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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 24 juin 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesImmigration & asileÉconomie & entreprises

Laurent Jacobelli : "Macron et le gouvernement se mettent à genoux devant l'Algérie !" (Europe 1)

Source d'origine 9 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Laurent Jacobelli, vous êtes venu pour parler des retraites et de l'actualité française, mais ce sujet, je ne sais pas s'il y aurait d'autres solutions que ce que fait la France.

  • 0:18OuverteRéponse directe

    La riposte graduée vis-à-vis de l'Algérie qui nous avait été annoncée par M. Taillot est-elle bloquée ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Si vous étiez aux affaires, quelle politique de fermeté appliqueriez-vous vis-à-vis de l'Algérie ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Pourquoi le Premier ministre a-t-il pris la parole à 7h ce matin ?

  • 4:12RelanceRéponse directe

    Pourquoi cette prise de parole à 7h plutôt qu'un communiqué ?

  • 5:35RelanceRéponse directe

    François Bayrou affirme que tout le monde était près d'un accord, est-ce vrai ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26PrésentateurFait
    « Le ministre des Affaires étrangères, le président de la République, refuse d'entamer un bras de fer avec ce gouvernement algérien qui clairement ne veut pas avoir des rapports apaisés avec la France. »
  • 0:42PrésentateurFait
    « Ce que paye aujourd'hui Boalem Sansal, c'est évidemment sa liberté d'expression, à laquelle on devrait tous être très attachés, mais c'est aussi parce qu'il est français, il a la nationalité française, c'est aujourd'hui un otage retenu dans les jôles algériennes. »
  • 1:01PrésentateurFait
    « Le président de la République a même critiqué la France pour donner raison à l'Algérie. »
  • 1:07PrésentateurFait
    « Rien n'y fait. »
  • 1:14PrésentateurPromesse
    « Donc il y a un moment, il va falloir essayer la fermeté, essayer de dire que plus de visa pour les ressortissants algériens, plus de soins médicaux pour les cassiques du gouvernement algérien, plus de transferts de fonds. »
  • 2:05PrésentateurPromesse
    « Nos amis de l'UDR, d'Éric Ciotti, déposeront jeudi d'ailleurs un texte pour mettre fin aux accords avec l'Algérie, les accords de 1968. »
  • 4:03Locuteur non identifiéFait
    « François Bayrou souhaitait continuer, c'est-à-dire qu'il s'obstine et qu'il donne rendez-vous ce matin. »
  • 10:57PrésentateurChiffre
    « Le franco-algérien a été condamné à 5 ans de prison en première instance pour avoir déclaré notamment que l'Algérie avait hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc. »
  • 11:56PrésentateurChiffre
    « 889 salariés au maximum sont susceptibles d'être licenciés pour motif économique. »
  • 12:07PrésentateurChiffre
    « 81 magasins doivent être acquis par le groupe Les Mousquetaires Intermarchés, mais 24 autres ne seraient pas repris. »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Locuteur non identifié12 %
  • Présentateur 210 %
  • Locuteur 36 %
  • ?2 %
  • Locuteur 52 %
  • Locuteur 62 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Laurent Jacobelli, vous êtes venu évidemment pour parler des retraites et de l'actualité française, mais ce sujet, je ne sais pas s'il y aurait d'autres solutions que ce que fait la France. Emmanuel Macron n'est pas très virulent, Jean-André Lebarraud non plus, parce que c'est compliqué manifestement d'avoir un dialogue avec l'Algérie. Oui, je crois que la riposte graduée vis-à-vis de l'Algérie qui nous avait été annoncée par M. Taillot, malheureusement est face à un mur. Le ministre des Affaires étrangères, le président de la République, refuse d'entamer un bras de fer avec ce gouvernement algérien qui clairement ne veut pas avoir des rapports apaisés avec la France.

Ce que paye aujourd'hui Boalem Sansal, c'est évidemment sa liberté d'expression, à laquelle on devrait tous être très attachés, mais c'est aussi parce qu'il est français, il a la nationalité française, c'est aujourd'hui un otage retenu dans les jôles algériennes, un moyen de pression, un moyen de négociation dans les mains du gouvernement algérien. Et on a essayé la diplomatie, on a essayé l'appelaventrisme, la repentance permanente. Le président de la République a même critiqué la France pour donner raison à l'Algérie. M. Darmanin est allé déposer des fleurs sur une stèle à la mémoire des terroristes du FLN. Rien n'y fait.

