Boom des voitures électriques, danse, sauver la biodiversité : Best of | 28 Minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonsoir, bienvenue dans 28 minutes. Je suis ravi de vous retrouver pour cette séance de rattrapage des meilleurs moments de votre émission préférée. Au sommaire ce soir, plusieurs invités que nous avons aimé recevoir et qu'on ne se laisse évidemment pas de revoir avec vous du débat.
Et à la fin d'émission, vous retrouverez bien sûr Marie Bonisso et Xavier Modui. Nous démarrons par un collectif de danseurs hors du commun qui chorégraphi aussi bien pour des artistes comme la chanteuse Rosalia ou Angèle. J'ai nommé la horde mais au fait qui sont-ils ?
Groupe de danse post internet. Qu'est-ce que ça veut dire ? Euh alors l'art-ost internet, c'est une référence à à un à un mouvement d'art contemporain où euh les jeunes artistes à un moment euh se sont retrouvés à être connectés à travers euh euh leur euh leurs ordinateurs qui étaient leur nouveaux nouveaux bureau, leur nouvel atelier et très vite euh ça s'est euh répandu dans le monde.
Il y a des esthétiques qui sont sorties de cet art post internet et tous les trois on vient de de milieux et de pratiques différentes artistiques. Et donc très vite, on a parlé de danse post internet parce que la danse s'est véhiculé sur internet 2.0 dans les années 2005 très vite parce que le corps a une telle puissance visuelle mais aussi politique que bah très vite ça nous est apparu comme comme un un mot qui Ouais. qui existe entre nous dans notre travail et c'est devenu quasiment mimétique, c'est-à-dire que ça prolifère et vous vous inspirez d'eux et en même temps c'est sans fin.
Ce qui était intéressant pour nous, c'est de faire un pas de côté justement et d'analyser justement ses ses corps présents sur la toile et tous ces mouvements. Donc il a les mouvement viraux, mais il y a des vraies communautés en fait qui ont pris refus justement sur la toile internet parce que les clubs ont commencé à fermer et ça a créé vraiment des communautés online. Ouais.
Ouais. Marine Brut toutes tes sources d'inspiration par exemple vous êtes allé en résidence à Los Angeles et vous êtes allé dans un un strip teas et bien ça a servi d'inspiration. Euh oui bah alors en fait on fait partie de la communauté enfin de la communauté queir et on a beaucoup d'amis lesbiennes qui aiment beaucoup nous amener dans des clubs de stripties et on a découvert toute une nouvelle scène qu'on connaît beaucoup moins sous cette forme en fait en France et on s'est posé un peu la question de à quel endroit on met la limite en fait entre la sexualisation des corps quand on danse je sais pas casse noisette ou le lac des signes et celui du strip club qui est un contexte où on sait qu'il y a des mouvements d'argent et des choses comme ça.
Et donc en fait, on est revenu au studio avec les danse heureuses et on leur a posé la question de essayons de voir où se trouvent nos limites, où se trouvent nos pudeurs, où se trouvent aussi nos puritanismes et où se trouve un vrai discours à avoir sur ces questions du lien entre la sensualité, la sexualité et les corps. Vous dites que l'art, être artiste, c'est être éminemment politique. Est-ce que ça va jusqu'à prendre position clairement politiquement ? par exemple dans le cas de l'échéance qui arrive très importante de 2027 une élection présidentielle en France.
Euh bah je pense qu'on est une multitude de choses déjà on est un collectif avec des individualités des intimités qui nous sont propres à chacun. Donc c'est vrai qu'on aime bien de parler et de contextualiser d'où on parle. Donc je je pense que évidemment c'est politique, mais il y a bien des endroits dans notre société qui qui le sont éminemment et et avec lequel on aime travailler et et avoir notre pratique artistique.
Et puis peut-être aussi que on sait qu'on est aussi uni envie de faire des choses, par le désir de rencontrer l'autre et de faire ensemble, mais aussi par la rencontre de valeur commune. Donc je pense que on devrait regretter aujourd'hui que ce soit courageux de dire qu'on est contre l'extrême droite. Enfin, je veux dire pour nous c'est un truc de base.
Ça va de soi. Et du coup on n pas besoin d'être particulièrement politisé pour pouvoir le dire. Ça va de soi.
C'est la base. Merci à tous les trois. Pourquoi avoir décidé de consacrer 6 ans de votre existence à l'homme seul qui disait non pour reprendre encore une formule de Romain Gary ?
Ben écoutez, j'ai toujours rêvé de faire un film sur Don Ky Shot. Bah voilà. Et c'est vrai que en rencontrant à travers les livres, en rencontrant de Gaulle, je me suis dit "Bah tiens, c'est encore mieux que Donk Shot parce que on a le même on a la même folie qui est tragique en fait.
Donke Shot meurt de sa folie. Euh la folie qui consiste à finalement mettre le le rêve et l'imaginaire en face ou à la place ou devant le réel. Le réel étant celui de la défaite.
H mais en plus dans dans ce cas-là euh le cadre de Gaulle, on a affaire à quelqu'un qui finalement parvient à force d'obstination à ce que son rêve devienne autre chose qu'un rêve. Je crois qu'André Malerot avait écrit euh il n'y avait pas de Charles en essayant de signifier par là que il n'y avait pas d'homme intime ou d'hommes qui traînaient en pantoufle et en pyjama. Néanmoins Simon Abcarian qui incarne de Gaulle est bien obligé d'incarner aussi Charles.
D'ailleurs, on le voit dans une baignoire à un moment donné et puis on le voit dans des moments d'immense vulnérabilité. Comment s'en est-il emparé pour incarner et Charles et de Gaulle le non diplomate ? D'abord, je crois que Malroit tort, il il participe à l'édification d'une sorte d'icône qui qui nous éloigne finalement de ce qui est intéressant, qui est un être humain.
H Et ce qu'a essayé de faire Simon, ce qu'on a essayé de faire ensemble, c'est justement de retrouver l'être humain. Hm hm. et donc de chercher euh l'incarnation plus que euh l'imitation et de chercher surtout euh et c'est ça qui est intéressant euh au cinéma hein, c'est l'intérieur, l'intime même dans une scène de bataille, c'est l'intime qui est intéressant.
Euh Antoine La Bauder votre film est écrit, on suit bien sûr De Gaulle qui arrive seul, homme seul qui dit non à Londres et en parallèle un jeune homme qui a été un peu oublié par l'histoire qui s'appelle Fernand. Fernand Bonnier de la Chapelle. De Gaulle d'ailleurs a dit de lui, il a été soulevé par une juvénile fureur, jeune homme de 20 ans.
Il avait à peine 20 ans quand il a assassiné Darl, vichiste d'Arlan et il a été fusillé le lendemain. Et on suit son parcours et son engagement qui aboutira à ce geste tragique. Pourquoi le choix de d'écrire en parallèle la trajectoire de Fernand ? pour faire venir peut-être des jeunes au cinéma et pour leur expliquer ce que c'est que la résistance héroïque.
