Dans le chat, il y a écrit « Il a planté le Parlement aussi ». Pas mal, pas mal. J'aime bien, j'aime bien. C'est plutôt le Parlement qu'il a planté, pardon.
Le truc du Liban, parce qu'au bon, il s'est passé des trucs au Liban, mais est-ce qu'on était vraiment… Sire, Marc, dans l'idée de se remettre, on a voulu se remettre dans la cour.
Tu ne veux pas réfléchir dans ta tête ?
Tu crois vraiment que sa réflexion, elle est géopolitique quand il plante un arbre ? Bien sûr. Un cèdre, il n'y a pas plus… C'est sur le drapeau. Oui, c'est vrai, c'est vrai. Et le Canada aussi. Et le Canada, c'est sur le drapeau, c'est vrai aussi. Non, c'est une feuille de… Oui, remarque, c'est un érable rouge. C'est une feuille de ça, non ? C'est un érable rouge, ouais. Et le désespoir des singes, on a dit, c'est l'arbre du Chili. C'est l'arbre du Chili. Je pense qu'il n'en a rien à branler du Chili. Pinochet, tout ça, l'anniversaire, le 11 septembre… Tu penses que lui, ça le gêne beaucoup qu'on renverse des mecs de gauche ? Je ne suis pas sûr que Barnier, ça les meuf tant que ça.
J'ai une autre question. Normalement, il ne plante pas au bout de six mois à Matignon ? C'est une bonne question. Il n'a même pas fait trois mois, le poteau. C'est peut-être rien. Du coup, la réponse A, peut-être. Non, non. Je vous dis, il a planté quelque chose. Bon, alors un cèdre, allez, parce que la France, elle est dans le plan de paix, pour fêter le plan de paix. Un cèdre, réponse B pour Usul. Malek ?
Un érable rouge. Allez.
Un érable rouge du Canada, réponse D. Léa ?
Juste pour le game, un désespoir des singes.
Un désespoir des singes, réponse C pour Léa. Et le tchat a répondu, réponse A. Aucun arbre. Intéressant. Chacun a répondu un truc différent des autres. Moi, j'aurais répondu ça, mais Malek, il a dit, non, il y a un truc que j'ai vu. Donc, j'ai cru Malek. Non, mais attends. En fait, je sais qu'il y a une réunion à Matignon. Ah, bah voilà. Non, mais je sais qu'il a réuni là, alors qu'il n'y a plus rien d'affaire à Matignon. Ah, tu crois que c'était juste pour planter son truc ? Bah, tu veux que ce soit pour quoi ? Il n'y a plus rien à foutre. Pour nourrir le chien.
Mais ce qui est certain, c'est qu'il y avait un truc aujourd'hui à Matignon avec...
Ah ouais, non, mais c'est large du coup. Ça aurait pu être n'importe quoi d'autre que planter un arbre. Genre des projets de finance... Mais projet de quoi ? Il n'y a plus rien. Il regarde ses news. Il se branle. Il regarde Backseat. Il regarde Backseat. Ouais, ouais, ouais. Bon, bah si j'ai mal répondu, c'est à cause de Malek qui dit n'importe quoi. Eh bien, la bonne réponse, c'était la réponse D. Bravo, Malek. Ah, tu vois ? Il y avait bien une popote. On a une image, d'ailleurs. On a une image, évidemment. C'est un érable rouge. Est-ce que c'est un BPR ? C'était tout à l'heure, effectivement. Et c'était dans Paris Match.
Voilà, vous êtes contents d'avoir les informations de Paris Match, mesdames et messieurs. Regardez, Michel Barnier qui plante son érable rouge dans les jardins de Matignon.
Mais il est tout pété, son arbre.
Regarde comme il est beau et que ça s'appelle ?
Mais oui, parce que j'ai entendu... Et on ne dirait pas un bébé arbre, on dirait un arbre mort. Je ne parlais pas de Michel Barnier. Mais c'est l'hiver.
J'ai entendu un éditorialisme, vous savez, ceux qui ont toutes les infos, dire oui, Michel Barnier, avec tous ses collaborateurs, il a invité des amis à Matignon, etc. Je me suis dit qu'en vrai, à part pour planter un arbre. Non, mais t'as raison, t'as raison. Excuse-moi, Malek, mais tout ça est très intéressant, ça ne nous donne pas le modèle de l'arbre, la marque de l'arbre. Ce n'est pas faux.
On peut remettre la photo juste deux secondes.
On peut remettre la photo de Michel Barnier qui plante un arbre, c'est un grand moment de l'histoire. Mais il est planté là ou il fait juste le trou là ? Non, mais généralement, c'est planté, c'est juste qu'il remette un peu de terre pour la photo. Avec ses souliers vernis.
Oui, c'est sûr. Il n'a pas l'air très convaincu. Je crois qu'il est allé
dans la réserve avec ses gants en disant bon allez les gars, on va creuser ou quoi ? Il n'a pas de gants, il n'a pas de bottes. Par contre, une skin la teuté quoi. Oh là là, il est au bout de sa vie. Alors, vu que ça vous passionne les arbres, on va continuer à parler d'arbres avec la deuxième question de ce coulis à la con. Lequel de ses premiers ministres n'a pas planté un érable à Matignon ?
Mais c'est quoi cette...
Réponse A, François Fillon. Réponse B, Raymond Barre. Réponse C, Gabriel Attal. Réponse D, Édouard Balladur. Gabriel Attal, il ne veut rien faire comme tout le monde.
Pourquoi les autres, ils ont tous planté un érable ? Quoi ?
Je planterais un érable ? Je le vois bien, faire un truc plus disruptif, tu vois. Un bonsaï ? Un petit buisson ? Ça veut dire qu'un érable, c'est hype en vrai ? Visiblement, ça a l'air d'être la marque d'arbres préférés. Et après, on a quand même une contrainte...
On a quand même
une contrainte climatique
qui fait que tu ne peux pas non plus planter toutes sortes de choses.
Genre le frangipanier, c'est mort.
Ouais, le palmier, pareil.
Ça sent bon.
Parce que si ça crève, bon, c'est ton arbre qui est crevé. Tu passes pour un con à côté des autres. Les autres sont encore là, les érables, ils tiennent bien. Bon, bah ouais, un érable, quoi.
Bon, bah voilà. Oui, l'érable est à la mode, mais il y en a qui ne veulent pas faire comme les autres. Lequel de ces quatre premiers ministres n'a pas planté d'érable, mais a planté autre chose ?
C'est quoi ? Est-ce qu'on peut savoir ce qu'il a planté, du coup ?
Je vous le dirai dans la réponse.
Ah, après ?
Je vous le dirai dans la réponse. Je ne sais pas. Non, mais Gabriel, là, t'as les legends. Je ne fais pas les choses comme les autres.
Après, c'est des jeunes vieux, ces gars-là. Tu sais, c'est comme Macron, quoi.
T'as vu les cheveux de Gabriel Attal en six mois matin. Ouais, ouais, ouais. Ah oui, il a pris la... Pas le physique, on l'avait dit. Comme Barack Obama. C'est le poids de la responsabilité. Ouais. Non, non, mais c'est ça. Président des Etats-Unis, Premier ministre français, même pouvoir.
Dans la tête de Gabriel Attal, ouais. Je pense qu'il se pensait aussi important.
Il a planté un arbre en plastique. Et à son époque, la dure est disruptif aussi, dans son genre. Ah, vraiment, dans son genre. Voilà.
François Fillon, il aurait pris un arbre plus noble. À mon avis, il aurait pris un truc genre... Un arbre cher. Ouais, c'est ça, ouais. C'est ça.
C'est ça que tu veux dire.
Un truc, je sais pas quoi, parce que je connais pas les prix des arbres. Ouais, ouais. Mais...
Allez, à Jardiland, il a pris le plus cher. Ouais, c'est ça, clairement. C'est pas moi, c'est l'argent public. Allez, hop.
Ouais, un arbre en or, tu sais.
Ou il se les fait offrir. On sait pas.
Un arbre Porsche, ils mettent dans le chat. N'importe quoi. Un arbre à écu. Ouais, ça me plaît.
Alors, vos réponses. Allez, moi, je vais dire François Fillon. François Fillon, réponse A pour Léa. Baladur. Allez, Baladur. Réponse D pour Uzul. Ouais, j'allais dire Attal. Malek, réponse C. Gabriel Attal. Le chat a voté Gabriel Attal. Réponse C. La bonne réponse, c'était la réponse A. Bravo, Léa. Purée, je vais compter mes points. Compte tes points, compte tes points. Compte ton point.
J'ai un point.
François Fillon n'a pas planté un érable. Il a planté un cornouillet des pagodes. Eh bah, ça m'étonne pas.
J'ai failli le dire, tu vois. C'est marrant.
Ouais, j'étais à ça. Il s'agit d'un arbre réputé pour la dureté de son bois. Voilà. François Fillon a précisé que c'était sa femme qui l'avait choisi.
Ça veut dire qu'elle a vraiment bossé. D'accord ?
Maintenant, ça va. Il faut rétablir un peu la vérité. Elle a apporté un conseil stratégique au gouvernement de la République française. Par le choix de l'arbre.
Moi, je pensais que c'était l'autre cornouillet. Tu vois, je ne pensais pas que c'était le cornouillet des pagodes. C'est pour ça que j'ai hésité.
Et c'est Raymond Barre qui a lancé la tradition des arbres à Matignon en plantant un érable à sucre à l'époque. Mais au rythme où ça va, il y a une forêt entière à la fin de Macron. Une petite forêt, mais enfin quand même. On confirme dans l'orillette qu'Edith Cresson a bien planté un arbre aux écus. Eh bah voilà. Un Ginkgo Biloba. Voilà. Classe. Qu'est-ce que t'es premier ministre ? Mais tu n'arrives pas à former de gouvernement.
Tu plantes un arbre ?
Tu plantes un arbre ou pas ? Bah t'es quand même premier ministre. Ah ouais ?
Bah ça doit être super encadré. Je suis sûre qu'il y a un décret là-dessus.
Ou alors tu le fais discrètement la nuit. Évidemment. Tu mets ton petit arbre et tout. Il y en a, ils déplantent ceux des autres. C'est l'alternance quand même.
Qui fournit les arbres ? Qui paie les arbres ?
C'est nous, c'est nous qu'on paie. C'est pris sur les excédents des GEO.
Est-ce que par exemple le truc d'érable là, c'est le Canada qui nous l'offre ?
Je ne sais pas. Il faudrait demander les relations diplomatiques avec le Canada. Vous pouvez nous filer des arbres s'il vous plaît quand même.
Moi j'ai une petite anecdote. Quand j'étais à l'ambassade de France à Phnom Penh, on avait des biches. Parce que c'était je ne sais plus qui qui avait offert des biches au Cambodge.
D'accord. C'était ouf. La Chine, elle fait bien la diplomatie du panda. Ouais. C'est vrai.
Mais des biches, t'imagines ?
La diplomatie de l'érable.
Dans le parc de la...
Il n'y avait pas une histoire comme ça d'espèces exotiques qui avaient défoncé toute la faune locale parce qu'elle n'était pas adaptée et c'était un cadeau diplomatique et ça a foutu le bordel. Ah, c'est possible. Ça me dit quelque chose, je ne sais pas. Il y a une histoire comme ça. C'est les hippopotames de Escobar. Il y avait les hippopotames de Pablo Escobar aussi qui ont foutu le dawa. Mais bref. Troisième question de ce quiz à la con. On va changer un peu des arbres parce que je sens que ça vous excite beaucoup trop. On va aller sur autre chose de beaucoup plus sérieux. Que jouait... Les petits animaux maintenant.
Que jouait la boîte à musique d'Edouard Philippe qui était sur son bureau lorsqu'il était à Matignon ? C'est une petite boîte à musique. Qu'est-ce qu'elle jouait ? C'est dans mon pote de droite, ça ? Réponse A, l'international. Non. Réponse B, la marseillaise.
Ou alors c'était une sale règle.
Réponse C, le chant des partisans. Réponse D, les corons. Que jouait la boîte à musique... C'est quoi, les corons ? Oh, je ne peux plus. S'il te plaît. Un peu de culture.
Ah non, vraiment, je n'ai pas, là.
Jules, vas-y, explique-lui. Tu chantes ? Oui. Tu chantes bien, toi, en plus. Oui, non, oui. Si, si. Tu n'as jamais entendu. Alors déjà, c'est un chant de supporters, mais c'est un chant sur les gars qui allaient à la mine, là.
Au nord, c'était les corons. Ah oui, si, si, d'accord.
Tu vois, ça te dit quelque chose ? Voilà. Peut-être, c'est la petite boîte. Regarde, il y a le chat qui chante. Tu vois bien.
Ils ont tous écrit au nord. Tu n'es pas très mineur de fond, toi. Tu vas dire avec nos Stade Bollard.
Non, c'est vrai. J'ai quelques lacunes.
Eh ben oui, Marine Tondelier, elle va connaître par cœur, tu vois, par exemple. Ah oui, oui, oui. C'est obligé, obligé.
C'est cool, elle va pouvoir nous la chanter.
Elle va pouvoir nous la chanter.
Je ne connais pas la Marseillaise non plus, je vais t'avouer. Ah oui ? Non.
J'ai bien entendu parler ? Ce n'est pas pareil. C'est un champ de supporter chelou.
Si, si, je vois ce que c'est. Je vois ce que c'est, mais...
C'est revenu à la mode à gauche, après des années de désuétude. Oui, oui. C'est rigolo parce qu'on a regardé Macron, il y avait ma mère, et il y a le générique qui s'est lancé de la Marseillaise au début. Elle m'a dit, oh, encore cette musique. Je me dis, mais non, on n'a pas changé de livre. C'est la musique officielle, ce sera toujours la même. Mais elle, elle l'associe aux prises de parole de Macron, elle n'en peut plus. C'est le générique de Macron. Mais oui, il nous a fait tellement d'allocutions pendant le Covid et tout. C'est vrai que c'est le générique de Macron. Il va falloir qu'on change. Il va falloir qu'on change. C'est pas faux. Il va falloir qu'on change.
Moi, j'ai envie de dire l'international, mais juste pour la blague.
L'international pour la blague ?
C'est quelqu'un qui lui a offert pour se foutre de sa gueule.
En fait, tu rigoles, mais il y avait eu un documentaire sur Edouard Philippe, et son pote qui l'avait réalisé était de gauche. Et tu sais, il n'arrêtait pas de dire, ouais, c'est mon pote le gauchiste, je le kiffe. Moi, j'aime les gauchistes et tout.
Et je pense que pour Lavonne, peut-être qu'il aurait... Non, il ne dit pas j'aime les gauchistes. Il dit oui, j'aime mes potes gauchistes.
Il le dit comme ça. Il utilise le mot gauchiste affectueusement. Bon, le chant des partisans, c'est déjà un peu plus... Ouais, moi, je pars pour le chant des partisans. Déjà, qui a une boîte à musique sur son bureau ? J'ai l'impression que personne questionne ça. Un mec tellement vieux. Des psychopathes. C'est dans les films d'horreur qu'il y a des boîtes à musique. C'est des trucs glauques. Et après, il y a des morts. En général, ouais. La boîte à musique d'Edouard Philippe. Quelles sont vos réponses ? Allez, le chant des partisans. Le chant des partisans, réponse C pour... Non, les corons, les corons. Le corons, réponse D pour Usul. J'en ai mis aucune dedans, là, ce soir. Léa.
Je reste sur l'international.
L'international, réponse A pour Léa. Le chant des partisans. Le chant des partisans, réponse C pour Malek. Le chat a voté les corons. Réponse D. La bonne réponse, c'était l'international. Bravo, Léa. Deuxième point pour Léa, ce soir.
Ah là là là là.
C'était bien l'international.
La régalade.
Cette boîte à musique lui a été offerte par un de ses amis communistes du Havre. Et il la suit partout. Elle le suit partout, pardon. Arrête, arrête. C'est comme Fabien Roussel, il y a des communistes qui le suivent partout. Il n'a toujours pas compris pourquoi. C'est ça. Exactement. Non, parce que moi, je suis comme tout le monde. J'ai le décapsuleur CGT qui chante l'international. Tu vois, ça, c'est un goodies de gauche. C'est la base. C'est la base. C'est un peu en basique.
Moi, j'ai la banane CGT.
Moi, j'ai la casquette CGT offerte par...
Ça, c'est la plus commune. La banane, astrasse.
Quatrième question de ce quiz à la con. J'aimerais que ça n'arrête jamais. On revient sur les arbres. On revient sur les arbres. Pourquoi l'arbre de sur les arbres ?
Non, mais putain, faites chier.
Ce n'est pas un quiz spécial premier ministre. C'est un quiz spécial arbre.
C'est Gambert.
Vous allez la fermer un peu. Putain, c'est dingue, ça. Oh là là.
Pourquoi ? C'est un quiz à la con, Jean. Tu crois qu'on va faire quoi ?
On va juste répondre aux questions comme ça, genre tout ça. Vu qu'on n'a pas de PM, on va peut-être pouvoir parler arbre. Ça va être le sujet juste après. Prenez des notes, alors. Quatrième question de ce quiz à la con. Pourquoi l'arbre de Jean Castex a-t-il dû être remplacé ? Réponse A, il a été abattu par erreur. Réponse B, il a été foudroyé. Réponse C, il a attrapé une maladie après le Covid. Il y a quelqu'un dans le chat qui a mis, il a chopé le Covid. Réponse D, il a eu un problème d'enracinement parce que ses racines étaient comprimées par celle de l'arbre d'Edouard Balladur. Non, c'est précis, il y a des rapports de force sous la terre de Matignon.
Et vous saviez que les arbres communiquent entre eux ? Bah oui. Voilà. Eh bah oui. Merci, Yann. C'est l'offre de ouf ! Première sur l'enfo.
Avec les phéros.
Et vous saviez qu'il n'y a pas de Premier ministre ce soir ?
Ouais, ouais, ouais. Il savait que les feuilles, elles tombaient en hiver. Enfin bref. Non. Ouais. Mais non, mais en plus, c'est un... Pas d'autres.
C'est un bouquin, c'est un best-seller mondial. Le truc sur les arbres qui communiquent entre eux, c'est vraiment pas un scoop, quoi. Ouais, moi je pensais... Non, effectivement. C'est un des livres les plus vendus du monde ces derniers temps.
C'est vrai.
Mais bon, il est peut-être très bien.
Et je l'ai lu.
Il y a quelqu'un dans le chat qui a dit la réponse D me plaît, donc elle doit être vraie. Le problème d'enracinement, les racines comprimées par l'arbre d'Edouard Balladur. T'imagines, Edouard Balladur, pour faire chier tout le monde, il a mis un chêne centenaire.
Il a dû être remplacé.
Mais non, il a mis un érable, lui. Oui, t'as raison. On l'a vu tout à l'heure. Balladur, l'érable ? Il était dans la liste avec Attal. Ah, il t'a raison, il a mis un érable. C'est quoi les racines d'érable ? À quel point c'est chiant ? Oh, c'est moyen, moyen. Moyen plus. D'accord. Ce soir, c'est l'émission de la précision. D'un vert gris-bleu, mais qui profond quand même. Ouais. T'as l'émission freestyle. Ouais, non, non, mais c'est bien, c'est bien. C'est bien, c'est bien. Pourquoi a-t-on remplacé l'arbre de Jean Castex ? Déjà, c'est fou, parce qu'en vrai, dans la question, il y a une info. Je ne savais pas que l'arbre avait été remplacé. Ah, bah, breaking news, l'arbre de... Ouais, ouais.
Peut-être parce qu'on s'en tape, en fait. Aussi, aussi, aussi, il faut dire.
J'ai envie de dire. Et après, du coup, par élimination, tu vois, c'est...
Est-ce que vraiment, on passe un temps fou à se poser la question de savoir pourquoi ? Ou est-ce que...
Est-ce que t'as une réponse ? Dis-moi. Pourquoi on a remplacé l'arbre de Jean Castex ?
Alors que la France est au bord du précipice.
Oui, mais c'est des questions importantes. Backseat, c'est une émission d'actualité politique, d'accord ? Elle vient de nous faire une Macron de la semaine dernière. On a traversé de belles choses ensemble. Oui, c'est vrai. Ensemble, on peut y arriver. Ensemble, on a rebâti Notre-Dame.
Moi, j'ai envie de dire qu'il a été abattu par erreur. Je sais pas, juste comme ça. Mais t'imagines...
Merde, putain ! Merde, putain, Michel, fais gaffe, t'as coupé l'arbre de Castex.
C'est quand même con, le mec qui a les élagués dans le jardin où il y a les arbres des premiers ministres.
Je voulais flinguer celui de Fillon. Et voilà, il n'a pas la map. En l'occurrence, je crois, c'est au Journée du Patrimoine, si vous allez à Matignon. Allez-y, c'est très joli. T'as des petits écriteaux devant chaque arbre et la date. Tu peux pas te planter, quoi. Non, là, il faut en vouloir personnellement à Jean Castex. Ouais, ouais. Bon, ben, on va tenter le...
Il a été fou droit. Non, parce que sinon, ça fout le feu à tout.
Moi, j'imagine bien, genre, Atal, qui appelle les mecs pour élaguer et qui leur dit... Celui-là, non, il y a écrit Jean Castex, mais vous inquiétez pas, c'était une erreur. Faut le flinguer.
Ou un truc dangereux. Un truc malveillant. Non, je pense pas. Vos réponses. Je reste là-dessus. Vos réponses, vos réponses. Réponse A, tu perds l'erreur pour Léa. Malek.