Donc il y a un moment, il va falloir essayer la fermeté, essayer de dire que plus de visa pour les ressortissants algériens, plus de soins médicaux pour les cassiques du gouvernement algérien, plus de transferts de fonds. Il va falloir, je crois, passer à la vitesse supérieure, parce qu'à ce petit jeu, le gouvernement algérien s'amuse de la faiblesse de la France et de sa soumission apparente, et je crois qu'il pousse à chaque fois le boucher un petit peu plus loin. Essayons la fermeté, on n'a pas essayé.

Il y a un de nos compatriotes aujourd'hui qui croupit dans des jôles et qui risque d'être condamné à la mort de fait, parce que vous l'avez dit, il a 80 ans et qu'il est atteint d'un cancer. Et je pense que c'est inacceptable, et je trouve qu'on entend bien peu, à la fois certains politiques de gauche et à la fois les membres du gouvernement sur ce cas. Laurent Jacob, il est avec nous, il est député du Rassemblement National de Moselle. Je comprends que si vous étiez aux affaires, si Marine Le Pen était aux affaires, il y aurait une politique de fermeté et de suspension de visa, par exemple, vis-à-vis de tous algériens qui voudraient venir sur le sol de France.

Nos amis de l'UDR, d'Éric Ciotti, déposeront jeudi d'ailleurs un texte pour mettre fin aux accords avec l'Algérie, les accords de 1968, parce qu'au bout d'un moment, on ne peut pas se laisser faire, on ne peut pas tout accepter. Bon, il était 7h ce matin, et à 7h ce matin, qu'a-t-on entendu Fabrice Laffitte ? Ça, c'était une pub très célèbre des années 80. Alors, si je cite Ricoré, je devrais citer Desquick, je devrais citer d'autres marques. C'était à l'époque où les publicités étaient entêtantes, parce qu'il y avait des chansons qui marquaient. Il y avait Belle Deschamps également, et la Miri Corée va dans ce sens-là. Pourquoi je vous parle de la Miri Corée ?

Parce qu'à 7h ce matin, Jacques Serret, je crois, est avec nous. Je crois que c'est une première dans l'histoire de la République. Bonjour M. Serret. Bonjour Pascal, bonjour à tous. Vous êtes journaliste au service politique d'Europe 1. C'est la première fois, je pense, qu'un Premier ministre convoque les journalistes, la presse à 7h du matin, dans son jardin, au lever du lit. Non pas pour leur apporter de la Ricoré, mais pour dire pas grand-chose d'ailleurs, pour tout vous dire, ce qu'a dit le Premier ministre ce matin. Et pourquoi à 7h du matin, et pourquoi ça s'est fait cette nuit, Jacques Serret ?

3:29
Locuteur non identifié

Eh bien écoutez, hier soir, le conclave sur les retraites s'est soldé par un échec, aucun accord entre les partenaires sociaux. Et donc Matignon a envoyé un mail cette nuit, il était minuit, lorsque le mail est parti, les services de Matignon à l'ensemble des rédactions, un mail pour prévenir de cette prise de parole à 7h du Premier ministre. Et le Premier ministre, donc, qui s'est exprimé, c'était très rapide, en 4 petites minutes seulement, pour dire que ce conclave était un échec, qu'il n'avait pas abouti, mais que François Bayrou souhaitait continuer, c'est-à-dire qu'il s'obstine et qu'il donne rendez-vous ce matin.

4:09
Présentateur

Mais pourquoi prendre la parole à 7h ? Pourquoi pas faire un communiqué, par exemple ? Pourquoi ne pas dire, je reçois demain les partenaires, je pense qu'on peut trouver un accord, j'ai le sentiment qu'un accord était possible, et puis ça c'est parfait. J'ai mal compris cette volonté, ou cette mise en scène, quelle est son utilité, Jacques Serret ?

4:27
Locuteur non identifié

Je vous avoue, j'ai aussi du mal à comprendre cette communication, ma seule interprétation, c'est que François Bayrou prend ce sujet des retraites à bras-le-corps, qu'il en fait presque une affaire personnelle, finalement, et là, très clairement, cette manière de faire, il lit son destin à Matignon, avec la réforme des retraites, c'est assez surprenant, et on voit mal désormais comment il peut un peu se détacher de tout ça. Maintenant, il est lié à une réussite sur les retraites.