La vérité, c'est que quand on était en train d'écrire avec ma cosénariste Bérénis Villa, elle m'a fait écouter une lettre h h qui était la lettre enfin la lecture d'une lettre qui avait été faite à la radio de Fernand à son père. Et j'ai fondu en larme h je l'avoue. Et on s'est regardé à ce moment-là et en fait on avait tous les deux la certitude que la lettre devait être dans le film.
Hm hm. Et elle est dans le film telle qu'elle. Et à partir de là, on a tiré la plotte de ce jeune homme et on s'est aperçu qu'effectivement c'était hyper intéressant de le suivre parce que c'est une chose de go et les gens qui le rejoignent à Londres et c'est tous ces bras cassés croquignoles qui deviennent en même temps plus grands que même mais il y a aussi tous ceux qui qui étaient réduits au silence euh dans la France occupée et qui ou fusillé quand ils étaient étudiants la Sorbonne et qui manifestent et on les voit en avant.
Ouais. Et cette manifestation, elle est incroyable parce qu'en fait c'est le premier c'est le premier message qui envoyé au monde entier que il y a des Français qui refusent l'occupation nazi et c'est pas l'armée ou je ne sais quel corps, c'est des lycéens qui envoient ce message au péril de leur vie. Et ça c'est vrai que moi j'ai été frappé parce que c'est pas quelque chose qu'on connaît et c'est quelque chose de très important je crois et qui a été important euh dans l'histoire.
Vous êtes à la fois docteur en pharmacie, chercheuse et vous avez travaillé pendant 20 ans quasiment pour différentes entreprises euh pharmaceutique, comment dit-on ? Le Big Pharma en quelque sorte. Ouais, chez Big Pharma.
Puis comme vous tous, je suis aussi une patiente. Et voilà. Et il vous est déjà arrivé de montrer à la pharmacie de dire je voudrais du Dolipran et on vous a dit il y en a plus.
Voilà. Pourquoi les médicaments parmi les moins chers sont les plus touchés par la la leur pénurie justement ? Donc c'est à la fois des médicaments qui sont parmi les moins chers.
Mais c'est dans 9% des cas aussi des médicaments qui sont sur le marché depuis plus de 10 ans. Donc c'est des médicaments qui sont vieux et pas chers et c'est ceuxl qui subissent le plus de pénurie. Alors pourquoi parce que à l'origine parce que c'est pas assez rentable pour les ceux qui les produisent.
Alors en fait le prix du médicament ne cesse de baisser tout au long de tout au long de sa vie. Donc euh au bout de 10 ans en général, c'est à peu près à cette au niveau cette échéance queen fait le brevet va tomber et donc les génériques vont vont arriver et donc là les prix effectivement euh baissent énormément, la concurrence euh arrive et euh et on se retrouve du coup avec des médicaments euh pour lesquels les prix sont probablement aujourd'hui beaucoup trop bas. Voilà donc les vieux médicaments aujourd'hui sont les médicaments qu'on connaît le mieux et qu'on utilise le plus et donc ce sont ceux en fait qui soignent le plus grand nombre.
J'avais sorti le delipran pour évoquer avec vous la souveraineté sanitaire mais on va en parler avec Anna à propos du numéro 1 des générique en France qui est passé sous bannière britannique. Vous savez évidemment de qui on veut parler. Oui.
Biogarant c'était fin janvier. Le géant des médicaments génériques qui produit on va le voir les petites boîtes paracétamol ibuprophè et amoxicyine entre autres a été cédé au fond d'investissement britannique BC Partners. Une opération qui a été évaluée entre 800 millions et 1 milliard d'euros et qui fragilise la souveraineté sanitaire de la France à peine 1 an après la vente du fameux Dolipran aux Américains.
Alors Bercy assure que des conditions strictes ont été imposées aux nouveaux acquéreurs. L'État français devient actionnaire minoritaire de biogarant à hauteur de 15 % via l'établissement public BPI France. Clémence Marc, est-ce que vous pensez que pour préserver la souveraineté de ces médicaments, il aurait fallu nationaliser leur production ?
Oui, [rires] Cri, ça m'a mise très très en colère d'apprendre au mois de janvier effectivement que que Biogar avait été vendu parce que Biogarance aurait été la plateforme idéale pour transformer ça euh en un établissement français du médicament qui permettrait de conserver sous un pilotage public, c'estàdire sortir vraiment d'une logique de lucrativité les médicaments les plus essentiels qui sont les génériques et qui sont tous dans le portefeuille de biogarant. Donc on avait la structure idéale, on avait le siège en France, toutes les compétences, les contrats avec toutes les usines parce que Biogarant n'a pas d'usine mais il fait travailler énormément de de PME françaises et et européennes. Donc on aurait eu vraiment la plateforme idéale.
Clément marque une dernière question. faire 100, ça peut aussi vouloir dire prendre moins de médicaments, c'est-à-dire avoir une autre approche nous euh à l'échelle individuelle mais aussi à l'échelle euh citoyenne. Oui, évidemment parce que la le moyen le plus évident de réduire euh les pénuries, ben c'est d'avoir moins besoin de médicaments et donc d'investir massivement sur la promotion de la santé, sur la prévention et puis même quand il y a besoin, il y a aussi d'autres possibilités, d'autres alternatives parce queon a le recours un peu facile au médicaments. très rapide de rajouter une mine sur une ordonnance.
C'est très rapide de prendre un comprimé. Euh mais il y a beaucoup beaucoup d'autres choses qui peuvent être faites pour pour se soulager, se soigner. Une question en préambule, il y aura des fraises en 2055, ça dépend de nous.
Ça dépend si on arrive effectivement à tête sa neutralité carbone. Et oui, l'idée c'est aussi qu'on qu'on garde des fraises certes pour pouvoir les sucrer. Pour pouvoir les sucrer.
Bienvenue en 2055 éditions du Seuil. On peut rappeler ce que c'est que la neutralité carbone. C'est l'équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption par les pu de carbone.
C'est ça. Autrement dit les océans, les arbres. Exactement.
Et aussi de la technologie humaine. C'est le fait de ne plus ajouter aucune molécule de CO2 d'origine humaine dans l'atmosphère. Alors en 2055, neutralité carbone, néanmoins, vous dites il n'y aura plus les quatre saisons que nous avons connus.
Alors, il faut bien savoir que euh tant qu'on atteint pas cette neutralité carbone, le climat continue à changer. Bah, tant qu'on l'a pas atteint, il a continué à changer. Et donc, on est arrivé en 2055 dans la trajectoire actuelle.
On est à peu près à 2 degrés au niveau mondial, plus 2 degrés plus degrés par rapport à donc en gros aux années 1900 et en France, on est à peu près à 2,7. Ça ça change quand même beaucoup la France. Il faut savoir que et ça aussi c'est important, ni vous ni moi n'avons jamais connu un climat réchauffé à ce niveau-là.