J'hésite à en relacer la D, je sais pas.
Non, c'est la C.
Bon, après, c'est vrai que quand on voit...
La C, vas-y.
Quand on voit comment Barnier... Réponse C pour Malek. ...enracine son propre arbre, on peut éventuellement se dire qu'il y a eu un problème d'enracinement parce qu'il avait pas l'air d'y aller franco.
C'est normal, c'est un bébé arbre. Oui, c'est vrai. Ça a des petites racines toutes petites.
C'est la C parce qu'il a attrapé une maladie après le Covid. C'est forcément après le Covid, vu que Jean Castex, c'est le ministre du Covid. Donc, forcément que c'est après le Covid.
Tu crois que Jean Castex, il donne des maladies aux arbres ? Mais non, mais en tout cas, c'est notre ministre du Covid. Enfin, avant, il y avait Édouard Philippe. En vrai, pas tant que ça. Le vrai premier ministre du Covid, c'est Édouard Philippe. Mais il est pas là si longtemps. C'est monsieur des confinements, Jean Castex. C'est monsieur des confinements. L'inauguration du Covid, c'était... C'est lui qui a lancé le Covid. Before it was cool, c'est vrai. Première vague des confinements, c'est Édouard Philippe. Donc, réponse C pour toi, Usul, également ? Réponse C pour Usul. Le tchat a voté réponse D. Problème d'enracinement. La bonne réponse, c'était la réponse C. Voilà. Bravo.
Allez, une quand même. Effectivement, c'était un freine qui a été choisi par Jean Castex et qui a attrapé une maladie, la calarose, due à un champignon. Le directeur de cabinet, Gabriel Attal, lui a donc proposé de le remplacer. Il lui a laissé le choix entre deux autres espèces de freines plus résistantes, un érable et un aulne. Et je sais pas ce qu'il a choisi.
Putain, c'est cool d'être directe avant.
Par contre, le fait que le directeur de cabinet du Premier ministre de la République française passe des coups de fil aux anciens premiers ministres pour leur dire « Excuse-moi, ton arbre, il va pas fort. »
Il a attrapé un champignon.
Là, je passe à Jardiland demain matin, ça te va si j'en prends un autre ? Qu'est-ce que t'en penses ? Je sais pas. Un plus solide, Jean. Tu rigoles, mais politiquement, ça peut être de tiens.
T'as ton prédécesseur, son arbre, il est plus là. Moi, je pense que c'est Attal qui lui a filé le champignon.
On me précise qu'en ligne, vous pouvez trouver le courrier officiel du directeur de cabinet. Apparemment, ça a fuité ce truc-là. Bravo aux journalistes qui travaillent d'arrache-pied pour nous informer. Vivement qu'on en termine. Attends, c'est pas fini. Cinquième et dernière question de ce quiz à la con. Pas le quiz, pas le quiz. Ah, d'accord. Je parlais de eux, là, Matignon, machin. Non, ça va continuer encore. Alors, cinquième et dernière question. Qu'est-ce qu'on ne trouve pas dans les jardins de Matignon ?
En fait, c'est vraiment... Ouais, c'est des gambeurs, quoi.
J'ai à la RATP, va. Parmi ces quatre propositions, il y en a une. Dis le... Réponse A. Un cimetière d'animaux de compagnie. Le respect, il y en a quand même dans le chat. La démocratie. Ouais, ça c'est sûr. Le gouvernement, ouais, ouais, effectivement. Lucie Casté, Lucie Casté. Elle est pour l'heure, elle est pour l'heure. Le chat est très bon, le chat est très bon. Un cimetière d'animaux de compagnie, réponse A. Réponse B. L'arbre de Jacques Chirac. Réponse C. Une mare écologique. Hein ? Ou réponse D, des ruches.
Une mare avec des écolons.
Donc, ça veut dire qu'il y a tout le reste, quoi. Ouais, bon. Donc, est-ce qu'il y a des ruches ? Est-ce qu'on peut avoir les... Ça va, ça va arriver. Je crois qu'il y a des ruches. Ça va arriver. Parmi ces quatre propositions, il y en a une qu'on ne trouve pas dans les jardins de Matignon. Est-ce que c'est un cimetière d'animaux ? Est-ce que c'est l'arbre de Jacques Chirac ? Est-ce que c'est une mare écologique ? Une mare, pardon, écologique. Une mare noire. Ou est-ce que c'est des ruches ?
Qu'on ne trouve pas.
On a un petit problème sur l'affichage en régie, ça va arriver, vous inquiétez pas. C'est quoi une mare pas écologique ? Tu sais, si tu fais une vieille mare en béton, un peu nage, tu fous de l'eau dedans et tu mets des poissons. Avec de l'eau de javel. Non, une mare écologique. Des nitrates. Quand je bossais à la mairie de Paris, j'avais fait une réunion ultra sérieuse sur les mares, les cloaques et les espèces d'étendues sauvages d'eau. Et en fait, c'était hyper important apparemment. En tout cas, c'était l'adjointe à l'écologie qui portait ça parce que c'est hyper important pour la biodiversité. Les petits scarabées, il faut qu'ils puissent se balader de quartier en quartier à Paris.
Et les petites grenouilles. Il faut qu'elles puissent sortir dans le 11e comme tout le monde. Évidemment, bon, on est bien avancé.
Alors, l'arbre de Chirac. Pourquoi il n'y aurait pas l'arbre de Chirac ? Parce qu'il a été condamné en justice. Tu coupes l'arbre.
Nouvelle règle. Nouvelle règle. Voilà. Tu ne gardes pas ton arbre. Il est resté... Fillon, coupe l'arbre. Il a été condamné ? Juppé, coupe l'arbre. On en a plein.
Il y a un article, Mediapart, qui a fait un article il n'y a pas longtemps pour dire mais tout le monde s'en branle. On est là. Je ne sais pas combien d'affaires de corruption, de gens qui tombent. Alors, à un niveau, soit c'est des ministres dont vous n'avez pas entendu parler. Juste ancien ministre.
Tu sais, vous avez des trucs avec des mecs qui viennent dans le privé, qui retournent dans le public à but de biens sociaux, de je ne sais pas quoi. Puis des fois, c'est des maires, c'est des petites villes. Mais ça tombe comme à Gravelotte, comme dirait l'autre. Tous les jours, il y a des nouveaux trucs. Et nous, ce qui est assez marrant, c'est qu'en France, ça n'est pas un sujet. Non, on parle des arbres. On ne coupe pas les arbres. Des mecs qui ont des condamnations en justice, on dit « Oh non, c'est quand même un premier ministre. » Alors écoutez, comme ça, ça se passe comme ça chez nous. Ce n'est pas grave. Il peut garder son arbre.
Disons que l'arbre n'a rien demandé.
C'était mon petit coup de gueule. Deuxième carte blanche.
On peut alors couper la tête, mais garder les arbres.
Quelles sont vos réponses, les amis ?
C'est plus écolo.
Ça n'engage que toi, Léa, ce que tu dis.
Oui, j'incite à la violence.
Non, non, non, non, non. Ce n'est pas l'ambiance. Quelles sont vos réponses, les amis ? Malek, tu as l'air dubitatif. C'est glauque, le cimetière. En fait, je me dis, why, dans toute cette flopée de réponses, de propositions, pardon, pourquoi on nous parle de l'arbre Jacques Chirac ? Donc je me dis, il n'y a peut-être pas d'arbre Jacques Chirac.
Sympa, cette musique d'ascenseur, pour le coup, il y a la con, je n'avais pas relevé. Enfin pas, pardon, Alec.
Il a été plusieurs fois premier ministre, en plus Jacques Chirac.
Ah, mais t'es un quid. Du coup, tu as plusieurs arbres.
Oui, c'est ce que je me dis. Je ne pense pas, non.
Je suis sûre qu'il a mis un cèdre du Liban. Jacques Chirac.
Non, lui, il a mis un truc japonais. Le truc qu'il faudrait faire, c'est aller aux journées portes ouvertes du patrimoine de Matignon, aller dans les jardins de Matignon, et discrètement, vous plantez des graines d'arbres avec écrit Lucie Castel. Waouh. Tu mets des petites graines Lucie Castel, comme ça. S'il y a de l'année prochaine, les gars, vous avez une idée ? L'enfoiré.
Mais si nous, on débarque aux journées du patrimoine à Matignon, on va se faire têche. Tu vas avoir le groupement de sécurité du premier ministre sur le dos, Jean Massy.
Oui, oui, oui. Moi, je m'en fous. Franchement. Alors, vos réponses. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Je ne sais pas.
Ah, Fabius en a planté deux, on me dit. Ah, ben voilà, les vrais infos. Il devrait bien en avoir fait au moins un à Chirac. Je ne sais pas. Il y a des gens beaucoup trop bien informés dans ce chat. Des bombes de graines pour Matignon. Non, mais oui. Bon, ben...
Bon, ben...
Des ruches. Allez. Alors, il n'y a pas de ruches selon Usul. Quel que du miel de Matignon ? Ça existe, ça, du miel de Matignon ? Au petit-déj ? Ouais. Au petit-déj.
Je crois qu'il y a des ruches à Matignon.
Bon, allez, un cimetière. Ça me dit un truc. Un cimetière d'animaux de compagnie. Ça me dit un truc, le miel de Matignon. Ça me dit un truc. Donc, les ruches, Usul ? Non, un cimetière d'animaux. Le cimetière d'animaux de compagnie, réponse A. Léa, ta réponse.
Je suis très embêtée, là. T'as répondu, Malek ?
Oui, j'ai répondu. Ça y est, je m'arrête sur la réponse B. Parce que vraiment, l'arbre de Jacques Chirac, réponse B pour Malek. Quand t'as un animal, c'est ton animal à toi. Tu l'avais peut-être avant. Tu vas pas le laisser sur ton lieu de travail après sa dépouille. Oui, alors, tu sais que tu peux habiter à l'hôtel de Matignon quand t'es premier ministre. Ça devient un peu chez toi. Bah ouais, mais non.
Moins que ton vrai chez toi, tu vois.
Si c'est un chien, ça dure 10 ans. Pas un premier ministre.
En même temps, tu te rabâles pas non plus de quand tu déménages la dépouille de ton animal. Bah non, donc ça reste... C'est un paillet, mais c'est quand même super glauque, quoi.
Non, mais moi je... Bah si, tu le... Bah si. Léa, quelle est ta réponse ?
Je sais pas.
Elle va falloir en donner une.
Très embêtée. Je suis très embêtée.
Elle va falloir en donner une. Tu as déjà deux points.
Bah je vais prendre la mare écologique.
La mare écologique, réponse C. J'ai vu que le chat avait répondu la réponse B, comme Malek, l'arbre de Jacques Chirac. Mesdames et messieurs, la bonne réponse, c'était la réponse B. Il n'y a pas d'arbre de Jacques Chirac. Mais pourquoi ? Il a laissé des rosiers. Parce que quand il peut faire chier Mitterrand, celui-là, il le fait. Donc il a laissé des roses, juste pour l'emmerder.
Ah, pas mal.
Ça, c'est mon interprétation. Je suis sûr que c'était pour faire chier les socialistes qu'il avait fait des roses.
Des roses jaunes, tu sais. Non, non, non.
Les vrais roses du PS d'Epinay et tout. Je le sais, des rosiers. Comme ça, ça emmerdera bien les socialistes.
Et du coup, il y a bien un cimetière d'animaux, de compagnie.
Pourquoi ça emmerderait les socialistes ? Parce que c'est Chirac qui le fait, qui le plante. Oui, non. Je veux dire... J'imagine bien Chirac faire ça.
Ça dépend de ton rapport à la mort.
Jacques Chirac est le seul Premier ministre à ne pas avoir planté d'arbre à Matignon. Il a laissé des rosiers. En revanche, sous un magnolia dans le jardin, se trouvent deux tombes. L'une avec un chat, l'autre avec un chien. Elles datent de l'époque où l'hôtel de Matignon appartenait à l'ambassade d'Autriche-Hongrie. Ah ! C'est des Austro-Hongrois qui ont enterré leur clébarlade. Donc, il n'y a pas de cimetière ? Ouais, bon, ouais. Mais du coup, j'avais aussi raison. Les Premiers Ministres n'enterrent pas leurs animaux à Matignon.
Il faut que ce soit d'obscurs, d'Obstro-Hongrois, de je ne sais pas quand.
Ouais, c'est ça. Il n'y a pas de chien de Premier ministre. Ils vivent à l'ambassade, donc forcément l'ambassade, etc. Donc non, jusqu'à présent, aucun Premier ministre n'a enterré son animal de compagnie à Matignon. Mais pourquoi pas reprendre la mode ? Et enfin, les jardins de Matignon comptent bel et bien trois ruches qui ont été installées en 2013. Ainsi qu'une mare écologique. La gauche au pouvoir, elle met des mares écologiques dans les jardins. Victoire de Malek avec trois points. Bravo Malek. Je pensais qu'on peut être la différence. GG. Et on notera une belle progression de Léa avec deux points. Bravo. Merci de noter. Bravo, bravo.
Chers amis, je vous propose qu'on parle de l'actu de la semaine. C'est parti pour l'actu de la semaine. Mais combien de points, tout le coup ?
Je ne sais pas.
Usul, il a eu combien de points ? Plein, plein, plein.
Beaucoup trop. Un seul point pour Usul. Ah voilà. On me dit dans l'oreillette. Vous savez qu'on compte sur toute la saison. Non, mais on fait ça sérieusement.
Bah, je sais.
Oui, tu le sais.
Oui, oui.
Cette semaine, l'actualité. La nomination du nouveau Premier ministre faudra attendre demain matin. On l'a appris en début d'émission. Oui, super. Dans un communiqué de presse envoyé à l'AFP. À quelle heure ? La nomination du nouveau Premier ministre sera demain matin. On passe donc en backseat spécial. On va faire toute la nuit blanche jusqu'à demain matin. La nomination pour analyser. Non, je déconne. C'est faux. Question que je vous pose. À quoi joue Macron ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on attend ? Est-ce que c'est une volonté d'Emmanuel Macron ? Est-ce que ça lui est imposé par des négociations difficiles ? Quels sont les ragots que me disent mes sources ?
Il n'y a plus la merde mes sources. Je ne fais pas de sources. Ce n'est pas vrai. Je ne fais pas de sources.
Moi, à mon avis, il y a quelqu'un qui n'a plus de batterie.
Non, je n'en sais rien. Mais je vous pose la question. Parce qu'on est au cours d'une séquence particulière de l'actualité politique. Puisque depuis le début de cette semaine, à l'hôtel de l'Elysée, sont réunis par le président de la République diverses forces politiques pour négocier soit une coalition gouvernementale à laquelle personne ne croit, soit un accord de non-censure. On va revenir sur cette notion. Qu'est-ce que vous en pensez ? On trime. L'Elysée a annoncé il y a deux jours « Bon, écoutez, ce sera dans les 48 heures qui viennent. On n'a pas le temps. Les Français attendent. On y va. » Et là, on apprend que ce sera demain matin.
Moi, je pense qu'Emmanuel Macron, comme c'était le cas avec Michel Barnier, il est niqué par des négociations qui vont plus vite que ce qu'il pense. Parce qu'il n'a pas totalement la main. Je pense qu'il faut faire un rappel des faits.
Comment on en est arrivé là ? C'est-à-dire 2022, Macron se fait réélire avec le système de la Ve République, avec le deuxième tour face à Le Pen.
Lui, il se dit que ça lui donne un mandat. Il avait promis une réforme des retraites. On va se la prendre dans la gueule. Il n'a pas l'Assemblée pour la faire. Il se mouille très peu dans l'élection législative. Et effectivement, il a 245 députés. Il a une minorité présidentielle, une majorité relative. C'est-à-dire que l'Assemblée n'a rien à voir avec ce qu'il avait avant. Et il se dit « Tant pis. On force, on y va, 49-3, on fait quand même la réforme des retraites. Tout le monde dans la rue, machin. » Donc évidemment, ça vexe un peu les gens.
Et il faut préciser qu'à l'époque, les Républicains ne font pas un accord de non-censure, mais annoncent qu'ils n'ont pas l'intention de censurer le gouvernement pour ne pas rajouter du chaos au chaos. Donc ils peuvent compter sur l'appui d'un autre groupe qui ne participe pas au gouvernement, mais qui accepte de ne pas censurer. Ce n'est pas passé loin au moment du 49-3 retraite, je vous le rappelle quand même. Il y a quand même la moitié du groupe LR qui a censuré. Voilà, ça c'était la grande époque. Elisabeth Borne et compagnie, qui nous en a dégainé je ne sais pas combien. Ensuite, il y a la période Attal, machin.
Puis surtout, à l'européenne, il se reprend une branlée, Macron, aux européennes. Monsieur Dissou, on ne lui avait rien demandé, il se reprend une pire branlée. Et il dit, et donc là, il est encore plus minoritaire à l'Assemblée. Et là, il nous sort barnier dans une alliance improbable avec LR qui ne marche que si le RN soutient. Donc il nous sort déjà un truc tarabiscoté pour dire la gauche n'a pas gagné. C'est la droite, en fait, qui va continuer à diriger ce pays. C'est une certaine classe sociale avec un certain programme économique, avec une certaine vision qui doit continuer. En fait, il y a un espèce de droit naturel à toujours diriger.
Et alors, ce gouvernement se pète la gueule parce que mine de rien, tiens, surprise, le RN n'est pas fiable, il a son propre agenda. Et derrière, il est en train de se retourner dans tous les sens parce qu'en fait, il y a une règle. Il y a une règle. La gauche ne doit pas gouverner. On ne doit pas changer de politique économique. On garde la politique de l'offre. On garde la casse des services publics. On garde le budget d'austérité. On garde tout ça. La gauche est interdite de gouverner. Et je pense qu'on en reparlera un petit peu plus tard. Il y a eu des choses qui ont été mises en place pour que ça vous paraisse normal. Il y en a plein, je pense, à qui ça paraît normal.
Ça n'est pas normal. Là, ce qui est en train de se passer, ça n'est pas normal. Et que Macron soit encore en train de réfléchir à une autre feinte. Alors, est-ce que ça va être Bayrou ? Est-ce que ça va être je ne sais pas qui ? Alors, on part sur du Bayrou, apparemment. Bayrou, quoi ! Non, mais je sais. Je sais. Surtout que moi, je ne crois pas à l'hypothèse Bayrou pour une raison quand même assez simple. Je suis désolé, mais Michel... Pardon. François Bayrou, il a... Michel Bayrou. Oui, Michel Bayrou, c'est son demi-frère. C'est un copain. C'est du miche-miche. Non, François Bayrou, il a quand même 40 ans d'histoire politique dans les pattes.
Et il a l'occasion de s'être embrouillé méchamment avec les républicains et les socialistes. Oui, Sarkozy ne peut pas l'encadrer, par exemple. Lui ne peut pas l'encadrer Nicolas Sarkozy. François Bayrou, l'identité de François Bayrou, c'est l'indépendance du centre. Et c'est le refus de soutenir Nicolas Sarkozy au second tour face à la Coréenne Royale. Autant vous dire qu'à partir de là, ça a cassé net avec la droite. Que l'identité politique de François Bayrou, ça a été le refus de faire ami-ami avec la droite. Donc, François Bayrou n'a pu revenir aux affaires que grâce à son soutien à une fusée passant par là qui s'appelle Emmanuel Macron.
Et l'idée que Bayrou revienne Premier ministre aujourd'hui, vraiment, je ne vois pas les LR accepter de jouer à quoi que ce soit avec Bayrou. Ils les détestent. D'ailleurs, ça s'est très mal passé dans le gouvernement Barnier qui a duré que trois mois. Ça a quand même été suffisant pour que ça s'engueule sec entre le Modem et LR, membres du gouvernement. Et les socialistes, pareil. Je veux dire, François Bayrou n'aime pas les socialistes. Les socialistes n'aiment pas François Bayrou. Ils se détestent depuis de très longues dates. C'est au-delà des noms. Vraiment, il faut qu'on revienne sur pour quelle politique économique, pour quelle politique.
Et si on remonte à une époque pas très, très lointaine, François Bayrou et Emmanuel Macron, ils ne pouvaient plus trop se voir non plus. Oui, ils se sont embrouillés très, très fort. Communiqué de presse de Bayrou, etc. Et si tu ressens même, ne serait-ce que la dissolution, Bayrou avait désingué publiquement la dissolution en juin dernier. Je crois que tout le monde a critiqué la dissolution. Oui, il n'a pas tout le monde. Mais je vois ce que... Non, mais tu as raison. Tu as parfaitement raison. Pareil, alors puisqu'on en est justement dans ceux dans lesquels... Vraiment, j'essaye, mais je n'arrive pas à y croire. Bernard Cazeneuve.
Bernard Cazeneuve, homme respectable au demeurant, il n'y a pas de souci. Le truc, c'est que Bernard Cazeneuve, lui aussi, a quitté le Parti Socialiste en 2022 en claquant la porte, en refusant la NUPES et en refusant encore plus le nouveau Front Populaire. Bernard Cazeneuve fait partie de ceux qui considèrent que le Parti Socialiste s'est perdu dans la roue du méchant Jean-Luc Mélenchon, etc. Alors l'idée qu'un PS dirigé par Olivier Faure accepte de soutenir un gouvernement dirigé par Bernard Cazeneuve qui déteste Olivier Faure, ça, il faut vraiment y aller.