5:02
Présentateur

Écoutons l'ami Ricoré, si j'ose dire, celui qui est venu à 7h ce matin, on était près d'un accord, a-t-il dit.

5:08
Locuteur 5

On est arrivé très près d'un accord historique à bien des égards. De nombreux points d'accord étaient sur le point d'être actés. Alors bien sûr, je peux naturellement comprendre qu'on constate un échec lorsqu'on est sur des positions radicalement différentes ou opposées. Mais je ne peux pas accepter sans réagir qu'on se satisfasse d'échouer si près du but. Bon, est-ce que ça c'est vrai, Jacques Serret ?

5:37
Présentateur

Parce que si les uns et les autres sont près des buts, quel est l'intérêt de ne pas signer ?

5:43
Locuteur non identifié

C'est vrai du point de vue des services de l'exécutif, d'ici des personnalités qui entourent le Premier ministre. Du côté des syndicats, ce n'est pas du tout le même discours. On part du principe qu'aucun accord n'est possible. D'ailleurs, souvenez-vous, la CGT ne participe même pas à ce conclave. Donc on voit mal comment tout cela peut se terminer. Mais ça chope sur quoi ?

6:08
Présentateur

Quelle est la lecture qui est aussi différente, qui fait dire à François Bayrou que tout le monde est proche d'un accord, et qui fait dire aux syndicats que non, les positions sont éloignées ? Par exemple, sur, je crois, la retraite des mères de famille, est-ce que les positions sont proches ?

6:27
Locuteur non identifié

Sur ces points-là, oui, globalement, il y a des positions proches. Le problème, c'est qu'ils ne sont pas d'accord sur le point le plus important, qui est l'âge de départ. Cette réforme, la réforme des retraites de 2023, mais donc l'âge de départ à 64 ans, c'est hors de question pour une partie des syndicats, et pour la gauche, qui menace, je le rappelle toujours, de censurer le gouvernement de François Bayrou.

6:53
Présentateur

Aujourd'hui, on rappelle que l'âge de départ à la retraite, il est de 63 ans.

7:00
Locuteur non identifié

C'est ça.

7:01
Présentateur

Jacques Serret, et il serait prolongé à 64. Bon, Laurent Jacobelli est là, il va pouvoir réagir. C'est très étonnant. L'Europe entière recule l'âge du départ à la retraite. Je vous vois sourire, mais c'est une réalité, monsieur Jacobelli. Et nous, en France, on explique qu'il faut qu'on parte encore plus tôt, et notamment le Rassemblement National. Alors, je comprends le Rassemblement National, ce sont vos électeurs. Un électeur, un électorat souvent très populaire, avec des gens qui ont travaillé souvent longuement, et à qui, vous diriez, il faut travailler encore plus. Et c'est un espoir pour ces jeunes gens, quoi, pour ces jeunes gens, pour ces gens qui, effectivement, votent pour vous.

Mais il y a des données arithmétiques, peut-être, après la rencontre. Pascal Proulx, je suis pour la double peine, mais pour les étrangers criminels, pas pour les salariés français. La double peine, ce serait que nous soyons le pays où les charges sociales soient les plus élevées, à la fois pour les salariés et pour les patrons, et qu'à la fin, on ait le même système de retraite que les autres qui payent beaucoup moins de charges sociales que nous. Alors, il faut faire un choix. Soit, effectivement, on paye beaucoup, mais on obtient plus à la fin, soit on paye moins, comme les autres pays de l'Union Européenne, et donc on part plus tard.

Mais on ne peut pas dire aux Français, vous allez payer plus que les autres, mais obtenir la même chose que les autres. Et c'est là qu'il y a quelque chose d'illogique dans le débat. Vous savez, si le conclave n'a pas abouti, c'est simplement parce que l'objectif n'était pas qu'il aboutisse. C'était un machin, un truc, une astuce. Tout simplement pour faire un accord avec le Parti Socialiste, et pour que le Parti Socialiste ne vote pas la censure contre M.B.

8:34
Locuteur 3

21, c'est le numéro du Standard d'Europe 1. A tout de suite sur Europe 1. En ce moment chez Citroën, pour la gamme utilitaire électrique, c'est l'opération L'essayer, c'est... Je prends ? Non. L'essayer, c'est...