En fait, on connaîtra plus jamais le climat qui était le nôtre quand on était enfant avec les fameuses quatre saisons. Moi j' Mais dans le 28 minutes de 2055 dans cette émission, il y aura une table qui sera plus en plastique. On sera habillé comment en fait pour être à la page on va devoir se passer des matières fossiles.
Et donc par exemple le plastique, bah le plastique ça consomme énormément d'hydrocarbure, énormément d'énergie mais là aussi on a plein de moyens. On va apprendre à désemballer. Enfin, on emballe tout aujourd'hui.
On va aussi trouver des solutions alternatives, notamment des plastiques alternatifs. Cette table, elle pourrait être en bois par exemple ou alors des plastiques biosourcés. Vous évoquez ça aussi.
C'est quoi du plastique biosourcé ? C'est des plastiques qui sont fabriqués à partir de matière biologique. Donc, on a plein d'innovations en cours.
Mais c'est c'est aussi l'idée d'en faire moins pour les réserver du usage essentiel. Par exemple, nos vêtements ici, sont tous en plastique en fait, sauf peut-être vous avez la chance d'avoir des vêtements zéro synthétiques. Alors, ils seront en quoi ?
Alors ça peut être en laine, ça peut être en chambre, ça peut être en fibre végétale, ça peut être aussi des nouvelles fibres textile avec du recyclage. Ça peut être par exemple des matières qu'on va réemployer, réutiliser, mais ça veut pas dire que derrière on fait on arrête toute l'industrie textile au contraire, mais on va retrouver peut-être du surmesure, on va retrouver les métiers de la couture, les métiers de la mode. Évidemment, c'est une transformation des métiers de la main, le métier manuel avec des métiers qui ont plus de sens, qui demandent évidemment de revoir la formation, l'enseignement.
Il va falloir recréer ces filières professionnelles qui sont loin d'être les filières poubelles qu'on décrit aujourd'hui. On va réinventer le petit commerce, on va réinventer en fait l'idée c'est de réinventer une société dans laquelle le mieux c'est substitué au plus sans que ça dégrade nos conditions de vie. La décarbonation, c'est pas juste un problème à résoudre en fait.
C'est la solution à nos problèmes actuels. Une dernière question à propos des villes. Il n'y a pas que les prairies et l'agriculture, il y a aussi les villes.
En 2055, vous dites les villes auront une caractéristique, elles seront silencieuses. Oui, parce que alors là, c'est pareil, ça semble contreintuitif. On aura moins de circulation, on va pouvoir développer des modes de transport en commun collectif.
Et quand vous êtes en collectif, ben par exemple, pour une personne âgée, ça rond l'isolement de la du transport à la demande. On aura des rues plus sûres parce qu'il y a moins d'accidents. On aura des rues aussi on entend les oiseaux. on aura des rues plus vertes.
Enfin, on peut imaginer en fait plein de choses en se disant que ce qui semblait punitif est en fait la une manière d'améliorer la vie des gens. C'est formidable. C'est une antidote à l'écoanxiété.
Vous enchantez le futur qui nous semblait plomber. Merci pour ça. Merci.
Marc Andréos. À propos de biodiversité invisible dans votre corps et dans le nôtre, il y aurait quoi ? 38000 milliards de bactéries, levure et autres.
Oui, dans le corps, il a la surface du corps. C'est les fameux microbiotes qui nous aident pour notre santé qui sont une biodiversité énorme, 5 à 10000 espèces par personne, mais surtout plein de fonctions et d'aide à nos fonctions. En fait, c'est les artisans de notre santé.
C'est un des endroits où on a besoin de la biodiversité et où son érosion peut nous abîmer le plus. En Europe, on évoque d'ici 2040, si rien n'est fait, l'effondrement de la biodiversité, effondrément des oiseaux, de la biomasse avière. 40 % des arbres d'Europe auront disparu.
Euh vous vous alarmez ? Oui. Alors, je je m'arme effectivement parce que ça va à une vitesse croissante.
Pour l'instant, on est à 5 à 10 % des espèces qui ont disparu. Mais la diversité génétique, elle est beaucoup plus entamée. C'est au moins 10 %.
Il n'est aucune espèce où elle n'est régressée. Et c'est le début de l'extinction ça parce que c'est la perte d'adaptabilité des espèces. Et moi, je m'arme non pas pour la biodiversité parce que elle a du ressort, elle a survécu à plein d'extinctions, mais pour ceux qui l'utilise, figurez-vous que parmi eux il y a du main et que si on est humaniste, on ne peut pas éviter de faire un tour par la biodiversité.
Mais alors ce qui est passionnant et fascinant parce que vous êtes très astucieux, c'est que vous évoquez l'utilitarisme. Vous disiez des gens qui se fichent pas mal de l'héodiversité euh parce que il y a d'autres intérêts dans leurs existences ou parce que la fin du mois l'emporte sur la fin du monde. Et vous dites bah justement, il faut prouver à ces gens et à tout le monde que le coût de la fin de la biodiversité est supérieur à celui de l'entretien de la biodiversité.
Et peut-être que comme ça on pourra les convaincre de vrai. On est sur un un rapport de 1 à 10. C'est que chaque euro placé dans la protection de la biodiversité peut éviter d'en payer 10.
Voyez par exemple il y a des endroits aux États-Unis où il y a plus de chauve-souris et bien il faut utiliser plus d'insecticides parce que les chauves ne mangent plus les insectes. On augmente la la consommation d'insecticides de 31 % dans ces comptés là. Et dans ces comptés là, on a une mortalité infantile qui augmente de 8 % parce que parce que cancer juvénil, parce que malformation à la naissance.
Et vous voyez que c'est un humanisme que prendre en compte la biodiversité pour les cultures, en l'occurrence le fonction insecticide de ces espèces de chauve-souris et pour l'humain qui après tout est tellement placé au cœur de la biodiversité qu'il peut prendre des balles perdues des façons dont nous tuons d'autres aspects de la biodiversité. Mais vous dites la biodiversité cicatrisera toujours hein. C'est à peu près ce que vous venez de dire.
Mais mais pourquoi pas nous ? Alors c'est ça qu'on qu'on on a du mal à se dire en fait la biodiversité elle est perpétuellement générée par le vivant. Si vous avez des enfants euh ouou si vous avez des parents, vous savez que les lois de vérité font que les descendants sont un peu différents de leurs parents parce qu'ils reçoivent pas tous les gènes de chacun des deux parents.
Il y a aussi des mutations. Il y a aussi chez les microbes des transferts de gènes. Donc il y a en permanence des nouveautés qui apparaissent et qui se font.
Et puis la sélection naturelle en retire. Et nous d'ailleurs on change les règles de la sélection naturelle en changeant le climat, en ajoutant des pesticides, en ajoutant des polluant. Et du coup, il y a une éion de la biodiversité.