Et par ailleurs, les écologistes, pareil, parlons-en, les écologistes, ils ont aussi une dent contre Bernard Cazeneuve, puisque c'est lui, quand il était ministre de l'Intérieur, qui est responsable de la mort de Rémi Fraisse, un militant écologiste qui militait contre la construction du barrage de Sivins. Et pour lequel il n'a pas eu un mot... Et ça a été très très dur à l'époque, avec Cécile Duflo à l'Assemblée qui a fait une minute de silence, etc. Enfin, ça a été très très dur, il y a eu un moment très fort. Alors, Bernard Cazeneuve a gagné des marques de respectabilité parce qu'il était le ministre de l'Intérieur au moment des attentats de 2015.
Mais bon, il a aussi été le ministre de l'Intérieur qui a autorisé l'utilisation d'une arme à feu pour refuser d'un contrôle de circulation. Comment vous dire que la gauche ne l'aime pas ? Voilà, qu'est-ce que je vous dise ? C'est-à-dire que oui, son nom est beaucoup revenu au moment de la mort de Naël, parce que cette situation aurait peut-être moins été possible s'il n'y avait pas eu de loi Cazeneuve. Mais le problème, c'est qu'on peut continuer le jeu comme ça longtemps, à cocher des cases, à barrer des noms comme ça, en disant « ça me paraît impossible, ça me paraît impossible ».
On a vu en plus que le ton était monté de la part des partenaires de la discussion, puisque Olivier Faure est monté d'un ton en disant « c'est pas compliqué, nous c'est le Premier ministre, il n'est pas de gauche, on ne soutient pas ». Voilà, on ne va pas arrêter, on ne va pas commencer à discuter « qu'est-ce que vous pensez de machin et truc ». Je veux que des gens de gauche, on va pouvoir discuter de ce que c'est que la gauche. Parce que on va en discuter, évidemment, peut-être que tout le monde n'a pas la même notion qu'Olivier Faure de ce que c'est que la gauche. On te confirme. Non mais voilà.
Et les écologistes, absolument pareil, les écologistes, on en parlera avec notre invité politique dans la deuxième partie de cette émission, Marine Tondelier. Les écologistes, ils sont sortis des négo en disant « en l'état actuel, on ne signe pas ». Voilà, c'est pas compliqué, on n'est pas d'accord. Et d'ailleurs, avant de te donner la parole, je vais préciser de quoi on est en train de parler, parce que vous avez entendu dans les médias parler d'un accord de non-censure. C'est quoi un accord ? Ça n'a jamais existé en France. Un accord de non-censure, ça n'existe pas. Ce qu'on connaît en France, c'est une coalition gouvernementale.
Une coalition gouvernementale, plusieurs groupes, plus ou moins amis, c'est pas le sujet, se mettent ensemble pour gouverner, se répartissent les postes au sein du gouvernement pour gouverner ensemble, se mettent d'accord sur une politique qu'ils vont mener ensemble, et adviennent que pourra, on est ensemble dans le gouvernement. Évidemment, les groupes politiques soutiennent la politique, votent la confiance, ne votent pas la censure, évidemment, et votent les lois. C'est un peu ça le principe d'une coalition.
À l'extrême inverse, on a eu ce qu'on a connu et qu'a rappelé Usul avec Michel Barnier, Gabriel Attal et Elisabeth Borne, qui était non pas un accord de non-censure, mais un groupe qui décide tout seul comme un grand de dire « nous, on ne censurera pas, on ne veut pas participer, on n'est pas copains, on ne soutient pas, mais on ne censurera pas pour autant ». Ça, ça a été le cas avec, effectivement, les Républicains et Elisabeth Borne et Gabriel Attal, et plus récemment, le Rassemblement National avec Michel Barnier. Bon, ben, on a vu ce que ça donne, ça ne tient pas plus de trois mois, en fait.
Il suffit que le groupe qui a décidé de ne pas censurer, décide de censurer, pour que tout se casse la gueule, et c'est exactement ce qui s'est passé avec le volte-face surprise de Marine Le Pen, qui est revenue sur sa parole et qui a censuré Michel Barnier. Donc, voilà pourquoi on parle d'accord de non-censure. L'idée étant de dire, on ne vous demande pas de soutenir, on ne vous demande pas non plus de participer au gouvernement, mais on vous demande de signer sur le fait que vous vous engagez à ne pas censurer. Ce qui est plutôt, ce qui est un peu le truc un peu idéal qu'on peut imaginer dans la situation dans laquelle on est.
Moi, je n'arrive pas à y croire que ce truc-là existe, je pense que des mots peuvent être donnés, des paroles peuvent être données, mais je n'y crois pas. Et puis, par ailleurs, 48 heures qu'il nous avait dit, tiens, hein ? Oui, 48 heures, non mais voilà.
Ça n'empêche pas le blocage politique ?
Et ça n'empêche absolument pas le blocage politique, d'autant que j'ai entendu aussi la gauche dire un truc très drôle en disant, nous demandons au gouvernement, quel qu'il soit, de s'engager à ne pas utiliser le 49-3. Mais c'est pas drôle, c'est malin, ça. Oui, mais alors bon courage, parce que ça veut dire que le gouvernement s'engage à avoir 289 voix pour voter ses textes. Bah voilà, c'est ça.
Non, c'est logique de dire, justement, ça c'est que la gauche, c'est si un Premier ministre de gauche et que vous nommez le NFP, parce que quand même, merde, au bout d'un moment, on a le droit, c'est quand même un peu notre tour, on s'engage à ne pas brutaliser l'Assemblée comme vous l'avez fait, vous. Et nous, on y voit ça dans ce sens-là. Mais c'est dans ce sens-là.
La demande est parfaitement légitime, c'est juste que, de toute façon, je veux dire concrètement, enfin, pardon Malek, excuse-moi, mais le travail parlementaire sera à l'arrêt quoi qu'il en soit, puisqu'effectivement, il n'y aura pas de majorité pour voter un certain nombre de textes. Mais si, il y aura peut-être des trucs. Sauf quelques trucs. Prétablissement de l'impôt sur la fortune, c'est faisable. Quelques trucs, tu vois, mais typiquement, sur un budget, je ne vois pas comment ça passe.
Malek ? La vraie position des chefs à plume du NFP, c'est de dire, nous, on s'engage à ne pas utiliser 249.3 et sous-entendez, bah, chiche, vous aussi, tu vois. Nous, nommez-nous, parce que nous, on ne va pas brutaliser, nous, on va vraiment respecter le Parlement, on va faire un vrai travail parlementaire, on va chercher des majorités textes par texte. Je n'y crois pas.
Et vous, alors, chiche.
Moi, je pense que Cazeneuve, il n'est absolument pas intéressé par la mission, je te le dis. Parce que quoi qu'il advienne, d'un côté comme de l'autre, pour lui, il n'y a pas de... Qu'il soit ministre d'un François Bayrou, je pense que ça peut le hypé, mais être Premier ministre, je pense que ça ne lui dit pas. Il n'a pas planté un arbre. Un autre. Par contre, ce soir, le fait qu'on n'ait pas de nom, tu as deux trucs. Ou alors, il y a blocage, donc il y a un potentiel nom qu'il a en tête, qu'il a envie de nommer, mais en réalité, il se rend compte que ça va exploser en plein vol. Ou alors, et je suis peut-être très naïf,
mais il est en train de se dire, et si je donnais les clés au NFP, et après, démerdez-vous. Et si vous sautez, vous sautez. Arrête. Non, je n'y crois pas.
Moi, je voulais quand même qu'on revienne sur... Je suis peut-être naïf, on verra. On parlait tout à l'heure de l'accord de non-censure, etc. On est quand même dans un cas de figure de l'interprétation de notre constitution qui est quand même assez intéressante depuis 1958 et assez inédite. On voit qu'il y a beaucoup de gens qui font référence à un régime parlementaire en disant qu'enfin, la Vème République, et donc on interprète la constitution qui a un côté à la fois présidentiel et parlementaire comme étant un véritable régime parlementaire.
Sauf qu'en réalité, c'est quand même la seule, dans ce cas-là, un des seuls régimes parlementaires au monde où on a un gouvernement qui est nommé sur la base de personnalités et sur la base de leur sensibilité politique sur aucune base programmatique. Parce que normalement, dans les véritables démocraties parlementaires et régimes parlementaires, ce qui se passe, c'est qu'avant même qu'il y ait un gouvernement qui soit réellement formé, les partis s'accordent sur un programme commun. Et en fait, je ne vois pas comment cette méthode qui est quand même assez inédite et bancale peut fonctionner.
C'est-à-dire que je peux imaginer effectivement qu'un régime parlementaire puisse être mis en place à condition que tous les partis se mettent autour de la table, qu'il y ait une réflexion sur le fond et une réflexion programmatique et de dire, ok, on s'est tous mis d'accord, on a fait des concessions, moi je t'accorde ça, toi tu prends ça, moi je ne veux pas ça, machin. Et ensuite, oui, peut-être que cet accord peut être respecté dans les faits. Et peut-être qu'effectivement, le travail parlementaire peut suivre. Mais sans ça, je ne vois pas comment ça peut tenir.
En fait, là où je suis d'accord avec toi, c'est que le problème qu'on a, c'est que les discussions ont lieu à l'Elysée. Elles ne devraient pas avoir lieu à l'Elysée. Dans un régime parlementaire, elles ont lieu à Matignon ou à l'Assemblée ou au siège des partis. Je crois en Allemagne, c'est comme ça que ça se passe, etc. Et ça prend du temps. Et d'ailleurs, ne croyons pas que l'herbe est toujours plus verte ailleurs, la coalition au pouvoir en Allemagne vient de tomber, je vous rappelle. C'est très fragile. C'est très, très, très, très fragile. C'est intéressant en termes de démocratie. Et ça demande aussi une culture, on y reviendra.
Je reviens quand même sur l'engagement de la gauche de dire qu'on ne brutalisera pas, comme tu dis, le parlementarisme en n'ayant pas recours au 49-3. Moi, je pense que c'est une connerie de dire ça. Je pense que c'est une erreur de la part de la gauche. On peut mentir aussi. Non, mais voilà. Non, mais c'est ça. C'est-à-dire qu'il y a une histoire de balle dans le pied. S'il y a besoin, il y a besoin. Je rappelle toujours que le nouveau Front Populaire n'a que 200 députés à l'Assemblée Nationale. Ce n'est pas assez pour voter des lois.
Donc, si tu fais un accord, même un accord de non-censure avec les macronistes qui acceptent de pas de censure, etc., ça va quand même être dur dans la négo de réussir à les avoir. Si tu te retrouves dans une situation où il n'y a que le NFP qui est prêt à voter la loi, on est à deux jours du vote et les macronistes disent qu'ils ne sont pas satisfaits, qu'ils ne sont pas contents, qu'ils veulent renégocier la loi, etc., qu'est-ce que tu fais si tu n'as plus l'arme de 49.3 ? En fait, la gauche se tire une balle dans le pied en refusant d'utiliser le 49.3.
Je ne suis pas un fan du 49.3, je dis juste que c'est une arme parfaitement utile pour un gouvernement, quel qu'il soit, y compris un gouvernement de gauche. Et ça me ferait chier qu'on ne fasse pas passer l'ISF sous prétexte que maintenant, on s'est engagé à ne pas faire le 49.3. Et on revient à l'esprit
initial du 49.3 qui est, quand tu le fais, tu le payes d'un vote de motion de censure. Donc, du coup, en effet, si tu utilises le 49.3, les autres qui avaient fait
un accord de non-censure disent, vous le rompez, donc on va la voter. Exactement. En fait, tu mets au pied du mur tout le monde. Toi-même, mais aussi les mecs d'en face en disant, chiche, vous, vous étiez engagé à ne pas nous censurer. Faites une Marine Le Pen, censurez-nous.
Le gros problème, c'est qu'il n'y a aucun mécanisme dans lequel le président est responsable face au Parlement. Et c'est pour ça qu'il y a quand même une part de la responsabilité qui est déportée du coup sur le gouvernement, alors qu'en réalité, celui qui est à la manœuvre et qui a un peu les clés de la baraque, là, en ce moment, c'est quand même Emmanuel Macron. Et donc finalement, pardon ? C'est vrai, oui, c'est vrai. On l'oublie, on l'oublie toujours,
lui.
Non mais voilà, c'est quand même assez important. Et ça encore, encore une fois, on ne peut pas définir un régime parlementaire avec une force aussi importante et une part aussi d'irresponsabilité politique, en tout cas, du président de la République. C'est pas possible.
C'est parce que, et pour vous le faire simple, c'est parce que le général de Gaulle avait pensé le rôle du président de la République comme quelqu'un qui est au-dessus de la mêlée, au-dessus du rôle des partis et qui ne s'occupe pas de ses basses histoires de négociations de quoi que ce soit. Bon, le fait est que ça n'a jamais existé, que le président de la République a toujours été un président de la République gouvernant, sauf cohabitation.
Bon, ben voilà, et qu'en plus, avec le quinquennat, on a renforcé ce truc-là en disant, en assumant en fait, quinquennat, c'était la fin de l'hypocrisie, c'était bon, écoutez, on assume, il y a un moment quand le président, il faut qu'il ait une majorité, comme ça il gouverne, qu'il soit de droite, de gauche ou de diagonale, ce n'est pas le sujet, il faut juste pouvoir gouverner ce pays.
Mais au moins, je veux dire, il aura un peu chamboulé le calendrier par rapport à la dissolution. Ça, ça n'est plus le cas, ça ne sera plus le cas, sauf si le président, prochainement élu en 2027, décide de dissoudre dans la foulée.
À mon avis, c'est ce qu'il va faire. Personne n'a envie de garder cette assemblée de maires.
Mais ça a quand même, tu vois, cette réforme du quinquennat maintenant, et cette volonté de mettre les élections législatives juste derrière l'élection présidentielle, le calendrier est flingué là.
Vous avez noté que Macron, il a dit qu'il n'allait pas dissoudre là en juin prochain
pour faire en sorte que les socialistes qui avaient peur pour leur siège s'il y a une nouvelle dissolution ne rompent plus facilement avec le NFP, avec le... En tout cas, c'est un des effets du truc. Je ne suis pas d'accord avec l'analyse qui est de dire que c'est pour faire plaisir aux socialistes. Non, c'est pour emmerder le NFP. Mais énerver le RN aussi ? Ah bah le RN, oui, mais de toute façon... Non, mais c'est vrai, qui est-ce qui demande une dissolution à part le RN ? Là, il a dit, c'est bon, le RN allié nul en fait, et là, il a discuté avec tout le monde sauf les extrêmes. Alors, les extrêmes, pour lui, ce n'est pas Bruno Retailleau, c'est plutôt Jean-Luc Mélenchon.
Alors, il l'a invité, il a refusé. Oui, oui, non, mais bien sûr, mais là, bon... Ce qui est bien joué de la part de Macron, il faut reconnaître. Il n'y a aucun scénario dans lequel, vous voyez, ce pays, ce système médiatique accepter ne serait-ce qu'un ministre insoumis. Un ministre. Vous voyez ? Il y aurait une bronca... Ah bah, il y a bien 350 députés qui votent contre, oui. Au-delà des députés, je te parle du climat dans le pays.
Ce qui est quand même hallucinant, d'ailleurs, parce que quand même, ça reste la force de gauche principale, quoi. Eh bah oui,
mais c'est interdit, c'est interdit, les insoumis, c'est interdit. Malek ? Il faut pas.
Mais c'est un délire, d'ailleurs, même dans le narratif qui est imposé sur le fait que le... pardon, elle est fiée d'extrême-gauche, etc., de la diabolisation est hallucinante.
Et si c'est un purgé ? Ça passe ou ça passe pas ?
Peut-être un peu mieux, oui, je pense, oui.
Clémentine Autant, ça pourrait passer.
Mais encore que ça dépend. En fait, le truc essentiel, si je peux décrypter deux secondes, c'est qu'il y a un papier qui était sorti sur... C'était dans Le Monde, non, dans Le Nouvelle-Op,
je crois, qui racontait à quel point Bernard Arnault était intervenu avant la nomination de Barnier pour dire Manu, Manu Max, tout sauf la gauche. Vous ne me foutez pas la gauche. On rappelle qui est Bernard Arnault, troisième Fortune du Monde ou deuxième, je ne sais plus. Il a été premier pendant quelques temps quand même. Oui, mais là, je crois qu'il est... Il a redescendu. On est sur un des plus gros milliardaires de la planète qui a ses entrées, mais partout, que ce soit la mairie de Paris. On l'a vu pendant les JO. On a vu la mallette qui contenait les médailles et tout, c'était Louis Vuitton, c'était LVMH. Et le mec, le pays est à lui dans une certaine mesure.
Il y a une bonne partie du PIB, lui, il estime que c'est à lui, c'est grâce à lui. Et on est là, on est censé se courber devant lui et répondre à ses demandes quand on est quelqu'un comme Emmanuel Macron qui croit dans les vertus des grands capitaines d'industrie dont le pays a besoin parce que sinon, si on leur fait peur, ils vont s'en aller, etc. Donc, lui, il a dit, pas la gauche. Voilà. Donc, pas la gauche. Il y a une évolution dans les prises de parole de LR. Je n'ai pas fini mon raisonnement, ceci dit. On reviendra à toi après. Oui, il va avec le raisonnement. Vas-y, continue, désolé Malek.
Parce que, par contre, à mon avis, la stratégie des insoumis qui est de dire on va forcer Macron à la démission peut marcher, paradoxalement, grâce à des gens comme Bernard Arnault. C'est-à-dire que l'instabilité perpétuelle, au bout d'un moment, il y en a qui vont en avoir marre, c'est les milieux d'affaires, c'est les marchés financiers, c'est des gens comme Bernard Arnault qui vont peut-être dire à Manu Max non pas appelle la gauche au pouvoir, mais cette assemblée est ingérable, tu n'as pas géré, je suis désolé, travail de sagouin, les dissolutions, les machins, tu nous as fait chier.
Jusque-là, c'était quand même 7 ans de bon et loyaux service, regardez comment les fortunes se sont envolées en 7 ans, regardez le nombre de SDF qui a explosé, c'est magnifique travail pour que la richesse passe d'un côté et de l'autre. Jusque-là, c'était nickel, mais là, ça devient le bordel, Manu, tu ne peux pas rester, je suis désolé, tu nous emmerdes. Donc, c'est une stratégie délibérée de la France insoumise de faire de l'instabilité pour générer le départ de Macron grâce à Bernard Arnault et les milieux d'affaires. Je pense que Macron ne partira pas sur la pression de la rue, on l'a vu, les gilets jaunes.
Macron ne partira pas sous la pression de la gauche, des présidents, je ne sais pas quoi. Même, il peut perdre les élections, il s'en fout, il n'a pas De Gaulle dans sa tête, lui, c'est un morbac qui va s'accrocher jusqu'au bout. Sauf, je pense que ceux qui peuvent le faire partir, c'est des gens comme Bernard Arnault ou d'autres gens du milieu d'affaires qui, si à un moment, Adolphe Saadé en Amar aussi pareil, BFM TV qui se met à lui cracher dessus. Voilà.
Manu, il est en train de jouer ça à ce moment-là et il est en train de chercher comment continuer la même politique qui jusque-là fait plaisir à Bernard Arnault tout en calmant un peu la gauche et je ne sais pas, ce qui n'est pas possible. Oui,
mais non, parce qu'en réalité, cette politique, elle ne va pas sauter même s'il n'y a rien qui se passe. Le seul risque pour que ça saute un peu, c'est si jamais, effectivement, la gauche arrive au pouvoir et encore, enfin, c'est quand même des sauces d'aime un tout groupe.
Et s'ils n'ont fait un barnier et que le barnier re-saute dans la foulée ?
Mais peu importe, les réformes, elles ont déjà eu lieu. Je veux dire, le statu quo plaît suffisamment. Mais ils n'auront pas joué ça pendant trois ans ? Moi, je pense qu'ils sont déjà bien contents et que ça ne bouge pas plus, ça leur irait. Malek. Je pense que le statu quo peut leur convenir.
Malek.
À mon avis.
Il y a une évolution dans les prises de parole d'LR mais surtout aussi au sein de la Macronie, c'est qu'au début, c'était on ne veut aucun ministre LFI. Et depuis que Jean-Luc nous a fait sa petite sortie de l'été dernier de nous chiches, on est prêts à ne pas être membre du gouvernement si vous appliquez le programme du NFP, maintenant, c'est qu'on ne veut pas de ministre LFI mais surtout, on ne veut pas de programme du NFP. Donc en fait, on veut bien des socialistes, on veut bien des communistes, on veut bien des écologistes mais on ne veut pas qu'ils appliquent un programme pour lequel ils ont été élus. Et ça, c'est un peu lunaire.
On n'en a pas parlé depuis tout à l'heure mais il faut qu'on en parle un petit peu parce qu'il y a une petite rumeur tout à l'heure dans la journée qui a été lancée comme ça dans les rédactions parisiennes comme l'été dernier quand on avait eu un moment en Catherine Vautrin, il y a plein de noms qui sont sortis. Il y a la rumeur Roland Lescure depuis cet après-midi. Ah, la mascotte de Backseat. Roland Lescure qu'on connaît bien ici. Roland Lescure, vice-président de l'Assemblée nationale maintenant. Absolument, ancien président de la Commission des Finances, ancien ministre de l'Industrie. Et donc, son nom a été balancé comme ça dans les rédactions parisiennes.