8:43
Locuteur 6

C'est bon, je suis convaincu.

8:44
Locuteur 3

C'est l'opération L'essayer, c'est l'adopter. Vous pouvez essayer gratuitement un utilitaire électrique Citroën jusqu'à 30 jours. Et en plus, au mois de juin, profiter de jusqu'à 15 750 euros d'avantages clients, dont 4515 euros de primes certes énergie. C'est pas beau, ça ?

8:57
Locuteur 9

Alors un berlangue pour moi !

8:59
Présentateur

Citroën. Soit 11 235 euros de remise hors taxes

9:02
Locuteur 6

et 4515 euros de primes certes énergie non soumises à la TVA. Offre réservée aux professionnels jusqu'au 30 juin. Détail sur Citroën.fr.

9:08
Présentateur

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9:23
Locuteur 6

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9:29
Présentateur

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9:31
Locuteur 6

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9:39
Locuteur 3

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9:45
Locuteur 2

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10:03
Locuteur 9

Dis donc Yves, tu vas réussir à isoler la toiture de tes clients en leur faisant bénéficier des aides à la rénovation et sans rehausse du toit ? Facile avec Actis. Tu as le triso toiture.

10:11
Présentateur

Une isolation ultra performante.

10:13
Locuteur 9

Été comme hiver, éco-conçu et éligible aux aides. Triso toiture ? Ça a l'air génial. Je rappelle mes clients.

10:21
Locuteur 10

Innover pour mieux isoler. Bonjour, c'est votre banque pour une vérification de sécurité. Pouvez-vous me confirmer vos identifiants et mots de passe, s'il vous plaît ?

10:29
Locuteur 6

Bien sûr, c'est 2341VR et le mot de passe...

10:32
Locuteur 10

Jamais un conseiller ne vous demandera vos codes, mots de passe ou identifiants bancaires. Il n'en a pas besoin. Alors sur Internet ou par téléphone, ne donnez jamais ces données.

10:40
Locuteur 6

Ceci est un message des banques françaises et de la Banque de France. Europe 1, le journal permalable.

10:45
Présentateur

Il est 11h30, Mathis Lang. 10 ans de prison requis en appel à l'encontre de l'écrivain Boilem Sansal par la Cour d'appel d'Alger. Indique ce matin l'AFP. Le 27 mars dernier, le franco-algérien a été condamné à 5 ans de prison en première instance pour avoir déclaré notamment que l'Algérie avait hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc. Israël va riposter avec force à la violation du cessez-le-feu par l'Iran. C'est ce qu'indique le ministère de la Défense de l'État hébreu. Israël assure avoir détecté de nouveaux tirs iraniens ce matin.

Alors que Donald Trump annonçait un accord de cessez-le-feu entre les deux parties, l'Iran de son côté dément avoir lancé de nouveaux missiles et assure être prêt à RIP qui espère un cessez-le-feu durable. Paris de son côté appelle à un arrêt complet des hostilités. En France, la répression des fraudes enjoint à Tesla de cesser ses pratiques commerciales trompeuses. Cela fait suite à une enquête ayant mis en évidence plusieurs manquements et infractions préjudiciables aux consommateurs et sont par exemple cités des paiements exigés avant la fin du délai de rétratation dont bénéficie le consommateur quand il finance son achat par un crédit.

889 salariés au maximum sont susceptibles d'être licenciés pour motif économique, a indiqué hier le distributeur Colreuth dans le cadre de la cession de sa centaine de magasins dans l'Hexagone. 81 magasins doivent être acquis par le groupe Les Mousquetaires Intermarchés, mais 24 autres ne seraient pas repris. La CPME ou encore le MEDEF ce matin à Matignon, suite à l'échec des négociations lors du conclave des retraites hier soir, dans une déclaration faite à la presse ce matin, François Bayrou a annoncé recevoir les partenaires sociaux pour tenter de trouver une voie de passage. La CGT demande à être invitée avec force ouvrière.

France Télévisions a porté plainte hier après un acte de malveillance ayant provoqué la panne d'un circuit de climatisation, a appris l'AFP, une panne qui a entraîné une interruption des programmes des chaînes du groupe vers minuit samedi. Enfin, vous l'avez sans doute remarqué dès ce matin, le thermomètre s'envole encore aujourd'hui jusqu'à 38 degrés localement. Demain devra être la journée la plus chaude. Ce mardi en tout cas, l'Isère et le Rhône restent placés en vigilance orange pour canicule par Météo France. Merci beaucoup Mathis Lang, il est 11h32.