Mais tant qu'il en restera un, l'histoire continuera. Et la biodiversité est passée à travers de très nombreuses extinctions. On permis en perd 95 % des espèces qui vivent sur les continents.
C'est reparti. Quand on a perdu les dinosaures, on a fait les humains. Ah oui, mais alors quand il y a une extinction, il y a les perdants.
Et moi, j'aimerais être sûr qu'on va pas être parmi les perdants en qualité de vie ou même en vivabilité, en exploitabilité du monde. Et mais et mais c'est vrai qu'effectivement aujourd'hui, on n' pas réalisé à quel point nos sociétés sont engrenées dans la nature au point que en étant chassé dans la nature, inquastré, contriqué, trouvez tous les mots que vous voulez. La nature c'est nous.
On vous surnomme Steve le Foc. Or le FOC à des prédateurs, si je ne m'abuse, l'orc, le FOC léopard, certains requins, comment faites-vous ? Est-ce qu'il vous est déjà arrivé en tant qu'humain, évidemment, on arrête de dire des bêtises, d'être confronté lors de vos nages, lors de vos traversées, lors de vos contours d'î à des prédateurs animaux ?
Oui, complètement. Parce qu'on redevient une proie en pleine nuit, j'ai rien à faire en pleine nuit. Donc des requins qui viennent près de de nous, des bon il y a les méduses, ça c'est une chose, mais c'est assez virulent aussi les piqû de médus selon les espèces. rythme cardiaque seles.
Donc oui oui, je suis confronté à cette à ces éléments parce que je suis pas chez moi, je suis un invité donc il y a beaucoup d'humilité à avoir aussi mais j'ai accepté ce risque. Le risque risque c'est tous les risques. Voilà si vous avez pas fait ce travail en amont, jamais vous sautez la nuit dans le D3.
Donc moi pour palier assez peur, j'annonce toujours mon intention avant de partir. Je m'adresse al ça me paraître irrationnel aux éléments, à la nature, les requins, les baleines. J'annonce toujours ce que je viens faire.
Je suis un ami et ça m'aide en fait à palier ses peurs. En fait, je sais que je vais être confronté à ça. Donc toutes les choses, je les travaille au préalable.
C'estàd que là, j'ai la nuit dans les algues, les méduses, c'est pas naturel. Donc je me suis entraîné aussi dans les bandes méduses pour m'émuniser euh aux piqûes. Incroyable. [rires] Alors pour accomplir la triple couronne du bout du monde, on va voir la carte.
Ben, vous préparez ardemment, vous le dites et notamment vous passez du temps dans un congélateur. Enfin, c'est quand même une discipline de fer. C'est c'est alors c'est il y a beaucoup de rigueur à avoir parce que le principal ennemi dans sa discipline c'est le froid.
C'est simple à comprendre, c'est physiologique. Votre corps est à 37°gr, 38 sont les personnes mais pas la mer. Mais voilà vous et donc rien qu' restant statique, vous allez déjà brûler beaucoup de calories pour rester à votre température initiale.
Donc d'où l'importance de prendre des calories en amont. C'est ça la ceinture de graisse 40 45 kg que un peu diminué mais enfin quand même on en devine quelques relief une centaine aujourd'hui. 1 kg de poisson gras par jour selon les traversé.
Oui selon les traversés. J'ai une variante aujourd'hui de passer à 110 kg et à 100 kg en 2 mois. J'adapte mon organisme au au traversé comme un sumo.
Comme un sumoorie. Voilà. Exactement.
Alors on va évoquer avec vous et avec Anna le fait qu'on se demande évidemment est-ce qu'on aurait tous la capacité à devenir comme ça un sportif ou un athlète de l'extrême ? C'est une bonne question et c'est un défi scientifique et sportif qu'à lancé qu'on lancé le CHU de Saint-Étienne et l'université Jean-Mayet à 40 personnes des volontaires sédentaires âgés de 25 à 50 ans. L'objectif c'est de transformer ses adeptes du canapé en sportif capable de terminer une course de 100 km avec 6000 m de dénivelé positif lors du prochain Ultra Trail du Montblanc qui aura lieu en 2027 et cela en seulement 18 mois.
Une expérience qui cherche à démontrer que la sédentarité est l'un des plus grands facteurs de risque pour la santé et qu'à l'inverse les bienfaits de la santé physique sont à la portée de tous. Alors, est-ce que pour vous, à chaque fois que vous préparez un défi, la dimension scientifique, elle est importante ? elle est très importante déjà de s'entourer des bonnes personnes parce que moi ce qui m'anime c'est la capacité de mon organisme à s'adapter aux différents environnements.
Alors j'ai la chance de travailler avec euh le professeur des rumeau qui est un grand gastroontologue qui étudie ma flore intestinale hm hm mon mon biot biotope parce que je je bois de l'eau de mer par mes gardes, je bois la tasse en permanence et il s'avère que dans l'eau de mer il y a des micro-organismes des phages qui s'isolent sur ma paroi intestinale et aujourd'hui on étudie ces phages. étude quielle une prochaine publication avec la fondation de la science. Donc c'est c'est très enrichissant pour moi parce qu'on est toujours en quête de performance donc de de s'entourer des bonnes personnes. [musique] Encore merci Stev le FOC.
Nous poursuivons notre séance de rattrapage des meilleurs moments de 28 minutes et on démarre avec un débat autour de la voiture électrique. Le chiffre du jour pour commencer. Benjamin Sportouche, c'est à vous.
En France, les ventes de voitures électriques neuves ont donc bondi de 81 % en mai par rapport à l'an dernier. Chez les particuliers, un achat sur 3 est désormais électrique. Ce rebond concerne aussi le marché de l'occasion.
Léo la rivière, c'est donc pour vous le principal moteur de ce rebond, le prix du carburant qui est très cher aujourd'hui à la pompe. Alors effectivement, c'est l'une des explications phare puisque l'électrique a le grand avantage de nous finalement libérer de cette dépendance au pétrole. Euh la 2è raison euh c'est le fait qu'on a aujourd'hui des véhicules électriques qui sont de moins en moins chers.
Les prix commencent à baisser. Pourquoi ? Combien pardon ?
Combien c'est une voiture électrique citadine ? Alors c'est à peu près autour de 30000 € aujourd'hui. Euh 33000 € ça commence à à descendre.
Après ce qu'il faut se rappeler c'est que la plupart des gens n'achètent pas des véhicules neufs, ils achètent des véhicules d'occasion. Donc finalement il y a une sorte d'effet de transition avec d'abord des véhicules électriques achetés sur le marché du neuf qui arriveront ensuite sur l'occasion. Et c'est là que les classes moyennes et puis les ménages précaires pourront y accéder.