Tout de suite, réaction de l'entourage de Bruno Retailleau en disant ah non, mais nous, si c'est Roland Lescure, on se barre de suite. Roland Lescure est un représentant de ce qu'on appelle la gauche de la Macronie. Il est foncièrement antiraciste. Il était venu le dire sur le plateau de Backseat, je revoyais son interview. Effectivement, oui, ça c'est... Foncièrement antiraciste. Déjà, juste pas trop raciste, déjà c'est bien. Lui, en tout cas, lui, il dit qu'il a des valeurs antiracistes, mais ça c'est... Oui, il serait pas dans un gouvernement avec Retailleau ou avec Darmanin si c'était un antiraciste pour un peu remettre... Il est plus au gouvernement là. Il est plus au gouvernement.
C'est Michel Barnier. Non, mais il l'a été avec Darmanin. Excuse-moi, mais il a cautionné la loi de migration, il a cautionné la réforme des retraites. Je parle pas du fond. Je parle pas du tout du fond. Je dis juste qu'il a pas été dans le gouvernement Barnier qui était sous la surveillance de l'extrême droite. Il pourra toujours se targuer de ça pour faire chier à l'extrême droite. Je suis loin de le défendre, mais Clément Beaune a porté ses cojones si je puis parler de la sorte. Roland Lescure, il a fermé sa gueule et il est resté. Oui, c'est vrai. Oui, t'as raison.
Donc là, le fait qu'on nous le vende un petit peu comme un mec de l'aile gauche socialo-écologiste communisto-compatible, ça me fait doucement rire. Voilà. C'est peut-être beaucoup effectivement pour les macronistes. Pour eux, c'est déjà beaucoup. Mais il y a vraiment l'aile droite qui a dit non, il n'est pas assez raciste. Oui, c'est vraiment ça. Oui, bien sûr. Exactement, c'est bien ce que je dis. Non, mais t'as parfaitement raison et moi, je reviens sur les négociations qui ont lieu actuellement à l'Elysée. Il y a aussi un problème, effectivement, tu l'as dit, usule de fond, de politique menée et la négociation, elle se fait aussi sur des totems.
Par exemple, est-ce qu'on revient sur la réforme des retraites ? C'est un totem pour la gauche et les négociateurs du NFP disent attendez, mais nous, si on ne revient pas dessus, c'est juste pas possible. C'est devenu un symbole cette réforme du macronisme et s'il y a une rupture... Et un symbole de l'unité de la gauche. Et un symbole aussi de l'unité de la gauche. D'où le fait d'ailleurs que les socialistes ont essayé de proposer une voie de sortie différente en disant visiblement, le mot abrogation pour vous, c'est tellement horrible à entendre qu'on va vous proposer un autre truc qui consiste à arrêter d'appliquer cette réforme et ouvrir une conférence de financement.
Bon, en vrai, ça veut dire une abrogation. Mais ça ne portera pas le nom d'abrogation. Ça portera le nom de processus de réflexion qui visera à mettre en œuvre une retraite à 62 ans avec une augmentation progressive de l'âge légal. Ça s'appelle la réforme torraine. Donc, c'est le retour à l'État avant la réforme des retraites. Donc, il y a ça. Il y a aussi du côté de la droite la réforme de l'immigration promise par Bruno Retailleau qui est censée arriver, qui était censée arriver dans le premier trimestre... Non, au printemps, pardon, 2025.
Là aussi, il va y avoir un truc sur lequel ils vont négocier jusqu'au bout en disant mais nous, s'il n'y a pas de réforme de l'immigration, c'est sans nous, ce gouvernement. On ne veut pas y participer. C'est hors de question. Donc, j'ai l'impression que chacun, c'est une question de ligne rouge, c'est aussi une question de totem et de symboles. Mais je suis d'accord avec toi sur le fond de la politique publique, de la politique qui est menée. Il n'y a que deux solutions. Il n'y a que deux. Il n'y a que deux.
C'est-à-dire soit on continue à casser, soit on commence à réparer les services publics, les inégalités. Je suis mine de rien assez étonné du fait qu'on a bien vu
que Macron, son but, c'est de casser le NFP parce qu'en fait, il voudrait pouvoir continuer la même politique mais en élargissant un petit peu sa base. Et pour l'instant, il dit on n'a pas réussi à élargir. Élargir la base, pour lui, ça veut dire voler des gens au PS. Fracturer le NFP en prenant des gens au PS. Sauf que pour l'instant, ça tient. Le PS, alors certes, évidemment, chacun est dans son rôle. Le PS joue les gentils, good cop. Les LFI jouent les bad cop pour dire non, nous, c'est jamais. Mais mine de rien, le PS, moi, jusque-là, je les ai plutôt entendus dire si on vient, c'est premier ministre de gauche et on fait une politique pour laquelle on a été élu.
On ne va pas aller faire du macronisme. Et le problème de cette proposition de ce que voudrait Macron, c'est que tous les traîtres du PS, tous les plus droitards du PS ont déjà trahi. Mais oui, en fait, c'est ça. Il y a longtemps. Et je suis complètement d'accord avec toi. Ils sont déjà partis. Les Atal, les machins. C'est fini. Là, il est resté des gens au PS qui essaient de repenser le PS autrement, le post-hollandisme. Comment on fait avec Fort ? Fort qui a récupéré un parti en lambeau après, qui remonte avec le NFP. Et c'est valable aussi à droite. C'est ça qui intéresse. Le macronisme a été pensé en 2016, a été victorieux en 2017 sur une promesse de dépassement.
C'était la promesse faite par Emmanuel Macron de dire « On va faire travailler ensemble des ennemis d'hier qui vont se mettre d'accord sur des solutions utiles pour le pays. » Et c'est ça, le macronisme. Et il y a plein de gens qui ont adhéré à ça. Déjà, plein d'électeurs, parce qu'il a quand même rapporté l'élection présidentielle. Puis, les législatives, le bonhomme. Mais aussi, des responsables politiques. Bruno Le Maire, ancien au cadre des Républicains, a quitté les Républicains pour rejoindre le macronisme en disant « Bah chiche, moi je suis prêt à travailler avec des socialistes à qui j'ai fait la guerre pendant tant d'années.
Des gens du PS se sont barrés pour rejoindre Emmanuel Macron, etc. » Sauf que ça, c'était il y a 7 ans. Jules vient de le dire, ils sont déjà partis. Alors, pas tous. Ceux qui étaient prêts. Ceux qui étaient prêts. Il y a des élus... Vous voyez, on parle de dégâts. Les élus de communes. Et puis, il y a des gens pour qui, idéologiquement, la gauche ne doit pas être trop de gauche. C'est-à-dire, doit continuer à appliquer ses politiques néolibérales, à être du centre. Parce que, sinon, on ne peut pas se faire élire si on n'est pas recentré. Il y en a un, il a fait un bouquin là-dessus.
Hollande, il a fait la tournée des médias pour dire « Une vraie gauche, c'est nous la vraie gauche qu'on doit gouverner, nous. » Un petit peu comme Macron est persuadé que son camp, c'est lui qui doit gouverner tout le temps. Par nature, oui. Voilà. Hollande est persuadé que les centristes de la gauche, c'est eux qui doivent gouverner par nature. Il y a des idéologues comme ça. Et Raphaël Glucksmann, par exemple, aussi, qui, lui, pour d'autres ambitions, d'autres intérêts, veut absolument la rupture avec le mélenchonisme. Il y en a plein qui veulent absolument la rupture avec le mélenchonisme. Au PS, il y en a quelques-uns. Mais pas tous, quand même. Ce n'est pas l'essentiel.
Et pour l'instant, Macron joue l'appui là-dessus. Appui là-dessus, c'était l'utilité du nom Cazeneuve. Pourquoi Cazeneuve, ça avait tourné ? Parce que ça permettrait éventuellement de fracturer le PS. Je reviens à ce que je disais tout à l'heure sur j'y crois pas un quart de seconde. Mais pourquoi pas ? Ok. Pourquoi pas ? Est-ce que Macron, lui aussi, joue le congrès du PS ? Est-ce que c'est ça l'enjeu ? Moi, je pense... Pas pour faire de la seule philéonologie, mais je pense que Olivier Faure, il a gagné son congrès, là. C'est bon. Il a toute la gauche du parti qui est avec lui parce qu'il est dans le NFP.
Et il a le reste de la droite qui ne peut plus l'accuser de ne pas avoir joué le jeu du dialogue. Il est allé à l'Elysée, il a dialogué, on verra ce qui en sortira demain matin, on verra si Olivier Faure y va ou il ne va pas. Et s'il n'y va pas, on verra ce qu'il a de faire du PS. Il a joué aussi son congrès PS cette semaine en allant à l'Elysée parce qu'on parlait la semaine dernière de ces trois blocs qui se dessinent pour le prochain congrès du PS. L'aile droite avec Hélène Geoffroy et compagnie, Macrono compatible, un bloc central qui est en train de se construire avec un Philippe Brun, un Boris Vallaud et Olivier Faure d'un côté.
Là, on l'a vu, Boris Vallaud, Olivier Faure, ça ne parle que d'une même voix. C'est parti ensemble à l'Assemblée à l'Elysée et pour le coup, il a réussi à prendre ce bloc central avec lui et donc à s'assurer à coup sûr la victoire au prochain congrès. Après, encore une fois, ce serait quoi la petite victoire de Macron de faire exploser le PS ? Ça ne lui fait pas, ça n'assure pas l'avenir. Ce n'est pas le plaisir. C'est là où je suis d'accord avec Usul, c'est que le but n'est pas le temps de faire exploser le PS pour le plaisir de faire exploser le PS. Non, c'est pour élargir son socle. C'est pour élargir son socle.
S'il y a bien un truc qu'a réussi Emmanuel Macron avec sa dissolution, c'est à casser les Républicains. Ça, il l'a fait. Il a réussi à le faire. Ça faisait deux ans que Macron se pétait les dents sur les Républicains. Il ne voulait pas gouverner avec lui. Il lui disait non parce qu'Éric Ciotti était à la tête des Républicains et que les groupes les Républicains étaient à 50% votaient la censure des Républicains. Une partie qui se casse avec Marine Le Pen et qui assume enfin d'être d'extrême droite avec Éric Ciotti et Marine Le Pen. Et l'autre, sous l'égide de Laurent Wauquiez, qui accepte de participer au gouvernement. Macron a obtenu ça. Il a réussi à obtenir ça.
Il rêverait de faire pareil avec le PS. Que tous les méchants trop à gauche ils aillent avec Jean-Luc Mélenchon une bonne fois pour toutes et que les autres ils viennent avec moi.
Il veut la mort du NFP. Ça, c'est assez évident. Bien sûr, évidemment. J'ai l'impression qu'en plus, il n'est pas le seul et moi, ça m'inquiète particulièrement dans le sens où là, je regardais un peu ce qui se disait sur les plateaux de chaînes d'information en continu comme on les appelle. À chaque fois, la question, c'est de savoir est-ce que c'est la mort du NFP ? Est-ce que c'est la mort du NFP ? C'est une bonne question. Non, mais ce n'est pas une bonne question. Non, je ne suis pas d'accord. Non, ce n'est pas une bonne question. C'est une question qui revient sans cesse, sans réel fondement puisque le NFP jusqu'à présent n'a absolument pas acté de quelques morts que ce soit.
et en plus de ça, encore une fois, c'est la seule coalition qui a été élue sur un programme commun. Et je veux dire, là où les choses, à mon avis, peuvent tenir encore une fois, c'est parce qu'il y a eu un travail qui a été fait sur le fond, que les partis se sont mis d'accord, qu'il y a eu en plus un travail qui date en plus de la NUPES, un travail de long terme. Il y a quelque chose de profond dans cette union, qu'on le veuille ou non et je pense que ça, c'est quand même très important de le souligner. Moi, je pense, par exemple, on parle rarement, parce que c'est quand même important, tu parlais par exemple de l'exemple des LR.
LR, on dit ce qu'on veut, mais c'est quand même un parti qui est totalement éclaté. Et on l'a vu aussi pour le 49.3 sur la loi retraite, il y a une partie du parti qui ne savait pas quoi faire, l'autre qui a voté la motion de censure, etc. On ne parle pas aussi suffisamment du manque d'unité au sein du Rassemblement national aussi. C'est-à-dire que dans les médias, on n'en parle pas. Il y a plein de textes sur lesquels ils ne sont pas d'accord, il y a plein d'éléments, mais bien sûr que si, au sein de l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, à un certain moment, avait du mal à tenir son groupe sur des questions, sur des questions de société, notamment sur l'IVG et d'autres.
Et ça, les médias n'en parlent jamais, comme si finalement la guéguerre était uniquement à gauche, alors que la réalité, c'est que c'est finalement, à mon avis, la force politique, avec toutes les composantes qu'elle englobe, qui est la plus solide aujourd'hui dans notre pays.
Alors est-ce que tu veux dire que dans les médias bourgeois, finalement, le NFP inquiète plus la bourgeoisie que le RN ? C'est ça. Oh là là !
Tout à fait.
Et donc, non mais elle a complètement raison et il y a ce côté performatif
auquel ils croient quand ils disent est-ce que c'est la fin du NFP ? Mais tous les jours, et parfois même, ils ne prennent même pas, attendez, parfois même, ils ne prennent même pas la précaution de le poser comme une question. Ils disent, alors aujourd'hui, machin, c'est la fin du NFP ?
Oui, tout le monde n'attend que ça, quoi. Vous voulez la fin du NFP ? On a compris. C'était comme ça pour la NUP ?
C'est à nouveau comme ça ? On a compris. On a compris que c'est eux ce qu'ils souhaitaient, mais vous ne me ferez pas croire que l'ambiance au sein du NFP en ce moment est à la concorde. Non, mais c'est jamais à la concorde nulle part. Si, ça l'était au moment du NFP, au moment des élections. Là, je suis désolé. Quand je vois les mots qui ont été échangés par les leaders du NFP les uns envers les autres, ne me faites pas croire que ça va bien en ce moment. Ne c'est rien, c'est normal ça. Le groupe vit bien. Et je disais, il y a Google, tout va bien au NFP. Chacun se répartit les deux. C'est stratégique. Les divergences, elles sont tactiques.
Mais elles ne sont pas sur le fond.
Mais elles ne sont pas sur le fond. Personne ne s'est désolidarisé du fond. J'ai envie de te dire, même sur l'abrogation réforme des retraites, où certains étaient, les socialistes, revenons plutôt à la réforme touraine et d'autres revenons directement à l'avant réforme touraine. En réalité, même là, ça ne s'est pas disloqué. Oui, c'est fou ça. Comment ? C'était fou ça. C'est fou, bien sûr, c'est fou. Donc sur le fond... Je sais, j'étais le seul à le souligner à l'époque. Ça me faisait marrer. Ok, d'accord. C'était une bonne réforme. Sur le fond, ça tient.
S'il y avait eu aussi une motion de censure avec une moitié du groupe SOS qui n'avait pas voté, là, j'aurais pu te dire, bah oui, peut-être que le NFP est en train de s'éclater. On est loin de ça. Les divergences, de la tactique, est-ce qu'il fallait aller parler avec Macron ou pas ? Est-ce qu'il faut lui donner l'heure ou pas ? C'est ça, en fait, la question. Mais pour l'instant, le NFP a encore... Mais autre exemple, pour aller toujours par... Quand Jean-Luc Mélenchon dit que c'est terminé l'époque où on négociait des postes dans les circonscriptions... Oui, il est dans son rôle. Ouais, donc je te pose la question.
Est-ce que le NFP existera toujours aux prochaines élections législatives s'il y a une dissolution l'an prochain ? Ça, on verra. Mélenchon, ça, c'est... Comment on disait à propos de Macron ? On disait l'ambiguïté stratégique. Voilà. L'ambiguïté stratégique.
Quand il disait est-ce qu'on va envoyer
des hommes à pied ou pas ? Ouais, bien sûr. Et on avait dit au moins ça entretient l'ambiguïté stratégique. Mélenchon, c'est ça en permanence. Il est toujours hyper vénère, comme ça les autres en face ils se chient un peu dessus, ils savent pas trop. Et il le fait bien en plus. Ça installe un rapport de force et ça évite peut-être aux autres de faire des conneries. Ou pas. Mais bon, en tout cas, c'est comme ça. Voilà.
Puis il n'est pas le seul Je veux dire, ça restait les filles, on est d'accord, mais il y a d'autres personnes qui souhaitent cette union. Je veux dire, on le voit au PS.
Non, par contre, ce qui est vrai, c'est l'impressionnant soutien de la base, de la gauche à la candidature commune. Mais du peuple de gauche, par ailleurs. Oui, c'est ça, c'est le peuple de gauche. Exactement. Un truc qui peut-être manque à la gauche en ce moment, c'est le mouvement social. On ne voit pas de marée humaine dans les rues. Journée d'action aujourd'hui pour la sauvegarde des emplois industriels. Oui, j'ai vu.
14 pour les travailleurs sans papier. Non, c'est en train de chauffer. C'est en train de chauffer.
C'est la question que je vous pose. Est-ce que c'est en train de chauffer ? Est-ce que ça peut être quelque chose de plus important au premier trimestre prochain ? Parce que ce que je veux dire par là, c'est que ça, ça compte énormément. Et si Macron est intelligent, c'est ce qu'on disait en conférence de rédaction,
si Macron est intelligent, c'est le moment de nommer quelqu'un de gauche parce que là, ça peut lui péter à la gueule. Et il vaut mieux que là, il y a des trucs à réparer,
il y a des trucs à gérer. Il faut changer de ton avec les gens, changer de ton avec les Français. On est dans la merde, budget austéritaire, ça crève de partout dans les services publics. Il faut régler. En fait, il nous a foutu un bordel monstre. Il faut commencer à réparer.
Et puis les gens commencent à capter qu'il a grave foutu le bordel. Je voulais revenir sur ce traitement médiatique. Je voulais parler notamment de la motion de censure. Motion de censure, on a l'impression que finalement, le gouvernement a été renversé par le RN. Mais moi, j'aimerais qu'on rappelle que cette motion de censure a été déposée par le NFP. Le matin de la motion de censure, qui fait la matinale de France Inter ? Jordan Bardella. Aucun des membres du NFP qui était pourtant à l'origine même de cette initiative.
Donc moi, je trouve qu'on donne beaucoup, beaucoup, beaucoup d'importance et très, très peu d'importance à ce groupe qui est quand même, encore une fois, c'est une coalition, certes, qui vit comme elle vit, mais qui est quand même suffisamment solide pour déposer une motion de censure et faire chuter un gouvernement avec d'autres groupes politiques qui l'ont voté, évidemment. Un cas de figure différent, le RN dépose une motion de censure, elle ne passe pas puisque la gauche ne vote pas les textes du RN. Donc je pense qu'il est quand même assez important de rappeler la place centrale de la gauche dans notre pays aujourd'hui.
Je suis d'accord avec la dame. On est deux, d'accord.
Et c'est vraiment, j'ai l'impression qu'on vit des séquences médiatiques où les journalistes politiques, les éditorialistes et compagnie, et pas les pires, mais vraiment invisibilisent ça. Et je trouve ça particulièrement inquiétant. Au même titre, on a parfaitement invisibilisé la victoire du NFP sur les législatives. C'était pas une victoire. On est passé assez vite. Oui, pour moi, c'était une victoire. Je sais qu'on n'est pas d'accord. Je sais qu'on n'est pas d'accord là-dessus. C'est la coalition qui est arrivée en tête sur une base programmatique. OK. Avec 200 députés, t'as pas gagné les élections. Non, t'as pas gagné les élections, mais tu es celle qui est la plus solide.
Tu es en position de force. Tu es en position de force. Sauf si Macron n'a rien à branler. Ça, c'est sûr. Emmanuel Macron, il a les moyens de rien à branler. Non, mais voilà, je suis désolé. La victoire à une élection, on peut le souhaiter très fort, mais la réalité politique, c'est que la gauche, je ne dirais pas que la gauche a une place centrale, je dirais qu'elle a une position de force non négligeable et qu'elle est en mesure de faire des choses, mais que seule, elle ne le peut pas.
Ah, mais ça, c'est sûr. De toute façon, elle ne pourra pas faire passer des textes, etc., au même titre qu'elle n'aurait pas pu toute seule renverser le gouvernement.
Législatif 2022, tu considères que le bloc central, les macronistes, n'ont pas gagné non plus les élections ? Si, avec 245 députés et le soutien des Républicains, ils ont gagné les élections. Oui, mais attends,
je ne suis pas d'accord, je suis désolé. On a... Oui, mais il faut un peu de... Comment dire ? Il faut de la... Il faut respecter, en fait, le choix du peuple. C'est-à-dire que... Alors, on fait des petits calculs. On a 245 macronistes, on a 47 LR. Là, ça fait effectivement une majorité qui se tient, machin. Ces personnes n'ont pas été élues sur un programme commun.
Mais c'est le principe du parlementarisme que tu vantais il y a 5 minutes ?
Non, je n'ai jamais rien vanté. Mais si tu nous vantais
le parlementarisme et la négociation ? Je n'ai absolument rien vanté. C'est après les élections qu'on négocie.
Je faisais juste une analyse d'un régime parlementaire.
De toute façon, vous parlez tant que vous voulez, c'est Macron qui décide. Dans un régime parlementaire, on négocie après les élections, pas avant. C'est Macron qui dit qu'il a gagné.
C'est important qu'une coalition, quelle qu'elle soit, soit élue sur un programme. Je trouve que c'est important aussi de respecter ça. Je ne dis pas que c'est... Je ne dis pas que c'est... Je ne dis pas que c'est... Je ne dis pas que c'est... Je ne dis pas que c'est... Je ne dis pas que c'est... Un programme, ça se négocie après l'élection. En ce sens, moi, je pense que la gauche a remporté ses élections. Ok, non, non. Je sais qu'on n'est pas d'accord là-dessus.