L'échec du conclave sur les retraites et curieuse prise de parole du Premier ministre ce matin, François Bayrou à 7h, 6 petites minutes, juste pour dire qu'il ne se satisfait pas de cet échec si près du but et qu'il allait recevoir aujourd'hui les partenaires sociaux pour tenter de trouver une voie de passage. Je ne sais pas si c'est ce matin d'ailleurs ou... Pardonnez-moi Laurent Tessier ? Demandons à Jacques Serret. Jacques, c'est ce matin. Oui, vous avez raison, Jacques, c'est en ce moment... Dans quelques instants, Pascal, le Premier ministre va recevoir à midi. C'est plutôt logique puisque vous êtes sur place. Voilà, c'était midi.

13:36
Locuteur non identifié

Oui, le Premier ministre va recevoir à midi la représentante de la CFTC, la CFTC, la CFTC.

13:43
Présentateur

Il est arrivé à 7h en plus. Il est arrivé à 7h, vous n'avez plus bougé de matinée depuis 7h ce matin, Jacques Serret ?

13:52
Locuteur non identifié

Non, non, je suis arrivé un peu plus tard, je suis arrivé dans la matinée et dans un premier temps, cette réunion était prévue, donc annoncée à 10h et est ensuite décalée à midi pour les syndicats. Et le patronat arrivera à 13h45.

14:09
Présentateur

Mais tous ces gens sont ensemble quand même, rassurez-moi.

14:11
Locuteur non identifié

Et non, non, non, non, non, à midi, il y aura autour de la table la CFDT, la CFTC et CFECGC. Et ensuite, à 13h45, le MEDEF et puis à 20h, la CPME.

14:24
Présentateur

D'accord, bon, j'ai interrompu tout à l'heure Laurent Giacobéli qui parlait de la position du Rassemblement National. Vous, c'est plus en termes d'annuité de travail, c'est-à-dire que c'est 42 ans, c'est bien cela et on a le droit à un taux plein. Si vous avez commencé à travailler jeune, avant 20 ans, vous avez probablement un métier pénible, c'est 40 annuités avec un âge seuil de 60 ans. Et si vous avez commencé à travailler plus tard, c'est au maximum 42 annuités et donc un âge seuil de 62 ans. Ce qui est tout à fait faisable si simplement on relance un peu la productivité en France.

Vous savez, notre problème, ce n'est pas que les Français ne payent pas assez de charges ou ne travaillent pas assez, c'est qu'il n'y a pas assez de cotisations. Et pourquoi il n'y a pas assez de cotisations ? Parce que les travaux qui ont été créés ces dernières années sont des travaux type Uber avec une faible productivité, une faible valeur ajoutée et donc de faibles cotisations. Si simplement on avait un niveau de réindustrialisation suffisant, les recettes seraient suffisamment abondées pour garder notre système. En fait, on ne prend pas le problème à la racine.

Au lieu de créer les origines du mal, c'est-à-dire la baisse de la natalité et la baisse de la productivité, on essaye de demander aux Français de se serrer la ceinture. C'est plus facile quand on est au gouvernement, c'est sûr, de faire ça et de faire les poches des Français que de changer la vision de l'économie. On rappelle que ce sont les actifs qui payent les retraites de ceux précisément qui ne travaillent pas. Vous n'imaginez pas un nouveau système, système de capitalisation, vous n'imaginez pas cela possible ? Si un système de capitalisation venait en plus de la retraite classique telle qu'on la connaît, on peut discuter de tout.

Vous savez, nous, on n'est pas fermé au dialogue, simplement la manière dont le Premier ministre s'y est pris est probablement très malhabile. Qu'est-ce qu'il a voulu faire ? Il a voulu que cette réforme des retraites, cette réforme Macron impopulaire à l'Assemblée nationale et au sein de la population passe quand même par un autre biais. Si vous demandez aux gens de travailler plus, ça sera toujours impopulaire. Il y a un moment aussi, il faut, comment dire, il y a un principe de réalité. Alors autant sur des métiers difficiles, je n'ai pas envie de voir des gens effectivement travailler, des peintres en bâtiment, des couvreurs, des plaquistes, que sais-je.