H pourquoi est-ce qu'on commence à avoir des véhicules électriques moins chers qui arrivent ? C'est grâce aux normes CO2 européenne puisque grâce à cette réglementation, les constructeurs sont obligés de vendre de plus en plus de véhicules électriques et pour faire ça, ils sont obligés de de se mettre à élargir le marché, proposer des véhicules plus petits, moins chers, plus abordables et c'est comme ça qu'on voit arriver des R5, des C3 et cetera. Et en revanche recul des thermiques.
Oui oui mais tout mais c'est pas un problème hein de toute façon l'éle l'électrique et le thermique qui vont vont cohabiter que ce soit en en hybride en hybride rechargeable en en prolongateur d'autonomie en moteur thermique pour la la batterie on a des voitures électriques encore moins chères hein la R5 il en a la R5 F5 elle est à 25000 € si vous enlevez 3000 € vous l'avez à 22000 mais dire avec le bonus 33000 c'était sans les a Ouais non mais il y a il y a même moins cher le problème d'une 5 qui est charmante qui se vend coup, c'est que vous pouvez pas la brancher sur les bornes rapides. Donc quand vous êtes à 10 %, ça prend plusieurs heures pour la recharger. Donc c'est vrai que vous saz, je dis toujours le problème de la voiture électrique, c'est que si vous avez un budget de 20000 € ou 100000 € en thermique, vous aurez le même usage, pas avec une voiture électrique.
Une voiture électrique à 20000 € il y a peu d'autonomie, il y a une un grand temps de recharge. Si vous avez à peu près le même usage avec une voiture électrique, c'est 40000 à 50000 €. C'est ça le gros problème aussi.
L'électrique et Milie Binois, ça profite à qui ? Aux Chinois ou au constructeur européens ? Cet engouement cet engouement en fait bon si on regarde les vent les Chinois aujourd'hui c'est 8 % des vent c'est enfin ils ont 8 % de part de marché en gros sur le véhicule électrique en Europe Europe en c'est beaucoup plus bas pas tout à fait enfin pas tout à fait en fait sur le véhicule c'est enfin sur le véhicule électrique ils sont à peu près à 7 % je crois et si si on est toute marque confondue ils sont à 3 % du marché en revanche là où ils ont un vrai avantage c'est sur la filière des batteries et ça c'est très important parce que eux quand ils se sont développés sur le marché de l'électrique, ils ont commencé par la batterie.
Ils ont énormément développé la batterie. Et pendant que nous en fait on en Europe, on tergiversait sur est-ce qu'on continue, est-ce que cette réglementation doit s'arrêter, on la repousse et cetera. On a perdu beaucoup de temps et notre filière a mis beaucoup de temps à se développer, ce qui fait que on a pris beaucoup de retard et les Chinois sont aujourd'hui euh ils détiennent 20 % de la production européenne de batterie en Europeou.
Ouais. Et ils importent 50 % de nos enfin 50 % des batteries qu'on qu'on vend en Europe aujourd'hui sont chinoises et elles sont importées depuis 90 % des matières premières qui sont des ter rares qui sont dans les batteries dans les batteries. Mais on va y revenir.
On va y revenir aux batteries. On parle de Oui, vous parlez de recharge, c'est important hein. L'un des facteurs qui peut bloquer l'achat d'un véhicule électrique, c'est le manque de borne de rechargement.
Alors, les initiatives se multipie comme sur ce parking de supermarché. Regardez, quoi de mieux qu'un parking de supermarché pour vous faire patienter pendant la recharge de votre voiture électrique. Sans borne chez lui, Julien Rousier vient deux fois par semaine dans ce magasin recharger son véhicule. charge.
Il y a un double avantage. Le premier, c'est que ça me permet de faire mes courses et pendant ce temps-là, ça recharge et en plus ce magasin là met des des conditions avantageuses pour la recharge avec des systèmes de cagnotes. Les bandes de recharge électrique désormais produit d'appel.
Objectif des grandes surfaces, vous faire consommer dans leur magasin. Léo la rivière, on a passé un cap là dans l'équipement en en rechargement sur en bord de recharge parce que ça reste quand même cher en tant que particulier si on veut le faire dans son pavillon par exemple hein. Il faut compter entre 1200 et 2500 € c'est pas rien.
Il faut aller sur ce genre de structure. Alors alors 1200 1500 c'est plutôt si on veut des grosses bornes avec de la recharge rapide et en fait personne n'a vraiment besoin de ça chez soi. En réalité chez soi, on a besoin de recharger lentement pendant la nuit.
KWh. Voilà. Exactement.
Donc ça, on va être plutôt sur du 150 200 € à l'installation. C'est beaucoup moins cher que ça. Euh, il faut vraiment différencier les usages.
En fait, la plupart du temps, on fait peu de kilomètres, on a le temps de se recharger et donc dans ces cas-là, on n pas besoin d'aller sur des installations très chères, très on fait peu de kilomètres en ville, mais par exemple dans les zones rurales où on fait 70 100 km par jour. Ouais. Et ben dans les zones rurales, c'est la même chose, c'est-à-dire queon rentre bien chez soi le soir, on va recharger pendant la nuit et les autonomies moyennes aujourd'hui du véhicule électrique sur le marché, c'est 450 km.
Ouais. Donc on a largement de quoi faire 100 km dans la journée. Vous êtes très convaincant mais votre voisin l' moins convaincu.
Parce que Léo quand il annonce une une autonomie de plus de 400 km, c'est des voitures à 40000 ou 50000 € hein. Quand on a des voitures qui sont à 25 30000, on est plutôt à 200 300 km annoncés et voir beaucoup moins. Il y a même des personnes, ce qui est très bien par rapport au c'est bien.
Ouai si on fait 200 km dans une journée, ce qui est déjà énorme, ça suffit largement. Mais on a même des procès qui commencent à arriver oui de particuliers qui attaquent des constructeurs en disant "Vous m'avez vendu une autonomie à 400 km en fait j'en fais que 250 et je vous attaque." Donc faut faire attention.
Mais Minibinos a quand même convaincu les artisans. On disait récemment encore voilà les utilitaires, ils ne s'électrifient pas. Voilà, aujourd'hui on se rend compte que le parc aussi professionnel est en train de devenir électrique.
C'est pas rien. C'est vrai. Ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement dans les immatriculation et dans le bon, il y a un autre élément dont on a pas parlé, c'est le c'est l'électrification des flottes d'entreprise.
Ce sont des gros acheteurs. Aujourd'hui, la fiscalité est tellement est tellement lourde sur les véhicules et metteurs de CO2 qu'ils sont obligés de s'électrifier. Et donc, une immatriculation sur deux au sein des flottes, c'est un véhicule électrique.
Incitation fiscale, ça a marché. C'est ce que j'allais dire. Aujourd'hui, on est à 40 % de part de marché sur les sociétés en électrique, sur les voitures.