Je sais qu'on n'est pas d'accord là-dessus. On est d'accord avec Jean. Oui, sans doute. Tant mieux pour lui. Je suis désolé si ça fait mal de l'entendre. Non, mais en fait, je ne vois même pas l'enjeu. On s'en fout de savoir. Oui, je pense que c'est sémantique, le débat. Oui, je pense que le débat est sémantique. À 200 députés, tu n'es pas en moyen de gouverner. Tu as besoin de négocier. Que veulent les électeurs ? Tu as un bloc, il veut que ce soit plus de gauche et qu'on commence à bosser là-dessus. Tu as un bloc, en effet, qui est pour l'ordre, la bourgeoisie, le truc raciste aussi. Et puis, tu as les macronistes. Et puis, tu as le RN, c'est-à-dire pareil, mais plus raciste encore.
Il y a quelqu'un qui dit dans le chat que les négociations, ça va dans les deux sens. Je suis bien d'accord. Négociations, ça va dans les deux sens. Et je trouve que les macronistes sont beaucoup moins à l'aise à la négociation que la gauche, qui, elle, pour le coup, a un peu une culture quand même de la négo, du programme commun, de l'engueulade et de la foire d'empoigne. Chacun est dans son rôle, comme vous disiez. Les macronistes, eux, tu as l'impression de leur arracher la gueule en leur demandant de revenir. Ils n'ont pas la culture du tout.
C'est ce qu'on disait pour le Front Républicain. Le fait de devoir se retirer, les macronistes, c'est la première fois. C'est la première fois de leur vie. Où ils se disaient... Ah bon, je devrais voter pour un mec de gauche ? Oui. On va juste terminer là-dessus quand même parce que coalition, machin, groupe qui travaille ensemble, on essaie de trouver un truc qui fonctionne. Je veux quand même rappeler que LR n'a pas participé au Front Républicain. C'est important. C'est vrai. Et que du coup, moi, je trouve que c'est quand même un peu... Ça me fait profondément chier qu'on doive composer avec ça.
Voilà. Eh bien, écoute, on verra. Non, mais je suis d'accord avec toi. On verra demain matin et on verra dans la composition du prochain gouvernement s'il faudra composer ou pas avec LR. Mais moi, de ce que j'ai compris, LR, c'est Bruno Retailleau d'abord et Bruno Retailleau, c'est une loi immigration. Et ça, la gauche, c'est dead. Elle soutiendra pas. C'est dead. On verra. On verra. On verra à suivre dans la...
Je sais pas ce qu'il va se passer là.
Elle est trop bien, cette émission Backseat ce soir parce qu'on aborde des sujets qui sont profonds à un moment... On n'est pas d'accord. Et on n'est pas d'accord. C'est ça qui est cool parce qu'on est à un moment tendu de l'histoire. Demain matin, annonce du premier, du prochain Premier ministre. Mesdames et messieurs, dans la deuxième partie de cette émission, nous recevrons notre invité politique. Il s'agit de Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes qui a passé quelques heures cette semaine à discuter avec Emmanuel Macron. Elle va nous raconter tout ça. Ça va être ouf. C'est parti pour la pause. On se retrouve juste après la pause avec Marine Tondelier. A tout à l'heure.
Dans la deuxième partie ou que vous venez écouter en podcast, très heureux de vous retrouver les amis dans cette émission exceptionnelle. Nous avons le plaisir de recevoir notre invité politique cette semaine, la secrétaire nationale des écologistes, Marine Tondelier. Bonsoir Marine Tondelier. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. J'avais écrit...
Il paraît qu'il y a des nouvelles gourdes.
Oui, c'est des nouvelles gourdes parce qu'on s'était fait engueuler par Barbara Bompili parce qu'on avait des gobelets en plastique.
Il y en a qui sont prescripteurs ici.
Oui, exactement. J'avais écrit réaction nouveau PM. Bon, c'est l'idée.
Si, si, si. Bah si, vas-y.
Quel est votre... Voilà, donc ce sera demain matin, mesdames et messieurs, quand vous regarderez cette émission en replay, vous aurez le nom. C'est pas sûr.
Tu bois vraiment la parole, Macroniste. Il te dit que demain matin, c'est sûr. Regarde, tu prends tous les bandeaux BFM depuis une semaine, c'est demain, c'est sûr, encore 48 heures. Et en fait...
À chaque fois, il a un délai supplémentaire. Alors, on va en parler. On va en parler.
Il ne faut pas croire le maître désordre. Moi, je voulais juste savoir quand demain matin, parce qu'il y a demain matin et demain matin, tu vois, genre... Il y a la France qui se lève tôt. Voilà. Et il y a la France 9h du mat, qui est plutôt mon style. Moi, c'est 11h30 du mat. La France 11h30 du mat.
Quel matin ? En tout cas, la parole du maître des horloges n'engage que ceux qui lui demandent l'heure. Donc, ne vous basez pas trop sur ses pronostics.
Marine Tourdelier, tu es la secrétaire nationale des écologistes, un des trois parties du nouveau Front Populaire qui sont allées discuter. Il y en avait quatre. De quoi ?
Ah oui, il y en a trois qui ont été discutées.
Laisse-moi finir ma phrase.
C'est dingue ça ! Et je crois qu'elle est communiste aussi.
Voilà. L'un des trois parties du nouveau Front Populaire qui a accepté d'aller discuter avec Emmanuel Macron d'une hypothétique coalition ou accord de non-censure en vue de la formation d'un gouvernement.
Ce n'est pas exactement de ça dont on a été discuté.
Alors raconte-moi. Non, mais en vrai, raconte-nous. Comment ça se passe ? Comment ça se passe ? T'es arrivé, bonjour.
Ouais, déjà. Il était quelle heure ? Vous étiez habillé comment ? En fait, il y a eu plusieurs épisodes. Le premier épisode, c'est que quand Barnier est censuré quelques heures avant, comme je suis d'un naturel pénible, je décide, revêtue de mon plus beau sourire, d'écrire à tous les chefs de parti qui ont participé au Front Républicain. C'est-à-dire que je n'écris pas aux Républicains, qui portent très mal leur nom et qui attendent encore leur courrier. Et donc, je leur écris pour dire bon, comme prévu, ça n'a pas marché, votre histoire, de remettre un Premier ministre de votre camp. Et si on tentait autrement ? Discutons ensemble parce que personne n'a la majorité de l'Assemblée nationale.
Nous, on veut encore quelqu'un de gauche, mais on aimerait discuter avec vous de comment on fait.
Donc, tu prends l'initiative avant même que Macron...
Juste avant la censure. Alors, j'ai tout le monde au téléphone dans les 24-48 heures qui suivent, sauf Gabriel Attal. C'est intéressant pour la suite. Ensuite, le lendemain de la censure, donc c'est 24 heures après, je fais une lettre ouverte à Emmanuel Macron. Pourquoi ? Parce qu'à l'époque, la rumeur enfle qu'il va nommer... La censure, c'est le mercredi soir et le jeudi midi, je lui écris cette lettre parce que la rumeur enfle qu'à 20 heures, il va annoncer un Premier ministre bien bien à droite mais en mode rouleau compresseur, c'est trop tard, c'est fini, terminé, bonsoir et vous ne pouvez pas censurer sinon c'est la crise mondiale, le Père Noël annule cette tournée, tout ça quoi.
Un peu entonnoir. Et donc, je me dis, il faut s'allonger sur les roues, sous les roues du train pour qu'ils doivent s'arrêter et donc, je fais le JT de 13 heures en disant je demande à Emmanuel Macron de recevoir tous les chefs de parti du champ républicain parce que sinon, il continuera à écouter personne et les mêmes causes produiront les mêmes effets.
De ne pas prendre une décision trop vite.
Je calme. Freinage d'urgence, tu vois. Et ça, c'est quelque chose
que vous aviez acté avec les autres partis du S&P ?
Je les avais appelés pour leur dire que je faisais ça. Alors, il se trouve qu'entre temps, on négocie, parce que vous savez, il faut négocier les chaînes, on négocie le JT de TF1, le 13 heures et donc, il est 9 heures et le 13 heures disent ok, c'est super, par contre, vous n'envoyez pas le courrier avant l'émission. Donc, je garde le courrier et j'appelle Olivier Faure pour dire ce que je vais faire.
Il dit, c'est une super idée, je vais faire aussi un courrier pour t'appuyer, sauf que du coup, son courrier par avant, bref, tout ça n'est pas très grave et donc, je fais le JT, on sort, Emmanuel Macron fait son 20 heures, on ne sait pas s'il va annoncer un truc ou pas et il finit par péter un câble. J'attendais la fin en mode j'ai hâte pour vous les Français, je vous déteste, je n'oublierai pas. Donc, on voit le truc ok, manifestement, qui va rencontrer des gens, qui va rencontrer tous les chefs de partis de son camp plus les socialistes.
Et donc là, je me dis, tiens, c'est intéressant, il y a une sélection, manifestement, dans ceux qui sont fréquentables ou pas et donc, je commence à aller sur toutes les chaînes parce que les gens disaient, pourquoi vous n'êtes pas reçus ? Et donc, je dis, je ne sais pas, moi, je ne vais pas faire une commission d'enquête sur moi-même donc, si vous voulez une explication, vous les appelez et là, l'entourage de Macron dit aux journalistes politiques qui les appellent ah, mais c'est parce que Marine Tourneuil n'a pas demandé de rendez-vous. C'est un peu gonflé. Donc, j'ai quand même fait le JT de 13h et je retrouve que je lui ai envoyé par texto la lettre ouverte.
À Emmanuel Macron ?
À Emmanuel Macron. Plus par mail et l'adresse qu'on envoie. Bref, je suis un peu très sûre qu'il l'avait. Et donc, j'étais un peu fâchée et le vendredi soir, après la journée de rendez-vous parce que du coup, il y a plein, y compris Roland Descure, il y en a plein qui m'appellent en disant, mais pourquoi il ne vous reçoit pas ? C'est pas normal. Je dis, écoutez, moi, je m'en fous. Et sur les chaînes de télé, je raconte que c'est les 6 ans de mon fils le lendemain et que de toute façon, je rentre à Hélène Bonbon parce que j'ai la piscine à boules avec tous les copains de sa classe. Il y a un grand gars à Hélène avec une piscine à boules. C'est super.
Donc, je dis, écoutez, moi, je n'en fais pas une affaire personnelle. Je ne vais pas me brûler par terre. J'ai piscine à boules en plus. J'ai passé une super journée. Donc, je rentre à Hélène. Sur cette entrefaites, j'ai un coup de fil je dis ma phrase préférée. Soit c'est du manque de respect, soit c'est de l'incompétence. Et dans les deux cas, c'est un problème à votre niveau. Non, non, non. Mais vraiment, bon, je prends le point. Bref. Et donc, on décide d'y aller le lundi. Et ce qui est très drôle, c'est que quand je suis rentrée dans le bureau de l'ISÉ, donc moi, c'était vraiment pour dire les choses cash comme d'hab.
J'ai les mérites d'être pareil sur les plateaux télé à l'entrée du rendez-vous pendant le rendez-vous à la sortie. Donc, ça se passe exactement comme ça. Et je rentre. Et puis, Emmanuel Macron dit donc, voilà, vous avez vu, on a reçu le vendredi un tel, un tel, un tel. On reçoit ce matin les communistes, vous. Puis, le RN est appelé. Alors, je dis, je ne comprends pas. Le RN, quand je suis rentrée, je lis encore à la presse, ils sont en train de s'énerver parce qu'ils n'avaient pas de rendez-vous. Elle me dit, oui, oui, j'ai fait exprès. Ils ne sont appelés que ce matin pour bien marquer la différence avec les autres. Et donc, du coup, je dis, bah oui, je vois bien.
C'est comme vous avez fait entre moi et les socialistes. Et là, il bloque comme ça en disant, bon. Et il fait, non, mais c'est parce qu'en fait, il n'y a pas d'explication, en fait. Le message est reçu. C'est très clair. Je vois ce que vous essayez de faire. Et donc, il a tout de suite, il a dit, non, mais je sais que je n'allierai pas là-dessus avec vous. Donc, j'arrête de combattre là-dessus. On va parler maintenant de tout le reste. Et donc, c'était un rendez-vous assez cash et qui a le mérite d'exister parce que je trouve qu'on a beau ne pas être d'accord du tout, je pense qu'en démocratie, l'incommunicabilité, c'est le pire.
C'est quand tu n'es même plus capable d'être dans la même pièce pour te parler, quoi.
Mais certains de vos partenaires du Nouveau Front Populaire vous accusent de trahir le programme du NFP.
Qui aurait pu dire ça ?
Les Insoumis vous accusent d'être des traîtres parce que vous allez négocier le programme sur lequel vous avez été élu et que vous allez baisser vos frocs devant le Président de la République pour participer à un gouvernement. Le disparaît exactement comme ça. Ça dépend lesquels. Si je regarde l'interview qu'on a faite la semaine dernière du gouvernement Bernalicis, on n'était pas très loin.
Par contre, très souvent, ils vont dire ça ne sert à rien d'aller discuter avec ce mec qui de toute façon fera comme il a décidé lui et on s'attend tous à ce que ce soit décevant demain.
Non, mais on n'est jamais déçus totalement. Il y a toujours des surprises qu'on n'avait pas prévues, quand même.
Oui, mais jamais dans le bon sens, quand même.
Mais vous, vous vous présentez quoi, là, par exemple ?
Après ces discussions ? Juste pour répondre sur la critique des Insoumis, moi, premièrement, je respecte tout le monde. Si je commentais toutes les minutes ce que je pense de ce qu'ils font, on ne serait pas rendus et je ne vois pas l'intérêt, en fait, de se donner en spectacle. Donc, je ne le fais pas. Je peux comprendre que ce ne soit pas leur stratégie et je le respecte parce que dans le nouveau front populaire, c'est la biodiversité d'un écosystème, n'est-ce pas ? Chacun y a son poste, joue un rôle différent et c'est OK, en fait.
Mais j'estime que quand vraiment tu es à fond dans les causes, les gens et les valeurs que tu prétends défendre, tu ne peux pas dire tant que ce n'est pas le grand soir où je n'ai pas tous les leviers d'action et les pleins pouvoirs pour mettre en œuvre 100% mon programme, eh bien, j'attends. Et je trouve que... Enfin, moi, j'étais encore du coup à Inam Beaumont ce week-end, quand tu discutes avec les parents, juste des gamins de ta classe, il y a des gens, tu leur mets peut-être pas le SMIC à 1 600 euros, mais à 1 500, eh bien, peut-être qu'ils prennent, peut-être qu'en fait, ils préfèrent qu'on aille tomber là-dessus.
Mais ça ne veut pas dire qu'on va être ministre du gouvernement Retailleau, qu'on va négocier je ne sais quoi avec je ne sais qui. Ça veut juste dire que... J'ai appris dans la première partie que tu avais dit qu'on n'avait pas gagné les législatives.
Oui, je suis toujours en désaccord là-dessus. Non, je te jure, à 200 députés, vous n'avez pas encore gagné les élections. Ça fait de mon mieux.
D'accord, mais... Non, mais donc, il y a quand même 27 sondages sur 27 qui donnaient Bardella à Matignon, il n'y est pas. Première victoire, n'est-ce pas ? Première victoire, c'est ça ? Donc, c'est une non-victoire de Bardella, jusque-là,
c'est pas... On prend.
Et deuxièmement, on était quand même premiers. Donc, c'est comme ça. On n'a pas la majorité absolue, tu as raison, mais ça veut dire qu'il y a trois blocs à l'Assemblée. Le bloc NFP, on voit bien, le bloc des centristes gouverner. Moi, je ne pense pas qu'il faille faire un gouvernement d'intérêt national, je ne sais pas quoi. Déjà, un gouvernement d'intérêt général, ça voudrait dire que les autres étaient pour des intérêts particuliers. Remarque, c'est vrai, mais c'est bizarre d'appeler ça. Ça le mérite d'être honnête. C'est ça, ça le mérite d'être honnête. Mais je ne pense pas qu'en ajoutant des carottes, des navets, des carpes et des lapins, tu fasses un gouvernement, en fait.
Donc, moi, je pense qu'il faut assumer d'avoir un gouvernement compact et cohérent et qui, par contre, qu'il soit macroniste ou nouveau Front populaire, va devoir les chercher des alliances à l'Assemblée. Un gouvernement qui pourra mettre en place tout son programme, ça n'existe pas. Et c'est encore plus compliqué là, en décembre, que ça n'aurait été 8 juillet dans l'élan des élections. Donc ça, il faut l'avoir en tête.
Mais est-ce que ce ne serait pas efficace d'obtenir la démission d'Emmanuel Macron pour provoquer des élections présidentielles et remporter une bonne fois pour toute la bataille ? Ça aussi, c'est une stratégie qui est proposée.
Pas sûr que ça suive derrière dans les urnes à l'Assemblée. Déjà, pas sûr. Déjà, de toute façon, l'Assemblée, elle reste.
Oui, c'est ça. Déjà, l'Assemblée reste. Deuxièmement, Macron, si tu as un moyen pour le dévisser de son siège, tu m'expliques, mais je n'en ai pas. Donc, on ne va pas aller assiéger l'Elysée avec des baïonnettes, en fait. Il y en a qui pourraient le faire. Non, ne faites pas ça. Et troisièmement...
Mais refusez de discuter avec lui. Non, mais troisièmement,
moi, j'ai par exemple... J'ai eu les responsables syndicaux des plus grosses centrales de ce pays, des plus grosses centrales syndicales. Y compris des plus radicales, je ne cite pas de nom, mais me disent, Marine, il y a 300 plans de licenciement en cours, des dizaines de milliers d'emplois et ils disent s'il y a une présidentielle anticipée là, maintenant, si on passe Noël et Nouvel An là-dessus, c'est une catastrophe. Parce que vraiment, là, par exemple, rien que le jour de la censure Barnier, le lendemain, Renaud, il a annoncé un truc qu'il y avait haut gain au gouvernement pour parer. Et donc, elles me disent... Pas le chanteur. Comment ?
Pas le chanteur. L'autre. Toujours debout. L'autre, celui qui suffrime des emplois. Il faut expliquer aux gens.
Mais donc, du coup, voilà, elles me disent, il faut faire très attention et il faut... Tu vois, elles, limite, elles sont pour un gouvernement d'urgence, en fait. Elles, c'est plutôt un gouvernement transitoire d'urgence. On se met d'accord sur les 10 sujets les plus urgents, perdre des emplois industriels, je ne sais pas quoi, 10 sujets, et on ne fait que ça pendant six mois et on attend la dissolution. Tu vois, il faut entendre que, en fait, les gens à différents endroits de France pensent des choses différentes selon l'endroit où ils sont et par ailleurs, pour tous les gens qui disent, mais les politiques, mettez-vous d'accord, débrouillez-vous, c'est quand même pas si compliqué.
Moi, j'ai regardé sur BFM où ils me disent exactement ça sur le plateau de l'éditorialisme, mettez-vous d'accord, rien, vous êtes nuls. J'ai dit, mais vous avez entendu, les deux heures d'avant, il y avait une édition spéciale avec des Français qui venaient parler de leurs problèmes. Alors, ils n'étaient tous pas contents, c'était leur point commun, mais il y en a une qui n'était pas contente parce qu'elle payait trop d'URSAF et trop de charges sur ses salaires, l'autre qui n'était pas contente parce que son SMIC n'était pas assez élevé. Donc certes, tout le monde n'est pas content, mais les Français demandent des choses très différentes.
Ils ont voté pour des choses assez incompatibles et donc c'est normal que ce ne soit pas facile derrière, ce n'est pas que de la faute des politiques qui sont nulles en fait. Il y en a aussi qui sont nulles par ailleurs, mais ce n'est pas juste ça le sujet.
Malek ? Deux questions. Est-ce que tu regrettes d'être allé lundi au rendez-vous avec Macron ? Et deuxièmement, qu'est-ce que tu lui demandes ? Est-ce qu'on parle d'une composition gouvernementale ? Est-ce qu'on parle de mesures concrètes pour la vie des gens ? Qu'est-ce que tu lui dis ?
Alors moi, je ne regrette jamais parce que je pense qu'on a toujours su faire de ces rendez-vous quelque chose. Vous vous rappelez les rendez-vous de Saint-Denis ? On était les chefs de parti. Ça a duré 13 heures à côté d'Éric Ciotti. À un moment, ils ont servi à manger pour nous restaurer. C'était du pain à dos. Moi, je suis végétarienne. Je disais
qu'on va attendre
encore quelques heures. Donc, il y a plein d'entre eux qui disaient que ça ne sert à rien, il n'y aura pas de suite. Sauf qu'en fait, j'y étais et que j'ai pu faire un tunnel de 20 minutes sur l'écologie à un moment et que je me dis qu'il y a peut-être des gens autour de la table. C'est le seul moment où ils en ont entendu parler dans leur mois. Je trouve toujours que c'est intéressant. Après, on n'est pas juste là pour faire une thèse. Mais je trouve qu'Emmanuel Macron est quand même poussé dans ses retranchements. Le fait qu'il n'ait pas nommé le jeudi à 20h mais qu'il ait dû organiser cette réunion, c'est intéressant.