Tu n'as pas envie que ces gens-là travaillent jusqu'à 65, 66, 67 ans et je trouve que si tu arrives à l'âge de la retraite avec un petit salaire, tu n'as pas envie de prolonger ce temps, évidemment, du travail. Mais en revanche, dans les administrations, si tu bosses un ou un ou deux ans de plus à la mairie de Paris, vous souriez vous-même, déjà tu ne travailles pas 35 heures. Je pense que, c'est pour ça d'ailleurs, moi j'avais soumis l'idée toute somme, d'ailleurs je ne sais pas si elle est possible, de faire cadre et non cadre. Je trouve que non cadre, par définition, le métier est souvent plus difficile ou il est toujours plus difficile et puis cadre, tu pouvais travailler un peu plus.

Je pense qu'il faut effectivement prendre en compte les métiers les plus pénibles et vous l'avez justement souligné. Je pense qu'aussi il faut prendre en compte les carrières hachées, notamment des mères de famille. On peut considérer qu'effectivement une mère de famille qui, pendant quelque temps, élève son enfant, elle sert la nation et qu'elle ne devrait pas être pénalisée finalement à la fin de sa carrière. Donc tout ça doit être pris en compte. En fait, la réforme qui a été faite, c'est une réforme qui est faite par une règle de trois, en disant combien il nous faut de financement et du coup combien il faudrait que les gens travaillent.

Mais vous savez le problème, c'est qu'on a une réforme tous les deux ans, parce qu'on ne règle pas les problèmes de fonds. Et donc, vous aurez la fille de Madame Borne ou le fils de Madame Borne qui viendra dans cinq ans dire « Maintenant, ce n'est plus 64 ans, c'est 68 ans ». Parce que si on ne règle jamais les problèmes, on aura toujours les mêmes déficits dans les caisses. Justement, on va écouter dans quelques secondes Madame Vautrin, notamment, ce qu'elle a dit et puis Olivier Faure. Mais je voulais vous lire le texte de Michel-Édouard Leclerc parce que j'ai trouvé ça très intelligent et je voulais vous le soumettre.

Je suis pour un modèle très large où le travail paye moins de cotisations, puisqu'on veut que les gens aient du travail et qu'on veut créer du travail. Faisons en sorte que ce soit les concurrents du travail qui payent les cotisations sociales de ceux qui vont partir à la retraite. Par concurrents du travail, le patron de la grande distribution désigne la robotique, le digital, l'intelligence artificielle ou encore les produits importés à bas coût. Avec le vieillissement de la population et moins de gens qui travaillent, ça ne sert à rien de dire qu'il n'y a que le travail qui doit payer le système de prestations sociales, insiste-t-il.

La masse sur laquelle on transférerait ces cotisations sociales ne serait pas du tout inflationniste. Il y a de l'argent pour financer les prestations sociales. Et j'ai trouvé qu'il me semble qu'on a besoin de nouvelles solutions. Et Michel-Édouard Leclerc, qui est un patron pragmatique, qui connaît l'entreprise, propose des choses un peu nouvelles. Et peut-être faut-il l'entendre, je ne sais pas ce que vous en pensez. En tout cas, dans la méthode, on peut abonder, c'est-à-dire dire quel système social on veut, qu'est-ce qu'on veut offrir aux Français, quel est notre système humaniste finalement qui fait la particularité de la France.

Et une fois qu'on a établi cette volonté politique, comment on le finance ? Et pas l'inverse. Or, aujourd'hui, on prend les problèmes de gros sous d'abord et puis on dit les Français s'adapteront bien. Donc, pourquoi pas étudier les pistes de M. Leclerc ? Il y a d'autres pistes aussi. Moi, si vous voulez, je n'arrive pas à me résoudre à la fatalité, au fatalisme. Dire, ben voilà, l'emploi il est perdu en France, il y en aura toujours de moins en moins. Ben voilà, il y aura toujours moins de cotisants pour plus de retraités. C'est comme ça, on ne peut rien y faire. Si, on peut y faire quelque chose. D'où la capitalisation, d'ailleurs. Recréer de l'emploi, Pascal Proulx.