Sur les utilitaires, on est autour de 15 20 %. Et ça, c'est vraiment quelque chose de spectaculaire parce qu'en 2023, on était à 12 % et on est passé à 40 %, c'est à peu près 30 % du marché du 9. Donc c'est aussi explique ce boom absolu de l'électrique dans les immatriculations et c'est très intéressant d'abord parce que les entreprises, elles vont aussi se libérer du pétrole et donc les alléas du marché pétrolier pour le coup, c'est c'est quelque chose qui va plus les concerner.
C'est des acteurs qui renouvellent très vite leurs véhicules au bout de 3 4 ans en moyenne. Donc c'est des véhicules qui vont arriver sur le marché de l'occasion, qui vont perdre de la valeur et qui vont pouvoir être rachetés par les classes moyennes. Donc c'est vraiment finalement tout bénéf pour tout le monde cette histoire de d'électrification des véhicules de société et c'est grâce à la fiscalité effectivement qui perdent beaucoup de valeur d'ailleurs les voitures électriques perdent beaucoup plus que des thermiques sur les premières années.
Mais Émilie Bino ça n'empêche pas c l'entiste d'investir 1 milliard d'euros en France. Ça va être quoi ces investissements exactement ? Bah alors Emmanuel Macron avait annoncé un milliard consacré au développement des véhicules électriques par Stellantis.
Bon, c'est pas tout à fait ça en fait. Quand Stellantis a présenté son plan, on se rend compte que c'est plutôt 1 milliard dans des plateformes multi-énergie. Ça veut dire que Stellantis veut pas mettre tous ses sous dans le même panier électrique.
En gros, il est pas encore sûr de est-ce que l'électrique va vraiment fonctionner et cetera. Et surtout, ils veulent pas se mettre à dos leurs partenaire chinois. C'estàd que c'est vraiment du made with China.
Et donc par exemple euh ils vont euh ils vont développer leur leurs deux chevaux citoyennes avec l'P Motor sur une architecture qui appartient à Lip Motor. Donc euh voilà, il faut donc avec les Chinois. Et ben alors justement puisque vous parlez de coopération, on va en parler avec vous trois et avec Anna.
Il y a pas seulement de la concurrence mais il y a aussi de la coopération avec la Chine. Oui. Ces derniers temps les co-entreprises franco-chinoises fleurissent.
Il y a eu l'exemple de Renault avec le chinois Guilly, une co-entreprise nommée Hors créée en 2024, détenue à 5050 par les deux pays. C'est d'ailleurs Guilly qui a permis à Renault de sortir sa nouvelle Twingo tout électrique en moins de 2 ans. La conception a été pensée à Shanghï par des équipes franco-chinoises et l'assemblage, lui s'est fait en France en scène maritime précisément.
Autre exemple de partenariat récent, Tantis qui a annoncé il y a 2 semaines une nouvelle co-entreprise avec son partenaire chinois donc Fing et ensemble ils envisage de produire un nouveau modèle de véhicule électrique à Renn et ces partenariats, ils permettent à la France non seulement de partager ses dépenses de recherche et développement, de bénéficier du savoir-faire chinois et pourrait peut-être lui permettre de rattraper son retard technologique vis-à-vis de la Chine. Et puis enfin, dernier exemple avec la pose la semaine dernière des premières pierres d'une usine à Dunkerk franco-chinoise qui produira des composantes de batterie électrique. Là encore, une co-entreprise détenue à 51 % par l'entreprise chinoise XTC et à 49 % par le français Orano.
Et voilà ce que disait Roland l'Escure, le ministre des finances, qui s'en félicit. Ça va montrer qu'on peut travailler la France et l'Europe d'un côté, la Chine de l'autre de manière à être gagnant gagnant. Ifkara, est-ce que c'est vraiment gagnant gagnant ou alors est-ce que c'est simplement la possibilité pour la Chine de rentrer facilement dans le marché français européen et puis de contourner les droits de douanes ?
À court terme, c'est gagnant gagnant parce que il y a des usines qui sont à 50 % de leur production, donc les Chinois disent bah fabriquer nos voitures comme ça elles sont fabriquées en France, il y aura pas le malus et cetera. Euh sur le moyen et long terme, le concurrent va absorber le plus petit, quoi. Je veux dire, pensez que c'est un cheval de 3 pour Oui, je pense que mais c'est une bataille économique hein, voir une guerre économique.
En Chine, les voilà les entreprises sont subventionnées par l'État. Je crois que c'est un secret pour personne. Donc voilà, faut faut pas se faire d'illusion hein.
Dans dans les 10 15 ans qui viennent, les Chinois domineront l'industrie automobile européenne allemande compris parce que bah parce que c'est les plus forts qu's ont une grosse technologie même en même thermique he ils sont bien et que voilà vous savez il y a un chiffre en 2019 ils vendaient 300 ils exportaient 300 ou 400000 voitures en 2025 7 millions. Voyez ça va ça va très très vite. C'est un rat de marée qui arrive.
Est-ce que l'Europe Émilie euh Bino n'a pas fait une erreur en en allégiant l'interdiction de vente de voitures thermique 9 après 2035 ? Je pense que ça va faire des pas avec votre voisin finalement. Point au cœur. [rires] Mais d'abord pourquoi est-ce queois est-ce qu'ils peuvent est-ce que l'Europe va peut-être revenir en arrière ou est-ce que maintenant c'est fait, ce sera plus une obligation d'ici 2035 de vendre uniquement de l'électrique en fait.
Bon, d'abord pour donner une petite précision, l'interdiction ne porte pas sur les véhicules thermiques et l'obligation de vendre des véhicules électriques. Il faut plus vendre de véhicules qui émettent du CO2. Alors ça paraît dans les faits c'est pareil c'est pareil sauf qu'il y a d'autres opportunités possibles.
Enfin on peut en parler he enfin des les carburants de synthèse les if pourquoi pasorisé hein qui ont été autorisés le deè deuxème génération pas les premières générations une erreur c'était une erreur au pour oui pardon est-ce que c'était une erreur je je vais pas répondre je peux pas répondre est-ce que c'était une erreur ce qui est certain c'est qu'on a pas la martingale et que je sais pas comment on peut faire pour combiner climat travailleur et consommateur sans qu'il y ait des dégâts. Donc si et donc si on veut effectivement atteindre la neutralité carbone, il va falloir y aller. Il va falloir aller sur l'électrique et donc il y aura des dégâts.
Et c'est pas parce qu'on va installer plein d'usines avec plein de Chinois qui savent faire qui qui savent produire. Le fait est qu'on on aura encore un problème de surcapacité et on va retrouver les mêmes problématiques qu'elles soient que ce soit des usines avec des capitaux chinois ou des usines 100 % européennes. L'échéance de 2035 ça aurait pu aider à l'électrification car peut-être faire diminuer les les bris s'il y avait avantage de vente.
Ils se sont trompés de cible les députés européens. C'est pas le moteur thermique le problème c'est le pétrole qu'on met dedans. Oui.
Donc les émissions de CO2. C'est ça. Il y a des voitures qui roulent au super éthanol.