Le fait d'avoir tout le monde autour de la table, c'est intéressant aussi parce que moi, il y avait les Républicains donc j'ai pu leur dire en face avec toute mon honnêteté, ma sincérité que je trouvais qu'ils ne devaient pas être là. D'ailleurs, ils sont venus assises parce que c'est tellement de bim chez eux. C'était probablement réciproque. Vous savez, ils ont une sorte de direction transitoire. Ils sont venus assises parce qu'il y a différents... On aurait dit les verts des années 90. Je leur ai dit ça ne les a pas du tout fait rire cette blague. Vous êtes beaucoup plus drôles. Et voilà.
Mais t'as pris des auteurs toi ? Comment ? T'as pris des auteurs ?
Non, c'est mes vraies blagues.
D'accord, ok.
Mais franchement, c'était un rendez-vous assez intéressant et puis moi, vous me connaissez, j'étais là-bas. Donc là, si j'ai bien compris, c'est ceux qui ont participé au barrage républicain plus les républicains et donc je dis votre point commun, c'est normalement de ne pas vouloir que le RN gagne si j'ai bien compris et que j'oublie le communiqué de presse de Matignon qui cite Le Pen et tout ce que vous avez fait pendant trois mois, bon, soit vous expiez vos péchés et vous voulez faire autre chose, j'entends. Mais du coup, est-ce que vous avez compris que si vous ne changez pas de politique en 2027, c'est ça qui va arriver ? Et c'est là non, pas vraiment, si.
Et en fait, ce qui est intéressant, c'est qu'avec Fort et Roussel, on n'a pas le même tempérament, on n'a pas le même langage, mais dans ces passages de relais-là, tu peux toujours compter sur un et deux-deux pour reprendre le bâton derrière.
Vous étiez unis tous les trois ?
Alors, on n'est pas du tout aux mêmes endroits, mais ce n'est jamais le cas, ils nous éclatent. Moi, j'étais à côté d'Emmanuel Macron, je crois qu'il m'avait mis là pour m'avoir à l'œil, tu sais, un peu genre... Il y avait Gabriel Attal d'un côté, mutique, il a parlé une fois 45 secondes, je ne sais pas... Il a dit quoi ? Qu'il n'avait pas de lignes rouges sauf LFI et notre programme, apparemment. Non, ça c'était Laurent Wauquiez. Non, mais sympa !
Ça c'était Laurent Wauquiez.
Ils étaient tous là en mode je n'ai pas de lignes rouges, mais... Oui, je crois que ce que tu vas prononcer s'appelle une ligne rouge, mais ce n'est pas grave. Et donc voilà, nous on est... Alors, ce qui était intéressant, c'est qu'on s'était bien calé avant avec les socialistes et les communistes, malgré les choses où on n'est pas d'accord. Et en fait, on est arrivé en disant nous on a une proposition. Bon, qu'est-ce qu'il veut dire ? Un premier ministre macroniste ? Ah non, raté les gars.
On veut un premier ministre, alors je dis moi, issu de la gauche et des écologistes, du nouveau Front populaire et je dis arrêtez de nous dire Jean-Yves Drian, je ne sais pas quoi, parce qu'il a été socialiste il y a dix ans. Je dis Gabriel Attal, il n'était pas premier ministre de la NUPES alors qu'il a eu sa carte au MJS. D'ailleurs, il a dit non, je n'ai jamais eu ma carte au MJS donc j'ai dit eh ben t'aurais pu Gabriel. Tout le monde s'est marré dans la pièce. Donc j'ai dit quand on dit issu des grands de la gauche et des écologistes, c'est genre de maintenant quoi, ce n'est pas de il y a dix ans.
Et on dit donc en échange, puisqu'il faut un compromis, n'est-ce pas, on s'engage à ne pas utiliser le 49.3. Alors c'est peut-être un détail pour vous mais en fait ça veut dire beaucoup. Ça veut dire que tu es obligé de respecter la démocratie parlementaire. Donc ça veut dire, oui, que tu ne peux pas appliquer 100% de ton programme mais de toute manière ce n'est pas possible en fait. Donc ça tombe bien et quelque part tu prouves à ceux qui disent mais qu'est-ce qu'ils vont faire, tout va nous échapper. Ben non, parce que le Parlement pourra faire son travail et ça nous changera depuis les dernières années.
Et une fois que tu as dit ça, donc tu le dis, l'autre le redit, on est déjà trois à l'avoir dit sur six tours de parole donc ça commence à un an. Puis après tu dis, mais par contre, moi au milieu de la réunion je réinterviens en disant mais je n'ai pas bien compris par contre comment on était venus pour faire des compromis. J'en ai entendu aucun à part celui que nous on vient de faire donc j'aimerais comprendre en fait quels compromis vous proposez à part que ce soit encore vous, encore avec votre politique alors que vous avez perdu les élections.
Oui, non mais en fait, nous, et puis ça repart pour un tour où tu n'as rien compris et je trouve qu'on a été bon et que d'ailleurs quand tu regardais le film à la sortie, ça renvoyait quand même Macron dans ses 33 et l'avantage, il va nommer qui il veut. On le connaît, on ne va pas faire semblant que parce qu'on lui a parlé trois minutes, il a changé d'avis. Mais il ne pourra plus dire vous avez Michel Barnier ou Retailleau ou je ne sais pas qui et c'est à cause du NFP qui n'a pas voulu faire de concession qui est inflexible parce que c'est ça moi qui m'a blessée en fait cet été. Ça s'est fini comme ça devait se finir.
Le mec n'a jamais eu l'intention de céder le pouvoir mais il a pu dire et dans l'opinion publique ça a eu prise un peu que c'était à cause de nous et ça, il ne faut pas retomber dans ces pièges-là et il y a un sondage qui est sorti hier qui est assez intéressant. Vous savez quand on fait ça on se met en risque. Les insoumis disent traite, vendu, machin truc, c'est retweeté, retweeté, retweeté. Moi j'ai l'impression d'en avoir moins pris dans la gueule que d'autres mais quand même ce n'est pas agréable et alors tu le fais pour de bonnes raisons et je pense qu'on peut se faire confiance.
Les gens ils savent que je ne vais pas aller vendre j'allais dire mes fesses mais c'est très vulgaire je ne vais pas aller me vendre pour un poste ou pour moi je ne veux pas être ministre d'un gouvernement macroniste de je ne sais pas quoi il n'y a zéro chance
et on est s'inversé. Vous abandonnez Lucie Castel ? Absolument pas. Elle est toujours sur la table l'option Lucie Castel ?
Il se trouve que ce matin encore au cas de vérité à Télématin j'en ai parlé parce que le présentateur ils sont quand même le présentateur t'as vu c'est un lapsus C'est qui ?
C'est lequel ? Comme moi ?
Arnaud.
Arnaud quoi ?
Julien Arnaud. Julien Arnaud.
Je ne sais pas si que les matins maintenant.
Mais bon tu vois il dit je montre le sondage qui est sorti hier qui dit donc déjà il y a 63% des français qui disent qu'ils sont prêts à consentir un gouvernement de gauche si on renonce au 49-3. Intéressant ils ont mieux compris notre proposition que les macronistes. Et surtout il y a un sondage des français donc il y en a 41% qui préfèreraient quelqu'un issu de la société civile ou du monde de l'entreprise mais quand tu vois donc après il y a 22% quelqu'un de gauche et il y a 6% seulement qui veulent un premier ministre issu du camp macroniste.
C'est-à-dire qu'il y a des gens ils ont voté pour eux mais ils trouvent ils doivent mais non mais ils disent on a perdu on a perdu c'est tout il faut arrêter d'insister on n'aura jamais de budget sinon donc je montre ce truc-là et puis il dit ouais mais voyez il veut quelqu'un de la société civile et de gauche est-ce que si on additionnait pas si on additionnait ces deux lignes donc de gauche et de la société civile on pourrait et donc je me dis le mec va dire Lucie Casté et le mec me dit on pourrait pas arriver à quelqu'un genre Pierre Moscovici j'étais la société civile il me dit bah oui parce qu'il n'est plus au parti social mais vous arrêtez quand même c'est de l'économie circulaire Pierre Moscovici
est un ancien ministre de l'économie ancien commissaire européen actuel premier président de la cour des comptes
et du coup je lui disais mais vous n'en avez pas marre vous voulez pas donner des noms de femmes des noms de jeunes des nouveaux puis là il me fait Bernard Cazeneuve non et en fait il y a quand même un truc je pense qu'il faut qu'on se dise et je sais que si vous serez d'accord c'est qu'il faut arrêter avec les mecs ça fait des décennies qu'ils sont là ils n'inventeront plus rien de nouveau alors que là ce dont on a besoin c'est quand même un truc nouveau un peu d'élan de souffle d'espoir d'enthousiasme enfin quelque chose quoi
c'est bien dit effectivement on vient de parler un peu de la méthode une tentative de méthode je sais pas trop comment nommer ça mais la presse nomme ça la méthode Macron pour essayer de nommer effectivement un nouveau premier ministre et avoir un gouvernement qui tienne à peu près la route à sa place vous auriez fait quoi ? comment vous seriez prise ? je crois que je ne serais pas à sa place ah non ça c'est pas la réponse que j'attends non mais je ne me mettrais pas dans ce genre de situation
c'est à dire vous laisserez Matignon faire vous laisserez le parlement faire ouais si vous étiez présidente de la république
actuellement avec la configuration actuelle admettons vous êtes présidente de la république votre majorité est celle qu'Emmanuel Macron a aujourd'hui sur les bancs de l'Assemblée Nationale qu'est-ce que vous faites ?
moi je pense que la base c'est quand même de respecter le résultat des élections enfin je suis désolée je suis peut-être vieille France mais c'est un truc qui se fait normalement en démocratie c'est pas moi qu'il faut convaincre non mais parce que en fait je me dis souvent je l'explique
genre regarde-moi explique-moi explique-moi comment tu respectes le résultat des élections
comment vous y prenez ?
alors que tu as toi-même dit que ces élections ont produit une assemblée tripolarisée
là on parle d'accord juste pour terminer mon petit cas pratique enfin l'énoncé du cas pratique on parle d'un accord de non-censure c'est ce qui a été posé sur la table est-ce que vous feriez autre chose moi je parle pas de ça en proposant là c'est ce qui c'est ce qui donne en tout cas à ce stade en proposant peut-être une proposition sur la base d'un programme avec des parties qui se mettraient d'accord etc des fausses politiques quitte à ce que ça prenne davantage de temps qu'est-ce que vous feriez ?
alors j'accepte j'accepte le cas pratique mais on est d'accord j'ai pas fait 40 milliards 40 milliards de cadeaux aux plus riches j'ai pas fait 9 millions de copres j'ai pas fait 9 millions climatiques
vous êtes Marine Tondelier avec vos convictions avec vos compétences votre histoire tout
ce que je lui ai expliqué c'est que l'excuse de dire parce que ça fait deux fois qu'il nous sort l'excuse de la censure possible il dissout dans ses arguments de dissolution il dit si je dissous pas on pourra pas voter de budget il y aura une censure
ah bah super
génie stratégique et quand il nomme Barnier après je vous rappelle tout un été où il se fout de notre gueule quand il dit non mais malheureusement je ne peux pas nommer de premier ministre en juillet en août parce qu'il y a les Jeux Olympiques mais pourquoi tu fais une dissolution en juin Emmanuel
la trêve olympique
vraiment t'as le droit de ne pas vouloir changer de premier ministre bah du coup tu dissous pas en fait c'est plus simple et il finit par nommer au bout de 51 jours Michel Barnier qui met lui-même 3 semaines à faire un gouvernement je vous rappelle pour au bout de 3 semaines ou faire un si Lucie Casté avait mis plus de 24 heures elle aurait été conspuée par le positif mais elle est vraiment nulle il faut arrêter de mettre les femmes l'incompétence ils ne sont d'accord sur rien j'étais sommée de me justifier sur le fait que je m'étais bien mise d'accord avec Fabien Roussel sur le nombre d'éoliennes qu'on allait mettre dans le bassin créoua en Picardie c'est vraiment en été et eux ils mettent 3 semaines à faire un gouvernement ils ne sont même pas d'accord sur est-ce qu'il faut augmenter les impôts oui ou non ils en débattent ensemble publiquement entre eux dans la presse donc tout ça est très sérieux et donc quand il nomme Barnier il dit je nomme lui je ne peux pas nommer Lucie Casté je suis obligée parce que c'est le seul dont j'ai pu m'assurer qu'il ne serait pas censuré une deuxième fois et donc dans son bureau quand on y était vendredi je lui ai dit mais il faut arrêter de penser vous êtes président de la république c'est-à-dire que si vous dites je nomme Lucie Casté parce que premièrement je pense qu'il avait le devoir de nous laisser essayer au pire on se viandait et puis c'était notre faute il ne pouvait pas ne pas nous laisser essayer donc il devait nous laisser nous y coller et deuxièmement s'il a peur qu'elle soit censurée mais il a quand même des députés à lui dans cette affaire s'il demande à ses députés de ne pas la censurer je ne dis pas que tout le monde le fait mais je lui ai dit dans son bureau je lui ai dit vous avez normalement un peu de prise sur vos troupes bon il m'a dit que non
usule bon d'après ce qu'on a compris à un moment il semblait que Macron n'avait plus envie de se retrouver dans la main du RN que finalement ce n'était pas des alliés si fiables que ça ils ont leur propre agenda je ne sais pas
tu lui dis ça il dit non mais ça c'est Michel Barnier moi ce n'était pas ça ah maintenant il dit ça et puis c'était à cause de nous parce que comme on ne voulait pas discuter il devait discuter avec les seuls mètres parce que là
s'il nous renomme un autre avatar du macronisme et des politiques qu'on connait déjà
la reconduction du même avec une nouvelle tête donc le RN peut-être cette fois-ci ne censurera pas tout de suite mais s'il n'y a pas d'accord de non-censure les mêmes causes
produiront les mêmes conséquences
oui mais ma question c'est s'il n'y a pas d'accord de non-censure est-ce que cette fois-ci aussi toute la gauche va dire d'un comme un seul homme et bien on censurera
c'est une vraie question
c'est une vraie question
et pour tout vous dire j'ai encore passé l'après-midi à me la poser alors c'est très difficile parce que on ne sait même pas qui est le premier ministre alors si c'est Retailleau c'est peut-être pas pareil que si c'est je ne trouve pas de nom bien en fait hors de l'NFP désolé mais
t'as pas envie de te mouiller aussi sur un nom un truc qui ressemble un peu plus au socialiste dans l'esprit Laurent Berger qui accepterait d'y aller je sais il ne veut pas
on a dit tout à l'heure la région ce sera peut-être Berger je pense c'est Aurore Berger j'ai eu peur mais après
tu m'as fait peur
ils ont tous les mêmes noms comment va-t-on faire non mais il y a un truc où tu vois par exemple d'ex-socialiste pas trop mais un peu encore
Michel Sapin allez ce serait sympa ça pour Noël Michel Sapin pour Noël vous me tentez
ça par exemple c'est fracturé en fait après avoir fracturé le NFP c'est fracturé le parti socialiste parce qu'il y en a qui iraient d'autres qui iraient pas donc voilà là ce qu'on voit par contre c'est que depuis qu'il y a l'option Roland Lescure qui circule c'est à couteau tiré au sein du camp macroniste moi il y avait les gens de l'UDI dans les Hauts-de-France au conseil de l'Homme en disant surtout pas Bayrou il faut faire quelque chose interposez-vous et en fait tu vois que c'est un camp quand même nous parfois on a nos défauts ok mais chez eux c'est pire quand même donc il y a un truc comme ça donc voyons qui il nomme en fait il y a deux solutions dire on censure tout de suite et on censure jusqu'à ce qu'il nomme quelqu'un du NFP ce qui risque peut-être de ne jamais arriver et moi je vois bien y compris la CGT la CFDT qui disent tel plan tel truc attention il y a urgence là j'avais quelqu'un qui m'écrivait qui est vous savez croupier à Paris et bien vous demandez le rapport avec la choucroute mais quand t'es croupier dans les casinos en fait les salons de jeu il y a une exception qui a été votée pour trois ans pour qu'il puisse y avoir des salons de jeu à Paris ce qui était interdit parce que normalement les casinos vous savez c'est qu'il y a bien sûr et donc si au 31 décembre il n'y a pas un texte financier qui réautorise ça et bien il y a 1500 emplois les 1500 personnes employées des salons de jeu de Paris qui n'ont plus de contrat il n'y a pas non plus de chômage partiel et moi je commence à recevoir beaucoup de gens qui m'écrivent la loi spéciale ça couvre pas ça il y a même par exemple les grandes associations environnementales qui disent la loi spéciale ça va reconduire les trucs de base mais nous nos subventions c'est pas dedans
on a vu aussi des agriculteurs qui ont pour certains attaqué
et je pense que là on est tranquille dans l'émission on passe une bonne soirée mais quand on va arriver le 28 décembre le 29 décembre ça peut devenir très explosif donc ça il faut quand même l'avoir en tête c'est de la politique c'est pas de la politique fiction c'est pas un jeu vidéo c'est la vraie vie des gens donc il y a ça la deuxième chose c'est qu'il y a ce que je vous disais tout à l'heure est-ce qu'on dit c'est tout le programme rien que le programme et tant qu'on a pas tout notre programme on préfère avoir rien et pouvoir dire que vous êtes des gros connards
non mais l'alternative c'est pas où tu viens d'imiter Jean-Luc Mélenchon
non non je fais beaucoup mieux
non mais l'alternative c'est pas soit tout le programme soit la trahison c'est que là l'alternative c'est est-ce que la gauche gouverne et peut réparer des trucs qu'ont fait les macronistes
non mais gouverner il faut nous nommer s'il le fait pas il fait pas que veux-tu que nous fassions le sujet c'est s'il nomme quelqu'un pas de nous
faire une politique de gauche
est-ce qu'on a le droit moi je pense que vraiment il n'y a pas d'intérêt à aller dans un gouvernement déjà je pense qu'ils veulent pas en fait qu'on y aille et deuxièmement moi je vois pas ça n'a pas de sens en fait d'aller dans un gouvernement avec des gens qui sont pas de tombards politiques
mais même un gouvernement NFP sous surveillance
avec accord de non-censure du centre des macronistes et du bloc macroniste bon LFI il n'ira pas là-dedans tu peux faire un degré
d'abrogation de la réforme des retraites c'est pour ça qu'ils ne veulent pas mais je pense que quand même être aux commandes ça se prend même quand c'est dans une configuration complexe en fait on peut pas dire ah c'est trop compliqué on n'y va pas tu vois la vie c'est compliqué en fait la vie politique est compliquée et là on sait bien qu'il va falloir sortir de sa zone de confort anyway mais par contre la seule question qui se pose c'est si c'est un gouvernement macroniste en fait soit tu dis on vous parle pas on vous parle pas on vous parle pas et tu les condamnes à aller rebosser avec l'ERN sauter à la corde et puis tomber se viander un moment soit tu dis moi ça c'est maligne aujourd'hui c'est que je vois pas comment ils nous convainquent de pas voter la censure je vois pas le prix est tellement élevé par rapport à là où ils sont et là où on est je vois pas mais peut-être que si tu dis on veut l'ISF l'abrogation de la réforme des retraites le SMIC à 1600 euros et je sais pas l'école intégralement gratuite et la reconnaissance de l'autorité de l'état palestinien je fais une sorte de liste au père noël et j'oubliais plein de trucs la loi climat interdiction de la pub pour les suivre ils disent oui oui oui oui ah là c'est vraiment dur ah non mais on a pas le choix tu vois est-ce que tu prends ou est-ce que tu dis non on te censure quand même et du coup t'as rien mais ce chemin s'ouvrira-t-il je n'en sais rien
si il nous nomme un premier ministre de gauche comme demandé je sais pas il dit allez Olivier Faure parce qu'il veut continuer Macron à casser la gauche comme il peut et on voit
il la casse pas il lui donne les clés du camion c'est autre chose
et oui mais dans quelle mesure parce que
j'étais avec Olivier Faure au téléphone tout à l'heure il n'a pas été appelé pour être premier ministre on risque de vous décevoir
dans l'accord de non-censure pourrait y avoir comme condition vous me gardez vous me gardez
quelques ministres macronistes spécialement dans des postes régaliens importants à Bercy
on va pas faire Olivier Faure avec Retailleau au ministre de l'Intérieur
non mais même sans LR mais au moins avec des macronistes et avec donc un premier ministre
mais les macronistes ils sont de plus en plus de droite quand même
mais oui c'est pour ça
il suffit qu'ils soient au bon poste et du coup qu'est-ce qu'il reste en fait excuse-moi
il reste nous comme d'habitude
d'accord avec 200 députés
oui mais tu peux faire je vous refais mon plan de départ je suis désolée il est pas parfait mais j'en ai pas d'autre donc voilà c'est premier ministre issu des rendus NFP et Lucie Casté moi j'ai encore dit ce matin si on nous demandait un nom c'est celui-là qu'il faut donner après il peut nous en proposer d'autres du moment que c'est pas des provocations comme tout ce qu'il a proposé jusque maintenant on peut regarder donc premier ministre de l'Ontario populaire gouvernement compact et cohérent avec des gens qui ont travaillé ensemble sur ce projet qui sont alignés avec le projet
et uniquement du NFP
et tu t'engages à pas faire le 49-3 et donc comme tu t'engages à pas faire le 49-3 tu peux aller discuter d'un pack de non-censure et en fait tu sais tu sais qu'il y a des choses que tu pourras pas faire passer c'est comme ça
tu t'empêches d'utiliser la seule arme qui te permet de te sortir d'une solution inextricable
moi je suis pas pour les armes
ok
non mais je pense qu'il faut mieux ça me paraît ça me paraît au mieux naïf j'aime bien l'idée oui mais si tu dis que tu vas faire le 49-3 enfin en fait déjà ils te nomment pas la première chose et la deuxième chose c'est qu'ils te censurent direct
mais t'en as besoin pour pouvoir faire pression ou alors comment ça ils te censurent direct pourquoi ils te censurent pas direct tu fais pression de quoi
tu n'as pas de majorité absolue donc en fait ils te renversent
c'est bien ce que je dis d'accord
là le 49-3
donc ils renverseront tes lois finalement à le défaut de renverser ton gouvernement ils renverseront tes lois
non parce que par exemple sur les super profits bah le modem il est d'accord avec nous sur tu vois et puis je pense qu'il faut aller dire par exemple tu dis les super profits 80% des français sont pour les taxés c'est pas des choses qui sont bien un mérite un talent c'est ça te tombe du ciel t'en rends 20% rends l'argent bon tu dis 80% des français sont pour alors on va faire voter ah toi Jean-Michel tu ne veux pas voter Jean-Michel est-ce sûr on va donc l'écrire au compte-rendu donc toute la France regardez Jean-Michel ne veut pas taxer tu vois tu mets un peu les gens face à leur responsabilité parce que le 49-3 c'est il y a un truc confortable pour tout le monde parce que le gouvernement a pas à faire d'efforts il peut aller au rouleau compresseur oui alors amusez-vous qu'un jour les députés puis à la fin je mettrai mon truc de départ et pour l'opposition c'est confortable aussi parce que tu fais tes trucs tu fais ton sketch tu dis quoi non tu peux faire passer des trucs qui sont inapplicables tu dis bah Jean-Michel ça fout on l'a fait adopter tu vois c'est pas c'est pas responsabilisant et donc alors c'est marrant ton truc d'arme parce que c'est j'ai entendu quelqu'un autour de la table dire oui on fait ça parce que sinon vous vous avez en fait on vous demande en échange l'accord de non-censure parce que sinon nous on a plus qu'un pistolet à eau vu qu'on a plus de 49-3 et vous vous avez un pistolet avec des vrais balles donc il faut un désarmement bilatéral