Le vrai problème, le seul problème. Mais oui, mais excusez-moi, il n'y a pas assez de gens qui cotisent. Il y a 5 millions de chômeurs en France. J'entends ce que vous dites. Et donc, la mondialisation, les traités de libre-échange, les importations sans taxes et sans contrôle, on nuit au travail, on nuit à la consommation et ont donc rajouté, si vous voulez, une contrainte en plus des taxes et des charges beaucoup trop élevées. Et donc, on se retrouve avec un système, à la fin, tout riquiqui, tout rétréci, qui ne peut plus tenir.

Et donc, voyons les choses en grand, imaginons un destin économique à notre pays et ne restons pas rabougris en disant c'est fini, comment on va partager la misère ? Catherine Vautrin a été ce matin invitée de France 2, la ministre du Travail. Je vous propose de l'écouter.

20:25
Locuteur 3

Vous savez, la motion de censure, elle était déjà dans l'air la semaine dernière. Donc, aujourd'hui, notre sujet, c'est vraiment celui de l'équilibre des comptes. Je rappelle que le sujet des retraites, 2030, 6 milliards et demi de déficit. Et ça, c'est un sujet qui concerne chaque Française et chaque Français. Le conclave, aujourd'hui, est évidemment un échec dans le sens où il n'a pas fait l'objet d'une conclusion acceptée par les partis, mais il a fait l'objet d'un bouger avec des avancées. L'idée, c'est de regarder comment nous pouvons transformer ces bougers. C'est ça qui nous préoccupe ce matin. Et c'est pour cela que le Premier ministre souhaite faire une réunion supplémentaire.

Les chiffres sont têtus. Et les chiffres démontrent qu'aujourd'hui, nous ne sommes pas en capacité de financer notre système de retraite. Donc, pérenniser les retraites, c'est forcément bouger, c'est forcément faire des efforts. Et nous devons cette vérité aux Français.

21:16
Présentateur

Autre voie avant de refermer ce dossier, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti Socialiste, il était ce matin sur BFM.

21:22
Locuteur 4

C'était engagé par écrit. Par écrit à ce que le Parlement ait le dernier mot. Eh bien, si le Parlement n'est pas saisi, si nous n'avons pas la possibilité, y compris de déposer des amendements qui permettraient de définir quelles seraient les conditions d'un retour à l'équilibre en échange d'un retour à 62 ans, eh bien, effectivement, nous irons vers la censure.

21:43
Locuteur 3

Vous vous êtes bien fait avoir, quand même.

21:45
Locuteur 4

Je ne vois pas encore où on s'est fait avoir. Nous, nous croyons au dialogue social.

21:48
Présentateur

Est-ce que vous irez vous-même à la censure ? Parce qu'il n'y a pas de censure possible, en tout cas, il n'y a pas de gouvernement qui tombe, si le RN ne vote pas la censure. Donc, si sur ce sujet, le PS vote la censure, est-ce que le RN votera également la censure ? Laurent Jacobelli. M. Bérou n'est pas à l'origine de la réforme des retraites. Il est à l'origine simplement d'un gros mensonge, d'une entourloupe pour avoir la bienveillance du PS. Mais ça, ça les regarde. C'est leur deal entre eux. Nous, on n'est pas dans ce deal-là.

En revanche, s'il y a une motion de censure de déposer, et si on voit que la loi pour lutter contre l'écologie punitive, telle qu'elle a été transformée, notamment par le programme de Marine Le Pen, avec la fin des investissements dans les éoliennes, avec le retour d'une énergie peu chère, d'une électricité peu chère, puisque plus tarifée en Allemagne et en Europe, eh bien, si jamais le gouvernement revient sur ce que nous avons déjà voté, alors là, oui, il y a motif de censure. Parce que ça touche au pouvoir d'achat, ça touche au niveau de vie des Français, et c'était une ligne rouge. Et pourquoi le Premier ministre a parlé si tôt ce matin ?

Parce qu'il voulait être le premier, et moi, son message, je l'ai compris par « Encore une minute, monsieur le bourreau ! » Je vais jusqu'au bout essayer de trouver une solution pour que le PS n'appuie pas sur le bouton du siège éjectable. On a un Premier ministre qui veut jouer la durée plutôt que de jouer le fond et plutôt que d'être utile au pays aujourd'hui. « Encore une minute, monsieur le bourreau ! »

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Locuteur

« Encore une minute, monsieur le bourreau ! »