Je roule au super éthanol, je pollue quasiment pas et je paye mon mon litre moins d'un €. Vous avez le baissant, vous avez le bioéthanol, le biocarburant, vous avez plein de choses. Il y a deux jours, j'ai vu un un camion avec une grande affiche, moi je roule à l'huile de colza.
OK, si tant que c'est pas en concur, non, mais je veux dire, on sait mettre autre chose et plein de choses dans un moteur thermique pour qu'il ne pollue pas, que ce soit pas du pétrole. Donc, ils se sont trompés de cible. C'est le moteur, c'est le pétrole qu'il faut enlever, pas le moteur thermique.
Alors effectivement, si on demande au vendeurs de bioéthanol si c'est bien le bioéthanol, ils vous diront "C'est bien le bioéthanol". En fait, la réalité c'est une partie significative de de ce qu'on met dans le bioéthanol est importé. Donc en terme de souveraineté, c'est pas top.
Et par ailleurs, on a de toute façon une contrainte physique. Quand bien même on voudrait un moment mettre du bioéthanol partout, on pourrait pas parce que tout simplement on n pas assez de terre agricole pour le faire. Sur 2035, on a autre chose que du bure un point important, c'est que finalement on a quand même beaucoup hésité en Europe he sur la transition électrique en se disant est-ce qu'on y va ?
Est-ce qu'on y va pas ? 2035 a eu quand même un intérêt, c'est de dire on a une date butoire, on va aller dans ce sens-là. Et donc il y a eu des investissement énormes qui ont été fait en France.
On a investi 25 milliards pour faire ces gig Factory, pour convertir les sites d'assemblage et ça nous a permis d'une certaine manière d'être encore dans la course. Sans 2035, on serait encore à à vendre des des voitures thermiques pendant que le monde s'électrifie et on serait totalement à la ramasse. Donc c'est ça qui est intéressant avec 2035.
Maintenant, est-ce qu'il faut euh l'amender, mettre un peu de souplesse ? Pourquoi pas ? Après, l'enjeu, c'est quand même de tenir le cap parce que le monde, le marché automobile est en train de partir à l'électrique et si on n'est pas capable de concurrencer les Chinois sur cette technologie, et bien tout simplement on n'existera plus sur la carte du marché automobile de demain.
Binoir, la Norvégien, c'est 98 % de voitures électriques. Bon bah, comment ils ont fait ? Ils ont investi massivement.
C'est comme ça avec par exemple des voitures de location qu'on ne trouve qu'électrique là-bas. Oui mais oui ben c'est un peu alors je je fais cette comparaison non mais c'est un peu l'image de la Chine c'estàd qu'en Norvège ils ont décidé ça il y a très très longtemps c'est ça date d'il y a au moins au moins 15 ans cette 98 % des ventes en 2025 électrique ils ont mis le paquet làdessus il y avait une vraie volonté politique nous enfin au niveau européen on a hésité et les hésit milliards investis quand même en Europe pour les voitures électriques. C'est pas rien.
Oui c'est pas rien. On parle pas assez on l'entend pas assez et on ne parle pas non plus de l'origine des capitaux. C'estàd c'est-à-dire que si vous prenez les 200 milliards, 109 milliards c'était pour la filière batterie et je vous ai dit tout à l'heure 20 % c'est des capitaux chinois, 40 % c'est des capitaux coréens.
Euh faut regarder ça 5 % c'est européen. Seulement 5 % de ces un problème de souveraineté à un moment donné là-dessus. Il a quand même un problème.
Oui. Vous avez pas l'impression que sur les 200 milliards par rapport à tout ce qui a été investi, on a eu peu d'effets finalement parce qu'on en est quand même toujours qu'à 2 3 % de voitures électriques. Nous resterons sur votre question car le débat est terminé.
Vous reviendrez répondre tous les trois à votre question et ainsi de suite. Voilà. Merci en tous les cas à tous les trois.
Oui, mais c'était passionnant. La clime a-t-elle été inventée dans les cinémas ? La question vous paraît farfelue et pourtant.
En 1925 à New York, un petit génie de 49 ans s'attaque à un problème brûlant. Les salles de cinéma sont désertes l'été. [musique] Logique, avec les machines et les centaines de spectateurs entassés dans l'obscurité, la température y devient vite insupportable.
Les propriétaires de ces palces [musique] flambues perdent des fortunes pendant les moins chauds. C'est alors que les cinémas appellent à l'aide un ingénieur qui a fait ses preuves dans une imprimerie. Si Willy Carrière a réussi à [musique] déshumidifier l'air pour sauver du papier, il pourrait le refroidir dans un cinéma.
Voilà comment il est mandaté [musique] pour installer un système d'air conditionné au Rolateur en plein Times Square. [musique] Le succès est immédiat. Les New Yorkaais en âge s'y précipitent pour découvrir un phénomène nouveau, le froid artificiel.
Peu importe le film projeté, on vient d'abord et avant tout pour la fraîcheur. La magie opère si bien que tous les cinémas du [musique] pays s'équipent. Hollywood comprend vite l'intérêt de sortir ses super productions en été.
Voilà pourquoi encore [musique] aujourd'hui les blockbusters sortent majoritairement pendant la saison chaude. L'air conditionné conquière ensuite toute la société américaine, les grands magasins d'abord, les bureaux et enfin les habitations. [musique] En France, l'histoire est différente.
L'air conditionné ne s'y développe vraiment qu'à partir des années 1960. [musique] Les Européens ont longtemps préféré l'air naturelle au système mécanique. Les experts français interviewés en 1970 [musique] prédisaient pourtant avec assurance qu'en l'an 2000 tous les locaux seraient climatisés.
Raté. Aujourd'hui, [musique] si 90 % des logements américains sont équipés de climatisation, seul 4 % des foyers français en possèdent. Mais ce qui est certain, c'est que sans le cinéma, nous ne pourrions pas contribuer avec [musique] autant de panache au réchauffement climatique.
Et oui, une climatisation peut consommer jusqu'à 50 fois plus d'électricité qu'un réfrigérateur. Voilà, vousz moins bête. Marie Bonisso, vous aviez maudit, l'heure de vos chroniques est arrivée.
Chouette ! Un épisode de chaleur extrêmement précoce, remarquable en tout cas d'un point de vue des climatologues et des météorologues et vous nous conseillez vivement la crème solaire. Évidemment minimum 5 couchette.
Oui, évidemment. Le 26 novembre 1770, Ellisabeth l'avant-coureur. C'est une feuille hebdomadaire, vous savez, qui présente les nouvelles annonce la crème solaire.
D'ailleurs, c'est une des premières mentions, sinon la première mention de cette association de crème et de solaire. Ce genre de publication en réalité c'est de la publicité. Et là, c'est celle d'un certain desparot, un homme qui se présente ni comme apothicaire ni comme médecin.