c'est pas faux non c'est ça c'est un peu ça
là où Edouard Philippe j'ai entendu que Marine Le Pen l'avait dit aussi dit il ne faut pas rendre des armes constitutionnelles parce qu'on en a besoin bah oui mais là c'est pour 30 mois et peut-être moins c'est une dissolution c'est dans un cas de figure exceptionnel on a besoin de recréer de la confiance et je pense que c'est une manière de hisser le drapeau blanc en disant ce qu'on va faire on va le faire pour la France tout le monde vous regarde c'est un geste de confiance tu te mets en risque voilà
il y a beaucoup de gens dans le chat qui voulaient que je vous pose la question que je te pose la question de l'assemblée constituante est-ce que tu es favorable à ce que pour se sortir de cet impasse institutionnel on solde une bonne fois pour toute la cinquième république et on passe à autre chose
moi je suis pour faire la cinquième république je suis pour faire la proportionnelle ça il faut le faire en urgence pour que prochaine législative se fasse avec un nouveau mode de scrutin
avec une prime majoritaire comme le demande Marine Le Pen
c'est tout un débat moi je suis pour laisser travailler les parlementaires là dessus parce qu'il y a plein de débats notamment tu vois il y en a qui disent qu'il faut faire une vous savez si t'es députée par exemple ma région c'est les Hauts-de-France bon aujourd'hui ma députée c'est Marine Le Pen donc ce cas est très fictif et dans Beaumont c'est Marine Le Pen tu fais Hauts-de-France à la proportionnelle magnifique circonscription tu étais venue m'aider je suis venue t'aider et ça nous a pas aidé jusqu'au bout mais c'était sympa de venir c'était pas de ta vote évidemment tout le monde a compris mais donc tu fais les Hauts-de-France les gens disent ah oui mais ils auront pu assez de l'un au territoire donc faire une proportionnelle par département le problème d'une proportionnelle par département moi dans le Pas-de-Calais il y a 14 députés donc c'est très proportionnel mais les départements où t'as que deux députés ben en fait ça veut dire qu'il y a des territoires qui auront accès à la proportionnelle parce qu'ils ont 14, 15, 20 députés et des territoires où ce sera pas vraiment la proportionnelle parce que quand t'as que deux députés à la proportionnelle ça reste en fait quasiment un scrutin et une éminale à deux tours et donc nous on est pour une proportionnelle par région après sur la constituante le problème c'est aussi le temps que ça prend parce qu'il y a tellement d'urgence là que si tu dis alors ça fait 6 mois qu'on gouverne pas ben on a un nouveau gouvernement on arrête tout on fait une grande constituante on fait des petits post-it partout en France pour éclairer la constitution bon je pense qu'il y a quand même quelques trucs un peu urgent à faire et notamment sur les sites industriels à sauver là dans les semaines qui viennent peut-être commencer par une convention citoyenne sur le renouveau démocratique par exemple exactement j'ai lu un livre là-dessus Coliseum je sais pas si vous avez vu c'est Thomas Bronec qui est un journaliste qui a sorti un livre et il faut une c'est la France mais genre dans 10 ans c'est encore plus avancé donc déjà il y a des féministes extrémistes qui tuent des mecs à chaque féminicide elle tue un mec au hasard en France et elle laisse le nom de la nana qui a eu le féminicide sur son corps en mode ça c'est pour Elsa ça c'est pour Elodie et les mecs disent mais c'est hyper injuste il a rien fait elles non plus oui mais là ils pouvaient pas défendre elles non plus et donc il y a un truc tu vois on est arrivé ça votre projet
Marine Tondoli et surtout
il y a une convention citoyenne qui a une grosse crise démocratique et donc le président qui est élu il dit ben moi je suis élu pour tout changer donc la convention citoyenne demande que les présidentielles se jouent maintenant dans une émission de télé-réalité
génial sur Baxit
voilà et il y a un gros grosse bronca des députés qui n'acceptent pas mais le président demande à chaque formation politique de faire sa primaire par télé-réalité
à réfléchir à réfléchir
Malek j'ai pas dit qu'il fallait faire ça
tu parlais de confiance de crise démocratique tu penses quoi là de l'état dans la tête de plein de français et de l'électorat d'ailleurs du nouveau front populaire après cette séquence des 6 mois t'en as plein qui sont allés des fois même pour la première fois aller voter en juin et on les en remercie est-ce que tu penses qu'ils y retourneront est-ce qu'ils aient est-ce qu'on a pas est-ce que la séquence n'a pas fini par redégoutter des dégoûtés
ah bah si c'est le cas d'à peu près toutes les séquences politiques depuis 50 ans malheureusement parce que c'est ça aussi des élections c'est que tu remets t'as l'impression que tu peux changer le monde et t'y vas et souvent ça ne suffit pas donc ça c'est hyper désespérant y compris pour nous parce qu'on s'est quand même un peu donné dans cette affaire moi ce qui m'embête le plus en fait c'est de voir les gens se déchirer et en fait on a le droit de pas être d'accord c'est ok en fait on n'est pas dans les mêmes parties donc c'est sûr qu'un insoumis un socialiste ils vont pas partir en vacances ensemble il y en a est-ce qu'ils reviennent de vacances ensemble
ça c'est pas sûr
et on n'est pas obligé d'être amis tout le temps et d'être d'accord surtout mais il y a un truc de respect et de moi j'ai des concepts
on est déjà parti en vacances je suis pas socialiste t'es pas insoumis non plus que je sache
ça s'embrouille déjà j'imagine non mais je pense qu'il y a un truc élémentaire je vous ai parlé tout à l'heure de la biodiversité j'essaye d'appliquer des concepts écolos à chaque fois là je vais vous parler d'efficacité énergétique c'est qu'en fait quand dans ta vie militante on va dire sur 24h on doit militer à peu près 20h quand on est chef de parti et si t'en passes la moitié à embrouiller les autres de ton propre camp politique en fait je vois pas l'intérêt et moi j'en ai marre qu'à chaque fois que je fasse un plateau télé tout ça pour me dire que pensez-vous d'Olivier Faure qui a dit sur Jean-Luc Mélenchon qui avait dit sur Olivier Faure qui avait lui-même dit sur Jean-Luc Mélenchon bah rien en fait je m'en fous ça me saoule j'ai un avis personnel mais tu vois à un moment faut arrêter de se donner un spectacle moi j'ai pas envie que tu sois avec des pop-corn en train de dire alors que va faire le NFP aujourd'hui vraiment on sort les pop-corn on va encore se marrer j'en peux plus de ça
et sans gueuler voilà sous les fenêtres de ton parti il y a une jeune génération qui est venue me dire ne nous trahissez pas
ils étaient venus crier et la jeunesse exige
le front populaire et j'ai cru qu'on pense que ça avait accéléré les négociations
ah oui parce que ceux qui étaient là en train de dire non mais la virgule est-ce qu'on la met là il y a 600 mecs derrière qui vont bientôt finir par cramer les poubelles et ils ont raison et je disais si quelqu'un veut aller sur le trottoir partir c'est vrai et je disais s'il y a des gens qui veulent partir et expliquer sur le trottoir aux 600 personnes que parce que leur nom était après le deuxième au lieu du troisième ils veulent partir je vous souhaite bon courage et j'avais ouvert la fenêtre en disant chantez plus fort chantez plus fort et ça avait un peu accéléré
mais avec ce donc ne nous trahissez pas avec cette jeunesse qui a exigé le front populaire c'est quoi là le travail pour qu'on y arrive enfin et qu'on change l'avis des gens
alors la première question c'est quoi trahir est-ce que trahir c'est avoir pu appliquer que la moitié ou un quart de ton programme ou avoir dit je voulais tout et je lâcherai rien et à la fin t'as rien mais t'as rien lâché mais t'as rien donc tu vois ça c'est des gens un peu philosophés six heures et surtout moi ce qu'on leur doit c'est de préparer les prochaines élections et je vous avoue que vous avez peut-être vu qu'avec Lucie Casté on a lancé un petit move
j'allais y venir
bah j'y réponds maintenant ou pas comme tu veux je ne veux pas perturber non mais alors
pour ceux qui nous écoutent effectivement il y a une semaine Lucie Casté et toi avaient lancé une initiative toutes les deux pour trouver aussi une issue pour l'avenir de la gauche qui passerait selon vous deux par une candidature commune au nouveau Front Populaire à l'élection présidentielle est-ce que tu peux nous raconter d'où vient cette initiative qu'est-ce que vous avez voulu faire avec Lucie Casté et est-ce que vous lancez pas un pavé dans la mare au mauvais moment
et je précise un truc que j'avais entendu il y a quelques années c'était au moment de la NUPES un certain Jérôme Gage dire cette candidature unique n'aurait aucun sens si en fait elle ne s'appuyait pas sur d'abord un programme commun une plateforme unique ce travail programmatique est-ce qu'on part du principe qu'il a été fait
et que c'est là-dessus parce que si c'est juste une histoire de casting et que en fait c'est ça ce qui joue dans une primaire c'est-à-dire qu'en effet quand t'es au PS c'est pas pareil de voter Emmanuel Valls que de voter Benoît Hamon parce que ça va pas être la même politique là l'idée c'est que ok jouons le jeu du casting de on vote par contre c'est pour
la même politique qui aurait été décidée en amont qui est clair à peu près pour tout le monde qui peut reposer sur ce qui a déjà été fait pour le Front Populaire ou pour la NUPES est-ce que c'est ça l'idée de garder quand même
en gros de rester sur une gauche de rupture ou de encore refaire le match avec la droite du PS avec les Glucksmans etc qui voudrait qu'on rompe avec la rupture Marine Tandelier
ça fait beaucoup de questions la première chose que je vais dire je vais commencer par être positive c'est de dire quand même que malgré les petites frictions qu'il y a parfois moi je serais éternellement reconnaissante à Manuel Bompard à Olivier Faure à Fabien Roussel parce que tous avec nos défauts on a réussi à le faire ce nouveau Front Populaire et c'était très évidemment que c'est politique mais les facteurs humains ils comptent aussi beaucoup le fait d'être des Hauts-de-France tous les deux avec Fabien et de pouvoir se parler en Chine et se détendre dans la RQ dans un bon Fabien le fait avec Olivier d'être toujours en confiance le fait avec Manuel de s'être quasiment pas parlé pendant un an et puis tout d'un coup ça dit bon c'est bon t'as compris j'ai compris il y a toujours les réunions hebdo et ben justement ce matin on en avait encore une c'est le jeudi et ça je trouve ça hyper important parce que de ces réunions par exemple rien n'a jamais fuité c'est à dire qu'on est capable d'avoir un cadre de confiance vous savez il y a beaucoup de réunions politiques où vous allez et vous savez que ce qui va compter c'est pas la réunion c'est comment elle va être racontée à l'extérieur dans la presse et donc tu vois que les gens ils font leur interve pour pouvoir dire et j'ai dit ça et lui je lui ai dit ça et après j'ai fait ça
comme quand tu vas à l'Elysée c'est exactement ce que tu fais quand tu vas à l'Elysée pardon mais t'as commencé toutes les interviews comme ça
mais évidemment mais tu sais moi ma première réunion des chefs de parti Saint-Denis j'ai vu à la fin ce qu'en était fait dans la presse j'ai dit ok c'est ça le game ok pas de problème je vais jouer à ça mais dans le Front Populaire entre chefs quand on est juste tous les quatre et avec Lucie Casté j'ajoute qu'elle est à toutes les réunions c'est comme ça que ça se passe et ça c'est hyper précieux il reste cette force de rappel là donc ça je le dis et je les en remercie parce que vraiment même enfin moi j'arrive encore à discuter avec les trois et Lucie évidemment et on s'appelle quasiment tous les jours en ce moment et ça c'est hyper important
donc le programme la gauche de rupture
deuxièmement le problème c'est qu'on voit bien par contre il y a des stratégies différentes et des intérêts en fait divergents pour la présidentielle c'est que Jean-Luc il considère que c'est son moment que ça a toujours été que c'est après l'huile d'éluge mais moi je suis désolée quand je vois les sondages de deuxième tour en fait je suis inquiète moi je veux pas Marine Le Pen
et donc moi je m'en fous tout à l'heure t'as dit il y a eu 27 sondages pendant la législative qui donnaient le RN en tête et puis finalement ça n'a pas été le cas
ouais mais c'était jamais très loin c'était rattrapable là si tu veux enfin moi il y a un truc qui commence à m'interpeller c'est une vraie angoisse c'est que la France Insoumise est le parti le plus détesté des français bien devant le Rassemblement National c'est inquiétant pour les français et j'ai vu là même que pour je sais plus combien de leurs électeurs ils te diront que c'est à cause des médias non mais il y a je sais plus combien de pourcents de leurs électeurs qui ne souhaitent pas qu'il y ait un premier ministre insoumis enfin tu vois il commence à y avoir un truc y compris dans la base FI mais je sais aussi qu'ils sont capables tout d'un coup de dire pendant trois semaines allez là on est on fait enfin on change de stratégie on est respectable je vois je sais tout ça mais à un moment ça me stresse quand même j'ai le droit et surtout je pense que le but du jeu n'est pas d'être au deuxième tour c'est de gagner le deuxième tour surtout quand t'es face à Panarin Le Pen
puis t'es président de la république mais moi je parlais du programme
non mais oui mais je réponds à Jean en même temps si tu le permets c'est comme ça en émission puis de gagner
non tu réponds à la question des juifs s'il te plaît
puis de gouverner de gouverner pour changer la vie vraiment et donc c'est quand même tu vois être au deuxième tour c'est que la première étage de la fusée et donc si tu mets quelqu'un qui juste deuxième tour deuxième tour deuxième tour t'as oublié les étapes d'après ensuite donc moi je pense qu'il faut un seul candidat ou une candidature commune si il y en a vraiment il y en a un qui boule sur le côté je pense qu'avec une candidature commune à plein de gens ceux qui veulent on peut y arriver
un ticket une campagne commune
mais on voit bien que dans les réunions du jeudi matin quand on parle de ce sujet là en fait dans les réunions du jeudi matin on fait plein de trucs urgents et du coup faire l'urgent et l'important c'est un métier quand même on a du mal à faire l'important
tout le monde tout le monde dit que oui mais c'est parce que les insoumis ils ont 2027 en tête et même avant ils postulent etc et au demeure ils ont le droit mais j'allais te poser la question les autres parce que ça va 5 minutes Fabien Roussel il n'a pas l'air super chaud pour se ranger derrière quelqu'un d'autre c'est quand même ça ligne au PCF l'autonomisation du parti donc tu vois
chacun a sa dynamique mais je pense que quand tu parles de candidatures communes les gens y voient quand même l'AFI c'est plus compliqué mais les gens y voient quand même avec Lucie on essaye beaucoup d'en parler et on voit que c'est compliqué y compris quand t'es chef de parti t'as ton appareil tout ça donc on s'est dit un moment et c'est peut-être pas un hasard que ce soit les deux meufs qui lancent le truc on s'est dit en fait il faut lancer un truc si on attend que tout le monde soit d'accord pour le faire en fait on le lancera trop tard c'était déjà un peu trop tard parce qu'il y avait les histoires de motions de censure qui arrivaient on pensait que ce serait autour du 20 décembre au début de la motion de censure sur le PLF
c'est ce qu'avait dit Jean-Luc
et c'est ce qu'avait dit Jean-Luc il s'est gouré et c'est arrivé un peu plus tôt mais tant mieux vu le stress dans lequel ça plonge la France si on était le 24 décembre ce serait quand même un peu désespérant et donc on lance ce truc et vraiment parce qu'il fallait une impulsion de départ il fallait une impulsion de départ pour faire exactement ce que t'as dit commencer par travailler le projet et pendant qu'on travaille le projet commencer à réfléchir à comment on désigne peut-être un candidat parce que si tu commences ta première réunion c'est sur comment on désigne un candidat t'es sûr t'arrives jamais à la deuxième réunion donc il faut un socle commun et d'ailleurs on va voir quand on aura un socle commun que les gens ils seront sondés en fait tu sondes même sans nom tu sondes qui veut voter le socle commun à la candidature commune les électeurs de gauche ceux qui ont voté Jadon en 2019 Mélenchon en 2022 Glucksmann en 2024 ils voteront pour le socle commun la plupart au-delà même de la question d'incarnation et ne seraient autorisés
à se présenter à ce genre de primaire que de gens qui diraient ce sera pour porter ce socle commun
C'est mon avis mais j'accepte d'autres avis il faut qu'on en discute et surtout ce qu'on voulait aussi j'ajoute juste ça c'est qu'il y a plein de gens qui ont été dans le NFP qui veulent soutenir s'engager écrire le programme faire plein de trucs militer mais qui ne veulent pas être membres d'un des quatre parties et ceux-là en fait si on attend de pouvoir permettre un cadre commun NFP avec des adhésions ça ne se fera jamais il y a des trous d'intérêts divergents donc on s'est dit ceux-là ils viennent dans l'initiative et là par exemple on va faire un webinaire la semaine prochaine pour pouvoir discuter avec eux on va créer des groupes de travail on a écrit une petite feuille de route de ce qu'il nous semblerait falloir faire dans les mois qui viennent qu'on va soumettre à tous les partis politiques pour dire pour qu'on l'amende avec eux moi par exemple je pense qu'il faut faire un tour de France pour aller un peu rencontrer tu vois faire des étapes et pas que dans des grandes villes une grande marche ?
comment ? une grande marche ? avec des cahiers de doléances qu'on mettrait après dans les sous-sols des préfectures
je pense qu'il y a besoin
pendant quelques mois de se taire et d'écouter aussi c'est important c'est ce que j'ai fait quand je suis devenue secrétaire nationale on a fait les états généraux de l'écologie on s'est tue 150 jours on a écouté on a fait 250 réunions partout en France on a fait des questionnaires en ligne on a fait il y a 200
c'est intéressant notamment les personnes qui avaient une sensibilité écologiste vous disaient qu'est-ce qu'ils reprochaient au parti écologique
tu dis que tu veux voter pour nous mais que tu ne peux pas le faire parce qu'on est ceci ou cela viens nous expliquer tu dis que tu devrais être adhéant le résultat de ça
ça a été votre campagne aux européennes
merci Usul je n'en attendais pas moins de fois j'attendais la pique je trouvais ça trop sympa j'avais une petite question du coup on a changé de nom on a changé de logo on a changé de statut on a changé de fonctionnement on a créé un statut il y a les adhérents il y a des soutiens qui ne veulent pas adhérer mais qui peuvent venir participer aux formations sur les municipales on a vraiment créé un nouveau mouvement ça s'appelle les écologistes et on peut rejoindre pour un euro si on veut adhérer ou on peut soutenir et il y a eu on a triplé le nombre d'adhérents
il y a eu une très légère coupure vous êtes de retour dans le chat avec nous vous inquiétez pas ça a duré moins d'une seconde
c'est quand Usul a été méchant avec moi
on a censuré ta réponse on ne voulait pas l'entendre tu aurais mieux fait
censurer sa question
c'est ça c'était une très bonne question de la part d'Usul je trouve Léa
juste pour être certaine que ça va dans le bon sens quand même cette proposition que vous êtes en train de faire j'imagine que vous y adossez une stratégie pour les législatives parce qu'il n'y a pas que la présidentielle on voit bien à quel point les élections législatives peuvent avoir une importance et du coup ça
bien sûr mais en fait Lucie et moi on est fidèles à la promesse du nouveau Front Populaire on veut pas faire autre chose on veut pas dire bah vous restez là nous on va faire un truc mieux on veut que le cadre du NFP perdure après on peut changer de nom à un moment tout ça c'est pas grave et donc là je vois bien il y a la menace nucléaire c'est si vous continuez vous et bah on fera plus d'accord à l'usulatine avec vous et bah moi non plus ok super bon tout le monde va se détendre on va rediscuter
les quid des municipales d'ailleurs parce que là les alliances sont en train de se jouer actuellement
et bah les municipales c'est plus compliqué c'est plus compliqué pour plusieurs régions pour plusieurs régions dans plusieurs régions oui c'est aussi le cas et pour plusieurs raisons parce que déjà je prends juste le cas des maires écolo qui ont été élus en 2020 et aucun maire n'a été élu sans alliance donc nous vraiment l'état d'esprit en 2020 c'était de bosser avec tout le monde c'est comme ça qu'on a toujours fait sauf que par exemple à Strasbourg il y avait Catherine Trottman pour ceux qui connaissent Catherine Trottman elle est socialiste mais un peu à l'ancienne elle a été maire elle voulait sa revanche elle a dit jamais elle est vert et puis Jeanne Barceguian elle est jeune elle est nulle elle n'arrivera jamais bon non seulement elle a gagné et puis ça se passe très bien mais Catherine Trottman elle est élue d'opposition et elle fait chier Jeanne Barceguian à chaque conseil municipal depuis 5 ans et donc ni Jeanne n'a pas envie je pense de faire une municipale avec Catherine Trottman et Catherine Trottman non plus et ça n'a rien à voir avec moi et Louis Véport ce que tu veux dire
c'est qu'il y a des contextes locaux un peu compliqués à Bordeaux
c'est Philippe Poutou qui était pour la FI qui est Pierre Hurmique je ne sais pas si vous voyez déjà Bordeaux c'est une ville un peu plutôt centriste et tout Philippe Poutou n'aurait pas gagné Bordeaux Pierre Hurmique il gagne Bordeaux et Philippe Poutou il est en opposition de Pierre Hurmique et ils n'ont pas envie non plus de partir ni en vacances ni en campagne ensemble et donc il y a des villes où par ailleurs y compris électoralement le nouveau front populaire stratégiquement n'est pas la bonne chose à faire
Ah bon ?
Parce qu'il y a des villes qui se gagnent plutôt par le centre il y a des villes qui ont des histoires comme ça moi je vous dis ça à Hélène Beaumont j'ai fait une liste qui allait de la France insoumise aux gaullistes donc j'ai fait très très large comme rassemblement
On parlait de Lyon par exemple
Voilà des fois ça a du sens des fois moi
Lyon ça s'est bien passé pour vous quand même
Exactement
On disait toujours que Lyon était toujours très modéré plutôt à droite Ce centriste Oui mais par exemple bourgeois centriste les écolos vous avez été élus
Oui mais tu vois par exemple les Je vais essayer que personne ne se sente ciblé mais les insoumis ils ne sont pas insoumis pareil dans toutes les villes et les socialistes ils ne sont pas non plus socialistes pareil dans toutes les villes
C'est le moins qu'on puisse dire
Voilà C'est bon j'ai insulté personne Et les Verts aussi
Et les Verts aussi
Mais tu vois il se trouve qu'à Lyon il y a des adjoints insoumis je pense qu'ils sont ce que je lutte dans la presse c'est qu'ils se sentent respectés dans leur boulot d'adjoints je pense que les Verts ils savent quand même faire ça c'est-à-dire faire vivre un collectif c'est pas un parti hégémonique les Verts donc quand tu dis je vais être mère Vert il y aura de la place pour tout le monde sur ma liste on va se faire confiance c'est un truc sincère peut-être que des fois c'est naïf mais on est vraiment sincère et donc quand on fait ensemble ça marche là j'étais à Nice parce que j'ai fait le tour de toutes les villes de droite dont je pense qu'elles peuvent basculer là vous dites Nice la meuf a de l'espérance en fait sachez que Ciotti a décidé de se présenter contre Estrosi et donc c'est une super nouvelle parce que la droite est éclatée et donc ça crée un petit chemin
Nice qui devient écolo franchement je meurs de rire je meurs de rire
j'y vais 150 personnes dans la salle toutes venues écouter comment aller faire et avec des communistes des insoumis des socialistes qui viennent et il se trouve que il y a une écolo qui est depuis plusieurs mandats dans l'opposition qui a écrit à tous les directeurs d'école pour dire Estrosi voilà leur revendication qui a obtenu des choses la nana elle est bien implantée elle a été élue les gens lui font confiance bah tu vois tout le monde est venu moi j'ai dit je dis pas ça doit être une ville écolo débrouillez-vous je dis nous on propose Juliette on met cette option sur la table si vous en avez d'autres mettez-les on compare on prend une décision dans les semaines qui viennent et si vous partez ensemble en format NFP je suis allée à Mulhouse je suis allée à Cholet parce que je suis allée voir Michelin aussi qui faisait la manif et il y a un écolo très très chaud à Cholet donc je suis allée à l'Orient il y a plein de villes qui peuvent basculer et moi je vais vous dire c'est dans ces villes-là que j'ai envie de mettre mon énergie la vérité c'est que les endroits où la gauche va partir très divisée souvent c'est des villes de gauche qui seront de gauche toute leur vie on est très contents pour les gens qui habitent et pour les gens qui militent mais je ne vais pas y passer mes jours et mes nuits ils n'ont pas besoin de moi je préfère aller dans les endroits un peu d'adversité c'est ma formation politique made in Pas-de-Calais
oui c'est ça je rappelle que tu es énu à Hélène Beaumont dirigé par le Rassemblement National donc c'est effectivement une philosophie d'action on va là où on peut être utile pour gagner là où on a déjà gagné bon on ne pourra pas y passer plus de temps
on les laisse se débrouiller on leur fait confiance
Malek une fois qu'on sera mis d'accord sur le socle sur le fond des idées si ce n'est pas primaire est-ce que c'est cette technique de nous on propose un nom qui propose un meilleur nom en fait je n'arrive pas à savoir comment vous arrivez à vous mettre d'accord sur un nom à la fin pourquoi on ne ferait pas une primaire parce que les insoumis ne voudront jamais d'une primaire et que je continue de penser que ça doit se faire aussi avec les insoumis
mais les insoumis ils ne veulent pas une primaire mais ils veulent quoi en fait
ils veulent Jean-Luc
il y a une autre méthode
quand Isule parlait du programme du NFTR quelqu'un qui a dit l'avenir en commun oui oui techniquement oui
d'ailleurs je n'ai pas répondu à Isule sur est-ce que vous faites un autre programme ou pas bon la réalité c'est que le programme UNFP moi je ne renie rien de ce qu'il y a dedans mais il faut quand même avouer qu'on l'a fait en 4 jours et 4 nuits et que la dernière nuit on était plutôt moins frais que la première donc on peut faire mieux non mais tu vois c'est logique je pense que c'est pas sérieux de dire on l'a fait en 4 jours en 4 nuits c'est un truc pendant 50 ans ça ne peut plus bouger on ne touche plus on verrouille
il y avait déjà des trucs déjà faits il y avait déjà une base de discussion avec l'avenir en commun
oui oui mais un problème ça s'actualise et puis tu vois quand tu écris ton programme en fait tu auditionnes la société civile tu fais fonctionner des gens ensemble tu crées des équipes c'est hyper important donc je pense qu'il faut le refaire ensuite sur la méthode moi je suis une utopiste peut-être ou alors une avant-gardiste je ne sais pas encore j'ai toujours pensé qu'on pouvait faire autrement qu'une primaire parce que je suis d'accord avec les insoumis sur tous les défauts que ça a une primaire déjà quand tu es candidat à une primaire imaginez on est là c'est les candidats de la primaire tu dois te démarquer donc en fait t'es dans le même camp mais tu vas dire et toi en 1992 ça fait ça et toi ne rigole pas parce que t'as fait ça et toi ça te fait rire et tu vois en fait mécaniquement
c'est une machine à division
et puis après tu te retrouves tu gagnes tu dois prendre les 4 autres en porte-parole sauf que c'est les 4 que t'as insultées pendant toute la primaire tu vois ça ça n'a jamais dérangé personne
en vrai ça n'a pas empêché Hollande de gagner la présidentielle
oui mais après ça a empêché bien Amon de la gagner quand même
et je ne te fais pas
toute la liste des primaires écolos c'est pas ça le problème
d'Amon c'est qu'il était trop de gauche pour le parti socialiste
non mais surtout qu'il devait assumer le bilan de Hollande c'était quand même ça qui était complexe on ne fait pas primaire qu'est-ce qu'on fait ?
moi je tout le monde s'est foutu de ma gueule quand j'ai dit ça pour le Premier ministre et c'est quand même ce qu'on a fait à la fin je disais moi je veux j'ai des critères
primaire populaire
non mais pour le Premier ministre moi je disais j'ai des critères je veux quelqu'un qui déjà soit aligné avec le programme de l'UNFP je veux quelqu'un qui soit capable d'apaiser un peu le pays je veux quelqu'un qui soit crédible et qui ait les compétences j'avais listé les critères fiche de poste
les critères on les écrit avec des à penser
bah oui alors tout le monde disait bah t'as dit quelqu'un qui fédère et qui apaise donc c'est pas Jean-Luc bah désolé mais Premier ministre c'est quand même mieux quelqu'un qui fédère et qui apaise que quelqu'un qui engueule tout le monde
donc pas Jean-Luc
et à la fin quand on a pris tout le monde disait mais des critères tout ça mais quand on a fait Lucie Casté c'était quelqu'un qui respectait tous ses critères la compétence le fait de fédérer son plan comme par hasard
comment ? comme par hasard
quand j'ai fait les critères je pensais pas à Lucie Casté je la connaissais pas vraiment
tu parles de la négociation qu'ont eue les partis de gauche sur le nom pour un Premier ministre
j'avais dit des critères dans la presse pour Premier ministre et là je pense que pour président c'est ça qu'il faut faire et par ailleurs c'est pas juste qui a le meilleur sondage pour être au deuxième tour c'est qui peut gagner qui peut gouverner donc c'est pas une paire
ça c'est un accord entre partis
mais tu vois c'est hyper compliqué parce que c'est qui est légitime c'est à dire que qui fait la fiche de poste vous n'appliquez pas les adhérents du coup ? c'est que les partis oui mais alors les adhérents par exemple les adhérents
par exemple les adhérents
moi les verts tu me dis c'est tes adhérents qui décident c'est simple j'en ai une ligne j'ai 18 000 je clique ça envoie si tu veux mettre les sympathisants j'en ai 200 000 je clique ça envoie l'AFI il n'y a que 3 adhérents officiellement dans leur statut
après ils ont affiché
ils ont affiché avec du monde genre tu t'es inscrit pour faire une manif retraite en 2022 t'es inscrit à la noisateur de Mélenchon tu t'inscris pour prendre le bus de la NUPES tu finis à inscrire à la noisateur de Jean-Luc Mélenchon donc c'est quoi leur corps électoral ?
tu ne peux pas le quitter d'ailleurs tu peux te désamener de la noisateur mais une fois que tu as quitté une fois c'est particulier la France en Suisse effectivement il n'y a pas d'adhérents c'est de la technique très rapidement parce que l'enjeu est quand même énorme être candidat à la présidentielle être président et donc évidemment que chaque voix compte et que tu vois vis-à-vis de la CNIL il y a des réglementations quand même très précises moi je l'ai fait parce que j'avais organisé la primaire des écolos la fois dernière ça ne rigole pas en fait y compris si c'est une primaire payante c'est une authentification avec une carte d'identité pour vérifier que tu existes vraiment que tu n'as pas inscrit ton chat ta belle-mère sans son consentement et je ne sais pas quoi
la petite empreinte CB et tout
voilà donc c'est vraiment beaucoup de critères et se mettre d'accord sur ces critères est aussi compliqué mais c'est la vie et je pense que par ailleurs rien n'est insurmontable parce que l'enjeu est trop grand et on ne va pas dire on ne s'est pas mis d'accord sur les modalités d'organisation donc on ne va pas le faire
une primaire ouverte un peu comme ce que vous aviez fait c'est pas une intéressante
ouais alors après tu vois bien la primaire ouverte le truc c'est que là on parle d'un enjeu quand même une très grosse primaire avec un vrai enjeu d'être président à la fin et donc tu as aussi des gens qui peuvent venir troller tu vois c'est prouvé que la Russie par exemple maintenant ils font des déstabilisations des votes c'est pour ça que Sandrine Rousseau
n'a pas remporté la primaire c'était les Russes ah mais vous le dites enfin vous l'admettez
c'était les Russes non mais tu vois tu as les républicains ou je ne sais pas des macronistes qui peuvent dire on va tous aller voter pour Jean-Luc Mélenchon parce que je ne sais pas quoi ça va les faire chier les socialistes enfin j'en sais il peut se passer tout dans tous les sens en fait c'est pour ça qu'il faut les faire
on ré-enchaîne les visios et on discute et on se met d'accord sur un autre
vous enfermez les quatre comme façon conclève et vous attendez les faits
par contre vraie question
finalement le truc de la télé-réalité c'était pas si mal voilà
non mais vraie question par contre qu'est-ce qui se passe si la présidentielle a lieu beaucoup plus vite que prévu voilà un certain nombre de personnes en paysage politique se préparent
et bien
ce que je disais à Lucie
puisqu'on discute de comment on organise tout ça c'est qu'il fallait une méthode la méthode pour 2027 et qu'il fallait une méthode d'urgence et bien Lucie Castel se présente
elle met tout le monde au pied du mur et paf non j'en sais rien
c'est quoi la méthode d'urgence vous l'avez déjà urgemment actée ?
la première réunion est la semaine prochaine parce qu'on veut en fait on a lancé le truc et on a dit on veut créer la suite avec vous donc tu vois non mais si jamais Macron
il pète un cap pendant la nuit et là j'en peux plus ils me font chier allez il me mérite pas voilà
demain matin il annonce sa démission vous savez que s'il y a une démission de Macron la présidentielle est en 35 jours donc ça va très vite c'est à dire qu'en fait t'as 4 jours pour décider qui quand comment pour avoir les 500 signatures des maires mais ça je pense que si c'est une candidature comment à toute la gauche on va y arriver et même si on décide d'y aller tous séparément on y arrive aussi mais c'est quand même une petite logistique
on a réussi à se mettre d'accord sur des investitures sur toutes les circos sur un programme
t'as pas vu la gueule des réunions
j'ai vu votre tronche le jeudi soir on arrive à la fin de cette émission j'ai pas de j'ai pas de dernière question si
je pensais qu'il y aurait un jeu
non c'est entre nous c'est pas avec les invités politiques après ça fait connu c'est tout on aime pas oui c'est vrai on faisait ça avant en plus on a arrêté parce que c'était très génant on jouait avec des ministres macronistes moi j'ai pas envie de jouer avec un macroniste c'est ça on a joué
le jeu c'était un truc qui était sponsorisé par Jardiland ou le gamme vert on sait pas encore on a parlé d'arbres dans d'arbres de Matignon
puisqu'on parle de Matignon Marine Tondelier on va tous aller se coucher là demain matin on s'attend à un nom de premier ministre quelle est la probabilité de chance que ce soit un premier ministre du NFB voilà bonne question
j'ai fait un tweet de la dernière chance c'est pas si vous avez vu j'ai dit si Macron attend c'est parce qu'il médite sur ce sondage et j'ai remis le sondage des 63% de français qui disent on veut bien premier ministre de gauche s'il renonce au 49-3 et j'ai dit ça tant bien on renonce au 49-3 continue de méditer il y a encore un espoir la lue porte conseil
et ça répond pas à ma question
bah oui mais je sais pas moi je suis pas astrologue désolé
c'est toi qui l'as vu au jour de cette semaine Macron c'était la mieux placée du plateau pour nous dire ce que t'en penses
il a sorti de nom ou pas ?
non il a pas sorti de nom il a pas sorti de nom
non mais c'est pas un poker où il met ses lunettes de soleil comme ça on peut pas lire dans ses yeux il y a pas un truc de franchement j'en sais rien j'aime pas dire n'importe quoi
il a l'air fatigué on va pas te forcer
il y a quelqu'un qui a dit
si tu nommes Lucie Casté j'annule tout on va lui comme texto bon
sur Lucie Casté c'est intéressant ce qu'il nous a dit qu'il avait trouvé parce qu'il a le 23 août le jour de mon anniversaire on était donc tous dans le bureau d'Emmanuel Macron avec Lucie Casté tous les chefs de parti et tous les présidents de groupe parlementaire on était 12 pas de piscine à boules et il a fait passer genre une sorte de grand oral de l'ENA mais genre devant nous il y avait des choses très fortes
elle nous avait raconté
et voilà il a reconnu qu'elle était vraiment chouette tu vois qu'il n'y avait pas grand chose à redire en fait mais que c'est son camp qui allait censurer donc j'ai envie de dire aux macronistes lâchez l'affaire laissez-la au pire ça marche pas ils pourront dire qu'on était nuls mais laissez-nous essayer elle a été appelée ? non
bon
je sais pas je vous dis ça à ma connaissance
on lui demandera merci beaucoup Marine Tondelier d'avoir accepté notre invitation je vais te laisser quitter le plateau on conclut l'émission et on arrive juste le moment
de se décrocher Emmanuel Macron
voilà si il t'appelle ce serait quand même dommage on va conclure cette émission chers amis merci beaucoup c'était chouette bon finalement on s'était préparé pour faire de l'info en continu en mode Premier ministre et puis finalement non ce sera pour demain matin
on a dit de la merde pendant 2h 3h 3h
non on a eu l'occasion de dire un milliard de trucs mais la situation n'est pas simple elle est un peu inextricable
c'est sûr que c'est pas aisé la gauche
ou pas la gauche ou on est toujours privé de gauche la gauche pas la gauche ou une nuance de gauche c'est la lutte de classe on va encore se prendre une douille je sais pas
on doit mettre son réveil à quelle heure demain
ah ouais on se posait la question j'en sais moi je vais me lever tard comme d'habitude mais je ferai un stream demain pour réagir évidemment
on va pas se lever en attendant que l'autre se réveille et qu'on ait je l'ai déjà fait
je l'ai déjà fait merci remarque ouais je l'ai déjà fait ce sera pas la première fois les copains où est-ce qu'on vous retrouve sur les réseaux sociaux sur les réseaux sociaux les internet instagram twitter youtube autour de moi saison 2 qui arrive très bientôt autour de moi saison 2 et ça c'est cool pour Malek Malek délégué sur les réseaux sociaux Léa
pas de nouveauté particulière mais toujours sur popol popol-media.com suivez notre newsletter abonnez-vous au podcast soutenez-nous aussi jusqu'à la fin de l'année vous pouvez obtenir une réduction fiscale de 70% de votre don si vous nous aidez et franchement on en a besoin donc encore une fois soutenez Baxit et après s'il vous reste un peu de thunes sur votre PEL lâchez-le parce que de toute façon vous ne deviendrez jamais propriétaire de toute façon la propriété c'est le vol donc soutenez les médias indépendants merci
et Usul pareil soutenez les médias indépendants Blast
ça va vous avez assez de thunes vous non non Blast
c'est blindé en plus on fait des alors il y a un nouveau truc sur Blast là aujourd'hui ils ont sorti un truc sur la rivalité Mélenchon-Ruffin ah oui j'ai vu passer ça 30 minutes formalement avec des interviews ils ont Olivier Legrain vous savez le fameux multimillionnaire qui a organisé des dîners donc ils sont allés l'interviewer lui c'est assez intéressant à écouter voilà donc allez voir sur Blast il y a plein de trucs il n'y a pas que nous et le prochain rhinocéros d'ailleurs c'est pas ce dimanche là ce sera le dimanche d'après il y en a un qui est sorti le dimanche dernier donc allez voir moi je vous retrouve à Montpellier samedi à l'occasion du Climat Libé Tour ce sera l'après-midi à partir de 15h ou 16h à la faculté d'économie de Montpellier ça s'appelle la Masterclass de Jean Maciel je suis désolé apparemment c'est annoncé ce sera une Masterclass donc je vous le confirme ce sera une Masterclass voilà merci Libé pour l'invitation et les Montpellierains je vous donne rendez-vous du coup samedi et je vous rappelle que Backseat donne l'essence à sa newsletter elle est lancée officiellement ce soir c'est une annonce la newsletter de Backseat qui s'appelle siège arrière c'est pas une blague elle est dirigée par Sacha Beckerman que j'embrasse très fort vous y retrouverez des actualités notamment des mises en avant d'initiatives d'associations à chaque fois vous savez dans la carte blanche on vous parle de tel truc il se passe machin il y a une pétition par-ci un documentaire par-là et tout la newsletter elle servira aussi à vous parler de tous ces petits trucs un peu cool qui peuvent se passer il y aura également un édito de Anticor chaque semaine qui fera le point sur la lutte contre la corruption inscrivez-vous sur la newsletter le lien est en haut du chat en description tout ça tout ça et évidemment sur la page KissKissBankBank si vous êtes membre du Club Backseat vous aurez en plus une newsletter avec des trucs en plus que les autres n'ont pas c'est bien la moindre des choses pour nos soutiens les plus fidèles c'est la fin de cette émission merci à toutes et à tous Sous-titrage ST' 501