Il est installé à Paris et il présente un spécifique, nous on dirait aujourd'hui une sorte de médicament. Il présente une crème solaire pour réparer la peau endommagée par le mauvais blanc. Le blanc, c'est ce qu'on mettait plein la face histoire de ressembler justement une face de porcelaine.
Alors, parfois, c'était toxique he, il y avait du plomb. Cette crème peut même blanchir la peau. Vous savez, on a un moment où le teint blanc est éprisé des aristocrates, des bourgeois parce que la peau tanée allée bronzée, c'est celle des paysans, des paysanes dans leur champ, c'est celle des marins en mer.
C'est-à-dire que s'afficher avec un teint blanc, ça veut dire bah regardez, moi je suis pas obligé de travailler. Et cette crème solaire là, elle est vraiment formidable. Elle enlève les rousseurs, elle enlève même les rides.
Elle est absolument exceptionnelle. Alors cette crème est solaire parce que elle donne un teint lumineux, vous voyez qui éblouit comme la lumière du soleil. C'est du botoc, c'est pas une crème solaire.
On est loin de la crème solaire avec votre truc euh Xavier Bit. Non, en tout cas, ça n'a rien à voir avec les crèmes solaires telles qu'on les connaît aujourd'hui. C'est pas du tout ça.
Euh d'ailleurs, les crèmes solaires d'aujourd'hui sont nées d'un double processus. Il y a pas eu besoin de scientifique pour savoir que le soleil ça chauffait. Donc ces processus sont scientifiques et économiques et social. scientifique déjà parce que c'est au tout début du 19e siècle vous avez un physicien allemand Johann Reiter qui dans le spectre solaire identifie la couleur qui est la plus oxydante c'est le violet d'où les ultraviolets.
Ça y est nous avons les UV et économique et social parce que c'est l'industrialisation. Et à ce moment-là, ben les gens qui ont le teint pas le blafard, ce sont les ouvriers, les ouvrières enfermés dans les usines, ce sont les mineurs au fond des mine. Et par effet de distinction sociale, mais l'élite s'affiche alors bronzé, c'est un lent processus mais en tout cas au début du 20e siècle, c'est clairement ça s'afficher bronzé, ça veut dire que bah regardez, moi j'ai du temps à consacrer au loisirs.
Mais pourtant, les effets du soleil n'ont pas changé comme une évidence. C'est-à-dire que ça brûle toujours. On peut avoir des coups de soleil.
Et là, la cosmétique s'empare de la question en créant dans les années 1920 les premier prototype de protection solaire mais à destination de l'élite. Et très vite ça généralise bah en même temps que les loisirs se généralisent. Dans le cas de la France il y a 90 ans en 1936, c'était le Front populaire et les congés payés bien sûr.
Alors le soleil brille pour tout le monde mais qu'il soit utilisé comme un phénomène de distinction sociale. Là-dessus rien de nouveau sous le soleil. Marie, vous nous présentez deux boomers, des French Boomers, Chantal et Bernard Dinanard.
Non, pas Dinanard parce que coupe de retraités fictif qui alors qui enflamme les réseaux sociaux. Ouais. Dans la langue des internets, c'est ce qu'on appelle un troll, un contenu Oui.
Parodique qui utilise un second degré assez subtil pour que certains et certaines tombent dans le panneau. Ça se passe sur les réseaux social X. Chantal et Bernard se présentent comme des jeunes retraités entre Arcachon et Paris. leur mantra la vie est belle, on a bien mérité.
Il est beaucoup question d'immobilier dans les publications du couple qui sont illustré de photos faites avec de l'intelligence artificielle parce qu'il n'existe pas. Ils ont passé donc soi-disant une carrière entière à la poste et à l'éducation nationale. Il possèdent parce qu'ils ont fait des bons placement, une villa à Arcachon et plusieurs appartements à la capitale.
Bernard se plaint d'ailleurs de l'encadrement des loyers à Paris qui l'oblige à baisser le studio Rumouftard en mai 68, écrit-il. On criait, il est interdit d'interdire. Aujourd'hui, on nous interdit de fixer nos loyers.
La révolution n'aura servi à rien, conclu ce pauvre propriétaire plaint. Il se plaint aussi de devoir nettoyer sa piscine, celle d'Arcachon. Ben ouais, elle est verte à chaque printemps quand il rouvre la maison.
On parle de résidence secondaire comme si c'était un luxe. C'est surtout une seconde charge mentale [rires] soupir-t-il apparemment épuisé se comparant aux générations d'après qui n'ont d'après Bernard plus aucune notion de l'effort, qui sont mal organisés qui sont des assistés comme par exemple leur fille leur propre fille Stéphanie qui a supplié ses parents de garder les petits en urgence parce que la crèche est fermée, elle a un rendez-vous boulot important. Réponse de Chantal et Bernard.
Désolé, on a bridge, on ne peut pas. Une nounou à 18 € de l'heure, c'est pas la mère à boire. Stéphanie.
Alors oui, c'est drôle quand on sait que c'est parodique et que en vrai, on connaît quelques seiors qu'on trouve un peu égoïstes. C'est un petit peu drôle aussi, je l'avoue, de lire les réactions sur les réseaux de celles et ceux de tout bord politique d'ailleurs qui se font piégé par Chantal et Bernard. Cyrine n'existe pas.
Mais si on lit vite, on y croit. Syirine écrit "Je n'en peux plus de ces Shibanis déconnectés de la réalité actuelle. Shibani ça veut dire vieux cheveux blancs en arabe et c'est exactement d'ailleurs ce que cherche l'auteur anonyme qui se cache derrière Chantal et Bernard.
C'est en trentenaire, on connaît pas son nom, mais il a bien voulu répondre aux questions du journal Le Monde. Et lui, il explique que la fracture entre les générations, c'est la grande recomposition sociologique de notre époque. Plus que le clivage droite gauche, plus que les questions identitaires d'après lui.
Et c'est pour ça qu'il a choisi de faire d'ailleurs de Chantel et Bernard des retraités de la fonction publique. Pour lui, ça a interdit de lire cette histoire en terme de lutte des classes. Ce ne sont pas des privilégiés au sens habituel du terme, ce sont des classes moyennes ordinaires qui sont devenues structurellement privilégiées par un effet de génération.
Et donc lui ce qu'il veut c'est que le sujet il soit abordé frontalement dans les médias et au parlement carrément. Le jour où on en parlera vraiment, Bernard et Chantal pourront retourner à leur villa et moi j'éteindrai mon téléphone, promet cet auteur finalement beaucoup plus sérieux que ses héros. Mais absolument.
Mais un sage. [musique] Merci de nous avoir suivi. On se retrouvera demain à 20h5 mais en attendant on se quitte en musique avec la complainte du FOC en Alaska.
Une merveille signée [musique] beau dommage clin d'œil à Stev le Foc. Tus pour aller [musique] faire tourner des ballons sur son nez. [musique] Ça fait rire l'es
Charles de Gaulle